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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Dernières réflexions avant mon vote pour ...

5 Mai 2007, 15:00pm

Publié par Jacques Heurtault

La première réflexion qui me vient à l'esprit c'est de dire, de clamer, haut et fort, qu'il faut aller voter, en masse compacte, afin de battre nettement tous les records de participation électorale, y compris celui du référendum de 1962 en faveur de l'indépendance de l'Algérie où, je crois, le taux de participation avait dépassé les 90%.

Cette participation doit être massive, non parce qu'il s'agit d'un choix de société - j'estime que telle n'est pas le but de la consultation d'aujourd'hui; la France n'est pas du tout en marche vers je ne sais quelle "révolution" qu'il faudrait combattre selon certains ou garantir le succès selon d'autres - mais plus simplement parce que, de tous les candidats présents au premier tour, Le Pen est le seul qui a appelé à l'abstention.
Il résulte donc de cette décision que quiconque s'abstient au second tour, alors qu'il a voté au premier, le fait en connaissance de cause pour confirmer son choix du premier tour en faveur de Le Pen.
La meilleure manière de se démarquer de cette estampille, c'est de se déplacer et de voter.

Une fois dans l'isoloir, l'électeur lepéniste du premier tour doit se poser une question : "Pourquoi ai-je voté Le Pen?" S'il répond, "C'est pour marquer mon adhésion aux idées de remise en ordre drastique du pays", il doit alors, très logiquement, voter pour Nicolas Sarkozy. Ce dernier a en effet réussi à capter un très gros tiers des voix de Le Pen dès le premier tour, faisant chuter celui-ci à environ 10%, ouvrant ainsi la perspective - oh, combien heureuse! - d'une possible quasi éradication à venir de Front National, ce qui ne manquerait pas de réouvrir la possibilité d'un fonctionnement normal de notre démocratie ...
S'il se répond à lui-même "C'est pour protester contre la situation qui m'est faite; je suis dans la merde et personne ne se préoccupe vraiment de résoudre les difficultés du pays", il doit alors, très logiquement, voter pour Ségolène Royal qui est la candidate de l'opposition au pouvoir en place. Quand un gouvernement ne donne pas satisfaction, on doit, très naturellement, envisager la perspective de pousser dans le sens d'un changement de majorité.
 

 

La seconde réflexion qui me vient à l'esprit, c'est que, quelque soit le résultat, celui-ci doit être accepté par TOUS! Si d'aucuns étaient tentés par une contestation émeutière du résultat, ils doivent savoir que je me rangerais résolument du coté de la République, du coté du nouvel élu ou de la nouvelle élue, n'hésitant pas à appeler à une répression très ferme et immédiate. Je reste, aujourd'hui encore, profondément marqué par les émeutes de Novembre 2005 qui ont duré plus de trois semaines alors qu'elles auraient du être jugulées en trois jours. Sur ce plan, le gouvernement de l'époque et son ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, n'ont pas fait ce qu'il fallait. Pour moi - républicain et démocrate - les choses sont claires : les émeutiers doivent craindre pour leur intégrité physique voire même pour leur vie. Quand un peuple a voté, tout le monde doit respecter sa décision, surtout si elle est acquise après une exceptionnelle participation, même si l'écart entre les deux candidats est faible.

 

Ma troisième remarque portera sur le vote blanc ou nul. Je ne voterai pas blanc ou nul demain Dimanche. Certes, je comprends parfaitement que des responsables politiques puissent, soucieux de ne pas se couper de leurs électeurs pour les consultations à venir, dire publiquement qu'ils refusent de choisir entre l'une ou l'autre. Mais, dans l'isoloir, l'électeur qui serait confronté à un doute pouvant le conduire à voter blanc n'est pas soumis à la même contrainte! Il doit choisir. C'est le sens de mon propos en forme d'appel explicite : pas de bulletins blancs ou nuls. Les électrices et les électeurs qui seraient tentés de s'exprimer de la sorte doivent avoir présent à l'esprit qu'une forte proportion de ce type de votes ne manquerait pas d'être exploité par Le Pen ... Il dirait que les électeurs n'ont pas voulu dévoiler leurs intentions frontistes en ne se déplaçant pas aux urnes et ont donc voté blanc ou nul. Pour cette seule raison : pas de bulletins blancs ou nuls afin de dire une fois pour toutes à Monsieur Le Pen : "Votre démagogie ne nous intéresse pas. Nous ne sommes pas de votre bord".

 

Ces trois réflexions liminaires sont, pour moi, les plus importantes. C'est la raison pour laquelle elle sont développées "en tête de gondole". Quelque soit le résultat, je serai heureux si la participation est massive et supérieure à 90% et si le pourcentage de bulletins blancs ou nuls est inférieur à 2%. C'est la meilleure façon de combattre le nihilisme de Le Pen.

 

Et mon choix personnel? Je l'ai clairement laissé entendre voire même dit, avec quelques réserves : ce sera Ségolène Royal ...alors même que le programme économique de Nicolas Sarkozy me parait beaucoup plus cohérent.
Comme c'est étrange, n'est-ce pas? "Il est pour Sarkozy et il vote contre lui!"

Non, ce n'est pas étrange ... C'est le résultat NATUREL de ma réflexion.

1. Pour la première fois en France, une femme peut devenir Présidente de la République. 53% des électeurs sont des électrices. Il est donc souhaitable de mettre une femme à la tête du pays.
2. Il ne s'agit pas d'élire une majorité parlementaire mais de choisir UNE personne qui détiendra des pouvoirs importants et qui doit donc avoir des qualités particulières du point de vue de sa personnalité. Je préfère la personnalité de Ségolène Royal à celle de Nicolas Sarkozy. Elle a su déjouer tous les complots que ses propres amis politiques ont ourdi contre elle. Là où Edith Cresson avait dû rendre les armes au bout de 11 mois, Ségo a gagné toutes les élections auxquelles elle s'est présentée. Législatives, régionales, internes à son parti ... Toutes! Même Mitterrand n'y est pas parvenu ...
3. Elle a innové dans la méthode et dans la façon de conduire une action politique. La démocratie participative n'est pas un vain mot pour elle mais bien une réalité, certes embryonnaire, mais une réalité tout de même. Contre vent et marée, face aux quolibets de ses propres amis (quels boulets ils sont!), elle s'est imposée. Elle s'imposera également une fois élue si telle est la volonté des électeurs.
4. Issue d'un milieu culturellement porté à droite alors qu'elle défend maintenant les couleurs de la gauche, elle sera une excellente synthèse de ce dont le pays a besoin maintenant ... Elle pourrait même devenir un phare sur la scène internationale et faire mieux, sur cette scène, que Jacques Chirac dans son dernier quinquennat.

Voilà pour les raisons qui me font choisir de voter pour Ségolène Royal.

Voici maintenant les raisons qui me conduisent à voter contre Nicolas Sarkozy.

On m'objectera : "Quelle importance? Vous venez de nous dire les raisons - positives - qui vous conduisent à voter pour Ségolène Royal. Restez sur le positif!".
Pas si simple! Dans la mesure où je suis d'accord avec de nombreuses propositions faites par Nicolas Sarkozy, je dois à mes lecteurs d'expliquer mon choix faute de quoi ils pourraient légitimement penser que je raconte vraiment n'importe quoi!

Avant d'attaquer bille en tête, je vais redire que je suis extrêmement satisfait du très important travail de rénovation idéologique et programmatique que l'UMP a fait sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy. Désormais, ce parti apparait comme un parti de droite qui s'assume complètement. J'espère que ce travail de redéfinition de la ligne politique va se traduire par un recul durable de l'influence du Front National, si possible même par une marginalisation à 3 ou 4%. J'observe que, à Nogent sur Marne, la plus grande part du travail a été faite puisque le F.N. est descendu à 5,5% alors qu'on l'a connu à plus de 12% il n'y a pas si longtemps. Il faut poursuivre dans cette voix partout afin d'atteindre des résultats comparables partout ... Pour l'heure, le travail n'est pas, loin s'en faut, complètement terminé.

Comte tenu de la cohérence interne des propositions programmatiques de l'UMP, il faut s'interroger sur les forces qui soutiennent cette cohérence. Indiscutablement, la haute finance internationale est derrière et même avec Nicolas Sarkozy, sur une base d'adhésion plutôt que sur une base de "faute de mieux" qui était le cas de figure dans lequel on se trouvait avec Jacques Chirac. Le CAC 40 et la haute finance internationale ne sont pas ma tasse de thé et ne l'ont jamais été. Je ne fais pas partie de ce monde pour deux bonnes et simples raisons.
1. Mes origines sociales et mon histoire personnelle me font préférer les gens du peuple plutôt que les grands bourgeois.
2. Ma fortune personnelle et mes revenus ou ceux de mon épouse nous classent tout aussi clairement ni chez les pauvres ni chez les très riches. Il y a même bien plus d'écart entre un grand bourgeois et nous (mon épouse et moi-même) qu'entre nous et les érèmistes ou même les smicards. Nous vivons du produit de notre travail et non pas des revenus tirés de notre patrimoine.
La question est donc : Nicolas Sarkozy saura -t-il se libérer du boulet de la grande bourgeoisie? Je pense que non. Mais je me réjouirai le premier si je constatais m'être trompé.

Quand on est le Numéro 1 d'un Etat aussi puissant que la France, on est évidemment soumis à une pression externe énorme. C'est inévitable. Pour y résister lucidement, les chefs d'Etat disposent d'une administration qui, par sa force naturelle d'inertie, tempère les analyses et modère les décisions potentiellement excessives. Or Nicolas Sarkozy envisage clairement de secouer le cocotier de la Fonction Publique, ce dont je me réjouis, laquelle saura lui rendre la monnaie de sa pièce en laissant "filer la pelote". La question est donc : Nicolas Sarkozy aura-t-il les nerfs d'acier qui lui permettront, comme il l'a toujours dit, d'ouvrir la plupart des chantiers de réforme en même temps? Je pense que non. Il est dans une logique " Faites moi confiance. Vous allez voir ce que vous allez voir!". Ou bien encore  " Vous verrez : dans cent jours, les choses auront déjà changé.".
J'ai toujours défendu, depuis que je me suis lancé dans cette grande aventure du blog politique, que les propositions audacieuses que je formule ne peuvent être mises en oeuvre que dans la durée. J'ai annoncé, plusieurs fois, que 2 mandatures sont nécessaires ... C'est un marathon ou, mieux encore, une course à étapes telle le Tour de France cycliste. Pas un sprint ... Pendant toute la durée du mandat, les dirigeants doivent rappeler l'objectif concret et expliquer que telle décision ponctuelle s'inscrit dans le programme de réalisation  du projet afin d'atteindre l'objectif. Nicolas Sarkozy, trop impulsif, trop impatient, ne respectera pas cette logique de la course de fond. Et pourtant, il fait du cyclisme.

Qui se ressemblent s'assemblent ... Ce vieil adage est bien connu.
Précisément, à Nogent sur Marne, le principal soutien de Nicolas Sarkozy, c'est ... Jacques J.P. Martin, "maire" de la commune (j'ai expliqué pourquoi, désormais, c'est à dire depuis l'annulation des budgets 2004 et 2005, je mets des guillemets autour du label de maire quand je parle de Jacques J.P. Martin.). Jacques Martin est capable de rassembler le temps d'une campagne électorale ... de batir un programme pour gagner l'élection et de faire ce qu'il faut pour gagner cette élection. La suite est moins drôle ... pour les administrés.
Certes je fais grâce à Nicolas Sarkozy de ne pas le rabaisser au niveau de Jacques J.P. Martin. Les deux hommes, c'est évident, n'ont pas la même envergure, à l'avantage de Nicolas Sarkozy ... S'il est élu, Nicolas Sarkozy n'aura pas les mêmes responsabilités non plus ... Mais il aura la même manière de réagir car, ça, on le porte en soi, c'est un trait de caractère ... quasi indélébile.
J'ai, en à peine deux ans de mandat, constaté un trop grand nombre de fois de quels abus manifestes est capable Jacques Martin pour me dire que Nicolas Sarkozy porte en lui les mêmes caractéristiques ... qui produiront les mêmes effets.
Alors que le système de défense de Jacques J.P. Martin s'écroule, pour les raisons que j'ai déjà évoqué dans plusieurs de mes articles,  pas une seule fois Nicolas Sarkozy n'a pris ses distances! Mieux (ou pire si on préfère!) : il a fait en sorte de lui accorder la Légion d'Honneur! Remise en mains propres par Brice Hortefeux ... La Légion d'Honneur à un "maire" qui :
1. a dilapidé l'argent public
2. a augmenté les impôts de presque 60%
3. n'a même pas eu le courage de reconnaitre ses fautes et a tenté de justifier ses décisions en mettant en cause la gestion précédente, celle de Estelle Debaecker, 
4. vient de se faire annuler deux budgets par le Tribunal Adminsistratif, fait rarissime!

Ce sera donc Non à Nicolas Sarkozy pour la Présidence de la République tout comme ce sera Non à Jacques J.P. Martin pour la mairie de Nogent sur Marne.    

    

 

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Jasmin 06/05/2007 16:06

Sarkozy, sans doute bien conseillé, certainement fort intelligent, a donné de l'espoir à notre jeunesse. Du moins la jeunesse qui veut bouger.... qui a de l'ambition.
La France a besoin d'eux pour se relever.

Voilà pourquoi il y a une ruée de très nombreux jeunes sur Nicolas Sarkozy.

Madame Royal a souvent dérapé, et feint des colères qui n'ont pas impressionné grand monde chez tous ceux qui n'avaient pas voté pour elle.
Et puis, je trouve qu'elle a cumulé des erreurs de stratégie tout au long de sa campagne.

Elle a manqué d'habileté....c'est probablement ce qui fera la différence entre les deux candidats.

Jacques Heurtault 06/05/2007 17:47

Une chose évidente à mes yeux : Nicolas Sarkozy s'est d'abord assuré le contrôle du parti politique dont il avait besoin pour mener sa campagne. Tout comme Mitterrand en 1974, lequel avait le contrôle du P.S dès 1971 (Congrès d'Epinay).Ségo, elle, a d'abord dû se battre CONTRE son parti et trouver des stratagèmes pour obtenir l'investiture des militants. Il est clair que dans son esprit, la campagne la plus dure fut celle qu'elle du mener à l'intérieur de son parti ....

Daumont Jean 06/05/2007 10:50

  Il faut toujours être clair dans ce qu'on dit ou écrit, sinon  l'interlocuteur peut se livrer à une mauvaise interprétation...
   A ce titre, je vous accorde que vous n'avez pas mis en cause directement les origines bourgeoises de Sarkozy our refuser de voter pour lui... Mais vous en avez "implicitement"  fait une raison, en affirmant que "mes origines...me font préférer les gens du peuple"... En l'occurence, permettez-moi de vous signaler avec humour qu'avec S. Royal vous êtes servi, puisque son grand-père paternel a été polytecnicien et général et que sa mère descendait d'un industriel de la ...chaussette à Nancy...
   Il en est de même des déclarations et comportements des candidats : vous reprochez à Sarkozy de ne pas avoir reçu Bayrou entre les 2 tours... Or il avait "clairement" déclaré qu'il s'adressait "à tous les Français", "qu'aucun candidat battu n'était propriétaire de ses voix" (ce qui n'est pas contestable...), et qu'il n'avait donc pas à "privilégier" l'un d'entre eux, qui n'y aurait trouvé qu'un moyen de faire mousser son projet "centriste" pour les les élections législatives... Soucieux de ne pas être accusé "d'aller à la pêche aux voix", il avait même eu le courage d'affirmer "qu'il n'attendait rien de Le Pen", avant la déclaration d'abstention de celui-ci, et alors que la pêche aux voix y aurait été facile... Or, de son côté, S. Royal n'a pas hésité à "aller à la pêche", en s'attribuant toutes les voix d'extrême-gauche (ce qui n'est pourtant pas évident) et en se contorsionnant pour récupérer les voix de Bayrou (malgré ses accusations de "droitisme" du 1er tour)... tout cela suivant le principe que ce qui est "républicain" à gauche ne l'est pas à droite... Il est vrai que, sachant qu'elle va être battue, elle se positionne pour être l'égérie d'un nouveau Parti socialiste aux élections législatives, sur la base d'un pourcentage très honorable que serait pour elle ...47,5 %... ?!

Jacques Heurtault 06/05/2007 12:06

Je vous redis simplement que Nicolas sarkozy a fait un excellent travail pour contrer l'influence néfaste du Front National. Il faut achever le travail ... Je le soutiendrais dans cette entreprise.Je vous concède que c'est moins clair à gauche! Voyez mon billet intitulé "Pauvre Mauroy! pauvre P.S.!". Il faut pourtant, dans l'intérêt de la démocratie, que le même travail soit fait vers l'extrême-gauche ... Vous êtes bien d'accord avec moi : la démocratie est un bien commun qu'il faut préserver, bien plus important que les clivages partisans!Quand je fais référence au peuple, il s'agit des forces sociales, pas des origines des candidats. Peu m'importe que Nicolas Sarkozy ait ou non une particule! Peu m'importe que Ségolène Royal soit fille ou petite fille de la bourgeoisie lorraine! Je suis comme vous, comme de Gaulle : je n'aime pas les grandes puissances d'argent. je veux qu'il y ait un pouvoir politique fort qui tienne la dragée haute à ces puissances-là.Qui va gagner? Je m'en moque un peu ... sauf si le taux de participation est en diminution et si le nombre de bulletins blancs est en forte augmentation! Car ça voudra dire, hélas! que les extrêmes sont encore là et bien là!Rassurez vous! Je suis du coté de l'ordre républicain, comme vous! Je suis partisan des réformes audacieuses. J'y tiens tellement que j'ai peur que Nicolas Sarkozy ne les mène pas à leur terme! 

ramsÚs 06/05/2007 10:47

un 3ème candidat qui veut débattre après être battu, une candidate qui fait le grand écart, car elle veut les 2("J'en aurais cependant tiré des conclusions précises : Ségo prefère Besancenot et ses 4% plutôt que Bayrou et ses 18%"). Si l'on suit le résonnement, elle a fait un débat avec BAYROU, c'est pour avoir ses voix, elle n'a pas débattu avec BESANCENOT: elle ignore ses électeurs (ou plutôt, il a suffi qu'il dise voter ROYAL pour définitivement l'ignorer).
Si Madame ROYAL  est élu, il faudra qu'elle nous précise quand même les dates où elle souhaite nous intérroger par référendum, et peut-être prendre date avec "les partenaires sociaux" afin de savoir dans quelle direction elle va faire avancer le pays.
allez, chiche, la prochaine fois je me présente!!!!!!!!!!

Jacques Heurtault 06/05/2007 11:43

Allons, allons, Ramsès! Il ne s'agit pas du raisonnement de Ségo mais du mien ... Si Ségo avait dit explicitement qu'elle préférait les voix de Besancenot plutôt que celle de Bayrou (c'est à dire qu'elle avait l'intention de conduire une politique très à gauche et non pas au centre-gauche), j'aurai voté, sans hésiter pour Nicolas Sarkozy ... Les électeurs ont dit que l'extrême-gauche désormais pesait 7% (au lieu de près de 20%!). Je m'en réjouis. Besancenot n'a pas le choix! C'est ou bien Ségo au centre gauche ou bien Sarko à droite ... Si il a un peu le souci des gens qu'il dit vouloir défendre, il ne peut que choisir Ségo! C'est quad même clair ..., non?Quant aux dates de réunion des partenaires sociaux ... Laisse moi rire! Ce n'est pas du ressort constitutionnel du Président ou de la Présidente ... Je les renvoie dos à dos! Leurs réponses sur ce sujet n'a aucun intérêt.

jasmin 05/05/2007 22:49

Ben non. Je ne suis pas d'accord.

A quel titre Mr Bayrou s'introduit-il délibérément dans un débat, jusqu'alors réservé aux deux seuls finalistes ?

Il n'y a aucune question à se poser. Si chaque candidat faisait la même chose, on n'en finirait pas.
Ce n'est pas plus légitime pour Mr Bayrou, que pour Mr Le Pen ou Mr Besancenot, ou encore notre "Lélette" nationale.

Jacques Heurtault 05/05/2007 23:41

Encore une fois : ce n'est pas Bayrou qui s'est introduit dans le débat, c'est Ségo qui a proposé le débat. Bayrou n'avait aucune, absolument aucune, raison de refuser! Dans une démocratie, on ne refuse pas un débat! Par contre, il faut et il suffit d'être deux! Donc si Ségo avait proposé un débat avec Besancenot, cela ne m'aurait pas choqué sur le principe. J'en aurais cependant tiré des conclusions précises : Ségo prefère Besancenot et ses 4% plutôt que Bayrou et ses 18%. Dont acte, aurais-je dis. Voyons comme les choses se déroulent dans le camp d'en face! Il se trouve que Ségo a eu l'intelligence que l'on acquiert en application du principe de réalité. Est-il donc si difficle de comprendre que, moi, électeur de Bayrou au premier tour, je me trouve entre les deux finalistes et que, au fond, peut m'importe lequel gagne?Pareillement, est-il si difficile de comprendre qu'un électeur de Besancenot puisse se dire : Ségo est peut-être de droite mais elle est moins à droite que Sarko; donc je vote Ségo! Même raisonnement  pour un électeur de de Villiers : Sarko est peut-être un peu à gauche (pas beaucoup!) mais il est quand même moins à gauche que Ségo! Donc je vote Sarko! Quant à Le Pen ... Sarko a parfaitement eu raison de ne même pas envisager un projet de contact! Si les électeurs de Le Pen ne sont pas contents, il leur suffit de voter en masse pour Ségo! Ils verront bien quel effet cela aura!

Jean-Pierre 05/05/2007 22:34

Jacques, je ne vois pas pourquoi vous vous crispez sur le débat qu'auraient du avoir Bayrou et Sarko... C'est absolument sans importance. Bref ! On a chancun ses petits travers... :-)

Jacques Heurtault 05/05/2007 23:23

Je ne me crispe pas. Le mot crisper est exagéré. Mais il est tout à fait certain que j'ai apprécié positivement que, en vertu du principe de réalité, Ségo fasse la démarche de se tourner vers Bayrou. J'ai encore plus apprécié que Bayrou, prenant acte qu'il avait, à son corps défendant, accordé un avantage indirect à Ségo, propose à Sarko un débat similaire afin de rétablir l'équilibre entre les deux finalistes. Rien ne l'y obligeait. J'ai, par contre, apprécié d'une manière très négative le refus de Sarko d'accepter la proposition que lui faisait Bayrou. Je le dis, je le répète, c'est ABSOLUMENT INADMISSIBLE!! 

Daumont Jean 05/05/2007 17:42

 De retour après une absence de 10 jours,  j'ai d'abord le plaisir de vous saluer, tout en étant suffoqué par le choix que vous décidez de faire à propos des élections présidentielles... Pour ma part, je ne change pas d'avis, et ce n'est pas la campagne - décevante à plus d'un titre - qui pourrait l'ébranler...
   - Votre ancien poulain Bayrou s'est déconsidéré en ne reconnaissant pas sa défaite : 18 % n'est pas un succès (il y avait 82 % votant autrement  cf le score de Chirac contre Le Pen en 2002...), et ceci d'autant moins qu'il ne pouvait pas ignorer que dans les 18 % il y avait des votes "utiles" d'électeurs de gauche à qui on avait "seriné" non sans raison qu'il était le seul à pouvoir battre Sarkozy au 2ème tour...
   - Votre ...nouvelle ...pouliche Ségolène Royal est une "phraseuse" dont les incantations (donnant-donnant...gagnant-gagnant...gnan-gnan) comme les choix changeants et imprécis renvoyant à des "consultations" donnent "mal à la tête" à des gens comme moi qui ont pâti pendant 40 ans du régime de la "parlote" les empêchant de diriger avec efficacité... Et ce ne sont pas ses colères feintes qui peuvent m'impressionner...
   -  Vous ne pouvez pas "encadrer" Sarkozy... C'est votre droit... Mais vos arguments me laissent pantois : "C'est un bourgeois alors que je suis du peuple"... ?!...Et alors ?...Le choix d'un Président appelé à gouverner, c'est-à-dire à faire des choix parfois difficiles et à contre-courant n'est pas une question "d'appartenance au même milieu"... Personnellement j'ai été successivement pour De Gaulle (petite aristocratie) et Pompidou (fils d'instituteur)... en fonction des aptitudes que je leur reconnaissais, et la question de leur origine ne m'a même pas effleuré... D'autre part Sarkozy serait trop emporté ? Franchement, j'ai pensé un moment qu'il ne l'avait pas été assez dans le "débat" où il donnait un peu l'impression de se comporter en "petit garçon" demandant (vainement ) la parole à une institutrice revêche le pointant du doigt ... Mais à la réflexion, j'ai finalement considéré qu'il avait fait preuve de "sang-froid", et que c'était lui qui avait l'attitude la plus conforme à sa future fonction... même s'il n'est pas (mais qui l'aurait été?) le candidat idéal que j'aurais pu souhaiter...

Jacques Heurtault 05/05/2007 18:25

Bonjour Monsieur Daumont! A mon tour de vous saluer.Vous vous méprenez complètement sur mon appréciation quant aux origines bourgeoises de Nicolas Sarkozy ... Relisez mon texte. Merci.Peut m'importe les origines des candidats! Il s'agit des forces sociales qui soutiennent tel ou tel candidat .... Cela n'a strictement rien à voir!de Gaulle avait aussi le soutien implicite de ces forces sociales-là mais il avait AUSSI la capacité de leur dire NON! Il ne s'en est d'ailleurs pas privé ... Jacques Chirac n'a jamis craint de dire son désaccord à Ernest Antoine Sellières. Nicolas sarkozy aura-t-il cette même capacité à dire NON à ces forces sociales? Je pense que non.  Nicolas sarkozy a commis une faute gravissime : il a refusé de discuter avec François Bayrou. Rappelez-vous : C'est Royal qui a proposé à Bayrou de discuter. Au nom de quoi Bayrou aurait-il refusé? Il a même poussé la courtoisie jusqu'à proposer à Nicolas Sarkozy un débat identique. Ce dernier a refusé sur un mode qui m'a semblé méprisant. 18% des voix quand on se situe à la charnière de deux blocs et que l'on est donc en capacité politique de faire l'élection en faisant pencher la balance dans un camp plutôt que dans l'autre, ça ne se traite pas par le mépris. Je ne vais pas plus loin dans mon argumentaire.   

arnaud 05/05/2007 17:05

15 bonnes raisons de voter pour Ségolène Royal
Ségolène Royal s’est préparée à la Présidence comme aucun autre candidat.
Elle a eu en charge trois ministères (Environnement, Éducation, Famille)
qui correspondent aux plus grands défis de notre époque.
Ségolène Royal fait de la politique autrement.
Ségolène Royal a pris au sérieux le 21 avril et le non au référendum européen.
Elle a compris la colère qui s’est exprimée à l’occasion de ces consultations.
Elle a donc décidé d’écouter les Français avec 6 000 débats participatifs :
une démarche jamais entreprise en France.
Elle mise sur la responsabilité, le gagnant/gagnant.
L’agilité des entreprises confrontées à la compétition mondiale n’implique pas la précarité
mais appelle au contraire, la sécurisation des salariés.
Moderne, elle reformule les vieilles questions.
Ni hypocrisie ni vaches sacrées. Des 35 heures à la carte scolaire : elle regarde les choses en face.
Son itinéraire personnel la rend capable de comprendre les aspirations réelles des Français.Issue d’une famille de province, elle est le fruit d’une méritocratie républicaine, élève boursière jusqu’à l’ENA.
En tant que femme, elle a dû se battre plus qu’un autre
et développé une attention particulière à ceux qui ne sont pas écoutés et très peu pris en compte.
Elle prend des engagements. Ségolène Royal est la seule candidate à avoir annoncé
un véritable programme, 100 mesures qui peuvent être examinées, pesées, chiffrées, débattues.
Les candidats de droite naviguent à vue.
Elle ne craint pas de défier les lobbies. Elle s’engage à interdire les cultures OGM en plein champ,
à restreindre le droit de posséder un média pour les entreprises qui vivent de marchés publics
Elle a un programme social réellement de gauche. Par son attention aux petits salaires,
aux petites retraites, aux plus fragiles (incluant l’exigence absolue de protection des personnes et des biens).
Elle place l’Éducation au coeur de l’action politique,
c’est le meilleur moyen de construire sa vie et de s’adapter à un monde dont les changements s’accélèrent.
Elle propose une véritable VIe République.
Non-cumul des mandats, Parlement renforcé, Sénat rénové, démocratie participative.
Le seul programme cohérent de cette campagne. Ségolène Royal propose aux Français
un programme de responsabilité, consciente des difficultés, comme la dette, qu’elle ne cache pas.
Ministre de l’Environnement, puis Présidente de la Région Poitou-Charentes, elle a acquis
une connaissance approfondie des enjeux environnementaux et elle en fait la priorité du Pacte présidentiel.
Elle souhaite une société du donnant/donnant
où les droits nouveaux sont assortis de contreparties. Par exemple, l’allocation d’autonomie
pour les étudiants va de pair avec le soutien scolaire qu’ils apporteront dans les quartiers.
Le seul programme cohérent qui lie le social, l’économie et l’environnement.
la valeur ajoutée économique ne vaut rien sans la valeur ajoutée sociale qui elles-mêmes, pour être durables, ne peuvent que viser l’excellence environnementale.
En incarnant la gauche du XXIe siècle, Ségolène Royal peut rassembler une
majorité de Français.

Dès 18h-18h30, je donnerai le résultat du second tour de la présidentielle sur mon blog:
Si Monsieur Sarkozy est élu, vous verrez s'inscrire sur mon blog que Iznogoud est élu avec 51% des voix mais écris 51 bananes pour que je ne puisse pas avoir d'amendes.
Et de même pour Mme Royal, Si Madame Royal est élu, vous verrez s'inscrire sur mon blog que Bécassine est élu avec 51% des voix mais écris 51 bananes pour que je ne puisse pas avoir d'amendes.
Les chiffres me seront communiqué de Belgique et de Suisse alors demain venez tous sur mon blog!!!!!!!!!!!
http://desirsdavenir86000.over-blog.net/


J'ai ouvert un blog politique sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net/ alors venez le voir et dite ce que vous en penser dans les commentaires pour que je l'ameliore, merci d'avance!!!!Pouriez vous mettre un lien vers mon blog s'il vous plait!!!

Jacques Heurtault 05/05/2007 17:26

Le lien, c'est déjà fait, jeune homme! Je n'apprécie guère, cependant, cette déclaration d'une volonté délibérée de transgression de la loi républicaine. J'espère que vous serez désavoué par Ségolène Royal ou quelqu'un de son staff.

Jean-Pierre 05/05/2007 16:32

Voila qui est clair. Je souhaite bonne chance à votre candidate, Jacques.

Jacques Heurtault 05/05/2007 16:35

Merci! J'aurai la même courtoisie vis à vis de vous même en souhaitant bonne chance à votre candidat si vous avez arrété définitivement votre choix.