Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Dicours d'investiture de Nicolas Sarkozy

17 Janvier 2007, 19:23pm

Publié par Jacques Heurtault

Bien que ce soit un peu long, j'ai choisi de publier dans son intégralité le discours d'investiture de Nicolas Sarkozy. Je me suis simplement permis de placer en gras les passages qui ont le plus retenu mon attention et qui seront, à mon avis, autant de facteurs de différenciation avec la thématique de Ségolène Royal. Vous allez lire une version innachevée ... Je compte commenter, au fil du discours, les appréciations qui sont portées et les propositions qui sont faites ...

Bonne lecture studieuse!

Début de citation :

Discours de Nicolas Sarkozy
Congrès de l’UMP
Dimanche 14 janvier 2007



Mes chers amis,

Dans ce moment que chacun devine si important pour la France, si important pour l'avenir de chacune de vos familles, si important pour moi, plus que n’importe quel autre sentiment, ce qui m’étreint surtout c’est une émotion profonde. Cette émotion, j’aurais pu essayer de la qualifier, j’aurais pu l’exprimer dans un mot, j’aurais pu vous dire merci mais ce merci n’aurait pas été à la hauteur de ce que j’éprouve en cet instant. Il y a des sentiments qui sont si forts qu’il n’y a pas de mot assez grand pour les dire. Il y a des sentiments qui se ressentent tellement qu’on n’a pas besoin de les nommer.
Cette émotion qui me submerge au moment où je vous parle, je vous demande de la recevoir simplement comme un témoignage de ma sincérité, de ma vérité, de mon amitié.
A l’orée de cette campagne où pendant des semaines je vais beaucoup donner, beaucoup recevoir et, peut-être, beaucoup payer- je veux que chacun d’entre vous soit convaincu de la farouche détermination, de l’énergie infinie que j’irai puiser dans la part la plus profonde de moi-même pour faire triompher la cause qui nous unit tous. Je le sais aujourd'hui, je n'ai pas le droit de vous décevoir, pas le droit d'hésiter, tout simplement pas le droit d'échouer !
Toute ma vie j’ai rêvé d’être utile à la France, à mon pays, à ma patrie. Aujourd’hui vous venez de réaliser la première étape de ce rêve. Seule compte à cet instant l’espérance de la foule immense que vous formez, tendue vers un seul but : la victoire de la France. Seul compte l’enthousiasme de cette grande famille qui est la tienne Cher Alain Juppé. Sans toi et sans la victoire de Jacques Chirac en 2002 elle n’aurait jamais existé.
Oui, mes chers amis, tous ensemble réunis, unis, solidaires, tout devient possible.
A cet instant où pour moi tout change, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui m’ont fait rêver d’une autre destinée, d’une vie plus grande, d’un avenir plus passionnant. Ils ont été pour moi une source de réflexion, d’espérance, et même parfois de confiance.
Eux, ce sont les héros de la Résistance et de la France Libre, ces hommes avec lesquels j'ai fait mes premiers pas en politique, ces hommes qui venaient d'une époque où la politique s'était confondue avec le patriotisme et l'épopée. Ils avaient maintenu l'honneur de la France. Ils l'avaient reconstruite, ils l'avaient réconciliée avec l'Allemagne. Ils avaient fait l'Europe, fondé la Vème République. Ils avaient toujours été en avance sur leur temps.
Il m’ont appris, parce qu'ils le savaient mieux que quiconque, ce qu'était le gaullisme : non une doctrine que le Général de Gaulle n'avait jamais voulu mais une exigence morale, l'exercice du pouvoir comme un don de soi, la conviction que la France n’est forte que lorsqu’elle est rassemblée, la certitude que rien n'est jamais perdu tant que la flamme de la résistance continue de brûler dans le cœur d’un seul homme, le refus du renoncement, la rupture avec les idées reçues et l’ordre établi quand ils entraînent la France vers le déclin.
Ces hommes furent grands dans la guerre comme dans la paix. Ils avaient toujours fait ce qu'ils devaient faire.
Je veux rendre hommage à Jacques Chaban-Delmas, général de la résistance à 29 ans, au rêve si beau, si prémonitoire, de la Nouvelle Société. Son dernier grand combat politique fut pour moi le premier. J'avais 17 ans et l'impression de partir à la guerre. C'était la fin d'une époque, celle où le gaullisme ne pouvait plus appartenir à un parti.
Je veux rendre hommage à Achille Peretti, grand résistant, qui me confia mon premier mandat de conseiller municipal. Comme je veux dire mon amitié à Edouard Balladur qui m’a fait confiance en me donnant mes premières responsabilités ministérielles alors que j’étais si jeune encore. Je veux dire mon respect à Jacques CHIRAC qui en 1975 à Nice m'a offert mon premier discours.
Ils m’ont enseigné, à moi petit Français au sang mêlé, l'amour de la France et la fierté d'être français. Cet amour n'a jamais faibli et cette fierté ne m'a jamais quittée. Longtemps ce sont des choses que j'ai tues. Longtemps ce sont des sentiments que j'ai gardés pour moi, comme un trésor caché au fond de mon cœur que je n'éprouvais le besoin de partager avec personne. Je pensais que la politique n'avait rien à voir avec mes émotions personnelles. J'imaginais qu'un homme fort se devait de dissimuler ses émotions. J'ai depuis compris qu'est fort celui qui apparaît dans sa vérité. J'ai compris que l'humanité est une force pas une faiblesse.
J'ai changé.
J'ai changé parce qu'à l'instant même où vous m’avez désigné j'ai cessé d'être l'homme d'un seul parti, fût-il le premier de France. J'ai changé parce que l'élection présidentielle est une épreuve de vérité à laquelle nul ne peut se soustraire. Parce que cette vérité je vous la dois. Parce que cette vérité je la dois aux Français.
J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé. Je veux le dire avec pudeur mais je veux le dire parce que c’est la vérité et parce qu’on ne peut pas comprendre la peine de l’autre si on ne l’a pas éprouvée soi-même.
On ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n’a pas souffert soi-même. J’ai connu l'échec, et j'ai dû le surmonter.
On ne peut pas tendre la main à celui qui a perdu tout espoir si l’on n’a jamais douté. Il m'est arrivé de douter. N'est pas courageux celui qui n'a jamais eu peur. Car le courage c'est de surmonter sa peur.
Cette part d’humanité, je l’ai enfouie en moi parce que j’ai longtemps pensé que pour être fort il ne fallait pas montrer ses faiblesses. Aujourd’hui j’ai compris que ce sont les faiblesses, les peines, les échecs qui rendent plus fort. Qu’ils sont les compagnons de celui qui veut aller loin.
J'ai changé parce que le pouvoir m'a changé. Parce qu'il m'a fait ressentir l'écrasante responsabilité morale de la politique. Le mot "morale" ne me fait pas peur.
J'ai changé parce que nul ne peut rester le même devant le visage accablé des parents d'une jeune fille brûlée vive. Parce que nul ne peut rester le même devant la douleur qu’éprouve le mari d'une jeune femme tuée par un multirécidiviste condamné dix fois pour violences et déjà une fois pour meurtre. Dans son regard on lit l'incompréhension de celui qui ne comprend pas comment l'indicible a pu être possible. Je suis révolté par l'injustice et c'en est une lorsque la société ignore les victimes. Je veux parler pour elles, agir pour elles et même, même, s'il le faut, crier en leurs noms.
J'ai changé parce qu'on change forcément quand on est confronté à l'angoisse de l'ouvrier qui a peur que son usine ferme.
J'ai changé quand j'ai visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. Je me souviens, au bout d'un long couloir, d’une grande pièce avec des milliers de petites lumières et des prénoms d'enfants de 2 ans, de 4 ans, de 5 ans prononcés à voix basse de façon ininterrompue. C'était le murmure des âmes innocentes. Je me suis dit alors que c'était cela la politique : faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle.
J'ai changé quand j'ai lu à Tibhirine le testament bouleversant de frère Christian, enlevé puis égorgé par des fanatiques avec six autres moines de son monastère. Le GIA avait prévenu : « nous égorgerons ». On retrouva les sept têtes des moines suppliciés sans leurs corps.
Deux ans auparavant, cet homme de charité avait par avance pardonné à son assassin : « s'il m'arrivait un jour d'être victime du terrorisme, (…). Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui les enfants de l'Islam tels qu'il les voit (…). Et toi aussi l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui pour toi aussi je le veux, ce Merci, cet « A-Dieu » (…). Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis s’il plaît à Dieu notre Père à tous deux ! » Par son humanité immense, par sa volonté de rassembler les hommes le frère Christian fait honneur à la France laïque et républicaine.
A Tibhirine, j’ai compris ce qu'est la force invincible de l'amour et le sens véritable du mot « tolérance ».
A Tibhirine, le frère Christian m'a enseigné, par-delà la mort, que ce que les grandes religions peuvent engendrer de meilleur est plus grand ce qu'elles peuvent engendrer de pire, que les extrémismes et les intégrismes ne doivent jamais être confondus avec le sentiment religieux qui porte une part de l'espérance humaine.
Opposer ce sentiment religieux à la morale laïque serait absurde.
Nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienté et d’un patrimoine de valeurs spirituelles que la morale laïque a incorporé.  La laïcité à laquelle je crois, ce n’est pas le combat contre la religion. C’est le respect de toutes les religions.
J'ai changé quand j'ai rencontré Mandel, ce grand Français. J'avais voulu écrire sa vie pour réparer une injustice, pour changer le regard des autres sur cette destinée tragique. C'est mon regard sur la politique qui s'en est trouvé transformé. Georges Mandel avait la passion de la politique. En mars 1940, il est ministre de l’Intérieur.
Au milieu de la débâcle, il est l’un de ceux qui plaident pour la Résistance. Il est arrêté. Le 7 juillet 1944, des miliciens le tirent de sa prison et le font monter dans une voiture. Arrivé dans la forêt de Fontainebleau ils l’abattent d'une rafale de mitraillette.
Le 24 juillet, sa fille écrit à Pierre Laval : « Je suis encore bien petite et bien faible à côté de vous (…). Je veux vous dire, M. Laval, que je plains beaucoup votre fille. Vous allez lui laisser un nom qui marquera dans l'histoire. Le mien aussi. Seulement le mien sera celui d’un martyr."
Ce jour-là, la France s'appelle Claude Mandel. Elle a 14 ans, son père vient d'être assassiné non par l'occupant mais par des Français ennemis de la France.
La France, elle a 17 ans le visage de Guy Môquet quand il est fusillé : « 17 ans et demi… Ma vie a été courte ! Je n'ai aucun regret si ce n'est de vous quitter tous. »
La France, elle a 19 ans et le visage lumineux d'une fille de Lorraine quand Jeanne comparaît devant ses juges.


Elle a 32 ans et le visage d'un émigré italien naturalisé français, quand Gambetta quitte en ballon Paris assiégé pour organiser la résistance aux Prussiens.
La France, elle a 44 ans, le visage ensanglanté de Jean Moulin quand il meurt sous la torture « sans avoir livré aucun secret, lui qui les savait tous. »
Elle a 50 ans et la voix du Général de Gaulle le 18 juin 1940.
Elle a 56 ans, le visage noir d'un petit-fils d'esclave devenu gouverneur du Tchad et premier résistant de la France d'Outre-Mer. Elle s'appelle Félix Eboué.
Elle a 58 ans et le visage de Zola quand il signe "J'accuse" pour défendre Dreyfus et la Justice.
Elle a 60 ans, le visage d’un proscrit qui s’appelle Victor Hugo lorsqu’au commencement des Misérables il écrit : « Tant qu’il y aura sur la Terre ignorance et misère des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles ».
Elle a 77 ans et la force du Tigre quand Clemenceau déclare en mars 1918 : « Je continue à faire la guerre et je continuerai jusqu'au dernier quart d'heure car c’est nous qui aurons le dernier quart d'heure ! »
Elle a la voix, la figure, la dignité d'une femme, d'une mère, rescapée des camps de la mort qui s'écrie à la tribune de l'Assemblée : "nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année mutilent les femmes de ce pays". Ce jour là, elle s'appelle Simone Veil.
Elle a la voix d'un jeune prêtre français, l’abbé Pierre, qui à la radio un jour de l'hiver 54 lance aux hommes son appel pathétique : « Mes amis au secours. Une femme vient de mourir gelée cette nuit, à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol (…). Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure (…).
Elle a le visage, l’âge de Georges Pompidou quand il évite le pire en mai 68.
La France, elle a le visage, l'âge, la voix de tous ceux qui ont cru en elle, qui se sont battus pour elle, pour son idéal, pour ses valeurs, pour sa liberté.
Elle a le visage, l'âge, la voix de tous les Français qui ont au fond de leur cœur la conviction que la France n'est pas finie. Car elle n'est pas finie la France. Parce que dans mon cœur comme dans mon esprit, la France ne veut pas, ne doit pas, ne peut pas mourir.
A chaque fois qu’on l’a crue finie, elle a étonné le monde. A chaque fois elle s’est relevée. A chaque fois elle a su trouver en elle la force de ressusciter.
Ma France, c’est le pays qui a fait la synthèse entre l’Ancien Régime et la Révolution, entre l’Etat capétien et l’Etat républicain, qui a inventé la laïcité pour faire vivre ensemble ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas.
Ma France, c’est le pays qui, entre le drapeau blanc et le drapeau rouge a choisi le drapeau tricolore, en a fait le drapeau de la liberté et l’a couvert de gloire.
Ma France, c’est celle de tous les Français sans exception. C’est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy. Celle de Pascal et de Voltaire. Celles des cathédrales et de l’Encyclopédie. Celle d’Henri IV et de l’Edit de Nantes. Celle des droits de l’homme et de la liberté de conscience.
Ma France, c’est celle des Français qui votent pour les extrêmes non parce qu’ils croient à leurs idées mais parce qu’ils désespèrent de se faire entendre. Je veux leur tendre la main.
Ma France, c’est celle des travailleurs qui ont cru à la gauche de Jaurès et de Blum et qui ne se reconnaissent pas dans la gauche immobile qui ne respecte plus le travail. Je veux leur tendre la main.
Ma France, c’est celle de tous ceux qui ne croient plus à la politique parce qu’elle leur a si souvent menti. Je veux leur dire : aidez-moi à rompre avec la politique qui vous a déçu pour renouer avec l’espérance.
Ma France, c’est celle de tous ces Français qui ne savent pas très bien au fond s’ils sont de droite, de gauche ou du centre parce qu’ils sont avant tout de bonne volonté. Je veux leur dire par-delà les engagements partisans que j’ai besoin d’eux pour que tout devienne possible.
Bien sûr il y a la droite et il y a la gauche. Mes valeurs sont les vôtres, celles de la droite républicaine. Ce sont des valeurs d'équité, d’ordre, de mérite, de travail, de responsabilité. Je les assume. Mais dans les valeurs auxquelles je crois, il y a aussi le mouvement. Je ne suis pas un conservateur. Je ne veux pas d’une France immobile. Je veux l’innovation, la création, la lutte contre les injustices. J’ai voulu faire entrer ces idées dans le patrimoine de la droite républicaine alors même que la gauche les délaissait.

Commentaire  J. H. : On peut se demander, effectivement, si la gauche est encore en mouvement sur le plan des idées.

Mais au-delà de la droite et de la gauche, il y a la République qui doit être irréprochable parce qu'elle est le bien de tous. Il y a l’Etat qui doit être impartial. Il y a la France qui est une destinée commune.
Etre de droite c’est refuser de parler au nom d’une France contre une autre. C’est refuser la lutte des classes. C’est refuser de chercher dans l’idéologie la réponse à toutes les questions, la solution à tous les problèmes. C'est refuser de voir dans le contradicteur un ennemi mais un citoyen dont on doit entendre les arguments.
Ma France, c’est une nation ouverte, accueillante, c’est la patrie des droits de l’homme. C’est elle qui m'a fait ce que je suis. J’aime passionnément le pays qui m’a vu naître. Je n’accepte pas de le voir dénigrer. Je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans respecter et sans aimer la France. Je n'accepte pas qu'on veuille s'installer en France sans se donner la peine de parler et d'écrire le Français.
Je respecte toutes les cultures à travers le monde. Mais qu'il soit entendu que si on vit en France alors on respecte les valeurs et les lois de la République.
La soumission de la femme c'est le contraire de la République, ceux qui veulent soumettre leurs femmes n'ont rien à faire en France. La polygamie c'est le contraire de la République. Les polygames n'ont rien à faire en France. L'excision c'est une atteinte à la dignité de la femme, c’est le contraire de la République, ceux qui veulent la pratiquer sur leurs enfants ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française.

Commentaire J.H.
Je suis en accord total avec ces idées.



"Ma France, c’est une nation qui revendique son identité, qui assume son histoire. On ne construit rien sur la haine des autres, mais on ne construit pas davantage sur la haine de soi. On ne construit rien en demandant aux enfants d’expier les fautes de leurs pères.
De Gaulle n’a pas dit à la jeunesse allemande : « vous êtes coupables des crimes de vos pères ». Il lui a dit : « je vous félicite d’être les enfants d’un grand peuple, qui parfois au cours de son histoire a commis de grandes fautes ».
Au peuple de notre ancien empire nous devons offrir non l’expiation mais la fraternité.
A tous ceux qui veulent devenir Français nous offrons non de nous repentir mais de partager la liberté, l’égalité et la fierté d’être Français. Gardons-nous de juger trop sévèrement le passé avec les yeux du présent. Tous les Français durant la guerre n’étaient pas pétainistes. Les pêcheurs de l’île de Sein, les paysans du Vercors n’étaient pas pétainistes. Les paysans du Périgord qui cachaient au péril de leur vie les Juifs de Strasbourg n’étaient pas pétainistes. Tous les Français dans les colonies n’étaient pas des exploiteurs. Il y avait aussi parmi eux de petites gens qui travaillaient dur, qui n’exploitaient personne et qui ont tout perdu.
Français, prompts à détester votre pays et son histoire, écoutez la grande voix de Jaurès: « Ce qu’il faut ce n’est pas juger toujours, juger tout le temps, c’est se demander d’époque en époque, de génération en génération, de quels moyens de vie disposaient les hommes, à quelles difficultés ils étaient en proie, quel était le péril ou la pesanteur de leur tâche, et rendre justice à chacun sous le fardeau »
Pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Jaurès ?
Comment penser que l’on pourra un jour faire aimer ce que l’on aura appris à détester ? Au bout du chemin de la repentance et de la détestation de soi il y a, ne nous y trompons pas, le communautarisme et la loi des tribus. Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible. Je combats la loi des tribus parce que c'est la loi de la force brutale et systématique.
Il ne s’agit pour personne d’oublier sa propre histoire. Les enfants des républicains espagnols parqués dans des camps de réfugiés, les enfants des Juifs persécutés par la Milice, les descendants des camisards des Cévennes, les fils des harkis n’ont rien oublié de leur histoire. Mais ils ont pris, comme moi, fils d’immigré, la culture, la langue et l’histoire de la France en partage, pour pouvoir mieux vivre une destinée commune.
Face au drame algérien, Camus avait dit : « Les grandes tragédies de l’histoire fascinent souvent les hommes par leurs visages horribles. Ils restent alors immobiles devant elles sans pouvoir se décider à rien qu’à attendre. »
Attendre quoi ? Sinon le pire ?
Il avait ajouté : « La force du cœur, l’intelligence, le courage suffisent pourtant pour faire échec au destin ».
Pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Camus ?
Qui ne voit qu’une fois encore avec du cœur, de l’intelligence et du courage la clé de notre unité et de notre avenir est dans la République et dans la démocratie ?

Depuis le premier jour où elle est apparue dans notre histoire, la République est un combat toujours recommencé pour l’émancipation de l’homme. La République commence quand la politique cesse d’être au service de la volonté de puissance pour se mettre au service du bonheur des hommes.

Le but de la République c’est d’arracher du cœur de chacun le sentiment de l’injustice.
Le but de la République c’est de permettre à celui qui n’a rien d’être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent.

Le but de la République c’est que les chances de réussite soient égales pour tous. C’est que l’enfant soit éduqué, le malade soigné, le vieillard arraché à la solitude, le travailleur respecté, la misère vaincue.
Le but de la République c’est la reconnaissance du travail comme source de la propriété et la propriété comme représentation du travail.

La République de Jules Ferry n’était pas celle de Danton. Celle du Général De Gaulle n’était pas celle de Jules Ferry. Mais c’était toujours le même idéal poursuivi par des moyens différents. La République n’est pas une religion. La République n’est pas un dogme. La République est un projet toujours inachevé.
Si nous voulons que la République redevienne un projet partagé, il nous faut passer de la République virtuelle à la République réelle.
La République réelle, c’est la République qui ne se contente pas d’inscrire la liberté, l’égalité et la fraternité sur ses monuments, mais qui les inscrit dans la réalité de la vie quotidienne.
La République réelle ce n’est pas la République où tout le monde reçoit la même chose. C’est la République où chacun reçoit selon son mérite ou son handicap.
La République réelle c’est celle qui fait plus pour celui qui veut s’en sortir et qui fait moins pour celui qui ne veut rien faire et dont la société ne peut accepter qu'il vive à son crochet.
La République réelle ce n’est pas la République où il n’y a que des droits et aucun devoir. C’est la République où les devoirs sont la contrepartie des droits. Je propose qu’aucun minimum social ne soit accordé sans la contre-partie d'une activité d'intérêt général.

"Ma France, c’est une nation qui revendique son identité, qui assume son histoire. On ne construit rien sur la haine des autres, mais on ne construit pas davantage sur la haine de soi. De Gaulle n’a pas dit à la jeunesse allemande : « vous êtes coupables des crimes de vos pères ». Il lui a dit : « je vous félicite d’être les enfants d’un grand peuple, qui parfois au cours de son histoire a commis de grandes fautes ».Au peuple de notre ancien empire nous devons offrir non l’expiation mais la fraternité.. Gardons-nous de juger trop sévèrement le passé avec les yeux du présent. Les pêcheurs de l’île de Sein, les paysans du Vercors n’étaient pas pétainistes. Les paysans du Périgord qui cachaient au péril de leur vie les Juifs de Strasbourg n’étaient pas pétainistes. Français, prompts à détester votre pays et son histoire, écoutez la grande voix de : « Ce qu’il faut ce n’est pas juger toujours, juger tout le temps, c’est se demander d’époque en époque, de génération en génération, de quels moyens de vie disposaient les hommes, à quelles difficultés ils étaient en proie, quel était le péril ou la pesanteur de leur tâche, et rendre justice à chacun sous le fardeau »Comment penser que l’on pourra un jour faire aimer ce que l’on aura appris à détester ? qui réduit l'homme à sa seule identité visible. Je combats la loi des tribus parce que c'est la loi de la force brutale et systématique.Il ne s’agit pour personne d’oublier sa propre histoire. Les enfants des républicains espagnols parqués dans des camps de réfugiés, les enfants des Juifs persécutés par la Milice, les descendants des camisards des Cévennes, les fils des harkis n’ont rien oublié de leur histoire. Mais Face au drame algérien, Camus avait dit : « Les grandes tragédies de l’histoire fascinent souvent les hommes par leurs visages horribles. Ils restent alors immobiles devant elles sans pouvoir se décider à rien qu’à attendre. » Attendre quoi ? Sinon le pire ? Il avait ajouté : « La force du cœur, l’intelligence, le courage suffisent pourtant pour faire échec au destin ».Qui ne voit qu’une fois encore avec du cœur, de l’intelligence et du courage la clé de notre unité et de notre avenir est dans la République et dans la démocratie ? Depuis le premier jour où elle est apparue dans notre histoire, la République est un combat toujours recommencé pour l’émancipation de l’homme. Le but de la République c’est d’arracher du cœur de chacun le sentiment de l’injustice. Le but de la République c’est de permettre à celui qui n’a rien d’être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent. Le but de la République c’est que les chances de réussite soient égales pour tous. C’est que l’enfant soit éduqué, le malade soigné, le vieillard arraché à la solitude, le travailleur respecté, la misère vaincue.La République de Jules Ferry n’était pas celle de Danton. Celle du Général De Gaulle n’était pas celle de Jules Ferry. Mais c’était toujours le même idéal poursuivi par des moyens différents. La République n’est pas une religion. La République n’est pas un dogme. Si nous voulons que la République redevienne un projet partagé, il nous faut passer de la République virtuelle à la République réelle.La République réelle, c’est la République qui ne se contente pas d’inscrire la liberté, l’égalité et la fraternité sur ses monuments, mais qui les inscrit dans la réalité de la vie quotidienne.La République réelle ce n’est pas la République où tout le monde reçoit la même chose. C’est la République où chacun reçoit selon son mérite ou son handicap.La République réelle c’est celle qui fait plus pour celui qui veut s’en sortir et qui fait moins pour celui qui ne veut rien faire et dont la société ne peut accepter qu'il vive à son crochet.
Commentaire J.H.
Là, il y a un couac! Difficile de croire que N.S. inclut aussi le minimum vieillesse!

Suite N.S. "C’est celle où les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes salaires, les mêmes possibilités de carrière, la même considération.
C’est celle où les mères qui veulent travailler peuvent faire garder leurs enfants, où la maternité n’est pas un handicap pour la vie professionnelle, où les années consacrées à l’éducation des enfants sont prises en compte dans le calcul des retraites.
La République réelle à laquelle je crois c’est celle qui ne reste pas indifférente au sort de l’enfant pauvre, à la souffrance de ceux que la vie n’a pas épargnés. C’est celle qui garde tous les enfants dont les familles le souhaitent en étude surveillée quand les parents ne peuvent pas s’occuper d’eux parce qu’ils travaillent. Celle qui construit des internats d’excellence pour les élèves d’origine modeste parce qu’ils ne peuvent pas étudier chez eux.
La République virtuelle c’est celle qui fait de l’élève l’égal du maître. La République réelle à laquelle je crois c’est celle qui veut une école de l’autorité et du respect où l’élève se lève quand le professeur entre, où les filles ne portent pas le voile, où les garçons ne gardent pas leur casquette en classe.

Commentaire J.H.
Je ne peux qu'être d'accord!


La République virtuelle c’est celle qui veut donner un diplôme à tout le monde en abaissant le niveau des examens. La République réelle c’est celle qui veut donner une formation à chacun, celle qui n’a peur ni de l’orientation, ni de la sélection, ni de l’élitisme républicain qui est la condition de la promotion sociale. C'est l'école de l'excellence pas l'école du nivellement et de l'égalitarisme.
La République réelle, c’est celle où le sport n’est pas un ghetto réservé aux jeunes ou aux minorités visibles mais devient une école de la vie parce que les valeurs du sport transcendent tous les âges, toutes les différences, toutes les incompréhensions. Parce que le sport c’est une éthique universelle.
La République virtuelle c’est celle qui pratique l’assistanat généralisé mais qui laisse des gens mourir sur le trottoir. C’est celle qui proclame le droit au logement et qui ne construit pas de logements. C’est celle qui proclame le droit à l’emploi et qui renonce à l’objectif du plein emploi. C’est celle qui proclame que le travail est une valeur mais qui fait tout pour le décourager. C’est celle qui proclame la continuité du service public mais accepte que les usagers soient périodiquement les otages des grévistes. C’est celle qui proclame le droit d’aller et de venir mais cherche sans arrêt des excuses aux délinquants qui empoisonnent la vie de tout le monde.
La République réelle c’est celle qui rend effectifs les droits qu’elle proclame.
C'est la République qui crée des emplois, qui construit des logements qui permet au travailleur de vivre de son travail, qui donne sa chance à l'enfant pauvre, qui met les retraités des régimes spéciaux à égalité avec ceux du secteur privé et de la fonction publique, qui garantit le service minimum en cas de grève et qui fait respecter la loi par tout le monde. Je souhaite une loi sur le service minimum dès le mois de juin 2007. Je souhaite en outre qu'une loi impose le vote à bulletins secrets dans les 8 jours du déclenchement d'une grève dans une entreprise, une université, une administration.

Commentaire J.H.
J'y suis résolument opposé!
Je veux à chaque fois qu'un lieu est illégalement occupé que celui-ci soit libéré de ses occupants illicites, y compris par le recours à la force publique, même si le propriétaire ne le demande pas, dès lors que le trouble de l'ordre public est, de notoriété publique, établi. Le tout dans les trois heures qui suivent son occupation si les locaux sont la propriété d'un organisme public et dans les 3 jours s'il s'agit d'un lieu privé.

Je crois dans la démocratie sociale. Je crois dans le dialogue, dans la négociation, dans le paritarisme. Mais je refuse la prise d'otages, les blocages, les archaïsmes, la violence, la loi du plus fort… et le manque de courage !
La République réelle à laquelle je crois c’est celle qui met en prison l’assassin présumé de Claude Erignac et qui traite les cagoulés et les poseurs de bombes pour ce qu’ils sont : des meurtriers et des lâches.


La République réelle c’est celle qui se donne une obligation de résultat. C’est celle des droits que l’on peut faire valoir devant les tribunaux parce que l’on s’est donné les moyens de les rendre opposables.
Ma République c’est celle du
droit opposable à l’hébergement, parce que si l’on pense que la politique ne peut rien faire dans un pays comme la France pour empêcher les gens de mourir sur le trottoir, il ne faut pas faire de politique.
Ma République c’est celle du
droit opposable au logement, parce que si l’on pense que la politique ne peut rien faire pour résoudre en dix ans la crise du logement en construisant les 700 000 logements qui manquent, il ne faut pas faire de politique.
Ma République est celle où chacun pourra accéder à la propriété de son logement. Il faut permettre aux classes moyennes, à la France qui travaille d'accéder à la propriété. Je propose que l'Etat garantisse l'emprunt de celui qui n'a pas de relations. Je propose que l'on puisse déduire tous les intérêts de son emprunt du revenu imposable. (commentaire J.H. : Je propose que l'on déduise une partie des intérêts non du revenu imposable mais du montant de l'impôt dû). Je propose que l'on fasse de la France un pays de propriétaires parce que lorsque l'on a accédé à la propriété on respecte son immeuble, son quartier, son environnement… et donc les autres. Parce que lorsque l’on a accédé à la propriété on est moins vulnérable aux accidents de la vie.
Ma République c’est celle du droit opposable à la garde d’enfants, parce que lorsqu’on pense que la politique ne peut rien faire pour résoudre en cinq ans le problème des femmes qui travaillent et qui n’arrivent pas à faire garder leurs enfants, il ne faut pas faire de politique.
Ma République c’est celle du droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés, parce que si l’on pense que d’ici à cinq ans on ne peut pas trouver les moyens de scolariser tous les enfants handicapés, il ne faut pas faire de politique. Ce droit n’est pas seulement un droit pour les enfants handicapés, c’est aussi une chance pour les autres enfants.
Mais
ma République c'est aussi celle des devoirs opposables .Nous ne pouvons nous montrer complaisants avec le développement des fraudes des abus et des gaspillages qui sont une insulte au travail des français et qui sape les fondements de la solidarité nationale. Les droits ne vont pas sans les devoirs, et l'on ne peut valablement aider que ceux qui respectent les règles et consentent à faire un effort pour s'en sortir.


Je veux être le Président d’une République qui dira aux jeunes : " vous voulez être reconnus comme des citoyens à part entière dès que vous devenez majeurs. Vous le serez. Vous aurez les moyens de décider par vous-mêmes quand vous quitterez le domicile de vos parents. Vous aurez les moyens de réaliser vos ambitions, de vivre votre vie comme vous le souhaitez, d’aimer comme vous l’entendez. Vous aurez les moyens de devenir ce que vous voulez devenir. Mais vous accepterez d’apprendre et de vous formez, vous serez apprenti, vous serez stagiaire, vous serez étudiant. Si vous avez quitté l’école jeune vous pourrez aller dans une école de la deuxième chance. Si vous n’avez pas le bac vous pourrez accéder à des cursus qui vous permettrons quand même d’entrer à l’université. En contrepartie les aides qui sont aujourd’hui versées à votre famille pour votre éducation vous seront versées à vous, si vous le souhaitez. Si vous en avez besoin vous recevrez une allocation de formation de 300 euros par mois qui vous sera supprimée si vous n’êtes pas assidu à votre formation, si vous cessez d’étudier sérieusement. Vous aurez le droit d’emprunter à taux zéro avec la garantie de l’Etat pour financer votre projet personnel et vous commencerez à rembourser cet emprunt à partir du moment où vous aurez obtenu votre premier emploi. Si vous y ajoutez un petit travail – et tout sera fait pour que chaque étudiant puisse étudier et travailler en même temps – Vous aurez une véritable autonomie financière qui est la clé de toute liberté. Mais vous la mériterez par votre effort, par votre travail, par votre assiduité, par votre sérieux. Vous deviendrez responsable de votre vie.


Je ne veux pas de la société du minimum parce qu’avec le minimum on ne vit pas. On survit. Je veux une société du maximum.
Je préfère une jeunesse à qui l’on donne la possibilité de réaliser ses projets plutôt qu’une jeunesse qui est condamnée à l’assistanat.
Je veux être le Président d’une République qui dit à la jeunesse : « tu reçois beaucoup, tu dois donner aussi de toi-même. Tu dois comprendre que tu appartiens à une nation, qui espère en toi et à laquelle tu dois beaucoup parce que c’est elle qui te fait libre. C’est pourquoi, je propose un service civique obligatoire de 6 mois que chacun modulera en fonction de ses propres contraintes d’études, de projet professionnel, de vie familiale. Ce sera pour toi une opportunité de t’engager dans de grandes causes humanitaires, d’élargir ton horizon, de rencontrer d’autres jeunes qui sont différents de toi, ce sera une possibilité de réinsertion dans la société pour des jeunes qui en auraient été exclus.

Notre modèle républicain est en crise. Cette crise est avant tout morale. Au cœur de celle-ci il y a la dévalorisation du travail.
Le travail c’est la liberté, c’est l’égalité des chances, c’est la promotion sociale. Le travail c’est le respect, c’est la dignité, c’est la citoyenneté réelle. Avec la crise de la valeur travail, c’est l’espérance qui disparaît. Comment espérer encore si le travail ne permet plus de se mettre à l’abri de la précarité, de s’en sortir, de progresser ?
Le travailleur qui voit l’assisté s’en tirer mieux que lui pour boucler ses fins de mois sans rien faire ou le patron qui a conduit son entreprise au bord de la faillite partir avec un parachute en or finit par se dire qu’il n’a aucune raison de se donner autant de mal.
Le travail est dévalorisé, la France qui travaille est démoralisée.
Le problème c’est que la France travaille moins quand les autres travaillent plus. Le plein emploi est possible chez les autres. Il l'est aussi chez nous. Il faut aimer le travail et pas le détester.
Le problème c’est qu’il n’y a pas assez de travail en France pour financer les retraites, l’allongement de la durée de la vie, la dépendance, la protection sociale, pour faire fonctionner notre modèle d’intégration.

Longtemps la droite a ignoré le travailleur et la gauche qui jadis s’identifiait à lui a fini par le trahir.
Je veux être le Président d’une France qui remettra le travailleur au cœur de la société. Je veux proposer aux Français une politique dont le but sera la revalorisation du travail.

Quand on facilite l’endettement des ménages pour financer les créations d’entreprises ou l’achat d’une voiture indispensable pour aller travailler, on favorise le travail. Je veux créer un système de cautionnement public qui mutualise les risques et permette d’emprunter à tous ceux qui ont un projet.
Quand on investit plus on construit un avenir pour les travailleurs. C’est pourquoi je veux porter le crédit d’impôt recherche à 100%. C’est pourquoi je veux que les entreprises qui investissent et qui créent des emplois paient moins d’impôt sur les bénéfices. C’est pourquoi je veux que l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins économiques en déclin pour les réindustrialiser et non pas seulement pour financer des départs à la retraite anticipés.
Quand les entreprises savent qu’elles pourront licencier en cas de difficulté, elles embauchent plus facilement. Je veux protéger les personnes plutôt que les emplois. Je veux sécuriser les parcours professionnels plutôt qu’empêcher les licenciements. Je veux créer un contrat unique à durée indéterminée qui remplacera les contrats précaires et qui permettra aux salariés d’acquérir progressivement des droits. Je veux que les bas salaires soient garantis en cas de perte d’emploi, en contrepartie de l’obligation de ne pas refuser plus de deux offres d’emplois successives.
Quand on est indemnisé par la société on doit accepter l'offre d'emploi correspondant à vos qualifications qui vous est proposée.

Le travail n'est pas assez récompensé, valorisé, respecté. Et c'est pour cela que le pouvoir d'achat est trop faible car les salaires sont trop bas et les charges trop lourdes.

Il faut augmenter le pouvoir d’achat. Les socialistes promettront de travailler moins, moi je veux que les Français gagnent plus. Je veux être le Président de l'augmentation du pouvoir d'achat. Je veux être celui qui vous garantit que si vous travaillez plus, si vous prenez plus de risque, si vous vous engagez plus, vous gagnerez davantage. Je veux être le Président du peuple qui a bien compris que les RTT ne servent à rien si on n'a pas de quoi payer des vacances à ses enfants. Je veux l'exonération de charges sociales et de l'impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires pour qu'enfin on comprenne en France que le travail est une émancipation, que c'est le chômage qui est une aliénation.
C'est pour cela que je veux que chaque Français puisse transmettre en franchise d'impôt sur les successions le fruit d'une vie de labeur. On n'a pas à s'excuser d'avoir un patrimoine en contrepartie de son travail. La France doit accueillir les patrimoines et pas les faire fuir. Quand il y a moins de richesses dans un pays ce sont les plus pauvres qui en pâtissent. Partager ce qu'on n'a plus ne fait pas la prospérité d'un peuple.
Je veux que l'Etat soit contraint de laisser à chacun au moins la moitié de ce qu'il à gagné.
Je veux un bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS.
Tout vaut mieux que de taxer l’homme au travail.
Tout vaut mieux que de taxer le travailleur qui crée la richesse.
Je veux taxer le pollueur plutôt que le travailleur.
Je veux taxer les importations qui ne respectent pas les normes internationales plutôt que le travail.
Je préfère taxer la consommation plutôt que l’emploi.
C’est le travail qui crée le travail. Le travail contribuera à rééquilibrer nos finances publiques. Il refera de la France une République fraternelle.

Je veux être le Président de tous ces Français qui pensent que l’assistanat est dégradant pour la personne humaine. Je veux être le Président qui s’efforcera de moraliser le capitalisme parce que je ne crois pas à la survie d’un capitalisme sans morale et sans éthique, parce que je ne crois pas à la survie d’un capitalisme où ceux qui échouent gagneraient davantage que ceux qui réussissent, parce que je ne crois pas à la survie d’un capitalisme où tous les profits seraient accaparés et où, à l'inverse, tous les impôts seraient partagés

Je veux être le Président qui va remettre la morale au cœur de la politique. L’enfant qui n’apprend à l’école ni la morale, ni l’instruction civique ne comprendra pas plus tard qu’être citoyen ne signifie pas seulement avoir des droits.
Le jeune qui ne fait plus son service militaire croit de bonne foi qu’il n’aura jamais rien à donner aux autres en contrepartie de ce qu’il reçoit. L’honnête homme qui voit le délinquant rester impuni et une partie de ses impôts aller dans la poches du fraudeur finira par se demander pourquoi il devrait être le seul à être honnête.
Mais si l’école n’apprend plus la citoyenneté, ce n’est pas la faute des enseignants. Si l’Etat va mal ce n’est pas de la faute des fonctionnaires.
C’est la politique qui est responsable.
Je n’aime pas la manière dont on parle des fonctionnaires dans notre pays. Je n’aime pas la politique qui cherche à opposer les salariés du privé à ceux du public. Ils ont pour la plupart une haute idée de leur mission. Les fonctionnaires sont démotivés parce que leur travail n’est pas reconnu, parce que ceux qui font le moins gagnent autant que ceux qui font le plus. Ils sont démoralisés parce que les 35 heures ont tout compliqué. Il faut aller voir dans les hôpitaux le désarroi et la peine de ces infirmières, de ces aides-soignantes aux prises avec la désorganisation et le manque de personnel que la réduction autoritaire du temps de travail a engendrés.
Je veux un Etat où les fonctionnaires seront moins nombreux mais mieux payés, où ils pourront gagner davantage quand ils travailleront plus, où les gains de productivité seront équitablement partagés, où le mérite individuel sera récompensé, où la promotion interne sera facilitée, où l’infirmière pourra devenir médecin, où le technicien pourra devenir ingénieur, où l’agent administratif pourra devenir Directeur, où la dignité et la protection des agents publics seront garanties.
Je veux que la fonction publique cesse d’être un refuge pour ceux qui ont peur de prendre des risques. Je veux qu’elle redevienne une vocation pour ceux qui ont le goût du bien commun et du service public.

Je veux une démocratie irréprochable.
La démocratie irréprochable c’est la participation de chacun à la définition du destin de tous.
La démocratie irréprochable c’est celle où il n’est pas nécessaire de voter pour les extrêmes pour se faire entendre. Celle où il n’est pas nécessaire de descendre dans la rue pour crier son désespoir. Celle où chacun reconnaît dans la politique de son pays une part de lui-même.
La démocratie irréprochable ce n’est pas celle où l’enfant d’un de ces quartiers dans lesquels s’accumulent toutes les difficultés qui regarde la télévision trouve qu’aucun homme politique ne lui ressemble.
La démocratie irréprochable c’est celle qui permet aux enfants de tous les quartiers de ressentir qu’ils ont quelque chose en commun.
La démocratie irréprochable c’est celle qui permet d’arracher le poison de l’extrémisme du cœur de tous ceux qui se laissent entraîner par leur colère et par leur peur parce qu’ils se sentent exclus.
La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. C’est celle dans laquelle l’Etat est impartial. Si l'Etat veut être respecté, il doit être respectable. Je ne transigerai pas. Pour certains postes il ne doit pas y avoir de nomination sans qu'au préalable celui que l'on envisage de nommer ne soit contraint d'exposer ses vues stratégiques pour l'entreprise ou l'organisme qu'il veut présider. Et de surcroît cette nomination doit être ratifiée par un vote des commissions parlementaires concernées. Le fait du prince n'est pas compatible avec la République irréprochable.
La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où l’exécutif est tout et le Parlement rien. C’est une démocratie où le Parlement contrôle l’exécutif et a les moyens de le faire.
La démocratie irréprochable c’est un Président qui s’explique devant le Parlement. C’est un Président qui gouverne. C'est un président qui assume. On n'élit pas un arbitre mais un leader qui dira avant tout ce qu'il fera et surtout qui fera après tout ce qu'il aura dit !
La démocratie irréprochable ce n’est pas celle où l’indépendance de la justice se confond avec l’irresponsabilité des juges. C’est celle où les juges sont responsables comme n’importe quel autre citoyen des fautes qu’ils commettent. Au moins que le drame d'Outreau ait servi à quelque chose.
La démocratie irréprochable c’est celle où le gouvernement définit la politique pénale et où le peuple participe à la décision de justice. (Commentaire J.H. : Je suis hostile à cette mesure. Je suis favorable à la supression des jurys de Cour d'Assises.) Je souhaite que les jurys populaires jugent certaines affaires correctionnelles comme ils le font déjà dans les procès d'assises.
La démocratie irréprochable c'est celle qui punit durement le crime et qui traite dignement les condamnés. Je veux que nos prisons soient rénovées, trop d'entre elles ne sont pas digne de la France.
Notre démocratie n’a pas besoin d’une nouvelle révolution constitutionnelle. On change trop notre Constitution. Il faut arrêter de dire qu'elle est bonne et proposer tous les trimestres une nouvelle modification. Mais nous devons changer radicalement nos comportements pour aller vers davantage d’impartialité, d’équité, d’honnêteté, de responsabilité, de transparence.

La démocratie irréprochable ce n’est pas celle où la représentativité syndicale est présumée en fonction du comportement patriotique durant la Seconde Guerre Mondiale. C’est celle où la représentativité se prouve dans des élections où chacun peut librement se présenter dès le premier tour.

La démocratie irréprochable ce n'est pas seulement la démocratie Française, c’est aussi la démocratie européenne parce que les deux sont indissolublement liées. Après le « non » au référendum sur la Constitution européenne on ne peut pas continuer à faire l’Europe de la même manière. Je veux être le candidat qui dit à celui qui a voté « oui » : « j’ai voté « oui » aussi et comme vous, je crois à une France ouverte sur le monde et à une Europe qui permettra à la France d’être plus grande. Comme vous, je crois que rester immobile serait mortel quand tous les autres avancent. » Mais je veux lui dire aussi qu’il serait plus mortel encore de juger celui qui a voté « non » au lieu de chercher à le comprendre. Je veux lui dire que la France qui gagne perdra tout si elle méprise la France qui ne se sent pas bien. Je veux lui dire que tous nos destins sont liés, que tout ce qui divise les Français affaiblit la France, que tout ce qui affaiblit la France affaiblit chacun d’entre nous. Je veux dire à celui qui n’a pas peur parce que tout va bien pour lui qu’il doit tendre la main à celui qui a peur de l’exclusion,à celui qui vit dans la hantise du déclassement, parce que nul n’est à l’abri des accidents de la vie, parce que notre capacité à vivre ensemble, à nous comprendre et à nous respecter est notre bien le plus précieux.

Je veux être le Président d’une France qui dira aux Européens : nous voulons l’Europe, nous la voulons parce que sans elle nos vieilles nations ne pèseront rien dans la mondialisation, sans elle nos valeurs ne pourront pas être défendues, sans elle le choc des civilisations deviendra plus probable et le péril pour l’humanité sera terrible.

Je veux être le Président d’une France qui dira aux Européens : « nous ne ressusciterons pas la Constitution européenne. Le Président Giscard d’Estaing a fait un travail remarquable, mais le peuple a tranché. L’urgence c’est de faire en sorte que l’Europe puisse fonctionner de nouveau en adoptant par la voie p

Commenter cet article

Daniel Heurtault 30/01/2007 12:05

Sarkoléon ou bandoléon en tout cas un caméléon trés dangereux pour les français et la France!

jasmin 29/01/2007 19:20

@ Daniel

Ce serait un vrai "Sarkoléon" alors ?

Jacques Heurtault 29/01/2007 23:08

Ou bien un bandonéon? Ma foi, je n'en sais rien!

Daniel Heurtault 29/01/2007 17:55

Critique du positionnement de Nicolas Sarkozy
 

 
 

Nicolas Sarkozy veut entretenir la confusion
 

Dans le discours du 14 janvier qu'il a prononcé pour son sacre de candidat unique de l'UMP, Nicolas Sarkozy a voulu se poser en rassembleur en citant trente trois personnages de l'histoire de France, en accaparant même Jean Jaurès et Léon Blum. Il ont du se retourner dans leur tombe. Derrière la pensée (et la tactique) il y a pourtant bien une cohérence droitière.
 

 
 

Derrières les mots, la réalité
 

. Un discours incantatoire et mielleux, qui n'offre en fait aucune vision d'avenir pour la France autre qu'un moralisme conservateur. Nicolas Sarkozy ne dit rien sur les moyens à employer pour faire baisser le chômage, relancer la croissance, réduire l'endettement.
 

Son discours ne propose aucune vision précise sur la place de la France en Europe et dans le monde.
 

• Refus de parler bilan
 

Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement depuis 5 ans, est pourtant le candidat de la continuité. Il suffit de voir la cohorte de personnalités qui ont soutenu et qui soutiennent la politique du actuelle. Mais, il n'y a pas une seule ligne dans le discours sur son bilan de ministre de l'Intérieur et de l'économie ou celui du gouvernement auquel il appartient, alors que, depuis 2002, les deux gouvernements de Jacques Chirac battent pourtant les records de l'endettement public, du déficit commercial, des violences aux personnes, de la précarité du travail.
 

• Un vrai discours de droite, libérale et autoritaire
 

Nicolas Sarkozy réaffirme dans ce discours les valeurs d'une droite décomplexée.
 

Il rêve d'une société de compétition (mise en cause du droit du travail, bouclier fiscal accru (pour vider de tout contenu l'ISF sans le dire !), nouvelle baisse des charges pour les entreprises) qui sonnerait le glas des droits collectifs et de la cohésion sociale. Contrairement à ce qu'il affirme, il dessine les traits d'une société de rentiers, où l'argent va à l'argent.
 

Et, il n'y a pas une seule attaque contre Jean-Marie Le Pen, car Nicolas Sarkozy
 

ne mène pas de combat contre les idées du Front National (Jean-Marie Le Pen n'a-t-il pas dit que ce discours, il aurait pu le prononcer lui-même ?)
 

• Malgré les apparences, un discours conflictuel
 

Une mise en scène de l'union que dément la réalité : Nicolas Sarkozy n'est pas l'homme du rassemblement, mais celui du rapport de force et de la division.
 

Ni le premier Ministre, ni le président de la République, ni le président de l'Assemblée Nationale ne le soutiennent. Son seul opposant en interne (Dupont-Aignan) est prié de quitter l'UMP.
 

• Un boulimique du pouvoir
 

Nicolas Sarkozy se prononce pour une forte concentration des pouvoirs. Il ne dit rien sur le rôle du Parlement, sur la nécessité de contre pouvoirs, sur la décentralisation de l'autorité, sur la démocratie participative, tout simplement sur le rôle des citoyens.
 

Boulimie de pouvoir comme le prouve l'Etat UMP (référence à l'Etat UNR, RPR dans un autre temps ! ..) avec toutes les manettes entre les mains d'un seul parti   ( Chef de l'Etat, majorité à l'Assemblée nationale, majorité au Sénat, main mise sur le conseil constitutionnel, le conseil d'état, le C.S.A, l'économie avec le MEDEF.. )
 

el diablo 21/01/2007 18:14

A propos de votre réponse au commentaire n° 3: Les communistes n'ont jamais été contre la propriété privée, fruit de l'épargne et du travail. Ni même contre la propriété privée de petites et moyennes entreprises. Par contre, ils sont pour " l'appropriation collective des grands moyens de production et d'échanges". Quand je dis "communistes" je ne parle pas bien sûr du PCF qui est devenu, depuis Hue, une association d'élus accrochés à leurs mandats et donc "suceurs de roues" du PS. Bien çà vous. 

Jacques Heurtault 21/01/2007 19:28

Tout à fait d'accord avec vous! Quand les communistes français sont ministres, ils sont même d'excellents ministres ... à condition de ne pas être majoritaires à eux-seuls!

jasmin 19/01/2007 18:22

@ Jacques,

Dis-moi pourquoi tu aimerais ne pas pousser les salariés à faire des heures supplémentaires ?

C'est une contrainte ça.
Si le salarié veut faire des heures sup et que ça arrange le patron en cas de "bourre"...pourquoi pas ? Ils sont tous les deux satisfaits, non ?
Pour l'un, il gagnera plus et pour l'autre, le supplément de travail profitera à l'entreprise.

Il y a vraiment trop de contraintes dans ce pays. L'Etat se mêle de beaucoup trop de choses qui ne le concerne pas.
C'est fou ça....et je suis persuadée que ça a surtout tué le travail dans ce pays. Parce qu'il n'y a pas que des fainéants non plus.

Jacques Heurtault 19/01/2007 19:57

En l'état actuel du droit de travail en vigueur, un salarié qui refuse de faire des heures supplémentaires peut être licencié pour faute grâve. C'est précisément pout compenser cette contrainte que la loi prévoit de rémunerer ces heures supplémentaires-là à un taux de salaire majoré.Moi, je veux que l'on supprime cette contrainte qui est faite sur le salarié de ne pas avoir le droit de refuser de faire des heures supplémentaires (sauf à prendre le risque d'être licencié pour faute grâve privatise du préavis et des indemnités conventionnelles de licenciement, ce qui fait beacoup d'argent perdu).Par conséquent, si le salarié accepte librement de faire des heures supplémentaires, il n'y a aucune raison que ces heurtes-là soient payées à un taux plus élevé ...
Tout mon raisonnement est soutendu par une logique économique dite "du partage du temps de travail". Je pense, dur comme fer, que la production économique, pour "sortir", a besoin d'une certaine quantité d'heures de travail et que les gains de productivité conduisent à la diminution du temps de travail "socialement nécessaire". De ce fait, on peu choisir, colledtivement, soit d'augmenter la production, soit de diminuer la durée du temps de travail individuel (si on suppose que la population des travailleurs n'a pas augmenté dans l'intervalle).
Si on ne régule pas cela par la loi (en fixant les conditions de dépassement), il s'en suit que les travailleurs vont, inévitablement, se faire concurrence entre eux en exerçant une pression vers le bas sur les taux de salaire. Ils vont accepter des salaires plus bas pour faire la même quantité de travail ou bien le même salaire pour faire un travail plus qualifié (alors qu'il devrait être plus élevé puisque plus qualifié).
Autrement dit, et c'est là un point de désaccord très important que j'ai avec le programme de Nicolas Sarkozy, au début du processus "travailler plus pour gagner plus", les travailleurs travaillent effectivement plus et gagnent effectivement plus puis, ils travaillent autant ( c'est à dire plus qu'avant) pour gagner moins ... Aux Etats Unis, où il n'y a aucune réglementation du temps de travail, il n'est pas rare de voir des ouvriers avoir deux emplois ... sans lesquels ils ne gagnent pas assez pour pouvoir  "joindre les deux  bouts". Le résultat est clair : la durée du travail réel, aux Etats Unis, est nettement plus importante qu'en France (environ 43 heures par semaine avec 15 jours de congés payés par an!) et la productivité du travail est nettement plus faible qu'en France, la France étant un pays où la productivité est l'une des plus élevées du monde.
Aij-je été clair? N'hésite pas à poser des questions et, mieux encore,  à poursuivre le débat ...

faraux magguy 19/01/2007 16:44

bonjour
c'est bien la 1ère fois qu je lis un discours jusqu'au bout! je trouve les propos sensés,intérressant, et porteur d'espoir,
ce discours est à mettre  dans toutes les mains, je suis une novice en politique, malgré mes 50ans, les commentaires  des internautes sont clairs et dénués d'aggressivité,
ce  discours me permets de mieux comprendre Mr Sarkozy, de lui pardonner ses "embardées de phrases malheureuses"
Alors pourquoi pas lui accorder une confiance neuve, à lui ,qui vient avec es ideés neuves, mais aussi avec la force que lui  donne sa jeunesse

Jacques Heurtault 19/01/2007 18:54

C'est tout l'enjeu du débat actuel! Quand Ségolène Royal apporte sa notion, neuve elle aussi, de démocratie participative, elle mérite tout autant qu'on s'intéresse à ce qu'elle dit et fait. L'UMP tout autant que le Parti Socialiste, ne sont pas en phase avec leurs candidats respectifs. L'un et l'autre sont en avance sur leurs partis respectifs.Sont-ils sincères, l'un comme l'autre? C'est à partir de cette appréciation que l'on peut se faire une idée du choix que l'on doit faire et que l'on fera.Il ya des couacs au P.S. car ce parti est traditionnellement plus libre en parole (au point d'en être parfois bordélique). Il n'y a pas de couacs à l'UMP, du moins en apparence (en tout ca s, pas trop!) car ce parti est traditionnellement porté sur l'ordre. C'est un parti de "fans" plus que de militants idéologiques.L'un comme l'autre suivront-ils leur leader s'il est élu?

Jean-Pierre 19/01/2007 16:39

Alors, je ne vois pas trop pourquoi vous dites qu'il y a un vrai problème de lien social dans notre pays. Nous ne vivons pas dans le même ? ;-)

Jacques Heurtault 19/01/2007 18:45

L'évolution "normale" de la société pousse à l'isolement physique ... Aus Etas Unis, il est "normal" que les membres d'une même famille ne prennent pas leur repas ensemble. Moi, je ne trouve pas ça normal. Avoir une vie bien réglée est une chose, à mes yeux, essentielle.Quand une personne tombe dans le chômage (le verbe "tomber" est employé volontairement car le chômage est bel et bien un "puit de potentiel" (expression empruntée aux physiciens), c'est à dire un trou duquel il est difficile de sortir), cela se passe TOUJOURS de la façon suivante :1. Il prend au moins huit à dix jours de "farniente"2. Il entreprend de s'en sortir tout seul car il croit dur comme fer que ça ne va pas durer3. Il se lance dans ses recherches en fixant, seul, les conditions de sa réembauche et ... constate que ça ne marche pas4. Petit à petit, il se désespère, il s'exclut du monde ... Il perd le lien social. Ce n'est jamais brutal ... C'est plutôt une sorte de dégradation lente, de combustion lente ...5. Quand il a des contacts en vue d'une possible embauche, cela se voit, cela se sent ...et il n'est pas embauché ....L'emploi est un facteur de socialisation qui non seulement ne coûte pas cher mais encore qui rapporte (en créant de la valeur).

Jean-Pierre 19/01/2007 15:15

Jacques, qu'entendez-vous par « lien social » précisément ?

Jacques Heurtault 19/01/2007 16:03

Tout ce qui fait que les gens ont des relations entre eux. Soit parce qu'ils en ont besoin pour satisfaire leurs besoins personnels (j'achète une baguette en allant à la boulangerie : j'ai un lien social avec ma boulangère). Soit parce qu'ils en ont envie : ma boulangère est très jolie et .. je la drague un peu (mais pas trop, sinon ma femme ne va pas être contente).

vinz 19/01/2007 12:51

@ Jacques
S'il s'agit de supprimer les cdd pour transformer tous les cdi en cdd sans date de fin, je ne vois pas bien la différence si ce n'est augmenter encore davantage la précarité. Pour moi, une solution serait de distinguer les employeurs: faciliter l'embauche de cdd ponctuels dans les petites entreprises en fonction du carnet de commandes, et pour les grandes entreprises (par exemple, celles quotées en bourse), limiter l'emploi de cdd et d'intérimaires aux fonctions en remplacement de personnel en cdi (en congés ou  maladie). Cela limiterait fortement les "dégraissages boursiers" car ils prennent de plus en plus d'ampleur dans les grandes entreprises; et cela faciliterait l'adaptation des PME aux fluctuations du marché. Mais tous cela se fait avec des REGLES CONTRAIGNANTES et non pas dans la liberté absolue de l'employeur (souvent synonyme de loi du plus fort).
Quant aux heures supplémentaires, je suis assez d'avis d'en réduire les cotisations sociales (ou même les supprimer) si (et seulement si) elles n'ont pas été imposées au salarié, ce doivent être des heures supplémentaires CHOISIES.

Jacques Heurtault 19/01/2007 16:00

Par définition, un CDD a une fin. C'est la date de fin de contrat indiqué sur le contrat de travail lui même dont la matérialité doit se prouver par un écrit.... Pas de contrat écrit = CDI!Votre différentiation entre petites et grandes entreprises n'obtient pas mon accord. J'ai fait une proposition sur les contrats de travail intérimaires. La précarité doit couter cher aux patrons et doit être indemisée pour les salariés. Savez-vous que l'Etat, lorsqu'il fait appel à des CDD :1. se voit appliquer des règles qui ne sont pas celles du droit commun car il est malin, l'Etat, ils se fabrique, pour lui, des règles bien à lui, blindées, très difficile à attaquer.2. ne peut pas embaucher ces CDD à un taux de salaire supérieur aux "titulaires". L'Etat a obtenu ça avec la complicité des syndicats qui n'avaient qu'un objectif : protéger leurs clientèles, au besoin en piétinant les droits les plus élémentaires des précaires ...
Quant aux heures supplémentaires : presque d'accord! Je ne veux pas, moi, qu'elles soient payées à un taux plus élevé afin de ne pas pousser les salariés à en faire!J'ai déjà développé tout ça sur mon blog. merci de visiter les pages de la rubrique "Droit du travail". 

jasmin 19/01/2007 11:37

@ JP

...exact !

Jean-Pierre 19/01/2007 10:07

Non, Jasmin, rassures-toi, je ne me suis pas senti bousculé.
On peut essayer de se mettre d'accord su le sens de « nostalgie ». Pour moi, c'est un sentiment qui nous fait dire souvent « Aaah ! Qu'est-ce que c'était bien avant ». J'aime plutôt penser au passé comme une histoire qui fait ce nous sommes aujourd'hui ce que nous sommes. La façon dont je vois les choses aujourd'hui, c'est parce que j'ai eu cette histoire-là, ces parents-là, ce grand-père-là, et ainsi de suite ;-))

Jacques Heurtault 19/01/2007 12:00

En fait, on oublie volontiers les mauvais souvenirs ... C'est ce qui fait que l'Histoire peut, parfois, se répéter dangereusement ...

jasmin 19/01/2007 09:32

@ JP

Alors ma formule a été maladroite. C'était bienveillant lorsque je parlais de "nostalgique". Moi aussi JP j'ai la nostalgie de beaucoup de choses, autre part. Je pense que tu sais fort bien lesquelles.
Dans les turbulences, la nostalgie appelle au calme de l'âme parfois.
Excuse-moi si je t'ai "bousculé".
Bisous.

jasmin 19/01/2007 09:22

Coucou JP !

...." quand j'étais enfant....oui Jasmin ?".....Hé oui JP !

Tu as raison et Vinz a copieusement raison aussi.
Choisir entre deux misères m'est proprement insupportable. La misère s'est transportée à travers les siècles. Je ne sais vraiment pas comment la contrer. Vraiment pas. Mais bravo à tous ceux qui se battent.

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:58

"Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui" (Jean Ferrat)

Jean-Pierre 19/01/2007 09:10

Jacques, cà n'est plus tout à fait de la politique, mais je voudrais préciser que je ne parle pas seulement de changer les choses, mais aussi de changer la façon de VOIR les choses, de changer notre regard sur la société. Je dirais prendre un peu de recul de façon à ne plus avoir le nez collé sur les événements, regarder devant, en arrière aussi. Jasmin me taxais gentiment de nostalgique, mais on sait très bien où nous a conduit le « Du passé faisons table rase ». Alors ne nous privons pas de regarder ailleurs ;-)))

Vinz, vous croisez quotidiennement des gens qui vivent dans des difficultés importantes. Il est important que des gens comme vous soient là pour les aider. Pour ma part, nous sommes à notre compte, mon épouse et moi. Un studo de création graphique. Ça n'est pas simple tous les jours non plus, des hauts, des bas, des mois sans commandes,des angoisses, de la paperasserie et j'en passe, mais des moments où nous sommes heureux de ce que nous avons réalisé.
Un des problèmes des gens en détresse, c'est justement un problème de regard. Quand j'étais gosse (Oui, Jasmin ?), à la campagne, le marchand de peaux de lapin passait régulièrement récupérer les peaux des pauvres lapins passés à la casserole. Ce type, très pauvre, avait un catut, une place dans la société. Oh, pas une place très enviable, bien sûr, mais une place quand même, une fonction sociale, il vivait, il participait... Aujourd'hui, des tas de gens n'ont plus de place, effectivement.

Bonne journée à tous

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:54

Une place pour chaque homme et ... chaque homme à la sa place. Problème : qui range les hommes à la bonne place? Comment s'y prend-il? Il y a un vrai problème de lien social dans nos sociétés modernes.

vinz 19/01/2007 08:09

@Jean pierre
Je dirige une association à caractère social et je vois passer régulièrement des gens en détresse à très bas niveau de formation initial (voire aucun) mais qui ont, comme votre grand-père, eux aussi envie de s'en sortir, mais qui ne trouvent pas de stabilité dans le monde du travail actuel et donc pas de stabilité dans leur vie. Du temps de votre grand père, quand on avait un boulot, on le gardait à vie si on voulait. Aujourd'hui, c'est en CDD et à temps partiel... Alors les promesses qui visent à en faire tous des propriétaires, c'est n'importe quoi! C'est comme zéro SDF dans 5 ans. A part, mettre tout le monde dehors (remarquez c'est la méthode Sarko), ça n'a pas de sens...

Jacques Heurtault 19/01/2007 11:47

Bonjour Vinz!Alors faisons comme les socialistes espagnols : ils ont négocié avec les syndicats la supression des cdd en contrepartie d'un assouplissement des conditions de licenciement.Que pensez-vous de ma proposition relative aux heures supplémentaires? Et celle relative aux missions d'intérim?

jasmin 18/01/2007 23:02

Mais oui, mais oui, mais oui.....comment oses-tu en douter.

Jacques Heurtault 19/01/2007 09:36

Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses ...Signé : ton serviteur!(les propos ne sont pas de moi mais de Charles Cros!).

jasmin 18/01/2007 21:56

....et tant d'affection.....Un grand père irremplaçable, disparu, mais toujours présent.


Je t'embrasse aussi.

Jacques Heurtault 18/01/2007 22:51

Tu m'embrasse moi aussi, j'espère?

Jean-Pierre 18/01/2007 20:57

Bonsoir Jasmin, ravi de te retrouver.

Je ne suis pas sûr que la société ait tellement changé. La technologie a changé la façon de faire beaucoup de choses, mais les femmes et les hommes que nous sommes ne sont pas fondamentalement différents. Et nous avons tous besoin, hier comme aujourd'hui, de nous réaliser, de faire quelque chose de notre vie, quelque chose dont nous serions fier, quoi que ce soit. Élever des enfants, inventer des choses, instruire les plus jeunes, créer une entreprsie, se mettre au service de ses concitoyens, que sais-je, mille choses... Mais il faut avoir envie, avoir le désir. Et pour le moment, le désir, je trouve qu'il est chez Sarkozy. Oh, ça n'est pas un ange, un surhomme et peut-être, s'il devait être élu ne ferait-il pas le dixième de ce qu'il avance, mais j'entends chez lui le désir de changer la façon de voir les choses et c'est important d'entendre ça.

Nostalgie, je ne sais pas, je ne crois pas, mais j'aime à me souvenir et je peux te dire que soixante après, il me manque, mon grand père. Je ne l'oublierai jamais. Bises

Jacques Heurtault 18/01/2007 22:49

Ségo aussi a le désir de changer les choses. Je n'en doute pas! Par contre, je me demande si le Parti Socialiste a, lui, envie de changer autant qu'elle! Je l'ai déjà dit : le peuple de France est profondément conservateur (les autres peuples le sont aussi mais peut-être moins profondément). Il est rétif au changement, au mouvement ...Là où, en Allemagne, une grande coalition temporaire est politiquement concevable, cela parait inconcevable en France! Or, un tel dispositif, temporaire, ne serait pas inutile pour faire les indispensables réformes dont le pays a tant besoin!Le camp vainqueur de la compétition le comprendra -t-il? Saura-t-il faire les concessions nécessaires? Saura t-il passer les compromis utiles qui permettront de jouer "gagnant- gagnant"? 

jasmin 18/01/2007 20:39

@ Jean Pierre,

N'oublie pas JP que ton grand père n'a pas vécu dans "notre" société et que sa France à lui, n'a rien de comparable à celle d'aujourd'hui. S'il devait revenir, je serais fortement intéressée par ses commentaires.
On ne peut pas faire un parallèle entre ces deux sociétés sans aboutir à un résultat faux.

Ce qui était faisable au début du siècle dernier est impensable aujourd'hui. Et c'est tant mieux aussi.

De ton commentaire ressort beaucoup d'affection et un peu de nostalgie...
Mais le vent a tout clairsemé JP.

Quant à Mr Sarkozy, j'espère que tu ne te trompes pas.

Jacques Heurtault 18/01/2007 22:37

Voilà un débat de fond comme je les aime! On décortique les propositions des uns et des autres (du moins de ceux qui ... tiennent la mer) pour savoir le quel est le meilleur. Mais surtout pour savoir où est la synthèse qui ouvre la porte du dépassement (dialectique!) en évitant les ornières (de l'Histoire!) ... Vaste programme aurait (peut-être) dit de Gaulle ... N'est-ce pas Monsieur Daumont!

Jean-Pierre 18/01/2007 19:30

Vous pouvez entendre la « valeur travail » comme un thème bateau. C'est pourtant une des valeurs importantes de tout société. En fait, je vais vous dire ce qu'il propose. Il propose que les gens prennent leur vie en main. Prendre sa vie en main, c'est la seule façon d'avoir une vie digne. Prendre sa vie en main, c'est se lever le matin et travailler. Travailler comme l'on fait mon père, mon grand père. Mon grand père était Chef cantonier. Tout jeune, le siècle dernier débutant, il s'est présenté au certif tout seul car son « maître d'école » ne voulait le présenter. C'était au temps où les instits présentaient au certif les seuls élèves qu'ils jugeaient capables de l'obtenir. Et mon grand père l'a eu, ce sacré certif. Et il en était fier, vous ne pouvez pas savoir. LE certif. Pour vous dire qu'il faut se lever le matin et faire quelque chose de sa vie. C'est ça que veut dire Sarkozy et sur ce point, je suis d'accord avec lui.

Que faites-vous comme travail Vinz ?

Jacques Heurtault 18/01/2007 22:32

Le travail, lorsqu'il n'est pas "aliéné" (c'est à dire lorsqu'il n'est pas étranger à celui qui le fournit, aussi bien dans sa mise en oeuvre que dans ses résultats), a deux qualités majeures :1. Il crée de la valeur, de la richesse ...2. Il crée aussi du lien social... tout en creant de la valeur! Créer du lien social par un autre moyen que le travail ne crée pas de valeur mais en coûte ...Il faut trouver l'équilibre! Je crains qu'un système d'équations différentielles du second ordre à 100 ou 1.000 inconnues ne parvienne pas à résoudre le problème ...  Il faut user d'une science plus "humaine" : la dialectique qui permet de dépasser la contradiction .... Autrement dit, déaliéner le travail ... sans faire chuter la productivité d'icelui!

vinz 18/01/2007 17:55

La démocratie et le travail sont repris par tous les candidats comme des thèmes "bateaux" de cette campagne. Le discours de Sarkozy en la matière n'a aucune consistance. Prenons le travail par exemple. Il dit que la valeur travail est dévalorisée en France. Peut-être. Et qu'est-ce qu'il propose? Que les ménages "s'endettent davantage pour financer les créations d'entreprises ou l'achat d'un véhicule" (dixit!!!), il veut également "taxer davantage la consommation"... Autrement dit, un ménage lambda qui sert déjà les boulons pour s'en sortir, sera encore plus incité à consommer, sera davantage taxé sur cette consommation, et vous pensez que c'est cela qui lui permettra de s'en sortir ? Il s'enfoncera encore plus dans la société. Les inégalités s'accroitront et est-ce que cela aura changé quoique ce soit à la revalorisation du travail. Pour peu qu'il soit en fin de droits et que ses assédics s'arrêtent car on lui aura proposer trois fois un poste sous qualifié à mi-temps, on peut légitimement penser que ce pauvre chomeur décroche une bonne fois pour toute de la société... Ce sont ces inégalités qui risquent de s'accroitre avec le programme de Sorkozy.
Quant à la répression, il n'y a qu'à regarder son bilan en la matière. Une loi dite de prévention de la délinquance où il n'est question que de répression...

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:40

Je vais commenter tout ça, moi aussi. J'ai besoin de temps ....

Jean-Pierre 18/01/2007 17:11

D'accord avec vous que les « promesses » n'engagent que ceux y croient. Cependant, dans ce discours, il ne s'agit pas expressement de promesses, mais de dire quelle direction, à son avis, doit prendre notre société.

Pas d'accord en revanche sur les banalités sur les valeurs travail et démocratie. Ce ne sont pas des banalités, mais des pivots qui nous permettent d'être libres, autonome et de vivre ensemble sans nous opposer les uns aux autres plus que nécessaire.

Voulez-vous expliquez ce que vous entendez par « tissu d'inégalités et de répressions en perspective »

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:37

Bonne question, Jean-Pierre!

vinz 18/01/2007 16:25

Très fort le discours d'investiture. On voit que les conseillers en com' ont bien bossé... On dirait les 110 propositions de Mitterrand concentrés en un discours... ceci dit, elles n'engagent que ceux qui y croient comme dirait Chirac.
 

Il y a des banalités sur la valeur travail, la démocratie... mais il y quand même dans ce programme des propositions très dangereuses comme:- "taxer davantage la consommation"; ça veut dire que tous les français quelque soit leur revenu, paieront pour compenser la baisse ou la suppression de l'ISF, -"créer un contrat de travail unique", c'est la fin du droit du travail et de ses protections, -"faire de la France un pays de propriétaires(!!!)", il a déja fait des hauts-de-Seine un département de propriétaires en chassant petit à petit tous les faibles revenus en diminuant très fortement l'offre de logements sociaux (j'ai de très nombreux exemples à disposition pour qui souhaite...), seulement le problème c'est que ces pauvres là sont partis dans d'autres cités dortoirs (du 93 notamment) et leur situation ne s'est pas arrangé. C'est peut-être cela qu'il veut reproduire: mettre tous les pauvres qui ne peuvent pas devenir propriétaire hors de France ?!? Et d'ailleurs, qui voudrait être propriétaire de son taudis dans ces cités où règnent la misère.
 

Bref, un très beau discours dans la forme (vibrant et tout le tralala...) mais un tissu d'inégalités et de répressions en perspective...
 

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:33

Il faut que les pauvres deviennent assez riches pour devenir aussi propriétaires afin qu'ls défendent, eux-aussi la propriété. Ce n'est pas un crime ... C'est, par contre, l'inverse de la politique menée dans les communes gérées par le PCF.

Ego 18/01/2007 14:49

J'ai fait une petite analyse dudit article ici : http://egocognito.over-blog.com/article-5273210.html
Néanmoins je regrette toujours l'absence de débat et d'idée pendant la campagne, peut-être une solution ici : http://egocognito.over-blog.com/

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:29

C'est la lecture de votre analyse décortiquée du discours qui m'a conduit à le diffuser dans sa totalité mais en mettant l'accent sur les parties qui m'intéressent.

Jean-Pierre 18/01/2007 13:47

Il y a quand même pas mal de paroles que je partage. Dire que les droits doivent être associés aus devoirs, c'est une évidence. Dire que le travail enrichit, c'est une évidence...
Bref. pas mal de propositions me paraîssent intéressantes. Dire que le Président doit gouverner et être responsable, c'est bien.

Jacques Heurtault 18/01/2007 18:27

Je suis aussi de cet avis.