Le blog politique de Jacques Heurtault Propositions audacieuses
Invitation au débat
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Partager l'article ! Privatiser La Poste? Oui, bien sûr! Et alors?: Encore un sujet de grosse polémique ... qui, avec le recul nécessaire, frise le ridicule! ...
@ Sergiozz : Mon ami, il débarque d'une autre planète là !La presse est pour l'essentielle distribuée en kiosque par les MNPP, privées et jusque dans mon village Corse...Seul le routage 205 est pris en charge pour partie par l'Etat à tarif préférentiel...Encore que, les boîtes de bus-mailing et autres envois massifs se développent très bien grâce à la poste et autre chronopost, ainsi que la vente par correspondance (3 suisses, Redoute et cie) que parce que ce trafic est largement fait à "prix cassé" par la Poste qui périrait sans ces volumes !Faut pas d'ék... FedEx, UBS et cie font mieux et moins chers sans les subventions étatiques !Je ne vois pas pourquoi je dois payer par l'impôt (enfin moi je n'en paye plus depuis longtemps ou si peu) pour que la Redoute puisse livrer, avec les dégâts écologiques que cela provoque à ballader des petites auto à travers tous le territoire pour livrer des gens qui font le choix de vivre écologiquement loin à la campagne, refusant les contraintes de la ville et de ses services de proximité (et autres transports en commun) !
"Après déduction des intérêts minoritaires, le résultat
net part du Groupe s’améliore de 131 millions d’euros,
passant de 812 millions d’euros en 2006 à 943 millions
d’euros en 2007.
Le Groupe versera à l’État actionnaire un dividende de
15 % du résultat net part du Groupe, soit 141 millions
d’euros."je ne comprends pas, je croyais que c'était l'Etat qui versait du pognon à la poste !!
je précise qu'il s'agit des chiffres 2007. La Poste est une entreprise publique saine contrairement aux allégations diffusées sur ce site. "Le chiffre d’affaires de La Poste est passé de
13 468 millions d’euros en 2006 à 13 715 millions
d’euros en 2007, soit une progression de 1,8 %.
Ce chiffre d’affaires est constitué principalement
par les activités opérationnelles Courrier et Colis. Il
intègre également, outre les commissions perçues par
l’Enseigne La Poste sur les ventes de produits tiers, la
facturation faite par l’Enseigne à La Banque Postale
des activités de guichet réalisées pour le compte de
cette dernière.
Enfin, les autres produits d’exploitation (2 386 millions
d’euros en 2007) correspondent à la facturation par
La Poste à La Banque Postale des personnels de la
ligne commerciale et des Centres financiers.
Le résultat d’exploitation de La Poste s’élève à
399 millions d’euros en 2007, soit + 164 millions d’euros
par rapport à 2006.
Le résultat financier intègre notamment la charge
financière liée à l’endettement, ainsi que les dividendes
reçus des filiales.
Le résultat net s’élève à 440 millions d’euros, soit
+ 216 millions d’euros par rapport à 2006."
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le débat sur la Poste et je partage pour l'essentiel les propos de Sergioz.Je confirme que la poste n'a plus été financée par l'impôt depuis la création d'un budget annexe en 1923 et à fortiori depuis sont changement de statut. La Poste est depuis le 1er janvier 1991, un exploitant autonome de Droit Public. Changement conduit par Paul Quilès alors ministre des Poste et Télécommunications et de l'Espace de 1988 à 1991.
GM est vraiment borné ; il est Corse c’est normal !
Quant à sa transformation en société anonyme, cela mérite d'y regarder de plus près. Je pense que cela va susciter des oppositions de partout y compris parmi les élus de droite qui , tels des vierges apeurées, vont feindre de s'étonner de la disparition déjà programmée de "leur" bureau de Poste dans leur petite commune rurale. Il faudra être très vigilent sur la définition de la mission de service public de la Poste en matière de distribution du courrier et de l'égalité de traitement de ses clients qu'ils habitent une ville
ou un hameau dans le Larzac... ou en Corse.
A suivre donc !
Une erreur s'est produite. Veuillez rééssayer plus tard.
Au public de contrôler le bon fonctionnement du service rendu au public, et puis basta : les cahiers des charges, ça existe, non ?
Il est certain qu'un "service public" reste nécessaire, quand il s'agit du domaine dit "régalien" comme l'armée, la justice, la police, ou les affaires étrangères... où il est inconcevable d'instaurer des "chapelles privées" ...Quoique...
Mais le problème n'est pas le même dans le domaine "économique" ou l'Etat et donc "l'étatisme" sont par définition antinomiques avec le nécessaire libéralisme des échanges... Un libéralisme qui ne doit pas être "sauvage", comme celui qui avait expliqué, sinon justifié, les "nationalisations", qui ont été un excès en sens inverse, car l'Etat aurait dû s'en tenir à un rôle de "gendarme" veillant au respect de certaines règles...D'où, d'ailleurs le reflux vers des "privatisations", encouragées de toutes façons par la politique européenne...
Dans ce contexte, la place de la Poste est "à part" :...depuis Louis XI (!), ella avait été un service public chargé d'acheminer le courrier en toute sécurité...Mais progressivement depuis la moitié du 20ème siècle elle a élargi ses "compétences" (?) devenant même une "Banque Postale", termes qui servent maintenant à la désigner, et devenant même papeterie en vendant des enveloppes et des cartes pas toujours ...postales! ...Dérive qui justifie une privatisation, puisque désormais la liberté d'initiative consiste pour n'importe qui à faire n'importe quoi ...Néanmoins, pour ma part, je m'accommoderais volontiers d'une "Poste" simplement renouvelée, ne s'occupant plus, comme naguère, que du "courrier", y compris informatique pour eux qui ne disposent pas d'ordinateurs... Car cela ne me plaît pas, à priori, que mon courrier "privé" soit confié à des entreprises ..."privées" !...
Plus sérieusement, pour moi, l'armée n'est pas un "service public", c'est une fonction de l'Etat que nul autre ne peut, ne doit prétendre pouvoir exercer ... Même chose avec trois autres fonctions étatiques (impôts, magistrats, police).
il s'agit bien entendu d'une contre-vérité. Que vient faire l'impôt ici ? La Poste reçoit une subvention de la part de l'Etat pour l'acheminement de la presse car les prix pratiqués sont nettement en dessous du prix de revient. Bien entendu, aucune boite privée n'ira sur ce marché d'acheminement de la presse car ce n'est pas rentable. Avant le changement de statut de la Poste en entreprise publique, il y avait le budget annexe des PTT. Le contribuable ne finance aucunement les services postaux et ne l'a jamais fait. On sait très bien pourquoi on veut privatiser la poste dans le cadre de la libéralisation et de la mondialisation, c'est pour que la poste puisse faire des acquisitions en Europe, dans un 1er temps.
En l'état actuel, l'opérateur public ne peut pas acquérir d'entreprise étrangère. Ce ne sont pas les autorités de Bruxelles qui le lui imposent, ce sont les autorités FRANCAISES ...
Par contre, des opérateurs concurrents pourront, s'ils le souhaitent, être présents sur le marché français de la distribution du courrier. Pour cela, le mieux, pour eux, c'est d'avoir une filiale de droit français car c'est plus simple.
Ce faisant, il devient de l'intérêt de La Poste de pouvoir faire de même ... sinon, elle s'affaiblit face aux entreprises du même secteur.
Vous avez donc raison sur la TOTALITE de votre commentaire.
Là où nous ne sommes probablement pas d'accord, c'est sûr le bien fondé idéologique de ces perspectives. Moi, je pense que c'est souhaitable, vous que c'est néfaste ...
@ Sergiozz : Mon ami, il débarque d'une autre planète là !
La presse est pour l'essentielle distribuée en kiosque par les MNPP, privées et jusque dans mon village Corse...
Seul le routage 205 est pris en charge pour partie par l'Etat à tarif préférentiel...
Encore que, les boîtes de bus-mailing et autres envois massifs se développent très bien grâce à la poste et autre chronopost, ainsi que la vente par correspondance (3 suisses, Redoute et cie) que parce que ce trafic est largement fait à "prix cassé" par la Poste qui périrait sans ces volumes !
Faut pas d'ék... FedEx, UBS et cie font mieux et moins chers sans les subventions étatiques !
Je ne vois pas pourquoi je dois payer par l'impôt (enfin moi je n'en paye plus depuis longtemps ou si peu) pour que la Redoute puisse livrer, avec les dégâts écologiques que cela provoque à ballader des petites auto à travers tous le territoire pour livrer des gens qui font le choix de vivre écologiquement loin à la campagne, refusant les contraintes de la ville et de ses services de proximité (et autres transports en commun) !
Je te parle du transport de la presse et tu me parles de la VPC : tu payerais des impots pour que la redoute livre des colis !! Un peu de cohérence. Tu affirmes que la presse est distribuée essentiellement en kiosque par les MNPP, mais tu ne donnes aucun chiffre. Moi, je te dis que la Poste reçoit une subvention de la part de l'Etat car la distribution de la presse implique des tarifs d'acheminement bas pour ne pas mettre en difficulté le secteur de la presse. Et ça existe depuis très longtemps (je sais de quoi je parle, j'ai bossé à la poste jusqu'en 1991). Donc tout cela n'a rien à voir avec l'impot qui financerait les services postaux.
Et l'Etat c'est qui, sinon le çonnard qui casque au final ?
Maintenant, si tu ne veux pas savoir, reste donc dans cette ignrorance : ça te regarde, l'Ami !
Mais ça ne m'étonne pas qu'ils n'aient pas eu envie de te retenir, si tu ignores encore les fondamentaux de cette entreprise.
Maintenant, pour ce qui est de la presse, elle est aussi subventionnée par l'impôt : Taux de TVA amont : 19,6 %
Taux de TVA aval, 2,10 %
Quant au routage 205 on sait ce qu'il en coûte : la valeur de la différence entre le prix en kiosque et celle du même journal distibué par voie postale : 50 % minimum des recettes de vente au numéro (et encore, sans déduction du "cadeau" offert en plus à tous les coups)...
Et question volume distribué, je crois me souvenir que c'est 50 % poste, 50 % kiosque avec des variances selon les saisons, les époques, la périodicité du journal, son audience et son marché...
Maintenant, tout le monde sait que c'est naturellement bien plus, puisque l'absence de recette de vente n'empêche pas la presse gratuite de proliférer.
Et que si la loi ne l'interdisait pas, le prix des abonnements pourrait encore être réduits par un facteur de 2 : Le canard Enchaîné vit sans aucune pub, juste sur son lectorat ! C'est à signaler.
Maintenant je confirme : si la poste veut maintenir ses effectifs et les investissements pluriséculaires pour traiter le courrier qu'on veut bien lui confier à acheminer, il lui faut en passer par encore plus de lettres, plus de colis...
Il n'y a qu'à voir les tarifs proposés pour les envois massifs (qui ne commencent qu'à 400 exemplaires d'un même courrier)... Alors quand il s'agit de distribuer 5 millions d'exemplaire du catalogue de la Redoute, ils s'y entendent.
Mais même ça, la poste n'est plus compétitive : La redoute s'occupe de sa propre distribution en sous-traitant sauvagement... alors que la VPC doit historiquement tout à la poste qui assumait aussi la livraison des manufactures stéphanoises... Mortes de n'avoir pas pu négocier ses tarifs !
On a beau eu d'avoir à tuer la SERNAM, Tapie est passé par là et a nettoyé le terrain (au sens propre et au sens figuré).
Je signale aussi, mais tu dois le savoir pour avoir travaillé à la Poste jusqu'en 91, que le prix d'acheminement des courriers de moins de 20g sont encore un monopole (sauf dégroupage) et qu'au-dessus, le prix postal est un prix imposé à toutes les professions de messagerie comme prix minimum (sauf dégroupage)...
Et ce sont sur ces quelques "niches" que les messageurs prolifèrent allègrement alors que la Poste s'est bêtement laissée distancer... pour continuere à perdre de l'argent sur ces "niches" là où d'autres en gagne.
Et qui financent la différence ?
Qui n'est pas que dans le prix du timbre, te signale-je : Celui-ci est comparativement moins onéreux pour franchir un océan que pour traverser la rue ou aller même à l'autre bout du pays !
Il m'est même arrivé de faire envoyer tout le courrier d'une des boîtes que j'ai dirigé par colis à Amsterdam, pour rééxpédition à tous les clients français : c'est dire !
Avec le bénéf des opérations de l'année, j'ai même pu offrir une soirée d'enfer à toute la force de vente "sans bourse délier" au final !
Là ça motive les troupes !
Reviens parmi nous, Sergiozz : On m'avait aussi demandé de plancher sur les futurs métiers de la poste, à une époque de ma carrière...
Pour moi, le coeur de métier était justement le formidable maillage du territoire : plusieurs siècles d'avance...
Il fallait donc mettre l'accent sur le "24 heures chrono", quelle que soit la charge et la nature des objets tranpsortés : Les hommes en avaient les moyens et le matériel à disposition ne nécessitait pas de gros investissement !
Eh bien je me suis fait jeter : il aurait fallu que je réinvente la banque postale pour plaire à ces messieurs du comité d'experts, l'idée à la mode à l'époque...
On voit où cela aboutit !
Mes fromages frais Corses (le brucciu, notamment, fragile et onctueux à souhait), ils mettent toujours 8 jours pour arriver en collisimo ou en recommandé, quand ils n'ont pas été bouffés en chemin avant de devenir imangeables !
Pas banal...
Bon, là, je déconne à plein tube ... je suis même dans la provoc!
Par contre, Sergiozz travaillant à France Télécom et n'étant plus un "jeunot", il est hautement probable qu'il a travaillé aux "PTT", c'est à dire à la poste ... Il nous apportera la réponse lui-même.
Le problème de La Poste (mon frère y a exercé des responsabilités non-négligeables : direction d'une cinquantaine de bureaux de poste), c'est la difficulté de passer d'une logique "usagers" à une logique "clients" ... Cet état d'esprit est profondément ancré dans les têtes.
Apparemment, tu es parti pour faire de la provoc, c'est marrant mais ce n'est pas d'un très grand sérieux. Le père Daumont peut nous parler de Louis XI, là n'est pas le sujet. Je persiste à dire que les impôts ne financent pas la poste. Tu penses le contraire, tant pis.
"Et l'Etat c'est qui, sinon le çonnard qui casque au final ?
Maintenant, si tu ne veux pas savoir, reste donc dans cette ignrorance : ça te regarde, l'Ami !"
Je pense que c'est toi qui est dans l'ignorance. cf plus haut.
"Mais ça ne m'étonne pas qu'ils n'aient pas eu envie de te retenir, si tu ignores encore les fondamentaux de cette entreprise."
Là, je pense que tu aurais pu faire moins de provoc car tu ne connais pas ma vie. Je vais t'expliquer. Si j'ai quitté la Poste, c'était tout simplement pour suivre mon épouse qui avait une opportunité dans une autre ville et je suis donc passé à France Télécom. Sinon, je serais resté à la Poste car j'avais un boulot qui m'intéressait.
"Maintenant, pour ce qui est de la presse, elle est aussi subventionnée par l'impôt : Taux de TVA amont : 19,6 %
Taux de TVA aval, 2,10 %"
La Poste n'y est pour rien là.
"Quant au routage 205 on sait ce qu'il en coûte : la valeur de la différence entre le prix en kiosque et celle du même journal distibué par voie postale : 50 % minimum des recettes de vente au numéro (et encore, sans déduction du "cadeau" offert en plus à tous les coups)..."
tu peux raconter ce que tu veux. Le coût de l'acheminement de la presse a été calculé, on peut trouver les chiffres dans plusieurs documents officiels (parlementaires et de la Poste). Après, pour dénigrer les services postaux, on peut rétorquer qu'on peut acheminer à moindre coût. On verra si les entreprises concurrentes iront sur ce créneau, cela m'étonnerait.
"Mais même ça, la poste n'est plus compétitive : La redoute s'occupe de sa propre distribution en sous-traitant sauvagement... alors que la VPC doit historiquement tout à la poste qui assumait aussi la livraison des manufactures stéphanoises... Mortes de n'avoir pas pu négocier ses tarifs !
On a beau eu d'avoir à tuer la SERNAM, Tapie est passé par là et a nettoyé le terrain (au sens propre et au sens figuré)."
Là, je pense que tu t'avances un peu. J'achète assez souvent sur Internet et à chque fois, c'est pas la poste que je reçois les colis que je commande. Je n'ai pas regardé les statistiques des dernières années mais je pense que le trafic des colis du fait de l'augmentation des achats par internet a fortement augmenté.
"Je signale aussi, mais tu dois le savoir pour avoir travaillé à la Poste jusqu'en 91, que le prix d'acheminement des courriers de moins de 20g sont encore un monopole (sauf dégroupage) et qu'au-dessus, le prix postal est un prix imposé à toutes les professions de messagerie comme prix minimum (sauf dégroupage)...
Et ce sont sur ces quelques "niches" que les messageurs prolifèrent allègrement alors que la Poste s'est bêtement laissée distancer... pour continuere à perdre de l'argent sur ces "niches" là où d'autres en gagne.
Et qui financent la différence ?"
Il faudrait donner des chiffres avant d'affirmer que la poste perd de l'argent sur l'acheminement des plis de plus de 20g. C'est tout de même terrible de penser qu'un service public perd forcément de l'argent alors qu'une boîte privée en gagne. Ce sont des préjugés absurdes.
"Mes fromages frais Corses (le brucciu, notamment, fragile et onctueux à souhait), ils mettent toujours 8 jours pour arriver en collisimo ou en recommandé, quand ils n'ont pas été bouffés en chemin avant de devenir imangeables !
Pas banal... "
Moi, je n'ai jamais vu des colissimos arriver seulement au bout de 8 jours. Là, tu nous parles des corses et non plus de la poste. On sait bien que les corses ne sont pas très branchés boulot qu'ils soient postiers ou autres !!
Si les postiers ne bossent pas beaucoup et si les Corses ne bossent pas beaucoup non plus, qu'est-ce que ça doit être des Corses postiers! Oh, Bonne Mère ...
"Après déduction des intérêts minoritaires, le résultat
net part du Groupe s’améliore de 131 millions d’euros,
passant de 812 millions d’euros en 2006 à 943 millions
d’euros en 2007.
Le Groupe versera à l’État actionnaire un dividende de
15 % du résultat net part du Groupe, soit 141 millions
d’euros."
je ne comprends pas, je croyais que c'était l'Etat qui versait du pognon à la poste !!
je précise qu'il s'agit des chiffres 2007. La Poste est une entreprise publique saine contrairement aux allégations diffusées sur ce site.
"Le chiffre d’affaires de La Poste est passé de
13 468 millions d’euros en 2006 à 13 715 millions
d’euros en 2007, soit une progression de 1,8 %.
Ce chiffre d’affaires est constitué principalement
par les activités opérationnelles Courrier et Colis. Il
intègre également, outre les commissions perçues par
l’Enseigne La Poste sur les ventes de produits tiers, la
facturation faite par l’Enseigne à La Banque Postale
des activités de guichet réalisées pour le compte de
cette dernière.
Enfin, les autres produits d’exploitation (2 386 millions
d’euros en 2007) correspondent à la facturation par
La Poste à La Banque Postale des personnels de la
ligne commerciale et des Centres financiers.
Le résultat d’exploitation de La Poste s’élève à
399 millions d’euros en 2007, soit + 164 millions d’euros
par rapport à 2006.
Le résultat financier intègre notamment la charge
financière liée à l’endettement, ainsi que les dividendes
reçus des filiales.
Le résultat net s’élève à 440 millions d’euros, soit
+ 216 millions d’euros par rapport à 2006."
Les places y sont chères et ça fait suffisament enrager les natio qui voient leur fils et leurs filles devoir partir sur le continent dans cette belle entreprise, pour espérer revenir au pays... à l'âge de la retraite !
Passons !
C'est comme pour mes fromages : en général, ils disparaissent à Marseille, m'a fait remarqué un jour mon pote qui fait syndicaliste Sud à la poste !
Mais bon, puisque la poste est une entreprise qui gagne de l'argent, tant mieux : qu'on la privatise au plus vite et au plus cher : ça remboursera une partie de ce que nos parents, grands-parents arrière-arrière grands-parents y ont mis à travers leur impôt !
On verra si elle supporte la libre concurrence des marchés de l'acheminement des courriers et des colis.
Pour ma part, mais je dois être une exception, les achats en ligne, c'est systématiquement que je vais les chercher à la Courneuve, n'étant pas à mon domicile quand on me livre...
Dont acte Sergiozz : on en reparle dans 10 ans ?
Ou même bien avant...
Nota : Précision : je ne vois pas au nom de quoi un service public doit gagner de l'argent : justement, il n'est pas fait pour ça, puisqu'il doit n'exister que quand le service rendu ne peut pas être lucratif (ex : défense du territoire, sureté des biens, des personnes, justice, etc...)
Mais je dois être né kon !
Sergiozz : je te file l'adresse de mes géniteurs à première demande : si je suis né çon, c'est à cause d'eux ! Tu pourras leur faire un procès !
Moi j'y ai renoncé.
je me suis trompé, tu n'es pas corse mais breton !
"Précision : je ne vois pas au nom de quoi un service public doit gagner de l'argent : justement, il n'est pas fait pour ça, puisqu'il doit n'exister que quand le service rendu ne peut pas être lucratif (ex : défense du territoire, sureté des biens, des personnes, justice, etc...)"
Gagner de l'argent pour le service public lui permet d'investir. Justement, la richesse d'une entreprise publique, c'est de pouvoir offrir à des usages des services "non lucratifs" (envoyer une lettre à ta mémé au fin fond de la creuse) en gagnant de l'argent sur d'autres services. C'est
d'ailleurs la profonde différence avec une société privée. D'ailleurs, l'évolution est inéluctable, même avant la transformation de la poste en SA, elle est maintenant dans une logique d'une boite privée. Le service public est en train de disparaître , dans tous les domaines. Vous l'avez voulu, il ne faudra pas venir pleurnicher après.
"Sergiozz : je te file l'adresse de mes géniteurs à première demande : si je suis né çon, c'est à cause d'eux ! Tu pourras leur faire un procès !"
c'est toi qui le dis, pas moi ! Personnellement, je ne le pense pas mais tu devrais réfléchir un tout petit peu plus et ne pas faire systématiquement des a priori sur les entreprises publiques et sur les fonctionnaires.
1. Il y a des responsabilités que la puissance publique NE PEUT PAS, NE DOIT PAS, sous aucun prétexte, déléguer à personne. Par exemple l'Armée, la Justice, la collecte de l'impôt ...
Il y en a d'autres que le marché ne prend pas en compte parce que ça n'est pas rentable. Comme elles sont néanmoins nécessaires, IL FAUT DONC que la puissance intervienne ...
Elle dispose de plusieurs moyens :
1. la gestion directe
2. la gestion déléguée
3. l'intervention subventionnée
etc ...
Si une activité qui n'était pas rentable mais devait néanmoins exister devient rentable, elle doit retourner au secteur privé ... sauf celle que la puissance publique ne peut pas, ne doit pas se défaire (celles citées au début).
Via des dividendes ou tout autre forme de rémunération...
Faut un peu lire la presse économique (mais elle n'arrive peut-être pas jusqu'en Bretagne : la faute à la poste ou aux MNPP ?), pour savoir qu'une entreprise ne survit (et donc peut laisser espérer de maintenir un outil de travail efficace et les emplois qui vont avec et idem pour les éventuels dividendes ou plus-value sur titre, que si elle investit, toujours et encore plus dans ses process et les compétences qu'elles s'attachent.
Penser autrement et c'est l'erreur historique de Karl Marx qui ne voyait dans das Gross Kapital que la position de rentier, de bourgeois !
Il y a bien longtemps que le capitalisme du XIX° siècle est mort : on est au XXI° siècle, jeune homme !
Mais je dois être né çon... y'a pas à dire !
Car investissement, ça veut capacité à le financer, donc capacité à créer de la valeur.
Alors, après, qu'on le finance vie l'emprunt ou via l'augmentation de capital (comme la poste l'annonce), donc en payant soit un interêt soit un dividende, ça importe peu !
A condition d'être capable de dégager des profits au sens comptable, du "cash"...
Avec une prime pour du capital : l'intérêt est ferme et définitif, le dividende est moins coûteux et aléatoire !
Je comprends donc nettement, et j'approuve, parce que c'est intelligent, la volonté affichée de la Poste de privatiser, pour aller pêcher du capital, plutôt que de se retrouver entre les mains d'une banque, surtout quand on veut devenir banque soi-même !
Faut se rappeler d'Air-France, qui n'aurait jamais pu financer son expansion, voiure aurait été acculée à la faillite genre Suisse-Air, KLM, ou Air Italia, si elle n'avaoit pas été privatisée (en plus d'avoir eu à avaler Air-Inter et UTA, deux compagnies failliteuses, dont la dernière pour cause de manque d'investissement)...
Mais de ce que j'en dis, n'est-ce pas...
je ne pense pas que tu ais lu ça dans un de mes posts ou alors t'as pas le bon décodeur..
"Faut se rappeler d'Air-France, qui n'aurait jamais pu financer son expansion, voiure aurait été acculée à la faillite genre Suisse-Air, KLM, ou Air Italia, si elle n'avaoit pas été privatisée (en plus d'avoir eu à avaler Air-Inter et UTA, deux compagnies failliteuses, dont la dernière pour cause de manque d'investissement)..."
Moi, je parlerais de cercle vicieux et toi quand toi tu parlerais sans doute de cercle vertueux. C'est la grosse différence entre nous. C'est la libéralisation imposée par le lobbie ultra-libérale bruxellois qui implique l'obligation du changement de statut et la privatisation. A partir du moment où on introduit de la concurrence dans un domaine, l'opérateur existant doit s'adapter sinon il crève. Il doit se battre d'autant plus qu'on lui met des batons dans les roues en lui imposant des de pratiquer des prix plancher dans certains cas, sinon on dit qu'il fait de la concurrence déloyale. Cette évolution implique à terme la fin du service public, même si on fait miroiter un "service universel" qui est en fait un pseudo service public. C'est mon analyse mais je sais bien que personne ne le partage sur ce forum. C'est pour cela que je vais faire un petite pause et retourner à mes lectures (romans, polars etc...). C'est plus enrichissant, mais bonne continuation tout de même les petits gars dans notre petit monde sarkoziste ... putains encore 4 ans ou 9 ans à tenir.
j'avais dit que j'allais bouquiner, mais je vais tout de même répondre ! Oui, je le crois, étant donné l'état de l'opposition et en particulier du PS. C'est vrai que ça peut toujours évoluer mais aujourd'hui je suis plutôt pessimiste.
Là où l'interventionnisme d'Etat (et je ne cause même pas de feu l'URSS et du bloic de l'est) nous a imposé des prix et des quotas, y compris via Bruxelles et son prétendu libéralisme, ça s'est quand même traduit par la faillite et le chômage !
Il suffit de voir les dégâts de la PAC en matière agricole, pour nos paysans obligés de cultiver de la jachère, nos vignerons obliger d'arracher leurs vignes, nos pêcheurs, contraints à bloquer des ports ou de rejeter les trois-quart de leur pêche à la mer, nos éleveurs, bennant des tonnes de lait à la rivière...
Et je ne cause pas de l'Europe de la CECA (Charbon et Acier), plus vieille que la CEE, qui en est à brader à des indiens des usines dont plus personnes ne veut, alors qu'il s'agissait du fleuron de l'industrie lourde : Je sais, pour avoir fait partie des équipes d'auditeurs impromptu, combien la réglementation de leurs métiers (aciers longs et aciers plats) étaient réglementés à l'extrême : prix, quantité, destinataires, qualité, etc.
Il en reste quoi ?
Et du fameux dogme libéral avancé exciper par tous les anti-Européens,
Et de ses bassins d'emplois et d'outil de travail qui ont fait vivre cette europe économique libérale flamboyante qui n'est devenue que l'ombre d'elle-même ?
Savez-vous, les jeunes, que c'est l'Europe qui impose (et mise en conformité en droit interne oblige), partout en Europe, par son grand libéralisme enchanté, de lutter contre le tabagisme passif nous interdisant de fumer partout et nulle part...
Se contentant d'imposer les mentions obligatoires sur nos paquets de cigarettes pour lutter contre le tabagisme actif ?
Ne marche-t-on donc pas sur la tête, quand on parle de l'Europe libérale (et devancée) ?
Personnellement, j'ai froid dans le dos...
Des diktaks sans débats, venus d'en haut, d'un haut qui n'est même pas élu, la faute aux anti-européens anti-TCE de tout poils et anti-Mini-traité !
Bref, sans démocratie, même la plus minime...
on s'éloigne quelque peu de la Poste ici. Au niveau européen, il y a en fait les 2 aspects : 1er aspect : des directives européennes à tendance libérale introduisant de la concurrence dans des secteurs en mettant à mal les services publics à la française qui avaient bien entendu des défauts mais qui avaient le mérite d'offrir du service à une population qui en avait besoin (ex du service postal). 2ème aspect : des directives imposant des normes ou des quotas souvent absurdes à des secteurs sans tenir compte de la réalité de la profession (ex que tu cites de la PAC).
Hormis les aspects linguistique et culturel, je ne veux plus entendre parler de "machin à la française"! J'en ai une overdose ...
Le paradigme en est le suivant : Le monde peut, sans aucune difficulté, vivre sans la France. La France, elle, ne peut pas vivre sans le monde.
Ceci étant dit, je n'ai jamais défendu la technocratie bruxelloise. Le projet de Traité Constitutionnel Européen avait précisément pour objet de renforcer la DEMOCRATIE en donnant au Parlement Européen beaucoup plus de pouvoirs en rendant la Commission Européenne nettement plus dépendante du Parlement.
Passons, ce n'est pas mon propos...
Je crois qu'il y a un "plan"... On "casse" pour avaler.
Quand il n'y aura plus qu'un ou deux opérateurs de service au public dans l'europe entière, à force de fusions, d'acquisitions sauvages et autres billevesées, toutes entraînées par "l'ouverture à la concurrence", les plus forts ayant avalé les plus souffreteux, on aura fait des monstres européens en situation de monopôle sur le continent, qui ne pourront qu'aller faire le siège du reste du monde entier pour progresser !
C'est un plan de mondialisation à marche forcée, au profit de l'Europe et de quelques "technocrates", oui, sans aucun doute : rien ne pourra résister à cette puissance-là, sauf si les USA se mettent à regrouper aussi leurs industriels...
Ex : nous avions des dizaines de fabricants d'avions, en France (Trois si mes souvenirs sont bons), en allemagne, en italie et en GB...
Nous n'en avons plus qu'un qui taille des croupières (enfin pas tout le temps mais quand même) à trois géants américains, que eux-mêmes en sont réduits à faire du protectionisme outrancier pour arriver à faire survivre au moins deux d'entre eux !
Ce qui ni Dassault, ni Sud-Aviation, ni Latécoère, ni Airbus n'auraient bien entendu jamais réussi à faire...
L'Europe, c'est une machine de guerre économique...
Et je regrette qu'elle ne soit pas plus démocratique !
Mais ça doit en arranger quelques-uns, malgré les discours, qui continuent à piloter l'ensemble sans rendre de compte...
Là encore, il y a un "plan"... Face à ces hyperpuissances économiques, il y a les "alterquelquechose" qui nous proposent "NON", non pas pour éviter la concentration américaine, mais pour la favoriser pour ensuite appeler à un réflexe nationaliste révolutionnaire (les mêmes qui parfois on voté Le Pen et De Villiers), car ils sont contre toute forme de pouvoir, démocratique (qu'ils qualifient, parfois à juste titre) de démagogique, donc non fiable !
Et puis il y a la puissance financière et industrielle, qui hoquette entre plus de démocratie pour solidifier leurs propres acquis financiers et industriels, éviter les mouvements sociaux ou politiques amenant le "désordre dont ils ont horreur", qui avancent avec ou sans TCE ou traité simplifié,
Et les "souffreteux", qui souffre de ne pouvoir exister, qui souffrent d'être menacés, les "petits patrons", les "petits cadres" (par opposition à la "haute technostructure", pas au sens manque d'esprit et d'intelligence) qui savent déjà qu'ils devront fermer tôt ou tard si les choses ne s'arrêtent pas !
Sauf pour quelques-uns qui y vboient déjà des opportunités pour prolonger leurs affaires et avoir les moyens de garder leur personnel !
Mais les "esclaves", ils suivent au gré des inquiétudes : on l'a bien vu en Irlande, on commence à s'en rendre compte en Pologne...
L'Europe OUI, mais à quel prix se demandent-ils ?
Voilà comment on peut aussi percevoir les "tendances politiques", qui transgressent allègrement les clivages politiques (qui ne sont eux-mêmes que de pâles reflets de l'opinion...).
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le débat sur la Poste et je partage pour l'essentiel les propos de Sergioz.
Je confirme que la poste n'a plus été financée par l'impôt depuis la création d'un budget annexe en 1923 et à fortiori depuis sont changement de statut. La Poste est depuis le 1er janvier 1991, un exploitant autonome de Droit Public. Changement conduit par Paul Quilès alors ministre des Poste et Télécommunications et de l'Espace de 1988 à 1991.
GM est vraiment borné ; il est Corse c’est normal !
Quant à sa transformation en société anonyme, cela mérite d'y regarder de plus près. Je pense que cela va susciter des oppositions de partout y compris parmi les élus de droite qui , tels des vierges apeurées, vont feindre de s'étonner de la disparition déjà programmée de "leur" bureau de Poste dans leur petite commune rurale. Il faudra être très vigilent sur la définition de la mission de service public de la Poste en matière de distribution du courrier et de l'égalité de traitement de ses clients qu'ils habitent une ville
ou un hameau dans le Larzac... ou en Corse.
A suivre donc !
Mais un budget annexe (de l'Etat) c'est financé comment au juste ?
Ca c'est juste quelques centaines de millions pour acheminer officiellement les journaux de la presse libre et indépendante...
Mais on a aussi, page 33 quelques explications non chiffrées du Cac sur les acquisitions immobilières de la poste, bien obligée d'abriter sous un toit ses quelques salariés...
http://www.laposte.fr/IMG/pdf/rapport_financier_2007.pdf?espace=groupe
Dans le même rapport, mais à la page 27 (explication à la 29) on nous cause bien d'une "cotisation de péréquation équitable" pour la prise en charge des retraites des futurs agents qui ne seront plus fonctionnaires, Pas moin de 7 milliards...
Les autres, bien sûr, ils émargent déjà au budget d'ailleurs pour être sorti des effectifs, depuis au moins 1923, imagine-je...
Quand on sait que le taux de "péréquation" approche les 50 %, on se demande qui paie la différence...
Passons, les subventions de fonctionnement éventuelles sont noyées dans les agrégats du Chiffre d'Affaires, mais on veut bien croire qu'il n'en est plus depuis la loi cadre de 2001 (ce qui reste récent).
Donc tout cela n'existe plus, n'a jamais existé, même depuis Louis XI.
Pour cause, la mémoire de quelques-uns reste bien courte : La mienne aussi, mais seulement pour les mauvais souvenirs, car elle est sélective...
Donc je ne dis plus rien : j'ai déjà oublié, Monsieur le Juge !
La référence à Louis XI, utilisée par certains, a quelque chose d'effrayant! Comment peut-on être plus conservateur, voire même aussi réactionnaire?
Et pourquoi pas le retour des dinosaures puisqu'ils étaient là il y a 78 millions d'années?