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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 10:55
- Publié dans : Editoriaux - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault - Recommander
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La lecture des écrits de ceux qui ne cessent de critiquer Sarko devient franchement plaisante!
J'ai désormais le sentiment qu'ils ne savent plus quoi dire, quoi faire pour développer des arguments cohérents ...

La presse du Parti Socialiste devient affligeante.
Que cherchent, exactement, les Socialistes? Je crois que l'on peut répondre qu'ils cherchent, avant tout, à ne pas reprendre le pouvoir. Leur stratégie se limite à rassembler les mécontents ... Ils ont oublié que c'est cette même stratégie qui a amené le Parti Communiste là où il en est actuellement ... C'est affligeant, voire même affolant car je continue de soutenir qu'une nation démocratique A BESOIN d'une opposition forte et structurée, capable de faire des propositions responsables, réalistes ... On est loin du compte!

Ce n'est pas le sujet de mon article ... J'ai mieux à faire de mon temps. Quand les socialistes seront en capacité de proposer une politique alternative, on y regardera de plus près.

Sarko a été très clair ... Ce qui, pour un responsable politque, est une sorte de performance.
Grace à lui, j'ai appris des choses interessantes ...

Par exemple, je SAIS désormais que le PDG du Service Public de l'Audiovisuel ne sera pas nommé par le "fait du Prince" ...
1. Le Conseil des Ministres propose un nom ... Certes, il s'agit d'une personne qui aura l'agrément du Président. Je ne vois pas là de quoi susciter les invraisemblables déblatérations auxquelles nous avons eu droit.
2. Le CSA donne son AVIS CONFORME ... L'avis conforme, ce n'est pas, contrairement à ce que le mot indique, un simple avis! C'est plutôt une sorte de motion de censure qui ne veut pas dire son nom. Un avis conforme refusé, cela veut dire que le Conseil des Ministres DOIT revoir sa copie! Il DOIT proposer un autre nom ... et repasser DEVANT le CSA!
3. La proposition arrive alors devant les Assemblées qui doivent APPROUVER à la majorité des trois cinquièmes la personne pressentie pour présider l'audiovisuel public. Il faut donc que cette personne obtienne l'assentiment de la majorité parlementaire ET de l'opposition. Ensuite, et seulement ensuite, le Président promulgue la nomination, comme il le ferait de n'importe quelle loi ou décret au bas duquel il doit apposer sa signature qu'il soit d'accord ou pas avec le contenu ...
4. Faut-il rappeler aux énervés anti-Sarko que, conformément à la Constitution de la République, c'est le Président de la République qui nomme aux emplois civils et militaires?

Autre exemple : je SAIS, désormais, que les banques qui auraient reçu des fonds publics par centaines de milliards d'euros n'ont , en réalité, reçu que des PRÊTS, remboursables par conséquent, productifs d'intérêts (1,4 milliards d'euros attendus en 2009), à hauteur de 10 milliards d'euros, probablement plus dans les semaines qui viennent ... Ce n'est pas du tout la même chose!
J'ai, par contre, attendu que le Président nous disent que les modalités de mise en oeuvre de ces soutiens seront examinés avec les SUCCESSEURS des actuels dirigeants (autrement dit, pas avec ceux qui ont failli ...). Le Président commet là une FAUTE politique! Il est necessaire, dans le contexte actuel, que des "têtes roulent dans la sciure" (au sens figuré, évidemment!) ... Cela aurait deux effets importants :
1. le peuple verrait ainsi que les coupables subissent effectivement, dans leur propre chair, le juste châtiment qu'ils méritent (la perte du pouvoir qu'ils exercent ... rien de plus; le reste relève des tribunaux répressifs)
2. les dirigeants qui succéderaient à ceux qui ont failli sauraient alors qu'ils ont intérêt "à faire dèche", "à faire gaffe" s'ils ne veulent que, à leur tour, "leur tête roule dans la sciure" (toujours au sens figuré, rappelons le!).

J'ai pu constater que le Président tient compte des propositions que je fais! (Oui, je sais : mes chevilles vont enfler! Mais si je ne fais pas ma pub moi-même, personne ne la fera à ma place!).
Il s'agit de la supression de la Taxe Professionnelle ... Enfin!
Rappelons la genèse de cette taxe ...
1. Pour un "politique", il est plus simple d'augmenter les impôts des entreprises que ceux des personnes physiques. Les entreprises, elles, ne votent pas! Elles ne peuvent donc pas protester par leurs bulletins de vote contre la mise en oeuvre de telle ou telle mesure.
2. Cette taxe est calculée, à l'origine, sur deux éléments :
- la masse salariale
- les investissements
Donc, lorsqu'une entreprise embauche, elle paye plus de taxe professionnelle ... Résultat, elle n'est pas vraiment incitée à embaucher.
Mais, comme ça ne suffit pas (sic!), si elle investit, c'est la même chose! Elle paye une taxe professionnelle accrue ...
Bien entendu, les conneries, c'est comme les trains. Une connerie peut en cacher une autre! Faut se méfier avant de franchir le pas ... sage! Aussi longtemps que le matériel acheté est inscrit au bilan de l'entreprise, même s'il est fiscalement (au sens de l'impot sur les bénéfices) amorti, il est taxable au sens de la taxe professionnelle pour la valeur "à neuf" ... Histoire de bien plomber les comptes!
Il arrive mêm qu'une connerie peut en cacher ... deux autres! celle que je vient de décrire et ... le décalage de deux ans! C'est à dire qu'une entreprise qui subit un retournement de conjoncture dans les deux ans va payer, au creux de la vague, plein pot sur les investissements réalisés deux ans plus tôt ... Ce qui a pour effet de contribuer fortement à la destructuion de l'entreprise notamment s'il s'agit d'une petite entreprise ...
Sauf erreur, c'est Chirac qui avait inventé ce machin ...
3. Depuis, les choses ont un peu changé ... Les Socialistes se sont rendus compte que la partie "masse salariale" était un véritable frein à l'embauche ... Ils ont donc décidé de faire prendre en charge cette partie de la taxe professionnelle par l'Etat. Les collectivités territoriales recevaient ainsi l'équivalent de la taxe perdue (par le fait que les entreprises n'avaient plus à la payer) afin de ne pas gréver leur budget. Ca leur arrive, parfois, d'être traversés par des fulgurances de lucidité! Ce ne sont, hélas!, que des fulgurances! Autrement dit, ça ne dure pas très longtemps. 
 
Je n'ai pas entendu que le Président avait dans ses projets de supprimer, purement et simplement, le pouvoir donné aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... C'est bien dommage! Cela empêcherait les fous dépensiers de se lancer dans des projets dispendieux pour ensuite agmenter les impôts afin de pouvoir boucher les trous ... ( les plus malins creusent d'abord le déficit et laissent ensuite à leurs successeurs le soin de prendre la seule décision que la réalité des comptes provoque : augmenter les impôts!).

Vous devriez me lire davantage, Monsieur le Président! Je sais, vous allez me dire que vous n'avez pas le temps ... C'est surement vrai! Qu'à cela ne tienne! Vous avez des collaborateurs qui vous entourent et qui peuvent lire les bonnes idées produites par des citoyens lucides pour vous en donner "la substantifique moelle" ...
Il FAUT, purement et simplement, interdire aux collectivités territoriales de lever l'impôt ... Elles ne doivent fonctionner qu'avec les seuls moyens qui leurs sont alloués par l'Etat.
1. Une dotation calculée sur la base, rigoureusement proportionnelle, de la population vivant sur le territoire de la collectivité territoriale concernée.
2. Une deuxième dotation calculée sur la base du nombre d'emplois (en équivalent temps plein) s'exerçant sur ledit territoire ...
3. Un pouvoir accru donné aux collectivités territoriales de conclure tous les contrats de mise en commun des moyens alloués en vue de réaliser un objectif commun, interessant les collectivités concernées. Dans le strict respect de la liberté contractuelle, évidemment ...

Il y a bien d'autres choses à dire ... Mais j'avais envie d'envoyer une pique à l'un de mes contradicteurs qui me tanne le cuir en disant qu'il n'y a plus de "propositions audacieuses" sur mon blog! Que ce ne sont que des billets ... Le voilà satisfait.
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Commentaires

Concernant les banquiers dirigeants d'établissement privés, je suis comme Parisot, ce n'est pas à l'Etat d'intervenir dans leurs émoluments. Si la banque fait faillite, tant pis pour les actionnaires et les dirigeants. Mais, il y a un gros mais, les activités risquées devraient être cantonnées, financées par des fonds indépendamment de l'argent des dépôts des clients, ces dépôts devant être sécurisés à 100%
Et pour les salaires et autres parachutes dorés, il s'agit de décisions internes aux sociétés. Le problème est que les montants sont fixés par les conseils d'administration, ce sont souvent les mêmes qui y siègent et on se renvoie l'ascenceur.
Ils disposent à leur guise de fonds qui ne leur appartienent pas, comme les banquiers dans leurs spéculations. 

 
Commentaire n°1 posté par Rivaud le 08/02/2009 à 12h11
Il n'a jamais été question que l'etat intervienne dans la gestion des entreprises et des banques ... Moi même, j'y sui hostile. Il est seulement question que l'Etat, pourvoyeur de fonds, fixe SES CONDITIONS d'intervention dans l'apport d'argent frais!
On pourrait concevoir que la première règle soit "Pas d'argent frais provenant de l'Etat qui soit géré par les patrons qui ont failli" Cer argent frais ne doit pouvoir être géré QUE par des dirigeants NOUVEAUX. C'est une affaire de principes.
Les capitaux propres d'une banque sont NATURELLEMENT faibles! L'essentiel de la capacité d'intervention de la banque vient des dépôts qu'elle a enfrangé. Si on fait ce que vous préconisez, cela revient à tuer le système bancaire en réduisant dans des proportions considérables ses capacités d'interventions. autrement dit, cela revient à tuer l'économie elle même! Aucune économie ne peut fonctionner sans système bancaire ...
Simple affaire de logique et de cohérence ... Parisot défend l'intérêt non pas des entreprises adhérentes du Medef mais celui des décideurs de ces entreprises ... lesquels ont la capacité de décider, pour le compte de leurs entreprises, de QUITTER le Medef!
Réponse de Jacques Heurtault le 08/02/2009 à 13h09
  J'apprécie votre article ...non pas parce qu'il défend le Président Sarkozy, mais en raison de sa clarté ...Comme disait Boileau, "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ...et les mots pour le dire arrivent arrivent aisément"...
   Les sondages d'opinion après son intervention tournent autour de 50 % (un peu plus pour la presse de droite, un peu moins pour la presse de gauche, ce qui n'a rien de surprenant) ...Même en tenant compte de l'incertitude des sondages, cela signifie qu'environ la moitié des français a eu une opinion favorable, ce qui est assez remarquable, dans la mesure où l'opinion, en période de "crise" a naturellent tendance à s'en prendre à ses dirigeants...
   Il n'en est pas moins vrai que Sarkozy aurait été encore mieux inspiré s'il avait pris des mesures plus ...claires et donc plus fortes pour l'opinion en encourageant directement le pouvoir d'achat de "tous" les français, et non pas essentiellement celui de la "classe moyenne", par exemple par une augmentation limitée du Smic, assortie d'une explication sur cette limitation, afin de ne pas accabler la masse des petites et moyennes entreprises tout en tenant compte du fait que celles-ci seront tout de même sensiblement soulagées par la suppression de la taxe professionnelle, dont vous avez fort bien souligné le caractère pervers ...Ainsi, il ne serait pas arrivé les mains (presque) vides à la rencontre avec les syndicats le 18 février et n'aurait pas couru le risque, en "leur coupant l'herbe sous les pieds", de ne pas être menacé d'une nouvelle "grande" manifestation dont le succès pourrait alors être dangereux à tous égards...
Commentaire n°2 posté par Daumont Jean le 08/02/2009 à 18h48
Je doute qu'il y ait une nouvelle grande manifestation! En fait, il se passe une sorte de sursaut de la part de "l'establishment" politico-économico-syndical" ... Ils sont en train de se rendre compte qu'ils ne pourront pas arrêter le chantier des réformes ... Il y en a trop d'un coup! C'est tous les jours que ça tombe!
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 00h20
Pour répondre à Monsieur Daumont le SMIC, a un caractère symbolique fort, mais représente une bombe à retardement pour les entreprises, car il crée un effet de seuil, que les salariés un peu au dessus du SMIC, un fois celui-ci augmenté, se retrouvent là où ils n'étaient pas, c'est à dire au SMIC. IL faut donc les augmenter, eux aussi. Et si on les augmente, il n'y a aucune raison de ne pas augmenter les autres, et les cadres, et les fonctionnaires et... réaction en chaîne...

On peut penser que la suppression de la TP se retrouvera dans la poche des salariés. Ça dépendra sûrement des situations particulières de chaque entreprise.
Commentaire n°3 posté par Jean-Pierre le 09/02/2009 à 09h12
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, Jean Pierre. ce qui se passe, en fait, c'est un tassement de la hiérarchie des salaires ... Aujourd'hui, je le vois vien dans mon boulot, on recrute des bac+2 au niveau du SMIC, c'est à dire au même niveau que les manoeuvres balai? sans aucune qualification! C'est terriblement démotivant pour les personnels qualifiés! Elle est là, la bombe à retardement dont vous parlez, pas dans l'explication que vous donnez!
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 13h46
"L'effet de seuil" ne m'a pas échappé ...C'est pourquoi je suggère une "augmentation limitée " du Smic, en prévoyant les répercussions pour les salaires comme pour les retraites (souvent oubliées)...
Commentaire n°4 posté par Daumont Jean le 09/02/2009 à 09h28
Je préconise qu'il n'y ait, désormais, aucune augmentation du Smic autre que ce que prévoit la loi ... Il est déjà très élevé puisque presque 20% de la population active est SMIC! Augmenter de nouveau le SMIC, c'est aller vers 25 puis 30% de la population active payée au SMIC! Très dangereux pour l'équilibre sociétal.
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 13h48
Ta "Taxe Pro"... C'est du "Giskard à la barre" du temps ou le "Chi" était déjà premier ministre.

Mais c'est nettement plus compliqué que ce que vous dites :

Les taux d'abord ne sont pas uniformes : une catastrophe qui a vu des communes assiégées à leurs frontières par des centaines d'entreprises devenir des déserts commerciaux et artisanaux au profit d'un accumoncellement de logements.

Or, les logements et ses habitants, c'est ce qui coûte le plus cher à une municipalité : écoles, crèches, VRD, équipements sociaux, équipements sportifs, équipements culturels et puis il faut prévoir de promener tout le monde sur ses lieux de travail, hors la commune bien naturellement, etc, etc, le tout avec des loyers bas tant qu'à faire et des taxes d'habitation attractives...

Bref, social mais déséquilibré.

Et encore, admettons la justesse du dogme « aux entreprises patrons de payer », mais globalement une délibération des Conseils municipaux sur les taux sur deux est irrégulière ou illégale : je ne vous dis pas les contentieux en la matière...

Les assiettes ensuite... Valeur locative des immobilisations corporelles plus la valeur cadastrale des immeubles.

Ça c'est pour le principe...

Mais avant, il y avait aussi 18 % de la masse salariale : une vraie manne !

Reste encore tous les chefs d'entreprise employant moins de 5 salariés, soumis à l'IR...

Foin des immobilisations corporelles : on taxe directement les recettes encaissées de l'année n - 1 !

C'est sans compter avec les exonérations... Une pelleté : les artisans façonniers, taxis, pêcheurs et leurs coopératives, les activités agricoles, les artistes, les établissements d'enseignement privé, la presse, les entreprises du spectacle, les mines et carrières, les collectivités publiques, une multitude d'organismes HLM, mutuels, bains-douches, sociaux, j'en passe et des meilleurs.

Sans compter que pour les autres et sous conditions et parfois agrément préalable, il faut compter avec les ZRR, les entreprises nouvelles, les jeunes entreprises innovantes, les pôles de compétitivité, les zones urbaines sensibles, les zones de redynamisation urbaine, les zones franches urbaines, les bassins d'emploi à redynamiser, les activités médicales et paramédicales en zone rurale...

Un casse-tête qui fait qu'il faut veiller jusqu'à la numérotation des rues... Côté pair, c'est bon, côté impair, faut fuir !

Mais là encore, ce n'est pas tout : Il faut compter avec des réductions et abattements sur les valeurs locatives, la réduction de base d'imposition, la mesure d'écrêtement, la cotisation minimum et le plafonnement à la valeur ajoutée, les cotisations de péréquations, les dégrèvements pour réduction d'activité, le dégrèvement pour investissements nouveaux (qui désormais n'entrent plus dans la base), d'autres plus spécifiques à quelques métiers (entreprise de transport sanitaire, les armateurs), celui au titre des biens affectés à la recherche, le crédit dans les zones d'emploi en grande difficulté, etc.

Notamment, l'effet de "retournement" des activités d'entreprise est contrebalancé par "l'écrêtement", mais tout autant par la mesure de plafonnement de la Valeur Ajoutée.
Avec ces "délires" de la loi qu'il convient de signaler en matière de définition de la "VA" (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-6819239.html ) !

Y mettre un terme n'est pas une mauvaise chose, même si c'est partiel...
Car il faudra bien "payer", que "quelqu'un paye" la disparition d'une recette fiscale pour les communes.

Et comme dit l'autre : "Taxez lês pets des vaches, ce ne sont sûrement pas elles qui vont payer !" (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-24210876.html )
Et le tout se retrouve dans l'assiette du contribuable consommateur, celui qui est au bout de la "chaîne fiscale" (comme il y a une "chaîne alimentaire")...

Il ne s'agit donc que d'un effet de bonneteau : je prends dans la poche gauche ce que je prenais dans la poche droite !
Mais c'est toujours la même veste.

Vous le proposez vous-même, Monsieur mon Conseiller omnipotent, très audacieusement, avec une "dotation" par habitant et par emploi... égale pour toutes les communes.
Ce serait un progrès et remettrait un peu de baume au coeur au "principe d'égalité" des citoyens devant la charge fiscale, qui reste encore d'actualité depuis la Déclaration de l'Homme et du Citoyen...

Il était temps !

Pour le reste, c'est vrai que "Bling-bling" nous l'a joué très "rhétorique appliquée" et qu'à ce jeu-là, il est toujours aussi "bon" que pendant sa longue campagne électorale.

Mais pas aussi désagréable que quand c'était "Yoyo" qui nous donnait la piqûre tous les soirs au JT de PPDA.

Et puis, on a appris des choses intéressantes sur l'affaire du partage des bénéfices : notamment qu'il ignore encore et toujours le dispositif de l'intéressement légal et pire encore, celui de la participation gaulienne !
Ce sont deux outils de "redistribution" des bénéfices aux salariés, mais les deux sont plafonnés et le second assure déjà le "rendement des capitaux propres" (formules maxi : la moitié des bénéfices fiscaux ou les bénéfices fiscaux - 5 % des capitaux propres tous les ans).

Ignare "le chef" !

Commentaire n°5 posté par GM le 09/02/2009 à 10h22
Les innombrables exonérations démontrent qu'il est temps d'en finir avec ce machin!
Pour compenser, je propose une dotation globale de fonctionnement calculée sur la base de nombre d'habitants et du nombre d'emplois mesuré en équivalent temps plein! C'est simple ... Qui va financer le "trou" budgetaire provoqué? Une réforme générale de l'impôt ..tout simplement!
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 13h55
OK, Jacques, mais ces Bac+2 sont plutôt victimes d'une raréfaction des emplois qualifiés et donc mieux payés, non ?

Sinon, je vois avec amusement que personne n'ose imaginer que les collectivités et l'État vont envisager de baisser leurs dépenses. On fonctionne encore à dépenses constantes donc, il faudra nécessairement augmenter les impôts.

Pourtant, il faudra bien, un jour ou l'autre, envisager cette une baisse importante des dépenses... J'entends déjà : « Ah, ça ne va pas être possible », ce à quoi je répondrai : « Qui veut, peut ».
Commentaire n°6 posté par Jean-Pierre le 09/02/2009 à 14h06
Non, pas du tout ... Je vois , couramment, des offres d'emploi de bac+2 à 1.400 euros brut ... c'est à dire un tout petit peu au dessus du SMIC (8,71 euros de l'heure brut) ... Il faut bien reconnaitre que c'est scandaleusement bas ...
D'accord avec vous pour que la puissance publique fasse son boulot qui est d'organiser la vie civile et non pas de se substituer aux entreprises ... D'où nécessaire réduction de la dépense publique et surtout réorientation du rôle de celle-ci vers un soutien à l'investissement productif et non vers un accroissement de l'Etat providence.
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 14h57
Jacques, j'entend bien, mais ce que je me demande, c'est si ces bac+2 sont la résultante d'un problème d'offre et de demande. Si les bac+2 pouvaient refuser ces offres-là, est-ce que ça serait différent ? Suis-je plus clair ?
Commentaire n°7 posté par Jean-Pierre le 09/02/2009 à 19h22
Le fait est que la faim fait sortir le loup du bois et que, faute de grives on mange les merles ...
Je trouve assez choquant que des bac+2 ne puissent que très, très difficilement trouver un emploi à un salaire de deux fois le SMIC qui me semblerait assez normal pour un tel niveau de classification ... D'une manière générale, je crois volontiers que la société civile, donc le marché de l'emploi, a besoin d'ordre ... Aujourd'hui, les choses se dérèglent de plus en plus, de plus en plus souvent et de plus en plus profondément ... Ce n'est pas bon signe!
Réponse de Jacques Heurtault le 09/02/2009 à 21h22
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