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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

François Fillon a raison ...François Hollande a tort!

21 Décembre 2006, 16:43pm

Publié par Jacques Heurtault

Voici l'interview que François Fillon, présenté ici ou là comme le futur Premier Ministre d'un Nicolas Sarkozy victorieux, vient de donner au Parisien.

Début de citation :

Le Parisien :

Suppression des baisses d'impôt et du bouclier fiscal, création d'une nouvelle CSG pour les retraites, de nouvelles taxes pour les entreprises... François Hollande n'a pas craint l'impopularité en présentant le programme fiscal du PS. Qu'en pensez-vous?

François Fillon :
Pendant que Ségolène Royal amuse la galerie avec ses jurys populaires, des belles images et des idées floues, François Hollande, lui, jette le masque. Il dit crûment aux Français ce que sera le retour de la gauche au pouvoir. Après les 35 heures de Jospin, voici l’indigestion fiscale de monsieur Royal. Une avalanche d’impôts supplémentaire. 18 milliards d’euros soit 1 point de PIB. Sans compter une nouvelle CSG pour financer les retraites. C'est un contresens économique et historique inouï, j'en suis encore abasourdi! Je rappelle que la Gauche, en 2 000- 2 002, avait, sous Laurent Fabius et Lionel Jospin, engagé une baisse de la fiscalité en faisant valoir « le poids insupportable des impôts». Les propositions de Hollande sont l'assurance d’un recul économique durable. Tout cela parce que le PS refuse de traiter les problèmes au fond.

Le Parisien : Que voulez-vous dire?


François Fillon : Au lieu de dire la vérité aux Français sur le décrochage économique enclenché depuis 25 ans et qui nous a conduit de la 9° à la 17° place mondiale au titre de la richesse par habitant, les socialistes préfèrent l’usage intensif de la morphine fiscale. Il faut à tout prix éviter les réformes, les changements, les traitements au fond du mal français.

 

Le Parisien : Le fait que Jacques Chirac se soit fait élire sur un programme de baisse d'un tiers de l'impôt sur le revenu et de baisse des prélèvements obligatoires - très partiellement appliquées- ne vous sape-t-il pas définitivement votre argumentaire?

François Fillon : La baisse des impôts doit bien être réelle puisqu'une des premières propositions de François Hollande est de revenir dessus. Cette stratégie fiscale est à l’opposé de celle que nous proposons à l'UMP. Nous considérons que la priorité est à la réduction de l’endettement que nous voulons faire repasser en dessous de la barre des 60% du PIB et du déficit qui doit être strictement destiné à financer les dépenses d’avenir. Ce n’est que lorsque cet objectif sera atteint que nous engagerons une baisse de la fiscalité avec une priorité pour les entreprises qui supportent le plus lourd prélèvement de tous les pays développés.

Le Parisien  : Certes, mais en campagne électorale tout cela n'est guère mobilisateur...

 

François Fillon : Vous trouvez que l’annonce d’une augmentation tout azimut de la fiscalité l’est ?
L’heure de la vérité a sonné! Promettre aux français de résoudre l’emploi, le pouvoir d’achat, la croissance insuffisante par l’impôt est une escroquerie.  A quoi sert de parler d’augmentation des salaires si elle est aussitôt absorbée par l’augmentation de la CSG.  Comment lutter contre les délocalisations en renchérissant le coût du travail. Comment réduire l’évasion fiscale en creusant encore l’écart qui nous sépare de nos voisins européens ?
 
Le Parisien : Reste qu'en exploitant l'affaire Johnny, François Hollande a bien joué le coup, non?
 
François Fillon : Je suis persuadé que les Français, et en particulier les plus modestes, savent très bien que le jour où il n'y aura plus un seul grand artiste, créateur, chef d'entreprise... pour payer ses impôts en France, ils ne paieront pas moins d'impôts. Au contraire, ils seront plus pauvres car il y aura moins de travail. Sur ce dossier, on ne peut pas se contenter de donner une leçon de morale comme le fait la Gauche. Il faut regarder la réalité en face. Aucun parti socialiste européen n’adopte plus ces postures idéologiques qui n’ont jamais conduit qu’à l’appauvrissement des pays qui les ont mis en œuvre.

Le Parisien : Et l'idée d'une CSG-retraite semble vous hérisser le poil...

François Fillon : C’est la démonstration la plus éclatante de l'irresponsabilité du Parti socialiste. Au lieu de traiter sérieusement la question des retraites en prenant en compte l'allongement de la durée de la vie et en partageant cette dernière entre le travail et la retraite, comme l’ont fait tous les européens sans exception, il préfère faire payer les salariés et les entreprises, c'est-à-dire in fine les consommateurs, plutôt que de réformer les régimes spéciaux et d'allonger la durée des cotisations. Vouloir comme les socialistes revenir sur l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans prévue par la loi en 2008 conduirai à la faillite de notre système de retraite. L’augmentation des cotisations ou la création d’une nouvelle CSG ne sont pas des solutions viables car elles conduiront à la réduction de l’offre d’emploi en France et donc à la diminution du nombre des cotisants. Perte de pouvoir d’achat, recul de la compétitivité et remontée du chômage, voilà ce qui nous attend avec le programme du Parti Socialiste.

Le Parisien : Le PS revendique un Smic à 1 500 euros mensuels, ça devrait relancer le pouvoir d'achat?

François Fillon : Depuis 2 002, nous avons augmenté le Smic de 17%. C’est beaucoup plus que ce que proposent les socialistes. Force est de constater que cela n’a pas résolu la question du pouvoir d’achat et a conduit à un écrasement de la hiérarchie des salaires. Que veut on ? Que la moitié des français soient au SMIC ? Nous, nous proposons de travailler plus pour gagner plus. En libérant les heures supplémentaires, en permettant aux salariés de choisir entre la RTT et du pouvoir d’achat supplémentaire.

Le Parisien : François Hollande critique le projet de prélèvement à la source du gouvernement, que lui répondez-vous?

François Fillon : Nous sommes favorables au prélèvement à la source car il permet de réduire les coûts de recouvrement de l'impôt. Mais il n'a aucune incidence sur le montant de ce que l'on paye.

Le Parisien : Il semble que les annonces du Premier ministre et du ministre de l'Economie sur le prélèvement à la source gênent l'UMP?

François Fillon : Non, mais nous rentrons désormais dans une période de débat. Il ne faudrait pas qu'il soit pollué par des annonces qui engagent au delà de la période électorale. C'est une question de cohérence.

Fin de citation.

Aucun doute n'apparaît à mes yeux ... Ségolène Royal a intérêt à apporter les rectifications qui s'imposent ... Faute de quoi, elle prend le risque de se couper d'une partie de l'électorat modéré dont elle aura besoin pour gagner d'une part, d'exposer le pays à des déconvenues quand il faudra décider d'harmoniser la fiscalité en Europe (ce qui arrivera avant la fin du prochain quinquenat ...) d'autre part.

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sergiozz 23/12/2006 21:27

"On le voit bien avec les propos tenus par Sergiozz et beaucoup de ses émules : « Tout va mal, mais surtout ne changeons rien, ou alors en faisant ''La Révolution'' »"
une citation de Jean-Pierre un plus haut qui montre la malhonnêteté de certaines personnes intervenant sur les blogs. Je demande à ce Jean-Pierre de retrouver une de mes interventions où j'ai dit cela. Ce n'est pas parce que je suis contre Sarko et sa clique que je dis qu'il ne faut rien changer.

Jacques Heurtault 24/12/2006 00:00

Il y a probablement eu une extrapolation de la part de Jean-Pierre .... Le vrai débat se situe sur la nécessité ou non de changer les structures même du système ou sur la nécessité de faire payer "les riches" ... Vous êtes d'accord là dessus, Sergiozz?On peut poser le problème d'une autre façon :1. Faut d'abord redistribuer pour relancer la machine productive ou bien2. Faut il d'abord relancer la machine productive pour pouvoir redistribuer les surplus de biens ainsi produits.La vérité est probablement entre les deux. Des écarts excessifs de train de vie sont probablement malsains car ils perturbent le bon fonctionnement du système qui a besoin de quiétude pour s'épanouir. Mais croire que la redistribution va tout résoudre est une hérésie intellectuelle.

jasmin 22/12/2006 19:06

Salut Messieurs,

Je vais vous laisser parler pourcentages que vous allez créditer ou débiter ou encore augmenter, voire diminuer.
Laissons derrière nous quelques instants, ces chiffres qui nous dominent.
C'est bien sicèrement que je souhaite à Jacques Heurtault, sans oublier Amaury, ainsi quà tous les blogueurs qui se posent ici, de joyeuses fêtes de fin d'année.
A cette occasion, juste pour cette occasion, je vous fais une grosse bise à tous.

Jacques Heurtault 22/12/2006 19:39

Ah, non! Pas seulement pour cette occasion ... Mais aussi pour les autres, à venir. Le plus simple, c'est de les créer!C'est vrai que tous ces chiffres et tous ces pourceaux-t-ages (sic!) peuvent devenir harassants ... surtout au milieu de la soue! Pendant les fêtes, on fait une pause 

Infreequentable 22/12/2006 17:17

James est mort ! Enterré vivant pour sauver une mission de redressement et ses emplois... Contre les intérêts même des salariés (une poignée peut-être mais qui se voent bien régler leurs dettes avec de copieuses indemnités et vivre de la "charité sociale" et autre Assedic : Vous connaissez ?)
Pour faire simple, mais ça eut déjà été dit : Supprimer tout, et doublez les taux de TVA (35 à 37 % devraient suffire)... Ca équilibre largement le budget de l'Etat...
Si vous voulez et de toutes les collectivités aussi "fiscaliser" les charges sociales et faire simple, redoubler les taux de TVA et redistribuez les charges sociales part patronales et salariales aux "titulaires de la force de travail". Vous verrez que les consommations renforcées, les importations et tout le reste, paiera largement l'ensemble...
Mais est-ce bien équitable ? Et qui contrôlera quoi ?

Jacques Heurtault 22/12/2006 18:51

La politique, c'est aussi l'art du possible! Aujourd'hui, personne n'est prêt à défendre un programme de hausse de la TVA jusqu'à 37% .... même pas moi!  Si on arrive déjà à 25% uniforme sur tous les produits, c'est presque inespéré ... Mieux vaut un système où les taux sont bas et les assiettes larges, un impôt prélevé à la source pour le rendre indolore ....

Infreequentable 22/12/2006 15:15

On a travaillé jusqu'au 15 juillet, cette année, pour payer TOUS les prélèvements obligatoires (charges sociales et fiscales, tout cumulé)... Et nous avon vécu "à découvert" depuis le 24 octobre et jusqu'à la St Sylvestre... C'est plus que 47 % !
Conclusion, nous survivons grâce "aux banquiers" (qui vous pique de l'assurance-vie, une autre forme de "redistribution") en ne bossant que 100 jours pleins... Même pas le tiers : la RTT est appelée à une très belle carrière, pour peu que l'on s'en donne les moyens ! Y'a qu'à laisser faire, laisser aller et voter à "gauche" et ça arrivera bien tout seul !
Pour ce qui est de l'idée d'une "flat tax" sur TOUT les patrimoines, c'est une bonne idée, mais en théorie seulement...
1° - Elle existe déjà (Art. 990 A à D du CGI), les impôts locaux, l'ISF, les SER (signes extérieurs de richesse) avec ds fortunes diverses.
2° - Historiquement, les "4 vieilles" étaient bien des impôts sur le patrimoine, putatif puis "équitable" (le revenu cadastral) et ont rapidement montré leurs insufissances (cf. toute la III° république qui s'est heurtée, avec des besoins infiniment plus faibles, au problème des recettes fiscales que ça génèrait). Pourquoi alors refaire le chemin inverse alors que l'on sait que ce n'est pas suffisant ?
3° - L'impôt sur les "flux" (revenus, plus-values, mais aussi flux monétaires comme les achats, les droits de douane : il faut savoir que la "richesse mondiale" "tourne" bien plus vite que l'accroisement desdites richesses, 8 à 10 fois tous les PIB cumulés transitent d'une poche à l'autre tous les ans !) est nettement plus rentable et indolore : qui se plait de la TVA qui représente un très gros morceau du budget de la nation ? (à part les restaurateurs, mais eux, c'est plus de voir qu'ils ne peuvent pas lutter contre un boulanger qui vend son sandwich avec un taux de 5,5 % alors que le leur est vendu à 19,6 % de TVA...).
Conclusion : pas sûr que ce soit une bonne idée, finalement. Mais on peut y réfléchir !
PS : Quant à votre proposition d'ouvrir vos colonnes, merci beaucoup ! Vous me l'aviez déjà proposé quand je "m'appelai autrement". Je crois que je vais m'y atteler l'année prochaine (toujours cette idée que le savoir appartient à tout le monde) avec un "blog dédié"... Vous y êtes déjà inscrit à la newletter, crois-je me souvenir...
Joyeux Noël à vous tous !

Jacques Heurtault 22/12/2006 16:08

Bonjour James! Je vous ai enfin reconnu ...Il faut poursuivre le débat de fond ...Je résumerai mon point de vue par des idées simples1. Il faut que l'impôt soi efficace.2. il faut qu'il soit indolore3. Il faut qu'il soit simple et compréhensible ...

totor 22/12/2006 14:29

De mémoire, c'est 44%, mais peut etre que 47% correspond a un indicateur legerement different.FP: c'est Fonction PubliqueQuant au bradage des autoroutes, c'est effectivement de l'exploitation dont il s'agit: alors que le risque sur l'investissement etait minime, le ministere des Finances a volontairement utilisé une prime de risque majorée, sans aucune justification, ce qui a été denoncé par la Cour des  Comptes, tous les parlementaires non UMP et certains UMP non alignes. La perte seche pour l'Etat est, toujours de memoire, de 6 a 7 milliards d'euros (elle etait de 10 avant que ce mini scandale ne fasse réévaluer le prix)

Jacques Heurtault 22/12/2006 15:54

Je ne suis pas en mesure ni de vous approuver ni de vous contester. Il n'y a aucune raison, cependant, que le patrimoine de l'Etat soit bradé pour renflouer les caisses. Vous serez sûrement d'accord avec moi pour admettre que les dépenses de fonctionnement ne doivent jamais être financées par la vente du patrimoine. Il n'y a, par contre, du moins à mes yeux, aucune difficulté à vendre du patrimoine au prix du marché pour acquérir ou financer des investissements.

totor 22/12/2006 13:17

    Si mon post apparait plusieurs fois, j'en sui désolé, mais il ne semblait pas avoir ete pris en compte donc j'ai recommence à plusieurs reprises...     Suppression des baisses d'impôt et du bouclier fiscal, création d'une nouvelle CSG pour les retraites, de nouvelles taxes pour les entreprises...Rappel: Sous le gvt actuel, les prelevements obligatoires sont passés de 43.1 a 44%, en faisant basculer de surcroit ces prelevements de l'impot sur le revenu vers les prelevements decentralisés non progressifs. Parallelement, presque rien n'a été entrepris pour ameliorer l'efficacité des services de l'Etat et les bijoux de famille (autoroutes etc...) sont bradés (il a meme fallu une intervention de la Cour des Comptes pour que le prix des autoroutes soit revu a la hausse, ce qui n'a pas empeché les acquereurs, notamment le richissime Bernard Frere, de se gaver en moins d'un an des plus values dues à la sous estimation de leur valeur. La logique de la droite consiste a asphyxier les services publics plutot que d'affronter la partie la plus reactionnaire de la FP.François Fillon : Au lieu de dire la vérité aux Français sur le décrochage économique enclenché depuis 25 ans et qui nous a conduit de la 9° à la 17° place mondiale au titre de la richesse par habitant, les socialistes préfèrent l’usage intensif de la morphine fiscale. Il faut à tout prix éviter les réformes, les changements, les traitements au fond du mal français.>Certes, mais la droite y tient une responsabilité au moins aussi conséquente que la gauche Le Parisien : Le fait que Jacques Chirac se soit fait élire sur un programme de baisse d'un tiers de l'impôt sur le revenu et de baisse des prélèvements obligatoires - très partiellement appliquées- ne vous sape-t-il pas définitivement votre argumentaire?La baisse des impôts doit bien être réelle puisqu'une des premières propositions de François Hollande est de revenir dessus.>Cf ce que j'ai raconté ci dessus.Cette stratégie fiscale est à l’opposé de celle que nous proposons à l'UMP. Nous considérons que la priorité est à la réduction de l’endettement que nous voulons faire repasser en dessous de la barre des 60% du PIB et du déficit qui doit être strictement destiné à financer les dépenses d’avenir.>Ce doit etre pour cela que:- les prelevements obligatoires ont augmenté- le prgm de l'UMP est evalué à 40 milliards d'euros, soit peu ou prou le meme cout que celui du PS- aucune reforme de l'Etat (autre que celle de papier de la LOLF) n'a été entreprise...Le Parisien : Et l'idée d'une CSG-retraite semble vous hérisser le poil...François Fillon : C’est la démonstration la plus éclatante de l'irresponsabilité du Parti socialiste. Au lieu de traiter sérieusement la question des retraites en prenant en compte l'allongement de la durée de la vie et en partageant cette dernière entre le travail et la retraite, comme l’ont fait tous les européens sans exception, il préfère faire payer les salariés et les entreprises, c'est-à-dire in fine les consommateurs, plutôt que de réformer les régimes spéciaux et d'allonger la durée des cotisations. Vouloir comme les socialistes revenir sur l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans prévue par la loi en 2008 conduirai à la faillite de notre système de retraite. L’augmentation des cotisations ou la création d’une nouvelle CSG ne sont pas des solutions viables car elles conduiront à la réduction de l’offre d’emploi en France et donc à la diminution du nombre des cotisants. Perte de pouvoir d’achat, recul de la compétitivité et remontée du chômage, voilà ce qui nous attend avec le programme du Parti Socialiste.>Certes, et l'UMP avec une semi reforme qui ne resout pas la moitié des problemes, s'est offerte une maxi crise sociale, alors qu'il faudra en rajouter une grosse couche pour obtenir le reel financement des retraites...Le Parisien : Le PS revendique un Smic à 1 500 euros mensuels, ça devrait relancer le pouvoir d'achat?François Fillon : Depuis 2 002, nous avons augmenté le Smic de 17%. C’est beaucoup plus que ce que proposent les socialistes. Force est de constater que cela n’a pas résolu la question du pouvoir d’achat et a conduit à un écrasement de la hiérarchie des salaires. Que veut on ? Que la moitié des français soient au SMIC ? Nous, nous proposons de travailler plus pour gagner plus. En libérant les heures supplémentaires, en permettant aux salariés de choisir entre la RTT et du pouvoir d’achat supplémentaire.> Pipot: les francais ne choisiront rien du tout, ils n'auront pas le choix meme si j'admets volontiers la necessite de ces douloureuses reorientations du temps de travail dans le contexte actuel.Le Parisien : François Hollande critique le projet de prélèvement à la source du gouvernement, que lui répondez-vous?François Fillon : Nous sommes favorables au prélèvement à la source car il permet de réduire les coûts de recouvrement de l'impôt. Mais il n'a aucune incidence sur le montant de ce que l'on paye.>rappel: DSK s'y est essayé sans succès sous Jospin, renoncant a affronter les tout puissants syndicats du Tresor, SNUI etc..., et sur ordre de Chirac, cette belle promesse de 2002 a été discretement enterree par Raffarin.Voilà, voilà... Et vous faites toujours confiance a l'UMP pour les futures réformes du pays. Laissez moi rigoler!

Jacques Heurtault 22/12/2006 14:13

Il me semblait que le taux des prélèvement obligatoires était plus élevés ... De l'ordre de 47% ...

totor 22/12/2006 13:01

Suppression des baisses d'impôt et du bouclier fiscal, création d'une nouvelle CSG pour les retraites, de nouvelles taxes pour les entreprises... Rappel: Sous le gvt actuel, les prelevements obligatoires sont passés de 43.1 a 44%, en faisant basculer de surcroit ces prelevements de l'impot sur le revenu vers les prelevements decentralisés non progressifs. Parallelement, presque rien n'a été entrepris pour ameliorer l'efficacité des services de l'Etat et les bijoux de famille (autoroutes etc...) sont bradés (il a meme fallu une intervention de la Cour des Comptes pour que le prix des autoroutes soit revu a la hausse, ce qui n'a pas empeché les acquereurs, notamment le richissime Bernard Frere, de se gaver en moins d'un an des plus values dues à la sous estimation de leur valeur. La logique de la droite consiste a asphyxier les services publics plutot que d'affronter la partie la plus reactionnaire de la FP.

François Fillon : Au lieu de dire la vérité aux Français sur le décrochage économique enclenché depuis 25 ans et qui nous a conduit de la 9° à la 17° place mondiale au titre de la richesse par habitant, les socialistes préfèrent l’usage intensif de la morphine fiscale. Il faut à tout prix éviter les réformes, les changements, les traitements au fond du mal français.

>Certes, mais la droite y tient une responsabilité au moins aussi conséquente que la gauche
 

Le Parisien : Le fait que Jacques Chirac se soit fait élire sur un programme de baisse d'un tiers de l'impôt sur le revenu et de baisse des prélèvements obligatoires - très partiellement appliquées- ne vous sape-t-il pas définitivement votre argumentaire?
La baisse des impôts doit bien être réelle puisqu'une des premières propositions de François Hollande est de revenir dessus.

>Cf ce que j'ai raconté ci dessus.

Cette stratégie fiscale est à l’opposé de celle que nous proposons à l'UMP. Nous considérons que la priorité est à la réduction de l’endettement que nous voulons faire repasser en dessous de la barre des 60% du PIB et du déficit qui doit être strictement destiné à financer les dépenses d’avenir.

>Ce doit etre pour cela que:
- les prelevements obligatoires ont augmenté
- le prgm de l'UMP est evalué à 40 milliards d'euros, soit peu ou prou le meme cout que celui du PS
- aucune reforme de l'Etat (autre que celle de papier de la LOLF) n'a été entreprise...


Le Parisien : Et l'idée d'une CSG-retraite semble vous hérisser le poil...François Fillon : C’est la démonstration la plus éclatante de l'irresponsabilité du Parti socialiste. Au lieu de traiter sérieusement la question des retraites en prenant en compte l'allongement de la durée de la vie et en partageant cette dernière entre le travail et la retraite, comme l’ont fait tous les européens sans exception, il préfère faire payer les salariés et les entreprises, c'est-à-dire in fine les consommateurs, plutôt que de réformer les régimes spéciaux et d'allonger la durée des cotisations. Vouloir comme les socialistes revenir sur l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans prévue par la loi en 2008 conduirai à la faillite de notre système de retraite. L’augmentation des cotisations ou la création d’une nouvelle CSG ne sont pas des solutions viables car elles conduiront à la réduction de l’offre d’emploi en France et donc à la diminution du nombre des cotisants. Perte de pouvoir d’achat, recul de la compétitivité et remontée du chômage, voilà ce qui nous attend avec le programme du Parti Socialiste.

>Certes, et l'UMP avec une semi reforme qui ne resout pas la moitié des problemes, s'est offerte une maxi crise sociale, alors qu'il faudra en rajouter une grosse couche pour obtenir le reel financement des retraites...
Le Parisien : Le PS revendique un Smic à 1 500 euros mensuels, ça devrait relancer le pouvoir d'achat?François Fillon : Depuis 2 002, nous avons augmenté le Smic de 17%. C’est beaucoup plus que ce que proposent les socialistes. Force est de constater que cela n’a pas résolu la question du pouvoir d’achat et a conduit à un écrasement de la hiérarchie des salaires. Que veut on ? Que la moitié des français soient au SMIC ? Nous, nous proposons de travailler plus pour gagner plus. En libérant les heures supplémentaires, en permettant aux salariés de choisir entre la RTT et du pouvoir d’achat supplémentaire.

> Pipot: les francais ne choisiront rien du tout, ils n'auront pas le choix meme si j'admets volontiers la necessite de ces douloureuses reorientations du temps de travail dans le contexte actuel.

Le Parisien : François Hollande critique le projet de prélèvement à la source du gouvernement, que lui répondez-vous?François Fillon : Nous sommes favorables au prélèvement à la source car il permet de réduire les coûts de recouvrement de l'impôt. Mais il n'a aucune incidence sur le montant de ce que l'on paye.

>rappel: DSK s'y est essayé sans succès sous Jospin, renoncant a affronter les tout puissants syndicats du Tresor, SNUI etc..., et sur ordre de Chirac, cette belle promesse de 2002 a été discretement enterree par Raffarin.

Voilà, voilà... Et vous faites toujours confiance a l'UMP pour les futures réformes du pays. Laissez moi rigoler!

Jacques Heurtault 22/12/2006 14:11

FP? What is it?Je suis favorable à la "flat tax", c'est à dire à la supression de toute progressivité des taux de prélèvement (notamment l'impôt sur le revenu et l'impôts de solidarité sur la fortune). Je suis, pareillement, favorable à toute dégressivité des aides, à toute barèmisation des interventions.Je préfère le système de l'abattement forfaitaire sur l'impôt dû (une même somme pour chaque personne à charge). C'est un puissant pas vers l'allocation d'existence.Le bradage des autoroutes ne concernent que les droits d'exploitation. En aucun cas la propriété des terrains et encore moins la propriété des ouvrages d'art ... Il faut donc relativiser la notion de "bradage".  

Jean-Pierre 22/12/2006 10:25

Il est évident que Fillon (et donc Sarko) a raison. Il est possible aussi qu'avoir raison n'ouvre pas la route vers l'Elysée et que Ségolène bénéficie de notre peur à tous de la nécessité de bouleverser le système français. On le voit bien avec les propos tenus par Sergiozz et beaucoup de ses émules : « Tout va mal, mais surtout ne changeons rien, ou alors en faisant ''La Révolution'' »

Jacques Heurtault 22/12/2006 12:39

J'ai, personnellement émis une réserve sur le "travailler plus pour gagner plus" dans une réponse à un commentaire de Sergiozz!Pour des raisons statistiques, Ségo a plus de chance de gagner ... Sera-t-elle la rassembleuse des audacieux ou la rassembleuse des frileux? C'est à elle de le dire et de prendre position .... François Hollande est en train de lui savonner la planche! Incroyable ...

Infreequentable 22/12/2006 09:55

@ Jacques Heurtault : Normalement, il y aura une nette diminution de votre impôt, pour peu que vous gagniez un peu d'argent de votre activité professionnelle et payez précédement de l'IR...
Pour ceux qui n'en payaient pas (la moitié des français), pas vraiment de changement. Pour ceux qui vivaient des revenus de leur patrimoine, notamment immobilier, la baisse va être nettement plus sensible.
Quant aux hauts revenus, ils ne verront pas la différence, ou alors très marginalement.... La seule inconnue, restera le "bouclier fiscal". Va-t-il fonctionner ? Les avis et simulations divergent !.. Justement à cause des taxes locales !
Quant à notre "Johnny national", c'est vrai qu'il est taxé un maximum, justement à un moment où il a besoin d'argent pour rebondir (un spectacle, un disque, ça coûte très cher quand on atteint son niveau de notoriété... Souvenez-vous de Azanavour, de Polnareff, Adjani et tant d'autres). Ce pays n'aime décidément pas "les riches", même s'ils sont talentueux. Pour vivre heureux en France, il faut rester "petit", caché et surtout ne pas faire de bruit...
Tout le contraire de nous, qui tentons de nous exprimer et de faire toujours plus de bruit pour dire que tout cela est aberrant ! Bon courage, Monsieur Heurtault !

Jacques Heurtault 22/12/2006 12:30

Merci! Il faut effectivement du courage et m^me de la ténacité ...Vous semblez bien connaître ce sujet. J'aimerais bien que vous proposiez des solutions de réforme ... sur votre blog et sur le mien si vous le souhaitez. Il vous est ouvert sous la forme d'un article qui serait signé de votre nom ou pseudo.

Infreequentable 22/12/2006 09:46

@ Sergiozz : Tout à fait vrai ! Je n'ai jamais vu autant de fric qui se promène... Parfois, on ne sait même plus quoi en faire ! Aberrant...
De là à le "refiler" aux "travailleurs" (qui l'ont pourtant généré), il y a un gouffre : peur des effets de "cliquet" des dorits acquis, peur des retournements de conjoncture, frilosité... Du coup, cet argent va à la bourse qui monte qui monte plus vite que la croissance, plus vite que la productivité, plus vite que les créations de richesse (avec les dangers d'une bulle explosive à venir) ou dans l'immobilier qui flambe et flambe, rendant toujours plus pauvre les "pauvres" (et les "classes moyennes" véritables moteur du pays parce qu'elles peuvent se projeter dans un avenir qu'elles ne maîtrisent pas tout à fait)...
C'est bien toute l'ambiguïté de ce début de siècle et les élections à venir, avec leurs visions tragiquement opposées de ce que sera les 5 prochaines années, n'arrangent pas la "nécessaire clarification" des enjeux et avenirs... Alors qu'il est fort probable, que "Rupture douce" ou "Désirs d'avenir" nous feront, l'un et l'autre, une politique sociale-démocrate de centre gauche ou droit selon le cas, qui ne changera guère les fondements de notre économie !
C'est la vie !

Jacques Heurtault 22/12/2006 12:26

Et que diriez vous d'un impôt sur le patrimoine dont l'assiette serait TOUT ce que possède une personne (physique ou morale) et dont le taux ne pourrait pas dépasser 0,1%? Je dis bien TOUT ce que possède .... Ca a des conséquences sérieuses .... même si le taux paraît faible.Du total de cet impôt primaire, on déduirait :1. La taxe d'habitation2. La taxe foncière3. la taxe professionnelleSi le solde s'averait négatif, c'est le Trésor qui rembourserait la différence ...C'est une de mes propositions audacieuses.Qu'en pensez-vous, tous? 
 

sergiozz 21/12/2006 21:57

le slogan de Fillon et de Sarko : "travailler plus pour gagner plus", c'est de la poudre aux yeux. tout le monde sait bien que ce ne sont pas les salariés qui peuvent choisir le nombre d'heures travaillées dans l'entreprise Justement, le plus gros problème, ce sont les contrats en CDD qui se multiplient et souvent en temps partiel avec une répartition des heures sur la journée souvent aberrante. On nous bassine avec les déficits alors que les riches deviennent de plus en plus riches et que des salariés sont obligés de loger dans des campings en banlieue parisienne. Quand un politique aura le courage de prendre de vraies mesures pour réduire l'écart entre les hauts revenus et les bas revenus par une meilleure répartition des richesses. Du pognon, il y en a en France et qu'on nous dise pas que le pays est ruiné, ce n'est que de la propagande de ceux qui veulent garder la richesse pour eux.

Infreequentable 21/12/2006 18:08

L'autre tactique du PS consiste à faire rêver les électeurs à des "désirs d'avenir", pendant qu'en deuxième rideau on annonce la recette....
Ca reste du marketing politique assez creux mais tellement significatif du niveau intellectuel dont les élites créditent le citoyen électeur (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-4953103.html ).
Il n'empêche, les "comptes" sont tellement mauvais qu'il faudra bien tôt ou tard un "remède de cheval". Le PS semble, dans sa logique du navire qui coure sur son erre, tenir le cap du "temps au temps" et repousser indéfiniment le processus de redressement (quitte à repasser la patate chaude aux adversaires, ce que eux-mêmes on fait pour la recevoir, après l'avoir déjà refilé : Ca dure depuis le Rapport Rocard, son livre blanc)... Monsieur Fillon semble nous dire qu'avec lui, on tond les moutons pour ramener les déficits à une part "normale" (critère de Maastricht, mais pourquoi pas un autre ?) avant de redistribuer sous forme de baisse des impôts la "création de valeur" à ses créateurs !
C'est bien deux visions qui se dessinent : L'un coupe le souffle, l'autre promet de continuer à paupériser toujours plus pour "redistribuer toujours plus"...
Devinez qui va être élu ? Car de la France, dans tout ça, ma foi... Elle fuit vers l'étranger (stars, grandes fortunes, entrepreneurs, employeurs, outils de travail, richesses) laissant une situation financière lamentable après en avoir bien profité : Rendez-vous en 2012... (Si on tient jusque là)

Jacques Heurtault 21/12/2006 19:51

Il est clair que Ségolène Royal part avec plus de chance de gagner car, depuis la première alternance en 1981, il y a toujours eu alternance à chaque renouvellement de la "tête" (Président ou Assemblée Nationale)  sauf en 1995 car, à cette date les socialistes n'étaient pas encore remis de la raclée qu'ils avaient pris en 1993.L'idée de la patate chaude est excellente ... Ne pas oublier cependant que, à force de la refiler, il se produit deux phénomènes :1. La patate refroidit2. Elle se désagrège.Je suis plus réservé sur "l'affaire Johnny". J'ai envie de lui donner raison. Il dit que 70% de ses revenus passent en impôts. Il me faudrait des détails pour comprendre. Le fait est que les taux progressuifs de l'Impôt sur le revenu sont aberrants.On doit quand même remercier le gouvernement en place d'avoir fait cette réforme de la vérité. Il n'y a plus, désormais, d'abattement de 20% mais les taux baissent. Le maxi est à 40% ... J'ignore de quelle manière je vais être personnellement touché. Je constate que depuis que Monsieur Martin est devenu maire de Nogent, mes impôts locaux sont supérieurs à mes impôts sur le revenu. Ca ne me parait pas tout à fait normal ...Cependant je suis d'accord pour payer des impôts à condition qu'ils soient utilisés sans gaspillages!