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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Angela Merkel dans Le Monde.

14 Janvier 2007, 19:56pm

Publié par Jacques Heurtault

Angela Merkel, Chancellière d'Allemagne, vient d'accorder une interview au quotidien Le Monde. Les propos sont nets, clairs ... exactement comme je les aime. Après tout ce que l'on a entendu au sujet de l'Euro, une mise au point ne peut être que la bienvenue!

Début de citation :

Le Monde : Après l'Italie, l'euro est mis en cause en France. Est-il à l'origine de l'inflation et de la détérioration du niveau de vie ?

Angela Merkel : Franchement, ce débat mené en France m'inquiète assez. L'existence de l'euro est liée à une décision commune que nous avons prise : avoir une Banque centrale indépendante. Il faut faire attention à ce que nos difficultés - l'adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mises de manière injuste sur le dos de l'euro. C'est une monnaie très dure, car elle laisse apparaître de manière très tranchée là où un pays est compétitif et là où il peut avoir des problèmes. C'est pour cela qu'il pourrait être tentant de faire des changements provisoires pour évacuer temporairement des difficultés. L'abandon du franc et du mark a été un pas considérable. Si nous voulons conserver la confiance dans l'euro, nous devons le laisser en dehors du débat politique, laisser à la Banque centrale son indépendance : c'est la position allemande très ferme (souligné par moi, J.H.) 

Le Monde :  En France, les candidats à la présidentielle tapent sur Bruxelles et Francfort. Avec la même Banque centrale et la même monnaie, l'économie allemande est en pleine expansion. Est-ce dû à votre talent particulier ou à la magie du gouvernement de grande coalition ? 

Angela Merkel :   J'ai observé avec souci que, pendant la campagne électorale italienne, l'euro a été le souffre-douleur. J'espère malgré tout que nous traiterons le sujet de manière raisonnable. L'Allemagne est entrée dans l'euro avec une parité élevée. Notre croissance aujourd'hui n'est pas due au fait que nous soyons spécialement chanceux avec l'euro, mais tient au fait que nous avons fait passer des réformes très difficiles. Nous avons transformé notre marché du travail ; beaucoup d'entreprises se sont restructurées. Nous avons eu un chômage très élevé : je me rappelle le temps où nous avons dépassé la barre des cinq millions, ce n'était pas une période facile. Pendant des années, les gens ont renoncé à des augmentations de revenus, les négociations salariales ont été très raisonnables pour renforcer la compétitivité de l'économie. Nous sommes récompensés pour ces efforts. Je ne veux donner aucun conseil à aucun pays, mais je pense que, dans l'ensemble, face à la mondialisation, on ne peut pas échapper à cette voie. Il ne faut pas discréditer à tort l'euro, car l'euro est un acquis immense pour les pays européens.

 Il y a des hommes politiques éclairés en France et en Allemagne qui ont dit que des pays qui ont la même monnaie ne s'enfermeront plus jamais dans des querelles. C'était un point de départ historique après la guerre. A l'époque, on en a rêvé. Nous y sommes parvenus et nous n'avons pas le droit de mettre l'euro en danger. 

Le Monde :  Nicolas Sarkozy veut un mini-traité, Ségolène Royal veut une Europe par la preuve, quelle solution préconisez-vous pour relancer le traité constitutionnel ? 

Angela Merkel : Je respecte le non des Français. Malgré tout, ce traité a beaucoup d'éléments qui prennent en compte les soucis des Français : qui fait quoi en Europe ? Est-ce que les régions doivent décider pour elles-mêmes ? Il permet aux Parlements nationaux d'interpeller l'Europe quand elle s'occupe de dossiers qui ne sont pas les siens. Nous devrions donc regarder attentivement ce traité, car il a beaucoup de bons éléments. Tout cela va de pair avec l'Europe concrète. C'est bien agréable de pouvoir passer les frontières sans passeport. Nous écarquillons les yeux quand nous devons payer avec une autre monnaie que l'euro dans un pays européen. Il y a tant de domaines où on ne peut pas se penser autrement qu'européen. Nous devrions nous imaginer un jour sans l'Europe et l'UE, ce serait un jour bien différent de celui que nous vivons. L'Europe souffre de son propre succès, on s'y est habitué, on se plaint, en Allemagne nous avons un dicton qui dit : "Quand la souris est repue, la farine a un goût amer." 

Le Monde :  Comment avancer sous votre présidence de l'Union alors que l'élection française n'aura lieu qu'en mai ? 

Angela Merkel :  La France a intérêt à ce que les choses avancent. Nous avons toujours des élections en Europe. Nous allons faire notre travail. Le débat énergétique ne dépend pas du résultat des élections françaises. Mais, en revanche, nous ne pourrons pas vivre dans cette Europe si nous ne parvenons pas d'ici à la présidence française, fin 2008, à trouver un moyen de repartir sur la Constitution : nous devons avoir une Europe capable d'agir, de savoir comment nous votons, quelle est la taille de la Commission. Chacun sait que l'Europe a toujours eu besoin de compromis, mais je veillerai à ce que l'Union ne fasse pas des choses inutiles, ne produise pas de bureaucratie et ne se saisisse pas de sujets sur lesquels elle n'est pas compétente. 

Le Monde :  Pensez-vous que vous aurez le temps d'ici juin d'obtenir un résultat, ou votre ambition se limite-t-elle à fixer une feuille de route pour permettre aux Portugais et Slovènes, qui prendront le relais de votre présidence, de continuer le processus ? 

Angela Merkel : Nous n'allons pas mener le projet à ce terme mais, si l'Allemagne peut commencer à trouver une solution, ce serait déjà important : nous allons mener des consultations confidentielles avec les différents Etats membres et leur demander très clairement les dispositions du traité qu'ils ne peuvent pas accepter. Nous verrons les points où nous devons peut-être apporter des modifications. Mais je rappelle que dix-huit Etats membres ont ratifié le traité, ils ne doivent pas être mis de côté. 

Le Monde : Est-ce que le couple franco-allemand conserve sa pertinence dans une Europe à vingt-sept ? 

Angela Merkel : Quand l'Allemagne et la France ont suivi une certaine ligne - non pas contre d'autres pays, mais avec -, cela a toujours permis à l'Europe d'avancer, et ce sera le cas dans l'avenir. Nous ne devons pas cacher les divergences ; quand nous nous sommes affrontés, de grandes parties d'Europe se sont également affrontées. Aussi la coopération franco-allemande est un élément central de la coopération européenne. Nous devons faire attention à ce que les plus petits pays ne pensent pas que nous voulons dominer, ce serait un mauvais point de départ. Mais l'Allemagne et la France doivent toujours essayer de trouver une position commune. J'y suis parvenu avec le président français dans plusieurs domaines, et cela n'a jamais été au détriment de l'Europe. Nous devrions faire attention à une deuxième chose qui a changé. Il ne faut pas considérer que les pays de l'élargissement sont seulement des pays qui ont besoin d'argent et qui ont du retard à rattraper. Ils peuvent aussi nous redonner une part d'enthousiasme pour l'Europe, ils nous enrichissent culturellement. Ces pays qui n'ont pas connu la liberté pendant un demi-siècle connaissent la valeur de la liberté, et nous ne devrions pas l'oublier. 

Le Monde :   Dans la campagne en France, les candidats, notamment Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, vont beaucoup regarder vers l'Allemagne. Comment allez-vous répondre aux différentes sollicitations ?

 Angela Merkel : Avec l'UMP, nous sommes dans la même famille politique. Je connais bien Nicolas Sarkozy, et nous nous soutiendrons peut-être en campagne électorale, c'est évident. En tant que chef de gouvernement, il est bon, cela dit, en Europe, qu'on ne reçoive pas seulement les candidats de la même famille politique, mais aussi ceux de partis concurrents. Donc, je ferai volontiers la connaissance de Ségolène Royal. De toute manière, nous dirigeons ensemble avec les partenaires qui remportent les élections. 

Le Monde :   L'Union dépend de la Russie pour son approvisionnement en énergie. Le temps est-il venu d'avoir une approche collective, ou préférez-vous des relations bilatérales avec Vladimir Poutine, comme vous l'avez fait jusqu'ici ? 

Angela Merkel :  Il y a une dépendance énergétique de l'Europe, entre autres vis-à-vis des livraisons russes. Le plus important, c'est la fiabilité, la confiance. En cas de problème, il faut d'abord consulter l'Europe pour éviter des surprises. Sinon la confiance ne peut s'instaurer. Deuxièmement, les relations avec la Russie, en tout cas en Allemagne, passent surtout par les entreprises. Cela veut dire que, du côté de l'Union, nous devons nous mettre politiquement d'accord pour qu'aucun projet ne soit dirigé contre un autre Etat membre. Nous devons disposer d'un réseau d'échanges d'électricité et de pipe-lines et apprendre à devenir plus indépendants, c'est-à-dire augmenter les économies d'énergie et l'efficience énergétique.

Propos recueillis par Jean-Marie Colombani et Christine Ockrent (avec Cécile Calla et Arnaud Leparmentier)
Fin de citation.

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Arnaud Kurze 22/01/2007 22:20

"C'est avec le plus grand intérêt que j'ai lu la citation de l'entretien avec la chancelière allemande et le débat qui en découle. Permettez-moi de rassembler quelques pensées générales au sujet de l'Europe, de la France et notamment de l'Allemagne, vue que les commentaires - jusqu'à présent - se formèrent principalement autour d'une perspective très francophone.

Résidant en Bavière actuellement, je voudrais d'abord reprendre la partie suivante de notre chère Mme Merkel: "La France a intérêt à ce que les choses avancent. Nous avons toujours des élections en Europe." Cela me paraît très hypocrite, puisque l'Allemagne, elle aussi, ne devrait ignorer sa résponsabilité et faire preuve d'un engagement convaincu envers l'Europe. Or, la présidence allemande - bien qu'elle ne vienne à peine de commencer - repousse de manière (in)officielle le poids de sa propre responsabilité! Je trouve cela honteux!

Il va de soit que les institutions européennes sont très complexes et que le politique, par conséquent, peu transparent et d'une efficacité que l'on peu - par fois - remettre en question. Cependant, il faut noter que la structure fédérale allemande ressemble paradoxalement beaucoup à cet imbroglio européen. Ainsi, le moteur réformateur tourne toujours très au ralenti. Ce n'est donc pas surprenant que les plus grandes réformes furent accomplies au moment de la Grande Coalition, voir dans les années 60 et à l'heure actuelle! En se référant à la théorie systémique de Luhmann cela signifie que s'il y a une crise majeure, les institutions politiques permettent au système de trouver une issue aux problèmes afin d'éviter le chaos total. Pour ce qu'il en est des réformes présentes, il reste à voir si cette théorie tiendra la route, mais je pense qu'il faut toujours garder l'espoir!

En conclusion, j'estime que ce n'est ni à l'une (la France), ni à l'autre (l'Allemagne) de chercher la solution clé pour le débâcle politico-institutionel européen. Mais qu'il s'agit plutôt de songer à des alternatives, capables dans l'avenir, d'alléger les "douleurs de l'Europe" afin que l'ensemble des institutions puisse sortir renforcé de cette crise chronique."

Jacques Heurtault 22/01/2007 23:09

Bonsoir Arnaud!Fait-il froid en Bavière? L''exemple de la structure fédérale allemande est hyper intéressant pour le débat européen très franco-français. J'aimerais bien que tu développe quelques exemples caractéristiques allemands.Si tu veux bien de "fendre" d'un article, je le publierai volontiers sur mon blog.Gute Arbeit!
Post-scriptum : Ton épouse américaine de culture hispanique peut, elle aussi, d'y mettre! Il sera jugé intéressant par tous les lecteurs du blog! J'en suis certain.

jasmin 19/01/2007 23:50

En ce qui concerne la Turquie, l'actualité ne semble pas corroborer ton opinion.

D'autre part, que je subisse les influences des uns et des autres, c'est évident. Ce n'est pas ça que je voulais dénoncer.
Ce que je trouve totalement déplacé, ce sont ces mentors politiques qui une fois battus, donnent les consignes de vote à leurs électeurs. Comme si ces électeurs leur appartenaient. C'est ça que je refuse.

Pour ton explication sur la BCE....je vais y revenir demain. Pas bien compris ton cheminement, et là il se fait tard.

Bisous,

Jacques Heurtault 20/01/2007 00:24

Concernant la Turquie, tu as raison! Mais c'est un phénomène nouveau... La France, par l'action qu'elle mène à Bruxelles, a beaucoup contribué à ce changement.Par ailleurs, il tombe sous le sens que les "politiques" ne sont pas propriétaires des voix des électeurs. Toutefois, lorsque le désistement est sincère, la plupart des électeurs suivent la "consigne" ... C'est un fait constaté. Mais les choses peuvent changer!

jasmin 19/01/2007 18:06

@ Jacques,


Je me fiche tout particulièrement qu'untel ou qu'unetelle "m'appelle" à voter ça ou ça.
Je suis une grande fille maintenant. Je n'appartiens à personne.

Je lis, j'étudie les propositions et/ou le personnage et ensuite c'est "moi" qui avise.
Ca m'insupporte que certaines personnes prennent en otages les électeurs.

Jacques Heurtault 19/01/2007 19:21

Certainement, tu es une grande fille ... Mais tu fais comme tout le monde. Plus exactement, tu subis les influences des uns et des autres ... comme tout le monde (y compris moi, bien sûr!).Si, par exemple, tu lis que la Banque centrale européenne est indépendante du pouvoir politique et que tu ne veuilles pas cela, tu choisis de voter contre. Normal! Sauf sur un point : même si le NON l'emporte, la BCE sera indépendante car elle EST DEJA indépendante du fait des traités antérieurs. Autrement dit, le critère "BCE indépendante" n'est pas un critère pertinent pour émettre un vote positif ou négatif.Si, par exemple, tu ne veux pas que les 10 nouveaux pays membres (12 maintenant avec la Roumanie et la Bulgarie) adhèrent à l'Union, tu ne peux pas voter NON car ils sont déjà membres au moment où on te demande de voter! Or, on a dit et répété que voter OUI équivalait à permettre que la Turquie entre dans l'Union ce qui était un gros mensonge! Par contre, dans l'esprit de la majorité des concepteurs de ce projet, il est clair (et cela n'a pas été démenti, par personne) que la Turquie doit, à terme, intégrer l'Union ... dans le respect des procédures d'adhésion (qui, pour l'instant, sont l'unanimité des Etats-membres).

jasmin 19/01/2007 12:29

A ton sens Jacques :

Soit on vote "oui" pour un seul motif.
Soit on vote "non", pour deux extrêmes.

C'est ça ?

Jacques Heurtault 19/01/2007 15:44

Le Pen a appelé à voter NON, Besancenot aussi ... de Viliers a appelé à voter NON, Laguiller aussi....Il me parait évident que Le Pen ne gouvernera JAMAIS avec Besancenot ou Laguiller. Par contre, il pourrait gouverner avec de Villiers. Mais Le Pen + de Villiers, ça ne fait pas , très loin s'en faut, une majorité ... De même, Besancenot + Laguiller + tous ceux qui, à gauche, ont appelé à voter NON, ça ne fait pas une majorité.
Plus à fond : Le Pen et de Villiers sont sur des bases "souverainistes", tout comme Chevènement (mais, lui, il est à gauche). Il est normal qu'ils se prononcent pour le NON. Ils ne veulent pas d'Europe. Donc, si on leur propose quelque chose qui va dans le sens du renforcement de l'Europe (donc, moins de pouvoirs aux Etats-membres), ils se prononcent CONTRE. c'est logique et cohérent. 
Pour d'autres, tous à gauche à ma connaissance, ils veulent l'Europe mais avec un contenu social beaucoup plus avancé. Ils le disent eux mêmes : une Europe anti-libérale. Une sorte d'Union soviétique européenne ... Ils sont conscients qu'ils sont minoritaires, voire très minoritaires et, en plus désunis (pas capables de présenter un candidat unique pour l'élection présidentielle alors qu'ils sont tous d'accord pour qu'il y en qu'un!). Ils cherchent donc à infléchir les partisans de gauche qui sont pour le OUI  car ces derniers en ont besoin pour faire une majorité de gouvernement.

jasmin 19/01/2007 11:44

@ Jean Daumont,

Mr Daumont, j'ai lu le commentaire dont vous faites état. Il n'empêche que je ne le partage pas.
Ce qui ne veut pas dire que tous les nonnistes avaient parfaitement étudié leur décision. Pas plus que les ouiouitistes. Ce serait probablement très prétentieux.

Toutefois, je vous sais instruit, et je ne doute pas que vous pouvez imaginer qu'un pourcentage appréciable de nonnistes avaient mesuré le pour du contre.
Peu importe les éléments retenus pour exprimer leur décision.
Quant à la Turquie.....Dans les conversations que j'ai partagées, elle est très peu ressortie. Ce n'était pas l'enjeu essentiel.

Jacques Heurtault 19/01/2007 12:05

Les partisans du OUI peuvent envisager de gouverner ensemble (comme en Allemagne!). pour les partisans du NON, cela n'a aucun sens. Ils sont éclatés entre les deux extrêmes.

Daumont Jean 19/01/2007 10:08

Je conviens volontiers que mon "jugement" était trop péremptoire et ne s'appuyait pas suffisament sur une analyse approfondie, il est vrai difficile dans ce domaine...
Néanmoins, comme le fait remarquer un de vos commentateurs, le "Non" au référendum n'a pas été le produit d'une opinion bien construite et majoritaire, mais le résultat d'une conjonction confuse de refus : j'ai cité le mécontentement contre la politique gouvernementale...J'aurais pu citer également (autre insffisance de mon 1er commentaire...) l'hostilité à l'entrée de la Turquie, alors fortement en question, et dont des sondages (même avec les réserves habituelles sur une telle information...) montrait l'importance largement majoritaire...

Jacques Heurtault 19/01/2007 12:03

Il est certain, effectivement, que les concepteurs du projet de Traité étaient majoritairement POUR l'entrée de la Turquie. Moi, j'y suis résolument opposé!

jasmin 19/01/2007 09:14

@ Vinz

Bin voilà, c'est aussi simple que ce que vous dites.

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:56

Sauf que ce NON va provoquer d'autres problèmes bien plus graves. Les Roumains, par exemple, ne veulent pas admettre qu'ils puissent ne pas avoir leur commissaire .... Or, une Commission composée de 27 membres, ça ne peut pas marcher ...

vinz 19/01/2007 08:54

Monsieur Heurtaut, pourquoi toujours vouloir rechercher les motifs d'un choix dans une élection (surtout un référendum) où la réponse est OUI ou NON et non pas "OUI tout à fait", "OUI mais", "NON pas du tout", "NON sauf si...". Si Le Pen fait 20%, cela ne veut pas forcément dire qu'il y a 20% de fachos purs et durs dans le pays (quoique!?!). Quand vous allez voter pour Ségolène, on se moque de savoir si c'est pour ces beaux yeux, son brushing ou sa politique familiale... Mettez-vous une bonne fois pour toute dans la tête que le peuple souverain a répondu à la question qui lui était posé et REJETTE le TCE tel qu'il lui était présenté.

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:50

Oui, je me suis déjà mis ça dans la tête! Merci!J'en conclus que 90% des clauses du TCE sont donc en vigueur (puisqu'elles l'étaient déjà avant!) et que, par contre, les clauses protectrices nouvelles qui était proposées ne sont pas en vigueur ... Pas sûr que les voteurs du NON aient bien compris ça! 

jasmin 19/01/2007 00:02

@ Marc d'HERE,

"Ce nouveau vote ne pourra pas intervenir sur un texte qui ajouterait des éléments (....) Mais le nouveau texte pourra supprimer certains paragraphes, de façon à tenir compte de certaines susceptibilités".

Fichtre !! Tant qu'il y a de l'eau à la mer....buvons.
Mais c'est aussi grave dans un sens que dans l'autre, ne trouvez-vous pas ?
Ségolène nage en marée montante ou descendante ?
Moi, je vais m'installer sur la plage et attendre....

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:43

Sur la plage? Près de Zuydecote? Il y fait froid en cette saison!

jasmin 18/01/2007 23:01

@ Jacques,

D'accord avec toi Jacques. Ne va pas penser que j'imagine "le peuple responsable" en tout état de cause lorsqu'il vote. Jean Daumont n'a pas tort quand il soulève le peu de lecture du TCE. C'est clair. Toutefois, je ne fais pas partie d'une quelconque "élite", comme tant d'autres gens d'ailleurs. Ceux avec qui j'ai discuté de ce "non" ou de ce "oui" au TCE, étaient très bien informés sur le contenu des clauses qu'ils défendaient ou réprouvaient et avaient une bonne analyse de l'ensemble, même si nous n'étions pas toujours d'accord entre nous. C'est ça qui m'a impressionné. Très enrichissant en tous cas.
Ce n'est pas ce que Mr Daumont traduit.

Tu vois Jacques, il y a ce qui se dit ici et puis....ce qui se dit là-bas. L'écho n'est pas toujours synchronisé.
Mais j'ai la chance de pouvoir l'exprimer sur ton blog et certains m'ont demandé de le faire pour eux.
(ils ne parlent et n'écrivent pas forcément en français)

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:42

"Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà!". Je ne me souviens pas qui a ditcela, mais il avait raison ...Tes interlocuteurs ont-ils bien compris que 90% du projet de traité sont déjà en vigueur? Il n'y a guère que la partie III du traité méritait un débat approfondi avant de prendre une décision. Il est clair qu'il faut aller plus loin sur le terrain de l'Europe sociale.N'hésite pas à défendre le point de vue de tes amis ... Tu peux même en mettre une traduction en flamand et les inviter à lire le blog ou bien les inviter à rédiger en flamand et traduire ensuite ... Tout est possible comme aurait dit Marceau Pivert, en 1936! Mais c'était faux  ...mais c'était en 1936!

jasmin 18/01/2007 19:29

@ Jean Daumont,

Je ne suis pas du tout d'accord avec votre interprétation du "non" au TCE.
J'ai énormément échangé avec, entre autres nos partenaires Belges et Allemands. Vous ne traduisez absolument pas leur état d'esprit.
Vous avez l'air de prendre les électeurs pour des frileux peut être ignorants ...peut être bornés....mais ils n'en sont pas.
Je regrette Mr Daumont, votre jugement péremptoire est erroné. Mais c'est "votre" jugement.

Les Belges et les Allemands étaient furieux que leur vote ait été parlementaire et constatent une fois de plus, qu'ils ne sont ni écoutés, ni entendus par leurs politiques.
En Allemagne, il s'en est fallu de très peu pour que le "oui" ne passe même pas au Bundestag.
Allez donc faire un tour en Pologne et dans certains pays de l'Est, mais pas dans la classe politique.
A moins que là aussi, le peuple n'y comprend rien...

C'est par crainte d'un "non" massif que d'autres pays ont suspendu à plus ou retardé ledit vote.

Jacques Heurtault 18/01/2007 22:22

Ton explication n'est pas fausse, Jasmin. Il y a juste un "petit" problème : les motifs de "non" des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Ils ne sont pas cohérents entre eux et ne peuvent produire une version unique et cohérente d'un autre projet de traité. Les grandes multinationales ont obtenues l'essentiel de ce qu'elles voulaient : un grand marché et ... rien d'autre! Surtout pas de structures politiques contraigantes à leur encontre. Or, c'est de ça dont l'Europe a aujourd'hui besoin.Cependant, en démocratie, il est impossible, il est même interdit de faire le bonheur des peuples contre leur gré. C'est bien ainsi! On va réfléchir à la suite à donner!

marc d HERE 18/01/2007 09:52

La proposition de Ségolène Royal de faire à nouveau voter les Français est juste. Ce qu'un vote populaire a fait, seul un autre vote populaire peut le défaire.
Ce nouveau vote ne pourra pas intervenir sur un texte qui "ajouterait " des éléments, sans quoi il faudrait faire revoter les 18 qui l'ont accepté .....Mais le nouveau texte pourra supprimer certains paragraphes (par exemple la partie III, déjà pour l'essentiel en vigueur!) de façon à tenir compte de certaines susceptibilités....Pour les 18, pas de problèmes...Qui peut le plus peut le moins....
Ce nouveau vote qu'elle annonce début 2009, serait  avancé, et dans la foulée de l'élection présidentielle qui verra forcément triompher un partisan du OUI......ne devrait poser aucune difficulté....
Restera à convaincre les Pays-Bas de faire de même et la Grande Bretagne  de l'accepter aussi.....là ce sera un peu plus difficile.....mais enfin on commence à voir une issue...

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:26

D'un point de vue constitutionnel, le parralèlisme des formes ne tient pas ... Un décret ne peut pas annuler une loi mais l'inverse est possible. La ratification d'un traité peut choisir deux voies :1. le vote au Parlement2. le referendumUne telle ratification est une LOI, en soi. Tout comme un projet de Loi peut être à nouveau présenté au Parlement si celui-ci l'a rejeté (délai : un an), un projet de loi autorisant la ratification peut être à nouveau soumis à la discussion selon la procédure la plus adéquate.Politiquement, il est soutenable (et, donc, je le soutiens!) que le Parlement peut se prononcer sur un même texte dès lors qu'il y a eu, dans l'intervalle, une nouvelle consultation populaire.Si la nouvelle Assemblée Nationale approuve le traité, cela voudra dire que le Peuple, qui vient tout juste d'élire cette nouvelle Assemblée Nationale, approuve ledit traité sauf à reconnaitre le concept ANTICONSTITUTIONNEL de mandat impératif!
Je maintiens donc mon point de vue!Bien à vous, Marc !

Alexandre 17/01/2007 22:07

Allons, Monsieur Heurtault... Jaloux ?
Entre nous, "sortir de l'euro" ne prend pas de gants avec les journalistes Colombani, Okrent, Elkkabach et Cie...
Quant à la hausse des prix liée à l'euro, ce n'est plus à démontrer, me semble-t-il...

Jacques Heurtault 17/01/2007 22:59

Si, justement, c'est à démontrer!  Ce n'est pas parce que un phénomène de dérive des prix se produit que le responsable en est l'Euro ... Le blog "sortir de l'Euro" soutient que la hausse du prix des places de cinéma (c'est vrai que ça a augmenté!) est dû à l'Euro! C'est tout simplement ridicule ...!Vous savez bien, si vous me lisez régulièrement, que je ne porte pas les journalistes dans mon coeur. Ce n'est pas pour rien si je les qualifie souvent de "journaleux de merde"!Jaloux que l'on ne parle pas de mon blog? Le fait est que l'on parle du blog "Sortir de l'Euro" et que ce sont les journalistes que vous décriez tant qui en parlent ... Alliance objective d'intérêts occultes?

Alexandre 17/01/2007 18:09

A Jean,
 

Naturellement qu’il n’y a rien de choquant à «confier éventuellement l'analyse et le vote d'un texte important à un Parlement qui a été "élu" ...démocratiquement... par le "peuple"...pour le représenter dans la gestion des affaires publiques... ».
 

Le problème c’est de constater un tel déphasage entre les élus et les mandants. Dans le cas du TCE, le peuple a voté NON à 55 %. Si les parlementaires l’avaient voté, le OUI aurait obtenu entre 95 et 98 %... C’est préoccupant pour la représentativité de nos élus.
 

Notre futur(e) président(e) serait bien avisé(e) de ne pas l’oublier : une élection même confortable ne lui donnerait pas carte blanche pour réviser ou « rattraper » le vote des Français…
 

Quant à dire : « En tout état de cause, le "peuple" n'a certainement voté en fonction d'une analyse attentive  du Traité… texte qui relevait d'une analyse parlementaire par des gens avertis en droit constitutionnel, comme l'ont compris les gouvernements de pays voisins ? », c’est aller un peu vite en besogne…
 

J’ai encore en tête le super gag réalisé en « micro caché » par la télévision allemande juste après la ratification allemande… Les parlementaires s'étaient fait piéger. Ceux qui avaient lu le texte étaient de l’ordre de 2 à 3 %. La plupart ne l’avaient même pas parcouru et se trouvaient dans l’incapacité d’en citer quelques articles majeurs… Une belle caméra cachée.
 

N’oublions pas non plus que certains pays avaient renoncé au référendum par crainte d’un vote négatif (suite à des sondages confidentiels).
 


 

A Jacques,
 

Vu et entendu à France-Europe-Express, une citation du site que vous connaissez bien : « sortir de l’euro » http://sortirdeleuro.over-blog.com
 

On peut y avoir accès sur http://france-europe-express.france3.fr/27357166-fr.php
 

51ème minute
 

Jacques Heurtault 17/01/2007 19:09

C'est marrant, tout de même, de voir que l'on cite des blogs mais jamais le mien! Serait-ce parce que je suis très critique à l'encontre des journalistes? J'ai, évidemment, parcouru le blog "sortir de l'Euro". Il y est dit que le prix des places de cinéma a augmenté à cause de lEuro! Itou pour le prix de l'essence !! Grotesque ....

Infreequentable 17/01/2007 18:03

Vous avez eu tort : Les annexes, surtout les derniers articles, étaient magnifiques. On y faisait notamment la liste des territoires exemptés d'application (à peu près tous sauf l'Europe des 6) et des procédures pour "sortir" quand un pays ne supportait plus "cette Europe là" (assez simple : il suffisait de le dire, de "négocier" durant deux ans et paf, c'était joué ! Bref, vraiment rien de contraignant en quoique ce soit !

Jacques Heurtault 17/01/2007 19:03

Ne pas oublier que bon nombre de ces annexes étaient déjà en vigueur avant le vote sur le Référendum ....Il faut en venir à un texte unique avec, pour tous, que de clauses communes. 

Daumont Jean 17/01/2007 16:51

J'ai lu avec attention le débat que Jacques Heurtault a eu la bonne idée d'initier avec cet interview de la Chancelière allemande Angela Merkel...
   Pour ma part, je pense que la "démocratie" ne se limite pas à des "votes directs" par le "peuple"  par voie de référendum,... et qu'il n'y a rien de choquant - au contraire - à confier éventuellement l'analyse et le vote d'un texte important à un Parlement qui a été "élu" ...démocratiquement... par le "peuple"...pour le représenter dans la gestion des affaires publiques... Et il est également évident que ni le "peuple" ni une assemblée ne détiennent une "vérité" absolue et intangible : l'Assemblée du Front populaire a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 ...et le "peuple" a voté la Constitution d'Octobre1946, qui n'a pas été un modèle de... démocratie, après avoir d'ailleurs refusé un 1er projet en mai 1946...
   En l'occurence, le "peuple" a voté "non" de justesse au référendum sur le Traité Européen ..., certains pour des raisons idéologiques, notamment "nationalistes" - il faut en convenir -... mais majoritairement pour des raisons conjoncturelles et internes n'ayant rien à voir avec le Traité Européen : il s'agissait de manifester par un vote de défiance son désaccord avec la politique gouvernementale (beaucoup ont alors pensé que, de toutes façons, le Traité serait adopté...). En tout état de cause, le "peuple" n'a certainement voté en fonction d'une analyse attentive  du Traité : qui osera affirmer qu'il a personnellement et intégralement lu ce texte particulièrement long et indigeste... qui relevait d'une analyse parlementaire par des gens avertis en droit constitutionnel, comme l'ont compris les gouvernements de pays voisins ?... 

Jacques Heurtault 17/01/2007 17:41

Je le reconnait humblement : même moi, qui suis un peu versé dans cette matière, je n'ai pas lu intégralement ce texte, en particulier les "annexes" qui ont fait couler tant d'encre (encore heureux qu ce ne fusse pas du sang!). Quand on pense que c'est sur la base de je ne sais plus quelle annexe que certains partisans du NON ont soutenu que le projet de TCE prévoyait le rétablissement de la peine de mort! J'en frémis encore de honte et de rage!

Jean-Pierre 17/01/2007 09:39

Puisque l'Europe est en panne (ou plutôt la discussion) voila un scoop :

Si vous voulez soutenir la candidature de Jacques Chirac :
http://www.jacques-chirac.org/

Je trouve ça assez dingue. Voilà un type qui est usé jusqu'à la corde et qui ne renonce pas, ni lui, ni ses amis. Ce genre de comportement restera toujours un mystère pour moi.

Jacques Heurtault 17/01/2007 12:24

Dans la mesure où de Villepin est H.S. d'une part et dans la mesure où il fait de son mieux pour que Sarkozy ne soit pas élu d'autre part, dans la mesure où il ne souhaite pas le succès de Ségolène Royal, il envisage très sérieusement sa proppre candidature.

Jean-Pierre 16/01/2007 16:50

Bien sûr, on en a tenu compte de leur avis. Je ne saisis pas votre ironie concernant le peuple qui ne comprendrait rien et les élites... Pour votre gouverne, je ne fais pas partie de l'élite. Et pourquoi ne pas plutôt nous dire ce que vous attendez de l'Europe ? Ça pourrait faire avancer le débat. Tout le monde n'est pas obligé de refuser l'Europe, non ?

Jacques Heurtault 16/01/2007 20:21

Allez Jean-Pierre! Allez Jean-Pierre!

Alexandre 16/01/2007 16:19

18 pays l'ont ratifié...
Parce qu'on n'a pas demandé leur avis aux peuples de ces pays... démocratiques. Serait-on à 18 ? Il est vrai que le peuple ne comprend rien à rien... Les élites savent ce qui est bien pour lui... n'est-ce pas Jean-Pierre ?
 

Jacques Heurtault 16/01/2007 20:20

Je répète : 90% des clauses de ce projet de traité sont en vogueur et l'était déjà avant le referendum. Les seuls 10% "nouveaux" allaient tous dans le sens d'un renforcement des pouvoirs du Parlement Européen et de la démocratie en général ...Un fait est un fait et les faits sont têtus!

Jean-Pierre 16/01/2007 15:36

Ne vous en faites pas Jacques, un plan B est prévu et le NON français va forcément obliger les autres pays à négocier un autre traité, voyons... :-(

En attendant, qu'est-ce qu'on fait, messieurs les nonistes ? Angela Merkel rappelle avec raison que 18 pays l'ont déjà ratifié, ce traité. Deux l'ont refusé. Restent donc 7 pays qui doivent se prononcer, y compris la Bulgarie et la Roumanie...

Jacques Heurtault 16/01/2007 16:19

Non, Jean-Pierre! La Roumanie et la Bulgarie ont déja ratifié car c'était une condition de leur adhésion ... Mais il reste bien sept pays qui doivent encore se prononcer ... Je ne suis pas sûr de la liste.  

Alexandre 16/01/2007 10:16

Bonjour Monsieur Heurtault,
Vous oubliez simplement que sur cette question précise du TCE, le OUI était minoritaire. Certes les tenants du NON ne formaient pas un groupe homogène, j'en conviens. Mais peut-on l'affirmer pour le camp du OUI ? Entre les européistes convaincus et la masse de ceux qui ont été endoctrinés par la campagne éhontée et à sens unique des médias... difficile de faire la proportion.
Au fait, à cette époque, on n'a pas entendu François Bayrou fustiger les médias sur le non respect des temps de parole accordés aux uns et aux autres. Faut dire que ça l'arrangeait puisqu'il en profitait....
Tout n'est jamais tout blanc ou tout noir, Monsieur Heurtault.
Bonne journée.
 

Jacques Heurtault 16/01/2007 11:15

Non, tout n'est jamais tout blanc ou tout noir ...Mais les partisans du OUI étaient d'accord sur un texte cohérent qui ne faisait que consigner sous forme intelligible (au moins pour les spécialistes) des dispositions qui ETAIENT DEJA EN VIGUEUR! Toutes les nouveautés allaient dans le sens d'un renforcement de la démocratie ... Le NON l'ayant emporté, ces dispositions nouvelles ne sont pas entrées en vigueur! Un comble ...La solution technique consistera probablement à séparer le vote purement technique de ratification des dispositions déjà en vigueur (le Parlement suffit) et les dispositions nouvelles qui peuvent et doivent faire l'objet d'un débat SEREIN, sans que le recours au referendum soit obligatoire.  

Alexandre 15/01/2007 23:16

Ah... le formidable démocrate qu'est Jacques Heurtault !!!
Le peuple n'a le droit de voter que si l'on est d'abord assuré qu'il votera "bien"...
Vous savez, Jacques, même si les résultats amènent un score supérieur à 50 % aux tenants du OUI, cela ne voudra pas dire que les électeurs sont d'accord avec TOUTES les idées des candidats.
On n'a jamais donné de chèque en blanc à un élu, quel qu'il ait été. Les revirements de situation sont légion dans notre pays. Le futur président serait bien inspiré de ne pas l'oublier. La popularité et l'adhésion aux thèses des candidats, ce sont deux choses bien différentes. Tous les élus en ont fait la triste expérience.

Jacques Heurtault 15/01/2007 23:47

Bonsoir Alexandre!1. Où et quand ai-je écrit que le peuple n'avait le droit de voter que si il votait bien?2. Je vais vous redire, brièvement car je l'ai developpé je ne compte plus le nombre de fois, que les partisans du NON n'avaient aucune cohérence entre eux ... Même pas au sein de la "gauche anti-libérale", là où on aurait pu croire qu'il y avait, justement, la plus grande cohérence interne possible. Pour preuve, ils n'ont pas été capable de se mettre d'accord sur un NOM alors qu'ils l'ont été sur un NON!3. Même pas, non plus au sein de la droite souverainiste dont j'ai toujours dit qu'elle avait le mérite d'une plus grande légitimité en ce sens que le projet de Traité Constitutionnel était clairement orienté vers la construction d'une Europe intégrée. Dans ces conditions il était normal qu'ils votent NON.4. On va élire un  Président de la République qui, constitutionellement, sera doté de pouvoirs certains. Dans une démocratie, le pouvoir n'appartient pas à la rue!

Jean-Pierre 15/01/2007 13:59

C'est un peu une pierre dans notre jardin. C'est vrai que c'est à la France de prendre ses responsabilités, vis-à-vis du traité européen et de se bouger un peu pour que les choses avancent.

Jacques Heurtault 15/01/2007 16:31

Personnellement, je défends la thèse selon laquelle si le résultat du premier tour permet l'expression des suffrages sur les candidats qui ont soutenu le OUI, un simple vote au Parlement devra suffire ... Si Le Pen arrive en tête ou bien si le partage entre partisans du OUI et partisans du NON n'est pas suffisament net, il faudra en revenir au referendum avec tous les risques que cela comporte ...