Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Eglise catholique : Combattre le dénigrement et rétablir la vérité des faits.

8 Décembre 2006, 22:45pm

Publié par Jacques Heurtault

La polémique stérile tend à devenir le mode normal d'expression politique et publique en ces temps troublés de campagne électorale.

Aujourd'hui, c'est le Téléthon et une prise de position archi-connue de l'Eglise catholique qui est visée ... Demain, ce sera autre chose.

Voici donc le rectificatif que l'Eglise catholique publie afin que sa réflexion ne soit pas déformée jusqu'à l'outrance.

Début de citation :

Dans le numéro 3051 de France Catholique (en vente en kiosques  depuis le 8 decembre 2006), Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie répond, dans sa chronique hebdomadaire, à ceux qui ont pense que la mise en cause des dérives éthiques du Téléthon relevait d'un plan de bataille concerté au plus haut niveau de l’épiscopat français.  C’est à la fois beaucoup plus simple et plus complexe…


TELETHON : L’heure de vérité

Tout est parti, en fait, de l’initiative d’un laïc agissant dans le cadre de fonctions que lui avait confiées son évêque, par un document diffusé par Internet, à l’intention des catholiques du Var. La caisse de résonance médiatique a ensuite donné à l’affaire une ampleur nationale.
Les positions bioéthiques de l’Eglise sont connues de longue date. Elle n’a attendu ni le Téléthon, ni l’année 2006, pour les exprimer. Elle a toujours récusé le DPI (Diagnostic Pré Implantatoire). Il donne les fameux Bébéthons, exhibés depuis une dizaine d’années sur les plateaux de télévision par l’association française contre les myopathies (AFM), au prix d’une sélection éliminant, à l’état d’embryons, les frères et sœurs malades des enfants en bonne santé. Contrairement à ce qu’a affirmé la présidente de l’AFM, l’Eglise s’est exprimée fortement, notamment par la voix du cardinal Philippe Barbarin, lors des débats bioéthiques de 2004. L’archevêque de Lyon avait qualifié de "transgression sans précédent" l’autorisation d’expérimenter sur les embryons surnuméraires ne faisant plus l’objet d’un projet parental. Et c’est logiquement que cette mise en garde prend du poids à l’approche de l’événement cathodique. Comme chaque année, de nombreuses institutions chrétiennes ont été sollicitées pour participer au Téléthon. Or, c’est avec une partie des fonds récoltés que l’AFM héberge le professeur Marc Peschanski. Et c’est lui qui effectue actuellement les premières recherches françaises sur l’embryon. La défense de l’AFM a quelque chose de désespérément incantatoire : “C’est pour la vie”, “C’est légal”. Mais son refus de débattre plus en profondeur révèle l’ambiguïté d’un positionnement qui la traverse mais aussi la dépasse : cette tendance de plus en plus affirmée à supprimer, au premier stade de leur vie, les êtres humains porteurs des maladies qu’on entend combattre.
“J’aimerais tellement que ce ne soient pas véritablement des êtres humains” a confié un ancien responsable de l’association, en avouant que la souffrance des familles et des malades tend à leur fermer les yeux sur les manipulations des embryons. Dans des statistiques des IMG (interruptions médicales de grossesse) qu’elle vient de rendre publiques, l’Agence de Biomédecine révèle que 100% des 23 myopathies de Duchenne diagnostiquées en France en 2003 se sont traduites par l’avortement !  Comment nier la réalité de cet "eugénisme démocratique" ou “familial” que, d’ailleurs, des députés comme le professeur Bernard Debré revendiquent explicitement ? L’AFM finance, pour 1,5 million d’euros, des recherches sur l’embryon. Quatre autres millions sont dépensés pour des actions “de revendication”, ce qui autorise à questionner l’association sur la nature de ce qu’elle demande aux pouvoirs publics. Notamment en matière de clonage, dont la légalisation estune réclamation récurrente de Marc Peschanski. Le poids économique et médiatique incontestable du Téléthon (il a récolté plus de100 millions d’euros l’an dernier) explique que tant de personnalités publiques soient montées au créneau pour le défendre : ministres de l’actuel gouvernement comme Philippe Bas et Xavier Bertrand, députés de l’opposition comme Manuel Vals et jusqu’au président Chirac qui reçoit ses leaders avant l’émission. De son côté, le président du Comité Consultatif National d’Ethique a cru devoir réagir en affirmant à propos des positions de l’Eglise sur l’embryon : “elle n’a pas le droit d’en faire une manifestation publique“. Une tentative révélatrice de placer l’institution ecclésiale sous l’étouffoir en la cantonnant à la sphère privée ou aux médias alternatifs. Certains ne s’y trompent pas. Des journalistes, comme Jean-Yves Nau du quotidien Le Monde, se montrent choqués de la posture de l’AFM refusant tout débat public. Invité à s’expliquer sur France Culture (1), Marc Peschanski a même dû annuler sa présence sur injonction de son financeur. Il promet de parler après la fin du Téléthon…
Un vent de panique souffle donc sur les organisateurs de l’événement. Sans doute sont-ils désarçonnés par le fonctionnement de l’Eglise qui s’exprime par des voix diverses, avec des sensibilités contrastées, tout en se montrant cohérente sur le fond (la protection de l’embryon) mais sans véritablement “communiquer”, sans avoir calculé son impact en termes d’avantages ou d’inconvénients pour elle-même. Jean-Christophe Parisot, diacre et myopathe, et défenseur du Téléthon, a par exemple offert à l’AFM une porte de sortie : pourquoi ne pas proposer au donateur de choisir le type de projet qu’il veut financer ? Solution pour le moment écartée par l’AFM, même si certains parrains de l’édition 2006 commencent à la préconiser. Avec un audimat dopé par la polémique, le 20e Téléthon constitue une édition attendue. Comme institution, l’Eglise n’a rien à gagner. Si les dons grimpent, on moquera son “échec” ; si les dons plafonnent, on l’accusera d’avoir porté préjudice à une belle entreprise de générosité. Mais est-ce le critère d’évaluation de son succès ?
La culture de vie sera “nouvelle” préconisait Jean-Paul II dans son encyclique l’Evangile de la Vie, “parce qu’elle sera capable de susciter un débat culturel sérieux et courageux avec tous”.  Loin des feux de la rampe médiatique, certains dirigeants de l’AFM ont enfin commencé à rencontrer ceux de l’Eglise pour s’expliquer. Comprendront-ils que c’est la défense des plus vulnérables et des personnes souffrantes qui est la clé du message évangélique ?

Fin de citation.

Je rappellerai simplement ma situation personnelle : baptisé selon le rite catholique, croyant mais n'ayant pas de pratique religieuse.
Je rappellerai aussi ma positon personnelle sur ce sujet.
1. Le Théléthon collecte des sommes considérables qui sont utilisées pour le financement de la recherche médicale en rapport avec les maladies génétiques, conformément à sa mission, légalement définie.
2. Le cadre de développement de ces recherches est défini par la loi de la République.
3. Il m'apparaît légitime que les donateurs puissent s'assurer que leurs dons personnels ne soient pas détournés de cet objet d'une part et qu'ils soient donc informés, voire même puissent décider, de l'utilisation de la partie des fonds collectés qui les concernent.
4. L'Eglise catholique a parfaitement le droit de mener une campagne d'information auprès de tous, qu'ils se reconnaisent ou non dans les valeurs de celle-ci. Personne n'est contraint d'obéir à l'Eglise catholique. L'Eglise catholique ne saurait contraindre qui que ce soit à adopter son point de vue. ELLE NE LE FAIT D'AILLEURS PAS.
5. Le bon sens élémentaire qui anime sûrement l'Association AMF devrait la conduire à permettre que soit pris en compte le souhait de certains de ses donateurs de voir leurs dons affectés à un usage conforme à leur éthique personnelle.  

Commenter cet article

JASMIN 15/12/2006 19:56

Bonsoir Jean Daumont et tout le monde,

Traffic d'organes ?
Vous citez l'Inde, et je vous réonds : Roumanie, Russie..... En voulez-vous d'autres noms de pays européens ?
C'est monstrueux.
Quant aux petites filles victimes de la politique dratisque de limitation de naissances en Chine, c'était exactement la même chose (sans politique drastique) à l'époque de la guerre des Boxers entre autres, début 20ème.
(Je m'adresse à l'historien)
Mais à l'époque, les mères ne pouvaient les tuer qu'à la naissance, ignorance scientifique oblige.
C'est étrange comme le sort des filles en Chine est depuis très très longtemps tragique. C'en est presque une culture. L'écrivain Pearl Buck avait écrit de nombreux romans, tous inspirés des années qu'elle vécut en Chine. Ils sont d'une délicatesse et d'une clarté impressionnantes.
La manipulation génétique doit être menée rigoureusement certes, mais personne n'empêchera la science de poursuivre son chemin.
Attention, je n'évoque que le cadre rigoureux de la recherche.
Mais, en France !! il faut savoir que des recherches ont été faites non pas sur des embryons, mais sur des bébés prématurés encore vivants.
Je vous invite à lire le livre "au nom de la science" (éditions TELEMAQUE) de Andrew Goliszek et Thierry Souccar.
The Wahginton Post avait titré : "Ce livre soulève un tsunami d'indignation", mais il était loin d'être le seul à avoir réagi.
En avez-vous entendu parler ?

Daumont Jean 15/12/2006 19:13

Pour la forme, je signale que mon ancien "métier" n'a strictement aucune importance et que je réfléchis (bien ou mal...) comme une "personne" ouverte à l'avis des autres et toujours prête à réviser son jugement en fonction des remarques apportées...
   Sur le fond, je répète qu'il ne me paraît pas possible, dans les conditions d'incertitude actuelles, de permettre une utilisation des embryons sans contrôle en invoquant le seul argument de la recherche scientifique... On a d'ailleurs l'exemple de l'IVG, dont on peut comprendre l'utilité en cas de détresse, mais qui permet le plus souvent la facilité et l'imprévoyance... Faut-il citer la Chine, qui pratique une politique drastique de limitation des naissances, aboutissant à une hécatombe de petites filles ? Et en matière de manipulation, au delà du cas des embryons, faut-il aussi rappeler les ventes de reins ou autres organes en Inde ar des gens pauvres voulant ainsi "se faire de l'argent "? Si on met ne serait-ce que le petit doigt dans l'engrenage, jusqu'où ira-t-on ?...

Jacques Heurtault 15/12/2006 19:19

Parfaitement d'accord avec vous! Je dis OUI à l'économie de marché et NON à la société de marché (où tout s'achète et tout se vend).

JASMIN 13/12/2006 17:45

Proviseur de lycée. Tiens, tiens...
Mais ça ne m'impressionne pas.
Le sujet est clos en ce qui me concerne, je suis totalement insensible à certain humour, peu importe le degré estimé de l'humour.

Jacques Heurtault 13/12/2006 20:05

Allez voir son site. Cliquez sur Jean Daumont dans la colonne "Allez-y", à gauche.

JASMIN 13/12/2006 14:20

Vous le connaissez personnellement....Ah bon ?
Qui parle d'intégriste catho s'il vous plaît ?
Que certains sujets soient très épidermiques, c'est sûr que pour être remarqué, c'est remarqué.

Mr Jean Daumont "ferme les portes"...
Il ne semble pas porté vers le dialogue, c'est le moins qu'on puisse penser.
Et il n'y a aucune offense à le dire.
Mais que les gens très susceptibles ménagent donc la susceptibilité des autres.

Jacques Heurtault 13/12/2006 14:44

Jean Daumont est un proviseur de lycée en retraite, historien de formation. C'est un homme de convictions, fin connaisseur laïc des questions de religions (voyez son blog), faisant preuve de beaucoup d'humour au second degré ... Aavec lui, les portes ne sont jamais fermées. 

JASMIN 12/12/2006 20:39

S'il n'y a pas fécondation, il n'y a pas vie. OK
S'il y a fécondation, mais anomalie, il y a vie tout de même, mais dans la plupart des cas, élimination naturelle. Et c'est heureux.
Parfois, le processus se prolonge et va jusqu'à son terme.
C'est le drame.

Où l'éthique commence-t-elle et où s'arrête-t-elle ?

Qu'est donc pour vous une "vie potentielle" ?
L'oeuf composé de 8 cellules est-il un embryon ?

Et lorsqu'il y a maldonne et souffrances de toutes les parties (famille et nouveau venu), vous appelez ça une vie réelle ou potentielle ?

Personnellement, je trouve l'Eglise Catholique délicatement positionnée pour donner son avis, dans la mesure où ses représentants ne sont pas autorisés à avoir compagne et fonder une famille. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Alors, de quoi parlent-ils ?

Par ailleurs, il n'y a pas de citation "tronquée" Monsieur Daumont, vous refusez juste de dialoguer.
Navrant.

PS : doit-on faire un copier/coller pour être sûre de ne rien tronquer ?

Jacques Heurtault 12/12/2006 23:19

Je ne veux pas que vous disiez que Monsieur Daumont refuse de dialoguer. Je le connaît personnellement. Je puis vous assurer qu'il n'a rien d'un "intégriste catho".Votre approche, Jasmin, est très interesssante. Je suis sensible à vos arguments sur le fond. N'oubliez jamais que certains sujets sont très "épidermiques". Vous n'y pouvez rien! Moi non plus!  

Daumont Jean 12/12/2006 19:04

Il faut être équitable... L'Eglise a le droit d'avoir des positions correspondant à ses "valeurs", et il n'est pas convenable d'aller chercher dans son passé des comportements regrettables, car tout le monde devra alors balayer devant sa porte... En la circonstance, Mgr Barbarin a très clairement précisé qu'il convenait d'encourager des initiatives comme le Téléthon pour aider aux recherches sur la santé, notamment pour les maladies dites "orphelines" laissées en marge par la Sécurité Sociale... Pour ma part, j'ai posé le problème difficile de la "vie" : quand commence-t-elle ? Il y a une "vie potentielle" des ovules et des spermatozoïdes, mais ils sont éliminés "naturellement", s'il n'y a pas "fécondation"...donc pas de "vie réelle" jusque là...Mais, s'il y a fécondation, il y a une "vie réelle" de l'embryon, et il n'est pas possible d'y attenter sur le plan éthique"... Mais j'entrouvre la porte quand je signale la possibilité d'utiliser une des cellules d'un embryon quand il n'en a encore que 8, sans compomettre son développement, si les expériences faites avec des souris se révèlent positives pour l'homme... Et j'ai bien précisé : "tant qu'il y aura incertitude" dans mon 1er commentaire, contrairement à la citation "tronquée" qui en est faite...

Jacques Heurtault 12/12/2006 23:16

D'accord avec vous! Il faut y aller avec modération et ATTENDRE que les esprits "digèrent" ces formidables bouleversements... Les décisons importantes doivent se prendre après avir "palabrer" longtemps afin d'être aussi consensuelles que possible.

JASMIN 12/12/2006 18:41

Ca...c'est une pirouette Jacques. Je m'attendais à mieux.

Jacques Heurtault 12/12/2006 23:13

Comment ça, une pirouette? Je ne vais pas justifier l'Inquisition ... Je me place dans le présent ...

JASMIN 12/12/2006 15:37

Bien sûr que non Jacques et vous le savez bien.
Au contraire, il faut contrôler. L'Homme est assez fou pour faire n'importe quoi !
Mais, si l'Eglise peut et doit faire des commentaires, je ne pense pas que sa position vis-à-vis du téléthon soit une merveille dans le genre "communication".

Mais excusez-moi d'insister Jacques, que l'Eglise reste modérée dans ses propos sur le monde scientifique.
Elle doit rattraper tant d'années d'entêtement, de méprises, de manipulations. Et les victimes se comptent par milliers.
Bien entendu, les hommes d'Eglise d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier, mais comme partout, il y a du bon, du moins bon et du mauvais n'est ce pas ?
Quoique vous puissiez imaginer, j'en ai rencontré des hommes ou femmes merveilleux, et d'autres avec lesquels il fallait prendre des distances voire les empêcher de nuire.
Ce n'est pas parce que c'est l'Eglise, qu'il faut tout tolérer non plus. Il n'y a pas que la bonne parole, quand bien même elle existe. A chacun son domaine.

Jacques Heurtault 12/12/2006 15:50

Pour moi, les choses sont plus simples : l'Eglise intervient dans le débat public pour rappeler ses valeurs. généralement, elle le fait d'une manière mesurée. Tous les "curés" ne ressemblent pas, loin s'en faut, à feu Monseigneur Lefêbvre ... L'Episcopat français ne m'a jamais donné l'impression d'être spécialement intégriste. On lui reconnaît plutôt d'être ouvert au monde, voire même "progressiste" pour ne pas dire "de gauche".Or, les critiques les plus virulentes viennent le plus souvent de l'extrême gauche ...

JASMIN 11/12/2006 21:06

Jean Daumont, je rêve là :

"Il convient de respecter sans la moindre réserve, l'opinion de ceux qui refusent d'attenter à la vie".

L'Eglise Catholique est d'abord un Pouvoir et comme tout Pouvoir, elle s'est imposée par la force ne vous déplaise .
Le dogme de l'Eglise catholique n'oblige pas non plus, à devenir amnésique.
L'Eglise catholique a occulté et détourné la Science pendant de très longues années, pour ne pas être déstabilisée. Combien de pauvres bougres en sont morts s'il vous plaît ?
C'est sûr qu'on les avait bien endoctrinés pour une vie meilleure dans l'au-delà.
Le problème, c'est que tous ceux qui ont fait le grand saut, restent tous aux abonnés absents. Vous pouvez laissé un message; personne ne vous répondra.

Bien sûr qu'il convient d'avoir des réserves !

Qu'elle s'exprime, oui, mais qu'elle viennne semer le trouble en ce qui concerne la recherche scientifique, non.

Jacques Heurtault 12/12/2006 08:36

Il faudrait donc laisser les "chercheurs" apprenti-sorciers faire ce qu'il veulent, en dehors de tout contrôle? Qu'y a-t-il de mauvais à vouloir défendre la vie?

Daumont Jean 09/12/2006 18:01

Entièrement d'accord avec votre article où vous faîtes preuve d'une grande mesure.
"Y-en-a-marre" en effet de ce "moralisme officiel"  voulant imposer à tous à grand renfort de "battage médiatique" des solutions pouvant heurter l'éthique personnelle de chacun...
En l'occurrence, la question des cellules-souches embryonnaires est un problème difficile dont nul ne peut prétendre qu'il en a la solution, et le battage médiatique ne peut qu'aggaver les désaccords :
- Sur le plan scientifique, on reste encore dans la plus grande incertitude sur la notion même de "vie" : est-ce que ce sera attenter à la vie si on parvient  à prélever dans un embryon humain "une" cellule au stade où il en comporte 8, sans mettre en cause la croissance ultérieure de l'embryon ?
- Sur le plan éthique, et tant qu'il y aura incertitude, il convient de respecter sans la moindre réserve l'opinion de ceux qui refusent "d'attener à la vie", car la recherche scientifique ne peut pas être un prétexte à toutes les manipulations...
Voir sur ce sujet une analyse plus complète faite dans mon article "Tu ne tueras point" du 13 octobre 2006 - Catégorie "Morale".

Jacques Heurtault 09/12/2006 18:33

D'un point de vue scientifique, je ne suis pas en mesure de répondre ... Je sais, par contre, et c'est le support de mon article, que ce n'est pas l'église qui a lancé la polémique. Ce sont toujours les mêmes : ceux qui prétendent que les "affaires de religion" relèvent de la seule "sphère privée". Autrement dit, les croyants doivent prier ... seulement chez eux et à condition qu'ils ne se fassent pas remarquer!  Cette manière de voir est totalement ... totalitaire. Chacun est libre de penser ce qu'il veut et de l'exprimer où il veut. La seule chose qu'il doit respecter, c'est ne pas créer de troubles de l'ordre public (Il est bien certain à mes yeux que se faire sauter avec une ceinture de dynamite créer un trouble de l'ordre public. en ce sens, les actes de ces kamikazes de la religion sont des crimes qui méritent sanction par l'ensemble de la communauté internationale).

JASMIN 09/12/2006 15:21

D'accord Jacques et je ne me défends de rien.
Mais en matière de "liberté d'expressions", l'Eglise Catholique, puisqu'il s'agit de ça ici, n'est certanement pas un exemple de tolérance.

Jacques Heurtault 09/12/2006 16:50

Si ce que vous dites est vrai, alors, il faut se montrer encore plus tolérant avec les intolérants ... aussi longtemps qu'ils respectent les lois de la République. Ce qui est le cas, précisément ...

JASMIN 09/12/2006 14:44

Je ne suis pas croyante non plus (dans le sens d'adhésion à une doctrine), mais que les religions s'occupent du culte et pourquoi pas de leur Histoire. Ca leur rafraîchirait la mémoire en matière d'humanité.
Que ces gens-là laissent la recherche entre les mains des toubibs et scientifiques, dont le cerveau n'est pas embué par des contraintes d'ordre physiologique imposée par leur doctrine par exemple.
On atteint le sommet de l'hypocrisie et du cynisme dans leur déclaration à propos du téléthon.

Mais je me demande bien pourquoi leur déclaration émeut encore autant de monde dans ce pays ?!

Jacques Heurtault 09/12/2006 15:17

Peut-être parce que, au fond de chaque être humain, peu ou prou, persiste  l'existence d'une sourde question : "Et s'IL existait? Est-IL "méchant"? Est-IL "bon"?  ....Vouloir empêcher l'Eglise catholique de s'exprimer au motif que "ce n'est pas son problème", c'est porter atteinte à la liberté d'expression, même si on se défend de le faire!

Jean-Pierre 09/12/2006 13:35

Je ne suis pas croyant pour un rond. (Sorry Jacques), mais le tripatouillage du vivant, des embryons, m'inquiète pour ma part... OK, le Téléthon, c'est pour la bonne cause. On en a connu d'autres, des bonnes causes dans le passé... Et puis ce battage médiatique.... Pour ma part, je ne file pas un rond. Chacun est libre de faire ce qu'il veut, non ?

Jacques Heurtault 09/12/2006 15:12

Moi non plus, je ne donne pas ... Je suis un peu méfiant sur la démarche qui consiste à jouer sur la corde sensible pour obtenir des fonds. Je préfère la démarche d'allégement fiscal ...