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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Contre la grève du Jeudi 29 Janvier ...

27 Janvier 2009, 23:35pm

Publié par Jacques Heurtault

Tous les indicateurs sont au rouge ... Les offres d'emploi enregistrées à Pôle Emploi sont en chute libre (pratiquement divisées par trois en l'espace de moins de quatre mois). Le chômage augmente clairement, indiscutablement. Les salaires d'embauche baissent, sauf dans certaines professions où il est lié aux résultats (les commerciaux) ...

Il y a donc matière à "se remuer le cul" pour défendre son bifteck ... Attitude bien naturelle!

Cependant, je ne ferai pas grève ce jeudi 29 Janvier bien qu'elle soit "unitaire" ... J'ai appris à me méfier des "unitaires" ... Ce sont ceux qui se réclament avec le plus de constance en faveur de l'unité (les "unitaires") qui s'avèrent être les plus sectaires ... les plus jusqu'au boutistes ... !

Je ne ferai pas grève Jeudi car les mots d'ordre ne sont pas clairs ... Je suis intimement convaincu qu'il va y avoir des débordements et que les leaders syndicaux n'auront pas le courage de les condamner avec la fermeté requise ...

Une large partie de l'opinion publique, abusée par de minables journaleux de merde, croient, en toute bonne foi mais à tort, que l'Etat a fait des cadeaux aux banques et leur a, entre autres, donné ... 350 milliards d'euros alors qu'il ne s'agit que d'une ouverture de crédits visant à accorder une éventuelle garantie aux déposants des banques (vous et moi!) en cas de problèmes de solvabilité de certaines banques! L'opposition socialiste s'est ruée sur cette thématique malhonnête tout comme elle s'est ruée sur la thématique du cadeau "aux riches" en mélangeant volontairement deux problèmes distincts (le bouclier fiscal, légitime à mes yeux; la défiscalisation des heures supplémentaires, illégitime à mes yeux).

Cette malhonnêteté doit être sanctionnée, d'une façon ou d'une autre ... Assurément, répondre à un appel à la GREVE NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE, c'est faire un cadeau somptuaire à l'extrême gauche, aux Besancenot, Laguiller (ou son future clône), Buffet ...
On sait comment ça commence, on sait aussi comment ça se termine!
Je ne défile pas dans une manifestation où l'on trouve, es-qualité, Besancenot et sa clique (qui savent TRES BIEN ce qu'ils font!), Buffet et compagnie (qui, malgré des échecs sévères et répétés, persiste et signe sur la même voie bornée, refusant toute espèce de remise en question!), Titine Aubry qui révèle chaque jour un peu plus son sectarisme ringard à la tête de son propre parti ....

NON, Merci!

Il faudra d'abord purger le moteur en éliminant les excités ... Il faudra ensuite se mettre d'accord sur ce qu'il y a lieu de faire, notamment quelles inflexions donner à une politique économique sans remettre en cause les règles de l'économie de marché ... Pas question de m'entrainer vers le choix de l'éconmie administrée aux conséquences si désastreuses! L'Histoire a parlé! Il ne faut pas chercher à la réécrire ... afin de ne pas conduire "les masses populaires" à penser à la façon des soviétiques ("On ne sait pas de quoi HIER sera fait!") ...

Il faut un capitaine à la tête du navire! Un homme qui sache tenir le gouvernail dans la tempête! Elle s'annonce particulièrement rude ...

Je n'ai pas voté pour l'actuel Président de la République ... je constate que, POUR LA PREMIERE FOIS, nous avons un Président qui fait ce qu'il a dit qu'il ferait ... sans faiblesse (encore que ...)!

Je veux que les réformes engagées aboutissent et soient conduites jusqu'à leur terme ... quoiqu'il puissent en coûter aux conservateurs de tous poils de "gôche" comme de "drouate" ...

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GM 06/02/2009 15:37

Précision : hier soir "Bling-bling" nous a apporté un chiffre de plus.La TP : 8 milliards... pour l'Etat.Les maires estiment que c'est plutôt 28 milliards de recettes fiscales à compenser.8 + 28 = 36 milliards de coût pour les entreprises !8/36 = 22 % !Juste pour le recouvrement ?Là, j'ai un doute.Mais c'est un impôt tellement compliqué à justifier, que c'est pas si impossible, finalement !

Jacques Heurtault 06/02/2009 23:10


Il est largement compensé par l'Etat, déjà ... Il devient urgent de renverser la table fiscale! ce merdier ne peux plus durer!


GM 04/02/2009 09:32

Excusez-moi Jean-Pierre et Jacques (mon conseiller Omnipotent).Je n'avais pas lu votre interrogation et n'ai pas le chiffre exact, mais quelques indications.1 - le tarif : Quand le fisc encaisse de l'argent du kontribuable à l'adresse des collectivités locales par exemple, il taxe 7,5 %.Ca ne paraît pas cher, mais on doit pouvoir faire mieux.D'autant que la plupart des impôts (notamment la TVA qui pèse 45 % des recettes, mais tout autant l'ISF et l'IS et dans une moindre mesure l'IR) est en fait "autoliquidé" : c'est le kontribuable qui calcule lui-même ce qu'il paye...2 - Par ailleurs, on "estime" que 60 % du budget est absorbé par les charges de personnel.Je crois me souvenir qu'ils sont au bas-mot 200.000 toutes comptabilité publique et Trésor à s'occuper de gérer le pognon des z'autres...Sur 2 millions, ça fait du 10 %.60 % x 0,1 = 6 %... sans doute un peu plus.3 - Maintenant, quand on fait des comparaisons avec l'étranger, nous sommes globalement trois plus cher que dans des pays comparables.Par exemple, les Allemands, avec leurs structures financières publiques (et politique) de type fédéral, depuis leur réforme de l'IR (qui était d'une complexité encore plus atroce que le nôtre) coûte à peine 2 % et est en voie de réduction...Idem au Canada et aux USA, avec aussi des impôts fédéraux et des impôts d'Etat (plus les locaux).C'est un des enjeux de la réforme des services en cours depuis sous le "Chi version 95" avec heurts, malheurs et quelques "bonheurs" trop rares...En fait, ces réformes sont indispensables, non pas pour coûter moins (un énarque, l'argent d'autrui il s'en tape puisqu'autrui est toujours "indéfiniment solvable", quitte à reporter la charge fiscale de l'année sur les générations futures, comme ça se pratique depuis plus de 30 ans en "Gauloisie sublime"), mais sous la poussée démographique :Il n'y a pas que dans le privé que le "papy boom" va frapper. On manque de compétence à tous les niveaux de la hiérarchie (faut voir les motivations de redressement des service de contrôle : un vrai poème au point que les recettes de contrôle diminuent depuis trois ans, tellement ils sont mal ficelés).Et même que le dernier projet de Santini (ministre de la fonction publique) est d'ouvrir les concours à des jeunes "issu de la diversité" (vous remarquerez le cynisme...) qui ne possèdent pas les pré-requis de culture générale (orthographe, histoire, littérature, grammaire, arithémtique, etc...).Rigolo comme tout...Faut voir aussi les rapports de police actuellement... Y'en a pas un qui n'est pas truffé de fautes d'ortogrpahe, pire que moi (qui ne suis pourtant pas bon dans la matière avec mes gros doigts mal-habiles sur le clavier : vous aurez remarqué) !

Jacques Heurtault 04/02/2009 23:49


7,5% de prélèvement pour un marché captif! ce n'est pas si mal ... les collectivités territoriales n'ont pas le droit de faire un autre choix!


Jean-Pierre 01/02/2009 19:38

@Aurélien, entendre et écouter, ce n'est pas la même chose et entre ces deux mots, il y a la même différence qu'entre regarder et voir... et à mon sens, il vaut mieux être entendu qu'écouté... Mais ce que j'en dis...Si les français n'ont plus de repères, je leur conseille plutôt de réfléchir au sens de leur vie plutôt qu'hurler avec les loups. Ce serait peut-être mieux pour tout le monde, parce que la fonction publique, avec le respect que je vous doit, n'est pas TOUTE la France.  

Jacques Heurtault 01/02/2009 22:35


Déjà qu'elle est trop importante! Si en plus, elle était toute la France, on serait vraiment dans une merde pas possible!


Aurélien Royer 31/01/2009 21:38

Je crois que l'aspect central de cette grève, qui concernait aussi la défense du service public, n'a pas été abordé. Les manifestants rejettent le contenu de certaines réformes du gouvernement et en profitent pour dénoncer cette manière de gouverner qui les insupporte. Un président qui se permet de dire qu'il entend (et non écoute !) les manifestants mais qu'il ne tiendra pas compte de cet appel, c'est un président dans l'erreur. J'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises: ce n'est pas parce que vous êtes élus pour cinq ans que vous avez les mains libres pour faire tout ce que vous voulez. Qu'il applique son programme, dans l'esprit et dans le détail des mesures auxquelles il s'était engagé, certes. Qu'il se refuse à céder devant les manifestations de rue, pour ne pas sembler faible, certes. Mais, ne serait-il pas préférable d'amender certains dispositifs de ces réformes en enrichissant sa réflexion des propositions extérieures?La méthode a deux principaux défauts: 1- elle repose sur la certitude absolue que le sauveur de la France a toutes les réponses à tous les problèmes et qu'il peut tout faire tout seul (d'où les sifflets portés contre lui par les manifestants de St-Lô car Sarko, omniprésident, est SEUL responsable de ses décisions); 2- elle repose également sur une vision partielle de la réalité de la vie des Français. Quand il se déplace en province pour voir la France d'en bas, mais qu'on balise le terrain pour qu'il ne voit ce qu'il veut voir et tout ce qui peut servir à sa propagande, ce n'est pas agir avec responsabilité. Un chef de l'Etat est celui qui doit trancher, prendre des décisions, porter une vision, et mettre en oeuvre des réformes basées sur des valeurs et des convictions. J'ai beau chercher; je ne comprends rien aux valeurs (si ce n'est celle de l'argent) et à la vision sarkozyennes ! Et c'est ce qui manque le plus... au point que les Français n'ont plus de repères, se sentent déboussolés et, faute d'écoute, en viennent à manifester.La journée d'action du 29 janvier était légitime. La défense du service public nécessitait de sacrifier une journée de travail. Pour des raisons éthiques, trop longues à expliquer ce soir, je n'étais pas gréviste... et c'est pas l'envie qui m'en manquait.

Jacques Heurtault 31/01/2009 22:57


1. Il ya des gens, dans ce pays, qui sont, par principe, hostiles à toute réforme ... Je suis en opposition FRONTALE avec eux!
2. Peu importe le contenu des réformes ... ce qui est important, c'est qu'il y en ait ...
3. En fait, ces réformes sont parfaitement cohérentes. C'est la phase iltime de modernisation du pays qui a commencé par pa sidérurgie en 1967 et qui se termine par la perforation, l'éventration
s'il le faut, du noyau dur du conservatisme : la fonction publique!

Je vois très bien ce qui se passe à Pôle Emploi ex Anpe! C'est une illustration vivante de ce MAUDIT conservatisme qu'il FAUT, coûte que coûte, détruire ... Je dis bien DETRUIRE afin qu'il ne
puisse, en aucun cas, se relever!


sergiozz 30/01/2009 17:23

"Nos amis manifestants ont des ampoules ? Une extinction de voix ? :-)  "Non, quand on n'est pas en grève, on bosse.

Jacques Heurtault 30/01/2009 19:16


J'attends la suite avec fébrilité ...


Jean-Pierre 30/01/2009 17:01

Ça c'est sûr, il ne serait pas nécessaire de conserver autant de personnes au fisc et le recouvrement de l'impôt coûterait probablement bien moins au pays. Donc plus d'efficacité et plus de ressources pour la nation et peut-être un impôt moins lourd pour les contribuables. Tout le monde y gagne... GM va nous chiffrer ça... :-)

Jacques Heurtault 30/01/2009 19:15


Parfaitement! GM va nous chiffrer ça! N'est-ce pas, GM?


Jean-Pierre 30/01/2009 16:30

Non, Jacques, l'impôt a quelque chose de bon. C'est à travers lui qu'on est réellement citoyen... Mais il n'est pas interdit de réformer la fiscalité. Je ne pense pas que ce soit le moment et les politiques auraient pu s'en occuper bien avant... Tenez, rien que la retenue de l'impôt à la source avec le même taux pour tout le monde rendrait les choses plus claires et probablement plus justes... Nos amis manifestants ont des ampoules ? Une extinction de voix ? :-) 

Jacques Heurtault 30/01/2009 16:39


Ils n'ont pas d'ampoules ni d'extinction de voix!
Ils ne veulent tout simplement pas que l'on supprime des postes de fonctionnaires, ce qui se produirait fatalement si on mettait en oeuvre ce que vous préconisez! C'est beaucoup trop simple! Il
vaut mieux mettre en pratique un truc vachement compliqué auquel personne ne comprend rien ... Ca donne l'occasion de gueuler contre les injustices!


Jean-Pierre 30/01/2009 09:43

Le pouvoir d'achat, c'est bien connu des fonctionnaires, c'est l'État qui s'en occupe... Pour le privé aussi, donc, même si ça ne passe pas du tout comme ça... Nions la réalité... Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois...Encore que l'État peut agir sur le pouvoir d'achat des salariés du privé en baissant :– les taxes sociales sur les salaires ;– L'impôts sur le revenu ;– la TVA et les taxes sur le carburant, l'alcool, le tabac, les disques durs... Mais comme il manque déjà d'argent...

Jacques Heurtault 30/01/2009 12:35


Tant qu'à faire, pour augmenter le pouvoir d'achat, supprimons tous les impôts! Et, par conséqent, tous les fonctionnaires ...


Jacques 29/01/2009 17:32

Trop, fort en calcul ce JH,  comme un certain Darcos, Ministre de l'Education nationale.Quand je lui dit 7,2% de syndiqués, JH répond:Dans le secteur privé, c'est guère plus de 3% ... Je maintiens! Ca atteint 8% dans le secteur public!Diable....jf.PS Bravo à Maurice.....

Jacques Heurtault 30/01/2009 07:35


Eh oui! Les mieux protégés sont plus syndiqués car ils ont le réflexe de défendre leurs privilèges!


Maurice 29/01/2009 16:07

je constate que, POUR LA PREMIERE FOIS, nous avons un Président qui fait ce qu'il a dit qu'il ferait Ah bon ?  "je serai le président du pouvoir d'achat" C'est vrai qu'il n'avait pas précisé de qui... Le sien et celui de ses amis, ça va..."La France n'a pas vocation à laisser un contingent en Afghanistan. Nous retirerons nos troupes"C'est vrai qu'il n'a pas précisé quand... En attendant, il renforce notre contingent."Les Français doivent emprunter et devenir propriétaires de leur habitation" Il évoquait le modèle américain... C'est vrai qu'il n'a pas eu le temps de mettre son ambition en pratique. Imagine-t-on où on en serait s'il avait eu le temps de rendre le crédit encore plus facile...La semaine dernière, parlant de la concertation avec les organisations syndicales :"je les écoute et... je n'en tiens pas compte"Hier, toujours sur le même sujet mais sentant les manifs gronder :"je les écoute et... j'en tiens compte"La liste est longue... Pitié pou lui.

Jacques Heurtault 30/01/2009 07:34


Vous n'allez tout de même pas soutenir qu'il est RESPONSABLE du pouvoir d'achat? Il a voulu seulement dire qu'il privilégierait le pouvoir d'achat par rapport aux protections sociales ... C'est un
choix politique qui est assumé.
Pendant que nos troupes sont en Afghanistan, certains journaleux de merde salissent la mémoire de nos soldats tués au combat là-bas en montrant des photos des uniformes tachés de sang aux mains des
"étudiants" ... Mon choix est de SOUTENIR l'effort de guerre en Afghanistan!
Oui, les gens doivent devenir MASSIVEMENT propriétaires ... C'est un bon moyen pour leur sortir de la tête des idées imbéciles! On protège ses biens, en général ...


GM 29/01/2009 15:56

Le même, mais… « amélioré » par l’autre !
Avec votre permission, « Jacques H… »

Jacques 28/01/2009 23:51

Vous maintenez ce que vous voulez.....Seulement vous n'apportez, comme d'habitude, aucune preuve de ce que vous affirmez. L'Etude de "Liaisons Sociales", ça, c'est du concret, même si ça vous défrise.Ensuite, histoire de savoir qui fera quoi demain, ceux qui comme vous, dénigrent la grève et les manifs de demain et ceux qui y participeront (dont moi), voici le texte officiel des revendications de demain. Tout le reste (et donc votre billet ci-dessus) n'est que..."littérature" !
Déclaration communePropositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSAlundi 5 janvier 2009La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économiqueDe nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.C’est intolérable et inadmissible.Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalitésLes exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.4 – Préserver et améliorer les garanties collectivesLes conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut : abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche. respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail. face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social5 – Réglementer la sphère financière internationaleCette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement syndical internationalLe 5 janvier 2009 C'est quand même bien dommage, que vous revendiquant de votre appartenance à l'une de ces Confédérations, il ne vous soit pas venu à l'idée de publier vous-même cet appel au lieu de nous faire des considérations dignes du café du commerce !jf

Jacques Heurtault 29/01/2009 07:02


Merci d'avoir diffusé ce texte ...


Jacques 28/01/2009 19:14

M. Heurtault, qu'il n'y ait pas assez de salariés syndiqués, c'est un fait, y compris la diminution de ceux-ci.Mais vous n'êtes pas obligé non plus d'en réduire encore arbitrairement (juste pour le plaisir de la polémique) le nombre en écrivant:"Quand on parle de 3% de syndiqués"Ce qui est totalement faux:Dans un rapport publié par la revue Liaisons sociales, le nombre de salariés syndiqués (non retraités) se situe aux alentours de 1,7 million, soit le taux de syndicalisation le plus bas d'Europe avec 7,2 %  jf.Pour ma part je suis retraité et TOUJOURS syndiqué. Je paye ma cotisation tous les ans, reçoit toutes les infos de mon organisation et peut participer à toutes les réunions que je veux.Mais je n'ai évidemment pas le droit de vote lorsqu'il s'agit de décider d'un arrêt de travail.

Jacques Heurtault 28/01/2009 19:22


Dans le secteur privé, c'est guère plus de 3% ... Je maintiens! Ca atteint 8% dans le secteur public!


sergiozz 28/01/2009 17:30

Ah la CGC !!!!! Je comprends mieux vos positions !!! Je les connais les gugus de la CGC. C'est dans ce syndicat qu'on trouve la majorité des promotions "syndicales".

Jacques Heurtault 28/01/2009 18:26


Pour ce qui me concerne, c'est exactement le contraire ... Il est vrai que, à l'ex-Anpe devenue Pôle emploi, on ne fait rien comme chez les autres! C'est sans doute pour ça que ça marche moins bien
qu'ailleurs ...


Jean-Pierre 28/01/2009 15:44

« Ainsi demain, ce ne seront pas seulement les syndicalistes qui défileront (ça ne ferait pas de gros cortèges) mais aussi de nombreux syndiqués et , j'ai cru comprendre, de nombreux non-syndiqués. »Ça, on verra. Rien n'est encore joué.  Et vous n'auriez peut-être pas fait l'effort d'aller défiler ? Là, ça me la coupe. Vraiment.Pour les curieux, un papier d'Élie Cohen (un type plutôt mesuré) sur les banques :http://www.telos-eu.com/fr/article/faut_il_nationaliser_les_banques 

Jacques Heurtault 28/01/2009 16:44


Jean Pierre, voyons! Gardez-là! Elle peut encore vous servir ... Vous n'êtes pas si vieux!


Jacques 28/01/2009 15:02

Eh bien je constate (avec grand plaisir) que je suis loin d'être le seul à contredire les envolées "lyriques" de Jacques Heurtault, comme de temps en temps il voudrait le faire croire.Le commentaire de sergiozz ci-dessus sur le soi-disant "paiement" des jours de grève: très bien et bien renvoyé à l'hôte de ce bloc-notes !Bien entendu, je suis d'accord avec tous les arguments ci-dessus contre le billet ridicule de M. Heurtault.Enfin, je veux rectifier un point:M. Heurtault n'est pas syndicaliste, du moins il ne se revendique pas comme tel.M. Heurtault nous dit qu'il est syndiqué.Un syndicaliste c'est quelqu'un qui exerce un mandat syndical.Ainsi demain, ce ne seront pas seulement les syndicalistes qui défileront (ça ne ferait pas de gros cortèges) mais aussi de nombreux syndiqués et , j'ai cru comprendre, de nombreux non-syndiqués.Si déjà, "on" utilisait les bons termes, peut-être le "dialogue" serait-il mieux conduit.Mais je ne suis pas dupe, la plupart de ceux qui utilisent A DESSEIN et de façon erronée le terme "syndicaliste" le font parfaitement exprès car sous leur plume c'est devenu hautement péjoratif !Nul doute qu'en défilant demain au Chef-lieu de mon Département, à 50 kms de chez moi, je penserai aussi à M. Heurtault, à ses fameuse "propositions audacieuses" et à ses condamnations répétées et outrancières (pour rester poli) du monde du travail et de ceux qui le représente.Oui, je l'avoue, il y a une dizaine de jours, je ne savais pas encore si je ferais l'effort d'aller défiler loin de chez moi.Mais à force de lire le bloc-notes de M. Heurtault et lire ceux d'autres auteurs qui lui "ressemblent" étrangement (par le contenu) j'ai décidé de participer aux manifestations de demain.Merci beaucoup M. Heurtault !jf.

Jacques Heurtault 28/01/2009 16:42


Vous voyez bien que je suis utile à quelque chose!
Merci pour la mise au point sur le choix des mots ... Il ne faut pas confondre "syndiqué" et "syndicaliste" ... Quand on parle de 3% de syndiqués, c'est bien d'eux qu'il s'agit, pas des
syndicalistes qui sont encore moins nombreux mais pas beaucoup moins!


sergiozz 28/01/2009 13:32

"Toute personne se sentant en sympathie avec le mouvement de grève DOIT le déclarer comme tel à son patron, ne pas venirbosser et ... ne pas être payé! "C'est quoi encore cette insinuation ? Vous savez très bien que lorsqu'on fait grève, on n'est pas payé. Peut-être que vous ne le savez pas parce que vous n'avez jamais fait une journée de grève dans votre vie. Mais pour un sydicaliste, insinuer que l'on peut faire grève en étant payé, c'est très limite.

Jacques Heurtault 28/01/2009 16:38


Non! ce n'est pas ce que je voulais dire ... Je voulais dire que les 70% de français qui sont d'accord avec cette grève racontent n'importe quoi! Ils ne sont pas prêts à perdre une journée de
salaire ... en faisant grève!
Hélas! J'ai vu des militants syndicalistes dire qu'ils étaient en grève alors qu'ils étaient "en arrêt maladie" ou bien "en récupération" ... Je l'ai vu! Je ne dis pas que tous sont comme ça!


sergiozz 28/01/2009 12:08

Tout à fait en phase avec le post de Frédéric. Monsieur Heurtault, ça la fout vraiment mal pour un syndicaliste de faire un papier au titre "Contre la grève du 29 janvier". Ce serait bien de préciser à quel syndicat vous appartenez ! Je pense que vous faîtes partie de ces syndicalistes qui  ne font jamais grève même lorsque leur centrale syndicale estime que toutes les conditions sont réunies pour la faire, comme c'est le cas demain. Moi, il m'arrive de ne pas suivre les appels à la grève de mon syndicat, mais celui qui ne fait pas grève demain et qui de plus publie un tel papier  peut déchirer sa carte de syndicaliste ! Ensuite, vos références au soviétisme n'est pas très sérieux. Où j'irais un peu dans votre sens dans la critique de la grève, c'est qu'il s'agit d'une grève franco-française. Pour lutter efficacement contre ce système qui accroît les inégalités, qui fait payer aux salariés les conneries des requins de la finance, qui détruit les services publics etc... , il faudrait une grève unitaire des salariés de tous les pays européens. Quant à votre couplet sur le président qui fait ce qu'il a dit, je vous contredis. Je vais prendre un seul exemple : il avait dit que français "vous pourrez travailler plus pour gagner plus". On voit le résultat. Je pourrais vous donner plein d'exemples. Toutes les réformes menées n'ont pas permis d'améliorer le quotidien des français (suppression de la pub pour filer du pognon à ses copains des chaines privées, réforme de la justice pour ne pas être emmerdé par les juges, diminution des pouvoirs du parlement, cadeaux fiscaux aux plus riches, heures sup défiscalisées pour le peu de salariés qui en faisaient déjà etc...)

Jacques Heurtault 28/01/2009 16:35



Je suis contre les heures sup défiscalisées. je l'ai déjà dit plusieurs fois ...
Je suis syndiqué à la CGC. Ca aussi, je l'ai dit plusieurs fois ...
Je ne suis pas, au sens strict, un syndicaliste en ce sens que je ne suis pas un militant syndicaliste (je l'ai été). je suis syndiqué. je l'ai toujours été ou presque ... j'en fais une affaire
de principe. Quand je dis que je veux voir 15 millions de syndiqués (au moins!) dans ce pays, c'est dans ce sens que je le vois, pas dans le sens du militantisme.


C'est grève est confuse ... c'est pour cela qu'elle n'ira pas loin!



frédéric 28/01/2009 11:24

Alors là Jacques, vous faites très fort. On croirait entendre ce bouffon de Copé : Sarko est là, tout est sous contrôle...Mon cul. Tout va mal, les français ne sont pas écoutés, la Sarkozie fait ses petites affaires et rien à foutre du peuple d'en bas et de celui du dessous. "Tous des cons qui regardent TF1 et les émissions de merde subventionnées par leurs impôts". Voilà la phrase que j'ai entendue dans les couloirs d'un ministère, prononcée par un conseiller technique et qui reflète bien la pensée de nos gouvernants actuels.Alors pour être entendus (j'ai bien dit entendus et non écoutés) les français font grève, vont dans la rue.C'est tout ce qui leur reste. Ne leur enlevons pas.

Jacques Heurtault 28/01/2009 11:45


Libre à chacun de participer ou non! A condition de le dire clairement ... Toute personne se sentant en sympathie avec le mouvement de grève DOIT le déclarer comme tel à son patron, ne pas venir
bosser et ... ne pas être payé! A contrario, je prendrai la défense de toute personne qui aurait à subir des sanctions diverses, même voilées, pour avoir participé à ce mouvement de grève! C'est un
droit constitutionnel qui doit pouvoir s'exercer sans contrainte.  


Jean-Pierre 28/01/2009 11:11

Même les artistes sont fonctionnarisés, dépendants qu'ils sont des budgets "Culture" des collectivités territoriales et de l'État à travers les Scènes nationales et autres joyeusetés... C'est dire... yl74, vous savez très bien que l'économie privée est, sinon la seule, du moins dans son écrasante majorité, créatrice des richesses à redistribuer. Pourquoi le nier et pourquoi lutter contre... 

Jacques Heurtault 28/01/2009 11:46


C'est hélas vrai! Aussi bien pour les "artistes" et leur régime d'intermittents du spectacle que pour l'économie privée ...


yl74 28/01/2009 10:54

La question n'est peut-être pas tant de savoir s'il faut ou non faire grêve, ou s'il faut ou non réformer la France: C'est évident que la grêve n'est pas le mouvement le plus constructif qui soit, et il est évident que la France a besoin de réformes... Mais quelles réformes ? Celles qui sont imposées aujourd'hui ont elles bien l'objectif qu'elles annoncent (remettre le pays sur la voie ... mais quelle voie ?), où ne sont-elles pas guidées par une idéologie tristement classique (en l'occurence de droite) pour un état le plus maigre possible et une économie privée la plus dominante possible, pour le plus grand plaisir des "amis" du président, et avec peu de considération pour le "bien commun", ni pour la démocratie.Je suis assez allergique au découpage stérile droite/gauche et cherche à promouvoir plutôt les bonnes idées, les bonnes pratiques qui ne manquent pas à travers le monde...Aucun parti n'est tout blanc ou tout noir.Mais en l'occurence, je ne crois pas que les réformes engagées nous conduisent vers un monde meilleur.http://citoyens-a-nous-d-agir.over-blog.net/pages/SOMMAIRE_DES_ARTICLES_a_venir-1034043.html

Jacques Heurtault 28/01/2009 11:48


Voilà un débat très prometteur entre nous! Discutons! Echangeons nos propositions! je n'ai pas prétendu détenir un quelconque monopole des bonnes idées ...


GM 28/01/2009 09:51

Economie libérée, la "Gauloisie" ?Monsieur mon conseiller omnipotent, vous me faites me tordre de rire !On est en plein dans une "économie mixte" qui dérive sévère vers l'économie administrée !Outre les réglementations étouffantes, européennes, gauloises et les désiderata des édiles locaux, qui amènent certains à arracher leurs vignes, d'autres à délocaliser ailleurs, les troisièmes à demander toujours plus d'assistance étatique comme de la panacée à tous nos maux,Outre que le PIB est phagocyté à hauteur de 55 % par la puissance publique, pour seulement 10 à 15 % des salariés, fonctionnaires inclus, alors même qu'en 1919, en pleine reconstruction massive du pays, il n'était que de 14 %,Outre que la puissance publique vit à découvert bancaire toujours plus en amont dans l'année, passant de mi-décembre à mi-octobre en à peine une décennie et demie, ce qui est parfaitement impensable dans une économie libérale,Outre que son activité a généré un endettement colossal qui a doublé en 20 ans, ce qui serait dramatique dans n'importe quelle autre activité du "monde des libertés" et n'est même pas près à s'inverser en tendance,Outre que justement, "Bling-bling" avait juré "croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer" que les déficits seraient réduits dès 2008 et l'endettement dès 2009 (c'est marqué dans son programme de campagne électorale),Nous vivons dans le seul pays au monde qui perd 16 places en un an au classement de l'indice des libertés économiques (34place en 21 ans de 1988 à 2009 sur 179) pour nous retrouver à être devancés par l'Ouganda !La "soviétisation" rempante est en marche et s'accélère à vive allure : Demain, nous serons tous "fonctionnaires", même les toubibs avec leurs quotas d'actes et l'interdiction d'installation (voir les derniers développement de la jurisprudence du CE qui au mois de novembre dernier vient de valider l'idée qu'un maire peut s'opposer utilement à l'installation d'une activité sur sa commune qui n'était pas conforme à son PLU)...Voilà le constat actuel "fabriqué" par nos politiqueux et nos syndicaleux éclairés...Et quand je vous dit que le Code du travail va être fusionné avec celui de la fonction publique, je suis dans "l'air du temps" (peut-être un peu en avance) : on y coure de gré ou de force (la "crise" aidant) et les manifs de la fonction publique seront d'immense cortèges de "méprisés" hurlant contre eux-mêmes !J'en rigole déjà très fort !Car c'est l'avenir qu'on nous réserve si l'on ne se réveille pas !

Jacques Heurtault 28/01/2009 11:58


Pour ce qui est des médecins, il suffit que le conventionnement soit strictement individualisé ... la Sécu conventionnant qui elle veut, quand elle veut où elle veut selon les besoins sanitaires du
pays et non selon les intérêts des médecins ... Actuellement, le conventionnement est collectif!