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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Les Français, ce peuple rétif aux changements!

28 Mars 2008, 16:41pm

Publié par Jacques Heurtault

Je reproduis ci-dessous un article de David Vitorof, de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles ... auquel j'adhère  "à donf" pour l'essentiel! J'émets, par contre, les plus expresses réserves sur le dernier paragraphe ...

Début de citation :

Les Français, inquiets des déficits, ne semblent plus faire des réformes leur priorité. Elles sont pourtant indispensables.

La réforme serait-elle totalement démonétisée ? Notre sondage Ifop-Valeurs actuelles réalisé la semaine dernière, après les municipales, peut le laisser craindre. Quand on interroge les Français sur leurs priorités, un seul item rassemble une majorité, d’ailleurs écrasante des deux tiers, la réduction des déficits publics. En revanche, aucune réforme particulière ne recueille une majorité de suffrages, y compris celles qui contribueraient directement au rétablissement des équilibres budgétaires : ainsi, la suppression d’un échelon administratif comme le département, qui permettrait des économies, recueille moins d’un quart des suffrages. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, pourtant acquis, ne recueille même pas la majorité à droite. Dans l’ensemble, on ne constate d’ailleurs pas d’écart phénoménal entre la droite et la gauche sur les questions posées.

D’où vient ce désamour apparent pour les réformes, seulement dix mois après l’élection présidentielle ? L’élan réformateur semble s’être arrêté avec la publication du rapport Attali. Ses 300 décisions pour changer la France, présentées comme à prendre ou à laisser, ont mis les Français au pied du mur.Tout se passe comme s’ils s’étaient aperçus que tous avaient quelque chose à sacrifier, et qu’il faudrait attendre longtemps les bienfaits de ces sacrifices. Comme Nicolas Sarkozy n’a pas réservé l’accueil enthousiaste que l’on attendait aux réformes proposées et que les parlementaires de la majorité,empêtrés dans leurs élections locales,se sont rebiffés face au prétendu diktat des experts, les Français se sont sentis confirmés dans leurs craintes. Ceci d’autant plus qu’ils avaient été déçus par les premières réformes du gouvernement : faiblesse des avantages tirés de la déduction d’emprunt pour les crédits immobiliers, peur d’utiliser le bouclier fiscal dans la crainte d’un contrôle, lenteur des effets de la défiscalisation des heures supplémentaires, caractère parcellaire de certaines réformes comme l’exonération des droits de succession pour les patrimoines inférieurs à 150 000 euros…

En capitulant sans combattre face aux taxis, le gouvernement a jeté le doute sur sa capacité de résistance aux lobbies et aux groupes de pression. Il en a perdu une partie de l’autorité conquise en résistant aux grèves de cheminots. Dès lors, chacun s’est senti en danger d’avoir seul à supporter les réformes tandis que les autres seraient assez puissants pour y échapper. La réforme s’est transformée en un enfer dont tout le monde sait, depuis Sartre, que c’est les autres.

Pourtant, l’essentiel reste à faire. La France subit encore un taux de prélèvements obligatoires sur le travail de six points supérieur à la moyenne européenne, les effectifs de la fonction publique sont pléthoriques (9 emplois publics sur 100 contre 7 en moyenne dans l’Union européenne), 581 collectivités territoriales par million d’habitants contre 155 en Allemagne… Le volume d’heures travaillées reste le plus faible d’Europe… Pendant ce temps,le Code des Impôts et le Livre des Procédures Fiscales se gonflent d’année en année et comptent maintenant, d’après un recensement du Medef, 5 100 articles contre 3 745 en 1970.

Comment relancer l’élan réformateur au lendemain d’un échec électoral largement exploité par les socialistes pour inciter à la pause des réformes ? L’opposition a bien senti le flottement de l’opinion et sa peur face aux déficits. Il ne se passe guère de jour sans qu’un socialiste n’instille l’idée qu’une hausse des impôts est devenue inéluctable. Au moment où le pouvoir d’achat est devenu la principale source d’inquiétude des Français, justifiée par le dérapage des prix dans les grandes surfaces, la hausse des carburants, celle des loyers et des taux d’intérêt, une hausse des prélèvements obligatoires achèverait de discréditer “le président du pouvoir d’achat” et de désespérer ceux qui attendent encore une sortie des déficits “par le haut”, c’est-à-dire par les réformes de structure et non par de nouveaux impôts. Le contraire serait de faire du Juppé sans Juppé et donnerait le coup de grâce au moral des Français. Au demeurant, tenter de réduire le déficit budgétaire au moment où la croissance se rétrécit pourrait nous précipiter dans la récession. François Fillon ne dit pas autre chose dans son interview à l’Express de cette semaine : « L’augmentation des impôts ou des cotisations ne ferait qu’amplifier les effets du ralentissement mondial. ».


Puisque le choc de confiance ne s’est pas véritablement produit pendant les premiers mois du quinquennat, c’est dans le mouvement qu’il faut susciter l’adhésion. «Nous voulons accélérer les réformes. Il s’agit non pas d’en multiplier le nombre, mais d’aller encore plus au fond des choses. Le temps dont nous disposons est court – pas seulement celui d’une majorité, mais aussi celui de notre pays dans la compétition internationale. Chaque fois, nous essaierons de présenter au Parlement les options les plus audacieuses, les plus ambitieuses, au lieu de nous autocensurer », dit encore Fillon.


Mercredi dernier devait être adopté en Conseil des ministres le projet de loi de modernisation du marché du travail, inspiré de l’accord conclu entre le patronat et quatre confédérations syndicales sur cinq, la CGT, seule, ayant refusé de signer.Ce projet introduit une “flexisécurité” à la française : allongement de la période d’essai, possibilité de rupture conventionnelle du contrat de travail et création d’un contrat à objet défini pour des missions de dix-huit à trente-six mois. Il sera intéressant de voir comment le gouvernement parvient à défendre ce qui constitue une rupture culturelle par rapport à une conception du licenciement comme la sanction d’un échec. Car s’il est un enseignement à tirer de l’expérience des régimes spéciaux, c’est bien qu’une réforme aux enjeux concrets et clairement expliqués peut recueillir l’adhésion des Français.

Fin de citation.

 

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GM 04/04/2008 11:37

@ Sergiozz : Il y a deux points qui m'énerve au plus haut... point !1 - Il va bien falloir un jour que les gens se rendent compte qu'on peut faire dire n'importe quoi à des chiffres, sans même à avoir à les manipuler ou les "transformer", les bidouiller.C'est mon métier que de compter (en entreprise) et de faire dire ce qu'on me demande de faire dire à des ratios, à des comptes, à des budgets, à des écarts mesurés !Prenons donc des chiffres "officiels", retournons les et regardons où ça retombe. Et votre discours prend effectivement tout son sens : je n'ai rien à redire à votre propos !(Sauf que ça fait belle lurette que je ne régarde plus les "sachants" faire leur numéro devant n'importe quel écran : je n'ai pas trop de temps à perdre, un syndrome de la vieillerie).2 - J'ai les cheveux qui se dressent sur la tête, quand j'entends des "sachants" me raconter ce à quoi je vais être obligé de me plier.Je dénie à n'importe qui le droit de vouloir conduire ma vie à ma propre place ! Elle m'est trop précieuse et bien trop courte : je veux être consentant éclairé et responsable de mes choix et consentements.Un, parce que ce qu'un cerveau fait, un autre cerveau peut le défaire et c'est mon autre métier que de rechercher la "faille" qui fera qu'une règle, même bien établie, peut vaciller dans ses applications à l'encontre de mes clients (je cause de fiscalité et de droit fiscal et social en l'occurence). Et jusque là, j'y réussi parfaitement, même dans les situations impossibles.Deux, parce que je reste libre si je reste responsable.Et c'est là que le bât blesse : les gens veulent être déresponsabilisés et garder leur liberté. C'est antinomique par nature.Et je m'insurge lourdement devant cette tendance bien confortable, qui permet à des andouilles de vivre confortablement eux aussi, les uns pour être pris en charge et les autres pour n'être toujours pas responsables de prendre en charge le destin d'autrui (avec le peu de réussite que l'on constate) éclairés par des "sachants" autoproclamés qui racontent ce qu'on leur dit de raconter.Quand on aura démonté ce mécanisme là dans ce foutu pays qui est le mien et que j'adore tant, franchement, il est fort probable que nous serons quand même mieux traîtés qu'on ne l'est actuellement.Mais y'a du boulot pour faire piger ça au plus grand nombre.

Jacques Heurtault 04/04/2008 14:11


Concrètement : pas de charges employeurs, pas d'impôts société, rien que des taxes à la consommation ou sur le revenu des personnes physiques ... vaste programme! J'ai, à plusieurs reprises, émis
ici même te telles idées ... avec plus ou moins de succès!


sergiozz 02/04/2008 21:49

@ GM : j'entends bien aussi ! Donc, vous admettez bien qu'on peut mettre en avant les chiffres que l'on veut. Le problème, c'est que "les élites" mettent en avant les chiffres qui font croire que les français travaillent moins que les autres. Parmi ceux qui ne bossent pas pour vous, il y aurait les jeunes en formation. Je ne vois pas en quoi former les jeunes est un mal puisqu'on nous bassine que ceux qui ont un niveau de diplome élevé ont plus de chance de trouver un emploi sur le marché du travail. Les "jeunes à ne rien faire", je n'aime pas trop ces discours anti-jeunes, on ne peut pas nier qu'il y a certains jeunes qui ne veulent rien foutre mais c'est tout de même une minorité. Les vieux en préretraite, mais la faute à qui ? Alors, quand j'entends de guignols comme  De Closet à la télé comme dimanche soir sur la 5, ça me révolte. Il culpabilise les vieux qui ne bossent pas mais il ne dit pas qu'on les fout dehors dans les boites. On n'en veut plus. Il nous dit qu'il faut bosser jusqu'à 65 ans, même 70 ans, mais lui, il s'en fout, il est sûr de bosser jusqu'à cet age puisque son boulot c'est de raconter des conneries à la télé ou à la radio ou d'écrire un bouquin tous les 2, 3 ans. C'est sûr que ce type ne sera pas trop fatigué à 70 balais et qu'il pourra se vanter d'avoir bosser jusqu'à cet age.  

Jacques Heurtault 02/04/2008 22:55


Nous sommes tous sûr d'une chose : le travail ne rend pas libre! Il est évident que si on me donne la même somme d'argent sans faire de difference entre travailler ou ne pas travailler, je vais
choisir de ne pas travailler ...
Si on me dit : "ta retraite, c'est toi même qui va te la bâtir", je vais voir les choses différemment! Je persiste à penser que, pour le bien de tous, il vaut que nous soyons le plus grand nombre
possible à travailler un peu moins longtemps par semaine mais un plus grand nombre d'années dans notre vie plutôt que travailler très durement pendant un petit nombre d'années ... L'excès de
travail use vite! Mais le sous emploi rend la vie morne ... surtout quand on a peu d'argent à dépenser!  


GM 02/04/2008 11:47

@ Jacques : C'est quoi "Avida Dollar" ?@ Sergiozz : j'entends bien !Mais notons que la division simple que vous préconisez n'est pas non plus dénuée de bon sens (Nombre de personne de 16 à 65 travaillant en ETP / nombre de personne de 16 à 65 total) serait nettement plus significatif du niveau laborieux d'un pays.On peut l'approcher par le nombre d'heures travaillées rapportée à la population globale. Pour la France, on peut en connaître puisque nous avons un ratio élevé de PIB/heures travaillées (Entre 30 et 29 €/h en progression) en échange de quoi il semble que nous ayons un nombre d'heures travaillées/habitants total assez faible.Quelle que part, ça veut dire que nous ne sommes pas assez nombreux à bosser (les jeunes en formation ou à ne rien faire, les "vieux" en préretraite ou en inactivité diverses et variées) et que "l'élite" reste ceux qui bossent.Qu'il faut soigner toujours plus, ce qui est un peu contradictoire avec le fait qu'ils perdent tous les jours un peu plus de leurs droits conquis âprement par leur parents, grand-parents et autres aïeux !En fait, je crois (mais je crois seulement) que Martine Aubry a appris de force aux français qu'on peut très bien vivre en bossant moins (ce qui est parfaitement vrai : j'en fais l'expérience tous les jours, même si ça reste très relatif), puisque tout est fait pour "punir" les hauts revenus par des prélèvements vécus comme confiscatoires depuis bientôt trois décennies à travers le barème progressif des prélèvements fiscaux et la dégressivité sociale des bas revenus (mais tout autant la double "socialisation" des très hauts revenus).C'est un "cercle vicieux" dont il sera très difficile de sortir. Et la volonté du gouvernement actuel me paraît pas être la bonne méthode.Sur le sujet, et pour en rire, je pense qu'il faut revenir au film de Jean Yan "Les chinois à Paris" d'il y a 20 ans.Pékin : "Les français ? Ce sont les plus grands fumistes du monde d'après toutes les études économiques ! - Bon alors ils feront des cheminées !"Bonne journée !

Jacques Heurtault 02/04/2008 12:29


Avida Dollar, c'est l'anagrame de Salvador Dali C'est ainsi que les surréalistes authentique qualifiaient Salvador dali quand ils eurent compris que son adhésion au surréalisme était très
"intéressée" ...
Pour l'allusion aux chinois, nous avons dans la même veine, aux temps de la Révolution, la transformation de Saint Cyr en Cinq Bougies ... Plus de saints! Donc saint devient cinq! Plus de Sire!
Donc Cyr devient cire puis bougie pour être certain d'éviter toute équivoque! (On ne sait jamais ... des fois que des esprits mal intentionnés en viennent à des déductions raccourcissantes du fait
d'une hâte excessive! Il fallait être prudent à cette époque ...


sergiozz 01/04/2008 21:32

Vos chiffres sont différents des miens parce qu'il s'agit des personnes qui travaillent à taux plein. Toutes ces officines qui sortent ces chiffres ont pour but de faire croire que les salariés de certains pays (dont la France) seraient plus fainéants que d'autres. C'est ainsi qu'on est en train de retirer aux salariés actuels tous les droits que leurs parents et grands-parents avaient obtenu par leurs luttes. C'est la même chose quand on montre du doigt les fonctionnaires ou quand on affirme que les fonctionnaires sont payés les jours de grève.

Jacques Heurtault 01/04/2008 23:42


Il est NORMAL qu'un corpus législatif évolue avec le temps ... Aujourd'hui, personne ne comprend plus rien à l'actuel corpus législatif! Il faut revenir à une approche plus basique et plus saine
des protections sociales de toutes sortes. Ce qu'il fallait socialiser hier n'a peut-être plus besoin de l'être aujourd'hui. A l'inc verse certaines ne sont pas socialisées aujourd'hui alors
qu'elles de vraient l'être ...
Exemple : la mise en place de l'allocation d'existence ...


GM 01/04/2008 18:07

J'aime bien Dali (et ses montres molles sublimes), mais alter quelque chose, forcément, c'est là pour montrer une alteration de quelque chose...Bref, suspect car ne citant pas eux-mêmes leurs sources qui semble ne rien avoir d'officielle.Désolé : Il faut parfois rester critique à la critique pour ne pas tomber dans l'anti-béni oui-oui !C'est contreproductif !Il est bien plus constructif de prendre les chiffres de "l'adversaire", à son compte et de démonter l'assertion qui va derrière.Bon, d'accord. Il faut aussi réfléchir : ça ce n'est pas simple !Ni donné à tout le monde.Mais merci pour le renseignement quand même ! J'en ferai peut-être un post ailleurs (quoique j'ai déjà traité et du chômage et des revenus de 30 % de la population, dissimulé derrière les "moyennes" et autres "médians" qui "liment" les réalités vécues par un trop grand nombre !

Jacques Heurtault 01/04/2008 23:38


J'ai du louper un élément du débat ... Qu'est ce que Avida Dollar vient faire là dedans?


sergiozz 01/04/2008 13:00

@GM,Chacun ses sources !http://contreinfo.info/article.php3?id_article=793

Jacques Heurtault 01/04/2008 23:32


Moi, je m'en tiens à ma présentation ... Le total des heures EFFECTIVEMENT travaillées au numérateur et le total des personnes en age de travailler au dénominateur ...


GM 31/03/2008 15:13

@ Sergiozz... (et à d'autres) : Le tableau 3 ne dit pas tout à fait la même chose http://www.robert-schuman.eu/question_europe.php?num=qe-45Mais bon, on ne va pas chipoter pour si peu !Quant à celui-là (http://www.journaldunet.com/management/repere/temps_travail_europe.shtml )il dit à peu près la même chose, mais n'étudie que 2003.Peut-être avez-vous déjà les résultats de 2011 ? Juste avant que l'on ne revote en mai de l'année suivante... ?

Jacques Heurtault 31/03/2008 18:40


Je recommande la lecture du site de la Fondation Robert Schuman en général et la lecture de l'article qui y est référencé ci-dessus ... Je note au passage que l'hypothèse qui me convient
personnellement n'est pas prise en compte, à savoir :
1. Commencer à travailler jeune (16 ans, tout le monde ...)
2. Se former en travaillant (contrats "en alternance")
3. Travailler pas trop longtemps chaque semaine (30 heures sur 5 jours)
4. Travailler effectivement 46 semaines par an soit 1380 heures par an
5. Travailler longtemps, au moins jusqu'à l'age de 65 ans, voire plus
6. Faire accepter par le corps social que l'on est forcément moins productif à 65 ans qu'à 30 ans ...
7. Être hyper-productif, c'est à dire être efficace dans son travail, dans le cadre de procédures simples à mettre en oeuvre parce que simples à concevoir ...


Jean-Pierre 31/03/2008 12:00

O sait tous que certains se crèvent la paillasse au boulot et d'autres se la coulent douce. Encore une démonstration que l'égalité, c'est dans les rêves.

Jacques Heurtault 31/03/2008 12:39


Il y en a qui sont plus égaux que d'autres. C'est bien connu, hélas!


Daumont Jean 29/03/2008 11:34

Ainsi, vous êtes du même avis que Daniel Cohn-Bendit ... Voir mon dernier article "De Mai 1968 à Mai 2008" ...

Jacques Heurtault 31/03/2008 19:14


Après avoir visionné votre article, je peux dire OUI ... Mais, une fois n'est pas coutume!


sergiozz 29/03/2008 10:55

y en a ras le bol de tous ces cons qui disent qu'on ne bosse pas en France. ça suffit !!!!Voici la durée moyenne travaillée par pays : On prend le nombre total d'heures travaillées et on divise par nombre total de salariés ayant travaillé et ce quel que soit leur type de contrat : CDI, CDD, interim, partiel ou temps complet. France 36,3 hItalie 36,2 hSuède 36,1 h Danemark 35,1 hAllemagne 33,6 hEspagne 33,2 hGrande Bretagne 31,7 hUsa 33,8 hPays-Bas 29,2 h

Jacques Heurtault 29/03/2008 11:23


Bigre! Sergiozz se fâche! Et pas qu'un peu ... je ne lui connaissais pas ce langage un peu cru ("ras le bol de tous ces cons ..."). Sur le langage en tant que tel, pas de probème ... Un bon coup de
gueule de temps en temps, ça peut soulager et, tant que ça reste dans des limites normales (ce qui est le cas ici), je ne ferai rien pour censurer. J'irai même jusqu'à encourager!
Par contre, je vais contrer l'argumentaire qu'il développe.
Pour avoir une vision plus exacte de la réalité, il faut prendre en considération la population "en age de travailler" au dénominateur et le nombre d'heures de travail EFFECTIF réalisé ...
Et je suis prêt à parier que, là, les choses sont moins simples.
On est "en age de travailler" quand on a passsé 16 ans révolus, age à partir duquel on peut signer un contrat de travail. On y est encore tant que l'on n'a pas franchi l'age de 65 ans révolus (fin
du trimestre encadrant cet anniversaire; exemple : 65 ans le 15 Février, compté à la fin du mois de Mars suivant et non pas 15 Février ni même 28 Février).
A-t-on des chiffres comparables pour les différents pays européens? Personnellement, je n'en ai pas sous la main ... Mais quiconque en a est le bienvenu! Merci d'avance ...


GM 28/03/2008 18:52

Dès le mois de juin dernier, nous le pressentions. A l'automne, nous le devinions. Début d'année, c'était clair :Des réformes incompréhensibles, sans cohérence lisible par leplus grand nombre, des "Grenelle" gribouilles, en veux-tu en voilà, sur tous les sujets et n'importe lesquels.On "modifie à la marge" plus qu'on ne réforme véritablement (sauf peut-être pour la justice, mais pour avoir quel format ? déjà que celui que nous avons est rétréci et obsolète, inefficace trop souvent).Il nous manque tout simplement l'esprit du discours de janvier 2007, le recours à une sorte de "Chaban" et son nouveau pacte social, référence rousseauiste pour pouvoir y croire !Non franchement, ce n'est pas comme ça qu'il fallait faire, par petites touches impressionnistes, mais bien "sabre au clair" : La France ne se réforme éventuellement que pendant la période de "grâce" ! 6 mois pas plus !Après on gère les écarts, les déviances, les effets pervers et on passe la main à d'autres qui ont eu le temps de se préparer.Or, mêm ceux-là, ne se préparent à rien, sinon à reporduire le schéma de l'échec, du "pointillisme politique" !Triste époque, finalement.

Jacques Heurtault 28/03/2008 22:27


Il ne faut pas être pessimiste comme ça! Ce qui compte, c'est la détermination INFLEXIBLE! Mettre de côté la longueur des cortèges et AVANCER! Vaille que vaille, coûte que coûte, contre vents et
marées, sans brutalité (enfin, pas trop!) ni faiblesse (surtout pas!), avec souplesse ET fermeté!
Je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi je ne suis pas encore ministre ... Je ne demande que ça : pouvoir retrousser mes manches!