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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Limoges, ville du congrès fondateur de la CGT, en 1895

12 Février 2006, 23:12pm

Publié par Jacques Heurtault

J'étais, pendant trois jours, à Limoges. Une simple escapade dans une ville de France dont j'ai retiré la meilleure impression. Un maire socialiste depuis au moins 1956 (le premier de 1956 à 1990, le second de 1990 à maintenant). Une ville agréable, très aérée (larges espaces, en plein centre-ville).

C'est en 1895 que s'est tenu le congrès fondateur de la Confédération Générale du Travail, autrement mieux connue sous le sigle CGT. On y voit une (petite) plaque commémorative datée de 1995 pour marquer le centième anniversaire de cette date. Rien d'anormal ...

Sauf que, sur la plaque, on parle bien de Léon Jouhaux, mais pas de Benoît Frachon, de ... Marc Blondel et d'André Bergeron, mais pas de Georges Séguy ni de Henri Krasucki!

Il y faut une petite explication de texte.

Bondel et Bergeron ont été des leaders incontestés de F.O., c'est à dire de Force ... Ouvrière. Quand on connaît la composition sociologique des adhérents de F.O. et même des électeurs, cela prête à sourire, voire même à s'esclafer.

Il faut cependant rappeler que le véritable sigle de F.O., c'est "CGT-FO". FO, en effet, est issu de la scission d'une tendance de la CGT qui s'appelait "Force Ouvrière", en 1947. Cette scision a eu lieu lorsque les communistes ont pris le contrôle de la CGT en 1945. Avant cela, ils étaient minoritaires au sein de la CGT, laquelle a eu, c'est le moins que l'on puisse en dire, une attitude pas très propre pendant l'occupation. Disons simplement que les dirigeants d'alors ont tout simplement sombré dans la collaboration avec le régime de Vichy.

Les historiens ont établi que cette scission a été financé par les américains. Les mauvaises langues disent mêmes que c'est la CIA (mais sont-elles des mauvaises langues?), d'autres disent par l'AFL-CIO ...la plus grande centrale syndicale américaine.

Je trouve tout de même assez fantastique que pour la commémoration du centenaire de la CGT, le maire de l'époque (le même qu'aujourd'hui, Alain Rodet), n'ait pas cru devoir y inviter des représentants de l'actuelle CGT!

Ce pays, décidément, est traversé par des rancunes tenaces. Ce n'est pas demain que je verrai mon souhait d'un puissant syndicalisme de masse émerger.

Dommage! Ce n'est pas faute d'avoir fait des propositions audacieuses pour y concourir. Notamment en matière de financement.    

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