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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Jean-Pierre Raffarin devant des chefs d'entreprises.

10 Avril 2006, 18:52pm

Publié par Jacques Heurtault

A partir du blog de Jean-Pierre Raffarin, je suis arrivé sur un résumé de son intervention devant un parterre de chefs d'entreprise du Poitou Charentes. Je vous en livre le contenu.

Moi, j'aime bien Jean-Pierre Raffarin. Visiblement, il n'avait aucune ambition politique personnelle. C'est du moins ce que j'ai ressenti pendant toute la durée de son mandat de Premier Ministre. Je n'ai pas apprécié les conditions de son départ de Matignon. J'aurai préféré que Chirac dissolve l'Assemblée Nationale sur le fondement du hiatus évident entre l'expression populaire (favorable au NON) et la nette tendance majoritaire au sein du Parlement (favorable au OUI).

Chirac devrait m'écouter plus souvent ... Rions ensemble!

Voici le texte de l'article :

Le Club des entreprises du Bocage Bressuirais avait invité vendredi 7 avril Jean Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne et ex-Premier Ministre à Bocapôle pour lui permettre de visiter ce site dont il a financé une partie des travaux au temps de son mandat régional.
Une architecture "puissante, mais sans arrogance", telle a été la description de l'élu pour ce site fraîchement inauguré.
Mais le but de la soirée était autre :  pas moins de 300 personnes, chefs d'entreprises du département, membres des Clubs d'entrepreneurs de Bressuire, Thouars, Parthenay essentiellement, étaient venues écouter les confidences de l'ex-Premier Ministre sur ses années à Matignon.

L'animateur, le journaliste Patrice Arditi est donc revenu sur ces années assez exceptionnelles pour l'ex Premier Ministre, devant une assistance attentive.
On le sait, le "directeur général de la Maison France", comme il aime lui-même à se qualifier, a pris ses fonctions le 6 mai 2002 pour en démissionner au lendemain du Référendum sur la Constitution européenne.
Un long parcours donc, semé d'anecdotes, mais surtout le poids d'une fonction donc l'exposition médiatique peut quelques fois être violente.

Une notion de GRH au sein du gouvernement

Jean Pierre raffarin déclare avoir souhaité diriger son gouvernement comme une entreprise, (son parcours est davantage celui d'un manager que celui d'un énarque) instaurer un vraie autorité, celle du chef au milieu de son équipe, présent pour la motiver et la pousser vers la réussite. Rien d'évident lorsque la notion de pouvoir fausse les cartes.
Puis l'ex Premier Ministre de lancer un comparatif avec nos voisins européens : "la faiblesse de la France par rapport à l'Allemagne, l'Espagne, ... c'est que dans ces pays là, les partis poJPR.jpglitiques se structurent, se préparent pour l'exercice de responsabilités ; programmes et compétences internes sont prêts en permanence pour répondre à la sollicitation des électeurs. En France, on agit dans l'urgence, on manque de préparation dans les partis politiques ; le jeu consiste à démolir les idées de l'opposition sans réelle construction. Pour exemple, lorsqu'Angela Merkel a été élue Chancelière Allemande, toute son équipe était prète et organisée pour prendre ses fonctions immédiatement."
Avant d'ajouter : "Pour une direction du Pays efficace, il faut un bon équilibre entre l'expérience et l'innovation. Il faut donc permettre aux plus jeunes d'acquérir cette expérience dans les Secrétariats d'Etat et avoir une équipe gouvernementale mixte, entre maturité et expérience politique des plus anciens et idées novatrices des plus jeunes."

Une autre nécessité au sein du Gouvernement : celle de prendre la bonne décision au bon moment, "il faut du temps pour mener une action politique constructive, mais aujourd'hui, tout va très vite, tout est médiatisé, on le voit avec les conflits actuels autour du CPE par exemple. D'où la nécessité de préparer l'action avant l'action, de se laissr un peu de temps pour agir en concertation avec les partenaires sociaux. Le dialogue est une notion incontournable - chacun en France veut être entendu pour ses différences - et il renforce la nécessité de travailler en amont."
Quant aux sondages, évoqués par Patrice Arditi : "ils sont importants quand on est candidat à une fonction, autrement, ils sont un indicateur mais il ne faut pas se baser dessus au même niveau qu'un audimat pour une émission de télévision" précise Jean Pierre Raffarin, avant d'ajouter : "D'autre part, une telle fonction nécessite de garder le sens des réalités, malgré le pouvoir qui y est associé, et l'importance médiatique qui lui est donnée."

La France doit miser sur son potentiel et cesser de se replier sur elle-même

Quant à la dimension internationale de la France, l'ex-Premier Ministre de préciser : "la France doit entretenir ses alliances européennes et internationales. Actuellement, elle est en repli et ne regarde pas assez autour d'elle, faisant de ses traditions un modèle. La précarité est dans le monde, et il faut s'y adapter mais le Pays a un rôle à jouer et dispose d'un formidable potentiel pour être attractif en termes économiques. Il faut que l'on sache dépasser notre histoire, avoir confiance."
Avant de conclure sur les moyens à se donner pour atteindre ces objectifs : "C'est par le travail qu'on crée le moteur économique, il faut aller de l'avant, d'autant plus si on veut garder notre modèle social."

La soirée devait se clôturer par un dîner pendant lequel les chefs d'entreprises présents on pu faire le parallèle entre la fonction politique et leurs fonctions managériales.

Fin de l'article.

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Christian BOIS 11/04/2006 22:58

C'est effectivement ce que j'ai voulu dire, maladroitement. L'Enarque ne forme que des hommes politiques, pour la politique (pas forcément bons) et des hauts fonctinnaires. D'autres écoles ou facultés qui n'ont rien è voir avec la politique peuvent "produire' des professionnels de tous genres qui seront de bons politiques (exemples que vous citez). Suis-je clair cette fois ?
Oui, l'intervention de Fillon a été bonne et sa proposition suivie !

Jacques Heurtault 10/04/2006 21:57

Comment faut-il comprendre "hommes politiques"? Sarkosy non plus n'est pas "énarque"? Raffarin non plus ... Sarko est présenté comme un démineur de conflits sociaux. Le fait est qu'il se débrouille pas trop mal sur ce registre.
J'ai écouté François Fillon. Bonne intervention. 

Christian BOIS 10/04/2006 21:48

Ce n'est pas un discours d'énarque mais d'ancien de l'E.S.C.P. ( Ecole supérieure de commerce de Paris) qui forme des managers, pas des hommes politiques !