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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Sauver la Presse?

4 Octobre 2008, 08:30am

Publié par Jacques Heurtault

Pour avoir vitupéré avec vigueur, parfois même véhémence, le comportement manifestement non-professionnel, parfois même franchement irresponsable de la Presse, je serais tenté de répondre NON à la question posée ...

Il faut cependant se demander ce que deviendrait un pays sans aucun organe de presse. Une telle perspective est proprement impensable ...

Alors que faire?

Intervenir, évidemment ... mais en posant des conditions!

A défaut de publier les éventuelles conditions posées puisque ne les connaissant pas (à supposer qu'elles existent!), je vais me limiter à publier MES conditions, seules susceptibles de provoquer, de ma part, un mouvement d'adhésion franc et loyal.

1. Suppression pure et simple de toute forme d'aide économique et financière AUTOMATIQUE à quelque organe de presse que ce soit, sous quelque forme que ce soit.

2. Octroi d'une aide quelconque conditionné par la signature PREALABLE d'un CONTRAT avec le pourvoyeur de ladite aide. Le non-respect du contrat entrainant la supression pure et simple de celle-ci.

3. Parmi les conditions devant figurer au contrat préalable ...
3.1. La signature d'un Code de déontologie journalistique développé à partir d'un texte législatif de même portée voté par le Parlement. Jusqu'à présent, les "journalistes" ont toujours refusé une telle perspective. Au vu de ce que les "jouranleux de merde" sont capables, parfois, de produire, on les "comprend"!
3.2. Parmi les clauses devant figurer dans un tel contrat, j'y vois l'impérieuse nécessité d'interdire à toute personne titulaire de la carte de journaliste la possibilité de développer ses convictions personnelles. Ce droit devant être limité aux seules personnes non-titulaires de ladite carte.
Disons qu'il s'agit d'un moyen devant conduire un journaliste à choisir entre "Tu veux la carte et, par conséquent, tu t'abstiens de donner ton opinion" ou bien "Tu veux donner ton opinion et, par conséquent, tu acceptes de ne pas bénéficier de la carte de journaliste (et des avantages très matériels qui vont avec!)"
Je n'ai, en effet, que faire de l'opinion personnelle de "Monsieur Machin" ou de "Madame Truc", journalistes. Il m'importe, par contre, d'avoir l'opinion de telle personne exerçant telles responsabilités dans tel secteur de la société.
Un journaliste doit, selon moi, se limiter à recueillir des faits et à les relater sans retenue "pondérée" (mais en les présentant d'une manière ordonnée afin que le lecteur puisse aller, rapidement, à ce que lui, lecteur (et non pas le journaliste!), juge important.
3.3. J'y vois aussi l'obligation pour tout organe de presse, désireux d'obtenir la précieuse manne publique, de consacrer au moins un quart de sa pagination, hors publicité, à la publication de tribunes de libre expression ouvertes non pas à tout le monde mais à toutes les personnes exerçant, à un titre ou à un autre, un rôle public, l'organe de presse ayant le libre choix de ses "contributeurs-tribuniciens", ceux-ci ne pouvant, en aucun cas, être titulaire de la carte de journaliste. Cette façon de faire doit, dans mon esprit, favoriser, la presse dite "d'opinion", la manne publique devant être octroyée notamment sur la base du volume de pages ainsi affectées et sur la base du nombre de numéros EFFECTIVEMENT VENDUS.

4. Parmi les dispositions législatives et réglementaires (et non plus contractuelles!) devant être prises, j'y vois, notamment, la répression de toutes les formes de violences physiques exercées à l'encontre de quiconque dans le cadre ou en marge d'un conflit social. En clair, c'est la prison (très) ferme à l'encontre des gros bras du Syndicat du Livre qui, systèmatiquement ou presque, exercent de telles violences sur des personnes ou sur des biens lorsqu'un de leurs précieux avantages exhorbitants est, un tant soit peu remis en question. Par exemple, la dispersion ou la confiscation des journaux qui n'ont pas été imprimés par le "Syndicat du Livre" est une "méthode" assez courante qui doit être réprimée.
A fortiori les violences exercées à l'encontre des personnels ne faisant pas partie de ce "Syndicat du Livre" ...

5. J'y vois aussi l'abrogation de tous les arrétés d'extension des conventions collectives de la profession et de toutes les dispositions de nature à conforter, artificiellement, je ne sais quel monopole complètement hors du temps détenu par ce "Syndicat" dont les exactions encore trop fréquentes (quoique en diminution) font que nos journaux ont un prix anormalement élevé. Le prix d'un quotidien, dans des conditions de marché normal, ne devrait pas dépasser 50 centimes alors qu'il est souvent proche de 1,5 euro, pour un contenu qui reste décevant pour les raisons susdites.

Le débat est ouvert ... au moins sur ce blog (ailleurs, notamment dans les organes de presse, c'est moins sûr!).    

Commenter cet article

Jacques 07/10/2008 19:17

Europe : unité de façade pour les ministres des Finances Opinion ou fait ...à la Une du...Figaro ????jf.

Jacques Heurtault 09/10/2008 18:58


Opinion, bien sûr!


GM 06/10/2008 11:56

J'aime bien vos propositions 3.2 et 3.3.Pour le reste, la "sanction" est nette : ils peuvent publier ce qu'ils veulent, de toute façon on ne lit pas et ça passe au pilon !Mais encore faut-il preuve d'un minimum de sens critique qui lui doit s'apprendre à l'école et en famille.On en est loin...La preuve : JF ne note pas l'équipe comme journal recevant des aides au numéro vendu.C'est pourtant le seul quotidien qui se vend par millions.Le second "indépendant" financièrement étant le "Canard", mais c'est un hebdomadaire.Bref, c'est dire le niveau de l'intellect des lecteurs.Ils n'ont la presse que ce qu'ils méritent.

Jacques Heurtault 06/10/2008 15:24


Le canard enchainé est un cas à part. c'est un journal qui se revendique satirique. On ne peut donc exiger de lui qu'il soit aussi "sérieux" que les autres. Tout au plus être aussi indépendant des
équipes au pouvoir, de droite comme de gauche... Ce n'est déjà pas si mal.


Jacques 06/10/2008 10:14

Qu'il y ait des "journaleux de merde", c'est un fait.Qu'une "très forte proportion de journalistes aient choisi ce métier non pour informer mais pour développer leurs conceptions personnelles...aux frais de la République" est une opinion.Et cette opinion est méprisable, car non argumentée.Quelle est cette forte proportion?Qui sont ces journalistes ?Comment se retrouvent-ils "aux frais de la République".Qu'on s'en prenne à certains journalistes soit qui le méritent, soit qu'on n'aime pas, bon...Qu'on accuse ainsi sans preuve la quasi totalité d'une profession n'est pour le moins pas très élégant !jf.J'en profite pour dire que j'approuve le commentaire de JMV

Jacques Heurtault 06/10/2008 12:04


Oui, j'exprime mes opinions! Car je ne suis pas journaliste ...
Je n'accuse pas sans preuve ... Je dis ce que je pense.
Exemple : l'invraisemblable complaisance dont bénéficie besancenot qui a encore redit, ce matin sur France Inter, sans être rectifié par demorand, que Rouillan avait purgé sa peine, ce qui est
faux!


JMV 06/10/2008 02:41

Pour enrichir votre réflexion, un rapport d'information de 2004 d'un sénateur sur la presse. C'est très détaillé mais factuel. C'est presque du journaliesme comme l'aime Jacques Heurtault.http://www.senat.fr/rap/r03-406/r03-4069.html

Jacques Heurtault 06/10/2008 07:31


Merci pour le lien!


JMV 06/10/2008 02:19

Globalement, cette réflexion audacieuse est simplement une réflexion de bon sens.Néanmoins, j'assouplirais le point 3.2: si le journaliste doit rapporter objectivements des faits, je ne vois pas de raison de limiter les publications aux seuls faits sous peine de supprimer la presse d'opinion. La diversité doit être maintenue et ce serait le cas en effet comme le propose Jacques Heutault avec des intervenants extérieurs. Mais il est à craindre qu'ils seront choisis en fonction de leur sensibilité (ainsi sur France Inter par exemple "dans CO2 mon amour" avec le Pr JM PELT dont les convictions sont bien connues et en entendant guère des avis divergeants). En conséquence, le commentaire personnel du journaliste pourrait être accepté mais devrait être clairement identifié en tant que tel, "non révisionniste" et limité dans son volume (cad éviter 1 colonne de commentaires succédant à 2 lignes de faits).La presse française n'est pas à dépoussiérée mais à refondre. La WW2, c'était il y a plus de 60 ans et depuis cette époque, bien des secteurs d'activité ont su évoluer pour survivre et se développer pour certains. Sur quelle base repose cette exception?La presse est un pilier de la démocratie lorsqu'elle remplit avec objectivité son rôle d'information. Sinon c'est la Pravda ... qui n'est plus.

Jacques Heurtault 06/10/2008 07:30


Une très forte proportion de journalistes ont chosit se métier non pour informer mais pour développer leurs conceptions personnelles ... au frais de la République.
Il est hors de question de supprimer la presse d'opinion! Je veux, tout au contraire la développer!


Jacques 06/10/2008 00:06

Vous jouez sur les mots, mais ça vous regarde.
Car de fait, les articles dont j'ai donner les titres expliquent ceux-ci.
la télé a relayé ces faits: on a vu les parlementaires dézinuer Guaino devant les caméras, on a vu les Députés et Sénateurs UMP ripailler dans un grand hotel d'Antibes.Mais vous pouvez toujours soutenir, si ça vous chante, qu'il s'agit d'opinions et non de faits.jf.

Jacques Heurtault 06/10/2008 00:55


Si les parlementaires UMP ont "dézingué" Guaino, celui-ci n'a donc pas jeté le trouble chez ces mêmes parlementaires! Simple question de logique ...
Ces mêmes parlementaires n'ont pas plus "ripaillé" que ne le font les socialistes dans des circonstances comparables. Le journaliste est, évidemment, de parti pris et, faute de trouver des
critiques sérieuses (elles ne manquent pas!) relève des "faits" qui ne devraient même pas être mentionnés.  


Jacques 05/10/2008 12:14

Le Monde 4/10"Henri Guaino jette le trouble aux journées parlementaires de l'UMP."  Opinion ou fait ????"Récession  ou pas, le champagne coule à flots aux journées parlementaires de l'Ump". Opinion ou fait ?jf.

 

Jacques Heurtault 05/10/2008 19:40


Le titre relève de l'opinion, pas du fait. Il y a un jugement, une appréciation personnelle du journaliste dont je n'ai que faire. Il m'importe de savoir si un ou plusieurs parlementaires ont
publiquement exprimé leur trouble et, si oui, qui.
Par nature, le champagne ne coule pas à flot. Jamais. Dire cela est donc une opinion ... Une telle affirmation est destinée à forger la conviction du lecteur que les parlementaires UMP ne sont pas
en phase avec les électeurs.
Les faits, ce sont, le cas échéant, ce que Guaino a dit aux journées parlementaires (auxquelles il n'assistait pas!) ou bien ce que tel ou tel parlementaire a dit, publiquement, sur la thématique
bien connue (mais qu'il est, en l'espèce, opportun de rappeler!) développée par ailleurs par Guaino.
Stop aux citations volontairement tronquées dans le but d'induire le lecteur en erreur sur l'opinion qu'il pourrait avoir sur tel ou tel ...! C'est, hélas, ce que font beaucoup de
journalistes!t 


Jacques 05/10/2008 00:35

- En Bretagne, il y aussi "Le Télégramme de Brest", "Presse Océan" (perquisitionné cette semaine crois-je savoir) même si ils moins "importants" que "Ouest France".- Quant aux propriétaires de journaux, vous citez-là, à peu de choses près, ce que le Conseil National de la Résistance prônait.Malheureusement, ses idéaux, son programme sont actuellement voués aux gémonies par le pouvoir actuel qui ne se cache même pas de vouloir défaire (et s'y emploie activement) tout ce qui endécoule.- Donnez donc des exemples de journalistes qui commentent ???jf.

Jacques Heurtault 05/10/2008 07:52


Le Conseil National dela Résistance prônait ça? Je ne me savais pas aussi cultivé!
C'est vrai : il y a Le Télégramme et Presse Ocean (ce dernier surtout du côté de Nantes; je ne le connais que du titre). Le Ttélégramme est du même tonneau que Ouest France. Il n'y a guère que le
format qui change (tabloïd pour Le Télégramme, avec des agraphes!).
Le monde d'aujourd'hui n'a quand même plus grand chose à voir avec celui de 1945 ... Il est vrai que les idéaux ont la peau dure (et c'est tant mieux!).
Lisez Le Monde!
1. Les Etats Unis confrontés à un sérieux risque de récession. C'est une opinion! Pas un fait!
2. Il va manquer 18 millions d'instits dans le monde. C'est une analyse, issue d'un "rapport" de l'Unesco! Pas un fait! (Comment a-t-il été bâti, ce rapport? On en sait strictement rien).
3. Jean Baptiste de Montvalon développe une "analyse" ... Aucun chiffre!
4. Patrick jarreau, avant hier, en page 2, etc ...
5. Pierre Antoine Delhommais en dernière page (la revanche du samouraï)! Encore une opinion ...
Il est vrai que ce que je demande conduit inévitablement à faire des recherches, à fournir des chiffres, à citer longuement des acteurs de la vie politique, économique et sociale ...Bref! Beaucoup
de boulot ... C'est plus simple de degoiser des généralités!
 


Daniel HEURTAULT 04/10/2008 23:47

complètement d'accord avec toi.

Daniel HEURTAULT 04/10/2008 19:37

D'accord, Jacques sur tes propositions mais tu ne dis rien sur les magnats de la presse, notamment sur les copains de Sarko! Il y a les journalistes d'accord mais les patrons de presse doivent aussi être recadrés. La liberté de la presse passe par l'indépendance des journalistes mais surtout par l'indépendance financière des médias . Leur financement doit être indépendant de toute puissance (pouvoirs publics, mais surtout aujourd'hui des puissance d'argent); Il faut donc interdire par la loi à tout groupe privé vivant notamment de la commande publique de détenir plus de 25% dans les grands médias. C'est un minimum!!

Jacques Heurtault 04/10/2008 22:35


je suis beaucoup plus sévère que toi ... Je verrais bien l'obligation que tout organe de presse, pour avoir le droit de paraitre, ne soit détenu que par des personnes physiques dont la part maximum
de chacune ne puisse en aucun cas dépasser 1%. Les détenteurs de la carte de journaliste n'aurait pas le droit de posseder ne serait-ce qu'une seule action!
Je veux des journalistes qui informent, pas des journalistes qui commentent! Le commentaire est réservé aux citoyens, es-qualité.


Jacques 04/10/2008 16:50

Pour les aides actuellesAux dernières nouvelles voici les seuls titres nationaux qui béneficient d'une aide de l'Etat, BASEE SUR LE NOMBRE D'EXEMPLAIRES EFFECTVEMENT VENDUS !





Titres







La Croix







Les Echos







Le Figaro







France Soir







L'Humanité







International Herald Tribune







Libération







Le Monde







Paris-Turf







La Tribune








On  est donc loin de "toute" la presse.En ce qui concerne la presse quotidienne régionale, seuls 35 quotidiens régionaux et 23 quotidiens départementaux en bénéficient. Mais je n'ai pu encore trouver leur liste.Cette aide n'a donc rien d'AUTOMATIQUE comme vous le prétendez.Ces listes sont d'ailleurs révisées tous les trois ans.Contrairement donc à ce que vous laissez entendre, ce n'est pas toute la presse qui en bénéficie. Et notamment pas les hebdomadaires.En revanche, toute la presse écrite bénéficie d'une aide en matière de transports postaux. Mais comme leurs coûts sont répercutés aux abonnés, ce sont eux, in fine, qui bénéficient de la subvention.La Charte professionnelle
Je ne vois vraiment pas ce qui vous choque dans son alinéa 2. Puisque cela ne concerne que "L'HONNEUR" des individus !
C'est exactement identique chez les notaires, les médecins, les magistrats, les comptables et même les ...Résistants.
Cela n'exonère en aucune manière quelque journaliste que ce soit de poursuites judiciaires au ca où !Le vrai problème
que vous semblez ignorer, c'est que de plus en plus de "médias" embauchent des "gens" qui ne sont  titulaires ni d'un diplôme de journaliste ( Mme Ferrari sur TF1, M. Pujadas sur France 2 pour ne citer qu'eux) ni d'une carte de journaliste, les pigistes par exemple.Les médias s'exonèrent ainsi de la Convention Collective des Journalistes.Et ce faisant, les médias ne councourrent certainemnt pas à l'indépendance de leurs "journalistes". Nombre d'entre eux sont invités, non pas à donner leur opinion personnelle, mais celle du média dans lequel ils ont été embauchés.... Le prix au numéro.
Vous êtes vraiment très fort pour affirmer qu'aux "conditions du marché normal" (conditions que vous ne précisez même pas....), ce prix devrait être de 50 centimes....Notons donc que le "Canard Enchaîné", seul journal sans publicité ni aides, est tout de même de 1,20 euros.Voilà pour l'heure...jf.

Jacques Heurtault 04/10/2008 19:12


La presse quotidienne régionale bénéficie, très souvent, d'un monopole de fait. L'exemple le plus typique étant Ouest France que je connais bien étant breton et ayant vécu en Bretagne plus de 22
ans. Cette situation n'est pas saine. Je lis Ouest France (quand ça m'arrive!) en un quart d'heure et j'en trouve le contenu affligeant, désespérant, presque!
cela dit, Ouest france est vendu 0,70 euro ... D'où vient le coût du journal sinon de ses conditions de fabrication? Pourquoi ne peut-on pas acheter deux ou trois quotidiens, chaque jour? Pourquoi
trouve-t-on si peu d'informations dans les quotidiens mais plus souvent des ressucées des agences de presse? Parce que les journalistes ne font pas leur travail! Ils prefèrent donner leur opinion
personnelle sur tel ou tel sujet ... chose dont je n'ai que faire! Ce que je veux, c'est de la matière presque brute ...
dans Le Monde de ce soir, 4 lignes sur l'annulation de l'élection de Jacques Martin, rien sur son inéligibilité! Mais 4 lignes également sur l'annulation de l'élection du maire d'Aulnay sous Bois
(socialiste)!


Pascal Barut 04/10/2008 11:19

Oui, il est vrai que la presse, particulièrement, notre presse Française est éternellement malade. il est vrai que nombre de jounalistes (journaleux serait plus exact) sont bien au dessous de ce que l'on souhaiterait lire. Un autre problème est que les journalistes sont des littéraire (parfois à quatre sous), mais jamais ou très rarement des comptables. Un journaliste ordinaire ne sait, même s'il est spécialisé en économie, que très rarement qu'un et un font deux. Par contre ils vous feront des pages pour vous expliquer que, selon les cas un et un peuvent faire plein de choses ... Deux ... ? c'est quoi ?Mais le problème qui est abordé par ce cher Jacques est à comparer à celui d'Internet. Il y a sur Internet tout le bon et tout le mauvais. Le fond du problème est qu'il faut savoir sortir le bon grain de l'ivraie !Savoir lire le journal !... Des journalistes du Monde avaient fait un excellent boucain sur le sujet. Il est actuellement introuvable.Alors, légiférer ? Certes c'est tentant ! Mais combien de lois sur ce genre de problèmes ont abouti soit à des usines à gaz, soit à provoquer des fiascos ! Monsieur Sapin a, un jour fait une loi pour aider la presse à se sorrtir de sa gestion débile. Certains journaux en étaient arrivés à faire des ristournes sur la publicité allant jusqu'à 75%. Il y mis bon ordre ! Sauf qu'il provoqua plusieurs dizaine de fermetures de petites agences de pub qui étaient des petites rivières qui alliementaient le grand fleuve de la presse. C'est alors que les journaux se trouvèrent à n'avoir que les grosses publicité. L'on sait qu'en matière de commerce, il vaut mieux avoir cent petits clients que deux gros. Losque vous perdez un client, dans un cas cela ne gène personne, dans l'autre, c'est la faillite.Il ne faut pas donc pas faire n'importe quoi.Il y a un autre sujet qui est : les Français savent-ils lire quand ils ont un journal entre les mains ? Peut-être, s'il est hebdomadaire, mais lire un quotidien ! Le Val de Marne est, à ce sujet très bien placé ... les Val de Marnais ne doivent pas avoir ni lire , ni écrire  ! Mais c'est un autre sujet.

Jacques Heurtault 04/10/2008 11:32


La responsabilité ne saurait être imutée aux lecteurs ...Elle ne doit être imputée qu'aux rédacteurs ... c'est à dire aux journalistes dont beaucoup ne méritent pas, loin s'en faut, le label!


Daumont Jean 04/10/2008 09:49

 Très bonnes suggestions, dont le comportement de la presse à propos d'un certain Rouillan justifie l'application...

Jacques Heurtault 04/10/2008 11:27


Et s'il n'y avait que Rouillan! ce n'est que le centième ou le millième de la partie émergée de l'iceberg ... Il est vrai qu'ils sont en train de fondre!


is renseignez-vous donc bon sang aulieu d'petre obnubilé par 04/10/2008 09:40


La Charte des devoirs professionnels des journalistes français a été initialement rédigée en juillet 1918, puis révisée en janvier 1938.


Un journaliste, digne de ce nom,


prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ;
n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
garde le secret professionnel ;
n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
ne confond pas son rôle avec celui du policier.


Premier élément de réponse à votre billet.Je vous en prépare d'autres.jf.

Jacques Heurtault 04/10/2008 11:26


Excellent! Merci.
Je note "ne reconnait que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d'honneur professionnel" ... C'est là que le bas blesse! Car cette clause institutionalise le corporatisme de plus vil
par la technique du "je te tiens, tu me tiens par la barbichette ...". Pareillement "Ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière" ... Il les signent, quelque fois d'un
pseudonyme! Ou bien, il ne les signe pa s du tout ...
J'attends avec impatience d'autres éléments de réponse.