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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Alexandre Soljenitsyne ... un très grand romancier.

5 Août 2008, 12:07pm

Publié par Jacques Heurtault

Quoique l'on puisse penser de celui qui devint, probablement malgré lui, un "leader" politique, il faut, c'est l'évidence même, rendre un hommage appuyé à ce romancier qui a eu le courage, au péril de sa vie, de dénoncer le système carcéral soviétique, ce fameux Goulag, système concentrationnaire prétendument "humain" (puisque la "prison", c'était, paraît-il, bien pire).

Je me souviens avoir lu, outre le fameux "archipel", Le Premier Cercle, Une Journée d'Ivan Denissovitch, Le Pavillon des Cancéreux ... Excellents romans, crûs de vérité!

Soljénitsyne fut aussi un penseur ....

Un de mes lecteurs régulier m'a fait parvenir des textes de cet auteur ...
Je vous les livre.

Début de citation :

 Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

  La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant....
 
  Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

Ca méritait d'être rappelé!
N'est-ce pas une excellente façon de lui rendre hommage?

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Maurice 07/08/2008 18:01

Et si on parlait de notre héros national qui se met à genoux devant les Chinois... Il est pathétique !!!!Lire l'article de "Marianne2.fr"...
Sarkozy otage des chinois
 
«Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous !». C'est avec ces mots d'une rare violence que Nicolas Sarkozy avait cru moucher le nouvel ambassadeur de Chine en France, qui brandissait la menace de conséquences graves sur les relations bilatérales si le président français venait à rencontrer le Dalaï Lama. Un mois jour pour jour après ces déclarations, face aux menaces chinoises de rétorsion économique, et suite à des entretiens extrêmement tendus entre officiels chinois et français de haut rang, à la limite de la crise diplomatique, Sarkozy a donc tourné casaque. C'est bien la Chine qui lui dictera ses rendez-vous. Un véritable camouflet diplomatique. Toujours des mots Durant toute sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait mis en avant son attachement à la question des droits de l'homme, se présentant comme faisant partie de ces être qui ne courbent pas l'échine devant les seules promesses de contrats... Après la répression des émeutes antichinoises au Tibet en mars, Sarkozy avait prévenu qu'il n'assisterait à la cérémonie d'ouverture que si la Chine renouait le dialogue avec les représentants du dirigeant en exil.
 
Pékin sonne la fin de la récré Sarkozyste
Pour Pékin, très irrité par les provocations du président français, la comédie a donc assez duré. Comme pour calmer le jeu, le président de la République fait même grossièrement du zèle, accordant une interview à l'agence officielle Chine Nouvelle, dans laquelle il tient des propos que n'auraient pas reniés les officiels chinois: rien que du prémâché, des généralités sur la ferveur, l'enthousiasme et l'investissement du peuple chinois ou encore sur la magnifique puissance chinoise. Nicolas Sarkozy a même poussé le bouchon jusqu'à souhaiter bonne chance à tous les athlètes chinois: « Je suis sûr que leurs performances seront à la hauteur de l'immense mobilisation qu'a montrée le peuple chinois pour l'organisation de ces Jeux ».
La France perdante sur tous les tableaux
A ce jour, la gestion diplomatique des relations franco-chinoises se révèle donc désastreuse. La France perdante sur tous tableaux: crédibilité, échanges commerciaux, diplomatie. Sans compter que l'on ne pourra mesurer la véritable étendue des dégâts qu'après les Jeux, selon qu'ils se dérouleront ou non sans débordements populaires, manifestations d'athlètes, répressions, encadrement des journalistes, limitations des accès à l'Internet etc.
 Si l'UMP assure aujourd'hui, sans apporter plus de précisions, que Nicolas Sarkozy recevra le Dalaï Lama avant la fin de l'année, c'est son épouse, la sans grade Carla Bruni, qui assistera à une cérémonie religieuse en présence du chef spirituel tibétain lors de sa prochaine visite en France. Peut-être en profitera-t-elle pour lui offrir son disque, le bien nommé «Comme si de rien n'était»...
 
Et les premiers commentaires…
 
1. Posté par Kiosk le 07/08/2008 17:14
Que de la gueule ! Mais que voulez-vous, c'est Sarko. Dur avec les faibles, rampant et servile avec les forts. L'image parfaite du roquet qui aboie de loin et présente son croupion en signe de soumission si la distance diminue? Ne reste plus qu'à le lui botter, car je ne vois pas et ne tiens pas à savoir ce que l'on pourrait en faire d'autre.  



2. Posté par bloupbloup le 07/08/2008 17:17
quel déchet ....



 
3. Posté par lanoirto le 07/08/2008 17:20
N.S est un poltron qui rampe devant les puissants; il achève de nous ridiculiser, notre image à l'étranger est déplorable. Les mots et les grands airs ne suffisent pas. Crétin, tu n'es pas Kennedy, tu n'es pas Roosevelt et tes agitations incessantes dans le vent n'arrangeront rien! Pour te sauver, fais profil bas, tais-toi surtout, obéis à l'Europe et cache-toi avec ta dynastie d'incultes.



 
4. Posté par gwenhadu le 07/08/2008 17:25
Sarko otage des chinois? Enfin une bonne nouvelle. Ne nous précipitons pas pour payer la rançon.



 
5. Posté par B52 le 07/08/2008 17:32
Faire le petit nerveux donneur de leçons le provocateur envers les jeunes quand on est ministre de l'intérieur ça épate peut-être l'électeur français mais ce genre de petit numéro n'impressionne pas les dirigeants chinois comment dit-on en chinois retourner sa veste?



6. Posté par k.tasse.trof le 07/08/2008 17:39
NS et les dirigeants chinois ne jouent pas dans la même cour NS pilote à vue, par impulsions La Chine a une politique à moyen et long terme Il faudra peut-être inviter ces dirigeants au prochain défilé du 14 juillet Peut-être Mme Sarkozy ira-t-elle « délivrer » quelques prisonniers politiques (à quel prix ?)



 
7. Posté par CF le 07/08/2008 17:40
Aux moins pour les médailles du 110 m de la honte, du saut de la médiocrité et du lancé de lâcheté, on est sûr de remporter l'or avec un minable pareil!!

Jacques Heurtault 07/08/2008 19:41


Sacré Maurice! Toujours prêt à utiliser la notoriété de mon blog pour faire la pub de son point de vue!
Bah! C'est de bonne guerre ... Je ne vais pas lui jeter la pierre ... dans un jardin japonais!
Le débat se poursuit! Que faut-il FAIRE vis à vis de la Chine?
On ne peut tout de même pas casser la gueule de "Son excellence Plénipotentiaire, Ambassadeur de la République POPULAIRE de Chine auprès de Monsieur le Président de la République Française"! Ce ne
serait pas convenable! Ca ne se fait pas!
Alors, quoi? (Lénine aurait dit "Que faire?", mais c'est une autre histoire! Quoique ... couac!).
Peut-être réserver nos achats de riz à la seule Chine? Ca leur ferait plaisir ... Quoique ... couac!


Alex-blanc 07/08/2008 11:53

Je vous invite à parcourir monblog. Vous y trouverez des préoccupations communes !Avec ma sympathieloic-emmanuel

Jacques Heurtault 07/08/2008 13:07


Je n'y manquerai pas ...


Daumont Jean 05/08/2008 23:03

Personnage remarquable, mais incommode, qualificatifs allant souvent ensemble ...J'ai ré-écouté ce soir sur France 5 avec beaucoup d'intérêt l'interview avec Bernard Pivot de 1998, comme j'avais écouté la veille celle de Gorbatchev, autre personnage atypique ...

Jacques Heurtault 06/08/2008 00:02


Moi, j'ai regardé Faust interprété par Roberto Alagna ... Un fils du peuple!


sergiozz 05/08/2008 17:30

Je pensais que cela pouvait être intéressant de mettre sur votre blog une pensée un peu différente de l'ensencement généralisé envers Soljenitsyne. Il s'agit de la prose de J.L.Melenchon. J'avoue que j'apprécie son ton sarcastique ... Désolé, je pense qu'on ne sera pas d'accord sur le sujet mais c'est un sujet sans doute plus intéressant que le débat sur les gentils toutous !!"Je me tiens à distance de mon clavier. Banal.  Apres la fin de la session parlementaire j’ai souvent cette nausée de tout qui signale le temps venu de la grande décompression… Ce soir c’est la radio qui me ramène au besoin d’exprimer contre un vent dominant une pensée critique. Bernard Henri Levy fait sur France info l’apologie de cet inepte rebouteux d’Alexandre Soljenitsyne qui vient de décéder. Il affirme que trois causes sont à l’origine de l’effondrement du communisme : « les USA, le pape, et Soljenitsyne ». Pitoyable résumé! Et l’ancien maoïste militant, ancien "nouveau philosophe",  de conclure «  un homme qui fait jeu égal avec les deux plus grandes puissances matérielles et spirituelles de notre époque, cela mérite bla bla bla… ». Je coupe la phrase car je crois bien qu’on connaît l’écœurante logorrhée des repentis. Certes, pour bon nombre de personnes qui réfléchissent, l’avis de BHL n’a aucune espèce d’importance. J’en suis conscient. Je sais parfaitement aussi que le dernier épisode de son « engagement intellectuel » contre le dessinateur Sine a fini de le situer du côté où finit la pensée et commencent les aboiements des serre files de tous les temps et tous les camps. Mais comme il a parlé, tout le monde sait donc de quel côté est la « bonne pensée »qui va tourner en boucle.  Je n’y suis pas, cette fois ci encore. J’ai de la mémoire. Soljenitsyne en visite en France, à l’occasion d’une cérémonie de circonstance à l’invitation de monsieur De Villiers, déclara dans son discours que la  devise de notre république, « liberté-égalité-fraternité »,  était « intrinsèquement perverse ». Après quoi il s’était lancé dans une apologie de la chouannerie aussi ridicule que peut l’être une transposition entre la situation de la Russie tsariste arriérée face aux bolcheviks avec la grande révolution française résistant à l’invasion anglaise qu’appuyaient les chouans. Minable. Le préfet du coin, une potiche administrative sans consistance, resta planté sur place à sourire comme un benêt au lieu de s’en aller séance tenante. Interrogé par mes soins  à propos de ce comportement le gouvernement de l’époque me fit répondre qu’il ne fallait pas « raviver les cicatrices du passé ». C’est la formule consacrée pour dire que les ennemis de la République sont libres de parler au nom de la liberté d’expression des idées modernes et ses amis priés de se taire au nom de la paix des cicatrices. On connaît. Mais rien ne nous oblige à ces révérences. Devant le flot de pieuses pensées émues que le décès de l’inepte griot de l’anti communisme officiel va déclencher il faut rester de marbre.Il faut maintenir un coin d’insolence. Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas.C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais. Ces lignes sont dédiées à leur mémoire."

Jacques Heurtault 05/08/2008 18:54


Votre citation de mélenchon est la bien venue ... Il y a deux facettes "Soljénitsyne" ...
1. La facette clairement anti-communiste, anti-goulag etc ... dont favorable à la liberté de penser, ce qui mérite approbation, du moins à mon sens.
2. la facette clairement réactionnaire (au sens du retour en arrière) qui est venue APRES, lorsqu'il a été "adopté" par "l'Occident". En temps que victime du sysstème soviétique, il est devenu,
comme beaucoup d'autres, inadaptable au monde moderne (la liberté, c'est bien, mais il faut savoir s'en servir!). Diu coup, il est s'est réfugié dans le passé, voire le passéisme et est devenu
réactionnaire ...
La conjonction de "l'âme russe", naturellement un peu "déjantée" et de la mentalité d'assisté engendrée par le système soviétique lui-même a donné, en régime "forte", Soljénitsyne! Mais il a bel et
bien contribué à la chute du système ... Mais pas autant que Gorbatchev, loin s'en faut!