Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 17:03
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Je vais essayer de résumer mon point de vue sur ce sujet beaucoup plus complexe qu'il n'y parait .

1. C'est, évidemment, le demandeur d'emploi qui détermine, seul, ses axes de recherche d'emploi. Il ne fait appel à l'ANPE que pour obtenir de l'aide dans la définition de son projet. Pour moi, ça tombe sous le sens! Mais, ça ne tombe pas sous le sens de tous les agents de l'ANPE. Surtout pas chez ceux qui connaissent très bien les limites de leurs capacités professionnelles et qui savent bien qu'ils ne sont tout simplement pas CAPABLES de donner des conseils pertinents.

2. Il serait beaucoup mieux que l'on dise clairement à tous les acteurs que l'Etat n'est en aucune façon tenu à une obligation de résultat quant à la fourniture d'un emploi conforme aux souhaits des "demandeurs". L'Etat est tenu d'aider du mieux qu'il peut. Pas de "faire à la place" des intéressés eux-mêmes. En conséquence, le label de demandeur d'emploi est profondément vicieux et vicié. Il faut avoir le courage de parler "d'offreur de compétences".

3. Le problème du chômage étant une gràve question récurrente et lancinante, sa solution relève bien de la responsabilité des pouvoirs publics, aussi bien pour l'aide à la définition d'un projet professionnel que pour la fourniture d'un revenu d'attente ou de remplacement, lequel doit, évidemment, être limité dans le temps. J'ai déjà dit que le régime indemnitaire devrait être financé par les contribuables (tous!) sur la base d'une légère augmentation de la CSG (en contrepartie d'une suppression pure et simple des cotisations des salariés) d'une part, et par le paiement d'une pénalité par les entreprises qui licencient (et qui, ainsi, se defaussent du problème qu'elles créent à la société dans son ensemble). Clairement, donc, je dis : NON à l'ASSURANCE CHÔMAGE ... J'ai conscience que, aujourd'hui, cette solution n'est pas suffisamment mûre pour être prise en compte telle quelle. Qu'à cela ne tienne, je sais être patient quand il faut et je suis particulièrement tenace ...

4. Rien, absolument rien, ne justifie que les agents qui s'occupent de ces problèmes soient liés à la puissance publique par un contrat de droit public. Un contrat de droit privé suffit amplement.

5. Vouloir définir, par la loi et la réglementation, les règles qui régissent le contrôle de la recherche effective d'emploi relève de la chimère ... Si je suis inscrit comme "demandeur d'emploi", j'ai dix mille manières  de faire croire que je recherche effectivement un emploi alors même que je n'en recherche pas ... Si je suis conseiller de l'emploi, j'ai le devoir de prodiguer des conseils pertinents et de dire aussi au demandeur que ses allocations ne sont pas éternelles et que son intérêt bien compris, c'est évidemment de suivre ces conseils. Bien entendu, cela me crée une obligation envers lui : s'il fait ce que je lui dis et qu'il ne trouve pas d'emploi, c'est que mes conseils ne sont peut-être pas pertinents. Se repose alors la douloureuse question du professionnalisme des conseillers ANPE.


6. En codifiant à outrance, on crée potentiellement du conflit juridique qui débouche sur des procédures judiciaires contre "l'autorité qui sanctionne" qui se règle devant un tribunal administratif si l'autorité en question est "publique", ce qui demande du temps, beaucoup de temps ... Ce n'est quand même pas un hasard si l'Anpe perd la plupart de ses procès ... au point qu'elle préfère rapporter (c'est à dire annuler) une sanction plutôt que d'aller au procès. Les exemples sont légion. A tel point que les initiateurs des sanctions (les directeurs d'agence) font preuve, avec raison, de la plus grande circonspection dans leurs initiatives! Comment pourrait-il en être autrement lorsque, dans 95% des cas, les procédures de recours gracieux aboutissent "en faveur du demandeur"?

7. Messieurs les législateurs et les réglementeurs, lâchez nous les baskets! Laissez nous faire notre travail ... Cessez ne nous pondre des mesures qui s'empilent les unes sur les autres à tel point que même les spécialistes que nous sommes finissons par nous y perdre et nous y emmêler les crayons ... Ce n'est pas nous, agent de l'aide au placement des "demandeurs d'emploi", qui avons créé 38 contrats de travail différents! Ni nous qui avons créé toutes ces "mesures" si nombreuses que je ne me risquerai pas à en avancer le nombre exact. Regardez le Code du Travail que vous avez, au fil des ans, fabriqué! Il est devenu tellement complexe que même les meilleurs juristes finissent par douter du bien fondé de leurs interprétations! Comment s'étonner, après ça, que des "petits malins" s'emploient à manoeuvrer pour contrer la "volonté du législateur" puisque lui-même, le législateur, n'est pas capable d'avoir de la suite dans les idées, à tel point que, sans même qu'il il ait changement de majorité politique, il finit par produire des textes contradictoires ...

8.  Vous voulez faire oeuvre utile? Pas besoin de vous casser la tête. Réduisez de moitié, AU MOINS, en abrogeant purement et simplement les textes que vous avez produits, le nombre de lignes du Code du Travail! Pas n'importe lesquelles, évidemment! C'est difficile? Vous ne savez pas lesquelles? Quel dommage! Il ne fallait pas les "pondre"! Débrouillez vous, maintenant ... A la "gauche", je dis clairement : " Mollo, la critique! Vous avez votre part de responsabilité dans ce fouillis." A la "droite", je dis, tout aussi clairement : "Mollo également! Vous y avez tout autant contribué. N'est-ce pas, Monsieur Chirac?".
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Commentaires

Drôle d'idée de vouloir taxer les entreprises qui ne peuvent plus maintenir les emplois dans leur effectif... sans doute pour cause de mauvaise santé financière : c'est un coup à les tuer définitivement et de détruire les emplois qui leur restent !

Passons : je crois bien que vous avez raison pour tout le reste.
Le législateur tue le contrat de travail à force d'en rajouter sans jamais le définir : un jour, vous verrez, il n'edxistera plus que dans la fonction publique !
Le reste sera "en détachement" meilleur dans un pays européen moins regardant,
Voire redeviendra le contrat de louage d'ouvrage du Code civil !
Commentaire n°1 posté par GM le 11/06/2008 à 10h04
J'allais faire exactement la même remarque au sujet d'une taxe sur les entreprises qui, parfois, licencient des employés. Ce serait, effectivement, les précipiter vers la faillite... 
Commentaire n°2 posté par Jean-Pierre le 11/06/2008 à 11h59
Non! Vous vous méprenez, Jean Pierre ... Ce n'est pas une punition! C'est une participation au coût de reclassement ... Il faut mettre cette proposition en perspective avec mes autres propositions en matière de fiscalité!
Réponse de Jacques Heurtault le 11/06/2008 à 19h19
Votre paragraphe 2 ci-dessus me pose un petit problème.
En regard même de notre Constitution avec l'article 5 du préambule de la Constitution de 1946 partie intégrante de notre Constitution actuelle:

5.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi.

Quel est votre avis ?

jf.

Commentaire n°3 posté par Jacques le 11/06/2008 à 23h21
Le plus simple serait de supprimer cet alinéa 5 que vous citez ... manifestement inspiré par des émules de Robespierre!
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 06h06
Monzsieur Heurtault, de toute façon, la mesure de "cond&amnation de l'employeur" existe déjà : Tout licenciement qui serait requalifiée "sans cause réelle ou sérieuse" entraîne de facto une condamnation de l'employeur à payer 6 mois des indemnités versées par les Assedic !

Heureusement, ça exclut toute mesure automatique, les licenciements pour cause réelle et sérieuse, pour raison économique, pour faute du salarié...
Pourquoi vouloir vous faire plus royaliste que le roy ?

Franchement, vues les jurisprudences des Conseils des Prud'hommes et des Cours d'Appel, ça concerne déjà suffisamment de cas de licenciement comme ça pour alléger largement le coût de la facture du reclassement, d'autant que le reste est censé être financer par les cotisations d'assurances chômage (déjà élevées) !
Si vous n'y voyez pas une "sanction supplémentaire", ça s'appelle comment dans votre esprit, Monsieur mon futur Conseiller spécial ?
Commentaire n°4 posté par GM le 12/06/2008 à 08h56
Je veux simplement lutter contre la précarité ...
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 13h32
Jacques, s'il faut absolument punir les entreprises, alors... 

De toutes façon, hors les grandes entreprises qui disposent d'un service juridique, c'est souvent pas d'embauche, puisque c'est si "dangereux" de licencier... La vie des entreprises n'est pas un long fleuve tranquille, Jacques et à travers votre job à l'Anpe, vous le voyez bien... 
Commentaire n°5 posté par Jean-Pierre le 12/06/2008 à 09h20
Auijourd'hui, plus une entreprise embauche, plus elle paye de charges! Ca fonctonne à l'inverse de ce que ça devrait faire ... C'est du moins comme ça que je vois la situation.
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 13h25
@ JH.
Je ne vois pas bien ce que Robespierre vient faire dans une Constitution approuvée par referendum en 1958......
Comme d'habitude, lorsque vous ne voulez et/ou ne pouvez pas répondre à un argument qui vous déplait, vous tentez une pirouette.....
Mais, voyons donc, nous ne sommes pas dupes !!!

jf.
Commentaire n°6 posté par Jacques le 12/06/2008 à 10h48
Ce préambule a été adopté en 1946 ... Les voeux pieux ne m'interessent pas. Nous sommes vraisemblablement les seuls à avoir un machin pareil dans notre constitution.
La "Constitution" de Staline (1936, je crois) était la plus démocratique du monde! On a vu ce que ça a donné, par la suite ...
Je souhaite donc l'abrogation pure et simple de ce préambule "pompeux".
Quant à Robespierre, il est l'un des artisans de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1793, évidemment jamais mise en application (heureusement!).
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 13h29
Je vous trouve vraiment TRES présomptieux sur ce coup-là.
Dois-je vous rappeler que la Constitution de 1946 a été voulue par le Général de Gaulle et qu'elle a été approuvée par referendum le 13 octobre 1946 ?
Il en a été stictement de même pour celle de 58. C'est d'ailleurs bien le même Général qui a voulu que celle de 46 figure dans le Préambule de cette dernière. Tout comme la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789. (Mais peut-être voulez-vous voir aussi celle-ci disparaître....?)
Toujours est-il que vous tout seul, vous voulez abroger ce qui a été approuvé, à deux reprises, par le peuple FRançais.
Pas de doute, c'est vaiment....audacieux !!

jf.
Commentaire n°7 posté par Jacques le 12/06/2008 à 15h20
Je ne savais pas que la Constitution de 1946 avait été voulu par de Gaulle. Je croyais, au contraire, qu'il l'avait toujours combattu puisque c'était précisément le sens de son retour au pouvoir en 1958! C'est la toute première chose qu'il a entrepris quand il était le dernier Président du Conseil de la Quatrième République.
Je confirme que les grandes déclarations de principes ne servent pas à grand chose ... Une chose est de faire référence à des valeurs, certes généreuses mais pas très opérationnelles; autre chose est d'avoir un outil constitutionnel qui dit clairement qui fait quoi, quelles sont les règles ... Question de tempéramment, sans doute!
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 18h54

Et oui, JH, il y a ce que vous croyez et puis...la réalité :


À la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, le Gouvernement provisoire de la République française, avec à sa tête le général de Gaulle décide de suivre la procédure la plus démocratique possible. Il s'en suit un premier échec, un premier projet de Constitution ayant été refusé par le peuple. Le second projet est finalement le bon, mais n'est adopté que de justesse.

Si vous vous renseigniez un peu avant d'écrire....

jf.

Commentaire n°8 posté par Jacques le 12/06/2008 à 19h19
Mais alors, si cette Constitution de 1946 avait l'assentiment de de Gaulle, pourquoi donc a-t-il voulu en changer si ce n'est parce qu'il s'est rendu compte que le résultat était particulièrement mauvais? Pour preuve, elle a tenu 12 ans! comme le "Troisième Reich". Tandis que celle de 1958, elle dure toujours ... Certes, elle a subi des modifications, notamment celle de 1962, juridiquement strictement anticonstitutionnelle, mais enfin, vaille que vaille, elle tient debout ... 
Réponse de Jacques Heurtault le 12/06/2008 à 19h56
Vous êtes têtu. Moi aussi !
Non seulement le Général a voulu la Constitution de 46 mais en plus il a voulu qu'elle figure dans le Préambule de celle de 58.
Vous pouvez vous en étonner. Vous pouvez le déplorer si çà vous chante. Mais c'est comme çà !

jf.
Commentaire n°9 posté par Jacques le 13/06/2008 à 00h20
Effectivement, je m'en étonne! Effectivement je le déplore!
Je croyais que cette Constitution reflétait assez bien le "régime des partis" que de Gaulle avait combattu ...
Parmi les lecteurs, il y a deux gaullistes : GM et Jean Daumont. Je les invite à nous apporter leurs arguments, à nous faire profiter de leurs connaissances ... Surtout Jean Daumont qui est un ancien professeur d'histoire (devenu proviseur de lycée).
Réponse de Jacques Heurtault le 13/06/2008 à 07h40
En effet, vous m'étonnez ! C'est le discours de Bayeux (en 46 crois-je me souvenir) qui fonde non pas la 4° République, mais la 5° !
Là où De Gaulle était d'accord, c'est sur le préambule de la 4° (mais je me trompe peut-être) qui reprend la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de... 1946 et non pas de 1793 !

Déclaration qui va nettement plus loin et pose l'égalité politique des femmes et des hommes, initie les droits de l'enfant, parle du droit au travail, à l'éducation et pose le principe que la Liberté qui s'arrête là où commence celle d'autrui !
Tout des "trucs" dont personne n'avait eu l'idée un siècle et demi plus tôt !

On note d'ailleurs que ce texte était dans l'air du temps, puisqu'il inspire largement et réciproquement la chartre se San Francisco, qui créa le "machin" qu'est l'ONU (en rajoutant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, fondement juridique de la "décolonisation").
Mais De Gaulle ne voulait plus du régime des partis qui a marqué la faillite de la 3° république, bousculée par les panzers nazis : c'est net dans les écrits du Général qui savait avoir été à la tête du seul régiment de char qui a mis en pièce les blindés allemands... alors qu'à force de tergiversation sur le sujet, l'essentiel des budgets d'une guerre qui se préparait était consacrés à la ligne Maginot (prédécesseur de son ministre de tutelle alors qu'il était secrétaire d'Etat à l'armement) !

Et c'est le préambule de lla constitution de 46 qui a été repris dans celui de la constitution de 1958, comme pour marquer la continuité républicaine !
La déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'en faisait pas partie à l'origine, bien qu'elle eusse été évoquée.

Ce n'est que bien plus tard, dans les années 70 (je ne me souviens plus exactement quand, 72 je crois) que le conseil constitutionnel en a déduit que la déclaration des révolutionnaires du XVIII° Siècle était par conséquent un texte à rattacher à la constitution de 1958 comme valant déclaration constitutionnelle !
Et devinez à quel sujet ?

Eh bien au droit de s'associer (loi de 1901), bien après le droit de se syndiquer !
Pourquoi ? Mais sur un conflit idiot d'un Préfet qui refusait de publier au JO la constitution de je ne sais plus quelle assoc, lui interdisant, d'après le décret d'août 1901 d'avoir la personnalité morale nécessaire pour ester en justice...
Pas de publication, pas d'existence...

Résultat des courses, la publication est devenue automatique au moment de la déclaration en préfecture et il faut l'intervention du ministre de l'intérieur sur décision prises en Conseil des ministres pour dissoudre une association au motif qu'elle veut tuer Chirac (ou tout autre motif d'ordre public dont on rappelle qu'il s'agit d'attenter à la nature républicaine du gouvernement de France, à ses frontières politiques, à l'appel à la violence, au crime, au racisme, à l'anti-sémitisme, à l'homophobie, à la grève des impôts et la rebellion contre les autorités de police et militaire... mais je dois en oublier, puisque la "répudiation" serait tout autant contraire à l'ordre public, d'après l'auteur de ce site !...).

Depuis, on utilise ce texte pour bien d'autres choses, notamment le contrôle des impôts par les parlementaires - ce qui permet d'annuler nombre de décisions anticonstitutionnelles de maires un peu trop "brutaux avec l'impôt local" - et qu'il faille une révision de la constitution à chaque fois que nous abandonnons un peu de "puissance publique" à l'Europe...

Mais c'est une autre histoire !
Commentaire n°10 posté par GM le 13/06/2008 à 09h26
GM, ne me dites pas que vous n'avez pas compris la diiférence assez nette (le mot est faible!) qu'il y a entre l'ordre public (au sens de maintien de celui-ci, impliquant la répression - ferme s'il le faut - des désordres,  tels les crimes, les émeutes, etc ...) et l'ordre public (au sens que toute disposition contractuelle - d'ordre privé par conséquent - contraire à un dispositf d'ordre public, est nécessairement réputée non-écrite au minimum et peut même faire l'objet d'une répression) ...
Je vous concède que c'est  la même locution mais vous me concéderez qu'il y a une différence de degré! Quand un connard met le feu à des bagoles, on y va "à la matraque", sans état d'âme! Quand un époux demande l'annulation de son mariage au motif que son épouse lui amenti sur une qualité jugée par lui, voire par les deux, essentielle, on doit lui expliquer, calmement, que ce n'est pas possible ... Malheureusement, une juridiction (dont la mission est de dire le droit ...) en a disposé autrement! Il faut, de toute urgence, réparer la connerie avant qu'elle ne fasse tache d'huile, et même "tache" tout court. J'en conviens, c'est une rude tâche (avec un accent, cette fois!) ... mais il est essentiel de ne pas céder d'un millimètre!
Réponse de Jacques Heurtault le 13/06/2008 à 14h32
Mais qu'est-ce que nous raconte donc "GM" ?????

Voici le préambule de la Constitution de 1946 !!!!:

« Le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. »

Bonne lecture.

jf.
Commentaire n°11 posté par Jacques le 13/06/2008 à 12h12
Dont acte!
Il y a les "déclarations", celle de 1789, définitivement entrée dans l'Histoire, celle de 1793, avortée car trop "radicale", celle de 1948, universelle (rien que ça!) qui n'est pas opposable aux Etats ... Il y a aussi les "conventions", telle la convention européenne des droits de l'homme, opposable aux Etats signataires qui ne la respecteraient pas ... en laquelle j'ai plus confiance car il y a une Cour spécialisée pour traiter des conflits qui fonctionne comme une sorte de Cour Supême, au dessus de la Cour de Cassation.
Ca ne nous éclaire pas sur le sentiment de de Gaulle ... J'en appelle à Jean Daumont!
Réponse de Jacques Heurtault le 13/06/2008 à 15h13
@ JF : Je ne dis rien que ce qui est ! Pour vous, ça semble logique... aujourd'hui ! Il n'empêche, jusque dans les années 70, on ne savait pas vraiment...
D'autant mieux que l'autorisation de se syndiquer et de s'associer ont bien eu besoin chacune de leur loi spécifique (destiner à contrôler, d'autant mieux que la III° réupblique n'avait pas repris la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dans sa propre constitution, sauf pour rappeler la forme républicaine du gouvernement de la France - et encore, à l'époque, on ne savait pas trop si les bonapartistes, fort nombreux, les royalistes, fort actif et la boulangistes, un peu plus tard n'exigeraient pas un renoncement prévu à plus ou moins brève échéance : faut demander à Gambetta et Jaurès ce qu'ils en pensaient ! C'est de l'Histoire !)

Je rappelle aussi que pour les Constituants de 1793, il ne devait rien y avoir entre l'Etat et le citoyen : abolition des privilèges, certes, mais aussi des corporations (et donc des syndicats et de toute forme d'association).
Juste pour rire, la SA, société anonyme, ne date que de 1867(second empire), pas avant...
C'est dire l'état d'esprit !

Donc je maintiens : il a fallu la décision du Conseil Constitutionnel pour être sûr de la portée "constitutionnelle" du préambule et donc des références aux droits de l'homme (ce qui vous paraît logique aujourd'hui, mais pas il y a 40 ans) : c'était même un des sujets favoris de dissertation de droit constitutionnel dans les facs pendant les cours du Doyen Vedel : il nous tenait 2 fois 3 heures sur le sujet sans faiblir...

@ Jacques : bien sûr que non, je ne confond pas !
Il y a l'ordre public... public, celui des libertés publiques,
Et puis celui des lois régissant les diverses branches du droit !
La frontière est certes floue entre les deux (ex : l'interdiction du droit de grève des militaires et des impôts, relève-t-elle de branche du droit spécifique (droit de la fonction publique et droit fiscal) ou de l'ordre public public ? L'esprit "simple" répond que c'est au même !)

Quand la loi "privée", celle qui régit les droits des personnes (ou des biens) entre elles, nous dit que telle mesure est "d'ordre public", c'est que la dérogation n'est pas permise.
Elle entraîne nullité "automatique" (pas vraiment, puisqu'il faut quand même l'intervention du juge pour en décider ainsi, mais sa décision s'impose à lui-même, puisqu"il ne peut pas y déroger). Et elles ne sont pas très nombreuses.

Car nous vivons selon le principe, "tout ce qui n'est pas interdit est permis" : il est plus simple d'émettre des interdictions que d'émettre des permissions (toujours plus difficile à obtenir).

Quoique... le domaine de la permission (selon le principe "tout ce qui n'est pas permis est interdit", liberticide) est de plus en plus large, rognant toujours plus le domaine de la liberté des citoyens, dans presque tous les domaines d'activité humaines de ce pays, qu'ils soient d'ordre "privé" ou professionnel.
C'est l'histoire de la grenouille : quand on la jette dans de l'eau bouillante, elle s'éjecte d'un coup de patte et sa liberté est recouivrée...
Quand on la jette dans de l'eau tiède et que l'on chauffe l'eau petit à petit, elle trouve cela sympathique et puis s'engourdit et finit par bouillir avec le jus de cuisson...

En bref, ce que j'ai voulu dire, c'est que l'ordre "public-public" touche à l'essentiel. Par extension, cet essentiel investit d'autres domaines des comportements humains (toujours plus d'ailleurs), mais finalement, quand on regarde que le droit civil, il ait assez peu de mesure "d'ordre public" (une ou deux centaines, tout au plus et encore) : pas comme les niches fiscales : 486 au dernier pointage... et encore !
Tout autant d'exceptions à la règle commune...
Quant au droit social, les "niches" sont moins nombreuses dans leur principe et pourtant bien plus large dans leur application : ça en devient un droit d'exceptions !

En bref, vous avez raison : il faut cerner, circonscrire, réduire le principe et la portée des nullités entre particuliers !
C'est débile pour provoquer une insécurité juridique là où la puissance publique doit au contraire protéger (au moins le droit),
et puis on arrive à des aberrations qui finiront par se régler à pile ou face (si ce n'est pas autrement, telles que la morale et même les "us et coutumes" le réprouvent) !

Bien à vous !
Commentaire n°12 posté par GM le 16/06/2008 à 09h47
Nous sommes donc d'accord! C'est bien l'autorité publique qui, seule, peut décider de ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas ... Il faudra donc que le "communautarisme religieux soit battu et rebattu, à plate couture ... C'est mieux ainsi!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/06/2008 à 18h18
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    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
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    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
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    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
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    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
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    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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