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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 14:02
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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Jacques Lamauragne, désormais fidèle contradicteur, me demande d'être plus précis dans mon appréciation sur le nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi ...

C'est donc bien volontiers que je l'être.

Cela fait plus de 14 ans que j'exerce dans cette établissement public qui s'appelle "Agence Nationale Pour l'Emploi (ANPE)". Je commence, on voudra bien me croire sans trop barguigner, à en connaitre pas mal de ficelles ... mais aussi quelques cordes, de quoi en remplir un sac!

Que savons nous du dispositif actuellement en vigueur relatif aux obligations des demandeurs d'emploi? Cela tient en quelques idées simples ...

1. N'importe qui peut s'inscrire comme demandeur d'emploi. Il n'est pas nécessaire de ne pas avoir d'emploi. Il suffit d'en rechercher un. C'est tout ... ou presque!
2. Il faut, par contre, être engagé, tous les jours, dans des démarches actives de recherche de l'emploi souhaité. Cela me parait parfaitement normal. En clair, il faut être "dedans" ou "dehors" mais sûrement pas "dedans" (administrativement) tout en étant "dehors" (intellectuellement), autrement dit "avoir l'esprit ailleurs qu'à la recherche de l'emploi pour lequel on s'est inscrit".

Tout ce que j'ai pu vivre professionnellement peut se résumer à deux idées simples. Tout d'abord, quand on cherche un boulot, on finit par trouver quelque chose! Pas forcément aussi bien payé que celui que l'on vient de perdre ... C'est là que le bât blesse! Ensuite, toute coercition du style "Vous prenez cet emploi sinon vous allez être radié" ne fonctionne pas. Tout simplement parce que cette démarche n'a aucun sens. A chaque fois que l'on a tenté de la mettre en oeuvre, ça a capoté ...  Il est en effet extrèmement facile d'obtenir que l'employeur ne concrètise pas la période d'essai, ou, même si c'est un peu plus long, obtenir du tribunal administratif qu'il annule la décision  de radiation ...

Ce qui est, par contre, plus facile à mettre en oeuvre, c'est la radiation sanction pour actes manifestement insuffisants de recherche d'emploi. Il s'agit alors d'un faisceau d'éléments qui conduisent à penser raisonnablement que le demandeur inscrit n'entreprend manifestement pas de démarche susceptible d'aboutir à la reprise d'emploi.

Quels sont les obstacles?

J'en vois au moins cinq.

1. La trop longue durée de l'indemnisation. Elle atteint, dans bons nombres de cas TROIS ans, voire CINQ ans ... Ce n'est pas avec de tels "pansements" que l'on a  de sérieuses chances de résoudre le problème!
2. L'ANPE n'est toujours pas, collectivement, capable de prendre en charge les demandeurs d'emploi d'une manière authentiquement dynamique. Aujourd'hui encore, une nette majorité d'agents ne vient pas à l'Anpe pour aider les demandeurs d'emploi à trouver un emploi satisfaisant mais pour devenir fonctionnaire (ou quasiment tel). Je pourrais citer une kyrielle d'exemples personnellement vécus. Dont certains proprement MONSTRUEUX, IGNOBLES, ABJECTS ... Un très long article serait nécessaire pour en faire une liste sommaire. Je n'envisage même pas la longueur de la liste exhaustive ...
3. Le concept même de contractualisation des rapports entre le conseiller de l'emploi et le demandeur ne pénètre pas, loin s'en faut, l'esprit des premiers, dont c'est pourtant la fonction que de faire le premier pas.
4. L'invraisemblable lourdeur administrative du fonctionnement de la "machine" ... A l'Anpe, c'est simple : quand on a le choix entre deux solutions, la "simple" et la "complexe", on choisit toujours la complexe! Jamais la simple! Par exemple, 150 positions de définition de métier (le ROME) suffisent amplement ... Nous en avons plus de 450! Avant 1990, il y en avait plus de 900 ... Notamment celle, ne riez pas!, de "caporal chel spécialiste de l'Armée de Terre", itou pour l'Armée de l'Air ... Par contre, nous étions incapables de discriminer les différents spécialistes (alors que c'est sans doute le seul vrai critère qu'il faut retenir!). Comme un malheur n'arrive jamais seul, il a fallu au moins quatre longues années pour changer l'ancien ROME par le nouveau : on n'arrivait pas à le faire rentrer dans l'informatique! En vertu de la loi dite "des emmerdements maximums", maintenant que nous en avons 450 environ, on s'apprète à nous en rajouter près de 150 supplémentaires sans envisager le moins du monde d'en supprimer au moins autant ...
5. La culture interne n'étant pas à l'aide et donc, primitivement, à l'écoute du demandeur, il s'ensuit une relation "administrative" débouchant sur un laisser aller ou sur le conflit ... Autrement dit sur deux écueils également dangereux ...

A chaque fois que l'Anpe a voulu s'orienter, sur injonction extérieure le plus souvent, vers une logique de coercition, à CHAQUE FOIS, elle s'est plantée! Je vois mal au nom de quelle "règle" non écrite, il en irait différemment cette fois-ci ...
Prenons l'exemple qui va, à mon avis, entrer dans les annales.
On nous a récemment (environ deux ans en arrière) demandé de "romer" (définir le métier du demandeur) sur la base de l'emploi perdu ... En première analyse, c'est la solution "évidente" car il semble raisonnable d'estimer que le demandeur d'emploi aura plus de chance d'être reclassé dans son métier perdu plutôt que dans un autre ....
On oublie juste deux ou trois petites choses ...
1. Juridiquement, c'est le demandeur d'emploi qui sollicite le concours du Service Public de l'Emploi pour l'aider à retrouver UN emploi. Ce n'est donc pas le Service Public de l'Emploi qui impose quoique ce soit à qui que ce soit hormis l'obligation "primaire" d'entreprendre des recherches d'emploi.
2. Si on impose à un demandeur d'emploi de se lancer sur telle piste plutôt que sur une autre, ce dernier est en droit d'exiger que l'ANPE s'engage à fond sur la piste en question en y mettant les moyens adéquat (ce n'est pas une affaire de quantité mais plutôt une affaire de qualité). Disons le clairement, l'Anpe n'est pas capable ni de prendre de tels engagements (ça ne fait pas partie de sa culture) et encore moins de les respecter (elle n'a pas, collectivement, les compétences appropriées et encore moins les moyens financiers de s'engager en assumant les conséquences de l'échec possible de la démarche ...
3. Par définition, le "marché du travail" est un marché, c'est à dire un "lieu" où se rencontrent non pas des "offres d'emplois" et des "demandes d'emplois" mais plus simplement des offres de compétences (les "demandes" d'emploi) et des demandes de compétences (les "offres" d'emploi). Confier à une structure administrative, profondément pénétrée de sa culture de fonctionnaires et imbue de son "autorité", la mission de faire se rencontrer ces offres et ces demandes de compétences est tout simplement absurde voire franchement ridicule ... Aussi absurde que de vouloir demander à l'Administration des Impôts de réguler l'économie générale du pays! Elle s'y risquera mais elle échouera ...C'est une certitude!
On régulera pas des relations économiques par des méthodes administratives. Autrement dit, pas avec des kilomètres de lois et de décrets ... On sait que ça ne marche pas!

Bien plus sage est la méthode que j'emploie quotidiennement.
1. J'enregistre la demande d'emploi telle que l'exprime le demandeur en m'assurant que nous nous comprenons bien, lui et moi (afin de "codifier" correctement).
2. Je lui fais part de ma connaissance du marché ...
3. Je lui dit clairement que lorsque l'on est demandeur d'emploi, depuis l'origine, l'accès à la formation n'a jamais été un droit. Le demandeur d'emploi est libre d'exprimer ses SOUHAITS de formation. La puissance publique qui finance est libre, elle, parce c'est elle qui paie, de donner suite  ... ou pas!
4. Sur cette base, le dialogue s'engage. La NEGOCIATION commence!
Pour cela, il faut être rompu à la discussion, et avant ça, à l'analyse objective d'une situation ... Les "oukazes" ne servent à rien! C'est en ce sens que toutes les contraintes "administratives", les menaces de radiations entre autres sont, par nature inéfficaces!
 


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Commentaires

Plein de bon sens. Vous devriez proposer des formations aux "agents" de l'ANPE, ainsi qu'à des tas d'autres "services au public" :-) 
Commentaire n°1 posté par Jean-Pierre le 21/04/2008 à 17h39
Je ne demande pas mieux! Encore faut-il qu'il y ait un commanditaire!
Réponse de Jacques Heurtault le 21/04/2008 à 18h18
JH me fait l'insigne honneur de justifier ce présent billet par une question posée par moi.
Cette question concernait 'l'offre valable d'emploi" actuellement mise au point par le Gouvernement, je la repose:

Le seul vrai problème dans cette affaire c'est que l'Etat va être juge et partie pour décider si oui ou non l'offre est "valable"...
Que préconisez-vous donc, vous qui est dans le bain, si je puis dire, pour éviter cet écueil, qui, à mon avis, est de grande taille et met le chômeur en victime potentielle de l'arbitraire pur et simple ?

jf.

Je n'ai pas le sentiment que le billet ci-dessus y réponde....

jf.
Commentaire n°2 posté par Jacques le 21/04/2008 à 23h05
La réponse n'est pas complète, j'en conviens! L'arbitraire viendra davantage de l'imcompétence notoire de certains agents de l'ANPE augmenté du zèle carriériste de certains autres plus nombreux que de l'Etat lui même!
Réponse de Jacques Heurtault le 21/04/2008 à 23h27
Puisqu'il est question d'emploi et que l'actualité s'empare des clandestins travailleurs, je vais vous faire part de mon opinion sur ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. En effet, celà remonte au temps ou les portugais avaient construit des bidonvilles comme en banlieue de Lisbonne, sur les hauts de Champigny et alentours. C'est Chaban-Delmas qui avaient pris les mesures pour les faire disparaitre.
Observons au passage que maintenant ces portugais et leurs descendances construisent et se construisent de confortables résidences. Et qu'ils sont plutôt absents des faits divers.
     A l'époque cet "accueil" sauvage des travailleurs étrangers me déplaisait, et je me disais qu'il devrait s'opérer d'une manière organisée dans la dignité et ne pas les laisser seuls dans la jungle d'un monde du travail qui leur était étranger.
Peut-être, et même probablement allez-vous juger utopique mon point de vue, mais je pense que les employeurs devraient avoir une interdiction totale d'embauche d'étrangers, REGULARISES OU NON. Selon un système s'apparentant à l'Interim, c'est un organisme tel que l'ANPE qui serait l'employeur. Le salarié serait ainsi protégé, son salaire assuré et d'un niveau adapté, il profiterait de l'intégralité de ses droits, aidé dans de multiples occasions et aussi surveillé dans son parcours professionnel (chômage-arrêts maladie-absentéisme...)
Le coût supplémentaire serait supporté par l'employeur, ce qui diminuerait la concurrence entre les main d'oeuvre émigrées et autochtones.
Meilleures salutations.
Commentaire n°3 posté par neuf le 23/04/2008 à 20h56
Oh, là! Vaste question qui mérite un examen très approfondi. Je suis d'accord avec l'idée que les étrangers hors communauté européenne en situation irrégulière devraient être expulsés, TOUS, sans brutalité, quitte à les réadmettre après un filtrage d'opportunité au regard de notre situation de l'emploi.
Quant au rôle que vous voulez faire jouer à l'Anpe, disons le tout net, c'est complètement utopique! L'Anpe n'est absolument pas capable de jouer un tel rôle. Ce n'est d'ailleurs pas souhaitable.
Réponse de Jacques Heurtault le 23/04/2008 à 23h45
Je le dis tout net, toutes ces propositions ne me conviennent pas.
Je ne vois pas au nom de quoi il me serait interdit de rester une victime de la société en étant chômeur alors que je ne trouve pas de travail déclaré. Heureusement que les allocations chômage me permettent d'améliorer mon ordinaire en travaillant au noir et un peu plus de 35h/semaine. Cela montre que j'aime travailler mais en préférant garder le fruit de mon travail pour moi. La solidarité doit jouer pour ceux qui comme moi vivent dans la précarité en n'étant pas salarié et qui sont exclus de l'assurance maladie et vieillesse.
Monsieur Aï.
Commentaire n°4 posté par Monsieur Aï le 24/04/2008 à 01h44
C'est sûrement de l'humour à front renversé ...
Réponse de Jacques Heurtault le 24/04/2008 à 07h35
Ce n'est pas de l'humour. C'est un cas réel:
Monsieur est électricien au chômage mais est surchargé de travail au noir.
Madame est femme de ménage au noir et parfois déclarée.
Ils sont ressortissants de la CEE, 100% intégrés , la cinquantaine, préfèrent tavailler au noir car pas de charges et d'IRPP à payer et en plus ils peuvent percevoir de l'aide sociale. Ils roulent dans une routière "étoilée" très récente (où sont les contrôles fiscaux?).
Ce sont des bosseurs mais ils se plaignent de leur "situation" même auprès de ceux qui connaissent la réalité des faits.

J'en prends le partie d'en sourire maintenant. Le problème  c'est que ce ne sont pas des cas isolés.

C'est pour ça que j'attends bcp des réformes sur le chômage parce que à côté de ces personnes, il y en a d'autres qui ont vraiment des difficultés pour trouver du travail et qui sont en situation économique délicate. Et à cause de mon exemple, tous les chômeurs sont mis ds le même sac.
Une réforme bien conduite apportera satisfaction sur le plan économique et sur le plan humain car un chômeur sera considéré comme tel et non comme un éventuel profiteur.

Nota: l'idée du RSA qui semble tant décriée me paraît bonne eu égard au cas sociaux que je rencontre avec des personnes qui veulent travailler mais qui sont perdant s'ils acceptent un emploi!! Et ça c'est réel. Hirsch a parfaitement raison.
Commentaire n°5 posté par Monsieur Aï le 25/04/2008 à 19h09
Il n'y aurait pas de travail au noir si les impôts reposaient pour l'essentiel sur le consommation.
Réponse de Jacques Heurtault le 25/04/2008 à 23h11
Cad remplacer l'IRPP qui est un impôt progressif sur le revenu déclaré par un impôt progressif sur la consommation comme la TVA?
La TVA a un taux qui va de 0 à 19.60% en passant par 2.10, 5.50 et 7.0? Et qui pourraient être aménagée selon le même principe de progressivité pour épargner les biens indispensables et taxer les produits qui ne le sont pas?
Elle toucherait en effet aussi bien les produits fabriqués en France que ceux fabriqués ds les pays pratiquant le dumping social.
D'autre part, tout le monde paierait en fonction de ses revenus réels, honnêtement déclarés ou d'origine douteuse, car en bout de chaîne, il y a le consommateur. Donc les trafiquants et fraudeurs viendraient à participer un peu plus à l'effort collectif?
C'est une proposition audacieuse mais qui ne va pas dans le sens du politiquement correct. Et pourtant cela pourrait rapporté bcp en supprimant les injustices les plus criantes et en respectant une justice sociale.
JH, c'est le sens de votre remarque?
Commentaire n°6 posté par Monsieur Aï le 26/04/2008 à 00h59
C'est (presque) ça! Je propose effectivement la SUPRESSION de l'impôt sur le revenu, la SUPRESSION de l'impôts société et l'alignement à un seul taux de la CSG.
Je vais même jusqu'à oser dire qu'il ne faut qu'un seul taux de TVA! Mais je ne veux pas être trop révolutionnaire ...
Je propose, en contrepartie, la mise en place d'un impôt général sur le patrimoine au taux de 0,1% sur l'ensemble de ce que possède une personne, qu'elle soit "physique" ou "morale".  C'est la valeur réelle du bien déclaré qui est prise en compte avant déduction des emprunts éventuels contractés pour l'acquérir ... La possibilité serait donné au fisc de racheter un bien manifestement sous-évalué au prix de la valeur DECLAREE et non au prix de la valeur réelle ...
Bien entendu, une holding qui possède des actions paie sur les actions qu'elle possède, la filiale paie sur la totalité de ses actifs après déduction des amortissements linéaires (et non pas dégressifs!), avant déduction des emprunts, etc ...  Normalement, cela doit générer un important mouvement de dispariton des sociétés écran destinées à brouiller les pistes!
Heureux de vous lire, Monsieur Aï! Enfin quelqu'un qui me comprend!
Réponse de Jacques Heurtault le 26/04/2008 à 07h20
Comme d'habitude, j'apprécie vos articles sur les problèmes d'emploi, à la fois parce que c'est un sujet important de réflexion et que je suis concerné, comme vous le savez... Afin d'approfondir mon analyse (voir mon article sur les "35 heures"), je souhaiterais d'ailleurs que vous fassiez le point (dans un nouvel article) sur les chiffres réels du chômage, intégrant les "oubliés", ceux qui "n'existent pas" au sens social de l'expression...
Commentaire n°7 posté par Daumont Jean le 27/04/2008 à 11h52
Très bonne suggestion ... Je vais le faire très prochainement! Peut-être même dès aujourd'hui.
Réponse de Jacques Heurtault le 27/04/2008 à 12h01
je travaille comme toi dans cette 'institution' et j'aimerai savoir d'où tu puises tes affirmations concernant la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi. En effet, cette durée est de 6,12 ou 23 mois (selon la durée de travail) ou de 36 mois (uniquement pour les + de 50 ans). Point de durée de 3 ans comme tu l'affirmes et encore moins de 5 ans. Il me semble que ta conception de l'information (j'y travaille, donc je sais ce que je raconte !!!) est quelque peu étrange......   
Commentaire n°8 posté par jean-luc du 13 le 15/05/2008 à 16h33
Je vois dans la documentationaimablement fourni par le commentateur suivant que certains demandeurs sont indemnisés pendant 42 mois ... Ce qui fait tout de même 3,5 ans ...! J'ai eu la main un peu lourde avec mes "cinq ans", j'en conviens. Mille excuses!
Réponse de Jacques Heurtault le 18/05/2008 à 23h26
Eh oui, ce n'est pas sur les nombreux blogs de cette nébuleuse "blogosphère" qu'on trouve les vrais chiffres. Pour faire des propositions audacieuses dans tous les domaines, il faut déjà connaître les données nécessaires pour faire correctement son boulot.

http://info.assedic.fr/demandeurs_emploi/index.php?idarticle=94&idmenu=0
Commentaire n°9 posté par tintin le 15/05/2008 à 21h12
Mon boulot ne consiste pas à calculer la durée d'indemnisation des chômeurs ... mais à les aider à retrouver un emploi le plus vite possible ... parmi ceux qui sont disponibles, évidemment, n'ayant pas le pouvoir de les créer!
Réponse de Jacques Heurtault le 18/05/2008 à 23h29
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