Le blog politique de Jacques Heurtault Propositions audacieuses
Invitation au débat
Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire. Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs. Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif. Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!". Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.
Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.
Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.
Jacques Heurtault
Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).
"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.
Partager l'article ! Contre la grève du Jeudi 29 Janvier ...: Tous les indicateurs sont au rouge ... Les offres d'emploi enregistrées à Pôle Emploi sont en chute libre ...
Je suis contre les heures sup défiscalisées. je l'ai déjà dit plusieurs fois ... Je suis syndiqué à la CGC. Ca aussi, je l'ai dit plusieurs fois ... Je ne suis pas, au sens strict, un syndicaliste en ce sens que je ne suis pas un militant syndicaliste (je l'ai été). je suis syndiqué. je l'ai toujours été ou presque ... j'en fais une affaire de principe. Quand je dis que je veux voir 15 millions de syndiqués (au moins!) dans ce pays, c'est dans ce sens que je le vois, pas dans le sens du militantisme.
C'est grève est confuse ... c'est pour cela qu'elle n'ira pas loin!
Déclaration communePropositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSAlundi 5 janvier 2009La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économiqueDe nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.C’est intolérable et inadmissible.Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalitésLes exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.4 – Préserver et améliorer les garanties collectivesLes conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut : abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche. respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail. face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social5 – Réglementer la sphère financière internationaleCette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement syndical internationalLe 5 janvier 2009 C'est quand même bien dommage, que vous revendiquant de votre appartenance à l'une de ces Confédérations, il ne vous soit pas venu à l'idée de publier vous-même cet appel au lieu de nous faire des considérations dignes du café du commerce !jf
Le même, mais… « amélioré » par l’autre !
Avec votre permission, « Jacques H… »
je constate que, POUR LA PREMIERE FOIS, nous avons un Président qui fait ce qu'il a dit qu'il ferait Ah bon ? "je serai le président du pouvoir d'achat" C'est vrai qu'il n'avait pas précisé de qui... Le sien et celui de ses amis, ça va..."La France n'a pas vocation à laisser un contingent en Afghanistan. Nous retirerons nos troupes"C'est vrai qu'il n'a pas précisé quand... En attendant, il renforce notre contingent."Les Français doivent emprunter et devenir propriétaires de leur habitation" Il évoquait le modèle américain... C'est vrai qu'il n'a pas eu le temps de mettre son ambition en pratique. Imagine-t-on où on en serait s'il avait eu le temps de rendre le crédit encore plus facile...La semaine dernière, parlant de la concertation avec les organisations syndicales :"je les écoute et... je n'en tiens pas compte"Hier, toujours sur le même sujet mais sentant les manifs gronder :"je les écoute et... j'en tiens compte"La liste est longue... Pitié pou lui.
Je crois que l'aspect central de cette grève, qui concernait aussi la défense du service public, n'a pas été abordé. Les manifestants rejettent le contenu de certaines réformes du gouvernement et en profitent pour dénoncer cette manière de gouverner qui les insupporte. Un président qui se permet de dire qu'il entend (et non écoute !) les manifestants mais qu'il ne tiendra pas compte de cet appel, c'est un président dans l'erreur. J'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises: ce n'est pas parce que vous êtes élus pour cinq ans que vous avez les mains libres pour faire tout ce que vous voulez. Qu'il applique son programme, dans l'esprit et dans le détail des mesures auxquelles il s'était engagé, certes. Qu'il se refuse à céder devant les manifestations de rue, pour ne pas sembler faible, certes. Mais, ne serait-il pas préférable d'amender certains dispositifs de ces réformes en enrichissant sa réflexion des propositions extérieures?La méthode a deux principaux défauts: 1- elle repose sur la certitude absolue que le sauveur de la France a toutes les réponses à tous les problèmes et qu'il peut tout faire tout seul (d'où les sifflets portés contre lui par les manifestants de St-Lô car Sarko, omniprésident, est SEUL responsable de ses décisions); 2- elle repose également sur une vision partielle de la réalité de la vie des Français. Quand il se déplace en province pour voir la France d'en bas, mais qu'on balise le terrain pour qu'il ne voit ce qu'il veut voir et tout ce qui peut servir à sa propagande, ce n'est pas agir avec responsabilité. Un chef de l'Etat est celui qui doit trancher, prendre des décisions, porter une vision, et mettre en oeuvre des réformes basées sur des valeurs et des convictions. J'ai beau chercher; je ne comprends rien aux valeurs (si ce n'est celle de l'argent) et à la vision sarkozyennes ! Et c'est ce qui manque le plus... au point que les Français n'ont plus de repères, se sentent déboussolés et, faute d'écoute, en viennent à manifester.La journée d'action du 29 janvier était légitime. La défense du service public nécessitait de sacrifier une journée de travail. Pour des raisons éthiques, trop longues à expliquer ce soir, je n'étais pas gréviste... et c'est pas l'envie qui m'en manquait.
Précision : hier soir "Bling-bling" nous a apporté un chiffre de plus.La TP : 8 milliards... pour l'Etat.Les maires estiment que c'est plutôt 28 milliards de recettes fiscales à compenser.8 + 28 = 36 milliards de coût pour les entreprises !8/36 = 22 % !Juste pour le recouvrement ?Là, j'ai un doute.Mais c'est un impôt tellement compliqué à justifier, que c'est pas si impossible, finalement !
Une erreur s'est produite. Veuillez rééssayer plus tard.
Monsieur mon conseiller omnipotent, vous me faites me tordre de rire !
On est en plein dans une "économie mixte" qui dérive sévère vers l'économie administrée !
Outre les réglementations étouffantes, européennes, gauloises et les désiderata des édiles locaux, qui amènent certains à arracher leurs vignes, d'autres à délocaliser ailleurs, les troisièmes à demander toujours plus d'assistance étatique comme de la panacée à tous nos maux,
Outre que le PIB est phagocyté à hauteur de 55 % par la puissance publique, pour seulement 10 à 15 % des salariés, fonctionnaires inclus, alors même qu'en 1919, en pleine reconstruction massive du pays, il n'était que de 14 %,
Outre que la puissance publique vit à découvert bancaire toujours plus en amont dans l'année, passant de mi-décembre à mi-octobre en à peine une décennie et demie, ce qui est parfaitement impensable dans une économie libérale,
Outre que son activité a généré un endettement colossal qui a doublé en 20 ans, ce qui serait dramatique dans n'importe quelle autre activité du "monde des libertés" et n'est même pas près à s'inverser en tendance,
Outre que justement, "Bling-bling" avait juré "croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer" que les déficits seraient réduits dès 2008 et l'endettement dès 2009 (c'est marqué dans son programme de campagne électorale),
Nous vivons dans le seul pays au monde qui perd 16 places en un an au classement de l'indice des libertés économiques (34place en 21 ans de 1988 à 2009 sur 179) pour nous retrouver à être devancés par l'Ouganda !
La "soviétisation" rempante est en marche et s'accélère à vive allure : Demain, nous serons tous "fonctionnaires", même les toubibs avec leurs quotas d'actes et l'interdiction d'installation (voir les derniers développement de la jurisprudence du CE qui au mois de novembre dernier vient de valider l'idée qu'un maire peut s'opposer utilement à l'installation d'une activité sur sa commune qui n'était pas conforme à son PLU)...
Voilà le constat actuel "fabriqué" par nos politiqueux et nos syndicaleux éclairés...
Et quand je vous dit que le Code du travail va être fusionné avec celui de la fonction publique, je suis dans "l'air du temps" (peut-être un peu en avance) : on y coure de gré ou de force (la "crise" aidant) et les manifs de la fonction publique seront d'immense cortèges de "méprisés" hurlant contre eux-mêmes !
J'en rigole déjà très fort !
Car c'est l'avenir qu'on nous réserve si l'on ne se réveille pas !
Mais quelles réformes ? Celles qui sont imposées aujourd'hui ont elles bien l'objectif qu'elles annoncent (remettre le pays sur la voie ... mais quelle voie ?), où ne sont-elles pas guidées par une idéologie tristement classique (en l'occurence de droite) pour un état le plus maigre possible et une économie privée la plus dominante possible, pour le plus grand plaisir des "amis" du président, et avec peu de considération pour le "bien commun", ni pour la démocratie.
Je suis assez allergique au découpage stérile droite/gauche et cherche à promouvoir plutôt les bonnes idées, les bonnes pratiques qui ne manquent pas à travers le monde...Aucun parti n'est tout blanc ou tout noir.
Mais en l'occurence, je ne crois pas que les réformes engagées nous conduisent vers un monde meilleur.
http://citoyens-a-nous-d-agir.over-blog.net/pages/SOMMAIRE_DES_ARTICLES_a_venir-1034043.html
yl74, vous savez très bien que l'économie privée est, sinon la seule, du moins dans son écrasante majorité, créatrice des richesses à redistribuer. Pourquoi le nier et pourquoi lutter contre...
Mon cul. Tout va mal, les français ne sont pas écoutés, la Sarkozie fait ses petites affaires et rien à foutre du peuple d'en bas et de celui du dessous. "Tous des cons qui regardent TF1 et les émissions de merde subventionnées par leurs impôts". Voilà la phrase que j'ai entendue dans les couloirs d'un ministère, prononcée par un conseiller technique et qui reflète bien la pensée de nos gouvernants actuels.
Alors pour être entendus (j'ai bien dit entendus et non écoutés) les français font grève, vont dans la rue.
C'est tout ce qui leur reste. Ne leur enlevons pas.
Je suis contre les heures sup défiscalisées. je l'ai déjà dit plusieurs fois ...
Je suis syndiqué à la CGC. Ca aussi, je l'ai dit plusieurs fois ...
Je ne suis pas, au sens strict, un syndicaliste en ce sens que je ne suis pas un militant syndicaliste (je l'ai été). je suis syndiqué. je l'ai toujours été ou presque ... j'en fais une affaire de principe. Quand je dis que je veux voir 15 millions de syndiqués (au moins!) dans ce pays, c'est dans ce sens que je le vois, pas dans le sens du militantisme.
C'est grève est confuse ... c'est pour cela qu'elle n'ira pas loin!
bosser et ... ne pas être payé! "
C'est quoi encore cette insinuation ? Vous savez très bien que lorsqu'on fait grève, on n'est pas payé. Peut-être que vous ne le savez pas parce que vous n'avez jamais fait une journée de grève dans votre vie. Mais pour un sydicaliste, insinuer que l'on peut faire grève en étant payé, c'est très limite.
Hélas! J'ai vu des militants syndicalistes dire qu'ils étaient en grève alors qu'ils étaient "en arrêt maladie" ou bien "en récupération" ... Je l'ai vu! Je ne dis pas que tous sont comme ça!
Le commentaire de sergiozz ci-dessus sur le soi-disant "paiement" des jours de grève: très bien et bien renvoyé à l'hôte de ce bloc-notes !
Bien entendu, je suis d'accord avec tous les arguments ci-dessus contre le billet ridicule de M. Heurtault.
Enfin, je veux rectifier un point:
M. Heurtault n'est pas syndicaliste, du moins il ne se revendique pas comme tel.
M. Heurtault nous dit qu'il est syndiqué.
Un syndicaliste c'est quelqu'un qui exerce un mandat syndical.
Ainsi demain, ce ne seront pas seulement les syndicalistes qui défileront (ça ne ferait pas de gros cortèges) mais aussi de nombreux syndiqués et , j'ai cru comprendre, de nombreux non-syndiqués.
Si déjà, "on" utilisait les bons termes, peut-être le "dialogue" serait-il mieux conduit.
Mais je ne suis pas dupe, la plupart de ceux qui utilisent A DESSEIN et de façon erronée le terme "syndicaliste" le font parfaitement exprès car sous leur plume c'est devenu hautement péjoratif !
Nul doute qu'en défilant demain au Chef-lieu de mon Département, à 50 kms de chez moi, je penserai aussi à M. Heurtault, à ses fameuse "propositions audacieuses" et à ses condamnations répétées et outrancières (pour rester poli) du monde du travail et de ceux qui le représente.
Oui, je l'avoue, il y a une dizaine de jours, je ne savais pas encore si je ferais l'effort d'aller défiler loin de chez moi.
Mais à force de lire le bloc-notes de M. Heurtault et lire ceux d'autres auteurs qui lui "ressemblent" étrangement (par le contenu) j'ai décidé de participer aux manifestations de demain.
Merci beaucoup M. Heurtault !
jf.
Merci pour la mise au point sur le choix des mots ... Il ne faut pas confondre "syndiqué" et "syndicaliste" ... Quand on parle de 3% de syndiqués, c'est bien d'eux qu'il s'agit, pas des syndicalistes qui sont encore moins nombreux mais pas beaucoup moins!
Ça, on verra. Rien n'est encore joué.
Et vous n'auriez peut-être pas fait l'effort d'aller défiler ? Là, ça me la coupe. Vraiment.
Pour les curieux, un papier d'Élie Cohen (un type plutôt mesuré) sur les banques :
http://www.telos-eu.com/fr/article/faut_il_nationaliser_les_banques
M. Heurtault, qu'il n'y ait pas assez de salariés syndiqués, c'est un fait, y compris la diminution de ceux-ci.
Mais vous n'êtes pas obligé non plus d'en réduire encore arbitrairement (juste pour le plaisir de la polémique) le nombre en écrivant:
"Quand on parle de 3% de syndiqués"
Ce qui est totalement faux:
Dans un rapport publié par la revue Liaisons sociales, le nombre de salariés syndiqués (non retraités) se situe aux alentours de 1,7 million, soit le taux de syndicalisation le plus bas d'Europe avec 7,2 %
jf.
Pour ma part je suis retraité et TOUJOURS syndiqué. Je paye ma cotisation tous les ans, reçoit toutes les infos de mon organisation et peut participer à toutes les réunions que je veux.
Mais je n'ai évidemment pas le droit de vote lorsqu'il s'agit de décider d'un arrêt de travail.
Ensuite, histoire de savoir qui fera quoi demain, ceux qui comme vous, dénigrent la grève et les manifs de demain et ceux qui y participeront (dont moi), voici le texte officiel des revendications de demain. Tout le reste (et donc votre billet ci-dessus) n'est que..."littérature" !
Déclaration commune
abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social
Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
lundi 5 janvier 2009
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.
Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.
1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.
C’est intolérable et inadmissible.
Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.
2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux
3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :
§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.
§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.
§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire
§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.
Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.
§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.
4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :
5 – Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.
Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement syndical international
Le 5 janvier 2009
C'est quand même bien dommage, que vous revendiquant de votre appartenance à l'une de ces Confédérations, il ne vous soit pas venu à l'idée de publier vous-même cet appel au lieu de nous faire des considérations dignes du café du commerce !
jf
Le même, mais… « amélioré » par l’autre !
Avec votre permission, « Jacques H… »
je constate que, POUR LA PREMIERE FOIS, nous avons un Président qui fait ce qu'il a dit qu'il ferait
Ah bon ? "je serai le président du pouvoir d'achat"
C'est vrai qu'il n'avait pas précisé de qui... Le sien et celui de ses amis, ça va...
"La France n'a pas vocation à laisser un contingent en Afghanistan. Nous retirerons nos troupes"
C'est vrai qu'il n'a pas précisé quand... En attendant, il renforce notre contingent.
"Les Français doivent emprunter et devenir propriétaires de leur habitation" Il évoquait le modèle américain...
C'est vrai qu'il n'a pas eu le temps de mettre son ambition en pratique. Imagine-t-on où on en serait s'il avait eu le temps de rendre le crédit encore plus facile...
La semaine dernière, parlant de la concertation avec les organisations syndicales :
"je les écoute et... je n'en tiens pas compte"
Hier, toujours sur le même sujet mais sentant les manifs gronder :
"je les écoute et... j'en tiens compte"
La liste est longue... Pitié pou lui.
Pendant que nos troupes sont en Afghanistan, certains journaleux de merde salissent la mémoire de nos soldats tués au combat là-bas en montrant des photos des uniformes tachés de sang aux mains des "étudiants" ... Mon choix est de SOUTENIR l'effort de guerre en Afghanistan!
Oui, les gens doivent devenir MASSIVEMENT propriétaires ... C'est un bon moyen pour leur sortir de la tête des idées imbéciles! On protège ses biens, en général ...
Quand je lui dit 7,2% de syndiqués, JH répond:
Dans le secteur privé, c'est guère plus de 3% ... Je maintiens! Ca atteint 8% dans le secteur public!
Diable....
jf.
PS Bravo à Maurice.....
Encore que l'État peut agir sur le pouvoir d'achat des salariés du privé en baissant :
– les taxes sociales sur les salaires ;
– L'impôts sur le revenu ;
– la TVA et les taxes sur le carburant, l'alcool, le tabac, les disques durs...
Mais comme il manque déjà d'argent...
Nos amis manifestants ont des ampoules ? Une extinction de voix ? :-)
Ils ne veulent tout simplement pas que l'on supprime des postes de fonctionnaires, ce qui se produirait fatalement si on mettait en oeuvre ce que vous préconisez! C'est beaucoup trop simple! Il vaut mieux mettre en pratique un truc vachement compliqué auquel personne ne comprend rien ... Ca donne l'occasion de gueuler contre les injustices!
Non, quand on n'est pas en grève, on bosse.
Je crois que l'aspect central de cette grève, qui concernait aussi la défense du service public, n'a pas été abordé. Les manifestants rejettent le contenu de certaines réformes du gouvernement et en profitent pour dénoncer cette manière de gouverner qui les insupporte. Un président qui se permet de dire qu'il entend (et non écoute !) les manifestants mais qu'il ne tiendra pas compte de cet appel, c'est un président dans l'erreur. J'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises: ce n'est pas parce que vous êtes élus pour cinq ans que vous avez les mains libres pour faire tout ce que vous voulez. Qu'il applique son programme, dans l'esprit et dans le détail des mesures auxquelles il s'était engagé, certes. Qu'il se refuse à céder devant les manifestations de rue, pour ne pas sembler faible, certes. Mais, ne serait-il pas préférable d'amender certains dispositifs de ces réformes en enrichissant sa réflexion des propositions extérieures?
La méthode a deux principaux défauts: 1- elle repose sur la certitude absolue que le sauveur de la France a toutes les réponses à tous les problèmes et qu'il peut tout faire tout seul (d'où les sifflets portés contre lui par les manifestants de St-Lô car Sarko, omniprésident, est SEUL responsable de ses décisions); 2- elle repose également sur une vision partielle de la réalité de la vie des Français. Quand il se déplace en province pour voir la France d'en bas, mais qu'on balise le terrain pour qu'il ne voit ce qu'il veut voir et tout ce qui peut servir à sa propagande, ce n'est pas agir avec responsabilité. Un chef de l'Etat est celui qui doit trancher, prendre des décisions, porter une vision, et mettre en oeuvre des réformes basées sur des valeurs et des convictions. J'ai beau chercher; je ne comprends rien aux valeurs (si ce n'est celle de l'argent) et à la vision sarkozyennes ! Et c'est ce qui manque le plus... au point que les Français n'ont plus de repères, se sentent déboussolés et, faute d'écoute, en viennent à manifester.
La journée d'action du 29 janvier était légitime. La défense du service public nécessitait de sacrifier une journée de travail. Pour des raisons éthiques, trop longues à expliquer ce soir, je n'étais pas gréviste... et c'est pas l'envie qui m'en manquait.
2. Peu importe le contenu des réformes ... ce qui est important, c'est qu'il y en ait ...
3. En fait, ces réformes sont parfaitement cohérentes. C'est la phase iltime de modernisation du pays qui a commencé par pa sidérurgie en 1967 et qui se termine par la perforation, l'éventration s'il le faut, du noyau dur du conservatisme : la fonction publique!
Je vois très bien ce qui se passe à Pôle Emploi ex Anpe! C'est une illustration vivante de ce MAUDIT conservatisme qu'il FAUT, coûte que coûte, détruire ... Je dis bien DETRUIRE afin qu'il ne puisse, en aucun cas, se relever!
Si les français n'ont plus de repères, je leur conseille plutôt de réfléchir au sens de leur vie plutôt qu'hurler avec les loups. Ce serait peut-être mieux pour tout le monde, parce que la fonction publique, avec le respect que je vous doit, n'est pas TOUTE la France.
Je n'avais pas lu votre interrogation et n'ai pas le chiffre exact, mais quelques indications.
1 - le tarif : Quand le fisc encaisse de l'argent du kontribuable à l'adresse des collectivités locales par exemple, il taxe 7,5 %.
Ca ne paraît pas cher, mais on doit pouvoir faire mieux.
D'autant que la plupart des impôts (notamment la TVA qui pèse 45 % des recettes, mais tout autant l'ISF et l'IS et dans une moindre mesure l'IR) est en fait "autoliquidé" : c'est le kontribuable qui calcule lui-même ce qu'il paye...
2 - Par ailleurs, on "estime" que 60 % du budget est absorbé par les charges de personnel.
Je crois me souvenir qu'ils sont au bas-mot 200.000 toutes comptabilité publique et Trésor à s'occuper de gérer le pognon des z'autres...
Sur 2 millions, ça fait du 10 %.
60 % x 0,1 = 6 %... sans doute un peu plus.
3 - Maintenant, quand on fait des comparaisons avec l'étranger, nous sommes globalement trois plus cher que dans des pays comparables.
Par exemple, les Allemands, avec leurs structures financières publiques (et politique) de type fédéral, depuis leur réforme de l'IR (qui était d'une complexité encore plus atroce que le nôtre) coûte à peine 2 % et est en voie de réduction...
Idem au Canada et aux USA, avec aussi des impôts fédéraux et des impôts d'Etat (plus les locaux).
C'est un des enjeux de la réforme des services en cours depuis sous le "Chi version 95" avec heurts, malheurs et quelques "bonheurs" trop rares...
En fait, ces réformes sont indispensables, non pas pour coûter moins (un énarque, l'argent d'autrui il s'en tape puisqu'autrui est toujours "indéfiniment solvable", quitte à reporter la charge fiscale de l'année sur les générations futures, comme ça se pratique depuis plus de 30 ans en "Gauloisie sublime"), mais sous la poussée démographique :
Il n'y a pas que dans le privé que le "papy boom" va frapper.
On manque de compétence à tous les niveaux de la hiérarchie (faut voir les motivations de redressement des service de contrôle : un vrai poème au point que les recettes de contrôle diminuent depuis trois ans, tellement ils sont mal ficelés).
Et même que le dernier projet de Santini (ministre de la fonction publique) est d'ouvrir les concours à des jeunes "issu de la diversité" (vous remarquerez le cynisme...) qui ne possèdent pas les pré-requis de culture générale (orthographe, histoire, littérature, grammaire, arithémtique, etc...).
Rigolo comme tout...
Faut voir aussi les rapports de police actuellement... Y'en a pas un qui n'est pas truffé de fautes d'ortogrpahe, pire que moi (qui ne suis pourtant pas bon dans la matière avec mes gros doigts mal-habiles sur le clavier : vous aurez remarqué) !
Précision : hier soir "Bling-bling" nous a apporté un chiffre de plus.
La TP : 8 milliards... pour l'Etat.
Les maires estiment que c'est plutôt 28 milliards de recettes fiscales à compenser.
8 + 28 = 36 milliards de coût pour les entreprises !
8/36 = 22 % !
Juste pour le recouvrement ?
Là, j'ai un doute.
Mais c'est un impôt tellement compliqué à justifier, que c'est pas si impossible, finalement !