Le blog politique de Jacques Heurtault Propositions audacieuses
Invitation au débat
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Partager l'article ! Exit Anpe! Le témoignage bienvenu d'un collègue ...: Depuis deux jours, ma boite aux lettres électronique est innondée, comme celle de nombreuses ...
Généralement dans tout boulot c'est rare qu'on se plaignent du salaireMais simplement de sa frequence ... lol
Oui je sais bien AURELIEN !Mais j'avais moi-même fait ce calcul à travers la loi de finances 2008 l'année dernière : Il y avait le nombre d'emploi de la fonction publique nationale (pas la territoriale, ni l'hospitalière), le nombre d'ETP et la masse salariale d'un côté et le service des pensions de l'autre.La règle de trois était donc facile à faire.Connaissant par ailleurs le salaire moyen servi en Gauloisie, y compris les fonctionnaires et le nombre d'actifs (hors chômage) avec les stat de l'emploi (on était en pleine bagarre sur la définition du chômage), la règle de trois était aussi facile à faire.J'étais ainsi arrivé à un "PLUS 10 %" pour la fonction publique nationale (seulement)... de mémoire.On est à 12 une année avant... C'est donc que le raisonnement n'était pas si faux que ça !Ce qui m'a valu une volée de bois vert d'un cynique "Fier Fonctionnaire Socialo-Communiste" démontrant qu'il était plus intelligent que moi (il vient de remettre ça récemment sur mon blog), puisque lui avait eu l'intelligence de réussir un concours et était capable de faire grève et d'emm... le monde pour être encore augmenté (et préserver sa retraite) alors que tous les autres n'avaient réussi à rien : c'était donc normal qu'il soit payé plus cher !J'adore ce genre de raisonnement !Pas vous ?Mieux, j'ai lu récemment que Santini (le ministre de la fonction publique) est décidé à retirer les épreuves de cultures générales pour les concours futurs, estimant que c'est un barrage à la mixité sociale...D'un côté les "gaulois natif", qui ont dans leur bagage naturel l'histoire de Vercogétorix depuis tout petit et de l'autre des "fils de gaulois impatriés" qui ne connaissent que le Maréchal Tito ou Solidarinocs (ou autre).L'idée est vertueuse.Et comme ça, on aura peut-être des fonctionnaires "acculturés", pas capables de savoir comment est faite une loi, ni ce que c'est qu'une Préfecture.Personnellement, ça m'amuse aussi très fort !A quoi sert de connaître l'histoire de ma Convention et de l'abolition des privilèges quand il s'agit de distribuer le courrier dans les boîtes aux lettres, effectivement ?Des fois, on se demande ce qu'ont dans la tête nos z'élites !
pour reprendre au bond l'idée qu'un syndicat même minoritaire puisse "faire loi" par accord signé dans un établissement (ou une entreprise) avec la nouvelle loi "Bling-bling dans sa tête" sur la représentativité syndicale, personnellement, je serai partisan d'étendre la possibilité de passer tout accords valables (dans l'établissement ou l'entreprise) par voie de référendum des salariés à la majorité des deux tiers.Ca existe seulement pour deux matières (l'intéressement et la participation des salariés aux fruits de l'expansion des entreprises très gaulliste) et ça marche assez bien.J'ai ainsi vu passer des accords proposés par le boss local, contre l'avis des syndicats et du comité d'entreprise... qui fissa ont retourné leur veste.Y compris CGT qui préfèrent nettement et normalement un salaire chargé (droit acquis et cotisations venant sauver le paritarisme des caisses d'assurance sociale) plutôt qu'une prime soi-disant aléatoire mais sonnante et trébuchante mais exonérée de charges sociales (donc vachement moins coûteuse pour l'employeur donc conséquemment plus forte).Comme quoi l'appât du gain, la cupidité etc., c'est pas seulement chez Madoff qu'il faut la chercher...Et puis dans un accord d'intéressement, les gusses, ils savent pourquoi ils bossent "mieux", puisqu'il y a un objectif de "performance".Dans ces mécanismes là, dit "gagnant-gagnant", le niveau de "performance" dfoit être atteignables assez facilement par les salariés, sans ça, ça ne sert à rien de prendre un accord et le "Boss", il ne gagne rien.Ni ses salariés.Ni leur pouvoir d'achat.Notons que dans la fonction publique, le "travailler plus pour gagner plus", les heures sup et les primes statutaires devraient avoir le même effet.Notamment les "primes hors charges" de la haute fonction publique.Sauf qu'elles sont individuelles, ce qui n'a plus un grand intérêt (il faut qu'elles soient au moins semi-collectives pour avoir un effet d'entrainement et de motivation positif), au moins à hauteur d'un demie-mois de salaire pour êtes "sensibles"...Bref, on tourne complétement le dos aux bénéfices de ce type de mécanisme (issu de la théorie de l'équité de Smith, Adam, pas l'Autre), dans la fonction publique...Les effets de l'enseignement de Nanterre (dont est issu "bling-bling dans sa tête), qui forment des "juristes" qui ne comprennent souvent pas grand-chose à toute la saveur du corpus législatif...Et du coup, on en arrive à ce que dénonce AURELIEN, avec d'un côté des Stakhanovistes, et de l'autre des types complétement démotivés qui n'attendent qu'une chose, c'est de se tirer à la retraite...Je sais : sur la plage d'Aregnu, j'ouïe une bonne partie de l'été le discours de "profs" complétement désabusés, allongés sur le sable : Du plus haut comique !Mais des gens bien à plaindre, pour leur pauvreté d'âme, finalement !
Une erreur s'est produite. Veuillez rééssayer plus tard.
Mais ce p'tit gars, il ne sait donc pas qu'il y a aussi de grandes grèves dans son beau Pays d'Allemagne et il ne sait pas que même en Angleterre ça arrive aussi ???
Si vous n'avez que des témoignages comme celui-là à nous fournir........
jf.
Je n'ai pas dit que j'approuvais TOUT ce qu'il dit! Mais, à coup sur, son témoignage est révélateur d'un état d'esprit de ras le bol! Les pollueurs de boites mails sont en train de travailler contre eux-mêmes!
Ils font grève pour quelle raison, au juste ?
Il est vrai que, dans l'approuver totalement, ce témoignage est éclairant dans la mesure où il rappelle que les fonctionnaires de l'Etat compensent leur faible revenu par une sécurité d'emploi qui vaut de l'or en ce moment. Est-ce pour autant qu'ils n'auraient pas le droit de se mobiliser contre des projets qu'ils jugent mauvais pour le maintien du service public pour lequel ils travaillent? Evidemment non ! Quant à savoir si le système britannique, des jobcenters, où l'efficacité personnelle à court terme d'un conseiller le met ou non sur un siège éjectable, est meilleur que le nôtre, je vous renvoie à ma conception du service public. Lequel ne doit pas chercher la rentabilité immédiate mais la qualité de service, qui passe par l'optimisation de ses moyens (des emplois en nombre suffisant et la nécessité de ne pas rendre que des services entièrement gratuits !).
etc ... etc ...
Aurélien, comment expliquez-vous que la moyenne des salaires soit plus élevé dans la fonction publique, si ses agents sont si mal payés ? Il faut rester raisonnable, les fonctionnaires ne sont pas si mal payé que ça. Je veux croire qu'ils aimeraient être mieux payé, mais moi aussi. Je ne connais d'ailleurs personne qui cracherait sur une petite augmentation... :-)
Il est vrai que, si nous nous référons aux statistiques de l'INSEE (dans "Salaires en France", publication annuelle), les fonctionnaires de l'Etat sont mieux payés, pour un temps plein, que les salariés du privé: 23280 € par an (soit 1940 par mois) dans le privé, contre 26160 € par an (soit 2180 par mois) dans le public. Voilà les chiffres qui ont été donné sur France Info il y a dix jours... provoquant la désapprobation d'auditeurs qui ont écrit au médiateur de la chaîne pour dénoncer des chiffres qu'ils jugeaient erronés. Et le chroniqueur économique de la station d'expliquer qu'il faut être prudent avec ces moyennes et que, de par le mode de sélection dans la fonction publique (les concours qui nécessitent un niveau de diplôme particulier), la fonction publique comptait des personnes globalement plus qualifiées, ce qui expliquait le différentiel. Lequel, à niveau de compétence égal, est presque inexistant entre public et privé. Ce que confirme l'éternel refrain que nos hommes politiques répètent régulièrement, à savoir qu'un salaire proportionnellement plus faible pour un fonctionnaire est compensé par la sécurité d'emploi. J'ai toujours entendu ce raisonnement. Je suppose qu'il est fondé, puisque personne ne semble le remettre en cause...
Généralement dans tout boulot c'est rare qu'on se plaignent du salaire
Mais simplement de sa frequence ... lol
Avant la super augmentation du "Bling-Bling"....
A sa place j'aurai arrondi a 500, tant qu'a faire
Sans cumul de mandat.
Comme ça les "pro" de la politiques, qui n'ont jamais rien vendu d'autres que du vent et des idées, ils seront bien obligés de vendre leur "génie" et force de travail par ailleurs s'ils veulent garder "grand train".
Et puis ça baissera un peu le niveau des impôts pour tout le monde : pas plus mal !
Et on verra les vraies vocations vraies émerger...
Sur le monologue syndical, par contre, je suis plus sérieux.
@GM: d'après le chroniqueur économique de France Info, les chiffres qu'il a donné (et que j'ai relayé ici) sont issus du dernier rapport de l'INSEE. Même s'ils concernent les salaires de 2006, on ne peut donc pas raisonner avec d'autres stat' plus récentes, qui n'existent pas encore. Alors réfléchissons à partir de celles-là. D'autant que la situation n'a pas du changer de manière si forte en si peu de temps... car l'augmentation de 300%, à part le Président, personne n'était concerné !
Oui je sais bien AURELIEN !
Mais j'avais moi-même fait ce calcul à travers la loi de finances 2008 l'année dernière : Il y avait le nombre d'emploi de la fonction publique nationale (pas la territoriale, ni l'hospitalière), le nombre d'ETP et la masse salariale d'un côté et le service des pensions de l'autre.
La règle de trois était donc facile à faire.
Connaissant par ailleurs le salaire moyen servi en Gauloisie, y compris les fonctionnaires et le nombre d'actifs (hors chômage) avec les stat de l'emploi (on était en pleine bagarre sur la définition du chômage), la règle de trois était aussi facile à faire.
J'étais ainsi arrivé à un "PLUS 10 %" pour la fonction publique nationale (seulement)... de mémoire.
On est à 12 une année avant...
C'est donc que le raisonnement n'était pas si faux que ça !
Ce qui m'a valu une volée de bois vert d'un cynique "Fier Fonctionnaire Socialo-Communiste" démontrant qu'il était plus intelligent que moi (il vient de remettre ça récemment sur mon blog), puisque lui avait eu l'intelligence de réussir un concours et était capable de faire grève et d'emm... le monde pour être encore augmenté (et préserver sa retraite) alors que tous les autres n'avaient réussi à rien : c'était donc normal qu'il soit payé plus cher !
J'adore ce genre de raisonnement !
Pas vous ?
Mieux, j'ai lu récemment que Santini (le ministre de la fonction publique) est décidé à retirer les épreuves de cultures générales pour les concours futurs, estimant que c'est un barrage à la mixité sociale...
D'un côté les "gaulois natif", qui ont dans leur bagage naturel l'histoire de Vercogétorix depuis tout petit et de l'autre des "fils de gaulois impatriés" qui ne connaissent que le Maréchal Tito ou Solidarinocs (ou autre).
L'idée est vertueuse.
Et comme ça, on aura peut-être des fonctionnaires "acculturés", pas capables de savoir comment est faite une loi, ni ce que c'est qu'une Préfecture.
Personnellement, ça m'amuse aussi très fort !
A quoi sert de connaître l'histoire de ma Convention et de l'abolition des privilèges quand il s'agit de distribuer le courrier dans les boîtes aux lettres, effectivement ?
Des fois, on se demande ce qu'ont dans la tête nos z'élites !
Le plus simple : pas de concours mais recrutement de gré à gré puis pas de garantie de l'emploi! Comme ça les nuls sont mis dehors ...
Pour ce qui est de cette épreuve de culture générale, la décision de Santini est incompréhensible. D'un côté, la droite, via M. de Robien il y a quelques années, introduisait le socle commun pour les collégiens, sorte de culture générale minimale que tout élève devait maîtriser. On a crié au minimalisme... sans pour autant se féliciter de voir les fondamentaux ainsi introduits comme la base à toute citoyenneté ! Et, aujourd'hui, la même droite s'apprêterait à supprimer des épreuves de culture générale (qui doivent contenir plus que le minimum tout de même) parce qu'elles seraient discriminantes? C'est absolument stupide. Et cela confirme une chose: moins les Français réfléchissent par eux-mêmes (et chercheraient à se cultiver), mieux c'est ! Et bien, je crois qu'il faut s'opposer avec force à ce genre de proposition.
Princesse de Clèves ou pas aux concours, l'État se porterai mieux si l'on supprimait le concours, justement... Bien sûr, ça suppose un statut différent et, je me répète, une gestion des personnels. Même pour l'éducation nationale. Un enseignant n'a nul besoin d'être fonctionnaire, juste d'être compétent pour le job... On peut très bien être un excellent élève à l'IUFM et faire un piètre prof...
En terme de dialogue social, on ne peut pas dire que le fonctionnement actuel soit le meilleur pour donner envie aux Français de s'engager dans une action de revendication collective. Quand on voit que, pour le fonctionnement des ASSEDIC, la seule signature d'un syndicat, si peu représentatif soit-il, permettrait de valider l'accord conclu entre les partenaires sociaux. Cette règle est contre-productive pour la démocratie sociale: seuls des accords, validés par exemple par un minimum de trois organisations syndicales différentes, représentant plus de la moitié des salariés, seraient applicables. C'est la règle de la double représentativité qu'utilise l'Europe pour mener des négociations à 27. Alors pourquoi pas dans les accords sociaux en France?
Cela fera faire d'importantes économies ...
- sur les heures supp' et les enseignants: certes, le fait que nombre de collègues réalisent deux ou trois heures supp' montrent qu'ils peuvent le faire. Mais, quand ces heures supp' sont imposées par le biais de la suppression d'un poste, ce n'est en rien l'introduction d'une nouvelle liberté, comme le fait croire le gouvernement, mais l'instauration d'une compétition individualiste entre les membres d'une équipe pédagogique pour savoir qui récupérera ces heures... et les € qui vont avec. Personnellement, cela ne me dérange pas de faire deux heures supp' par semaine, en ce moment. Mais, certains collègues sont dans une situation peu enviable. Exemple: dans un collège, un prof de maths cumule cinq heures supp' (soit 23h au lieu de 18h), l'équivalent d'une classe supplémentaire, donc d'un tas de copies supplémentaire... et quand, en début d'année, il faut corriger les évaluations d'entrée en 6ème, il doit se taper les quatre tas de vingt-cinq livrets car on lui a refilé les quatre classes de 6ème. C'est dégeulasse !
- sur la conclusion des accords entre partenaires sociaux: ne serait-il pas préférable, dans une démocratie vivante, de les laisser parvenir à un accord représentatif plutôt que de se reposer sur le gouvernement? Je préfère cent fois un accord conclu en dehors des querelles partisanes, au niveau des pouvoirs exécutif et législatif, via des syndicats et organisations patronales représentatifs. Ce serait un signe de vigueur démocratique...
- enfin, je vous réexplique mon raisonnement sur la culture générale des Français. M. santini propose de supprimer les épreuves de culture G aux concours administratifs, répondant au voeu de Sarko qui ne voyait pas l'intérêt d'avoir lu la Princesse de Clêves pour exercer tel ou tel métier de la fonction publique. Je trouve cette idée absurde dans la mesure où elle reflète l'envie du pouvoir de ne pas avoir à faire à des fonctionnaires intelligents et cultivés. Il faut dire que les amis du président, Mougeotte en tête, préfèrent voir les Français absorber les messages publicitaires en les détendant par des jeux débilisants (du type de ceux de TF1). Et moi qui croyait que le rôle de l'Etat était de veiller, à l'école mais aussi après, à la formation de citoyens attentifs et critiques. On voit bien que la proposition Santini ne va pas dans ce sens !
Je suis en mesure de vous dire qu'ils ont cherché à me virer car ils savaient que je n'étais pas de leur bord ... A leurs yeux, j'étais quelqu'un de dangereux!
pour reprendre au bond l'idée qu'un syndicat même minoritaire puisse "faire loi" par accord signé dans un établissement (ou une entreprise) avec la nouvelle loi "Bling-bling dans sa tête" sur la représentativité syndicale, personnellement, je serai partisan d'étendre la possibilité de passer tout accords valables (dans l'établissement ou l'entreprise) par voie de référendum des salariés à la majorité des deux tiers.
Ca existe seulement pour deux matières (l'intéressement et la participation des salariés aux fruits de l'expansion des entreprises très gaulliste) et ça marche assez bien.
J'ai ainsi vu passer des accords proposés par le boss local, contre l'avis des syndicats et du comité d'entreprise... qui fissa ont retourné leur veste.
Y compris CGT qui préfèrent nettement et normalement un salaire chargé (droit acquis et cotisations venant sauver le paritarisme des caisses d'assurance sociale) plutôt qu'une prime soi-disant aléatoire mais sonnante et trébuchante mais exonérée de charges sociales (donc vachement moins coûteuse pour l'employeur donc conséquemment plus forte).
Comme quoi l'appât du gain, la cupidité etc., c'est pas seulement chez Madoff qu'il faut la chercher...
Et puis dans un accord d'intéressement, les gusses, ils savent pourquoi ils bossent "mieux", puisqu'il y a un objectif de "performance".
Dans ces mécanismes là, dit "gagnant-gagnant", le niveau de "performance" dfoit être atteignables assez facilement par les salariés, sans ça, ça ne sert à rien de prendre un accord et le "Boss", il ne gagne rien.
Ni ses salariés.
Ni leur pouvoir d'achat.
Notons que dans la fonction publique, le "travailler plus pour gagner plus", les heures sup et les primes statutaires devraient avoir le même effet.
Notamment les "primes hors charges" de la haute fonction publique.
Sauf qu'elles sont individuelles, ce qui n'a plus un grand intérêt (il faut qu'elles soient au moins semi-collectives pour avoir un effet d'entrainement et de motivation positif), au moins à hauteur d'un demie-mois de salaire pour êtes "sensibles"...
Bref, on tourne complétement le dos aux bénéfices de ce type de mécanisme (issu de la théorie de l'équité de Smith, Adam, pas l'Autre), dans la fonction publique...
Les effets de l'enseignement de Nanterre (dont est issu "bling-bling dans sa tête), qui forment des "juristes" qui ne comprennent souvent pas grand-chose à toute la saveur du corpus législatif...
Et du coup, on en arrive à ce que dénonce AURELIEN, avec d'un côté des Stakhanovistes, et de l'autre des types complétement démotivés qui n'attendent qu'une chose, c'est de se tirer à la retraite...
Je sais : sur la plage d'Aregnu, j'ouïe une bonne partie de l'été le discours de "profs" complétement désabusés, allongés sur le sable : Du plus haut comique !
Mais des gens bien à plaindre, pour leur pauvreté d'âme, finalement !
dîtes cela à Darcos pour qu'il trouve les moyens de trouver un bureau digne de ce nom à chaque prof d'un établissement scolaire. Ma femme qui est prof est complètement pour. Ce qui lui permettrait de ne plus bosser à la maison. L'expression "soi disant travail chez lui" est quelque peu déplacé. Ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas. Merci.
Jean-Pierre, De telles réflexions montrent que vous parlez de sujets que vous ne connaissez pas. C'est juste par idéologie que vous voulez supprimer le statut de fonctionnaire. Je vous signale qu'un futur professeur est stagiaire durant une année scolaire à la sortie de l'IUFM, encadré par un professeur titulaire et est évalué pendant cette année de stage. Si ça se passe mal et qu'il est mauvais, il ne devient pas prof. Aurélien l'explique très bien dans son commantaire 19 alors arrêtez de délirer et de raconter n'importe quoi.
Il y a des tas de pays où les enseignants ne sont pas fonctionnaires et où l'enseignement est de meilleure qualité ... L'Allemagne, par exemple ...!
A l'issue de ma "période d'essai" à l'Anpe, "ils" ont voulu me virer ... parce que je ne rentrais pas dans leur moule! "Ils" ont, par contre gardé des tas de gens qui sont, aujourd'hui comme hier, incapables de comprendre le sens même de leur métier!
J'en ai renconté une dont le seul objectif, c'était d'être agent PUBLIC! Peu lui importait d'être agent des impôts, douanier, instit, agent de l'Anpe ... pourvu qu'elle soit fonctionnaire ou presque!
Je ne vous répondrai pas sur l'Anpe puisque je ne connais pas cet organisme. Je ne sais pas ce que vous appelez "ne pas entrer dans leur moule".
"J'en ai renconté une dont le seul objectif, c'était d'être agent PUBLIC! Peu lui importait d'être agent des impôts, douanier, instit, agent de l'Anpe ... pourvu qu'elle soit fonctionnaire ou presque! "
un agent public doit servir l'Etat et je ne vois pas en quoi c'est choquant qu'une personne veuille servir l'Etat dans n'importe quel métier. Il y a bien entendu des métiers où il est préférable d'avoir la vocation, c'est le cas typique du métier d'enseignant ou de celdui d'infirmière ou de médecin. Mais, je peux vous parier que sur le nombre d'actifs en France, une majorité s'est retrouvé sur son métier pas les opportunités offertes au cours de la vie professionnelle. Vous, êtes-vous à l'anpe par vocation ? Je n'en suis pas persuadé. Bien entendu que la sécurité de l'emploi est un facteur important de choix. Quand j'ai passé un concours de la fonction publique il y a maintenant presque 30 ans, j'ai fait le choix de la sécurité de l'emploi au départ, je ne vois pas en quoi j'aurais honte de cela. à l'époque d'ailleurs, c'était ringard parce qu'à niveau de qualification égale, c'était plus intéressant financièrement d'aller bosser dans le privé. Alors maintenant que le niveau de rémunération est plus élevé dans le public que dans le privé, on nous le reporche et on nous jalouse (d'ailleurs cela demande tout de même à être vérifié). Ce que vous souhaitez, c'est qu'on supprime le statut de la fonction publique et qu'on élague le code du travail afin de réduire le droit des salariés. Je ne pense pas que ce soit la bonne solution.
Ce que je veux est très simple :
1. Réduction drastique du nombre de fonctionnaires afin de ne l'accorder qu'aux seules personnes exerçant des fonctions explicitement régaliennes qui, me semble-t-il, ne doivent pas dépasser 500.000 personnes ... C'est le cas des magistrats et des militaires ... En contrepartie, suppression du droit de vote à ces personnes afin qu'elles ne soient pas juge et partie
2. Accroissement, grace à une refonte du Code du Travail, des protections des personnels "précaires" (intérimaires entre autres ...) et suppression des CDD ... Paiement d'une forte taxe sur le travail intérimaire ... En contrepartie, liberté totale de recourir aux intérimaires ... Les patrons veulent pouvoir utiliser des intérimaires comme ça leur chante? Pas de problème ... à condition qu'ils en paient le prix fort ...! Très très fort même!
On pourrait aussi rétablir l'examen d'entrée en sixième. Qui se souvient qu'il a existé ? Les reçus allaient au collège, passaient le BEPC et continuaient parfois leur scolarité au lycée, pour les meilleurs... Les autres apprenaient un métier chez un artisan... et il y avait moins de chômage...
Votre explication sur la faiblesse du chômage ne me semble pas bonne ... Les causes de cette heureuse faiblesse, c'était tout simplement l'exceptionnelle croissance de l'économie et le volume des classes d'age creuses (personnes nées de 1930 à 1950 environ).
@ Jacques. Pour ce qui est de vos propositions en réponse au commentaire de sergiozz, je les considère en effet plus qu'audacieuses. Et contestables pour certaines d'entre elles. Je ne reviens pas sur notre désaccord à propos des fonctionnaires qui ne doivent pas, selon moi, n'être que les personnels des domaines régaliens. Désaccord d'autant plus profond que rien ne justifie que ceux-ci ne disposent plus de droit de vote: il n'existe aucun citoyen de seconde zone dans une démocratie !! Pour ce qui est des réformes concernant le Code du travail, je suis personnellement plutôt d'accord avec vous: supprimer les CDD et encadrer beaucoup plus sévèrement le travail précaire, qu'est l'emploi temporaire, afin d'en limiter l'usage, sont deux très bonnes pistes de réflexion.
Ces propositions, notamment celle sur l'emploi temporaire, sont d'autant plus audacieuses que l'Etat lui-même a recours à ce type d'emploi pour le remplacement des enseignants. Quand les remplacements ne sont pas assurés par des personnels titulaires, comme moi, ils le sont par des vacataires ou contractuels, payés à un taux horaire très élevé en contre-partie de restriction de leurs droits (indemnités chomage et retraite notamment). Avoir recours à ces personnes comme des bouche-trous que l'on utilise au gré des besoins, dans des conditions sociales condamnables, est scandaleux. Et, d'ailleurs, en supprimant le statut de fonctionnaire des enseignants, vous allez contribuer à précariser certains personnels car il n'y aura plus de titulaire remplaçant, comme moi, dans ce système que vous préconisez. C'est-à-dire que vous allez créer de la précarité ! J'en reviens donc à mon opposition à votre volonté de modifier le statut des fonctionnaires... notamment dans le domaine de l'éducation, qui devrait être, dans votre logique, un secteur régalien. C'est à l'Etat qu'incombe la responsabilité d'éduquer TOUS les jeunes citoyens français !!!!!
Divergence également sur la méthode de résorption du travail précaire ... Vous vou voules réglementer, encore et toujours réglementer! Moi, je veux libérer mais avec, à la clé, une très forte taxation. Pas besoin d'une armée de flics pour contrôler si les employeurs respectent bien la loi sur le recours au travail intérimaire (les trois fameuses conditions au choix ...)! Cette loi-là doit être supprimée, purement et simplement ... Par contre, taxation financière de la masse salariale consacrée au paiement des intérimaires ... Disons au moins 20% voire plus ...(30%? 40%?) ... Un patron abruti préfèrera avoir ecours aux intérimaires qui vont lui coûter la peau des fesses ... Un patron intelligent choisira d'embaucher des CDI car cela lui coûtera beaucoup moins cher ... C'est le seul langage que les patrons comprennent d'une manière quasi-instantanée!
Aurélien, vous parlez d'éduquer tous les jeunes citoyens. Là, justement, il me semble que l'EN ne remplit pas bien sa mission, au point que je me demande s'il ne faudrait pas réfléchir à ce que la machine éducation redeviennent l'Instruction publique qu'elle fut et redonner aux parents leur rôle d'éducateur qu'ils n'auraient jamais dû abandonner, d'ailleurs.
Quant à la précarité, quand vous saurez ce que c'est, vous en parlerez peut-être autrement... :-)
Pour le ministère de l'Instruction Publique, je me pose des questions ... Faut voir!
légalement le droit!"
Bien entendu qu'elle en a le droit. ça fait belle lurette que la Poste embauche du personnel de droit privé. Les fonctionnaires, c'est une race en voie de disparition, vous devriez sauter de joie.
Je suis d'accord avec vous sur le fait que les parents son, aujourd'hui, de plus en plus absents pour l'éducation de leurs enfants... mais peut-on prendre un décret pour changer les choses? Le problème est bien plus global. Et il nécessite que l'EN n'adapte au monde actuel pour inventer un nouveau modèle d'éducation. Sans pour autant revenir à l'école d'antan, que je n'ai pas connu, et qui n'est pas non plus la plus adaptée aux jeunes d'aujourd'hui. Par conséquent, je le répète: l'EN a besoin d'une réforme globale car beaucoup de choses ne fonctionnent pas assez bien !! Cependant, il faut aller du bas vers le haut, et ne pas faire n'importe quoi, comme le fait le gouvernement. Cela nécessite à la fois une réflexion globale, une réforme progressive (il ne faut évidemment pas tout réformer d'un seul coup, mais mesurer les réussites ou les limites des premières mesures pour prendre les suivantes en conséquence) et un dialogue avec TOUS les acteurs du monde de l'éducation !!!!
Pour ce qui est de la précarité, je sais de quoi je parle. Et sans entrer dans les détails de ma vie privée, sachez que je vis encore chez ma mère, divorcée, avec ma soeur de 19 ans. Or, ma mère est une de ses personnes "jetables" que l'Etat utilise comme bouche-trou pour assurer les cours que des remplaçants titulaires ne peuvent faire. Elle est contractuelle, est payée une misère (à peine le SMIC pour un temps complet de 18 heures d'enseignement devant des classes, dans TROIS collèges différents) et ne bénéficie pas des mêmes droits que moi, en terme de congès payés, de couverture maladie et de retraite. Et je peux vous assurer que, sans mon revenu confortable (environ 1400€ par mois, ce qui est une fortune pour quelqu'un qui a fait ses études avec 400€ de bourses par mois), elle vivrait probablement dans des conditions déplorables. Et pourtant elle bosse, elle passe des heures sur la route, elle passe beaucoup de temps à préparer des cours et à corriger des copies, elle se donne du mal pour faire un métier qu'elle a choisi en lien avec ses compétences... et elle est si peu récompensée par un Etat qui alimente la précarité chez ses propres personnels !!
Bref, contrairement à certains, je parle toujours en connaissance de cause. Et je suis de ceux qui considèrent que les politiciens sont des décideurs, dont l'ignorance est sans doute le meilleur gage de réussite dans la mesure où leur boulot devrait consister à apprendre à connaître et à comprendre les dossiers qu'ils traitent avant de prendre des décisions. Or, cela suppose le dialogue, la rencontre avec les acteurs et pas seulement la lecture de rapports infectes de centaines de pages pondus dans des bureaux parisiens. Ce n'est pas non plus, selon moi, à avoir qui connaît par coeur le nombre de porte-avions, si vous voyez ce que je veux dire...
Je n'ai pas connu l'école d'antan, juste celle du début de le deuxième moitié du XXe siècle. Cette école marchait assez bien. Un relation "maître/élève" bien plus claire qu'aujourd'hui. Dans la classe, on n'entendait pas une mouche voler. Chacun pouvait travailler, et le taux d'enfants des classes dites inférieures faisant des études longues était plus important qu'aujourd'hui. Alors, qu'est-ce qui n'est plus adapté ?
Nous sommes d'accord sur le besoin d'une réforme importante du système. Mais, je ne vois pas comment vous pourrez associer tous les acteurs du monde éducatif sans virer Gérard Aschieri et ses collègues à coups de pied dans le train... marginaliser les roquets de la FIDL et de l'UNL... Je vous souhaite bien du courage... Nul doute que ce soit possible, mais à condition que ceux qui veulent une réforme le disent bien fort, devant l'opinion, les médias et leurs pseudos représentants.
Pour être franc, je suis assez pessimiste.
Bon courage à votre mère et meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui pointe ses jours...
Virer Aschieri et consort me parait souhaitable. Quand on veut, on peut!
Sinon je cite > Jacques Heurtault > Un patron abruti préfèrera avoir ecours aux intérimaires qui vont lui coûter la peau des fesses ... Un patron intelligent choisira d'embaucher des CDI car cela lui coûtera beaucoup moins cher ... C'est le seul langage que les patrons comprennent d'une manière quasi-instantanée!
- Honnetement je ne suis pas sur du tout
Tout d'abord un interimaires est present lorsqu'il y a des pics de travail
Que fera t-il le reste du temps ?
- Ensuite donner un CDI a une personne qui n'a pas prouvé ses competences ou ses aptitudes, autant faire une loterie et rechercher ensuite le gagnant.
Pour revenir au forum, je serais tenté de vous répondre, Jean-Pierre, que tous les goûts sont dans la nature. Et que c'est justement ce qui fait la beauté de la politique que d'être l'art de convaincre les autres, ceux qui n'ont pas le même point de vue que vous, à la fois qu'ils ont tort et que ce que vous proposez est plus adapté au problème à régler. Donc, pour parvenir à cette réforme globale de l'éducation que nous souhaitons tous ici, il faut composer avec toutes les sensibilités. Et je peux vous dire qu'en fréquentant des enseignants assez impliqués dans le combat syndical, qu'il existe en effet des divergences importantes entre les syndicats de la gauche radicale et ceux plus proches de la droite. Mais que, sur l'essentiel et face aux défis les plus importants, des compromis peuvent être trouvés. je ne me prononcerais pas en revanche en ce qui concerne les syndicats lycéens et étudiants, que je connais trop mal pour émettre un avis.
Encore une fois, belle année à tous. Et que le débat, libre, continue...
C'est exactement ce que je souhaite : que ce blog devienne un lieu de débat, tranquille tout en étant âpre, approfondi ...
La france, cette vieille nation, installée dans la vieille Europe, est encore capable de montrere qu'elle a des ressources ... Il faut juste qu'elle perde un peu de sa "superbe" et qu'elle cesse de croire qu'elle est le nombril du monde ... Le Monde peut très bien vivre sans la France ... sans la moindre difficulté ... La France NE PEUT PAS vivre sans le Monde ...