Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 22:30
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Nul besoin de se livrer à je ne sais quelles exégèses tortueuses ... La "manip", là aussi, est claire...
1. Il serait on ne peut plus hasardeux de croire qu'il s'agit d'une lutte de personnes. Il s'agit, bel et bien, d'une lutte d'orientation.
Le Parti Socialiste est confronté à un choix historique : que faire pour retrouver le pouvoir?
Il a le choix entre deux stratégies et seulement deux.

1. S'ancrer désormais au CENTRE-GAUCHE et devenir, à terme le Parti Démocrate dont la France a tant besoin comme facteur d'équilibre de sa démocratie.
Pour cela, il faut qu'il dise clairement qu'il va D'ABORD chercher ses alliances au CENTRE, à charge aux électeurs très à gauche de choisir entre un maintien de la Droite au pouvoir (en refusant de soutenir cette construction politique) et un retour de la Gauche aux responsabilités (en accordant leur soutien à une équipe, certes pas très à gauche mais à gauche tout de même). Normalement un électeur très à gauche doit faire le deuxième choix. Faire le choix inverse, c'est, strictement, faire ce que l'on appelle la politique du pire (quitte à avoir une politique pas très à gauche, choississons la Droite très réactionnaire, comme cela, au prochain coup, les électeurs auront compris qu'il faut voter très très à gauche ...)

2. S'ancrer, comme d'habitude, à gauche avant l'élection pour faire ensuite, après l'élection, une politique de centre gauche puisque, de toute façon, il est IMPOSSIBLE de faire autrement ... On sait ce que donne ce genre de stratègie : beaucoup de désillusions puisque les promesses électorales ne peuvent alors être tenues. Cela se traduit par une montée du populisme, c'est à dire de l'extrème droite. Pour ce qui me concerne, ce sera : "Non, merci! Après tout, il me reste alors le choix de voter pour le CENTRE DROIT qui n'est quand même pas si éloigné que cela du CENTRE GAUCHE. Il est exclu que mon vote serve de force d'appoint à des aventuriers manipulés par l'extrème gauche! C'est à prendre ou à laisser! Avis "to whom it may concern"!

Or, l'élection du prochain Premier Secrétaire du Parti Socialiste a une incidence directe sur le choix de la stratègie ...

Si c'est Ségo, pas de problème! Elle a dit clairement que ce doit être aux militants de décider du choix des alliances. Il ne fait aucun doute que, confrontés à une telle demande, ils choisiront le CENTRE et non l'extrème gauche ...

Les trois autres (Hamon, Aubry et Delanoë) ne veulent évidemment pas que la parole soit donnée aux seuls militants! C'est l'appareil qui doit décider. Les militants, eux, ils sont là pour coller les affiches, pas pour décider des orientations ... (Non mais, sans blague! Et puis quoi, encore? Pourquoi pas un socialisme à visage humain tant qu'on y est!).

Il faut donc que Ségo soit, coûte que coûte, battue Jeudi prochain!

Or ce con de Delanoë, vexé ne n'avoir pas été placé en tête (malgrè le soutien de Hollande!) à cause de Aubry, n'a voulu, dans un premier temps, qu'en faire à sa tête. Ne voilà t-il pas qu'il refuse de se porter candidat au poste de Premier Secrétaire!
Ce faisant il prend le risque de faire en sorte que se soit Hamon qui arrive au second tour pour faire face à Ségo ... Laquelle Ségo serait alors élue, sans AUCUN problème! Du coup, la vieille garde du PS s'en trouverait liquidée, purement et simplement ... (grand bien nous fasse, à nous, Peuple de France!).
Pas folle la guèpe Delanoë ... Elle a compris! Changement de fusil d'épaule ... Machine arrière toute! Le même qui disait "Plus JAMAIS Fabius" se retrouve aujourd'hui à faire exactement le contraire puisque Fabius soutien Aubry depuis le début... On en est pas à une contradiction près!

Aussi le plus sage est-il d'attendre que les militants du PS se prononcent eux-mêmes sur le choix de leur futur premier secrétaire ...

Rappelons que, avant le vote des motions, Celle de Ségo était promise à une petite troisième place, derrière Delanoë et Aubry (c'est précisément pour cela que Aubry s'était risquée dans la bataille n'imaginant pas une seconde qu'elle arriverait troisième!).
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, est arrivée en tête!

Rappelons que, lors de la désignation du candidat PS pour la Présidentielle, Ségo était donnée, au mieux en ballotage au premier tour ... les deux autres se chargeant de faire alliance au deuxième tour pour lui faire la peau, une bonne fois pour toute ...
Manque de bol pour les caciques, Ségo, à la suprise générale, a été désignée dès le premier tour, mettant fin aux espoirs de règlement de compte à O.K. Corral ...

Les militants du PS auront-ils, cette fois encore, assez de lucidité pour se rendre compte qu'il est temps de tourner la page? Sauront-il élire Ségo dès le premier tour comme Premier Responsable de leur parti? Jamais deux sans trois dit-on!
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Commentaires

Le parti pourra meme se diviser en 2 groupes ... mdr
- La Gauche centriste menée par Ségo (Le PS, logique)
- Ou rejoindre Mélanchon pour "le parti de la gauche"
Il me semble qu'il avait collaboré sur la motion de Benoit Hamon, non ?
Peut être faudra-il s'attendre a un hypothétique depart également ?

Ca fera aussi le troisieme remaniement de ce parti
Car a l'époque du Tonton y avait eu un changement de directives
Puis ensuite les grandes resolution apres la defaite de Jospin
Et aujourd'hui pour redonner confiance a un électorat perdu

S'ils veulent reellement donné un nouveau souffle au parti
Je ne pense pas que Ségo ou Aubry exprimeront le changement
Dommage que se ne soient pas TOUT les militants qui doivent voter
Certaines personnes risques d'etre mises aux rabais
Commentaire n°1 posté par bria le 18/11/2008 à 01h10
Normalement, Jeudi, jour du vote de tous les militants (c'est à dire des adhérents à jour de leurs cotisations), tous peuvent voter. Il faut simplement qu'ils se déplacent ...pour mettre leur bulletins dans l'urne.
Aubry pour provoquer le changement au PS? Bien qu'étant à 100 lieues des positions de Hamon, je crois que ce dernier a plus de chance d'incarner le changement que Aubry ... qui à mes yeux représente la "ringarditude" absolue!
Reste Ségo ... Au PS, c'est toujours comme ça : les congrès se gagnent "à gauche toute". Pour, ensuite, faire de la gauche molle très éloignée des préoccupations des gens qui ont cru à la sincérité du PS! Ensuite, les dirigeants du PS s'étonnent de l'effrittement de leur base électorale ...
Réponse de Jacques Heurtault le 18/11/2008 à 06h32
Les démons du "tapis vert", quand même.... quand ils vous tiennent : ça donne de la "démocratie poubelle", ces combinaisons d'appareil !

Et on veut confier l'avenir du pays et de nos gamins à ces gens-là ?

Après tout, si c'est le cas, c'est que nous méritons pas mieux !
Commentaire n°2 posté par GM le 18/11/2008 à 08h48
C'est tout l'objet du questionnement en cours! On en saura plus Vendredi matin.
Réponse de Jacques Heurtault le 18/11/2008 à 12h36
Je cite >> ça donne de la "démocratie poubelle"

C'est vrai, d'ou l'expression :
Mieux vaut une bonne dictature qu'une mauvaise démocratie
En politique ou dans le travail, plus y a de chefs moins ca avance

Ce qui leurs manquent aussi c'est le panache
Critiquer systematiquement l'opposition à chaque interview c'est ringard, digne d'une cours de récré
Donc en plus des élections, ils devront grandir un peu plus
Et se preparer a épater la population si demain le pouvoir leurs étaient donnés ...
Commentaire n°3 posté par bria le 18/11/2008 à 10h44
Ouh,là! Une "bonne "dictature? Connais pas! Une mauvaise démocratie? D'après Churchill, c'est le pire des régime mais c'est le seul possible! C'était pas un con, Churchill ...
Réponse de Jacques Heurtault le 18/11/2008 à 12h38
La machine à perdre du PS est en route si Aubry ou Hamon passent.  Mais j'ai confience et Ségolène ROYAL, toujours donnée perdante, va passer.
 Ce qui se joue aussi le 20 novembre c'est la constitution polititique d'un socialisme d'avenir. Un socialisme porteur d'un projet de société nouveau et assis sur de nouvelles pratiques politiques. Le monde change, le socialisme doit changer.

On voit qu'il n'est plus question comme au temps de Jospin d'accompagner la libéralisation financière du monde. Cette conception social-libérale du socialisme doit être dépassée. C'est ce que certains appellent la social-démocratie à la française. Cette vision du socialisme n'est plus acceptable si on veut incarner toujours l'idéal d'humaniser le monde.
On ne peut plus non plus se replier sur une conception frileuse, défensive donc conservatrice des acquis du passé. Ce n'est pas en dressant des murs dogmatiques infranchissables que nous allons pouvoir incarner un socialisme d'avenir suffisamment attractif pour nous permettre de reconquérir le pouvoir présidentiel qui est seul à même d'agir eficacement pour la transformation sociétale vers plus de justice sociale.

C'est cela que doit être notre objectif durant ces trois années qui viennent. Nous devons construire avec l'ensemble des forces sociales de gauche, progressistes, humanistes, républicaines, démocratiques de ce pays un projet alternatif crédible et argumenté pouvant montrer aux français qu'une autre politique est possible.
Nous ne partirons pas de rien parce qu'avec le pacte présidentiel nous avons déjà une base programmatique idéologique pouvant constituer le socle indispensable au changement: le projet socialiste doit concilier le dynamisme économique, le progrès social et l'excellence environnementale. C'est sur ce principe là que nous construirons un projet de société alternatif. Donc cela englobera une nouvelle répartition des richesses, une hausse des salaires, un développement des éco-industries, du bio,etc... L'objectif étant que l'individu puisse accéder aux outils indispensables lui permettant de choisir sa vie: l'éducation, le savoir, la formation tout en pouvant s'appuyer sur un socle collectif public solide et ouvert à tous.

Nous ne pourrons pas nous sauver tout seul. Dans une société humaine nous avons besoin de créer un état d'esprit basé sur le respect, la tolérance si nous voulons améliorer le bien-être des uns et des autres. Le projet socialiste d'avenir s'appuiera donc sur une implication citoyenne dans le processus de décision publique. Nous ne pourrons décemment plus exclure les citoyens concernés par les décisions publiques. Il faudra donc être porteur de cette révolution démocratique pour être en situation d'exprimer le plus concrètement possible les attentes des citoyens au mieux vivre ensemble.

Pour que ce socialisme d'avenir puisse s'exprimer il faut que nos dirigeant futurs soient en adéquation eux-mêmes avec ces valeurs. On ne peut avoir des dirigeants qui disent une chose et font le contraire( ex:Delanoë). Il faut que nos futurs dirigeants aient une vérité de la parole même si parfois cela nous heurte. Nous avons besoin pour construire durablement une autre société que l'on puisse clairement, sans tabous sans sectarisme, exprimer la réalité vécue. Pour ensuite la croiser avec nos valeurs humanistes et définir ce projet de société que le peuple attend.
Cela est possible dès le 20 novembre. Autour de ségolène Royal une équipe est en place. Une équipe porteuse de convictions et déterminée à faire gagner les valeurs socialistes fondamentales pour une société d'avenir. Ce n'est pas en s'appuyant sur les anciens dirigeants du passé qui ne parviennent plus à saisir les attentes du peuple que nous entrerons dans le socialisme du XXI ème siècle. Notre ambition est d'humaniser notre société et ainsi de montrer au monde qu'une autre modèle de développement est possible et qu'il est porteur d'un avenir meilleur pour l'humanité.
Voir le Blog de Vincent Peillon et son interview sur LCI.
Commentaire n°4 posté par Daniel HEURTAULT le 18/11/2008 à 17h28
Au moins, à Reims, les socialistes nous ont épargné L'Internationale ...! C'est quand même un progrès!
Je propose que soient exclues du champ des alliances possibles ceux qui chantent encore l'Internationale à la fin de leurs congrès ... C'est u bon critère de mise à l'écart des ringards!
Réponse de Jacques Heurtault le 18/11/2008 à 19h53
« Nous devons construire avec l'ensemble des forces sociales de gauche, progressistes, humanistes, républicaines, démocratiques de ce pays un projet alternatif crédible et argumenté pouvant montrer aux français qu'une autre politique est possible. »

Depuis le temps qu'on me répète qu'une autre politique ou un autre monde sont possibles, je ne comprend pas pourquoi ce n'est pas encore défini, expliqué, mis en programme... Où est l'erreur ?
Commentaire n°5 posté par Jean-Pierre le 19/11/2008 à 09h30
Effectivement, il y a quelque chose qui coince!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/11/2008 à 23h44
Le Parti pour Sombrer (PS) ne sera jamais à même de réformer la France car incapable de travailler main dans la main et encore moins soucieux du sort des francais. En revanche pour la place ils ont des idées et de l'énergie
Commentaire n°6 posté par UGLYGLOUPIE le 20/11/2008 à 14h58
Il faut cependant espérer car une bonne démocratie a besoin d'une opposition structurée ... en état de marche!
Réponse de Jacques Heurtault le 20/11/2008 à 16h53
   Entièrement d'accord sur ce dernier point ...mais le problème est qu'on (sans jeu de mots...) est en France, pays de "l'alternance" : on passe de la "droite la plus bête du monde" à la "gauche la plus bête du monde" ...
Commentaire n°7 posté par Daumont Jean le 21/11/2008 à 15h21
Excellent! Le fardeau est tellement lourd qu'il faut qu'ils se mettent tous à le porter, alternativement... Quand les uns bossent, les autres se reposent et ainsi de suite!
Réponse de Jacques Heurtault le 21/11/2008 à 17h39

Sans les reforment necessaires, nous nous enliseront chaque jour davantage ...

 

Commentaire n°8 posté par bria le 21/11/2008 à 18h31

J'en suis absolument convaincu! Les véritables adversaires, ce ne sont ni la gauche en tant que telle ni la Droite en tant que telle mais bien ceux qui sont hostiles à toute idée de réformes ... ceux qui disent qu'ils faut que rien ne change ...

C'est toute la raison d'être de la communauté que je gère "Réformer la France" qui accepte, parce que j'en ai décidé ainsi, tous les démocrates et tous les républicains ... Pour réformer le pays, il y a du travail!

Réponse de Jacques Heurtault le 22/11/2008 à 10h42

Bon samedi

Des réformes ...oui...elles devraient être permanentes si on choisit l"'évolutionnisme"
si elles ne se font pas "à froid"...les "vents de l'Histoire" s'en chargent
Amicalement

Commentaire n°9 posté par cigalette le 22/11/2008 à 16h39
Je suis à 100% d'accord avec vous ... Si on ne veut pas faire les réformes qui s'imposent, il faut, un jour ou l'autre, les faire quand même ... à froid, sans anesthésie! Et ça fait mal ... très mal parfois!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/11/2008 à 18h29

Comme chaque fois, je savoure vos analyses sur le PS, Jacques, car elles sont très pertinentes et font clairement avancer le débat. Deux choses m'intéressent ici:

- les deux lignes mises en lumière par ce Congrès (que ce soit le contenu, les alliances ou la gouvernance) pourraient constituer la base de deux partis différents, l'un de gauche, l'autre de centre-gauche qui, pour gagner le second tour d'une présidentielle ou pour fomer une majorité parlementaire, pourraient s'unir contre la droite réactionnaire sarkozyenne que vous évoquez. Unis pour un contrat de gouvernement malgré leurs différences qui devraient par ailleurs s'exprimer clairement au premier tour. Ainsi, les électeurs auraient le choix entre deux lignes claires à gauche. Or, j'ai toujours dit que la gauche française était illisible car trop morcellée: l'éclatement du PS en deux parts égales serait également l'occasion d'agglomérer aux deux nouvelles entités les petits partis qui font de la figuration lors des présidentielles !

- pour rebondir sur la remarque de Bria (commentaire n°3), qui écrit: "Critiquer systematiquement l'opposition à chaque interview c'est ringard, digne d'une cour de récré". Je partage cet avis, sauf que la plus crédible, celle qui ne fait pas que critiquer (même si elle le fait allégrement) et qui exploite son travail en Poitou pour faire le "socialisme par la preuve" (en montrant que ses idées sont applicables), c'est bien Ségolène Royal. Argument supplémentaire pour la choisir comme première secrétaire.

Je partage aussi le point de vue de Daniel qui, dans son commentaire, rappelle que les socialistes doivent changer pour accompagner la marche du monde. Or, c'est présicément ce que disait Benoît Hamon dans un meeting auquel j'ai assisté: il craignait plus que tout que dans un monde qui change, une France qui change, le PS ne change pas. Or, ceux qui - comme moi - ont été sensibles à ses arguments et à son diagnostic ne peuvent qu'être surpris par le soutien qu'il apporte à Martine Aubry. C'est ce qui explique que les militants qui l'ont soutenu ne se reporteront pas à 100% sur la maire de Lille. Et c'est ce qui rend suspect le fait que Ségolène n'ait progressé ni dans le Nord, ni en Seine-Maritime, alors qu'elle progresse partout ailleurs !!

J'espère donc sincèrement que la présidente de Poitou-Charente puisse porter un courant que l'appelle social-humaniste, qui place l'esprit de réforme et de transformation sociale au coeur d'une action qui dit d'abord servir les hommes et non l'argent. Il y a du boulot, mais d'ici la prochaine présidentielle, on peut se donner les moyens de construire ce projet alternatif que les Français, notamment les plus fragiles, attendent avec impatience !

Commentaire n°10 posté par Aurélien Royer le 23/11/2008 à 11h39

Je suis globalement d'accord avec vous ... Il faut penser aussi à mettre en place un système électoral à un seul tour avec une dose de proportionnelle! C'est le seul moyen de laminer les "petits partis qui viennent polluer le débat avec leurs extrêmismes et leurs particularismes ...

Songez que, pour la Présidentielle de 2007, l'extrème gauche était représentée par au moins 5 candidats (je crois). ils n'ont même pas été capables de se mettre d'accord sur une candidature commune alors qu'ils savaient bien qu'aucun d'eux, dispersés ou "unis", n'avait la moindre chance s'être présent au second tour!

Réponse de Jacques Heurtault le 23/11/2008 à 11h58
Bien, nous sommes parfaitement d'accord sur ce point. La proportionnelle permettrait ainsi aux deux grandes tendances de l'actuel PS, si elles étaient portées par deux partis distincts, d'être représentées en fonction du poids qu'elles représentent dans l'opinion. Or, en conservant un parti divisé, qui ne serait représenté que par une des deux lignes (celle qui l'emporte sur l'autre à un moment donné), une part de l'électorat se retrouverait sans lisibilité dans le paysage politique !
Commentaire n°11 posté par Aurélien Royer le 23/11/2008 à 12h12

Moi, je ne veux pas de proportionnelle intégrale ...Je veux seulement une certaine dose de proportionnelle (sur un tiers des sièges maximum ...

Ce qui est important, c'est l'existence d'un seul tour AVEC une dose (seulement une dose!) de proportionnelle ... afin de conduire les électeurs à voter utile et sérieux!

Réponse de Jacques Heurtault le 23/11/2008 à 16h47
  En l'occurence, heureusement que les vrais "ennemis" officiels (précision : la droite...) ont la condescendance de déplorer les désaccords de cette bande "d'amis", car ils ont besoin d'un parti d'opposition ...Et si les vrais amis étaient les ennemis, comme je le suggère déjà dans un récent article à propos de la crise économiqie...
Commentaire n°12 posté par Daumont Jean le 24/11/2008 à 00h45
Il y a quelque chose qui m'échappe ... Merci de développer.
Réponse de Jacques Heurtault le 24/11/2008 à 11h12
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Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
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 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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