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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Nicolas Sarkozy a-t-il pété un cable?

29 Avril 2007, 14:01pm

Publié par Jacques Heurtault

Je suis rien moins que sidéré par la prise de position de Nicolas Sarkozy vis à vis du débat entre Royal et Bayrou.

J'ai déjà dit que je ne comprenais pas la position de Nicolas Sarkozy refusant de débattre avec François Bayrou. Passe encore que Sarko considère inutile un tel débat ... A mon avis il commet une lourde erreur tactique. C'est son choix et c'est son problème ...

Voilà, par contre, ce que l'on peut lire dans Le Figaro sur le sujet :

Début de citation :

Dans un entretien au Journal du dimanche, le candidat UMP juge cette rencontre « contraire à l'esprit de nos institutions ».

 
Nicolas Sarkozy contre-attaque. Après avoir comparé samedi matin depuis Valenciennes le débat Bayrou/Royal à de « petites combines », le candidat UMP l’estime aussi  "contraire à l'esprit de nos institutions", y voyant  "le summum de ce que la IVe république avait de plus caricatural".
 
« Le premier tour existe pour sélectionner deux candidats et pour que deux projets se présentent aux Français », réaffirme Nicolas Sarkozy dans un entretien au Journal du dimanche. Pour lui, « les Français ont voté sans équivoque le 22 avril. Ils ne doivent pas se laisser voler leur choix ». S'agissant des accusations à son encontre pour avoir « fait pression » sur certains médias afin d'empêcher ce débat, il répond: « Mais de quoi on ne m'accuse pas dans cette campagne ! Le mensonge, l'insulte, la diffamation ne devraient pas être des éléments du débat démocratique ».
 
« Le fait qu’elle soit une femme ne changera rien »
 
« Je plains ceux qui se sont prêtés à ces bassesses (...) C'est une vision salissante de la vie politique », souligne encore l'ancien ministre de l'Intérieur. S'agissant d'un éventuel débat avec le président de l'UDF, Sarkozy se veut clair : « Redescendons sur terre ! François Bayrou n'a pas été qualifié pour le second tour ».
 
Sur l'attitude de sa rivale PS, il indique ne pas la comprendre. « Samedi dernier, veille du premier tour, Ségolène Royal juge Bayrou pire que Sarkozy. Le dimanche, elle rappelle que sa majorité est avec l'extrême gauche. Le lundi, elle est main dans la main avec le centre. Il va falloir arrêter le curseur », ironise-t-il.
 
Interrogé, enfin, sur le face à face avec Ségolène Royal le 2 mai, il déclare qu’elle « est un adversaire que je respecte, même si je trouve qu'elle ne se grandit pas, quand elle prononce à mon sujet des mots comme "ignoble" ou "brutal" ». « Le 2 mai, je serai moi-même. La politique ce n'est pas la guerre. La démocratie c'est la tolérance, et s'il le faut, j'en aurai pour deux ! Et le fait qu'elle soit une femme ne changera rien », dit-il.
 
Fin de citation. 
J'ai surligné en gras ce qui me conduit à me demander si Nico n'a pas tout simplement "pété un cable"!
L'équation du problème est on ne peut plus simple :
1. Des candidats, très largement distancés par les TROIS premiers, ont très vite décidé de se retirer d'eux même du débat. Qu'a t-on a dire quand on fait 1,5% des voix? Tout simplement rien! J'en sais personnellement quelque chose : en 1997, j'étais candidat aux élections législativesavec l'étiquette "Mouvement Réformateur" animé alors par Jean-Pierre Soisson. Je me revendiquais "Majorité Présidentielle" ... C'est à dire côté Chirac (contre Jospin). J'ai fait 0,93 % des voix ... J'ai fermé ma gueule! Je me suis contenté de faire parvenir une déclaration au candidat de la droite républicaine appelant à voter pour lui au second tour. A charge pour lui d'en faire l'usage qui lui semblerait le meilleur.
2. Un candidat a obtenu 18,5% des voix. Il est la clé de l'élection du deuxième tour. C'est EVIDENT. Les électeurs qui se sont portés sur son nom ne l'ont pas fait sur les mêmes bases que ceux qui se sont portés sur Raymond Barre en 1988 ...
3. Quoi de plus naturel que ce candidat veuille débattre avec l'un et l'autre des deux candidats restés en lice afin de pouvoir aider ses électeurs à faire le choix qui leur parait le plus approprié? C'est l'eessence même de la démocratie!
4. Non seulement un des candidats, Nicolas Sarkozy, n'entend pas donner suite à cette proposition mais encore il en vient à assimiler la démarche elle-même "au summum de ce que la Quatrième République avait de plus caricatural" ... J'en reste sur le ... cul!
 
Certes Nicolas Sarkozy n'avait-il que 4 ans lorsque le Cinquième République fut portée sur les fonts baptismaux. Certes, il ne pouvait donc pas tout comprendre ... Moi non plus d'ailleurs! Je n'avais que 9 ans ...
 
Depuis, j'ai appris! Et Nicolas Sarkozy aussi ... forcément!
 
Si "petites manoeuvres" il y a eu, elles proviennent bien de ceux qui, en contravention avec leurs engagements du premier tour de la présidentielle, ont choisi un ralliement tardif à Nicolas Sarkozy dans le seul but de sauver leur siège de député! Si Nicolas Sarkozy leur apparaissait comme le meilleur candidat, il eut fallu qu'ils le soutinssent dès le premier tour comme l'on fait André Santini, à Issy les Moulineaux ...
 
Si "petites manoeuvres" il y a eu, elles proviennent de celui qui a pris l'initiative de proposer une garantie de non concurrence de la part d'un candidat UMP contre le détenteur UDF du siège de la circonscription! C'est ni plus ni moins que du débauchage électoraliste ... pratique hautement condamnable très en vogue sous la Quatrième République!
 
Non seulement l'analyse institutionnelle des fondements de la Cinquième République de Nicolas Sarkozy est complètement erronée (la Cinquième République n'avait pas pour objet d'empêcher le débat démocratique mais, bien au contraire, de le redonner au Peuple!) mais encore la pratique du même Nicolas fonctionne à contre emploi de ce qu'il prétend défendre ou dénoncer!
Ceci m'amène à penser que Sarko a tout simplement "pété un cable"! Ce qui, pour un candidat à la Présidence de la République, est tout simplement inadmissible. S'il "pête un cable" quand il est candidat, combien de fois risque-t-il d'en pêter quand il sera en fonction (si jamais il y arrive)?
C'est un risque que l'on ne peut pas prendre ...
Je persiste et je signe : en l'état de mes analyses, Nicolas Sarkozy n'aura pas ma voix le Dimanche 6 Mai.
Ayant à subir les comportement hargneux, vindicatifs, arrogants, méprisants, et insultants de Monsieur Martin, maire de Nogent, je commence à établir, sur le plan de la personnalité, un parralèlle entre Monsieur Martin et Nicolas Sarkozy.
Même comportement volontiers cajoleur quand tout va bien, Monsieur Martin s'emporte volontiers quand les choses ne vont pas comme il veut qu'elles aillent ... Nicolas Sarkozy est en train, à sa manière, le même pli comportemental! Ce qui n'est pas supportable de la part d'un maire d'une ville de 30.000 habitants devient carrément INADMISSIBLE de la part d'un candidat à la Présidence de la République ...!  

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Muire 23/11/2007 18:16

FNLC / FNLJ* Même combat.FNLJ = Front de libération des nains de jardin.

Jacques Heurtault 04/12/2007 14:45

Je ne porte effectivement pas les poseurs de bombe dans mon coeur ... Mais si les Corses veulent, par referendum, leur indépendance, je n'y vois aucun inconvénient ... Jusqu'à présent, ils ont toujours dit NON! Avec la plus grande netteté ...

déache 02/05/2007 00:13

Jean-Pierre , je ne pense pas que j'invective. Je réponds avec passion aux attaques dont Ségolène Royal fait l'objet de la part des lieutenants de Sarkosy , comme Mesdames Dati et Pécresse et Monsieur Lelouch, et bien d'autres...notamment Madame Alliot-Marie qui ,elle, ne change pas d'idée comme de pantalon mais a dépensé 11 millions d'euros dans la "croisière" du Clémenceau  démontrant ainsi leur capacité à gérer l'argent public!.

Jacques Heurtault 02/05/2007 11:10

Avec un peu trop de passion ... Je connais çà!

Jean-Pierre 01/05/2007 18:35

Oulala, SunnyLight... vous vous emballez...

Jacques, même si notre voix ne se porte pas sur la même personne, nous ne sommes pas très éloignés, politiquement parlant.

GM, vous voulez dire qu'en fiscalisant les prélèvements sociaux, ça pourrait rendre tout ce bazar plus sain ?

Sunnylight 01/05/2007 17:58

Comme le disait Alphonse Daudet: "La haine n'est que la colère des faibles"! Ceux comme JJPM qui n'ont pas de discours construit sur le pragmatique n'ont qu'à leur seul défense la même chose: La morale idéologique, arriériste, populiste avec la haine contre les autres!Donc, pour se défaire de l'ornière qui leur est tendues, ils vont accuser les autres de la personnalité que j'ai décrite plus haut, mais que lui est, sans mettre en doute ses électeurs!Du discours qui est tout sauf politique! JJPM dépense 200 000 €uros pour changer les lampes de sa ville, mais il se contente de répéter cet argument purement commercial!Et en réponse du responsable de la voirie: je suis accusé d'avoir un parti pris dont il n'est guère intéressant de discuter! Je suis accusé d'être arriériste, parce que eux sont enfermés dans l'idéologie qui n'a aucun argument pour la défendre!Mais, il faut surtout qu'ils viennent prêcher la bonne parole auprès de leur apôtres et faire serment auprès de cette croyance vidée de la réalité!La seule façon de dénigrer ce discours, c'est de s'informer correctement et voir la réalité pour les contredire tout le temps! Et encore, je doute...

Jacques Heurtault 01/05/2007 20:53

En politique, il faut faire preuve de compréhension afin d'analyser la réalité de l'opinion publique. Puis de simplicité afin de dégager les axes prioritaires de l'action. Et, enfin, croire profondément à ce que l'on dit ou propose. 

Sunnylight 01/05/2007 17:42

Le discours de Nicolas Sarkozy n'est même pas un discours constructif et argumenté! Ce n'est qu'un homme politique comme les autres, mais pour bien se différencier des autres, il na va pas dire aux Français qu'il soutient la haute bourgeoisie! Son discours n'est purement que moral, idéologique, haineux, compassionel voire arriériste sans aucun fondement! Mais le discours moral suffit à attirer les électeurs qui adhèrent à ce discours complètement vidé de sens! D'ailleurs Rachida Dati (UMP) aime beaucoup ce petit jeu de morale, mais purement compassionnel et verbal sans aucun argument constructif! Elle ne dit que ceci: "Il faut respecter les gens de banlieue, il faut respecter les candidats!" Mais le ton qu'elle utilise soulage la conscience des gens sur ce qu'est réellement Nicolas Sarkozy! Mais pendant qu'elle fait son bobard, les pauvres ne voient rien qu'on fait pour les aider au minimum! Mais peu n'importe: Ce qui compte, "c'est d'attirer sa clientèle!". Elle fait alors croire moralement aux gens qu'ils vont  tout faire pour tous les Français, je crois rêver! Et cela marche! Jacques JP Martin joue à ce même jeu moral:"Seuls, les médiocres..."! Mais on joue aussi à ce petit jeu: Rachida Dati ajoute:"C'est Nicolas Sarkozy qui est allé le + en banlieue!" C'est donc lui le gagnant du jour! Déjà, je doute que ce soit vrai ou alors c'est pour venir avec 10 000 CRS de garde! JJPM fait la même chose: Le gagnant de NSM, c'est celui qui a le + baissé les impôts! Même s'il les a augmentés de 60 % 3 ans auparavant! Alors, si maintenant c'est ça la politique, franchement il n'y a même plus lieu de faire un second tour et qu'on annonce que c'est déjà Nicolas Sarkozy qui sera président (Au beurre!)! Mais au final, ces gens n'ont aucun sentiment et aucune considération pour les citoyens! Tout ce qui les intéressent c'est de se considérer médiatiquement pour nous montrer 1 bilan plus décevant! C'est comme cela que JJPM a mené sa campagne en 2001 par la haine, la compassion mais pour nous sortir un bilan encore plus précaire qu'auparavant! Et Nicolas Sarkozy utilise la même méthode de la peur pour attirer les électeurs comme un populiste et va passer sans doute!

Jean-Pierre 01/05/2007 15:32

Le parti Démocrate vaut peut-être le coup d'être essayé. Je pense même que son existence soit une bonne chose. Je suis intéressé par la création de ce parti, surtout pour la dynamique qu'il peut créer vers un centre gauche plus large qu'il n'est aujourd'hui et qui permettrait de réduire à la portion congrue les socialistes ne regardant que vers l'extrème gaauche. Aujourd'hui, il est trop tôt pour qu'il se passe quoi que ce soit, hors les débauchages (ne m'en veuillez pas ;-), mais dans les mois à venir, je regarderai ça avec, éventuellement un oeil bienveillant...

Jacques Heurtault 01/05/2007 16:38

Voilà des propos forts intéressants ... D'autant plus que nous n'allons probablement pas émettre le même vote Dimanche prochain!

Jean-Pierre 01/05/2007 12:02

Daniel, toujours aussi drôle. Quyand accepterez-vous de discuter sans invectiver vos adversaires ? Ces attitudes m'ont fait m'éloigner de la gauche. D'autres que moi aussi. Vous avez peur de perdre ? C'est votre problème, Pas celui de sarkozy.

Jacques Heurtault 01/05/2007 13:22

Vous avez raison, Jean-Pierre!  Ce sont les conséquences néfastes de l'engagement militant ... Je me demande si je vais bien rejoindre le Parti Démocrate, en définitive. D'autant qu'ils ne semblent pas préssé de répondre ... Aucun courriel reçu, rien ... 

déache 30/04/2007 18:34

à ramsès: et si ma tante en avait.?........elle s'appellerait mon oncle! ha !ha!
Quant à Sarko quel déploiement d'insolence et de démagogie à Bercy! son égo est tellement surdimentionné qu'il pète vraiment les plombs.

GM 30/04/2007 18:29

Moi j'ai le sentiment que Sarko veut surtout se démarquer : débattre avec un des perdants (il s'est même dit qu'il devrait aussi en faire de même avec Le Pen, pourquoi pas, ai-je ententdu, dans ces conditions), justement pour démontrer la conivence des "convergences" : Voter Bayrou, c'est voter à gauche ! Point barre dans son câble fêlé ! A l'electeur de faire son choix entre une gauche ringardisée, brouillée par les convergences du centre, ou à se ralier à lui qui ne change ni de cap ni de discours en fonction "des champs" ou de la direction du vent et de l'âge du capitaine" !
Simple non ? J'aurai fait pareil à sa place ! C'est nettement plus sain... Et c'est un piège dans lequel Ségo s'est lancée toute seule en même pas 2 heures de réflexion... Là, le 2 mai, il va jouer sur du velour !
55/45, dimanche prochain ? Si elle fait moins, c'est qu'elle s'est fait piégée. Si elle fait plus, c'est que c'était la seule solution pour l'emporter pour elle ! L'avenir proche dira ce qu'il en est...

Jacques Heurtault 30/04/2007 19:32

55/45? Comprends pas ...

ramsÚs 30/04/2007 13:44

@ jacques
question: pourquoi un débat "public" entre Madame ROYAL et Monsieur BAYROU et pas entre Madame ROYAL  et les autres (il y en a plus de 10).
elle veut converser et faire un échange de point de vue et d'idée avec un candidat battu? pourquoi pas. Mais pourquoi le faire télévisé?
Madame ROYAL explique qu'elle fait "sa campagne "différemment. soit!!  Bientôt, si chaque candidat éliminé veut faire un débat, il faudra peut-être commencer les élections 1 ou 2 ans avant.
Question primordiale: Si Monsieur BAYROU avait été au 2ème tour, aurait-il voulu un débat avec Madame ROYAL???
Réponse:  ........................

Jacques Heurtault 30/04/2007 16:00

Bonjour Ramsès! Emma et Anne Marie vont-elles bien toutes les deux? (message personnel!). Je le souhaite, évidemment ... Ramsès veille sur elles.
Pour le fond du débat, revenons en aux fondamentaux.1. La politique n'obéit pas aux théorèmes fondamentaux de l'arithmétique mais elle est quand même fortement influencée par eux ... Un peu comme l'aiguille d'une boussole est influencée par un aimant placé à proximité.2. Quand j'ai fait mes études de chimie, j'ai appris une loi fondamentale de la nature qui s'appelle "loi d'action de masse". Elle nous apprend que les milieux réagissent en fonction du rapport des masses mises en jeu.3. Ayant un peu envie de m'amuser, je vais dire qu'en politique, les masses en question sont les "masses populaires" (hum! savoureux, non?) autrement appelées "votes".4. L'aimant est placé, par construction, au milieu du champ d'expérimentation (au centrer, si tu préfères ...). Les "masses populaires" placées à la périphérie sont donc, par nature, moins influencées par l'aimant que celles qui sont placées au centre (plus proches de l'aimant).5. Le jeu consiste à prendre le contrôle de l'aimant de façon à ce que les "masses populaires" soient orientées (librement, bien entendu!) dans un sens (le nord par exemple; mais ce pourrait tout aussi bien être à l'est, c'est à dire à droite ou bien encore à l'ouest, c'est à dire à gauche; si on veut que l'ouest soit à droite, c'est possible : il suffit de tourner le champ d'expérimentation de 180 degrés, ça a pour effet corrollaire d'amener l'Est à gauche  et, par conséquent le nord au sud et le sud au nord ...).6. L'une des deux joueurs (Sarko) a déclaré forfait. C'est son problème! Mais il semblerait qu'il ait voulu empêcher l'autre joueur de jouer ... C'est un peu embêtant! Personne n'est obligé de jouer mais personne n'a le droit d'empêcher les autres de jouer. 7. Plus simplement : si tous les électeurs d'extrême gauche pensent que Ségo et Sarko, c'est pareil, ce n'est même pas la peine de mettre des bulletins Ségo sur les tables ... elle ne sera pas élue.8. Si tous les électeurs du centre (proche de l'aimant!) sont influencés (librement, bien sûr!) par la joueuse qui a voulu jouer (l'autre ayant déclaré forfait ...), le joueur absent (par sa seule faute) sera battu (mais c'est son problème, rien que SON problème!). 9. L'aimant , lui, a accepté de jouer ... Il n'a rien demandé du tout! Il a même eu la courtoisie de proposé au joueur forfait de faire une partie séparément, sans la joueuse. le joueur forfait a refusé, ce qui, après tout, est bien son droit!

GM 30/04/2007 11:50

à Jean-Pierre : Grand Machin, qui reste un ignorant indécrottable !
Le reste sont des détails à la portée du premier venu !

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:55

Menteur! Ce n'est pas à la portée du premier venu!

Jean-Pierre 30/04/2007 11:42

Un peu de lecture ?

http://caccomo.blogspot.com/

Jean-Pierre 30/04/2007 11:38

Merci Ramsès, j'adhère, ça va mieux en le disant ! ;-)

GM, pourquoi ne pas avoir chois GS (Grand Savant) :-)))

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:52

C'est vrai, ça! Grand Savant ... et mérité en plus!

GM 30/04/2007 11:19

Très juste Jean-Pierre... Quand on suit ma proposition de "substitution" de la cotisation sociale vers la TVA, à la fois pour soutenir le pouvoir d'achat des français - qui en ont besoin - et diminuer les coûts d'exportation en renchérissant le coût des importations - là, ce sont nos entreprises qui en ont besoin - on fait mourir le paritarisme à terme.
En "fiscalisant" la charge sociale, on change de domaine pour être tenus par des règles de fiscalité internationale, qui ne sont pas les mêmes qu'en matière de couverture sociale. Ce qui laissera ouvert alors, toujours à terme, le problème de la prise en charge financière de nos régimes en franchissant, même virtuellement, mais très juridiquement, une frontière.
Je rappelle que la CSG n'est pas une charge mais un impôt. Travaillant en France mais étant fiscalement imposable ailleurs (Art. 4 du CGI), je ne la paye donc pas sur les salaires perçus en France... Et ainsi de suite, jusqu'au choix de son affiliation de maladie complémentaire (réglé en France par convention collective ou accord d'entreprise, par démarche individuelle partout ailleurs ou presque et donc mise en concurrence)....
Que d'évolution à faire !

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:46

Si on ne vous avait pas comme technicien hors pair de la fiscalité, on aurait dû vous inventer! Merci d'être venu ...

ramsÚs 30/04/2007 11:12

Je dois dire, qu’après avoir vu quelques débats télévisés, je reste perplexe par l’attitude de certains candidats. En effet, une élection est bâtie sur des projets qui ont pour but d’élire une personne à un poste de Président(e) de
la République. Plus
d’une dizaine de personnes se présentent avec des candidats ayant, généralement, des idées à retenir. Le 1er tour retient 2 personnalités différentes : ROYAL et SARKOZY ou Ségolène et Nicolas. Avant le 1er tour, on nous parlait de François BAYROU comme 3ème homme possible (pourtant lorsque je compte, je trouve 2 hommes et 1 femme : Madame ROYAL serait-elle un homme ? (humour !)). L’élection se passe retenant les candidats ayant le plus grand nombre de voix, et tout d’un coup la personnalité et les « idées » de Monsieur BAYROU deviennent intéressantes (ou surtout le nombre de voix qu’il a obtenu) pour les 2 qui courent en tête.
Je trouve logique ce qu’à pu dire Nicolas SARKOZY concernant un éventuel débat télévisé (qui a eu lieu) entre un prétendant au 2ème tour et le 3ème du 1er tour. Pourquoi alors ne pas réaliser un débat entre les 2 prétendants à la Présidence et tous les perdants du 1er tour : les idées de celui qui « n’aurait » eu que 2 ou 5% sont-elles moins bonnes que celles de Monsieur BAYROU. Monsieur BAYROU est-il propriétaire du vote des personnes qui ont votées pour lui au 1er tour ? Même chose d’ailleurs pour tout les candidats (y compris Madame ROYAL ou Monsieur SARKOZY).
Ne prenons pas les Français pour des moutons de Panurge. Nous avons des oreilles, nous avons un cerveau et une cervelle. Faut-il donc que nous attendions que Monsieur BAYROU nous indique ce qu’il faut faire et pour qui voter. J’ai parfois l’impression que les hommes ou les femmes politiques considèrent les Français (surtout à l’approche d’élections) comme des demeurés.
« Les 3 hommes » du 1er tour ont tous été Ministre à un moment ou à un autre. Leurs critiques consistent toujours à dire que les problèmes viennent toujours du gouvernement précédents ou du gouvernement qui aujourd’hui est dans l’opposition.
Le problème des Politiques, c’est qu’ils deviennent  vraiment amnésiques  après leur élection : ils ont tendances à repousser l’application de leurs promesses. Au début, c’est trop tôt, puis après, cette application est rendu délicate, puis enfin, on se rapproche doucement des futures élections.
Peu importe le Lauréat, il sera malheureusement obligé de gouverner avec
la rue. Elle
est décideuse pour beaucoup. Si le (la) futur(e) Président(e) veut réaliser les réformes  qui permettront à notre Société de perdurer, il (ou elle) trouvera face à lui (ou elle) des personnes fermement opposé à revenir sur des acquis : l’avenir n’est pas leur problème car elles veulent uniquement obtenir si qui a été promis il y a plusieurs dizaines d’année : elles ne peuvent imaginer que la Société change, évolue, et que nous devons évoluer avec elle et que l’on appelle cela « la solidarité ».

 

Que l’on soit pour Ségolène ou pour Nicolas, ROYAL ou SARKOZY, nous aurons la réponse dès Dimanche prochain. (il est d’ailleurs curieux de les appeler uniquement par leur prénom (Ségolène et Nicolas), on pourrait penser qu’ils sont des « potes », et qu’ils sont venus dîner Samedi soir à la Maison !!!!!)

 

Que le (ou la) meilleur(e) gagne et nous représente de son mieux.

 

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:43

Personne ne soutient que Bayrou a un "droit a débattre" du fait qu'il pèse 18,5%! C'est Ségo qui a proposé à Bayrou de débattre, dans le but évident de faire apparaitre les convergences ... Pourquoi Bayrou aurait -il refusé? Ce n'est pas son intérêt!C'est Sarko qui est venu semer la pagaille ... Tout le monde a parfaitement compris qu'il  voulait que le débat Ségo / Bayrou n'est pas lieu. Santini, UDF a même dit que ce serait anti-constitutionnel! Il est frappé ou quoi? Sarko a parfaitement le droit de refuser de débattre avec Bayrou! Personne ne dit le contraire ... Qu'il ne viennent pas se plaindre ensuite que les électeurs de Baqyrou aillent (peut-être!) vers Ségo plutôt que vers Sarko! Il faut savoir ce que l'on veut ...

GM 30/04/2007 11:12

On ne peut que se poser la question de ce qui se passe dans ces "trois têtes là". Pour celle de Royal, on a compris, sans report de voix massif du centre, elle n'est pas élue... et vogue la galère pour les 5 ou 10 prochaines années (avec l'explosion du PS et l'émergence d'un vaste "extrême centre" dont vous irez grossir les rangs, Jacques).
Pour François Bayrou, c'est idem : où il pèse tout de suite et peu faire le ménage chez lui et survivre, où il ne pèse pas dans l'électorat et il disparaît pour un bout de temps...
Ca me rappelle imanquablement cette affaire Corse dont vous vous souvîntes sans doute : Droite et gauche, les "clans traditionnels" de la vie politique insulaire, voient apparaître 15 % de votes nationalistes "durs". Pasqua, ministre de l'intérieur de l'époque reçoit alors les leaders independantistes sous les ors de la République, avec ce mot : "Au-delà de 10 %, je ne peux pas faire comme si il ne s'était rien passé" ! Le fin connaisseur...
Il s'agissait de Santini. Qui s'est fait jeté du FNLC (les deux : habituels et historiques. Pour les insulaires il s'agit de "ceux du sud" et "ceux du nord" avec quelques mélanges variables au centre à Corté). On connaît la suite : Santini se croit seul au monde et forme Aramata Corsa qui signe non seulement quelques attentats, mais aussi des assassinats de sang froid (et même "préventifs" diront quelques caciques d'Île-Rousse notamment, décédés violamment lui aussi)... Fait de la prison et fini par se faire descendre après avoir légué son testament politique : "Pour Solde de tout compte".
Est-ce l'avenir ? Car j'ai le sentiment que tout le monde pète un neurone : Vivement dimanche soir ! On y verra bien plus clair !
Quand j'affirme qu'en Corse, on a toujours eu de l'avance sur le continent, j'espère me tromper...

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:32

Vivement Dimanche soir, en effet! On y verra plus clair ...

Jean-Pierre 30/04/2007 10:58

Il y a un petit moment que je ne me suis pas exprimé chez, vous Jacques. Déjà, je voudrais dire que ces histoires de débat, de pressions et tutti quanti me paraissent tout à fait surréalistes. Que vous tombiez dans ce panneau, m'étonne, Jacques.

Je voulais aussi réagir sur votre proposition de TVA sociale. Si je ne conteste pas que ce soit une idée qui soit plutôt bonne, je m'oppose à sa mise en place rapide. Je veux dire avant d'avoir décidé de ce que deviendrait la Sécu. Resterait-elle un monopole ? Il me semble que dans l'état où se trouve cette vénérable institution, il conviendrait, à mon sens, d'établir un véritable bilan avant toute chose. Car si elle a aujourd'hui un fonctionnement paritaire, avec la TVA sociale, ça ne pourrait plus être le cas, puisque la TVA n'est pas une cotisation sociale. Sa gestion devrait alors revenir à l'État. Il faudrait avoid des données claires sur sa gestion, sur les dépenses. Aujourd'hui, il n'est pas possible d'avoir des chiffres sur la CMU, par exemple, elle est comptabilisée comme une dépense ordinaire de la SS. Or la CMU relève plutôt de la solidarité nationale et devrait être financée par tous les contribuables et non par les seuls assurés sociaux. Plein de questions se posent... Une fois la TVA sociale instituée, pourra-t-on réformer l'hôpital public ? Pourra-t-on se défaire éventuellement du monopole de le CNAM ? Etc.

Jacques Heurtault 30/04/2007 12:25

Vous savez, Jean-Pierre, tout le "bien" que je pense du paritarisme! Voyez mes articles sur le sujet . Je l'esquinte méthodiquement. Tous les trucs gérés paritairement sont en faillite! Il faut arréter cette gabegie!Quant au débat, je ne tombe pas dans le panneau ... Il y a 7 millions d'électeurs dans la balance! Si Sarko refuse un débat avec Laguiller, rien à redire ... car ils n'ont rien à se dire ni sur le fond ni sur le poids respectif de l'un et de l'autre. Quand on pèse 1,4%, on la boucle! C'est parfaitement normal. Ca ne l'est plus quand on pèse 18,5%!

héloïm sinclair 29/04/2007 23:47

Le Figaro déverse sans filtre la propagande du staff de campagne de NS : Français, l’on tente de vous voler le 2nd tour, vous faire revenir à la 4ème République. Ce débat de Ségolène avec le 3ème homme, c’est bassesse et combine, … voilà ce que retient le Figaro du débat entre SR et FB du 28 avril. Remarquez que dans une poussée schizophrénique (ou masochiste, au choix),  ce journal partisan  propose à ses lecteurs l’intégralité du débat Royal/Bayrou en vidéo sur son site internet. Allez comprendre, ce débat est nul, régressif, antidémocratique, blablabla, … mais regardez tout de même. Comme quoi, il reste une petite flamme de liberté au 14 bd Haussman ;-)


La rédaction, en phase avec le QG de la rue d’Enghien, n’a pas vu que la France avait changé. Sauf le respect des 31 % d’électeurs du 1er tour, et même parmi ceux là, nombreux sont les français qui pensent que notre démocratie mérite une dialogique politique où l’on peut être d’un avis différent, sans devenir pour autant des ennemis. Des électeurs adultes et responsables, qui veulent entendre de l’échange critique de bon niveau, pour dépasser les petites phrases et les postures. Il n’y a pas une majorité contre une autre, mais un peuple que écoute les propositions pour faire son choix. Une France où la vérité naît de l’échange courtois, et non de la guerre.

 

Ce débat, exemplaire (et atypique) par sa qualité, a relégué la méthode Sarkozy aux vieilles recettes d’un chefaillon en campagne. En moins de deux heures, le candidat UMP est devenu profondément ringard, has been dans l’habit de Napoléon prêt à tout pour le sacre. Sarkosy se retrouve seul, à camper le va-t-en guerre de la politique. Il a face à lui, le syndicat de la République apaisée. Aux français de choisir.

 

Et dire que le candidat de l’UMP se targue, pour faire moderne, de vouloir abandonner les dogmes, pour un pragmatisme fédérateur (discours du 22 avril au soir). 7 jours plus tard, dans la lumière crue du réel, même avec ces 31 %, Sarkozy apparaît isolé, déjà enfermé dans la tour d’ivoire de l’Elysée, coupé du mouvement réel de la société. NS devra énormément travailler sur lui-même pour que le débat du mercredi 2 mai, atteigne la qualité d’échange entre FB et SR du 27.

Jacques Heurtault 30/04/2007 00:08

J'attends avec intérêt le débat du 2 Mai ... Je pourrai alors comparer. Merci pour la solidité de votre argumentaire, très percutant . 

totor 29/04/2007 21:28

J'encourage tous les lecteurs de ce blog (et son auteur) a lire le Canard enchaine de mercredi prochain pour verifier si les rumeurs de pressions exercees envers la PQR puis Canal Plus par l'entourage de M. Sarkozy pour que le debat n'ait pa lieu entre Mme Royal et M. Bayrou sont fondees. Personnellement, ce sera un element decisif pour decider entre un vote blanc (je considere les orientations economiques de la candidate socialiste nuisibles pour la France, mais je n'admets pas non plus la concentration des pouvoirs dans les mains de l'UMP) et un vote PS ( s'il est avere que l'UMP se sert de ses reseaux privilegies avec les medias pour empecher un debat UDF/PS, ce que l'onn pourrait qualifier de base de la democratie representative).
Pour l'intant je fais donc partie de ces quelques millions de centristes qui se font draguer sans vergogne par le PS et l'UMP, avec parfois une credibilite proche du neant.

Jacques Heurtault 29/04/2007 23:52

C'est évidemment une démarche intellectuelle légitime que celle que vous défendez. Pour ce qui me concerne, le seul fait que Nicolas Sarkozy refuse le débat avec François Bayrou suffirait à me convaincre de ne pas voter pour Sarko. Un principe démocratique élémentaire veut que l'on ne doit pas refuser le débat et encore moins le dialogue. Quand, en plus de ce refus, on tient pour quantité négligeable un candidat qui a rassemblé sur son nom 18,5% des voix et presque 7 millions d'électeurs, cela signifie que l'on est animé d'une volonté dominatrice .... incompatible avec l'exercice du mandat présidentiel. Aussi, le critère qui est le mien, c'est plutôt que je laisse une chance à Nicolas sarkozy : il fait amende honorable et il accepte le débat que lui a proposé François Bayrou faute de quoi il n'aura pas ma voix.En outre, voter blanc ou nul ou s'abstenir lors d'une élection présidentielle, c'est prendre le risque d'être assimilé aux extrêmistes de droite ou de gauche. C'est la négation même du sens de votre vote du premier tour en faveur de François Bayrou.

déache 29/04/2007 19:31

Je partage évidemment cette analyse. Le comportement de Monsieur Sarkosy est inadmissible comme d'ailleurs une de ses suportrice et ex candidate à la fonction au sein de l'UMP, je veux parler de Madame Alliot-Marie, qui vient de déclarer , en parlant de Ségolène Roya:, "nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change aussi souvent d'idées que de jupes"!

Jacques Heurtault 29/04/2007 19:37

Ah? Elle a dit ça? Si tout le monde s'énerve chez Nicolas Sarkozy, c'est que le vent ne leur est pas favorable ... J'attendais mieux, beaucoup mieux de la part de Michèle Alliot Marie qui a fait, au Ministère de la Défense un excellent travail de réorganisation en profondeur.