Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 22:53
- Publié dans : Humeurs - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Darcos a-t-il des couilles? La question est posée!

Je ne vais pas décrire ici l'état d'exaspération dans lequel je suis en ce moment ... J'aurais bien trop peur de tenir des propos susceptibles de relever du code pénal!

Comment peut-on ne pas comprendre que cette reculade va se traduire, à coup sûr, par un renforcement de la "résistance" réactionnaire à toute forme de changement au sein de l'Education Nationale?

Il va falloir en passer par une demande explicite de révocation pure et simple du dénommé Cazals pour insubordination caractérisée de la part ds'un fonctionnaire contre l'Autorité de l'Etat!

Ca devient vraiment infernal ... 

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Commentaires

Diantre, M Heurtault président d'un tribunal révolutionnaire....
On aura tout vu.
De quelle autorité pouvez-vous vous prévaloir pour faire une "demande explicite de révocation pure et simple" d'un fonctionnaire ?????

D'autre part, je ne vois pas en quoi M. Cazals serait responsable de la reculade de Mrs Sarkozy et Darcos.
Vous vous égarez complètement....
M. Cazals conteste au niveau du primaire. Je ne vois pas en quoi il s'est manifesté à propos de la "réforme" des classes de Seconde.

jf.
Commentaire n°1 posté par Jacques le 16/12/2008 à 00h09
C'est la globalité REACTIONNAIRE du comportement des enseignants qui m'exaspère!
D'autre part, je suis un LIBRE citoyen de la France LIBRE qui s'exprime LIBREMENT!
Je soutiendrai toute initiative venant des autorités cicviles qui tendrait à faire plier les fonctionnaires de tous poils qui prétendent s'opposer,à fortiori par personnes interposées, à la mise en oeuvre du programme de réformes sur lequel les Français se sont démocratiquement exprimés.
Merci de noter qu'il s'agit aussi d'un billet d'HUMEUR ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 07h20
>> M. Cazals conteste au niveau du primaire. Je ne vois pas en quoi il s'est manifesté à propos de la "réforme" des classes de Seconde.

Peut etre parce qu'il n'a pas le niveau !!...
Honnetement je suis assez decu de cette politique trop sage
On balance des idées, et si y a pas de manifestations on adoptent
C'est le cas pour pas mal de choses, et je trouve ca regretable
Commentaire n°2 posté par bria le 16/12/2008 à 00h38
C'est aussi mon point de vue ... surtout vis à vis des enseignants qui deviennenet un véritable boulet de la République!
Maintenat, il faut SAQUER! FERMEMENT!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 07h23
Le Ministre Darcos n'est manifestement pas un "trouillard" ...Il a au contraire été trop "téméraire" dans ce milieu où il faut  ..."faire", sans bruit excessif ...Il y a eu dans le passé un exemple fameux avec le socialiste Jack Lang, qui a fait passer certaines réformes de façon ...ineffable !
Commentaire n°3 posté par Daumont Jean le 16/12/2008 à 08h15
Sans doute! Voulez vous en conclure qu'il vaut mieux que ce soit les socialistes qui conduisent les réformes de l'Education Nationale? Ce serait, pour le moins, un sérieux paradoxe!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 10h40
Cher Jacques, je ne peux que réagir à ce billet d'humeur, à travers trois points:
1- je viens d'entendre, sur France Info, les remarques de Luc Ferry, ancien ministre de l'Education nationale, qui considère que dès qu'un ministre s'attaque à ce qu'il appelle "LA grande réforme de l'éducation", par ailleurs nécessaire, son projet est voué à l'échec... surtout lorsque la négociation avec les syndicats a été négligée et la communication tardive (avec un entretien dimanche dernier, deux jours avant l'annonce officielle !!). Le philosophe appelle donc le ministre à travailler par chantiers sans vouloir à tout prix attacher son nom à une grande loi si celle-ci n'est pas pertinente. Voilà une analyse mesurée et intéressante;

2- Darcos a-t-il des couilles? Mais, ce n'est absolument pas la question !! M. Ferry rappelle que l'actuel ministre était considéré comme un des meilleurs politiciens, et que Sarko le considère comme un de ses meilleurs ministres. Ce qui ne l'a pas empêché de reculer. La vraie question, et Bria la souligne, est: peut-on réformer efficacement et sereinement avec la méthode Sarko? NON ! Le ministre dénonce un climat pas assez serein pour travailler mais, en ne consultant que peu les syndicats et organisations lycéennes, en ne réservant ses pistes de travail qu'aux médias, il a lui-même conduit sa réforme dans le mur. Cette absence de concertation, basée sur l'idée que toute réforme sarkozyste, venue d'en haut (tel le saint esprit), est forcément bonne par nature (et la meilleure !), ne peut que produire du mécontentement. Ce n'est pas comme cela qu'on parviendra à des résultats !

3- Enfin, je condamne fermement vos propos sur "des enseignants qui deviennenet un véritable boulet de la République !". Quelle habitude de juger certaines professions en mettant tout le monde dans le même panier. Il est des journaleux comme des enseignants qui ne seraient donc que des planqués, des fainéants qui ne bossent que 18h, rétifs à tout changement? Et bien, allez voir sur mon blog et comptez le nombre d'articles que j'ai eu le temps de créer dans la période d'attente entre deux remplacements (plus d'un par jour en moyenne) et dans celle, depuis quatre semaines, où je remplace un collègue de lycée avec tous les niveaux (trois par semaine !). A votre avis, pourquoi se décalage?... Je terminerais en vous disant qu'une partie non négligeable, sans doute même majoritaire, du corps enseignant est tout à fait prêt au changement, la dernière idée de Darcos de rendre des cours d'économie obligatoires en seconde ayant été bien accueillis. En revanche, le mépris avec lequel nous sommes traîtés par le ministre, et que vous relayez ici, ne peut que pousser la profession à se défendre. Car, moins que le système lui-même, c'est notre métier qui est attaquée... et c'est insupportable. Je vais vous dire une chose: je n'étais jusque-là pas syndiqué... je crois que cet épisode va m'inciter à le faire, pour que ma vision et mes propositions soient relayés par des syndicats qui ont besoin de visibilité pour peser face à un gouvernement qui nous méprise. Et n'écoute pas nos propositions, car nous en avons !!
Commentaire n°4 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 08h37
1. ce n'est pas aux enseignants de DEFINIR la politique d'éducation de la République. Ce rôle incombe aux citoyens et aux élus de la Nation.
2. Les enseignants DOIVENT, TOUJOURS, sous peine de sanctions disciplinaires (dont je DEMANDE qu'elles soient désormais d'une sévérité exemplaire), mettre en oeuvre la politqiue de Gouvernement de la république même si il n'y adhèrent pas personnellement.
3. La politique des autorités publiques ne se NEGOCIE pas et DOIT JAMAIS se négocier! J'en fais une affaire de principe ... je soutiendrai désormais toute initiative dont l'objectif avéré sera de CASSER ce corps de MERDE qui se croit au dessus des lois et qui n'a même pas le courage de mener lui-même le combat (car les grèves, ça coûtent cher!) et qui incitent, pendant les cours, leurs élèves à manifester au nom des enseignants pour que ceux-ci puissent conserver leurs précieux "avantages" ... Les enseignants nonplus n'ont pas de couilles! D'ailleurs Darcos était un enseignant ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 10h51
Je rigole. Je rigole, parce que aux yeux des "rétifs", ce n'est jamais la bonne réforme. Bon... Ce que je sais, c'est qu'à chaque fois, le gouvernement recule devant la rue et l'extrême gauche... Les enseignants ont des propositions de réformes ? On les entend, à travers leurs syndicats, réclamer plus de moyens... mais, j'en demande pardon à l'avance à Aurélien, c'est à peu près tout. 

Commentaire n°5 posté par Jean-Pierre le 16/12/2008 à 09h27
Prenons un autre exemple : à l'Anpe, on entend le même discours ... plus de moyens! Il y a un moyen SIMPLE d'avoir plus de moyens : que les pouvoirs publics autorisent l'ANPE (Bientôt Pôle Emploi ...) à FACTURER ses prestations aux entreprises! Comment se fait-il que ce ne soit pas déjà fait? Pourtant, voilà une réforme qui ne coûterait pas un seul centime à l'Etat!
Ras le bol!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 10h54
Comme tous les gouvernements, Sarkozy et Darcos se heurtent à des mouvements incontrôlables d'élèves encouragés pour ne pas dire plus par des enseignants qui les mettent en première ligne sans prendre les risques d'une grève coùteuse pour leur salaire.
En 68 les manifestations s'étaient étendues de France à d'autres pays, en ce moment c'est la Grèce qui mène le bal (sans doute parce que l'Europe ne leur a pas assez donné!) C'est de l'imprévu et Sarko a tout à fait raison de la mettre en veilleuse. Ce qui ne veux pas dire qu'il réussira mieux une autre fois, comme toujours il lâchera du lest, beaucoup de lest...La fonction publique est difficile à réformée, et l'Education Nationale pratiquement impossible...sauf si cela apporte un avantage aux enseignants. Ils se considèrent comme propriétaires du système et sont en grande partie responsables de l'état où il est. 
Dans un tel état que les dirigeants de gauche envoient souvent leurs enfants dans une écoles privée, sans honte. Et que le bas peuple n'a pratiquement pas accès aux études supérieures, réservées à une caste. C'est pour moi le principal grief contre la gauche, caviar ou pas caviar.
Commentaire n°6 posté par dixneuf le 16/12/2008 à 10h08
On cite, goulûment, le cas de Chevènement qui envoyait ses enfants à l'Ecole Alsacienne, dans le 6ème arrondissement de Paris, école TRES PRIVEE ET TRES CHERE ... Un comble! Une insulte à la République!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 10h56
Je suis d'accord avec vous Jean-Pierre: tels qu'on les entend dans les médias, syndicats enseignants et partis d'opposition ne semblent donner qu'une seule image, celle de contester coûte que coûte toute proposition du gouvernement. Et d'ailleurs quand Valérie Pécresse intervient ce matin, elle affirme que le gouvernement recule pour mieux sauter à cause d'un PS qui court derrière l'extrême gauche en jouant l'opposition sans la proposition... quand le PS redevient un peu audible sur certains dossiers, il parvient à gêner le gouvernement ! Et tant mieux.
Mais, il faut le dire clairement: en visitant les sites Internet des syndicats et en ECOUTANT les enseignants (et pas seulement les syndicalistes), on peut trouver quelques idées... Mais, le problème vient de médias qui font des raccourcis, participant à placer la parole ministérielle au-dessus de celle des autres (et c'est d'ailleurs le but de la méthode Sarko en jouant sur la seule comm' pour inonder les médias et fausser le débat). Le moins que l'on puisse dire est qu'il réussit !
Commentaire n°7 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 10h11

Deux règles à respecter :
1. Pas de moyens supplémentaires pour l'education Nationale.
2. Une mise en concurrence directe avec les écoles privées sous contrat d'association ...
Conséquences :
1. Si les effectifs des établissement publics d'enseignement diminuent, diminution CORRELATIVE des effectifs d'enseignants pour chaque école concernée (maternelle, primaire, collège, lycée, université ...pas de détail!)
2. Proposition faites à tout enseignant de rejoindre, sous statut de droit privé toute école privée d'enseignement SOUS CONTRAT D'ASSOCIATION avant licenciement pur et simple ou affectation à "Hazebrouck" ou "Petaouchnok" ...

RAS LE BOL!

Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 11h05
Aurelien > Il est des journaleux comme des enseignants qui ne seraient donc que des planqués

Je vais juste raconter une anecdote ...
J'avais une voisine dans l'enseignement, elle passait son temps a se plaindre. Elle avait a l'epoque une fille de 10 ans et elle disait que se n'etait pas un metier a faire et qu'elle conseillait a personne cette profession.
Celle-ci a grandi et a la surprise general, elle a suivi également cette meme branche, ce qui est marrant c'est qu'ensuite elle a totalement changé de propos. Elle etait devenue fiere de sa reussite ainsi de son nouveau statut
Alors va comprendre ca ...
Ca critique et ensuite ca en fait presque une promo pour la profession ...
Commentaire n°8 posté par bria le 16/12/2008 à 10h25
Pas surprenant! Et même très cohérent ... de leur point de vue!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 11h06
Puisqu'on en est aux anecdotes, je vous en livre une autre. L'année dernière, j'étais donc stagiaire (juste après l'obtention du concours... qui, pour ceux qui voudraient devenir des planqués, n'ont qu'à le tenter: cela coûte 4€ de frais d'envoi !!) dans le lycée où j'ai fait mes études et j'avais deux classes. Avec celle de seconde, le courant est très bien passé et je crois avoir effectuer une très bonne année en laissant à mes élèves (les premiers de ma carrière) une assez bonne impression. Cette année, ayant gardé contact avec quelques-uns d'entre eux, je constate qu'ils déplorent l'attitude de leur nouveau prof qui, paraît-il, montre de manière récurrente son manque de passion pour ce métier. Vous me direz que l'euphorie d'être enseignant, surtout lorsqu'il s'agit du seul métier que vous vouliez faire (ce qui est mon cas), ne durera que quelques temps... et que, dans quelques années, je serai moins optimiste.

Mais, par pitié, ne mettons pas tous les profs dans le même sac. Il y en a qui sont passionnés par ce qu'ils font, par la matière qu'ils enseignent, par la place qu'ils prennent dans l'émergence d'une conscience citoyenne de leurs élèves, et par ce contact enrichissant avec de jeunes lycéens qui procurent beaucoup de satisfaction. Cela peut sembler idéaliste, mais c'est sincèrement ce que je ressent. Et je regrette par dessus tout que l'image de ma profession soit aussi faussée. Sans compter qu'en inventant une prime pour les néo-titulaires (soumise aux cotisations sociales et aux impôts... pas comme pour certains grands patrons !), Darcos ne fait de la revalorisation du métier qu'une question d'argent et accentue cette image de fonctionnaires bien payés pour le peu de travail qu'ils font en apparence. C'est affligeant !!

Parce que je veux participer à la réussite professionnelle de mes élèves, je veux aussi que l'Education nationale se réforme, qu'une refonte du système, de la maternelle au lycée, soit entreprise. Mais, étape par étape, de manière cohérente et par le dialogue. Je ne veux ni d'un ministre qui impose son projet ni d'un seul syndicat qui influencerait le gouvernement, mais d'une réforme qui fasse la synthèse, consensuelle, de toutes les propositions pour que le résultat final soit le plus proche des attentes de chacun et qu'il permette de véritables avancées. Je ne crois en rien à la possibilité de réformer un système en ne se basant que sur la théorie, et en croyant qu'analyser la situation dans un bureau parisien est le meilleur moyen de parvenir à un résultat satisfaisant. C'est faux !!
Commentaire n°9 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 10h42
Globalement très d'accord avec vous! Il faut donc trier le bon grain de l'ivraie ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 12h52
Autre anecdote : j'ai connu deux soeurs, l'une était institutrice (et, soit dit en passant, nulle en orthographe) l'autre infirmière.
Comparant sa situation avec celle de sa soeur, l'infirmière a passé (et réussi) les examens pour l'enseignement.
Commentaire n°10 posté par dixneuf.neuf le 16/12/2008 à 11h05
Interessant!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 12h52
Des anecdotes, on a en tous. Mais le débat, ce n'est pas simplement un échange d'anecdotes. Aurélien a raison de rappeler qu'il ne faut pas mettre tous les enseignants dans le même sac. Pour rebondir sur ses propos, il y a effectivement de très bons profs et instits. Ils sont rares, suit une longue cohorte de profs qui font leur travail, plutôt bien, mais sans éclat et un petit nombre de profs franchement mauvais ou nuls... Ceux-là détruisent parfois le travail des bons profs. Au collège, quand un élève passe une année avec un prof d'anglais qui passe une demi-heure à faire l'appel et le quart d'heure suivant à aligner les stores sur les fenêtres, c'est une année de perdue... 

Alors, peut-être qu'avant de réformer la "scolarité", il faudrait peut-être réformer la "machine" scolaire (j'allais dire le mammouth), ce qu'on dans le privé on appelle le "management"... introduire dans la machine une bonne dose de gestion des ressources humaines...
Commentaire n°11 posté par Jean-Pierre le 16/12/2008 à 11h31
C'est bien le problème! Il n'y a aucune gestion des ressources humaines dans la fonction publique puisque tout se passe par concours ... avec l'automaticité que cela implique!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 12h55
Il ne faudrait quand même pas exagérer! Darcos n'a que ce qu'il mérite: le mépris!
C'est un comble pour un ancien prof.....de manquer de pédagogie!
L'état Sarkosy recule; c'est une bonne chose et c'est pas fini....
Les bretonnants appellent Sarkosy maintenant, Sachcorky tout un programme!
Commentaire n°12 posté par Daniel H. le 16/12/2008 à 11h43
S'il fallait virer de l'Education nationale tous ceux qui manque de pédagogie, on aurait aucun problème de sur-effectif! Resterait à gere les affectations en fonction des besoins. Et rappeler du même coup que tous les agents publics reçoivent une "indemnité de résidence" qui les rend affectable n'importe où sur le territoire de la République en fonction des nécessités du service!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 12h58
Si nous pouvions avoir une traduction de ce qui doit être une insulte, nous apprécierions. Nous ne sommes pas tous bretons bretonnants... Lamballe n'est-elle pas en pays Gallo ?
Commentaire n°13 posté par Jean-Pierre le 16/12/2008 à 11h52
Moi, lamballais d'origine, je n'ai pas compris non plus ... 
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 12h59
> Les bretonnants appellent Sarkosy maintenant, Sachcorky tout un programme!

Pourtant jamais entendu ca ...
Une minorité ne fera jamais la majorité
Commentaire n°14 posté par bria le 16/12/2008 à 11h56
sachcorky = ??? (en breton que je n'ai jamais parlé).
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 13h00
Je pense qu'une anecdote en dit parfois plus qu'un commentaire qui n'apprend rien que nous ne savons déjà;
çà, c'est pour jean-Pierre. Et puisqu'il en a, des anecdotes, si elles sont instructives, qu'il nous en fasse profiter.
Commentaire n°15 posté par dixneuf.neuf le 16/12/2008 à 14h12
Exact! Approbation bruyante et claquement de pupitres ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 16h16
Très drôle ! Et l'article du jour et les commentaires...

Si vous me le permettez, Monsieur mon Conseiller très spécial et omnipotent, tout ça me porte à quelques commentaires d'ensemble (et de valeurs inégales).

1 - Un jour ou l'autre, vous en viendrez comme moi à vouloir faire disparaître le code de la fonction publique, d'une façon ou d'un autre.
Je vous avais proposé de le fusionner avec le code du travail (que vous honnissez pour d'autres raisons) avec faculté de le "remettre à plat" "entreprise par entreprise... par voie d'accord pris par réferendum des salariés...
Chaque école étant alors une "entreprise" prise en tant que telle.

Vous m'avez ri au nez, mais je sens que la moutarde aidant en montant du côté de l'appendice nasal, vous y viendrez : il suffit qu'on travaille ensemble la question et vous en verrez tous les bénéfices...

2 - Darcos recule ? Je la trouve excellente... Parce que Devaquet (mais vous n'étiez peut-être pas né) lui avait reculé bien plus tard pour éviter de mettre la rue à feu et à sang avant Pâques.

Les effets du progrès sont désormais tellement rapide, que Pâques semble vouloir se fêter avant Noël et la poussée d'hormones printanière de nos chers ados, se manifester aux dernbiers jours de l'automne...

La faute aux z'enzymes gloutons ou l'effet du réchauffement global ?

3 - Darcos veut mettre de l'économie dans les chères têtes blondes : c'est vachement bien. Sauf que...

Si c'est pour leur faire faire de la micro-économie, qu'ils essayent de comprendre comment et pourquoi leur future boîte marche comme ça et pas autrement, ça serait vraiment très bien.

Mais en fait pas du tout, c'est pour qu'ils avalent béatement les théories keynésiennes ou néo-libérales, macro-économique (sans savoir comment on fait de la soupe on vous bâtit déjà des menus "écolo-durable"), pensées dominantes dont les premiers ne veulent pas tirer les conséquences des erreurs qu'ils ont commises depuis 50 ans et qui nous portent au tragique dans les mois à venir, alors même que les seconds n'en étaient pas vraiment pour s'être conformés au dogmes puissant de Keynes appelés à la rescousse mais se vautrant dans le "faux-nez" du libéralisme qui n'était que du "laisser moi m'enrichir en paix" et en liberté...

Bref, une vaste entreprise de lavage de cerveau, mais ça, personne n'en discute !
Je la trouve saumâtre.

4 - Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site que vous connaissez par ailleurs et l'article du jour tiré d'une étude tout ce qu'il y a de plus sérieux de l'INSEE qui démontre sans pouvoir y revenir que la fonction publique est DEPUIS 2006, 12 % mieux rémunérée que le salariés de droit privé !

Hors retraite, temps de travail et autres divers avantages sociaux "périphériques" qui sont plus le lot des fonctions publiques que des smicards ou cadre moyen du privé !

Voilà pour les explications à 2 balles sur les "crispations (passions ?) corporatistes" dont nous sommes témoins.
Je vous invite à copier/coller et reproduire sur votre site, qu'on évite à revenir sur la guerre d'il y a deux ans autour de "Ségomomo chez les enseignants au black" ici même !...
Un peu de plomb sur la langue et il sera dit moins d'âneries par les uns ou les autres...

6 - Pour le reste, vos commentateurs ont parfaitement raison : la pire des erreurs est d'assimiler quelques tares à en un ensemble de personnes qui se ressemblent et s'assemblent.

Laissons donc ce travers à nos adversaires à la courte pensée, qui n'auront de cesse de vous raconter partout que tous les patrons sont pourris, puisqu'il y en a encore un qui vient d'être pris sur le fait d'avoir arnaqué pour 50 milliards de dollars US !
Des voyous, il y en a dans toutes les corporations (jusque même chez les curés, les polytechniciens et mêmes les politiciens).

D'accord, la densité est normalement plus forte dans les prisons : c'est le seul lieu qui peut leur convenir, en définitive.

Mais en grand tolérant que je suis, je mets ça sur le compte de votre anniversaire récent (peut-être même une décennie...), l'approche d'un Noël nouveau et son cortège de menaces terroristes, ou tout simplement sur votre belle maison de l'emploi qui prend feu...
Ce dont je me souviens que je vous avais pourtant prévenu, tellement la fusion décidée l'a été "à la hussarde" et sans dire les "vraies choses".

Mais nous aurons peut-être un article sur le sujet pour bientôt !

Merci à vous !

GM
Commentaire n°16 posté par GM le 16/12/2008 à 14h42
Je vous avais ri au nez? Moi? Moi faire une chose pareille? ... Dix mille excuses, alors ...
C'est vrai que j'ai eu un "mouvement d'humeur" ... Tout ça commence à serieusement m'énerver un tantinet (et même un peu plus!) ...
En tout cas, l'humour n'a jamais fait de mal à personne ... Merci pour vos contributions!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 16h25
On le voit: ce débat est passionnant et ne peut pas uniquement se limiter à parler des fonctionnaires. C'est le système en lui-même qu'il réformer. Je vois que nous sommes tous plus ou moins d'accord sur la qualité variable des enseignants (je connais des collègues, en collège comme en lycée, qui se désespèrent de récupérer les élèves d'autres profs qui font mal leur boulot et qui, en histoire, n'ont pas atteint la date limite du programme de l'année précédente, à partir de laquelle débute le programme de l'année suivante !). Ceci étant dit, j'aimerais vous répondre, Jacques, sur trois points:
- en tant que citoyens et tant que la loi ne nous l'impose pas, nous avons parfaitement le droit (et le devoir) de porter nos revendications, nos idées, nos propositions car, en tant qu'acteurs au quotidien et au contact des jeunes (dont je peux vous dire que certains, en terminale, sont inquiets: maintenant que j'en cotoie, je peux le dire sans problème...), nous connaissons les besoins. Une fois la loi votée, je suis d'accord avec vous sur le fait que nous devons impérativement appliquer la politique déterminée;

- pour ce qui est des grèves, votre position me paraît quelque peu excessive. Pour trois raisons principales: d'une part, je peux vous assurer que le mouvement, les jours de grève, sont bien suivis et que ce ne sont pas que des considérations financières qui font hésiter certains enseignants (assurer les cours des classes à examen en étant une autre !); d'autre part, je peux aussi vous assurer que les enseignants, remontés contre la méthode Darcos (qui est en fait le coeur du problème), cherchent d'autres moyens d'action que la grève dont le ministre ne cherche qu'à minimiser l'ampleur; enfin, les élèves bloqueurs de certains lycées sont les premiers à profiter de ces mouvements pour sècher quelques cours (ils n'ont pas besoin qu'on les pousse pour aller défiler). Je me souviens, lorsque j'étais en 1ère en 2002, alors que Le Pen était au second tour, certains de mes camarades profitaient de l'occasion pour manifester dans les rues de ma ville pour râter quelques cours... et aller boire un coup au bistrot ! Mais, là encore, ce profil d'élèves est ultra-minoritaire mais, puisqu'il s'agit des grandes gueules, que les France 3 régionales aiment interviewer, on les remarque plus facilement.

- et pour finir, je ne suis pas du tout d'accord sur la gestion du nombre de personnels. A quoi cela sert-il de réduire le nombre de postes au concours quand la démographie baisse, puis de l'augmenter (ce que le gouvernement devra faire prochainement avec les bébés de l'an 2000)? Voilà l'exemple typique d'une mesure de court terme totalement inadaptée. Réfléchissons sur le long terme. Fixons un nombre de postes à peu égal d'une année à l'autre et profitons des baisses démographiques, toujours temporaires, pour aller les effectifs des classes correspondantes. Ce raisonnement comptable, qui émane de personne n'ayant jamais enseigné pendant 50 minutes un vendredi en fin d'après-midi à une classe de 32 élèves turbulents se fichant complètement de l'histoire, n'a aucun sens !! Pensons aux élèves et aux enseignants, avant de penser aux caisses. Il y a d'autres moyens de faire des économies: ouvrons ce chantier, par ailleurs nécessaire (compte-tenu de l'actuel endettement de l'Etat), mais ouvrons le sereinement et dans la discussion !
Commentaire n°17 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 15h22
Je ne veux pas que l'on touche au droit de grève ... je n'acepte pas que les élèves fassent grève! Principe d'autorité! Absence injustifiée aux cours = exclusion temporaire, absences injustifiée répétées = exlusion définitive de l'Education nationale! Le sercice public de l'enseignement est un SERVICE mis à la disposition de ceux qui veulent étudier. Il devrait être gratuit, totalement, jusqu'au baccalauréat ...
A la tête de chaque établissement, un PATRON qui gère sa TAULE! Capable de prendre, seul, des décisions qui s'imposent naturellement ... ce n'est pas la mer à boire!  
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 16h39
Dernière précision. Je veux rebondir sur le troisième point du propos de GM. Je rappelle que, dans les instructions officielles, les enseignants de chaque discpline doivent tenir un programme précis, détaillé, parfois programmé (en nombre d'heures d'enseignement) et avec une liste de documents incontournables. Mais, parce qu'ils disposent d'une liberté pédagogique et que les textes leur demandent également de former l'esprit critique de nos futurs citoyens, les enseignants ne sont pas des machines à débiter des vérités toutes faites. En tout cas, ceux qu'il ne faut pas confondre avec le reste des autres n'en sont pas !! Il faut être mesuré...
Commentaire n°18 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 15h28
C'est vrai ... j'allais oublié! Donc, l'Histoire serait en quelque sorte "mitée". Il y aurait des trous ... Incroyable! Il parait qu'il déjà un certain temps, on ne respectait même pas la chronologie, si bien que les gamains n'avaient pas compris que les Croisades, c'est AVANT la Révolution ...
Plus sérieusement, les enseignants ont leur liberté pédagogique (j'y suis favorable!)... mais ils n'ont aucune obligations de résultat (j'y suis favorable mais les enseignants ne le sont généralement pas!).. Il faut reconnaitre que c'est difficile à mettre en oeuvre!

Je vais essayer d'être mesuré ... Mais pas aujourd'hui!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 16h45
@aurélien,

Sur ce blog, vous êtes tel Don Quichotte qui se battait contre les moulins à vent.

Ce qui est amusant, c'est que Jacques Heurtault ne parle même pas du contenu de la réforme des lycées, plutôt de la réforme de la seconde; étonnant d'ailleurs qu'on fasse une réforme sur une classe sans penser à l'impact que la 1ère et la terminale. Il aboie comme un roquet (et pourtant il n'aime pas les chiens !!!) mais il parle de choses qu'il ne connaît pas. Il en profite pour critiquer le corporatisme et les syndicats. Mais ouvrez les yeux, Monsieur Heurtault, les syndicats enseignants ne sont pour rien dans le recul du gouvernement. Celui-ci et Sarko ont peur d'une explosion sociale et ils savent que ça peut partir de n'importe où, donc ils éteignent la mèche.
Quant au contenu de cette réforme, c'est du n'importe quoi, avec 2 semestres et des programmes à la carte que choisissent les élèves, mais bien entendu l'offre est différente selon les établissements. Le seul but de cette réforme est de réduire le nombre de profs, l'avenir des jeunes, ils s'en foutent. Quant à vos anecdotes sur les profs, mon épouse qui est prof (comme c'est affreux) me cite des exemples de profs qui en ont ras le bol et qui changent de métier et pourtant elle n'est pas dans un établissement en ZEP.  
Commentaire n°19 posté par sergiozz le 16/12/2008 à 17h02
Bien sûr que non! Le seul but de cette réforme, c'est de réformer l'enseignement ET de maitriser les coûts!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 22h44
   Monsieur Darcos est un ministre compétent et valeureux qui ne mérite en la circonstance ni excès d'honneur ni indignité ...Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il ait annoncé - en plus de réformes de bon sens comme la division semestrielle (*) ou l'économie dans le tronc commun de Seconde, pratiquement déjà acceptées dans une "concertation" préalable - un plan de suppression de postes d'enseignants, qui, même s'il s'agissait seulement de non-remplacement de départs à la retraite, ne pouvait que mettre le feu aux poudres ...Excès de confiance dû à ses succès antérieurs ? ...Résultat immédiat : néant ...et des lycéens qui "défendent" maintenant dans la rue le maintien des postes d'enseignants , empêchant ainsi les cours aux dépens d'eux-mêmes et surtout de leurs camarades, tandis que les enseignants continueront à toucher leurs salaires sans faire cours, puisqu'ils ne sont pas en grève ...Vive la France, ...quand même !...

(*) Je la pratiquais déjà, comme d'autres, dans les années 1990, compte tenu de la division imbécile de l'année scolaire qui faisait qu'après un 1er trimestre interminable (septembre à décembre) et un 2ème trimestre élastique (en fonction de la mobilité de Pâques), le 3ème trimestre était réduit, à cause des examens à partir de juin, à moins de 2 mois...
Commentaire n°20 posté par Daumont Jean le 16/12/2008 à 17h28
Vous avez tout compris! Ce sont les enseignants qui font grève par procuration ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 22h53
Merci, Sergiozz, je me sens moins seul. Comme je le dis sur mon blog, la réforme de la classe de seconde n'a pas d'intérêt si on ne réforme pas le lycée en même temps (or, le ministre voulait réformer les classes une par une, sur trois ans... pour l'appliquer, c'est logique mais pour la discuter, ça l'est beaucoup moins). Et, comme vous le dites, elle n'est qu'un prétexte pour supprimer des postes: en réduisant le nombre d'heures par discipline et en en rendant certaines facultatives par le jeu des options, on accélère la suppression des postes. Des collègues de mon lycée avaient fait des calculs prévisionnels: de un-demi à deux postes étaient ainsi rendus inutiles selon les disciplines ! Et d'ailleurs, si le gouvernement est parvenu à imposer des heures supp' à la place de postes partiels voire complets, c'est pour économiser ledit poste...

Je confirme enfin que ce métier peut, certains jours (et comme tous les métiers d'ailleurs), être usant... mais on ne le conçoit qu'en prenant la peine d'écouter les enseignants sans y voir systématiquement des fainéants qui voudraient travailler moins pour gagner plus.
Commentaire n°21 posté par Aurélien Royer le 16/12/2008 à 18h02
L'enseignement, en France comme ailleurs, doit se REFORMER!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 23h01
@ Aurélien : Je vous félicite si pour vous enseigner c'est d'abord faire des têtes bien faite plutôt que bien pleines !

Personnellement, j'ai nettement vu la différence lors de mon parcours scolaire et universitaire entre les deux attitudes...
Même si est des "bases" qui nécessite d'être acquises parfois par bourrage de crâne si nécessaire.

J'enseigne toujours en troisième cycle de fiscalité appliquée (et par ailleurs à des DRH européens la "rémunération globale"). Deux matières où la quantité d'informations et de subtilités est telle qu'une vie entière d'étude et d'apprentissage n'est pas suffisant : faites un tour à la bibliothèque Cujas, rien que pour la fiscalité, c'est phénoménal : on ne peut pas tout savoir.
Par contre, avec une tête bien faite, on parvient à s'y retrouver et même à "inventer" encore dans les deux domaines (et heureusement) !

Je me sentais juste le poils se hérissé dans le dos en imaginant qu'un matière aussi complexe que l'économie, qui demande une bonne notion basique de comptabilité (que des additions rassurez-vous, mais en grand nombre) à des outils de macro et micrométrie analytique particulièrement puissant, appliqué à de la matière vivante au moins aussi diverse si ce n'est plus que celle contenue dans un corps humain, en passant par des notions psychologiques collectives qui n'ont rien d'aisée à décrire, pouvait avoir comme effet sur un cervau-éponge d'un gamin en seconde !

Le tout rendu par un prof dont ce n'est pas forcément le trip, se contentant des documents incontournables soigneusement sélectionné pour rendre la "chose" simple et accessible, c'est-à-dire arbitraire au possible dans un monde qui voit le retour de la "pensée unique" à grand pas...
Quels électeurs formate-t-on ainsi ? Quels citoyens ?

Il faut aimer l'économie, l'adorer, pour en expliquer la finesse et la richesse de la science : et même à la fac, c'est assez rare !
Bref, j'ai assez peur...
Même si j'approuve la démarche du ministre, marre d'avoir des cancres de 50 balais incapables de comprendre la différence entre effet de report et effet courant à travers une simple régression linéaire (qui reste débile à les décrire, naturellement).

J'aurai aimé qu'il soit aussi un peu plus audacieux et fasse une initiation au droit, notre ministre. Comment est fait la règle, pourquoi, dans quelle circonstances, comment on l'applique et pourquoi !
Ca m'éviterait d'avoir à refaire le cours de première année sur les sources du droit à d'autres types atteints par la diplomite aiguë à 30 balais qui confondent allègrement un usage avec une règle d'ordre public ou ignore toujours que la plus haute juridiction du pays s'appelle le tribunal des conflits.

J'en ai même eu un qui croyait qui siégeaient des canards et des oies...
En doctorat, j'ai pris ça pour de l'humour : mais j'étais bien généreux !


Mais je renouvelle vivement mes félicitations si vous êtes ce que vous laisser entre'apercevoir ! Bravo !
Ca nous change un peu !
Commentaire n°22 posté par GM le 16/12/2008 à 19h17
Ah! Le Tribunal des conflits! ...
La Juridiction qui dit de qui relève du droit des décrets et de la loi ... Ou bien encore de ce qui relève du droit administratif et du droit judiciaire ... Je me trompe? Peut-être un peu mais pas beaucoup!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 23h09
@GM,

Pas du tout d'accord avec toi sur ta perception de l'économie au lycée. Je pense que je peux en parler, j'ai fait 4 ans de fac de sciences éco et j'en ai encore fait un peu pour préparer un concours interne aux pttouilles (quand ça existait encore). Quand tu dis "Le tout rendu par un prof dont ce n'est pas forcément le trip", je ne comprends pas trop cette remarque. Les profs qui enseignent l'économie au lycée sont des profs d'éco, donc si ce n'est pas leur trip, il y a un souci. La filière ES à partir de la 1ère, ça existe.   Si j'ai tout compris la réforme Darcos, l'économie deviendrait une option en seconde, comme d'autres matières. Pourquoi pas, mais je ne vois pas trop ce que ça apporte. Quant à tes critiques sur le contenu de l'enseignement de l'économie au lycée, je ne suis pas du tout d'accord avec ton point de vue. On ne va pas enseigner aux élèves de seconde de la gestion financière, du droit des sociétés, du droit de la concurrence etc... Ceux qui s'engagent dans des études d'économie auront le temps d'approfondir tout ça à la fac ou dans une école de commerce. Je ne vois pas en quoi il est scandaleux pour la culture d'un élève du lycée de connaître les grand courants de pensée de l'économie. C'est absolument passionnant et c'est justement par là qu'il faut commencer. Je ne vois pas pourquoi il s'agirait de lavage de cerveaux de parler de Keynes, d'Adam Smith, de Ricardo et de Marx.

"Il faut aimer l'économie, l'adorer, pour en expliquer la finesse et la richesse de la science : et même à la fac, c'est assez rare !"

Ayant fait 4 ans d'économie à la fac (ça commence à faire un bail), je te contredis. J'ai eu vraiment des profs très brillants et passionnants.
j'avoue que tes propos sur les élèves cancres  de ton post N° 22 me gènent quelque peu. Un type qui arrive au niveau  du doctorat a tout de même passé de nombreuses étapes avant d'en arriver là et j'ai beaucoup de,mal à croire qu'il soit aussi nul que ce que tu laisses supposer.
Commentaire n°23 posté par sergiozz le 16/12/2008 à 21h43
... GM est d'abord un PRATICIEN! Un homme du CONCRET! Pas de théories fumeuses ... Juste savoir comment on fait pour introduire une instance devant la bonne juridiction et comment on fait pour GAGNER le procès!
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 23h13
citer johnny halliday prouve bien votre niveau de référence culturelle... l'éducation est toute autre chose...
Commentaire n°24 posté par Hugues Vessemont le 16/12/2008 à 22h11
Je pense être relativement éduqué! Bac + 5 ; Baccalauréat Mathématiques élémentaires (mention AB), DUT de chimie, Licence de chimie théorique ( chimie physique, Schrodinger, Dirac, Einstein ...), Institut d'Administration des Entreprises, etc ... Attaché d'un Parlementaire Européen ... Fort en gueule (ça voit, j'espère?), agent de l'Anpe ... 25.000 entretiens avec des demandeurs d'emploi dont un bon peu au bord du gouffre ...
Réponse de Jacques Heurtault le 16/12/2008 à 23h19
"GM est d'abord un PRATICIEN! Un homme du CONCRET! Pas de théories fumeuses ... Juste savoir comment on fait pour introduire une instance devant la bonne juridiction et comment on fait pour
GAGNER le procès!"

il faut de tout pour faire un monde, de la théorie et de la pratique. Toutes les politiques économiques s'appuient sur des théories qui sont loin d'être fumeuses. Elles ont seulement évolué pour tenir compte entre autres de l'évolution du système (ex de la mondialisation des marchés) et se sont enrichis par les travaux d'économistes contemporains. Un vrai passionné d'économie se doit de connaître les théories économiques, après libre à chacun d'être plus proche de l'une ou de l'autre.
Commentaire n°25 posté par sergiozz le 17/12/2008 à 08h18
Il faut poser la question à GM ...
Je ne vois aucun inconvénient à connaitre la théorie de l'accumulation, de la tendance à la baisse du taux de profit et de la suraccumulation qui en découle! Pas davantage d'inconvénient à faire la différence entre la macroéconomie et la microéconomie ..., la plus value, le travail mort et le travail vivant, le capital constant et le capital variable, etc ...
Réponse de Jacques Heurtault le 17/12/2008 à 13h02
Très juste SERGIOZZ !

Une "théorie", ça sert à faire la synthèse d'un tout et d'en dégager les "courants forts", les "fils rouges" qui vont guider et l'étudiant dans la compréhension de phénomènes entralacés mais qui n'avaient a priori aucun rapport entre eux, et plus tard l'agent d'exécution, le cadre moyen ou le cadre dirigeant pour conduire son action à son poste de travail.

J'adore les théories et j'en fais moi-même une grande consommation pour être didactique quand c'est indispensable, bien évidemment !

Le problème du gamin de seconde (mais à la limite jusqu'en terminale), c'est que déjà, quand il ne comprends pas la compta à partie double, ça va être compliqué de lui expliquer le schéma général des emplois/ressources.

Alors quant à lui faire piger que son salaire de fin de mois n'est qu'un petit bout, tout petit, d'une machine à coûts beaucoup plus vaste, le jour où il va découvrir, il va tomber de l'armoire...
Autant lui éviter ce "choc culturel" : au moins, il n'aura pas l'impression qu'on l'a trompé jusque-là !

Juste un truc "théorique" (donc synthétique) qu'on peut vérifier dans les comptes d'une Nation comme la France (c'est dire le niveau de synthèse et ses dizaines de millions "d'agents d'intervention" intermédiaires) :
Savez-vous quel est le niveau de rémunération nette du travail (en moyenne, tout confondu, bien sûr) par heure de travail ?
Savez-vous quelle est la part de PIB, de CA, d'une heure de travail (là encore, tout cumulé, moyenne globale) ?

Et à que donc, où passe la différence ?
Et pourquoi  ?

Naturellement, on retrouve ces proportions à peu près à l'identique dans n'importe quelle entreprise... Et sûrement pas dans les programmes économique des lycées.

Personnellement, je l'ai découvert en cabinet d'expertise comptable (bac + 6 ou 7) en reprenant ma règle à calcul (vous savez le truc par les log à coulisseur central) au moment ou mon patron m'avait bombardé responsable des "entreprises en difficulté" pour tous le réseau (180 bureaux en France, 2.300 collaborateurs diplômés et restés jusque là dans l'ignorance...) au moment des lois Auroux...
Moi qui avait été embauché pour régler les conflits fiscaux des clients...

Depuis mon "scoring" bâti à la hâte sur multiplan, eh bien je constate qu'il est sur le marché moyennant fort honoraires et que les banquiers en rafoleraient, m'a-t-on dit.
Pas moins de 1.200 ratios mais seulement trois ratios pertinents dont deux incontournables : moi je sais lesquels !
Mais un peu long à expliquer sur ce site !

Je pars en province : vous avez jusqu'à vendredi matin pour répondre à mes trois questions, vous qui eûtes faits de brillantes études d'économie avec des professeurs splendides !

Perso j'ai eu aussi les "meilleurs", à ce qu'on m'a dit (science Po avec barbiturique, Alphandéry à la fac de droit, Goré à l'IDA, groupe HEC, "petit diplôme" tellement seléctif qu'il en est quasi-inconnu et quelques autres en expertise-comptable...).
Mais aucun ne m'a raconté ce genre de choses alors que c'est le B.A. BA de tout le reste !
Commentaire n°26 posté par GM le 17/12/2008 à 10h25
Bonne question! Pourquoi n'enseigne-t-on pas des choses pratiques et théoriques en même temps?
Réponse de Jacques Heurtault le 17/12/2008 à 13h07

Pour cela, il faut que "l'école" aille à "l'entreprise" ou "l'école" à "l'entreprise" ou les deux à la fois suivant les cas ... et que, du moins dans le domaine technique (agricole, industriel et tertiaire) on forme des "cadres qui soient à la fois spécialistes dans leurs entreprises et enseignants de plein droit dans les lycées, avec des conditions d'emplois du temps (par semaine, mois, trimestre ou semestre) et de rémunérations,  associant nécessairement le public et le privé ...Pour cela, il faudrait bousculer pas mal de pots de fleurs...

Commentaire n°27 posté par Daumont Jean le 17/12/2008 à 17h29
Eh oui! Des gens qui puissent enseigner ce qu'ils savent sans avoir à passer des "concours" ...
Réponse de Jacques Heurtault le 17/12/2008 à 18h56
Tous les fonctionnaires doivent obéir!
Mr PAPON a une certaine époque a obéis....
Commentaire n°28 posté par juge le 18/12/2008 à 09h45
Mais Monsieur Papon avait le droit républicain de désobéir ... Il aurait pu rejoindre Londres ... Il ne l'a pas fait!
Réponse de Jacques Heurtault le 18/12/2008 à 15h53
Pour ce qui est ecole-entreprise ca existe dejà dans certains domaines. Je prends le cas principalement pour l'agriculture et la restauration dont certaines écoles deviennent une references sur un CV pour faciliter toute recherche d'emploi par la suite.

Les formations se passe au sein de l'établissement (Privé) et ensuite avec un suivi sur le terrain afin de mettre a profit les notions acquises aussi bien pratique que théorique.
Commentaire n°29 posté par bria le 18/12/2008 à 10h30
Les élèves du cours Ferrandi-Grégoire sont assurés de trouver du travail. Ceux qui suivent la même formation, dans l'hôtellerie-restauration, dans certains lycées professionnels ne le sont pas ... Cherchez l'erreur!
Réponse de Jacques Heurtault le 18/12/2008 à 17h34
Mettre sur le même plan Papon et Cazals, faut être gonflé, quand même :-) 
Commentaire n°30 posté par Jean-Pierre le 18/12/2008 à 14h27
Ils ne reculent devant rien! Ils vont bientôt nous expliquer que Sarko est un fasciste! Ahurissant ...
Réponse de Jacques Heurtault le 18/12/2008 à 17h35
@bria,

Bien sûr que ça existe les relations entreprises-écoles mais lorsque c'est vraiment utile. Avec les idées de Jean Daumont, on en vient à des aberrations comme des stages obligatoires en entreprises maintenant pour des jeunes qui sont en 3ème. Dans certains établissements, c'est même 5 jours de stage. C'est totalement absurde. Qu'un jeune de 3ème qui a décidé de s'orienter après la 3ème vers un BEP et un CAP fasse un stage pour avoir une idée du milieu de l'entreprise du secteur qu'il a choisi, ok, mais le faire pour tous les élèves même ceux qui vont s'orienter vers une seconde générale, c'est du n'importe quoi. Les stages ou apprentissages en IUT, en BTS, en écoles d'ingénieurs, en écoles de commerce, en CAP, en BEP, OK, mais ça existe.

"Des gens qui puissent enseigner ce qu'ils savent sans avoir à passer des "concours" ..."

Jacques, pourquoi ce rejet des concours ? C'est le meilleur moyen pour recruter les meilleurs, c'est beaucoup plus objectif que des entretiens d'embauche. A part quelques intervenants sur des forums comme le votre, les français sont très satisfaits du niveau des enseignants.
Commentaire n°31 posté par sergiozz le 18/12/2008 à 17h19
Les concours, ce n'est pas le meilleur moyen pour recruter les meilleurs ... Sinon, les fonctionnaires, recrutés par concours, seraient tous excellents! On est loin du compte! Je ne veux pas, je ne supporte pas qu'un fonctionnaire puisse croire, qu'ayant passé un "concours", il soit propriétaire de son poste!
A l'Anpe, je vois, TOUS LES JOURS, des aberrations produites par des "fonctionnaires"! C'est fantastique, ahurissant, incroyable, etc ... 
Réponse de Jacques Heurtault le 18/12/2008 à 17h41
Arrêtez de nous bassiner avec l'anpe. Un fonctionnaire n'est pas propriétaire de son poste et est aussi mobile, sinon plus qu'un salarié du privé. Arrêtez de raconter n'importe quoi. Des fonctionnaires, il y en a des excellents et il y en a des moins bons comme dans toutes les professions. Il y a des excellents boulangers, il y en a des moins bons. Il y a des excellents bouchers, il y en a des moins bons. Il y a des excellents menuisiers, il y en a des moins bons. Il y a des excellents cuisiniers, il y en a des moins bons. Et tous ceux-là n'ont pas passé de concours. Votre raisonnement ne tient pas la route.
Commentaire n°32 posté par sergiozz le 18/12/2008 à 21h17
Un fonctionnaire qui ne veut opas bouger de son poste peut y passer toute sa vie ... Si la mutation est évidemment possible, elle n'a aucun caractère obligatoire ... sauf quand elle est disciplinaire ...
Vous vous contredisez vous-même! Vous nous expliquez que le "concours" permet de recruter les meilleurs pour ensuite nous dire que, dans de nombreuses autres professions, on peut être excellent sans avoir passé de concours ...(ce qui est exact!).
Ce que je veux, moi, c'est que l'on ne recrute plus les fonctionnaires par concours, que l'on soit pas fonctionnaire toute sa vie et que l'on puisse licencier des fonctionnaires comme on peut licencier d'autres personnes dans le secteur privé.
Réponse de Jacques Heurtault le 18/12/2008 à 22h02
Ce que veut Môssieur Heurtault....  bof, bof !

Mais qu'il braille donc tant qu'il veut. Ca ne change rien.
Ca ne change rien au fait qu'il parle de tas de choses qu'il ne connaît pas, en particulier  la FONCTION PUBLIQUE, parce qu'il ne peut pas se lever le matin sans bouffer un ou deux fonctionnaires à son petit déjeuner.
Deux exemples de son ignorance.

 La gestion des ressources humaines serait, selon lui, inexistante dans la FP. Notamment à cause des concours.

A) Sachant que l'Etat décide lui-même de recruter, OU DE NE PAS RECRUTER, d'une année sur l'autre; que lorsqu'il recrute, il définit lui-même le nombre de places offertes aux concours, que JH nous explique donc que ce n'est pas de la gestion de RH .....!!!????

B) Pour les personnels en place, la gestion des ressources humaines a été mise en place dans TOUS les Ministères par un certain Michel...ROCARD, alors Premier Ministre. Ce n'est donc pas d'hier....
Cela aussi a échappé à la sagacité de M. Heurtault qui ne cesse de s'époumoner et surtout de perdre ses nerfs.

Dommage pour lui et pour nous car comme je l'ai déjà dit, lorsqu'il ne s'énerve pas, il peut nous proposer d'excellent billets.

Malheureusement, ces temps derniers, ce n'est pas vraiment le cas.
J'en profite pour saluer le courage et la pugnacité d'Aurélien qui défend sa profession avec élegance, panache et justesse face à ce flot de critiques toutes plus démagogiques les unes que les autres.

jf.
Commentaire n°33 posté par Jacques le 18/12/2008 à 22h49
Pas très compliqué à résoudre! A chaque départ d'un fonctionnaire, quelqu'en soit la cause, remplacement de ce dernier par un agent de droit PRIVE pour la moitié des postes à pourvoir, rien pour l'autre moitié! Surtout PAS DE FONCTIONNAIREs!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 07h25
Hélas, Monsieur Heurtault, comme beaucoup de vos amis, vous semblez oublier que X. Darcos (sous la houlette de N. Sarkozy) ne réforme pas en pensant si ce qu'il fait est bien ou néfaste pour l'école, il le fait pour des raisons purement comptables : ne remplacer qu'un fonctionnaire sur 2.
Ce n'est pas ainsi qu'on investit dans l'éducation.
Pourquoi croyez-vous qu'il a créé les 2 heures d'aide personnalisée par semaine ? Pour mieux supprimer les RASED et donc faire une économie de 3000 postes cette année et avec l'idée de reconduire l'opération les 2 prochaines années jusqu'à extinction de ces maîtres spécialisés.
Le SMA tant décrié par les maires.. Ah, ça part d'une belle intention : ne pas laisser d'enfants sur le carreau les jours de grève. (Combien par an ?)
Dans le même temps, il faut savoir que la suppression des postes de titulaires remplaçants ne permet plus d'accueillir les élèves lorsqu'un enseignant est absent (maladie, stage). Et sachez, Monsieur Heurtault que ces cas sont très fréquents. Beaucoup plus que les journées de grève.
Je vous invite à jeter un coup d'oeil sur le site "directeurs en lutte". Site écrit par des directeurs totalement indépendants du pouvoir mais aussi des syndicats. Donnez-vous la peine de le parcourir et vous jugerez de notre indépendance. Vous comprendrez mieux les problèmes qui se posent dans l'Education nationale et, j'en suis persuadé, vous en aurez une approche plus sereine et moins radicale.
Commentaire n°34 posté par Olivier le 18/12/2008 à 23h27
On nous a déjà tenu le même discours avec la gestion de la Sécu! Oui, il faut mettre en place une gestion COMPTABLE .... Oui, il y a des gamins qui n'ont rien à faire aux épreuves du baccalauréat car ils n'ont manifestement pas le niveau!
Oui, quand un élève n'a pas le niveau, il doit REDOUBLER dans une AUTRE école avec une pédagogie différente ...
Oui, il faut rétablir l'ordre républicain dans la rue et dans les établissements d'enseignement! Quand l'un d'eux est occupé illégallement, il faut TOUJOURS, PAR LA FORCE, en dégager les accès, afin de permettre à ceux qui veulent étudier et qui sont de très loin les plus nombreux de le faire! Oui, il faut exclure du bénéfice du service public de l'enseignement ceux qui en troublent délibérément le fonctionnement ...
J'irai voir votre site!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 07h33
Je note que SERGIOZZ (ni aucun autre débatteurs....) ne sait répondre, même à la cuillère ou à la louche à mes petites questions basiques du commentaire 26...

Voilà qui en dit long sur la nécessité de "quelques lumières" sur les fondamentaux économiques à donner à nos chères têtes blondes... et à leurs profs, bardés de diplômes supérieurs et autres concours élitistes à outrance.

Passons, c'était CQFD !
Le reste c'est bavardages et billevesées...


Monsieur Heurtault, vous savez que dans mes propositions (à que quand je serai à l'Elysée...), outre la disparition du Code du travail par absorption par le Code de la fonction publique, il n'y a plus de CDI (sauf éventuellement les CDI chantier du BTP et ceux des Intermittents - spectacle mais aussi vers d'autres activités saisonnières, agriculture, sylviculture, association d'insertion, etc... à détailler plus tard), mais que des CDD de 5 ans maximum renouvelables autant de fois qu'on veut.

En entreprise, pas de souci, c'est décidé en interne. Dans les entreprises publiques, mais tout autant les fonctions dites publiques, ça permettra à la fois une remise à niveau régulières des compétences et une mobilité de carrière qui hélas n'existent plus vraiment dans trop de cas, évitant la sclérose des compétences et des intelligences.

Mais mieux encore, car parfois je suis un génie, lesdits concours (si c'est la voie que les ex-fonctionnaires veulent poursuivre, je n'oblige à rien) devront se passer dans la langue du pays...
Epreuve de math, pas trop de souci, mais pour le reste, vous n'imaginez même pas !

Il paraît que le Français, langue de la République est constitutionnellement la langue obligatoire.
Or, depuis un décret de Richelieu, il s'agit du francilien.
Un autre décret peut donc défaire ce qui a été fait.
Vérifiez, c'est absolument légal et constitutionnel !

Je proposerai donc, au nom de la diversité culturelle, que tous les 5 ans, on modifie par décret le contenu du français.
Un coup ce sera le breton, un autre le basque, un troisième le ch'timi, un quatrième le savoyard, un cinquième le provençal, un sixième le gascon, un 7°, le picard, une 8° le francilien, etc.

En commençant par le Corsu (mais celui du nord, parce que celui du sud, je ne maîtrise pas tout : ils remplacent souvent les "u" par des "o" et les "i" par des "é"...)
Bref, le "francilien" ne sera plus que la langue officielle des instances internationales !
Et parlé et enseigné une fois tous les 30 ou 40 ans dans les écoles.

Au moins, nos chères têtes blondes auront vu entre 3 et 4 langues différentes avant d'arriver au Bac, multilingues dans la tête, avec 1.000 sonorités extraordinaires dans l'oreille et autant de productions poétiques et romanesques dans l'esprit et l'intellect (et non pas à ânoner en le massacrant, un "gaulois natif" si complexe qu'on en arrive encore à corriger des thèses de doctorat avec une faute par phrase, sans compter des programmes du PS qui ne savent pas accorder les participes passés dès les premières phrases...).

Et "à que" comme ça, plus besoin de de faire de la lecture comptable des postes d'enseignant et autres fonctionnaires : beaucoup raterons leurs concours et iront peut-être pointer dans votre agence de l'ANPE (qui se sera mise au Corsu !), remplacés sur le pouce par des gens capables de faire ce qu'on leur demande de faire (pour une fois)

Ce genre de choses m'amuse extraordinairement, savez-vous !
Commentaire n°35 posté par GM le 19/12/2008 à 09h22
Hélas, non! Je ne sais pas répondre à cette question simple ...
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 18h37
Bien sûr que c'est simple. Contrat de droit privé pour tous les employés de l'État (sauf ceux exerçant des fonctions RÉELLEMENT régaliennes), embauches en fonction de critères de compétences et possibilité de licenciements... 

Démagogique, moi ? :-)
 
Commentaire n°36 posté par Jean-Pierre le 19/12/2008 à 11h53
Complètement d'accord avec vous, Jean-Pierre!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 18h47
"Vous vous contredisez vous-même! Vous nous expliquez que le "concours" permet de recruter les meilleurs pour ensuite nous dire que, dans de nombreuses autres professions, on peut être excellent sans avoir passé de concours ...(ce qui est exact!)."

je ne me contredis pas du tout. Contrairement à vous, je n'ai jamais critiqué le mode de recrutement dans le privé et je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de gens excellents dans le secteur privé. Vous n'avez aucun argument valable pour dénoncer le mode de recrutement des fonctionnaires. Le seule argument que vous donnez pour la suppression du statut des fonctionnaires, c'est le licenciement. Permettez-moi de vous dire que c'est un peu juste comme argumentation et cela s'apparent à du dogmatisme. Je pense que derrière tout ça, il y a une sorte de frustation de votre part. Vous avez sans doute des mauvaises relations avec vos collègues fonctionnaires de l'anpe et vous faîtes alors un rejet de l'ensemble des fonctionnaires. Pour un métier comme celui de professeur, il n'y a pas photo, le mode de recrutement ne peut être que le concours avec des épreuves écrites et des épreuves orales. Un entretien d'embauche ne suffit pas.

@GM,
Pourquoi je répondrais à vos questions, je ne suis pas à l'école ici, je suis sur un forum. D'ailleurs, même si l'économie me passionne, ça fait un certain temps que je fais autre chose et je n'ai pas cette prétention de tout connaître. Je suis quelqu'un de modeste contrairement à certains sur ce forum.  J'avais d'ailleurs une petite remarque à faire. Vous vous vantez d'enseigner en 3ème cycle et vous sous-entendez que vous êtes un formateur brillant par rapport aux diplomés de l'éducation nationale. J'avoue que la perception que j'ai de  vos divers commentaires sur ce forum, c'est une pensée quelque peu brouillonne. N'ayant pas le décodeur en ma possession, j'ai souvent du mal à décrypter ce que vous dîtes. Je me méfie beaucoup des types qui se prennent pour des dieux, j'aimerais beaucoup me glisser dans l'amphi pour voir ce que vous valez vraiment.
Commentaire n°37 posté par sergiozz le 19/12/2008 à 12h03
Il y a trop de fonctionnaires ... Leur nombre doit passer de 6 ou 7 millions à 500.000!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 19h13
Parce qu'un forum est justement un lieu d'échange.
Quand on dit des choses, c'est bien, ça enrichit tout le monde.
Mais quand on dit des choses sans en savoir le "B.A. BA", ça trouble l'écoute.

Chacun son truc.
Je constate juste votre ignorance cachée derrière un faux nez !

Quant à "mes" cours (je n'ai que quelques modules qui varient d'une session à une autre en fonction des carences constatées par mon Directeur (qui lui est agrégé des universités, je ne le suis pas et ne veut pas l'être), ils sont ouverts à qui payent les droits d'inscription, est titulaire d'une licence de droit ou d'expert-comptable ou d'avocat ou de notaire ou de clerc de notaire et en fait une demande motivée.
C'est le dirlo qui chosit 40 étudiants sur les 1.000 à 1.200 candidatures reçues tous les ans.
Ne me demandez pas sur quel critère : ses choix m'ont toujours étonnés et comme je n'ai pas envie de me fâcher avec lui, je la ferme !

C'est de la fiscalité appliquée, pure et dure, un peu complexe même pour des esprits matheux (puisqu'on cherche toujours le système expert qui permettra de naviguer tranquillement dans la matière) et on forme des "ingénieurs"... disons un ou deux par an capables d'inventer au moins une solution nouvelles dans les 10 prochaines années...
Alors évidement, ça peut ne paraître pas très limpide au béotien. On peut comprendre.

Ce que je vaux vraiment ? Queue dalle ! Je ne me fais aucune illusion.
Ce que j'y fais, c'est "nul à ch...". Et je m'emm... prodigieusement !
Mais c'est un impôt en nature que je paye volontairement !
Une sorte de restitution obligée (c'est d'ailleurs comme ça que je me suis fait piéger...)

Ce que je vaux n'est pas là, mais sur la tronche d'un IP ou d'un directeur de service, satisfait d'un redressement histortique bien bâti (que ce soit en matière fiscale ou sociale), sûr de son fait et de la compétence de ses équipes... balayés en deux coups de cuillière à pot quand il pousse le bouchon un peu trop loin !
Même pas besoin de passer par la case "grande mansuétude du service" à réclamer des remises gracieuses (comme font la plupart des avocats - et ça marche).
Moi c'est la totalité ou rien que je fais tomber.

Et avec comme "petit plaisir de la vie", cette phrase de conclusion que j'adore mettre à la fin de mes démonstrations : "Si le Service appliquait la Loi, toute la Loi comme il lui en est fait obligation, nous en serions pas à quémander de façon impérieuse, un complément de formation à attribuer à ses agents" (avec quelques variantes selon le dossier).
Agents recrutés sur concours, naturellement. Formation "solide" et prodiguée par quelques "sommités" du moment elles-mêmes recrutées sur concours.

Mais rassurez-vous, si Dieu me prête vie, je finirais bien par créer cet ISF (Institut Supérieur de la Fiscalité) qui me tient à coeur : ouvert à tous pour 5 (ou 10, je ne sais encore) euros la séance de 4 heures...
Aujourd'hui, faut juste que je trouve les locaux et le temps de mettre ça au point avec quelques autres !
Vous pourrez ainsi vous faire une opinion utile de visu
Vous pourrez venir autant de fois que vous le souhaitez !
Commentaire n°38 posté par GM le 19/12/2008 à 15h34
Avec des cotisations comme ça, la paye n'est vraiment pas grosse!
Réponse de Jacques Heurtault le 19/12/2008 à 19h16
"Il y a trop de fonctionnaires ... Leur nombre doit passer de 6 ou 7 millions à 500.000!"
je ne répondrai même pas à ce qui est une provocation.

"Chacun son truc.
Je constate juste votre ignorance cachée derrière un faux nez !"

Je ne suis pas un prétentieux, c'est tout. Depuis de nombreuses années, je suis dans un autre domaine et bien entendu même s'il me reste certaines connaissances en économie, je ne suis pas au top. Justement, un enseignant doit être au top, maîtriser sa matière et bien entendu faire preuve d'une grande pédagogie. Je persiste à dire que dans mon parcours scolaire et universitaire, j'ai connu une majorité de profs qui avaient ce profil, donc ça me révolte d'entendre des critiques de la part de personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent. Un jour, je me suis engueulé avec un collègue de boulot parce qu'il prétendait que la correction d'un devoir de maths de terminal S prenait 1/4 d'heure. Voilà l'exemple d'un guignol qui affirme cela sans savoir que la réalité, c'est 3/4 d'heure environ par copie. Pourquoi ce type en avait après les profs : parce que son fils a passé son bac une fois et il a échoué. Il ne l'a pas retentée et il a réussi à entrer dans une école sans le bac. Pour lui, c'était évident que l'échec de son fils, c'était à cause des profs. Ce n'était bien évidemment pas parce qu'il n'avait pas suffisamment bossé.
Commentaire n°39 posté par sergiozz le 20/12/2008 à 18h39
En quoi est-ce une provocation?
Réponse de Jacques Heurtault le 21/12/2008 à 16h49
Je partage tout à fait le point de vue de Sergiozz. Les personnes qui ne fréquentent pas des enseignants ne se rendent pas compte du travail personnel que ce métier demande. Préparation de cours et correction de copies (qui peuvent parfois consister en huit pages de réflexion !) prennent énormément de temps. Evidemment cela dépend des disciplines et des niveaux d'enseignement. Mais, je peux par exemple vous assurer que je passe plus de trente-cinq heures par semaine à préparer les cours de trois niveaux différents en lycée, à faire ces cours, à corriger des devoirs ou des exercices, à participer à des réunions (conseils de classe, rencontres parents-profs...). Dès lors, je ne vous demande pas de mettre vos opinions de côté et de croire bêtement tout ce qui peut être dit. Mais, pour progresser, il faut s'enrichir des témoignages et des propositions des autres... et accepter l'idée de changer de point de vue. Il n'en jamais bon, dans un forum comme celui-là, ou dans la démocratie en général, de se considérer comme le seul porteur des vraies bonnes réformes. Ou alors, on tombe là dans le sarkozysme (avec un président qui se croit l'incarnation de la perfection) !
Commentaire n°40 posté par Aurélien Royer le 20/12/2008 à 20h01
Restons raisonnables! Entièrement d'accord ...
Réfléchissons ensemble aux problèmes de l'Education Nationale ...
Les cours qui, chaque année, se terminent, la plupart du temps au début du mois de Juin ... En fac, c'est en Mai qu'ont lieu les examens ...
Proposition de réforme :
1. Les enseignants ont droit à 5 semaines de congés payés. Ni plus ni moins que tout le monde.
2. La durée annuelle de temps de travail est fixée, pour eux comme pour les autres à 1.600 heures.
3. Rien ne justifiiant qu'ils soient fonctionnaires, leur contrat de travail est transformé en contrat de droit privé, leur employeur continuant d'être l'Etat.
Voilà matière à débatttre.
Réponse de Jacques Heurtault le 21/12/2008 à 12h49
"Rien ne justifiant qu'ils [les enseignants] soient fonctionnaires" etc....
Si vous voulez vraiement faire un débat, expliquez nous d'abord le pourquoi de vos théorèmes (pour ne pas dire théorie démago) de base.
Sinon, aucun débat n'est possible !

Mais à mon avis, c'est exactement ce que vous recherchez.
Il faut forcément approuver bruayemment vos propositions "audacieuses" sous peine d'être renvoyé au cachot de l'ignorance qui nous caractériserait, nous qui ne sommes pas systématiquement d'accord avec vous. (ce qui suppoose que nous le sommes parfois. Alors dans ces cas-là nous devenons des "gens bien". mais cela n'a aucun impact sur vos réactions les jours où nous exprinmons un avis différent du vôtre...)

jf.
Commentaire n°41 posté par Jacques le 21/12/2008 à 15h10
Allons! Allons!
Je veux que les postes de fonctionnaires soient strictement réservés à ceux qui exercent une fonction régalienne ... Pour ceux-là, je ne serais pas loin de penser qu'il faut leur retirer le droit de vote car on ne peut pas être, en même temps, juge et partie ...
Imaginez que plus de la moitié des électeurs soient fonctionnaires, ils pourraient décider d'augmenter les impôts de ceux qui ne le sont pas ... afin de continuer à vivre "sur la bête" ...
Ou bien décider de s'attribuer des augmentations de salaire qui ne peuvent être financées que par la hausse des impôts.
Réponse de Jacques Heurtault le 21/12/2008 à 15h32
On dirait bien que M. Heurtault à commencé des libations de réveillon avec trois jours d'avance....
Ce ne sont plus des propositions "audacieuses" qu'il nous fait. mais de simples élucubrations...
Qu'est-ce que ça va être sur ce bloc-notes entre Noël et Jour de l'An.......!!!

Au passage, comment qualifie-t-on un régime ou un état qui ne reconnait pas le droit de vote à tout ou partie de ses citoyens ???

Vous dépêchez pas de me répondre, buvez encore un coup avant !

jf.
Commentaire n°42 posté par Jacques le 21/12/2008 à 17h11
J'espère que cette fois-ci, le commentaire va rester ...
Je réponds donc que sous la Troisième République, les militaires ne votaient pas ... C'est pour cela que l'Armée était appelée "La Grande Muette"! Pour autant que je sache, la Troisième République était un régime démocratique ...
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 07h08
@ Sergiozz et Aurélien : Dont acte ! Il y a des bons et des moins bon comme partout.

Oui une copie (alors certes, en 3° cycle) même de compta, c'est 3 à 4 jours de boulot pour mettre au point le sujet - même si les thèmes sont toujours les mêmes. C'est au moins autant à bâtir un barème de notation et c'est 2 à 3 heures de correction... Plus délibération en jury de 2 ou 3 heures sur le tard.

Un mémoire, c'est carrément deux jours de lecture. Et encore, quand c'est écrit en français gaulois natif francilien correct...

Une heure de cours, c'est 5 heures de préparation (au moins en fiscalité, y compris en matière d'enregistrement), avec recherche de jurisprudence, annotations de la doctrine officielle de la République etc.
Le plus dur étant de trouver un fil rouge "attractif" et pédagogique. Pas simple, je vous l'assure.
Sans compter l'exposé des principales lignes de doctrine privée des "grands penseurs" en la matière...

@ Jacques H. Oui ! En quoi il faut être fonctionnaire pour enseigner ?
Je ne le suis pas et pourtant... on est venu me chercher pour faire !
Y'a-t-il tant de carence par ailleurs ?

Pour l'ISF, 10 euros par personne, 40 personnes c'est 400 € de recette.
La salle c'est entre rien à 120 € la demie-journée...
(Pour tout vous dire, il m'est même arrivé de faire cours au square Marco-Polo pendant les occupations des facs il y a deux ou trois ans).
Et même le quidam qui passaient prenait parfois une chaise pour venir écouter et participer à ce cours sur la théorie de l'abus de droit (Art. L 64 du LPF) : marrant !

Reste 280 € dont 4 h x 39 € pour l'enseignant, 156 € et un solde de 124 € pour l'intendance...
Point mort calculé : environ 30 participants payants.

Ca devrait pouvoir fonctionner !
Commentaire n°43 posté par GM le 22/12/2008 à 09h50
Vous oubliez  ... les taxes et les impôts!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 11h42
Pour rebondir sur le commentaire de Jacques, je considère moi aussi que ce présupposé, selon lequel "rien ne justifie que les enseignants soient des fonctionnaires", n'est pas valide. Tout dépend de la définition que nous souhaitons donner à un service public, dont les employés doivent être des fonctionnaires, payés par l'Etat et disposant d'un statut les distinguant des employés du privé (à l'abri, donc, de la course au rendement). Les fonctionnaires ne doivent pas être une variable d'ajustement dont on fait varier le nombre sur le court terme, en fonction des besoins et des moyens, mais un personnel qualifié, compétent, recruté selon les critères les plus objectifs, pour rendre un service au public. Dès lors, la gestion de ces personnels doit être pensée sur le long terme, ne doit pas obéir à de seules logiques comptables et doit permettre d'optimiser le service ainsi rendu. Si je prends l'exemple de fusion ANPE-ASSEDIC, elle permet de rendre un service plus adapté aux clients (les personnes en recherche d'emploi) et, dès lors, si elle doit s'accompagner d'économies budgétaires (y compris en terme d'emplois), la fin justifie les moyens.

Mais, par pitié, ne préconisez pas l'inverse. En réclamant le passage de "6 à 7 millions de fonctionnaires à 500 000", vous fixez un objectif quantitatif alors que, selon moi, un gouvernement qui réussite la réforme de l'Etat doit d'abord fixer un objectif qualitatif !! Et cela change tout. Je continue sur l'exemple de l'ANPE: je vous rejoins sur la nécessité de simplifier la paperasse ou encore sur la possibilité de faire payer aux entreprises le service rendu par l'ANPE. Ce sont des objectifs qualitatifs pour améliorer le système. Quant au nombre d'employés pour parvenir à ce résultat, ce doit être une conséquence et non un objectif. Or, dans le cas de la réforme de l'éducation, la baisse du nombre d'heures par discpline ou le fait de rendre certaines matières facultatives répond à une volonté non avouée: mieux faire passer les suppressions de postes que ces changements rendent nécessaires. En jouant franc jeu, le gouvernement aurait pu ne pas se mettre à dos les professionnels du secteur...

Enfin, je vous réponds sur les propositions que vous faites en matière de gestion des personnels enseignants:
1- je suis d'accord sur le fait de réduire le nombre de semaines de vacances par an SAUF que, pour les enseignants, les vacances ne correspondent pas à quinze jours à glander (je viens de passer deux bonnes heures à concevoir le sujet d'un devoir que je vais donner à mes terminales à la rentrée...). Et on ne peut pas non plus réduire à un nombre aussi faible les vacances de nos jeunes élèves, même si j'ai conscience qu'on les habitue à avoir beaucoup de congès. Et en cela, l'école d'aujourd'hui ne les prépare pas au monde de l'entreprise. C'est donc en effet une réflexion qui doit être menée.

2- la deuxième proposition rejoint la première et nous n'y parviendrons qu'en remettant à plat le problème du rythme de travail... qui figure en tête de mes propositions pour la réforme de l'éducation;
3- le troisième point pose donc problème car les enseignants rendant un service fondamental au public (les élèves et leurs parents), je pense qu'ils doivent rester des fonctionnaires. C'est en tout cas ma conception d'un service public qui ne se restreint pas aux fonctions régaliennes que vous évoquez dans un autre commentaire.
Commentaire n°44 posté par Aurélien Royer le 22/12/2008 à 14h08
Un service public, c'est un service! Pas une structure ... Si un enseignement gratuit accessible à tous est effectué par une entreprise privée, cet enseignement est un ... SERVICE PUBLIC!
Dans n'importe quelle activité, il faut toujours avoir un regard sur le coût ... Et il faut, toujours, se poser la question : "Pour le prix que l'on y met, est-ce que l'on en a pour notre argent?". La difficulté survient lorsque les bénéficiaires ne sont pas les payeurs et que lesdits bénéficiaires prétendent décider que c'est AUX AUTRES DE PAYER ...
Exemple : Beaucoup sont partisans d'augmenter les impôts ... des autres! Tous ou presque sont partisans d'une baisse des impôts ... quand il s'agit des leurs!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h14
Non non je n'oublie pas !

L'enseignement c'est exonéré de TVA.
En plus, c'est budget "formation" : une bonne utilisation de la contribution obligatoire des entreprises sur les salaires.
Avec un peu de bol, je vais même essayer de générer un crédit d'impôt sur le revenu de 50 %...
L'Etat qui en paye la moitié, je trouve ça splendide quand c'est en plus de l'enseignement pour "payer moins d'impôts" !

Quant aux prof, c'est du BNC accessoire (forcément, on gagne pas sa vie là-dessus) donc un abattement de 26 % avec un maximum de 34.000 €/an (pour le BNC accessoire), également exonéré de TVA.

Et puis comme je fais ça à travers une association loi de 1901, c'est également exonéré des impôts commerciaux, IS, TVA et surtout Taxe professionnelle.

Et moi je me prends un 1 % au titre des droits de fondateur, droit d'auteur, également exonéré de de TVA et de taxe professionnelle, mais un IR de 15 % quand même, le tout versé à une SC patrimoniale, à que mes petiots à moi ils en seront nu-propriétaires des parts (et moi usufruitier). Quand je meurs, c'est eux qui ont les rentes hors droit de succession, à conditions qu'ils soient capables de continuer à faire vivre le truczire !

Vous savez, à force de baigner là-dedans, on finit par connaître les schémas qui échappent à presque tout !
C'est plus rentable...

Je ne vous raconte pas : je fais ça avec mes "petites crèches" bénévolement...
1 % sur un budget de 500 à 600 K€/an, juste pour les droits d'auteur (le nom m'appartient le plus légalement du monde), multiplié par 4 ou 5 établissements, tous les ans ça permet de voir l'avenir avec moins d'angoisse pour les fins de mois difficiles !
Alors quand j'en serai à 10 ou 20 (c'est du boulot)... Je crois bien que je partagerai un peu quand même...

D'autant que la culbute est aussi sur les locaux... Au bout de 15 ans, le temps de rembourser le banquier, au prix des loyers actuels, c'est du gratiné !
Il suffit de faire tourner la pompe à phynance avec une demande pléthorique, et le tour est joué !
Même que les communes et la Caf en redemandent en veux-tu en voilà !

Quand je vous dis qu'on marche sur la tête dans ce pays, vous n'imaginez pas à quel point !
Commentaire n°45 posté par GM le 22/12/2008 à 19h21
"L'Etat qui en paye la moitié, je trouve ça splendide quand c'est en plus de l'enseignement pour "payer moins d'impôts" !" ABSOLUMENT GENIAL!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 21h03
By learning to discover and value our ordinariness, we nurture a friendliness toward ourselves and the world that is the essence of a healthy soul. <br />[url=http://www.geocities.com/youtubehivideo/download.html] abyss youtube [/url][url=http://www.geocities.com/youtubehivideo/tube.html] pantech duo wont play youtube [/url][url=http://www.geocities.com/softgoodteam/tools.html] faith ford youtube [/url][url=http://www.geocities.com/youtubesiteone/britneyspearslive.html] grand theft auto 4 box art youtube [/url] <br /><a href=http://www.geocities.com/softiphonemp3/gotop.html >youtube alieni</a><a href=http://www.geocities.com/youtubehivideo/you.html >schoolgirl youtube</a>
Commentaire n°46 posté par youtube on palm le 28/01/2009 à 06h55
Donnez votre point de vue ... - Voir les 46 commentaires

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 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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