Le blog politique de Jacques Heurtault Propositions audacieuses
Invitation au débat
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
L'accompagnement renforcé plus efficace pour les chômeurs
AFP
L'accompagnement renforcé proposé par l'ANPE depuis 2006 à certains chômeurs augmente davantage leurs chances de retrouver un travail que l'accompagnement assuré par des cabinets privés de placement, indique une évaluation scientifique supervisée par l'Ecole d'Economie de Paris. Dans leur rapport intermédiaire mis en ligne cette semaine, les chercheurs indiquent que l'effet du programme ANPE est "positif, quantitativement important et statistiquement significatif", avec un taux de sortie vers l'emploi à six mois augmenté de 3,7% à 13,1% pour les personnes présentant un risque de chômage longue durée. En revanche, la plus-value de l'accompagnement réalisé par des opérateurs privés de placement pour le même public est moins probante. Leur taux de sortie vers l'emploi à six mois augmente au mieux de 7,9%, et le programme peut même faire baisser les chances de retour à l'emploi de 1,8%, selon l'étude. A l'ANPE, l'expérience "Cap vers l'entreprise" a démarré en décembre 2006 et est proposée seulement à certaines personnes présentant un risque de chômage longue durée. Dans ce programme, les agents ANPE ne s'occupent que de 30 à 40 chômeurs de longue durée, contre plus de 120 en moyenne d'habitude. Parallèlement, le régime d'assurance chômage (Unedic) a mené la même expérience avec 17 opérateurs privés comme BPI, Adecco, Ingéus, malgré l'opposition de la CGT et FO. Ces opérateurs sont rémunérés en moyenne 3.500 euros par chômeur en fonction du résultat, le service public de l'ANPE affirmant faire mieux pour moins cher. Pour apaiser la polémique, et sous la pression de la Cour des comptes et des partenaires sociaux, une évaluation a été confiée en 2006 à quatre chercheurs de l'Ecole d'économie de Paris et d'un laboratoire rattaché à l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE). Les chercheurs ont comparé le taux de sortie vers l'emploi de personnes ayant bénéficié de ces programmes, avec ce qu'aurait été leur situation sans ce soutien spécifique. Au total, l'ANPE comme l'Unedic ont assuré l'accompagnement renforcé de 40.000 chômeurs en 2007.
Partager l'article ! Opérateurs public (ANPE) et privés en compétition ...: Je livre à votre réflexion un article paru dans Le Point, le 4 Juillet dernier qui pa ...
Attachée au service public, je me réjouirais autant que vous de ces résultats si les modalités de l'expérimentation n'en fragilisaient la fiabilité et donc désservent plutôt qu'elles ne servent l'ANPE. Les chercheurs soulignent que le protocole expérimental n'a pas été appliqué dès le démarrage, que certains demandeurs d'emploi ont été directement orientés par les conseillers (sur quels critères ?). Ils représentent 39% de la cohorte 2007 ! l'outil d'affectation aléatoire n'a pas toujours utilisé quand bien même il était disponible. De plus suivant les Régions expérimentales, le protocole dans ses autres obligations fut plus ou moins respectés. Je regrette cette précipitation à communiquer sur des données pour le coup contestables et qui en plus semblent vouloir souligner l'incapacité de l'ANPE et de l'Assédic à piloter une expérimentation suivant des modalités très classiques. Est-ce une remise en cause des compétences managériales du service public ? De plus, il souligne les meilleurs résultats obtenus par l'ANPE sur une population hétérogène (constituée d'indemnisés et de non indemnisés, or tout le monde sait que l'absence de rémunération est un facteur qui accélère la reprise d'emploi car rendant l'individu plus exposé à la précarité et donc difficilement en situation de prendre le temps de la négociation et du choix de l'emploi) Il est dommage que ce rapport ne fasse pas place aux commentaires des experts staticiens des deux institutions qui ont sans doute participé à sa mise en place. Est-ce un nouvel élément d'un faisceau d'indices semblant prouver que ce rapport mis entre les mains d'experts décrétibilisent le service public ? La renommée des chercheurs et consultants cités dans ce rapport est encore le signe de notre soumission aux titres et aux références, occultant notre capacité à juger sans concession et a priori. Je ne crois pas que nul est professionnellement infaillible et ce rapport en apporte si nécessaire la preuve. N'aurait-il pas vieux valu attendre d'être en capacité de présenter des résultats non contestables quand bien même ils démontreraient que le service public a quelques axes de progrès à réaliser. En avait-il besoin ? L'ANPE ou l'Assédic souvent décriés par leurs clients dont on peut légitimement comprendre l'impatience ont démontré plus que beaucoup d'autres, leur capacité à se réformer et à s'adapter à un environnement en perpétuel évolution. Maura
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Rien de plus, mais c'est déjà énorme !
Pour avoir vécu en marge avec le genre de cabinet missionné par l'UNedic dans le programme précité (mais il me semblait que c'était déjà le cas, au moins pour les cadres, avec l'Apec), on sentait vraiment des différences :
Mercantilisme d'un côté, qui vous orientait vitre fait vers des formations onéreuses et inutiles (parfois, j'aurai fait office d'intervenant à la place de l'intervenant, ç'aurait été bien meilleur pour les stagiaires) et "je m'en foutisme" de l'autre, mais c'était du temps de Michel Bon pédégé de l'ANPE, l'ex à Carrouf qui a endetté à ne plus savoir qu'en faire France Télécom qui a failli en perdre ses pédales...
Tant mieux si ça marche !
Et comme disait ma cousine Laetitia (celle dont mon arrière grand-mère était la filieule de sa petite-nièce) : Pourvou que ça doure !
Laetitia, elle était dans la famille de votre cousin (celui qui a réussi), n'est-ce pas.
L'épouse de l'avocat...
Paolinien comme tout le reste du pays 20 ans auparavent...
Je sais, mes ancêtres ont aussi voté pour le généralisme Pasquale, fils du ministre des finances du roi Théodore de Neuhauf (unique roi des Corsi, élu lui aussi) à la Cuncolta de je ne sais plus où sur le moment...
Attachée au service public, je me réjouirais autant que vous de ces résultats si les modalités de l'expérimentation n'en fragilisaient la fiabilité et donc désservent plutôt qu'elles ne servent l'ANPE. Les chercheurs soulignent que le protocole expérimental n'a pas été appliqué dès le démarrage, que certains demandeurs d'emploi ont été directement orientés par les conseillers (sur quels critères ?). Ils représentent 39% de la cohorte 2007 ! l'outil d'affectation aléatoire n'a pas toujours utilisé quand bien même il était disponible. De plus suivant les Régions expérimentales, le protocole dans ses autres obligations fut plus ou moins respectés. Je regrette cette précipitation à communiquer sur des données pour le coup contestables et qui en plus semblent vouloir souligner l'incapacité de l'ANPE et de l'Assédic à piloter une expérimentation suivant des modalités très classiques. Est-ce une remise en cause des compétences managériales du service public ? De plus, il souligne les meilleurs résultats obtenus par l'ANPE sur une population hétérogène (constituée d'indemnisés et de non indemnisés, or tout le monde sait que l'absence de rémunération est un facteur qui accélère la reprise d'emploi car rendant l'individu plus exposé à la précarité et donc difficilement en situation de prendre le temps de la négociation et du choix de l'emploi) Il est dommage que ce rapport ne fasse pas place aux commentaires des experts staticiens des deux institutions qui ont sans doute participé à sa mise en place. Est-ce un nouvel élément d'un faisceau d'indices semblant prouver que ce rapport mis entre les mains d'experts décrétibilisent le service public ? La renommée des chercheurs et consultants cités dans ce rapport est encore le signe de notre soumission aux titres et aux références, occultant notre capacité à juger sans concession et a priori. Je ne crois pas que nul est professionnellement infaillible et ce rapport en apporte si nécessaire la preuve. N'aurait-il pas vieux valu attendre d'être en capacité de présenter des résultats non contestables quand bien même ils démontreraient que le service public a quelques axes de progrès à réaliser. En avait-il besoin ? L'ANPE ou l'Assédic souvent décriés par leurs clients dont on peut légitimement comprendre l'impatience ont démontré plus que beaucoup d'autres, leur capacité à se réformer et à s'adapter à un environnement en perpétuel évolution.
Maura
Pour ce qui me concerne, je pense, dur comme fer, que l'Assedic a exigé, en contrepartie de son apport financier au fonctionnement de l'Anpe (actuellement environ 30%), que l'Anpe pourvoit les opérateurs privés en "clients" (des demandeurs d'emploi qui n'étaient pas tous volontaires, loin s'en faut!). L'Anpe , contrainte et forcée, pour assurer sa survie financière, s'est pliée à cette exigence.
Puis est venue l'étape de la fusion des deux institutions ANPE et ASSEDIC. Il faut alors démontrer que les opérateurs privés ne sont pas très bons afin de pouvoir conserver tout les agents ANPE et ASSEDIC, quitte à se séparer des opérateurs privés ...
L'ANPE, n'ayant pas de comptabilité analytique, ne peut pas évaluer le coût de ses prestations. Le chiffre annoncé de 1.300 euros pour l'ANPE, à comparer avec le coût de 3.500 voire 4.000 euros pour les opérateurs privés, est à mon sens, fantaisiste ... Mais, je suis disposé à changer d'avis si on m'apporte la preuve du contraire!