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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Alain Juppé soutient Nicolas Sarkozy

11 Janvier 2007, 23:52pm

Publié par Jacques Heurtault

Alain Juppé soutient Nicolas Sarkozy. Il donne lui-même les raisons de son soutien sur son blog. J'ai pris la liberté de les reproduire sur mon blog, comme je le fais pour tout texte majeur susceptible de peser dans le débat.

Début de citation :

"Vous êtes nombreux à me dire, par courriel, par lettre, au hasard d’une rencontre : « Il faut vous présenter à la prochaine élection présidentielle ! »

Vous répondre que je n’y ai jamais pensé serait mentir.

Quand on a consacré, comme je l’ai fait, une grande partie de sa vie professionnelle à l’engagement politique, quand on a exercé de lourdes responsabilités publiques, il est naturel d’éprouver ce désir. Tout simplement pour accomplir sa tâche jusqu’au bout et tenter de concrétiser ses idéaux.

Les circonstances ne me permettront pas d’entrer dans la course.
Ecarté, par ma faute, des premiers rôles de la scène politique nationale depuis plusieurs années, je ne me sens pas en situation de me lancer dans la compétition avec quelque chance de victoire. Et à quoi servirait une campagne de témoignage, sinon à jeter le trouble dans ma propre famille politique ?

Est-ce à dire que je ne m’engagerai pas dans le débat qui s’annonce ? J’ai trop ancrée au fond de moi la passion de mon pays pour me retirer sur l’Aventin.
J’ai envie d’exprimer moi-même, et d’entendre de la part des candidats, un certain nombre d’idées auxquelles je crois.

Et d’abord l’amour de la France. De ce qu’elle est, de ce qu’elle doit demeurer.
Je crois à la vertu de fidélité, y compris chez les peuples.
Je crois en une France fidèle à elle-même.
Fidèle à son histoire, à sa culture, à sa langue, à ses valeurs.
Fidèle au « modèle » économique et social qu’elle a construit au fil des décennies, c’est-à-dire à l’équilibre entre l’esprit d’entreprise et l’économie de marché, sources de toute richesse d’un côté, et, de l’autre côté, l’élan de fraternité et de solidarité, l’exigence de protection collective sans lesquels la volonté de vivre ensemble qui définit le sentiment national s’étiole. La recherche de cet équilibre est un combat de tous les jours. Mais elle fait la beauté de notre aventure commune.

Fidélité de la France encore à sa vocation européenne et internationale : faire entendre une voix libre, qui parle de paix, de coopération, de développement, de justice, de gouvernance mondiale plutôt que de confrontation ou de coercition.

France fidèle. France moderne. Qui pourrait nier que notre pays a besoin, dans certains domaines, de profonds changements pour s’adapter au monde nouveau ? Il a su le faire, et magnifiquement, tout au long de son histoire et notamment depuis un demi-siècle.

On voit bien aujourd’hui les défis à relever : remettre le travail à l’honneur ; diffuser dans notre société une vraie culture de responsabilité ; « agiliser » l’Etat ; donner la priorité à la formation des hommes et des femmes, notamment en dotant l’enseignement supérieur des moyens et de l’organisation qu’il mérite ; investir massivement dans la recherche… Sur ces questions et sur quelques autres, j’ai avancé des propositions dans le livre que je viens de publier : « France, mon pays. Lettres d’un voyageur ».

Il est un domaine où une rupture s’impose : le sauvetage de la planète. Nous savons que, si nous ne réagissons pas vigoureusement, le processus de destruction de la nature, de la vie et sans doute de notre Terre deviendra irréversible. Or nous avons la capacité de réussir. A condition de consentir, du local au global, à une révolution écologique de nos comportements. Je reviendrai plus longuement sur les voies et moyens de cette révolution, dans le cadre de la préparation de le Conférence de Paris qui doit se tenir à l’Elysée les 2 et 3 février prochain et dont le Président de la République m’a confié la coordination.

Voilà quelques-uns des sujets dont j’aimerai voir débattre les candidats à la prochaine élection présidentielle.

Dans ma famille politique, Nicolas Sarkozy s’est déjà exprimé sur certains d’entre eux. J’ai partagé plusieurs de ses analyses ou de ses projets : je pense à sa volonté d’organiser l’immigration de manière plus cohérente, en liaison avec les pays d’émigration ; à sa vision d’une fiscalité plus juste et plus incitative ; ou encore à ses propositions pour sortir l’Union européenne de la crise d’identité où elle est plongée. Je me suis réjoui de voir l’évolution de sa pensée sur la manière de débloquer le modèle français d’intégration ou sur l’avenir de notre protection sociale. Il lui appartient maintenant de préciser son projet présidentiel, par exemple : sur le fonctionnement de nos institutions, sur le nécessaire effort de défense de la France ou sur la spécificité de sa politique étrangère.

Le choix d’un candidat, c’est le choix d’un projet. C’est aussi le choix d’une personne.
Je connais bien Nicolas Sarkozy, depuis longtemps. Je connais ses forces et ses faiblesses, comme il connaît les miennes. J’apprécie sa capacité d’agir. Il en a fait la démonstration depuis 2002. C’est un atout majeur pour conduire une grande Nation dans un monde turbulent.
Il y faut aussi la capacité de rassembler, qui implique le refus de toute forme d’intégrisme, le sens de l’écoute et le respect du point de vue d’autrui. Nicolas Sarkozy veut et peut rassembler.

Le temps du débat interne à notre famille politique est maintenant clos. Comme je l’ai affirmé à plusieurs reprises, ces dernières semaines, seul Jacques Chirac, du fait de sa fonction, ne saurait être tenu par des procédures de parti. S’il choisissait d’être candidat, une situation nouvelle serait alors créée, qu’il appartiendrait à chacun d’analyser.

Pour l’heure, l’UMP va se prononcer.
Pour ma part, et pour les raisons que je viens de dire, j’ai décidé d’apporter mon soutien à Nicolas Sarkozy.

9 Janvier 2007

Alain Juppé
Fin de citation.
Ce texte, on le voit, mérite une lecture attentive. Il s'agit d'un soutien mesuré et non pas d'un soutien inconditionnel dont la fonction est de se démarquer de la prise de position de Dominique de Villepin qui, lui - c'est lui-même qui l'a dit - , ne soutient pas le même Nicolas Sarkozy. Si Jacques Chirac se présente (je n'y crois pas beaucoup mais, sait-on jamais?), Alain Juppé soutiendra Jacques Chirac, lequel arrivera devant Nicolas Sarkozy (et de loin!). Si Jacques Chirac ne se présente pas, Dominique de Villepin pourrait se présenter. L'homme est assez buté, assez "raide", pour prendre le risque de torpiller la candidature de Nicolas Sarkozy au point de provoquer, de manière certaine, la défaite de la Droite républicaine face à Ségolène Royal en provoquant une dispersion des voix assurant, du même coup, la présence de Le Pen au second tour ...
 
A méditer!

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Infreequentable 17/01/2007 18:21

Alors à vendredi (si je n'ai pas la tête sous l'eau, écrasé sous ma compta ou la TVA ou un client qui veut tout et son contraire)

Jacques Heurtault 17/01/2007 18:51

Le client est roi! Moi, je suis républicain ...

Infreequentable 17/01/2007 15:56

Entendu : un peu à la bourre, mais je le ferai. Merci... Je reste un indécrotable béotien

Jacques Heurtault 17/01/2007 17:35

Quand vous voulez ... Je vous rappelle que je ne travaille pas le vendredi.

Infreequentable 16/01/2007 15:36

Merci pour vos "tuyaux" Monsieur Heurtault... Je ne cherche pas à faire de l'audience, mais juste "prendre date". Car parfois j'oublie (même mes codes pour accéder sur mon site : heureusement, la machine s'en souvient, mais quand je change de machine, je ne suis pas dans la m... !)...
Ma question était plutôt de savoir comment vous faites cette case "Allez-y" qui est à dans votre colonne de droite (autrement dit des liens vers d'autes sites et blog).

Jacques Heurtault 16/01/2007 16:16

Envoyez-moi votre téléphone par courriel. Il faut que je vous explique ça de vive voix.

Jean-Pierre 13/01/2007 14:20

Au contraire, Sarko vs LePen, j'y vais, Ségo vs LePen, j'y vais aussi.

Sinon, Ségo n'a pas encore gagné ma voix et encore moins aujourd'hui, au moment où FHollande nous annonce une augmentation des impôts. Là, je crie au secours. Ras-le-bol. Je pourrais être d'accord pour une augmentation à la seule condition de l'engagement à voter un budget en équilibre pour commencer et non plus en déficit systématiquement.

Jacques Heurtault 13/01/2007 15:04

Moi, je dis clairement non à toute augmentation de l'impôt sur le revenu. Je veux voir se mettre en place un impôt  strictement proportionnel avec un abattement à la base identique pour tout le monde, pour chaque personne vivant au foyer fiscal déclaré.Quoi qu'il en soit, il ne faut pas augmenter les im^pot pour couvrir le déficit du budget. Il faut diminuer les dépenses ...  J'observe avec intérêt que le budget de l'Etat qui était programmé pour être en déficit de 46 milliards d'Euros ne le sera, in fine, que de 38 milliards. Habituellement, c'est l'inverse! Il est programmé pour un déficit d'un certain montant, lequel s'avère, en définitive, être beaucoup plus élevé. Ce renversement de tendance est beaucoup rassurant.Aura-t-on un jour un parti de gauche moderne en compétition avec un parti de droite moderne?  

Daniel Heurtault 12/01/2007 17:38

L'intervention de Juppé dans la campagne présidentielle est un non évènement. Il est disqualifié à vie avec la casserolle qu'il traîne suite à son procès et c'est tant mieux!
Quant à une éventuelle candidature de CHIRAC, ça fait rigolé. En tout cas ça amuse la galerie et les médias. Moi je n'y crois pas non plus.
Sur un second tour du mëme tonneau que 2002, Jacques le sait, Chirac Le Pen; Sarko Le Pen; Villepin Le Pen...je ne me déplace pas, quelqu'en soit l'issue! et on sera deux mon épouse et moi!
Quant à un éventuel Fabius au 2ème tour .....je pouffe de rire!
C'est pour cela qu'il faut voter Ségolène Royale dès le premier tour.

Jacques Heurtault 12/01/2007 19:24

Qui sait? Je suis intimement convaincu que Chirac voue une HAINE viscérale à Sarkozy. Je le tiens de source très autorisée ... Si l'occasion,se présente, Chirac ne ratera pas Sarkozy ...Je crois que Fabius ne pourra pas prendre la décision de se présenter car il n'aura pas le rapport de force polittique pour le faire ... Toutefois, s'il se présentait, c'est parce qu'il aurait la conviction, à tort ou à raison, d'arriver devant Ségo! On a déjà vu des retournements spectaculaires de situation pendant des campagnes électorales ... Par exemple, à droite, entre Chirac et Balladur ... en 1995.

Infreequentable 12/01/2007 17:34

Moi aussi. Fidèle. Car j'irai encore voter comme on me dira de le faire (quoique... Je ne suis plus sûr de rien, finalement). Certainement pas inféodé : je n'irai pas coller ses affiches (et cracherai volontiers mon dégoût de l'usage qu'il fait du parti).
J'ai encore dû me tromper de planète : Je ne suis décidément pas fait pour ce Pays, notamment s'il est finalement élu à l'Elysée ! Arg...

Ego 12/01/2007 16:10

Je partage votre analyse des propos de Juppé. J'ajouterai simplement qu'il soutiendra le leader de l'UMP (si Chirac ne se présente pas), pas Sarkozy... La nuance est ténue mais elle est bien là ! 
Personnellement je regrette que les quetions économiqus soient une fois de plus écartées du débat : http://egocognito.over-blog.com/

Jacques Heurtault 12/01/2007 16:49

Elle est effectivement bien là! Juppé reste solidaire de son parti mais n'est pas inféodé à Nicolas Sarkozy.

bino 12/01/2007 14:47

A Infreequentable :
UMP - Union pour un Mouvement Populaire
Ce n'est pas tellement une Union Majoritaire Présidentielle... Ce sera peut-être le cas si Sarko est élu. On aura un parti de godillots...
 
 

Jacques Heurtault 12/01/2007 16:48

A l'origine, c'est à dire en 1997, pendant la campagne des élections législatives faisant suite à la dissolution de l'Assemblée Nationale, l'UMP voulait bien dire "Union pour la Majorité Présidentielle" (c'est à dire Union pour Chirac). Ce n'est qu'après que l'UMP est devenue Union pour un Mouvement Populaire ...

Jean-Pierre 12/01/2007 13:52

Ouais ! Un franc soutien du bout des lèvres... ;-)))

Fabius contre Chirac... Je reste couché. Ça serait à désespérer de la France et des Français :-(

Jacques Heurtault 12/01/2007 16:44

Je le pense aussi mais que voulez vous que l'on y fasse ... Je m'emplie à ce que cela ne se réalise pas.

Infreequentable 12/01/2007 11:20

En tout cas, dans cette hypothèse, le débat aurait une autre tenue, une autre allure, une autre stature : après tout, c'est bien ce que nous souhaitons tous, vous le premier.
(Je vous recite : excusez moi !)
PS : à propos, je ne sais toujours pas référencer un blog, comme vous savez le faire... Excusez-moi encore, décidément)

Jacques Heurtault 12/01/2007 12:04

Sauf que, Chirac face à Fabius ... je vote Chirac alors même que je n'avais voté pour lui en 2002 que par défaut, face à Le Pen. Chirac, en effet, à soutenu le OUI, alors que Fabius a soutenu le NON. Je reste cohérent ... : l'Europe d'abord car la France, sans l'Europe, n'a strictement aucune chance!
Pour référencer votre blog, je vous suggère les démarches suivantes (toutes ou séparément).- améliorer le look d'ensemble. Pour cela, choisir un autre modèle de présentation dans le chapitre "design" de votre administration.- laissez moult commentaires sur d'autres blogs car cela amène des visites sur le vôtre en retour si vous prenez la précaution de laissez votre adresse url comme vous le faites avec moi.- bien entendu, être tenace et méthodique ... Un article par jour si possible; en tout cas 4 ou 5 par semaine ...- ne pas laissez tomber la pâte! Allez sur des forums (en laissant votre adresse url) et en alléchant les lecteurs (leur donner envie d'aller voir votre blog; si ça les intéresse, ils reviendront spontanément)- prévoir au moins une heure par jour (de préférence deux heures) à la blogosphère ...- pas d'articles trop longs; pas deux sujets dans un seul article ...- une présentation aérée et une casse de caractères facilement lisibles.- réfléchir à la levée de l'anonymat ou choisir un nom "courant" (ou, alors, un label tonitruant, comme pour une publicité).

Infreequentable 12/01/2007 09:32

Et pourtant "Chirac réfléchit à un troisième mandat" titre Le Figaro de ce matin... La meilleure façon de torpiller la droite républicaine, certes, sauf si Sarkosy "s'efface" devant la désaffection des militants de l'UMP prévisible dans cette hypothèse (après tout, ça s'appelle : Union Majoritaire Présidentielle.). Et ils n'attendent qu'un signe... générateur d'un enthousiasme militant qui peut tout balayer. Par conséquent, il y a bien une "fenêtre de tir" dans les jours qui viennent.
Car le "Chi" peut encore battre "Ségo" : il a pour lui l'immensité de son expérience d'homme d'Etat par rapport à l'extrême faiblesse de celle de Ségolène... Même s'il cristalise désormais tout ce que la gauche et l'extrême droite exècrent par dessus tout : Quelque part, c'était la situation recherchée : le recul de la date du Congrès extraordinaire de l'UMP de décembre à dimanche allait dans ce sens.
Bref, la campagne va commencer à s'ouvrir : le PS s'est laissé promener en publiant son programme, en critiquant (gros travail d'analyse) le détail de celui de "Sarko" ! Le chemin est donc tracé. Restera au "Chi" à slalomer entre les écueils pendant les trois prochains mois.
S'il ne se sent pas capable de le faire, Chirac laissera "aux fauves" la France en pâture aux démagogies : ce serait un recul pour notre pays. S'il s'en sent capable, c'est 5 années de "surplace". Quel joli choix... :-(
Je vous le dis, faudra voter "Désirs d'avenir" quand même au 2° tour. Pour mon pays ! Quitte à être les moins nombreux...

Jacques Heurtault 12/01/2007 10:45

Et Chirac face à Fabius? Tout peut encore arriver ... C'est le jeu de la démocratie.

Daumont Jean 12/01/2007 00:53

   Je reste fidèle à mes pronostics : Chirac ne se représentera pas, mais il est normal qu'il attende le dernier moment pour le faire savoir, car alors il sera "mort" politiquement... Villepin, même s'il se présente, vaudra tout au plus 5 à 6 % : certes, il est "brillant", mais trop souvent déconnecté des réalités (il n'a d'ailleurs jamais été un "élu")... Sarkozy n'est pas un candidat idéal, mais il faudra taire les scrupules : c'est ce que fait avec sagesse Juppé, qui est certainement le meilleur "homme d'état potentiel", mais n'a malheureusement pas la "fibre populaire"... On n'échappera pas au duel "Sarko-Ségo" au  2ème tour

Jacques Heurtault 12/01/2007 10:42

J'espère bien que nous n'échapperons pas au duel Gauche de gouvernement  face à Droite républcaine! Je suis quand même inquiet ...