Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 23:13
- Publié dans : Retraites - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
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Avec l'aimable autorisation d'un de mes lecteurs les plus assidus ...

Le temps me manque pour alimenter mon blog, en ce moment ...

Début de citation :


Comment doubler sa retraite en dix leçons ?

 

Le cas des aiguilleurs du ciel

 

Pour beaucoup de Français, la baisse du niveau des retraites est devenue une réalité concrète.

La réforme Balladur de 1993 a modifié de manière très défavorable le mode de calcul des pensions des retraités du privé et, depuis plusieurs années, les pensions sont à peine revalorisées au niveau de l’inflation, alors qu’elles subissent une amputation de plus en plus importante du fait de l’augmentation continue de la CSG et de la pérennisation de la CRDS.

 

En moyenne, le pouvoir d’achat des retraités du régime général a ainsi été réduit de 10 à 15 % en une décennie.

Dans certains régimes, cette chute du pouvoir d’achat s’avère même encore plus brutale. Par exemple, les retraités de la banque, dont les régimes complémentaires ont été intégrés à l’AGIRC et à l’ARRCO, n’ont, depuis 1994, quasiment jamais eu de revalorisation de leur pension. Les rares années où ce fut le cas, ces revalorisations ont toujours été bien inférieures à l’inflation.

 

La valeur du point des retraites complémentaires des employés d’huissiers (CARCO) a été baissée de 20 % le 1er janvier 2004 et va subir une nouvelle dévaluation. À partir de l’année 2007, la retraite complémentaire (ASV) des chirurgiens dentistes connaît également des coupes sombres : – 4,8 % en 2008, – 6,8 % en 2009, – 8 % en 2010, etc.

 

Ceci dit, Monsieur Jacques Heurtault, mon conseiller spécial et omnipotent a récemment relayé un « hoax » relatif au régime des « cheminots du ciel », autrement dit les « ingénieurs » aiguilleurs aériens de contrôle des vols IFR et autres (hors les vols militaires) du pays…

 

En tenant compte des revalorisations annuelles induites par l’évolution de la valeur du point de rémunération dans la fonction publique, alors même que le choc démographique est à peine amorcé, la liste des régimes de retraite qui révisent leurs engagements à la baisse est déjà longue…

 

Pour autant, dans cette période de dépression tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a ceux qui subissent les réformes mais il y a également ceux qui y échappent.

C’est le cas, notamment, de la plupart des régimes spéciaux : EDF, GDF, SNCF, RATP… qui n’ont connu que de simples aménagements sans conséquences.

 

Mais, il y a mieux. Il y a ceux qui, dans la plus grande discrétion, tirent carrément leur épingle du jeu. Le cas des aiguilleurs du ciel est exemplaire : en vingt ans, et à contre courant des réformes, ils ont plus que doublé le montant de leur retraite !

 

De 1.875 € mensuels en 1971, leur retraite atteint aujourd’hui plus de 4.000 € !

En 2009, elle s’élèvera sans doute à 4.500 €.

Faux lui a-t-on répliqué, copie de feuille d’imposition à la main !

Admettons : c’est sans doute vrai que ce soit faux…

 

Mais notez que pour les petits employés, les artisans, les commerçants, les agriculteurs qui ont de faibles retraites et qui, demain, craignent de n’avoir plus rien, la leçon que nous donnent les aiguilleurs du ciel s’avère magistrale ; même à un niveau maintenu à 2.800 € net (imposable, soit 3.100 réellement encaissé), mais hors ce qui n’est pas imposable, donc non déclarable à l’IR, on arrive bien à 4.000 euros voire plus.

 

La France compte autant de régimes de retraite que de fromages mais tous ne dispensent pas les mêmes prestations…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes… devenir fonctionnaire constitue la première condition pour bénéficier d’une retraite rondelette.

Mais si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Dans la fonction publique, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il faut donc opter pour un statut particulier qui vous permettra de cumuler tous les avantages.

 

Chargés de gérer le trafic aérien, du décollage jusqu’à l’atterrissage des avions, les aiguilleurs de ciel ont su faire fructifier avec talent cette position stratégique pour se concocter un statut aux petits oignons.

 

Ils travaillent moins : une semaine de 32 heures, dont 8 heures de repos et de récupération, soit 24 heures de travail effectif, ce qui permet de se préparer à mieux « œuvrer utile » avec 54 jours de congés par an.

 

Ils travaillent moins longtemps : la possibilité de liquider sa retraite dès 50 ans – et jamais après 57 ans – permet de partir à la retraite dans la pleine force de l’âge.

 

Ils bénéficient d’un traitement privilégié : un traitement classé « hors catégorie », supérieur à celui des autres fonctionnaires de même niveau (on rappelle qu’un Préfet gagnait 6.207 €/mois brut au maximum des échelons en fin de carrière en 2007, le « must » des « hors cadre »), donne droit à une meilleure retraite.

 

Ils cumulent les trimestres gratuits : une bonification du cinquième – 4 trimestres gratuits attribués tous les 5 ans – permet de toucher une retraite à taux plein, même avec une carrière courte.

 

Régis par la loi n° 89-100 du 31 décembre 1989 relative au corps des « ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne », la comparaison est facile :

Catégorie Retraite mensuelle moyenne :

Fonctionnaires (tous corps confondus) : 2.363 €, Salariés du secteur privé : 1.871 €, Commerçants : 725 €, Agriculteurs : 695 €…

 

Ce n’est pas moi qui l’invente mais la DREES en novembre 2006… pour des hommes après une carrière complète, naturellement ! Donc :

 

Leçon n° 1 :

Une fois le statut acquis, il convient de le sauvegarder, et même de le faire fructifier. Pour cela, l’obtention du droit de grève est indispensable.

À l’origine, les aiguilleurs du ciel n’avaient pas le droit de faire grève, en raison de l’importance particulière de leur mission. En contrepartie, le généreux statut que nous connaissons leur avait été concédé.

Mais, sans droit de grève, les moyens de pression sont très insuffisants pour qui souhaite pousser ses revendications au maximum. Or, la meilleure manière d’obtenir ce droit reste encore de… faire la grève.

 

Les premières grèves illégales des aiguilleurs du ciel datent du début des années 1970. En 1973, au plus fort d’une grève très dure, une collision entre deux appareils est survenue au-dessus de Nantes. L’affaire a fait grand bruit, l’émotion était à son comble.

Loin d’être calmés par la catastrophe, les aiguilleurs ont persévéré dans leur stratégie frontale. Cette persévérance n’a pas tardé à être récompensée…

 

En 1984, « Mythe-errant » aux affaires, souvenez-vous, le droit de grève leur a été concédé sans bien sûr que le statut en soit affecté.

Une exigence de service minimum a théoriquement été prévue mais, rien d’inquiétant, elle s’avère aisément contournable…

 

Leçon n° 2 :

Le précieux droit de grève en poche, vous possédez la clé de toutes les négociations syndicales à venir. Surtout, n’hésitez pas : usez et abusez de la grève, comme on s’acharnerait sur la manette d’un jackpot toujours gagnant.

 

C’est ce qu’ont réalisé sans complexe les aiguilleurs du ciel. En novembre 2002, la Cour des comptes dénonçait « un climat de surenchère permanente en faveur de revalorisations de situations » et soulignait que, pour cela, « la grève ou la menace de grève a été utilisée à toute occasion. »

 

Je n’invente rien. D’ailleurs chacun aura pu vérifier :

Juillet 1994 : grève pour le maintien du départ en retraite à 50 ans et l’obtention d’effectifs supplémentaires.

Juin 2000 : grève nationale contre les projets de réglementation européens. La quasi-totalité du transport aérien français est paralysé.

Décembre 2001 : nouvelle grève contre le projet de « ciel unique européen ». 90 % des vols sont annulés.

Mai 2003 : grève pour la préservation des régimes spéciaux de retraite. 70 % des vols sont annulés.

Avril 2007 : grève contre les modalités de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne. Près de 50 % des vols sont annulés au départ d’Orly.

 

La méthode est d’autant plus efficace qu’une poignée de grévistes suffit pour tout bloquer : en février 2006, dans le cadre des grèves contre le CNE, douze contrôleurs aériens, dans une équipe de quinze, ont provoqué en quelques minutes l’annulation de 322 vols, entraînant des perturbations immédiates pour 32.000 passagers et stoppant ainsi l’activité économique de milliers d’entreprises.

 

Leçon n° 3 :

Renégociez votre statut tous les trois ans !

Il existe deux manières principales d’augmenter son pouvoir d’achat : travailler plus pour gagner plus ; et revendiquer toujours plus pour… gagner toujours plus.

Optez plus sûrement pour la deuxième méthode. Pour cela, il convient de renégocier (à la hausse) périodiquement, et le plus souvent possible, son statut et ses conditions.

L’usage immodéré de la grève a permis aux aiguilleurs d’obtenir la mise en place de protocoles triennaux qui consistent à renégocier tous les trois ans les conditions statutaires et financières.

 

Pour la Cour des comptes, ces rendez-vous obligés, institués en 1987, constituent « une accumulation de mesures tout à fait impressionnante sans équivalent dans la fonction publique ».

 

En vingt ans, pas moins de sept protocoles ont offert aux aiguilleurs des conditions toujours plus avantageuses :

1987 : reclassement de la catégorie B à la catégorie A, statut d’ingénieurs, hausse des rémunérations...

1991 : revalorisation des traitements, nombreuses mesures indemnitaires...

1994 : avantages de fin de carrière, revalorisations statutaires et indemnitaires...

1997 : 90 mesures, dont la diminution du temps de travail à 32 heures et une nouvelle revalorisation des traitements et des indemnités...

2000 : encore une revalorisation statutaire et indemnitaire...

2004 : compensation « des effets pervers de la loi Fillon »...

2007 : passage en catégorie « A+ », série de mesures visant à revaloriser le montant des pensions de retraite...

On attend avec impatience 2010…

 

Tous ces privilèges se cumulent de protocole en protocole, sans compter les « petits » accords négociés entre les protocoles triennaux. Car pour les aiguilleurs, trois ans, c’est parfois trop long...

 

Leçon n° 4 :

La clé d’une bonne retraite, c’est la base de calcul de la pension, à savoir la rémunération de fin de carrière, particulièrement dans la fonction publique où les six derniers mois de traitement font référence.

 

C’est ce qu’ont bien compris les aiguilleurs du ciel, qui ont su mettre à profit leurs sept protocoles triennaux pour revendiquer un relèvement constant de leur indice terminal.

 

Retraite de base des aiguilleurs du ciel de 1987 à 2007 :

De 668 points en 1987, l’indice terminal est passé à 1.015 points en 1998, puis à l’indice hors échelle à partir de 2007.

L’augmentation est fulgurante : les pensions de base des aiguilleurs du ciel ont ainsi progressé, en euros constants, de près de 60 % !

 

Et ce n’est pas fini ! Les perspectives sont encore excellentes. Pour les deux années à venir, le protocole de 2007 a prévu une nouvelle augmentation du traitement de fin de carrière de près de 10 %.

La valeur du point est réévaluée, chaque année, en fonction du coût de la vie.

Avant le 1/08/1987 Indice terminal 668, pension de base : 1.875 €

Après le 1/08/1987 : Indice terminal 749, pension de base 2.085 €

Le 12/11/1990 : Indice terminal 759, pension de base 2.108 €

Le 1/01/1992 : Indice terminal 799, pension de base 2.210 €

La 1/08/1994 : Indice terminal : 962, pension de base 2.628 €.

Le 1/08/1998 : Indice terminal : 1015, pension de base 2.766 €

Le 1/07/2007 : Indice terminal Hors échelle A1, pension de base 2.968 €

Le 1/07/2008 : Indice terminal HEA2, pension de base 3.086 € (ce qui est cohérent avec les informations apportées à Jacques Heurtault par son contradicteur « Jacques II »)

Le 1/07/2009, il est prévu d’atteindre, pour l’indice terminal le niveau hors échelle HEA3, soit une pension de base de 3.245 €.
Ça, c’est seulement pour la pension de base, celle qui est imposable

 

Leçon n° 5 :

Après avoir copieusement dopé votre retraite de base, ne vous arrêtez pas en aussi bon chemin et travailler la retraite complémentaire !

 

Surtout que, là encore, le système peut s’avérer particulièrement généreux pour ceux qui en connaissent les ressorts et les petites ficelles.

Cependant, si vous êtes fonctionnaire, comme les aiguilleurs du ciel, ne vous précipitez pas et ménagez votre peine car, depuis le 1er janvier 2005, en vertu de la loi Fillon, tous les agents de la fonction publique sont affiliés, automatiquement, à un régime additionnel : le « RAFP ».

 

Chasse gardée de la fonction publique, ce régime est une aubaine : il fonctionne par capitalisation et la moitié de votre cotisation est directement prise en charge par les contribuables. Autrement dit, pour 75 € versés vous serez crédité de 150 € et, une fois à la retraite, vous toucherez au moins le triple ou le quadruple si les emprunts d’État perdurent.

 

Car les trois-quarts des placements de ce fond de pension sont investis dans la dette publique… Ainsi, lorsque les Français s’échineront à rembourser les multiples emprunts publics censés combler le gouffre abyssal de notre dette nationale, l’aiguilleur du ciel récupère tranquillement les intérêts pour arrondir ses fins de mois de retraité.

 

Leçon n° 6 :

Une fois affilié à ce nouveau régime spécial de retraite, il ne faut pas s’arrêter là. Mais se mettre en quête d’une retraite « sur-complémentaire ».

 

L’idéal c’est la « Nouvelle bonification indiciaire spécifique » (NBI). Les aiguilleurs du ciel l’ont obtenue en 1995 et ils en sont très satisfaits.

Également réservée à la fonction publique, la NBI est une retraite « deux en un » qui ne coûte pas un centime de cotisation sociale : quoi de mieux ?

L’État-employeur, vous donne une indemnité : environ 250 € par mois.

Ce « petit » coup de pouce est destiné à permettre de cotiser gratuitement à la Préfon – un autre fonds de capitalisation réservé à… la fonction publique. C’est le « premier effet NBI ».

 

Au surplus et en plus de la Préfon, cette nouvelle indemnité ouvre elle-même des droits à la retraite. C’est le « deuxième effet NBI ».

 

En fonction du nombre d’années cotisées, la pension sur-complémentaire sera plus ou moins importante. Mais quoi qu’il en soit, cela ne vous coûtera pas un centime et mettra pas mal de beurre dans vos épinards, d’autant mieux qu’elle n’apparaît pas dans la feuille d’impôt, puisqu’elle est « capitalisée » sur des supports exonérés.

 

Leçon n° 7 :

Après avoir additionné sans complexe retraite de base, retraite complémentaire par capitalisation et NBI, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Ne pas perdre l’appétit, surtout…

Il suffit de demander un avantage totalement exclusif : par exemple, une rallonge pour les premières années de retraite.

Avec la NBI, il n’a fallu que trois ans de plus aux aiguilleurs du ciel pour obtenir un bonus aussi remarquable qu’exceptionnel : l’allocation temporaire complémentaire (ATC).

L’ATC consiste en un complément de retraite dégressif, perçu pendant 13 ans, à compter du départ en retraite.

Pour un contrôleur liste 1 (poste généralement occupé en fin de carrière), l’ATC représente la bagatelle de 1.137 € par mois pour les huit premières années et 617 € par mois pour les cinq années suivantes.

 

En comparaison, la NBI fait figure d’amuse-gueule.

Evolution du montant de l’ATC de 1998 à 2007

Avant le 01/01/1998 : 0 ! Ça n’existait pas !

Après le 01/01/1998 : 723 € par mois pendant 8 ans.

Après le 01/01/2004 : 1.041 € par mois pendant les 8 premières années et 520 € par mois pour les 5 années suivantes.

Après le 01/01/2007 : 1.137 €/mois pendant 8 ans et 617 €/mois pendant les 5 années suivantes !

 

Leçon n° 8 :

Il ne sert à rien de cumuler tous ces nouveaux privilèges s’ils conduisent à une augmentation systématique de vos cotisations…

Si la NBI est totalement gratuite, ce n’est pas forcément le cas des autres prestations…

Elles sont d’un rendement exceptionnel mais on peut, parfois, demander de mettre un petit quelque chose au pot (Aïe !). Dans ce cas, pas de panique… En grand seigneur, versez l’obole. Il sera toujours temps de vous la faire rembourser.

 

Les aiguilleurs se sont débrouillés pour négocier, dans chaque protocole, la compensation des cotisations induites par les nouveaux compléments de retraite.

L’ATC est, sur ce point, exemplaire. La cotisation est assise sur une prime d’activité importante, nommée « indemnité spéciale de qualification (ISQ) ».

Toute hausse du taux est systématiquement compensée par une augmentation au moins équivalente de ladite indemnité. La hausse se transforme ainsi en opération blanche.

 

Mieux, le système permet parfois de gagner plus !

Ce fut le cas lors de la dernière augmentation du taux : alors qu’il passait de 13 % à 24,6 %, soit 11,6 points de plus, l’ISQ a été revalorisée d’au moins 16,8 %, voire 38,9 % pour certaines catégories d’aiguilleurs !

Au bout du compte, leur retraite s’améliore à vue d’œil et c’est l’État – donc le contribuable – qui paie la facture.

 

Leçon n° 9 :

Une fois tous ces avantages bien acquis, la tentation pourrait être forte de se faire tout petit pour éviter les regards indiscrets et réprobateurs ? Bé voyons : Faut pas être mesquin dans la vie !

 

Quand on est tout seul à profiter de tels privilèges, ils ne vont pas faire long feu !

Plus vous êtes nombreux, plus votre situation sera difficile à remettre en cause.

L’union fait la force : faut en faire profiter les plus agités parmi les camarades syndiqués, pour qu’ils défendent à la fois vos intérêts à vos côtés en même temps que les leurs.

 

Les aiguilleurs du ciel se sont efforcés d’organiser la distribution d’une partie de leurs nouveaux acquis aux autres catégories de personnels de l’aviation civile (personnel administratif, techniciens de l’aviation civile, ingénieurs électroniciens ou ingénieurs d’exploitation), c’est-à-dire 12.000 personnes au total.

 

Ainsi tous les agents ont-ils bénéficié du relèvement de l’indice terminal de la rémunération en fin de carrière et de l’instauration de la NBI. En outre, depuis le 1er janvier 2004, tous ces fonctionnaires bénéficient, en compensation de la loi Fillon, d’une revalorisation de la NBI, de nouveau augmentée au

1er janvier 2007.

 

Initialement fonctionnaires de catégorie B, les techniciens de l’aviation civile sont passés en catégorie A en 2002, non sans avoir obtenu entre temps une revalorisation conséquente de leur indice de fin de carrière.

Seule l’ATC demeure une exclusivité des aiguilleurs du ciel. La générosité a ses limites...

 

Leçon n° 10 :

Avoir du souffle ! 20 ans de cadeaux sociaux c’est :

1er août 1987 : Le Relèvement de la rémunération de fin de carrière. L’indice terminal passe de 668 à 749.

12 novembre 1990 : Accès à la catégorie A de la fonction publique et c’est un indice terminal qui passe de 749 à 759.

1er janvier 1992 : L’indice terminal passe de 759 à 799.

1er août 1994 : L’indice terminal passe de 799 à 962.

3 novembre 1994 : Instauration de la Nouvelle bonification indiciaire pour les agents en fin de carrière - NBI = 50 points d’indice de rémunération.

1er janvier 1998 : Relèvement de l’indice de rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passe de 962 à 1015 et à l’indice hors échelle, HEA, pour certains agents.

1er août 1998 : Instauration de l’allocation temporaire complémentaire (ATC), perceptible durant les huit premières années de retraite. ATC = 75 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ)

1er janvier 2001 : Allocation de la nouvelle bonification indiciaire de « fin de carrière » (exonérée sur le plan fiscal) à… 35 ans et revalorisation de son montant. NBI = 55 points d’indice de rémunération

1er janvier 2004 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) et prolongement de sa perception de huit à treize ans. ATC = 108 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er janvier 2005 : Affiliation au régime de retraite additionnel de la fonction publique (RAFP), avec effet de levier fiscal, bien sûr.

1er janvier 2007 : Revalorisation de l’allocation temporaire complémentaire (ATC) ATC = 118 % du montant de l’indemnité spéciale de qualification (ISQ) les huit premières années et 54 % de cette même indemnité les cinq années suivantes

1er juillet 2007 : Accès à la catégorie « A+ » de la fonction publique, relèvement de la rémunération de fin de carrière : l’indice terminal passera de 1015 à HEA1.

1er juillet 2008 : L’indice terminal passe de HEA1 à HEA2

1er juillet 2009 : L’indice terminal passera de HEA2 à HEA3.

 

Pas mal, non ?

Fin de citation.

A vos plumes pour la contradiction vivifiante et démocratique ...!


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Commentaires

Etant entendu que ce texte est exactement celui sur lequel s'était basé "Jean-Pierre" pour m'accuser A TORT, de percevoir 4500 euros de pension mensuelle,
je ne vois pas bien ce que j'aurais à répondre à ce tissu de contre-vérités émanant d'une fumeuse association "Sauvegarde retraites" qui ne représente qu'elle même, qui n'a jamais rien obtenu  pour personne et qui, en ce qui concerne les "Aiguilleurs du ciel", n'a jamais apporté une seule preuve de ses allégations contre les membres de cette profession.

jf.

Votre "correspondant "GM" s'est de plus permis de rajouter un ou deux commentaires de son cru et à mon égard sur ce texte bidon, pour une fois de plus soutenir que je mens.
Quand donc mettre-vous fin une bonne fois pour toutes à ce genre d'attaque personnelle ?
Commentaire n°1 posté par Jacques le 25/03/2009 à 09h42
Scotché !
Commentaire n°2 posté par GM le 25/03/2009 à 09h43

@ JF : Rien de personnel !

Un texte qui a circulé en 2006 et que personne n'est venu contrarier ou démentir.

Ce qui n'en donne que plus de force.

Et effectivement, rien de contraire à ce que vous avez affirmé par ailleurs.

C'est juste un éclairage... un peu différent pour en rappeler l'historique !

Commentaire n°3 posté par GM le 25/03/2009 à 09h46
Navré cher "GM", qui ne répondez jamais aux questions que je vous pose, mais même "l'historique" inventé par "sauvegarde retraites" est FAUX ....
Si vous accordez du crédit à cette mystérieuse association, c'est votre droit, mais ça ne confère strictement aucune "force" aux  élucubrations de ce groupuscule.

jf.
Commentaire n°4 posté par Jacques le 25/03/2009 à 09h52
Après l'élection de Reagan, je me demande s'il n'avait pas viré les "aiguilleurs" américains qui refusaient le nouveau statut qu'il leur proposait... C'est loin, tout ça et mon souvenir n'est pas très précis...
Commentaire n°5 posté par Jean-Pierre le 25/03/2009 à 10h03
Oui :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Contrôleur_aérien

Et :

« Margaret Thatcher n'a jamais caché s'être inspirée de Ronald Reagan. Trois ans plus tôt, en déclarant illégale la grève soudaine en plein été 1981 des 12 000 contrôleurs du ciel américains (ils veulent plus d'argent et moins de travail), et en leur ordonnant sous quarante-huit heures de reprendre le travail à moins d'un « licenciement à vie » (ban for life), le cow-boy Reagan joue un formidable coup de bluff. Qui ne prend pas. Le président américain doit licencier 11 345 aiguilleurs du ciel. Mais la réponse au désordre social - signe qu'il existait un plan de riposte - transforme l'épreuve de force en victoire : les militaires prennent le relais des civils dans les tours de contrôle, et malgré la fermeture de certains aéroports et une limitation du trafic, les avions continuent de voler. Une manière emblématique de signifier que les syndicats ont perdu le contrôle de l'économie américaine. Et que la modernisation peut s'engager. »

Nos politiques feraient bien de s'inspirer... 
Commentaire n°6 posté par Jean-Pierre le 25/03/2009 à 10h07
D'ailleurs, on pourrait faire la même chose avec les enseignants dits "chercheurs" qui bousillent le deuxième semestre de milliers d'étudiants... On les vire et on embauche des gens qui bossent au service des étudiants... 
Commentaire n°7 posté par Jean-Pierre le 25/03/2009 à 10h13
   J'ai "survolé" votre "citation", trop longue pour je l'analyse dans le détail ...Comme pour l'échange précédent, j'attends la réaction de "Jacques II" pour me faire une idée aussi objective que possible ...Au delà du cas des aiguilleurs du ciel, j'ai personnellement toujours dénoncé les avantages excessifs accordés aux professions qui ont par nature la possibilité de "bloquer" ..., ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'autres ...Imagine-t-on un agriculteur bloquant son labour ou sa moisson ?... Et au delà encore, je dénonce la rapacité de certains "seigneurs" (ou "saigneurs" ?...) de l'économie qui n'en ont jamais assez, même en période de crise : salaires mirobolants, stock-options, placements à l'étranger, parachutes dorés, etc ...

NB : J'avais constaté votre "relâchement" dans votre blog ...Trop de travail, c'est plutôt bien, mais cela signifie-t-il pour l'ANPE une aggravation du chômage ou une reprise de l'emploi ? ...Question autrement plus importante que celle des nantis... 
Commentaire n°8 posté par Daumont Jean le 25/03/2009 à 10h40
@ JF : Ce "gropuscule" d'ignares et barrtineurs divers, comme vous semblez le prétendre, s'est créé au lendemain du livre blanc de Rocard sur les retraites.

Juppé s'en est inspiré, Jospin aussi (en admettant qu'il était urgent d'attendre et de sutrout ne rien faire passant la patate chaude au suivant), tout comme Fillon du temps de "Raf la main sur le coeur" et de "Vil-pain".

Ce gropuscule fait des rapports sur les régimes sépciaux de retraite depuis le "hold-up" sur le régime général par celui des électriciens-gaziers : soulte (de mémoire) à peine 1 pour 10 !
C'était le "voeu" de "Bling-bling" quand il a été ministre des finances et qu'il a imposé à la CNAV au point que sa pédégère en a démissionner de ses fonctions électives, moyennnant la privatisation de GDF et l'éclatement d'EDF avec la création de RTE (un "modèle" piqué à la SNCF et le RFF...)

Vous vous souvenez quand même ! On a même parlé de la fin du paritarisme, le MEDEF, la CGPME, le SNPMI, l'UPA démissionnant en bloc de toutes les fonctions représentatives !
Sans grand succès, il est vrai...

Bref, pour le régime des fonctionnaires (et tous les statuts spéciaux, pour l'heure, c'est "la paix sociale" qui prime) donc une surenchère syndicale : on espère encore un "consensus" en haut lieu en ces temps de crise (reprennez le discours d'hier de "Bling-bling" à ses militants : tout y est !).

Il n'empêche que les "hold-up" pour tous les autres régimes spéciaux sur la cotisations du "privé" est dans l'air.
Et on reverra ce "gropuscule" (et d'autres) d'ignorants bretteur re-sonner l'alarme.
Peut-être même à partir des rangs de la CGT (La CFCT, sûr, mais eux ne s'occupe que de la branche CAF de la Sek-Sok).

Car eux s'appuient sur les rapports de la COUR des COMPTES de la République, pas sur des arguties générales.

Alors au boulot : faut nous démonter ligne à ligne ces "10 leçons" parce que vraiment, ça touche à la caricature quand réfléchit un peu !
Commentaire n°9 posté par GM le 25/03/2009 à 10h46
Il me semble que la question n'est pas tant de savoir s'il y a ou non des privilégiés, leur existance est évidente (à commencer par les députés et sénateurs...), mais plutôt de savoir quel dispositif mettre en place pour analyser objectivement ces différentes situations de privilèges non justifiés et publier régulièrement un rapport sur la question pour que l'opinion fasse son travail d'opinion...que les politiciens fassent leur travail de politicien...que les législateurs et les dirigeants d'entreprise fassent leur travail....etc
Bref comment gagner en transparence dans ce domaine, et du même coup réduire la corruption... ?
Une fois décortiqué le cas des aiguilleurs du ciel, cette question ne mériterait-elle pas notre attention ?
Commentaire n°10 posté par yl74 le 25/03/2009 à 11h38

@JF,

N'insistez pas. Il est préférable que vous n'interveniez plus sur ce blog, cela ne sert à rien (conseil d'ami). Laissez les délirer sur ces infos bidon de l'ifrap ou de sauvegardons nos retraites. De toute façon, vous n'avez pas le décodeur pour la prose de GM. Jean-Pierre qui passe beaucoup de temps sur les forums se permet de critiquer les fonctionnaires qui ne glandent rien (peut-être bosse-t-il la nuit !!). Ce blog est d'un niveau affligeant et ne mérite que le boycott.

Bye bye. Signé Vive_les_fonctionnaires alias sergiozz hihihihihi

Commentaire n°11 posté par vive_les_fonctionnaires le 25/03/2009 à 13h11
@ Sergioz

NON, je ne me laisserais pas faire par cette petite minorité ( "Jean-Pierre", "GM" ...et Jacques Heurtault qui complaisamment leur donne la parole).

Je note, au passage, que M. Daumont, avec qui j'ai eu un différent dans le passé sur son bloc-notes, est beaucoup plus mesuré que ceux-là et je l'en remercie.

Mon vieux passé de Secrétaire National du Syndicat majoritaire des "Aiguilleurs du ciel", Syndicat autonome, nullement affilié à la CGT, à la CFDT ou que sais-je encore.... ne m'incite pas à laisser raconter n'importe quoi sur ma profession.

@ tous
Je continue de remarquer que "GM", inquisiteur patenté et accusateur public numéro 1, ne réponds pas à mes questions, 
Il se contente de déclarer MAINTENANT en commentaire au billet précédent (ce qui, M. Heurtault, ne facilite pas le "débat" sur votre
bloc-notes...)
qu'il " aime" les "Aiguilleurs du ciel" ... Il est bien temps après tout ce qu'il débite sur eux...

Puisque certains se sont crus malins en parlant de Reagan et du licenciement, en 1980, de la quasi totalité des Contrôleurs Américains, là encore sur la base de documents à l'origine plus que douteuse, je vais vous adresser la lettre du candidat Reagan au Syndicat des Contrôleurs américains....
Ces mêmes personnes, soit disant bien informées, se glorifient que M. Reagan ait ensuite remplacé les Contrôleurs révoqués par des Contrôleurs militaires... Mais ils oublient de dire que lorsque le Gouvernement Français a fait de même en 1973, cela a débouché sur une catastrophe aérienne, le 5 mars, provoquant la mort de 68 passagers. L'Etat Français a d'ailleurs été par la suite jugé ENTIEREMENT RESPONSABLE de la catastrophe par le Conseil d'Etat.

La suite au prochain numéro comme on dit !

jf.
Commentaire n°12 posté par Jacques le 25/03/2009 à 14h06
J'adore... Frère Jacques doute toujours des infos qui le gènent... Il va nous balancer la lettre de Reagan traduite par centrale syndicale...

VLF (gardons le dernier pseudo en circulation) je vous cède ma place quand vous voulez... les infos de l'ifrap et de sauvegardons nos retraites ne sont pas plus sujettes à caution que bien des infos de frère Jacques...

Je serais bientôt à la retraite (et non pas EN retraite), retraite pas calculée sur les six derniers mois. Je n'ai pas non plus de trimestres gratuits... Dommage... 
Commentaire n°13 posté par Jean-Pierre le 25/03/2009 à 14h32
Frère Jacques... Si les contrôleurs of ze sky avaient fait leur boulot, ils n'y aurait pas eu d'accident...
Commentaire n°14 posté par Jean-Pierre le 25/03/2009 à 14h34

Monsieur,
Vous voudrez bien trouver ci-joint le courrier annoncé du candidat Reagan au Syndicat des Contrôleurs américains, accompagné de sa traduction, que je vous demande de mettre en ligne sur votre bloc-notes, de la même façon que vous avez mis en ligne des "documents" fournis par d'autres de vos lecteurs, assorti du commentaire que j'ai ajouté en bas de la seconde page.

Salutations

Jacques Fournier

Commentaire n°15 posté par Jacques le 25/03/2009 à 14h41
Pauvre "jean-Pierre", vous aussi, vous parlez de ce que vous ne connaissez pas.
Vous avez l'outrecuidance d'écrire ceci, une fois de plus sans aucune preuve:

"Frère Jacques... Si les contrôleurs of ze sky avaient fait leur boulot, ils n'y aurait pas eu d'accident..."

Mais malheuresement pour vous, ce n'est pas la...vérité: 



Le jugement Skyguide punit lourdement les haut gradés. Le Tribunal de district de Bülach a condamné pour homicide par négligence trois cadres à 12 mois de prison avec sursis, ainsi qu'un responsable de projet à 90 jours-amendes à 150 francs par jour. Les quatre autres employés mis en cause, qui travaillaient le jour du drame d'Überlingen comme aiguilleurs ou technicien, ont été acquittés.

Allez donc réviser avant de proférer des inepties !

jf.

 



Commentaire n°16 posté par Jacques le 25/03/2009 à 14h49
Magique :

PROTOCOLE 2006 : TOURNE VERS L'AVENIR

 Un protocole structurel tourné vers l'avenir et vers l'Europe. C'est la dimension européenne qui marque cet accord en reprenant les valeurs fondamentales du projet MOSAIC: volonté de coopérer avec nos voisins pour construire un véritable service public à l'échelle d'une région de l'Europe. Tous les syndicats de la DGAC se sont engagés sur ces valeurs en signant le protocole.

Ce sont aussi des mesures structurelles importantes pour les approches avec le transfert des services supports des DAC vers les SNA ainsi qu'une réflexion globale sur l'organisation des espaces infèrieurs.

Enfin une amélioration du 4ème grade, la construction d'une grille EVS propre aux ICNA, une reconnaissance des particularités de Brest sur le travail de nuit par une modulation EVS et la prise en compte de la problématique Roissy au travers de mesures indemnitaires et d'organisation (lancement du projet OPERA par étape et renforcement des structures d'encadrement). 

ACCORD LICENCE : LA CATEGORIE A+

Relevé des conclusions de l'accord "licence de contrôle" 2006 : transposition de la directive licence permettant de consolider le statut ICNA.

  • Le PC pour tous.
  • Création d'un 4ème grade valorisant la polyvalence du corps et accès à la catégorie A+ de la Fonction Publique (indice HEA3 terminal du corps).
  • Recrutement et formation complémentaire des ressortissants de l'Union Européenne au sein des corps ICNA et TSEEAC.
  • Revalorisation significative du supplément d'ISQ.
  • Passage de 1008 heures à 984 heures pour prendre en compte l'augmentation de la formation continue.
 Lire l'accord licence (PDF - 158 Ko)

PROTOCOLE 2003 : SOLIDAIRE

Un protocole de solidarité axé sur la retraite avec la correction des effets pervers de la Loi Fillon, sur le rééquilibrage des différentiels entre listes et sur la reconnaissance de la non attractivité des centres du Nord et de l'Est sans oublier bien sûr le dossier Région Parisienne.

 Lire le protocole 2003 (PDF - 403 Ko)

PROTOCOLE 2000 : CROISSANCE

Après que le trafic a plus que doublé en quinze années au cours desquelles de nombreux efforts ont été consentis par les contrôleurs aériens, le sentiment était fort dans les salles et les tours de contrôle qu'il fallait à la fois rattraper le retard indemnitaire mais aussi assurer l'avenir par des recrutements massifs et l'augmentation du niveau de protection sociale dans un environnement qui s'annonçait hostile.

Encore une fois le SNCTA a atteint les objectifs qu'il s'était fixés :

  • Recrutement de 630 contrôleurs sur les 3 années du protocole.
  • Revalorisation significative de la fonction contrôle (environ 13 % d'augmentation moyenne sur 3 ans).
  • Mise en place d'une indemnité compensatoire en cas d'inaptitude médicale au contrôle.
  • Maintien des primes et du compteur d'avancement aux 16 ans de PC pour les ICNA Divisionnaires exerçant sur des postes hors salle.
  • Ouverture vers le Hors Echelle A pour les ICNA accédant à certains emplois fonctionnels (aujourd'hui, Adjoint au Chef de Centre des Listes 1, Chef et Adjoint au Chef de Service Exploitation ou Circulation Aérienne des Listes 1).
 Lire le protocole 2000 (PDF - 493 Ko)

PROTOCOLE 1997 : RECONNAISSANCE

Depuis la création du corps des ICNA, l'administration, souhaitant ménager la susceptibilité de certains, maintenait un différentiel indiciaire en fin de carrière entre les corps de catégorie A. La spécificité de notre statut et l'atypisme de notre profession nous ont donné les arguments techniques qui ont permis de parfaire le positionnement des ICNA au sein de la Catégorie A de la Fonction Publique en nous attribuant l'indice terminal brut 1015.

270 nouveaux contrôleurs seront recrutés et formés.

L'amélioration des retraites des contrôleurs est l'une des plus anciennes revendications du syndicat, c'est la raison pour laquelle, lors de la négociation, le SNCTA a véritablement porté la création d'un fonds spécifique de retraite pour le corps des ICNA. Le statut est ainsi modifié afin que l'ensemble des ICNA cessant leur activité perçoive une Allocation Temporaire Complémentaire (ATC) versée pendant une période de 8 années à compter de la cessation d'activité.

C'est à cette occasion qu'est créé le Supplément d'ISQ qui permet dans un premier temps de compenser le prélèvement de 13% effectué sur l'ISQ afin d'alimenter le fonds ATC.

Enfin, ce protocole met fin aux mécanismes des adaptations particulières en rendant statutaires les primes ponctuelles du type IAP et en bornant le temps de travail à 32 h par semaine.

Lire le protocole 1997 (PDF - 58 Ko)

PROTOCOLE 1994 : CONSOLIDATION

En pleine période d'explosion du trafic aérien en Europe, il fallait non seulement assurer les adaptations nécessaires à son écoulement mais aussi préparer l'avenir en songeant déjà au renouvellement de toute une génération de contrôleurs sans oublier de revaloriser le niveau de vie après la cessation d'activité.

C'est ainsi que le protocole prévoit :

  • Le recrutement de 540 ICNA sur trois ans.
  • La création d'un avantage complémentaire de fin de carrière au bénéfice des corps techniques de l'aviation civile : c'est la nouvelle bonification indiciaire (NBI).
  • Au cours de la période précédente, des adaptations particulières ouvrant droit à des compensations en congés supplémentaires ont dû être mises en oeuvre dans l'organisation du travail des ICNA pour permettre un meilleur écoulement du trafic. Afin de continuer à faire face à l'augmentation du trafic, une compensation financière annuelle, l'Indemnité pour Adaptation Particulière (IAP) est substituée à ces compensations pour la durée du protocole.

      Lire le protocole 1994 (PDF - 48 Ko)
Commentaire n°17 posté par GM le 25/03/2009 à 15h15

PROTOCOLE 1991 : VALORISATION DE LA FONCTION

 

Par ce protocole, les ICNA s'installent au sein de la catégorie A de la Fonction Publique, notamment par le déplafonnement du nombre de postes de Divisionnaires disponibles.

Les effectifs sont toujours au centre des débats qui aboutissent non seulement au maintien de la dérogation vis-à-vis du gel des effectifs, mais aussi à l'augmentation du rythme de formation acté lors du protocole 88, on recrutera ainsi 500 contrôleurs sur les années 1992 à 1994.

« Le corps d'ICNA est » reconnu comme « un corps atypique de catégorie A dont la spécificité est marquée par son statut fonctionnel. » La reconnaissance de cette spécificité se traduit par une augmentation considérable de toutes nos primes comme par ailleurs de la grille indiciaire.

 

Lire le protocole 1991 (PDF - 44 Ko)

PROTOCOLE 1988 : LE STATUT ICNA

 

C'est un protocole fondateur puisqu'il consacre l'évolution des OCCA (Officiers Contrôleurs de la Circulation Aérienne) Catégorie B de la Fonction Publique vers le nouveau corps des ICNA (Ingénieurs du Contrôle de la Navigation Aérienne) au sein de la Catégorie A de la Fonction Publique.

Dans le même temps, une nouvelle grille indiciaire est créée pour ce corps.

Le niveau du recrutement est porté du niveau Baccalauréat au niveau Bac+2 et la formation ICNA en alternance telle qu'on la connaît aujourd'hui est mise en place.

Déjà, la question des effectifs était cruciale, aussi le SNCTA a négocié un traitement particulier pour les contrôleurs dans le cadre de la Fonction Publique : nous allons pouvoir déroger à la règle du gel des emplois dans la FP et ainsi recruter 300 nouveaux contrôleurs sur la durée du protocole.

Enfin, c'est lors de ce protocole que le SNCTA invente l'ISQ (Indemnité Spéciale de Qualification) qui affirme un peu plus la spécificité de l'activité de contrôle aérien en y associant une reconnaissance indemnitaire très identifiable.

 

 Lire le protocole 1988 (PDF - 60 Ko)

Commentaire n°18 posté par GM le 25/03/2009 à 15h17
Tout cela est marqué sur le site du SNCTA, le syndicat des contrôleur aérien (qui n'est pas à la CGT, c'est dire que les kamarades de la porte de Montreuil ont encore du boulot) !

Vous pouvez vérifier : http://www.sncta.fr/voir_fr_int_000005.html

Finalement, mes propres sources que sont mes "bases de données perso", les Rapports de la Cour des comptes et un peu de savoir-faire pour "apprendre des métiers que je ne connais pas" (c'est un de mes métiers que de redresser très vite des boutiques dans des secteurs les plus divers : il faut se mettre à niveau très vite), c'est pas trop mal !

Tout y était , sauf l'IAP...
Comme quoi, on reste souvent dans l'ignorance des "détails qui tuent" !

Merci Monsieur Fournier !
Commentaire n°19 posté par GM le 25/03/2009 à 15h22
@ GM

Parfait.
Vos sources sont enfin de bonnes sources puisque vous citez le SNCTA, le Syndicat dont j'ai eu l'honneur d'être Secrétaire National pendant onze ans et demi TOUT EN EXERCANT MA FONCTION DE CONTROLEUR DU TRAFIC AERIEN.

Cependant, vous omettez d'ajouter qu'à l'exception du Protocole 1994 ( une seule journée) , aucune négociation des Protocoles de 1988, 1991, 1997, 2000, 2003, 2006 n'a donné lieu à quelque grève que ce soit.
Les négociations avec les Ministres des Transports successifs de droite comme de gauche (vous avez oublié le Protocole de 1987...) se sont donc déroulées dans le plus grand calme social.
C'est ainsi que la thèse de "sauvegarde retraites" est complètement démontée et que la réponse aux "10 leçons" de ce groupuscule vous est apportée.

L'Etat, de droite comme de gauche, ne vous en déplaise, a fait le choix de négociations à froid, tous les trois ans avec les représentants du personnel, dont le Sncta qui a encore obtenu 54,2% des suffrages des Contrôleurs aux dernières élections professionnelles en 2008 (avec un taux de participation de 75%),
ce qu'effectivement de nombreux secteurs peuvent nous envier....

Alors question "Monsieur GM",
Qe préferrez-vous dans la vie sociale française?
Des Syndicats "irresponsables" qui déclenchent à tout bout de champ des grèves sans jamais aboutir à grand chose, ou bien des Syndicats capables de négocier calmement avec leur employeur  ( l'Etat ici en l'occurence) lui aussi capable de se livrer au même exercice en toute simplicité ?

jf.

Commentaire n°20 posté par Jacques le 25/03/2009 à 16h03
@ JF : C'est exactement ce qui est dit dans le post de Jacques H.

Je cite :

Juillet 1994 : grève pour le maintien du départ en retraite à 50 ans et l’obtention d’effectifs supplémentaires.

Juin 2000 : grève nationale contre les projets de réglementation européens. La quasi-totalité du transport aérien français est paralysé.

Décembre 2001 : nouvelle grève contre le projet de « ciel unique européen ». 90 % des vols sont annulés.

Mai 2003 : grève pour la préservation des régimes spéciaux de retraite. 70 % des vols sont annulés.

Avril 2007 : grève contre les modalités de regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne. Près de 50 % des vols sont annulés au départ d’Orly.


De toute façon, c'est aussi le reproche de la Cour des Comptes :
Je cite :

Cour des comptes dénonçait « un climat de surenchère permanente en faveur de revalorisations de situations » et soulignait que, pour cela, « la grève ou la menace de grève a été utilisée à toute occasion. »

Il n'y a rien qui vous gêne ?
Eh bien continuer, du moment que le contribuable français, à travers ses élus et gourvenants est capable de payer.
Moi de toute façon, à part l'obole mensuelle de 38 euros (et encore, c'est ma femme qui ma foutu dedans avec ses primes de fin d'année), je ne paye presque plus rien : je laisse volontiers ce soin à d'autres : je n'ai donc aucun droit "moral" à en demander plus ou même moins !

Mais ce qui ne m'empêche pas de garder les yeux ouverts et le neurone en alerte...
Normal, comme chantait l'autre : " ils n'auront pas ma liberté de penser !"

Maintenant je vais vous dire : l'avion, c'est bien pratique.
Mais ma femme a peur.

Donc quand je vais en Corsica Bella tchi-tchi, ça fait quand même plus d'un demi-siècle plusieurs fois par an, j'ai renoncé à traverser les 150 derniers kilomètres par les airs ou par la SNCM.

Je passe tranquillement par l'Italie, l'essence y est moins chère, et par Corsica Ferries ou Moby ou une autre compagnie depuis le port de Pise : nettement moins cher !
Depuis peu par Toulon, mais je sens que ça ne va pas durer.
Ma mère poursuit par les airs : à son âge, elles ne supporte plus la voiture ni le train.

Pourquoi ? Mais tout simplement parce que depuis 50 ans, il y a toujours un problème.
Ca ne loupe jamais, c'est à chaque fois !
Même encore ma mère...
Elle râle, elle arrive à pas d'heure, pas sur le bon aéroport, le tympan en feu, les jambes ayant triplé de volume.
Mais ça encore : c'est son choix.

Et ce n'est pas une question de compagnie : elle a fait Air Inter (qui n'existe plus), Air France, CCM, Olandini, Corsair de façon éphémère, et dans le temps UTA, de toute façon, quand elle arrive, ce n'est soit pas à la bonne heure (mais il ne s'agit même pas de quelques minutes... non parfois c'est l'avion du soir par Nice ou Marseille alors qu'elle avait pris son siège sur le vol direct du matin depuis Paris) et j'ai même été obligé de me faire une fois le trajet jusqu'à Ajaccio alors que je l'attendais à Bastia.

Quand c'est de Calvi à Bastia, passe encore : il n'y a que deux heures et demie de route aller retour...
Bref, un transport pratique, mais totalement incommode.

Ma préférence pour la vie sociale du pays ?

Mais nous avons tous le couteaux sous la gorge depuis des années (en fait depuis Barbiturique au pouvoir)...
Et le couteaux ne fait que plonger plus profondément dans les entrailles...
Alors qu'on avait la meilleure élite du monde pour contourner toutes les difficultés, alors que nous avions un peuple au mille facettes et qui ont toute du génie !
Vraiment.

Comprenez bien que je n'en veux à personne en particulier, mais quand j'entends des solutions simples jusqu'au simplisme genre "Tous sous le même code du travail", avec l'idée d'un grand coup de balai partout où c'est nécessaire...
J'en reste coi !
On est donc tombé si bas ?

Bé non : quand je serai élu président de la République, c'est tous sous la même toise, y compris dans le privé, donc tous au meilleur de ce que quelques-uns ont réussi à faire.
Les contrôleur du ciel étant parmi les meilleurs des "avantages acquis"

Presqu'une référence mondiale (vous le dites par ailleurs).

Et puis on verra combien de temps on tiendra à ce rythme-là et puis on verra qui sera le prochain Bonaparte qui remettra un peu d'ordre à tout ça !
On prend les paris ? Besancenot ou Le pen ?

En bref, JF, vous nous dites que tout ça est très bien.
Peut-être de votre point de vue.

Moi, je vois que nous sommes très exactement à la veille d'une nouvelle nuit du 4 août.
En priant très fort que ce soit 1789 mais sans la "terreur" qui a suivi !

C'est seulement mon voeu pour les gaulois.
Perso, de toute façon, je serai dans mon maquis à regarder les nuages passer loin de la fureur des gaulois.

Bref : merci pour votre satisfecit quant à mes sources, qui finalement ne se contredisent pas entre elles !
Commentaire n°21 posté par GM le 25/03/2009 à 16h42
@ GM

Eh bien si, je conteste le "tableau" des grèves.... Point.

Par ailleurs, ce n'est pas du tout le contribuable qui paye quoique ce soit.
Depuis 1982, le Budget de l'Aviation Civile est le Budget Annexe de l'Aviation Civile, entièrement financé par les redevances des aéronefs, redevance de route, redevance d'approche.
Bien entendu, le coût est répercuté sur le prix du billet d'avion. Mais comme vous ne le prenez jamlais, vous ne payez JAMAIS rien pour ces je m'en foutistes "d'Aiguilleurs du ciel" !!!!!
On se demande donc de quoi vous vous plaignez !

D'autre part, près de 55% du trafic contrôlé en France est constitué d'avions survolant uniquement la France sans y atterrir n'y en décoller.
Autrement dit, ce sont les passagers étrangers qui, en majorité, financent le Budget Annexe.
Arrêtez donc de nous bassiner avec le" contribuable français" car, une fois de plus vous êtes à coté de la plaque.

jf.
Commentaire n°22 posté par Jacques le 25/03/2009 à 19h35
"je vous cède ma place quand vous voulez..."

Jean-Pierre, vous ne vous épanouissez pas au boulot vous ? C'est triste ma foi. Je me méfie des types comme vous qui se plaignent sans arrêt et qui jalousent les autres. Je vous ai plusieurs fois inviter à accompagner toutes ces catégories de personnes que vous mérpisez et vous vous rendrez compte qu'elles mouillent leur chemise autant que vous.
Commentaire n°23 posté par vive_les_fonctionnaires le 25/03/2009 à 21h54
@ JF : je ne prends plus l'avion parce que quand ce ne sont pas les aiguilleurs du ciel, c'est le personnelo au sol, les hôtesses au comptoir, l'informatique qui est en panne, les bagagistes, les pilotes, le personnel commercial navigant, voire, mais c'est beaucoup plus rare, la météo qui s'emmêle.
(Idem pour les NGV ou les ferries de la SNCM : même schéma !)

Pourquoi ?
Mais parce qu'on est dans un monde de la surenchère permanente, il faut bien le reconnaître.
Principe de l'équité d'Adams : on se compare tous à des référents qui sont forcément dans un "entourage immédiat".
Et effet de la file dans les embouteillages (c'est bien connu, on est toujours sur la file qui n'avance pas, tous !), personne ne sait rien des conditions de travail d'autrui ni de ses rémunérations, donc on est forcément moins bien traité que lui, donc on se démotive, donc on réclame plus !

Dans un pays qui a tressé où tout le monde a tressé la corde pour se prendre collectivement, où l'on se tire une balle dans le pied avec des contre-mesures sociales et économiques, forcément, les "déçus" sont plus nombreux que les "satisfaits" (Autre théorie du management dont vous avez dû entrendre parler dans vos séminiares de formations syndycales : la théorie des "Satisfiers et des dysatisfiers").

Il n'y a donc rien à dire de méchant quand depuis 1973, les contrôleurs du ciel, à force de mouvements de grèves réguliers on su tirer leur épingle du jeu bien mieux que n'importe qui (hors les "grands patrons parachutés" et "Bling-bling" qui s'est augmenté d'entrée de jeu) dans le pays.

C'est juste un fait historique (l'inventaire dressé par votre propre syndicat, repis pour l'essentiel par le "gropuscules d'ignorants"et villipendé par la Cour des Comptes en attestent), très objectivement.

On attend la prochaine la prochaine grève, juste pour voir, et que 55 % du trafic passe au-dessus du marigot ne change rien : vous savez comme moi qu'on traverse le ciel français en deux ou trois zones de contrôle de Brest, Paris Marseille (voire Reims) pour aller dans l'europe du sud depuis l'atlantique...
Et que la texe de transit est tarifée au niveau mondiale.

Alors qu'un atterrissage ou un décollage, c'est déjà minimum trois contrôleurs, taxé français avant de rejoindre (ou en venant de) la haute altitude...
Et je ne parle pas de la taxe d'aéroport qui va à la CCI gestionnaire de l'aéroport pour payer les installation et le parking...

Vous avez raison, l'Etat centrailse tout ça et gère "son" personnel du contrôle du ciel.
Mais vous savez aussi deux choses : Un, une recette fiscale ne peut pas être affectée à une dépense particulière : C'est un vieux principe du Conseil d'Etat qui a fait que la vignette automobile devait financer les retraites d'Etat du petit commerce et que c'es derniers n'en ont jamais vu la couleur pendant 50 ans !
Deux, que si encore le régime du contrôle du ciel était "autonome au plan économique", il aurait été privatisé depuis belle lurette !

Résultat, le passager français, il paye deux fois : en qualité de client et en qualité de contribuable.

C'est parfaitement logique en cas de surenchère.
Il ne faut pas se leurrer, si les "low cost" préfèrent la belgique, il y a une raison très simple.
Et quand elles s'installent à Beauvais ou Strasbourg, c'est a minima (encore crois-je me souvenir que Rynair Air ne va plus à Beauvais depuis peu.)

Bref, une branche florissante, la fonction publique Hors Echelle A 3 (HEA3), mais une branche qui pourrait se casser.
Faut se faire le plus petit possible quand on a une poule aux oeufs d'or entre les mains : forcément, il y a des kons comme moi qui se posent des questions, et moi j'y réponds (contrairement à ce que vous dites) et avec des chiffres, parce que si je ne sais pas compter pour être un enfant de l'école publique, j'ai des machines qui connaissent tous les résultats de toutes les opéartions poissibles et imaginables :

Merci Intel et Bill Gates !
Commentaire n°24 posté par GM le 26/03/2009 à 13h30
Vous me permettrez de vous dire, Monsieur "GM" que je n'ai strictement rien compris à votre commentaire ci-dessus.
Si quelqu'un d'autre a compris, tant mieux pour lui.

jf.
Commentaire n°25 posté par Jacques le 26/03/2009 à 15h35
« Mais malheuresement pour vous, ce n'est pas la...vérité:  » 

Vous voulez die que si les zaiguilleurs n'avaient pas fait grève, l'accident aurait eu lieu quand même ? Bizarre 
Commentaire n°26 posté par Jean-Pierre le 26/03/2009 à 16h28
Bonne question! Toutefois, le droit de grève est inscrit dans la Constitution ... La question qui es posée est la suivante :
1. Quand les aiguilleurs du ciel font grève, respectent-ils la loi? Auquel cas, il n'y a rien à dire! S'ils ne respectent pas la loi, il faut, TOUJOURS, sanctionner!
2. cette question en amène une autre ... La loi en vigueur est-elle bonne? Si elle ne l'est pas, il faut en changer!
Réponse de Jacques Heurtault le 27/03/2009 à 09h51
@ Jean-Pierre

Ce qui est bizarre, c'est que vous réécriviez l'Histoire.

Où avez-vous vu que les Contrôleurs Suisses étaient en grève lors de cet accident ????


jf.
Commentaire n°27 posté par Jacques le 26/03/2009 à 19h07
je suis dans l'incapacité de répondre aux commentaires ...
Mais je tiens à exprimer ma satisfaction quant à la reprise du débat! Il faut approfondir les sujets ... Jusqu'au bout! Tout en restant sur le terrain de la confrontation des arguments!
Certes, c'est "un peu" technique mais on n'a rien sans rien!
Commentaire n°28 posté par Jacques Heurtault le 26/03/2009 à 20h03
Oui, M. Heurtault,
Tout cela est bel et bien...n'est-ce pas......
Ceci dit, je vous ferai sereinement et gentiment remarquer que si vous avez publié le texte ci-dessus "avec l'aimable autorisation d'un de vos lecteurs les plus assidus", vous avez avec lui enfreint la loi puisque ni lui ni vous n'aviez, pour ce faire, l'autorisation des auteurs de ce texte, à savoir l'association "sauvegarde retraites" dont TOUS les documents qu'ils émettent sur internet, dont celui-ci, sont en copyright et en droits réservés comme cela est clairement stipulé sur leur site.......

D'autre part, au point où nous en sommes, "Jean-Pierre", "GM" et moi, je ne vois pas bien ce que tout cela peut apporter, technique ou pas, à qui que ce soit.
Et donc je me demande de quoi vous pouvez bien vous féliciter.

A+

jf.


Commentaire n°29 posté par Jacques le 27/03/2009 à 02h07
Hors sujet, veuillez m'en excuser mais une polémique enfle actuellement sur Nogent du fait d'une prise de décision du maire M. Jacques J.P. Martin au sujet du regroupement des écoles des rues Guy Môquet et Paul Bert. En fait, 2 écoles importantes qui n'en seraient plus qu'une de 28 classes : un monstre ingérable.

Lire les commentaires sur http://www.directeurenlutte.com

Qu'en pensent les parents des élèves concernés
Commentaire n°30 posté par Martine le 27/03/2009 à 10h37
1 - Le texte de "sauvegardons les retraites" n'est pas celui qui est mis en ligne par Jacques Heurtault, même s'il y a bien des convergences.

2 - D'autant mieux qu'il s'inspire très largement des textes du syndicat des contrôleurs du ciel eux mêmes, comme chacun aura pu le constater, également mis en ligne...

Et qui est reproduit intégralement en "copier/coller" dans mes commentaires (liens inclus et citation de l'origine en plus).

Chacun aura pu juger que l'un et l'autre sont quasi-similaires, aux détails près de l'IAP et de la valorisation des indices (qui changent tous les ans) !

Si Internet doit être censuré, veuillez vous adresser à l'Elysée !

Internet c'est de l'information en ligne, donc libre.

Donc acte : On n'a rien vu, on ne peut pas savoir et les "petits avantages entre amis consentant" passeront inaperçus !

Belle leçon de démocratie...
J'adore, vraiment, j'adore !
Commentaire n°31 posté par GM le 27/03/2009 à 11h03
Monsieur "GM", vous pouvez tenter de "faire de l'esprit" à bon compte mais personne n'est dupe.
"Sauvegarde retraites" c'est effectivement inspiré d'un certain nombre de documents présent sur le site du Sncta qui, lui ne se protège pas par le "copyright" et les "tous droits réservés" comme cette association .
Premier point quant à la démocratie.
J'ajoute pour la compréhensionde tous que le chapitre "les dix leçons" est la fidèle reproduction du texte de cette association et que ce texte même est couverts par les mentions précisées....

Deuxième point relatif à la démocratie: chacun aura remarqué que je n'ai pas soulevé ce fait pour refuser de répondre aux basses accusations dont les votres. Et j'ai répondu au fur et à mesure en toute sérénité.
Alors, adorez ce que vous voulez, mais votre volonté de me dénigrer ne me touche guère.
Enfin, vous avez le culot d'évoquer à nouveau de "petis arrangements entre amis" et autres avantages cachés ou je ne sais quoi, mais vous que votre travail semble vous laisser libre de mener de grandes enquêtes sans rapport avec vos fonctions, vous qui avez pioché partout où c'était possible, vous n'avez strictement rien trouvé de "caché" car comme je l'ai déjà dit, les "Aiguilleurs du ciel" n'ont rien à cacher.
Maintenant, si ça vous amuse, continuez de nous baver dessus, il me semble que ça n'intéresse plus grand monde sur ce bloc-note,
Bonne journée.

jf.
Commentaire n°32 posté par Jacques le 27/03/2009 à 12h29
Vous avez bien raison : tout cela est puérile !

1 - C'est dans ma fonction (et ma responsabilité) que de faire une veille "juridique, fiscale et sociale" générale.
De plus, ça me permet d'imaginer des solutions idoines à mettre en place pour tous ceux qui me font confiance : mon pain quotidien.

2 - Le site (que j'ai perdu pour avoir cassé ma "machine" d'antan) m'avait fait confiance pour me remettre leur "papier".
D'autant mieux qu'un de mes clients en est administrateur et que j'avais bossé sur ce "papier-là" avant qu'il ne soit en ligne : j'en dispose donc (ce qui m'a été confirmé il y a quelques mois, puisqu'il se doit d'petre diffusé le plus largement possible, dès l'origine).

J'en ai d'autres du même accabit sur les régimes des Cheminots (à la demande de mes "cousins" de la CFC qui sont laissés pour compte mais ça n'est pas en ligne donc couvert par le copyright) la CCAS, Comité d'Entreprise des IEG (EDF-GDF, mais tout autant RTE et nombres producteurs indépendants, y compris quelques congrégations monacales, mais là aussi c'est encore couvert par le copyright et n'est pas en ligne), avec en sus un petit rapport sur les vrais coûts de l'énergie électrique en Europe (mais là encore couvert par les droits d'auteur)
Et je ne vous raconterai même pas l'histoire de cette centrale nucléaire qui n'a jamais divergé aux USA même si j'ai eu à en connaître...

Il me semble que, pour être avant tout "juriste qui compte", sur le plan de la légalité, il se trouve que je sais en général où est la frontière entre légalité, légitimité et illégalité, abus de pouvoir, abus de position, etc.

Toutes notions qui fluctuent mais qui restent assez claires dans mon esprit pour suivre les évolutions de la jurisprudence dans le détail...
Ca va vous instruire : http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/

Bien à vous !
Commentaire n°33 posté par GM le 27/03/2009 à 15h24
Il y a aussi ce site là, un peu plus "dénudé" : http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju.shtml

Mais la lecture des "grands arrêts" vous régalerons quant à la construction d'un droit "régalien pur" qui s'autogénère lui-même !

Celui-là n'est pas mal non plus : http://www.ccomptes.fr/fr/JF/Accueil.html

Et encore assez drôle, le dossier postérieur à ma propre étude qui date elle de fin 2006 : http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Etude-14-Aiguilleurs-du-Ciel.pdf de libre accès et diffusable, bien entendu.

Le site lui-même est moins "bandant" : http://www.sauvegarde-retraites.org/

Mais vous trouverez parmi les "tracts" l'ossature du papier de Jacques Heurtault : http://www.sauvegarde-retraites.org/tracts-et-brochures-retraite.php?page=1&, sans doute revu et corrigé depuis le temps...

Pour en rire et commencer à comprendre sur un autre sujet le problème des DOM Guadeloupe & Martinique, coincé entre "continuité territoriale" (un problème qu'on connaît bien en Corsica belle tchi-tchi) et "octroi de mer" (http://douane.gouv.fr/page.asp?id=203), un petit "tract" rigolo comme tout : http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/tryptique-retraite.pdf sur nos fonctionnaires bien aimés au service de la Nation qui les admire !

Commentaire n°34 posté par GM le 27/03/2009 à 15h40
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Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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