Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 22:00
- Publié dans : Anpe, Assedics, Service public de l'emploi ... - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Depuis deux jours, ma boite aux lettres électronique est innondée, comme celle de nombreuses centaines d'autres agents de l'Anpe, par des e-mails intempestifs émanant d'autres collègues qui ont choisi de se défouler en utilisant abusivement la fonction "répondre à tous" ... J'en ai reçu, en moins de deux jours, plus de 1.200 ...

Tous mes e-mails professionnels sont re-routés vers ma boite personnelle ... C'est ma façon de concevoir le libre exercice de mes responsabilités professionnelles.

J'ai eu le plaisir de constater que de nombreux collègues réagissent d'une façon très hostile à ce genre de méthode que certains considèrent comme infantile, d'autres comme contre-productive, idiote, etc ... Bref! Les pourisseurs de boites e-mails travaillent de bon coeur CONTRE leurs propres intérêts ... Ils parviennnent à dissuader des collègues de participer au mouvement de grève lancé pour le 8 Janvier puis pour le 5 Janvier, puis pour du 5 au 8 ... etc ... Du grand n'importe quoi!

Je prends la liberté de reproduire la participation d'un collègue de l'Anpe, de nationalité allemande, affecté dans une agence parisienne puis détaché dans un Job Center de Londres. Particulièrement édifiant ...

Début de citation :

"Vous êtes tous ridicules à vous énervez comme ça ... Je suis un agent de l'Anpe (ressortissant allemand et donc davantage sensible à l'ordre, vous comprenez?) avec une mise à disposition pour convenance personnelle à Londres jusqu'à septembre prochain et je peux vous dire que les choses ne se passent pas du tout de la même façon ici, en Angleterre, qu'en France.
Ici, on n'est jugé que sur des résultats et si les résultats ne sont pas bons, on dégage (et le jour même on fait ses cartons) ... l'équivalent de l'Anpe, les "jobcenters" fonctionnent de cette façon ...
Il est vrai que l'Etat français ne paye pas assez les agents d'Etat de l'Anpe pour leur travail, et surtout ne prends pas en considération les efforts individuels de certains agents, mais garantit toutefois un poste stable ...
J'en ai marre de voir sans arrêt défiler  ou appeler à la grève des fonctionnaires français. Vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez d'avoir un travail assuré, soyez sérieux, pas crevant comme dans le privé, (ma femme peut vous en parler avec ses 12 heures quotidiennes de travail et ses déplacements à l'étranger, sans parler de son salaire qui n'est pas non plus extraordinaire!). Donc arrêtez de vous plaindre tout le temps et de faire des grèves qui, de toute façon, n'aboutissent à rien, sauf à diminuer votre paye à la fin du mois!

En ces temps de crise et des problèmes économiques touchant le monde entier, réferez-vous à l'interview que D. Strauss Kahn a donné aujourd'hui sur BBC 4 et calmez-vous un peu ...

(suit le prénom, le nom du collègue, son affectation, que je ne révèlerai évidemment pas sans son accord préalable)

Fin de citation.





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Commentaires

Il est bien votre copain. Tout à fait dans votre ligne. Pas surprenant que vous nous parliez de lui...
Mais ce p'tit gars, il ne sait donc pas qu'il y a aussi de grandes grèves dans son beau Pays d'Allemagne et il ne sait pas que même en Angleterre ça arrive aussi ???
Si vous n'avez que des témoignages comme celui-là à nous fournir........

jf.
Commentaire n°1 posté par Jacques le 21/12/2008 à 22h40
On verra bien le 5 Janvier ... Le taux de grèvistes sera beaucoup moins important que le premier décembre ....
Je n'ai pas dit que j'approuvais TOUT ce qu'il dit! Mais, à coup sur, son témoignage est révélateur d'un état d'esprit de ras le bol! Les pollueurs de boites mails sont en train de travailler contre eux-mêmes!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 07h00
Sont des grands comiques !

Ils font grève pour quelle raison, au juste ?
Commentaire n°2 posté par GM le 22/12/2008 à 10h08
Contre la fusion! Laquelle est déjà juridiquement opérationnelle ... Ils sont très efficaces, nos syndicalistes! Ils ont juste un "petit" problème de "timing" ...
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 11h54
Vous avez raison, Jacques, les syndicalistes ont souvent un train de retard et appelent à la grève quand le projet est presque ficelé. Sauf qu'en Sarkozye, les projets étant annoncés, prêt-à-voter, avec si peu de volonté de dialogue (multiples annonces en même temps, utilisation des médias pour communiquer...) que cela s'explique facilement.

Il est vrai que, dans l'approuver totalement, ce témoignage est éclairant dans la mesure où il rappelle que les fonctionnaires de l'Etat compensent leur faible revenu par une sécurité d'emploi qui vaut de l'or en ce moment. Est-ce pour autant qu'ils n'auraient pas le droit de se mobiliser contre des projets qu'ils jugent mauvais pour le maintien du service public pour lequel ils travaillent? Evidemment non ! Quant à savoir si le système britannique, des jobcenters, où l'efficacité personnelle à court terme d'un conseiller le met ou non sur un siège éjectable, est meilleur que le nôtre, je vous renvoie à ma conception du service public. Lequel ne doit pas chercher la rentabilité immédiate mais la qualité de service, qui passe par l'optimisation de ses moyens (des emplois en nombre suffisant et la nécessité de ne pas rendre que des services entièrement gratuits !).
Commentaire n°3 posté par Aurélien Royer le 22/12/2008 à 14h25
Et quand un agent de l'Anpe n'est même pas capable de "romer" (codifier) une demande d'emploi, ça s'appelle comment? Quand un agent de l'ANPE demande à la personne qu'il reçoit "Qu'est-ce que vous faisiez?" alors qu'il DOIT demander "Quel est l'emploi que vous recherchez?", ça s'appelle comment? Quand un professeur de français soutient mordicus que les ravioles sont de Royan (sur la côte atlantique) alors qu'elles sont de Royans (quelque part dans le centre de la France), ça s'appelle comment?
etc ... etc ...
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h27
Comment est-ce possible d'entretenir le moindre dialogue avec des syndicalistes ne pratiquant que le monologue ? Je me demande... je me demande...

Aurélien, comment expliquez-vous que la moyenne des salaires soit plus élevé dans la fonction publique, si ses agents sont si mal payés ? Il faut rester raisonnable, les fonctionnaires ne sont pas si mal payé que ça. Je veux croire qu'ils aimeraient être mieux payé, mais moi aussi. Je ne connais d'ailleurs personne qui cracherait sur une petite augmentation... :-)
Commentaire n°4 posté par Jean-Pierre le 22/12/2008 à 15h29
J'en connais un bon peu, à l'Anpe, qui attachent bien plus d'importance à leur statut qu'à leur salaire ...!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h02
@Jean-Pierre.
Il est vrai que, si nous nous référons aux statistiques de l'INSEE (dans "Salaires en France", publication annuelle), les fonctionnaires de l'Etat sont mieux payés, pour un temps plein, que les salariés du privé: 23280 € par an (soit 1940 par mois) dans le privé, contre 26160 € par an (soit 2180 par mois) dans le public. Voilà les chiffres qui ont été donné sur France Info il y a dix jours... provoquant la désapprobation d'auditeurs qui ont écrit au médiateur de la chaîne pour dénoncer des chiffres qu'ils jugeaient erronés. Et le chroniqueur économique de la station d'expliquer qu'il faut être prudent avec ces moyennes et que, de par le mode de sélection dans la fonction publique (les concours qui nécessitent un niveau de diplôme particulier), la fonction publique comptait des personnes globalement plus qualifiées, ce qui expliquait le différentiel. Lequel, à niveau de compétence égal, est presque inexistant entre public et privé. Ce que confirme l'éternel refrain que nos hommes politiques répètent régulièrement, à savoir qu'un salaire proportionnellement plus faible pour un fonctionnaire est compensé par la sécurité d'emploi. J'ai toujours entendu ce raisonnement. Je suppose qu'il est fondé, puisque personne ne semble le remettre en cause...
Commentaire n°5 posté par Aurélien Royer le 22/12/2008 à 18h00
Il y a des idées qui ont la peau très dure! Plus dure que celle d'un rhinocéros!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h04

Généralement dans tout boulot c'est rare qu'on se plaignent du salaire
Mais simplement de sa frequence ... lol

Commentaire n°6 posté par bria le 22/12/2008 à 18h22
C'est vrai, ça! 2.000 euros par jour, c'est mieux que 2.000 euros par an!
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h05
@ Aurélien : Tout le monde oublie de dire que c'était des stats de 2006...

Avant la super augmentation du "Bling-Bling"....
Commentaire n°7 posté par GM le 22/12/2008 à 18h57
???
Réponse de Jacques Heurtault le 22/12/2008 à 19h06
Ces 300% d'augmentation de son salaire
A sa place j'aurai arrondi a 500, tant qu'a faire
Commentaire n°8 posté par bria le 22/12/2008 à 20h30
Perso, quand je serai Président, je mets tout le monde au SMIC horaire et au temps passé...
Sans cumul de mandat.

Comme ça les "pro" de la politiques, qui n'ont jamais rien vendu d'autres que du vent et des idées, ils seront bien obligés de vendre leur "génie" et force de travail par ailleurs s'ils veulent garder "grand train".

Et puis ça baissera un peu le niveau des impôts pour tout le monde : pas plus mal !
Et on verra les vraies vocations vraies émerger...
Commentaire n°9 posté par GM le 23/12/2008 à 09h10
Seulement pour les politiques? Pas pour tout le monde ... C'est pas un peu démago, ça?
Réponse de Jacques Heurtault le 23/12/2008 à 19h17
@Aurélien... D'accord sur les moyennes ainsi que sur les statistiques. C'était pour vous taquiner... :-)

Sur le monologue syndical, par contre, je suis plus sérieux. 
Commentaire n°10 posté par Jean-Pierre le 23/12/2008 à 09h12
Le pire, c'est que le syndicalisme patronal est, lui aussi, très mal en point!
Réponse de Jacques Heurtault le 23/12/2008 à 19h18
Je suis totalement d'accord avec le témognage! Il faut arrêter de faire grève par tradition!
Commentaire n°11 posté par Jérémy le 23/12/2008 à 19h29
Un des problèmes de la France est que le dialogue social est en panne. Faute de syndicats représentatifs, en lesquels les salariés aient totalement confiance pour les laisser parler en leur nom, ce dialogue ne peut qu'être imparfait. C'est ce qui explique l'individualisme des salariés qui préfèrent accepter des heures supp' plutôt que partager l'emploi. Exemple: dans l'éducation nationale, dans certains établissements, pour certaines matières, un poste supprimé par le gouvernement équivaut à trois heures supp' par prof restant. Trois heures supp', c'est par ailleurs le seuil pour gagner je ne sais quelle prime qui s'ajoute au total. En ces temps de difficulté du pouvoir d'achat, les enseignants acceptent parce qu'ils réfléchissent pour leur bénéfice... ce qui est une réaction humaine normale ! Mais, cela casse le lien social. Et quand on est face à un gouvernement qui se contre-fout de ce que pensent les salariés ou leurs représentants, c'est encore plus grave... Sur ce chantier, il y a du boulot. Mais, malheureusement, je n'ai pas de recette miracle à proposer. Je promets d'y réfléchir et d'y consacrer un article sur mon blog en janvier !

@GM: d'après le chroniqueur économique de France Info, les chiffres qu'il a donné (et que j'ai relayé ici) sont issus du dernier rapport de l'INSEE. Même s'ils concernent les salaires de 2006, on ne peut donc pas raisonner avec d'autres stat' plus récentes, qui n'existent pas encore. Alors réfléchissons à partir de celles-là. D'autant que la situation n'a pas du changer de manière si forte en si peu de temps... car l'augmentation de 300%, à part le Président, personne n'était concerné !
Commentaire n°12 posté par Aurélien Royer le 23/12/2008 à 20h27
Preuve que les enseignants peuvent travailler plus! Moi, j'ai fait le choix du travail à temps partiel.
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 20h12

Oui je sais bien AURELIEN !

Mais j'avais moi-même fait ce calcul à travers la loi de finances 2008 l'année dernière : Il y avait le nombre d'emploi de la fonction publique nationale (pas la territoriale, ni l'hospitalière), le nombre d'ETP et la masse salariale d'un côté et le service des pensions de l'autre.
La règle de trois était donc facile à faire.

Connaissant par ailleurs le salaire moyen servi en Gauloisie, y compris les fonctionnaires et le nombre d'actifs (hors chômage) avec les stat de l'emploi (on était en pleine bagarre sur la définition du chômage), la règle de trois était aussi facile à faire.

J'étais ainsi arrivé à un "PLUS 10 %" pour la fonction publique nationale (seulement)... de mémoire.
On est à 12 une année avant...
C'est donc que le raisonnement n'était pas si faux que ça !

Ce qui m'a valu une volée de bois vert d'un cynique "Fier Fonctionnaire Socialo-Communiste" démontrant qu'il était plus intelligent que moi (il vient de remettre ça récemment sur mon blog), puisque lui avait eu l'intelligence de réussir un concours et était capable de faire grève et d'emm... le monde pour être encore augmenté (et préserver sa retraite) alors que tous les autres n'avaient réussi à rien : c'était donc normal qu'il soit payé plus cher !

J'adore ce genre de raisonnement !
Pas vous ?

Mieux, j'ai lu récemment que Santini (le ministre de la fonction publique) est décidé à retirer les épreuves de cultures générales pour les concours futurs, estimant que c'est un barrage à la mixité sociale...
D'un côté les "gaulois natif", qui ont dans leur bagage naturel l'histoire de Vercogétorix depuis tout petit et de l'autre des "fils de gaulois impatriés" qui ne connaissent que le Maréchal Tito ou Solidarinocs (ou autre).
L'idée est vertueuse.

Et comme ça, on aura peut-être des fonctionnaires "acculturés", pas capables de savoir comment est faite une loi, ni ce que c'est qu'une Préfecture.
Personnellement, ça m'amuse aussi très fort !
A quoi sert de connaître l'histoire de ma Convention et de l'abolition des privilèges quand il s'agit de distribuer le courrier dans les boîtes aux lettres, effectivement ?

Des fois, on se demande ce qu'ont dans la tête nos z'élites !

Commentaire n°13 posté par GM le 24/12/2008 à 09h16
je ne pensais pas que les élites étaient aussi zélées dans la connerie ... Ca devient vraiment grave!
Le plus simple : pas de concours mais recrutement de gré à gré puis pas de garantie de l'emploi! Comme ça les nuls sont mis dehors ...
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 20h09
Bien. Je suis d'accoord avec vous. Mais, n'étant que professeur d'histoire et ayant suivi très peu de cours d'économie (d'où la nécessité d'en introduire dans le réforme de la classe de seconde !), je me contente du minimum. Je comprends donc votre raisonnement.

Pour ce qui est de cette épreuve de culture générale, la décision de Santini est incompréhensible. D'un côté, la droite, via M. de Robien il y a quelques années, introduisait le socle commun pour les collégiens, sorte de culture générale minimale que tout élève devait maîtriser. On a crié au minimalisme... sans pour autant se féliciter de voir les fondamentaux ainsi introduits comme la base à toute citoyenneté ! Et, aujourd'hui, la même droite s'apprêterait à supprimer des épreuves de culture générale (qui doivent contenir plus que le minimum tout de même) parce qu'elles seraient discriminantes? C'est absolument stupide. Et cela confirme une chose: moins les Français réfléchissent par eux-mêmes (et chercheraient à se cultiver), mieux c'est ! Et bien, je crois qu'il faut s'opposer avec force à ce genre de proposition.
Commentaire n°14 posté par Aurélien Royer le 24/12/2008 à 10h22
Je ne comprends rien!
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 20h11
Partager l'emploi ? Grâce à Martine, c'est déjà fait. Je ne suis pas sûr que tout le monde y ait gagné... Bref... 

Princesse de Clèves ou pas aux concours, l'État se porterai mieux si l'on supprimait le concours, justement... Bien sûr, ça suppose un statut différent et, je me répète, une gestion des personnels. Même pour l'éducation nationale. Un enseignant n'a nul besoin d'être fonctionnaire, juste d'être compétent pour le job... On peut très bien être un excellent élève à l'IUFM et faire un piètre prof... 
Commentaire n°15 posté par Jean-Pierre le 24/12/2008 à 16h39
Titine a tout fait sauf partager l'emploi! Elle a "obtenu" que l'on soit payé sur une base 39 heures pour un travail de 35 heures ... Cela ne pouvait engendrer que des drames ... Surtout en connaissant la faiblesse structurelle des syndicats ...
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 19h58
@ Jean-Pierre.
En terme de dialogue social, on ne peut pas dire que le fonctionnement actuel soit le meilleur pour donner envie aux Français de s'engager dans une action de revendication collective. Quand on voit que, pour le fonctionnement des ASSEDIC, la seule signature d'un syndicat, si peu représentatif soit-il, permettrait de valider l'accord conclu entre les partenaires sociaux. Cette règle est contre-productive pour la démocratie sociale: seuls des accords, validés par exemple par un minimum de trois organisations syndicales différentes, représentant plus de la moitié des salariés, seraient applicables. C'est la règle de la double représentativité qu'utilise l'Europe pour mener des négociations à 27. Alors pourquoi pas dans les accords sociaux en France?
Commentaire n°16 posté par Aurélien Royer le 24/12/2008 à 16h42
Dans le cas que vous citez, il suffit au gouvernement de ne pas prendre d'arrêté d'extension et l'accord capote automatiquement! Il faut donc situer les responsabilités au bon endroit!
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 20h00
Sur la formation des enseignants, la récente réforme de l'IUFM semble aller dans le bon sens, dans la mesure où le concours devrait évoluer avec une épreuve écrite (pour sélectionner les candidats selon leurs compétences disciplinaires) suivie d'une épreuve orale (avec des entretiens sur le fonctionnement de l'institution, sur les pratiques pédagogiques et une sorte d'entretien d'embauche, mesurant la motivation). Tout n'est pas super, mais certains points vont dans le sens que vous préconisez... En effet, certaines des mesures de cette réforme entraînent une baisse de la part des connaissances disciplinaires, ce qui n'est pas forcément une bonne chose, dans la mesure où l'année de stage (au cours de laquelle les compétences pédagogiques sont évaluées) devrait également disparaître. Pour des raisons comptables: les stagiaires sont payés pour un plein temps avec 6 à 8 heures d'enseignement seulement... Voilà la logique du gouvernement. Bref, de bons points mais aussi d'importantes maladresses !!
Commentaire n°17 posté par Aurélien Royer le 24/12/2008 à 16h48
Le plus simple, c'est de supprimer les concours et de supprimer la garantie de l'emploi ...
Cela fera faire d'importantes économies ...
Réponse de Jacques Heurtault le 24/12/2008 à 20h05
@ Jacques. Encore une réponse en trois temps:
- sur les heures supp' et les enseignants: certes, le fait que nombre de collègues réalisent deux ou trois heures supp' montrent qu'ils peuvent le faire. Mais, quand ces heures supp' sont imposées par le biais de la suppression d'un poste, ce n'est en rien l'introduction d'une nouvelle liberté, comme le fait croire le gouvernement, mais l'instauration d'une compétition individualiste entre les membres d'une équipe pédagogique pour savoir qui récupérera ces heures... et les € qui vont avec. Personnellement, cela ne me dérange pas de faire deux heures supp' par semaine, en ce moment. Mais, certains collègues sont dans une situation peu enviable. Exemple: dans un collège, un prof de maths cumule cinq heures supp' (soit 23h au lieu de 18h), l'équivalent d'une classe supplémentaire, donc d'un tas de copies supplémentaire... et quand, en début d'année, il faut corriger les évaluations d'entrée en 6ème, il doit se taper les quatre tas de vingt-cinq livrets car on lui a refilé les quatre classes de 6ème. C'est dégeulasse !

- sur la conclusion des accords entre partenaires sociaux: ne serait-il pas préférable, dans une démocratie vivante, de les laisser parvenir à un accord représentatif plutôt que de se reposer sur le gouvernement? Je préfère cent fois un accord conclu en dehors des querelles partisanes, au niveau des pouvoirs exécutif et législatif, via des syndicats et organisations patronales représentatifs. Ce serait un signe de vigueur démocratique...

- enfin, je vous réexplique mon raisonnement sur la culture générale des Français. M. santini propose de supprimer les épreuves de culture G aux concours administratifs, répondant au voeu de Sarko qui ne voyait pas l'intérêt d'avoir lu la Princesse de Clêves pour exercer tel ou tel métier de la fonction publique. Je trouve cette idée absurde dans la mesure où elle reflète l'envie du pouvoir de ne pas avoir à faire à des fonctionnaires intelligents et cultivés. Il faut dire que les amis du président, Mougeotte en tête, préfèrent voir les Français absorber les messages publicitaires en les détendant par des jeux débilisants (du type de ceux de TF1). Et moi qui croyait que le rôle de l'Etat était de veiller, à l'école mais aussi après, à la formation de citoyens attentifs et critiques. On voit bien que la proposition Santini ne va pas dans ce sens !
Commentaire n°18 posté par Aurélien Royer le 25/12/2008 à 12h24
Un bureau au sein même de l'établissement où il enseigne pour chaque enseignant! Avec obligatiion d'y être quand il n'enseignepas ... Stop au soit disant travail "chez lui"!
Réponse de Jacques Heurtault le 25/12/2008 à 21h40
Dernier point. Je le répète: dans le cas des enseignants, après l'obtention du concours, il faut passer une année en stage, avec 6 à 8 heures de cours par semaine, auxquelles s'ajoutent des formations professionnalisantes (qui visent à faire des heureux élus de bons profs). Or, à l'issue de cette année, vous pouvez être titularisé, reconduit (pour une seconde année de stage) ou licencié. La proportion de licenciés est faible mais ceux que vous appelez les "nuls", qui ne sont visiblement pas fait pour le métier, sont de fait ejectés... Il n'en demeure pas moins que la procédure de licenciement d'un fonctionnaire titulaire est sans doute trop rigide et ne permet pas, en effet, de virer les plus mauvais des enseignants qui, après souvent plusieurs années de pratique, ont perdu la main. Une réflexion sur ce point semble donc en effet nécessaire.
Commentaire n°19 posté par Aurélien Royer le 25/12/2008 à 12h27
je suis intimement convaincu que la forte majorité des fonctionnaires choisissent cette voie avec, comme motivation principale, d'avoir la garantie de l'emploi ... car ils savent que, si ils sont mauvais, ils ne seront pas virés! C'est même une conviction profonde! ... J'ai vécu cette situation et entendu, ouvertement, ce discours plusieurs dizaines de fois en 15 ans de métier à l'Anpe! et presque autant de fois quand je n'étais pas moi même agent public ...
Je suis en mesure de vous dire qu'ils ont cherché à me virer car ils savaient que je n'étais pas de leur bord ... A leurs yeux, j'étais quelqu'un de dangereux!
Réponse de Jacques Heurtault le 25/12/2008 à 21h46
Je suis d'accord avec vous. Le problème, lorsque vous dites cela, c'est qu'on a l'impression que tous les fonctionnaires sont dans le même panier. On en revient donc à l'un des points qui nous mettaient d'accord précédemment, à savoir que tous les fonctionnaires ne sont pas des incompétents planqués. Je peux vous garantir, avec la même force et la même conviction que vous, que j'ai choisi d'être enseignant lorsque j'étais collégien !! A l'époque, je ne savais pas ce qu'était un fonctionnaire. C'est par amour de la ma discipline et par envie d'être au contact de jeunes (et leur apprendre ce que je sais pour en faire des citoyens avertis) que j'ai passé le concours. Et je crois même que c'est cette passion qui m'a permis de réussir le concours dès ma première tentative... alors qu'il est l'un des plus difficiles, compte tenu du nombre de candidats. Enfin, je vous assure également qu'une majorité (je dis bien une majorité !) des professeurs stagiaires d'histoire de mon académie, l'an dernier, était davantage motivé par l'enseignement que par le statut donc nous bénéficions. Peut-être est-ce explicable par l'euphorie du premier poste et du début de carrière, qui ne se retrouve pas (toujours) chez CERTAINS collègues plus âgés !
Commentaire n°20 posté par Aurélien Royer le 26/12/2008 à 08h42
je maintiens que le concours de recrutement est parfaitement inutile ... Il n'y a aucune raison pour que les enseignants bénéficient de la garantie de l'emploi! Absolument aucune!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2008 à 22h25

pour reprendre au bond l'idée qu'un syndicat même minoritaire puisse "faire loi" par accord signé dans un établissement (ou une entreprise) avec la nouvelle loi "Bling-bling dans sa tête" sur la représentativité syndicale, personnellement, je serai partisan d'étendre la possibilité de passer tout accords valables (dans l'établissement ou l'entreprise) par voie de référendum des salariés à la majorité des deux tiers.

Ca existe seulement pour deux matières (l'intéressement et la participation des salariés aux fruits de l'expansion des entreprises très gaulliste) et ça marche assez bien.

J'ai ainsi vu passer des accords proposés par le boss local, contre l'avis des syndicats et du comité d'entreprise... qui fissa ont retourné leur veste.
Y compris CGT qui préfèrent nettement et normalement un salaire chargé (droit acquis et cotisations venant sauver le paritarisme des caisses d'assurance sociale) plutôt qu'une prime soi-disant aléatoire mais sonnante et trébuchante mais exonérée de charges sociales (donc vachement moins coûteuse pour l'employeur donc conséquemment plus forte).

Comme quoi l'appât du gain, la cupidité etc., c'est pas seulement chez Madoff qu'il faut la chercher...
Et puis dans un accord d'intéressement, les gusses, ils savent pourquoi ils bossent "mieux", puisqu'il y a un objectif de "performance".
Dans ces mécanismes là, dit "gagnant-gagnant", le niveau de "performance" dfoit être atteignables assez facilement par les salariés, sans ça, ça ne sert à rien de prendre un accord et le "Boss", il ne gagne rien.
Ni ses salariés.
Ni leur pouvoir d'achat.

Notons que dans la fonction publique, le "travailler plus pour gagner plus", les heures sup et les primes statutaires devraient avoir le même effet.
Notamment les "primes hors charges" de la haute fonction publique.

Sauf qu'elles sont individuelles, ce qui n'a plus un grand intérêt (il faut qu'elles soient au moins semi-collectives pour avoir un effet d'entrainement et de motivation positif), au moins à hauteur d'un demie-mois de salaire pour êtes "sensibles"...
Bref, on tourne complétement le dos aux bénéfices de ce type de mécanisme (issu de la théorie de l'équité de Smith, Adam, pas l'Autre), dans la fonction publique...

Les effets de l'enseignement de Nanterre (dont est issu "bling-bling dans sa tête), qui forment des "juristes" qui ne comprennent souvent pas grand-chose à toute la saveur du corpus législatif...
Et du coup, on en arrive à ce que dénonce AURELIEN, avec d'un côté des Stakhanovistes, et de l'autre des types complétement démotivés qui n'attendent qu'une chose, c'est de se tirer à la retraite...

Je sais : sur la plage d'Aregnu, j'ouïe une bonne partie de l'été le discours de "profs" complétement désabusés, allongés sur le sable : Du plus haut comique !

Mais des gens bien à plaindre, pour leur pauvreté d'âme, finalement !

Commentaire n°21 posté par GM le 26/12/2008 à 11h01
Tout à fait d'accord avec vous avec juste un petit bémol ... Donner à ce genre d'accord un caractère obligatoirement temporaire, au moins dans un premier temps!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2008 à 22h23
"Un bureau au sein même de l'établissement où il enseigne pour chaque enseignant! Avec obligatiion d'y être quand il n'enseignepas ... Stop au soit disant travail "chez lui"!"

dîtes cela à Darcos pour qu'il trouve les moyens de trouver un bureau digne de ce nom à chaque prof d'un établissement scolaire. Ma femme qui est prof est complètement pour. Ce qui lui permettrait de ne plus bosser à la maison. L'expression "soi disant travail chez lui" est quelque peu déplacé. Ne parlez pas de choses que vous ne connaissez pas. Merci.
Commentaire n°22 posté par sergiozz le 26/12/2008 à 19h48
Vous voyez bien qu'on arrive parfois à tomber d'accord! Un bureau pour chaque enseignant!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2008 à 22h21
"Princesse de Clèves ou pas aux concours, l'État se porterai mieux si l'on supprimait le concours, justement... Bien sûr, ça suppose un statut différent et, je me répète, une gestion des personnels. Même pour l'éducation nationale. Un enseignant n'a nul besoin d'être fonctionnaire, juste d'être compétent pour le job... On peut très bien être un excellent élève à l'IUFM et faire un piètre prof...  "

Jean-Pierre, De telles réflexions montrent que vous parlez de sujets que vous ne connaissez pas. C'est juste par idéologie que vous voulez supprimer le statut de fonctionnaire. Je vous signale qu'un futur professeur est stagiaire durant une année scolaire à la sortie de l'IUFM, encadré par un professeur titulaire et est évalué pendant cette année de stage. Si ça se passe mal et qu'il est mauvais, il ne devient pas prof. Aurélien l'explique très bien dans son commantaire 19 alors arrêtez de délirer et de raconter n'importe quoi.  
Commentaire n°23 posté par sergiozz le 26/12/2008 à 19h55
jean Pierre ne délire pas et ne raconte pas n'importe quoi ...
Il y a des tas de pays où les enseignants ne sont pas fonctionnaires et où l'enseignement est de meilleure qualité ... L'Allemagne, par exemple ...!
A l'issue de ma "période d'essai" à l'Anpe, "ils" ont voulu me virer ... parce que je ne rentrais pas dans leur moule! "Ils" ont, par contre gardé des tas de gens qui sont, aujourd'hui comme hier, incapables de comprendre le sens même de leur métier!
J'en ai renconté une dont le seul objectif, c'était d'être agent PUBLIC! Peu lui importait d'être agent des impôts, douanier, instit, agent de l'Anpe ... pourvu qu'elle soit fonctionnaire ou presque!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2008 à 12h43
Sur quelles bases sérieuses vous vous appuyez pour affirmer que l'enseignement en Allemagne est de meilleure qualité qu'en France ? Vous voulez que je vous dise quelle mesure il faut prendre en 1er lieu ? Il ne faut pas accepter en seconde générale des gamins qui n'ont rien à y faire. C'est très simple. Le problème en France, c'est que les réformes proviennent de gugus qui ne connaissent pas le terrain et qui pondent des réformes débiles comme cette réforme de la seconde avec ses options. D'ailleurs, cette réforme n'a qu'un but, c'est de réduire les effectifs. Les posts d'Aurélien sont aussi exacts sur l'imposition aux profs d'heures supplémentaires pour compenser la réduction des effectifs. C'est aberrant.

Je ne vous répondrai pas sur l'Anpe puisque je ne connais pas cet organisme. Je ne sais pas ce que vous appelez "ne pas entrer  dans leur moule".

"J'en ai renconté une dont le seul objectif, c'était d'être agent PUBLIC! Peu lui importait d'être agent des impôts, douanier, instit, agent de l'Anpe ... pourvu qu'elle soit fonctionnaire ou presque! "

un agent public doit servir l'Etat et je ne vois pas en quoi c'est choquant qu'une personne veuille servir l'Etat dans n'importe quel  métier. Il y a bien entendu des métiers où il est préférable d'avoir la vocation, c'est le cas typique du métier d'enseignant ou de celdui d'infirmière ou de médecin. Mais, je peux vous parier que sur le nombre d'actifs en France, une majorité s'est retrouvé sur son métier pas les opportunités offertes au cours de la vie professionnelle. Vous, êtes-vous à l'anpe par vocation ? Je n'en suis pas persuadé. Bien entendu que la sécurité de l'emploi est un facteur important de choix. Quand j'ai passé un concours de la fonction publique il y a maintenant presque 30 ans, j'ai fait le choix de la sécurité de l'emploi au départ, je ne vois pas en quoi j'aurais honte de cela. à l'époque d'ailleurs, c'était ringard parce qu'à niveau de qualification égale, c'était plus intéressant financièrement d'aller bosser dans le privé. Alors maintenant que le niveau de rémunération est plus élevé dans le public que dans le privé, on nous le reporche et on nous jalouse (d'ailleurs cela demande tout de même à être vérifié). Ce que vous souhaitez, c'est qu'on supprime le statut de la fonction publique et qu'on élague le code du travail afin de réduire le droit des salariés. Je ne pense pas que ce soit la bonne solution.
Commentaire n°24 posté par sergiozz le 27/12/2008 à 17h27
Contrairement à ce que vous pensez à mon sujet, je ne suis pas favorable à la destruction du statut de fonctionnaire ... et pas davantage favorable à l'élagage du Code du Travail!
Ce que je veux est très simple :
1. Réduction drastique du nombre de fonctionnaires afin de ne l'accorder qu'aux seules personnes exerçant des fonctions explicitement régaliennes qui, me semble-t-il, ne doivent pas dépasser 500.000 personnes ... C'est le cas des magistrats et des militaires ... En contrepartie, suppression du droit de vote à ces personnes afin qu'elles ne soient pas juge et partie
2. Accroissement, grace à une refonte du Code du Travail, des protections des personnels "précaires" (intérimaires entre autres ...) et suppression des CDD ... Paiement d'une forte taxe sur le travail intérimaire ... En contrepartie, liberté totale de recourir aux intérimaires ... Les patrons veulent pouvoir utiliser des intérimaires comme ça leur chante? Pas de problème ... à condition qu'ils en paient le prix fort ...! Très très fort même!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2008 à 22h20
On peut, bien sûr, ne voir dans la réforme de la classe de seconde qu'un moyen de réduire les effectifs... C'est un point de vue... 

On pourrait aussi rétablir l'examen d'entrée en sixième. Qui se souvient qu'il a existé ? Les reçus allaient au collège, passaient le BEPC et continuaient parfois leur scolarité au lycée, pour les meilleurs... Les autres apprenaient un métier chez un artisan... et il y avait moins de chômage...
 
Commentaire n°25 posté par Jean-Pierre le 28/12/2008 à 16h42
J'ai passé cet examen qui, à ma connaissance, était un examen pour valider l'obtention d'une bourse (dont j'ai été bénéficiaire pendant toute ma scolarité, y compris supérieure). Dans les faits, cela équivalait à un examen d'entrée ... Pour ce qui me concerne, si j'avais échoué à cet "examen", il n'y aurait pas eu de poursuite des études car mes parents n'auraient pas été en mesure de payer les frais de scolarité ...notamment l'internat de Février à Juin de chaque année, du fait du métier un peu particulier de mon père (agent des haras nationaux).
Votre explication sur la faiblesse du chômage ne me semble pas bonne ... Les causes de cette heureuse faiblesse, c'était tout simplement  l'exceptionnelle croissance de l'économie et le volume des classes d'age creuses (personnes nées de 1930 à 1950 environ).
Réponse de Jacques Heurtault le 28/12/2008 à 23h00
Votre réflexion est tout à fait intéressante, Jean-Pierre, car elle montre bien les limites du système scolaire actuel. Ce qui montre aussi que la réforme du collège est bien plus urgente que celle du lycée. Dans ma courte carrière, je n'ai passé que trois mois au collège et je n'ai jamais entendu autant d'élèves montrer leur dégoût de l'école, voulant quitter le système pour apprendre le métier, souvent manuel, qui les intéresse. C'est assez significatif, non? Ce qui revient à dire qu'en plus d'être imparfaite (avec de bons points, que j'ai déjà souligné, et des limites sérieuses), la réforme Darcos n'est pas la bienvenue dans le sens où la réforme de la seconde n'a pas de sens si la réforme des années précédentes n'est pas menée à bien !!

@ Jacques. Pour ce qui est de vos propositions en réponse au commentaire de sergiozz, je les considère en effet plus qu'audacieuses. Et contestables pour certaines d'entre elles. Je ne reviens pas sur notre désaccord à propos des fonctionnaires qui ne doivent pas, selon moi, n'être que les personnels des domaines régaliens. Désaccord d'autant plus profond que rien ne justifie que ceux-ci ne disposent plus de droit de vote: il n'existe aucun citoyen de seconde zone dans une démocratie !! Pour ce qui est des réformes concernant le Code du travail, je suis personnellement plutôt d'accord avec vous: supprimer les CDD et encadrer beaucoup plus sévèrement le travail précaire, qu'est l'emploi temporaire, afin d'en limiter l'usage, sont deux très bonnes pistes de réflexion.

Ces propositions, notamment celle sur l'emploi temporaire, sont d'autant plus audacieuses que l'Etat lui-même a recours à ce type d'emploi pour le remplacement des enseignants. Quand les remplacements ne sont pas assurés par des personnels titulaires, comme moi, ils le sont par des vacataires ou contractuels, payés à un taux horaire très élevé en contre-partie de restriction de leurs droits (indemnités chomage et retraite notamment). Avoir recours à ces personnes comme des bouche-trous que l'on utilise au gré des besoins, dans des conditions sociales condamnables, est scandaleux. Et, d'ailleurs, en supprimant le statut de fonctionnaire des enseignants, vous allez contribuer à précariser certains personnels car il n'y aura plus de titulaire remplaçant, comme moi, dans ce système que vous préconisez. C'est-à-dire que vous allez créer de la précarité ! J'en reviens donc à mon opposition à votre volonté de modifier le statut des fonctionnaires...  notamment dans le domaine de l'éducation, qui devrait être, dans votre logique, un secteur régalien. C'est à l'Etat qu'incombe la responsabilité d'éduquer TOUS les jeunes citoyens français !!!!!
Commentaire n°26 posté par Aurélien Royer le 28/12/2008 à 18h08
Profondes divergences entre nous, Aurélien! Non, je ne veux pas que l'Etat détienne un quelconque monopole en matière d'éducation ... Surtout pas! Sous aucun prétexte! L'Etat doit être le GARANT de l'accès de tous à une education de qualité ... pas en détenir le monopole ...
Divergence également sur la méthode de résorption du travail précaire ... Vous vou voules réglementer, encore et toujours réglementer! Moi, je veux libérer mais avec, à la clé, une très forte taxation. Pas besoin d'une armée de flics pour contrôler si les employeurs respectent bien la loi sur le recours au travail intérimaire (les trois fameuses conditions au choix ...)! Cette loi-là doit être supprimée, purement et simplement ... Par contre, taxation financière de la masse salariale consacrée au paiement des intérimaires ... Disons au moins 20% voire plus ...(30%? 40%?) ... Un patron abruti préfèrera avoir ecours aux intérimaires qui vont lui coûter la peau des fesses ... Un patron intelligent choisira d'embaucher des CDI car cela lui coûtera beaucoup moins cher ... C'est le seul langage que les patrons comprennent d'une manière quasi-instantanée!
Réponse de Jacques Heurtault le 28/12/2008 à 23h09
Bien entendu que je suis d'accord aussi avec Jacques sur ses propositions sur le travail temporaire. Cela va d'ailleurs dans le sens de la défense du statut des fonctionnaires. On le voit très bien avec la Poste où on ne recrute plus de fonctionnaires mais on recrute du personnel intérimaire, en particulier dans les centres de tri et les bureaux de poste. La Poste a d'ailleurs été maintes fois condamnée aux prudhommes pour des pratiques illégales en matière de CDDs. A chaque fois le syndicat Sud a gagné. Voilà à quoi aboutit la disparition du statut de fonctionnaires dans une entreprise de service public comme la Poste.
Commentaire n°27 posté par sergiozz le 28/12/2008 à 21h10
Raisonnement faux! Si on mettait en place ma taxe sur le travail intérimaire, La Poste, pas plus conne que n'importe qui d'autre, emploierait des CDI de droit privé! Encore faut-il qu'elle en ait légalement le droit!
Réponse de Jacques Heurtault le 28/12/2008 à 23h11
Attention, Jacques, quand je dis "encadrer plus sévèrement le travail précaire qu'est l'emploi temporaiare", je montre mon adhésion à votre proposition de taxation sévère de ce type d'emploi. Ce qui est un moyen dissuasif dont le but est "d'en limiter l'usage", comme je le dis ensuite. Il n'est nullement question de réglementer. Vosu voulez me faire dire ce que je n'ai pas écrit ! Ou alors, me suis-je mal exprimé !
Commentaire n°28 posté par Aurélien Royer le 29/12/2008 à 08h43
Soit! Nous sommes d'accord! Meci de cette mise au point ...
Réponse de Jacques Heurtault le 29/12/2008 à 08h54
C'est un peu facile pour des fonctionnaires de parler pour les entreprises, et de dire ce qui est bon pour elles et bon pour l'emploi. Bref.

Aurélien, vous parlez d'éduquer tous les jeunes citoyens. Là, justement, il me semble que l'EN ne remplit pas bien sa mission, au point que je me demande s'il ne faudrait pas réfléchir à ce que la machine éducation redeviennent l'Instruction publique qu'elle fut et redonner aux parents leur rôle d'éducateur qu'ils n'auraient jamais dû abandonner, d'ailleurs. 

Quant à la précarité, quand vous saurez ce que c'est, vous en parlerez peut-être autrement... :-) 
Commentaire n°29 posté par Jean-Pierre le 29/12/2008 à 09h39
Pour ce qui est du rôle des parents, je suis d'accord avec vous, Jean-Pierre.
Pour le ministère de l'Instruction Publique, je me pose des questions ... Faut voir!
Réponse de Jacques Heurtault le 30/12/2008 à 00h00
"Si on mettait en place ma taxe sur le travail intérimaire, La Poste, pas plus conne que n'importe qui d'autre, emploierait des CDI de droit privé! Encore faut-il qu'elle en ait
légalement le droit!"

Bien entendu qu'elle en a le droit. ça fait belle lurette que la Poste embauche du personnel de droit privé. Les fonctionnaires, c'est une race en voie de disparition, vous devriez sauter de joie.
Commentaire n°30 posté par sergiozz le 29/12/2008 à 11h50
La Poste n'embauche plus aucun fonctionnaire? Bien! Très bien ...
Réponse de Jacques Heurtault le 29/12/2008 à 23h52
@ Jean-Pierre.
Je suis d'accord avec vous sur le fait que les parents son, aujourd'hui, de plus en plus absents pour l'éducation de leurs enfants... mais peut-on prendre un décret pour changer les choses? Le problème est bien plus global. Et il nécessite que l'EN n'adapte au monde actuel pour inventer un nouveau modèle d'éducation. Sans pour autant revenir à l'école d'antan, que je n'ai pas connu, et qui n'est pas non plus la plus adaptée aux jeunes d'aujourd'hui. Par conséquent, je le répète: l'EN a besoin d'une réforme globale car beaucoup de choses ne fonctionnent pas assez bien !! Cependant, il faut aller du bas vers le haut, et ne pas faire n'importe quoi, comme le fait le gouvernement. Cela nécessite à la fois une réflexion globale, une réforme progressive (il ne faut évidemment pas tout réformer d'un seul coup, mais mesurer les réussites ou les limites des premières mesures pour prendre les suivantes en conséquence) et un dialogue avec TOUS les acteurs du monde de l'éducation !!!!

Pour ce qui est de la précarité, je sais de quoi je parle. Et sans entrer dans les détails de ma vie privée, sachez que je vis encore chez ma mère, divorcée, avec ma soeur de 19 ans. Or, ma mère est une de ses personnes "jetables" que l'Etat utilise comme bouche-trou pour assurer les cours que des remplaçants titulaires ne peuvent faire. Elle est contractuelle, est payée une misère (à peine le SMIC pour un temps complet de 18 heures d'enseignement devant des classes, dans TROIS collèges différents) et ne bénéficie pas des mêmes droits que moi, en terme de congès payés, de couverture maladie et de retraite. Et je peux vous assurer que, sans mon revenu confortable (environ 1400€ par mois, ce qui est une fortune pour quelqu'un qui a fait ses études avec 400€ de bourses par mois), elle vivrait probablement dans des conditions déplorables. Et pourtant elle bosse, elle passe des heures sur la route, elle passe beaucoup de temps à préparer des cours et à corriger des copies, elle se donne du mal pour faire un métier qu'elle a choisi en lien avec ses compétences... et elle est si peu récompensée par un Etat qui alimente la précarité chez ses propres personnels !!

Bref, contrairement à certains, je parle toujours en connaissance de cause. Et je suis de ceux qui considèrent que les politiciens sont des décideurs, dont l'ignorance est sans doute le meilleur gage de réussite dans la mesure où leur boulot devrait consister à apprendre à connaître et à comprendre les dossiers qu'ils traitent avant de prendre des décisions. Or, cela suppose le dialogue, la rencontre avec les acteurs et pas seulement la lecture de rapports infectes de centaines de pages pondus dans des bureaux parisiens. Ce n'est pas non plus, selon moi, à avoir qui connaît par coeur le nombre de porte-avions, si vous voyez ce que je veux dire...
Commentaire n°31 posté par Aurélien Royer le 30/12/2008 à 11h06
L'Education Nationale n'a pas à inventer un nouveau modèle d'éducation ... Elle a à METTRE EN OEUVRE un modèle d'éducation qui n'a pas besoin d'être réinventé. Le retour à l'autorité, au respect des MAITRES par les élèves, à la dimension de service que doivent avoir constament présent à l'esprit des enseignants, en compétition avec d'autres, à l'intérieur de règles communes définies par les citoyens et mises en oeuvre par les autorités civiles de la République ...
Réponse de Jacques Heurtault le 03/01/2009 à 11h09
@Aurélien. Nous ne sommes pas des ennemis de "classe"

Je n'ai pas connu l'école d'antan, juste celle du début de le deuxième moitié du XXe siècle. Cette école marchait assez bien. Un relation "maître/élève" bien plus claire qu'aujourd'hui. Dans la classe, on n'entendait pas une mouche voler. Chacun pouvait travailler, et le taux d'enfants des classes dites inférieures faisant des études longues était plus important qu'aujourd'hui. Alors, qu'est-ce qui n'est plus adapté ? 

Nous sommes d'accord sur le besoin d'une réforme importante du système. Mais, je ne vois pas comment vous pourrez associer tous les acteurs du monde éducatif sans virer Gérard Aschieri et ses collègues à coups de pied dans le train... marginaliser les roquets de la FIDL et de l'UNL... Je vous souhaite bien du courage... Nul doute que ce soit possible, mais à condition que ceux qui veulent une réforme le disent bien fort, devant l'opinion, les médias et leurs pseudos représentants. 

Pour être franc, je suis assez pessimiste. 

Bon courage à votre mère et meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui pointe ses jours...
 
Commentaire n°32 posté par Jean-Pierre le 31/12/2008 à 14h05
Moi aussi, je suis assez pessimiste sur la réformabilité en douceur de l'Education Nationale ...
Virer Aschieri et consort me parait souhaitable. Quand on veut, on peut!
Réponse de Jacques Heurtault le 02/01/2009 à 23h37
Pour commencer mes meilleurs Voeux pour cette nouvelle année


Sinon je cite > Jacques Heurtault > Un patron abruti préfèrera avoir ecours aux intérimaires qui vont lui coûter la peau des fesses ... Un patron intelligent choisira d'embaucher des CDI car cela lui coûtera beaucoup moins cher ... C'est le seul langage que les patrons comprennent d'une manière quasi-instantanée!

- Honnetement je ne suis pas sur du tout
Tout d'abord un interimaires est present lorsqu'il y a des pics de travail
Que fera t-il le reste du temps ?
- Ensuite donner un CDI a une personne qui n'a pas prouvé ses competences ou ses aptitudes, autant faire une loterie et rechercher ensuite le gagnant.
Commentaire n°33 posté par bria le 01/01/2009 à 02h24
En total désaccord! Les CDD et le travail intérimaire, ce n'est pas une période d'essai ... Il y a encore un Code du Travail!
Réponse de Jacques Heurtault le 02/01/2009 à 23h39
bloavez mad à tous
Commentaire n°34 posté par sergiozz le 01/01/2009 à 13h59
Bloavez Mad!
Réponse de Jacques Heurtault le 02/01/2009 à 23h39
Bonne année à Jacques et à ses correspondants habituels ou occasionnels qui rendent son blog si vivant et intéressant.
Commentaire n°35 posté par JMV le 01/01/2009 à 20h38
Merci Jean Michel! Bonne année à toi également ...
Réponse de Jacques Heurtault le 02/01/2009 à 23h45
Avant toute chose, je vous présente, Jacques, ainsi qu'à tous les lecteurs du blog (qui en font un exemple de lieu de débat ouvert et vivant !), mes voeux les plus sincères de bonheur et d'épanouissement pour cette année 2009 qui commence !!

Pour revenir au forum, je serais tenté de vous répondre, Jean-Pierre, que tous les goûts sont dans la nature. Et que c'est justement ce qui fait la beauté de la politique que d'être l'art de convaincre les autres, ceux qui n'ont pas le même point de vue que vous, à la fois qu'ils ont tort et que ce que vous proposez est plus adapté au problème à régler. Donc, pour parvenir à cette réforme globale de l'éducation que nous souhaitons tous ici, il faut composer avec toutes les sensibilités. Et je peux vous dire qu'en fréquentant des enseignants assez impliqués dans le combat syndical, qu'il existe en effet des divergences importantes entre les syndicats de la gauche radicale et ceux plus proches de la droite. Mais que, sur l'essentiel et face aux défis les plus importants, des compromis peuvent être trouvés. je ne me prononcerais pas en revanche en ce qui concerne les syndicats lycéens et étudiants, que je connais trop mal pour émettre un avis.

Encore une fois, belle année à tous. Et que le débat, libre, continue...
Commentaire n°36 posté par Aurélien Royer le 02/01/2009 à 16h08
Merci pour vos bons voeux, Aurélien! Je vous présente les miens à mon tour ainsi qu'à tous mes lecteurs et débatteurs assidus ...
C'est exactement ce que je souhaite : que ce blog devienne un lieu de débat, tranquille tout en étant âpre, approfondi ...
La france, cette vieille nation, installée dans la vieille Europe, est encore capable de montrere qu'elle a des ressources ... Il faut juste qu'elle perde un peu de sa "superbe" et qu'elle cesse de croire qu'elle est le nombril du monde ... Le Monde peut très bien vivre sans la France ... sans la moindre difficulté ... La France NE PEUT PAS vivre sans le Monde ...
Réponse de Jacques Heurtault le 03/01/2009 à 11h05
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 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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