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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Le marronnier de la rentrée.

4 Septembre 2006, 18:16pm

Publié par Jacques Heurtault

En langage journalistique, un marronnier, c'est un article de presse dont l'objet revient, régulièrement, à la même époque. L'expression est venue du fait qu'un journal quotidien (Le Figaro, je crois, mais je n'en suis pas sûr), chaque année, à la même époque, publiait un article sur les marronniers en fleurs des Champs Elysées (c'était le bon vieux temps uù il y avait des marronniers sur "Les Champs"; époque que je n'ai jamais connue).

Le Monde de ce soir, daté du 5 Septembre, traite de la rentrée scolaire pour faire une intéressante analyse comparée entre différents pays "occidentaux" (le Japon et l'Australie étant "occidentaux" comme il se doit ...).

On y apprend, par exemple, que la France est dans le groupe de tête pour ce qui est de la dépense pour un élève du secondaire (entre 8.000 et 10.000 dollars en 2002, source OCDE), avec les Etats Unis ... Devant l'Allemagne, la Finlande, la Suède et l'Italie, eux-mêmes devant l'Espagne, le Royaume Uni, les Pays-Bas et le Japon.

Dans l'enseignement primaire, la moyenne du nombre d'élèves par classe est de 19,4, un peu au dessus du Japon et du Royaume Uni mais derrière l'Allemagne (18,7), l'Italie (en tête avec 10,9 élèves par classe), les Etats Unis (15,5), la Finlande (16,6), etc ... Et moi qui a toujours été porté à soutenir la revendication "25 élèves par classe"! Pauvre de moi : je ne savais pas que cette revendication était satisfaite.

320.000 enseignants pour 5.728.000 élèves du "Primaire"; 419.000 enseignants pour 4.577.000 élève du "Secondaire" (c'est à dire collèges et lycées).

Quant aux salaires, Le Monde fait observer, avec raison que les débuts de carrière des enseignants, en France, n'ont rien de mirobolant ...La France est classée dernière! Le retard est très nettement rattrapé si on compare les fins de carrières. La France est classée 4ème. Une telle situation s'explique par le système de progression "à l'ancienneté" des indices (le trop fameux "indice nouveau majoré" et son non moins fameux "glissement vieillesse tecnicité" qui plombent les budgets sans que personne, pour l'instant, n'ait réussi à en venir à bout).

Vient alors une question. Pourquoi sommes-nous, en moyenne, si peu satisfait de la qualité des enseignements dispensés à nos enfants?

Pour moi, la réponse est simple : le système d'enseignement est, comme toute la fonction publique, en "pilotage automatique". Personne n'a réellement prise sur le mammouth! On comprend mieux que Claude Allègre (dont j'ai pu, certain soir, mesurer moi-même le franc-parler ...) ait eu envie de vouloir le dégraisser avec le succès que l'on sait.

Chers amis lecteurs, attendez-vous à découvrir quelques propositions audacieuses de mon cru dans les prochains jours.    

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