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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

La carte scolaire . Mes propositions.

23 Mai 2007, 15:19pm

Publié par Jacques Heurtault

Cette histoire de carte scolaire, c'est un peu la tarte à la crème ou l'hydre à plusieurs têtes selon que l'on soit "soft" ou "hard" sur le sujet.

Tout le monde sait de quoi il s'agit, au moins dans les grandes lignes ... Quand on gratte un peu, c'est beaucoup moins clair! Il y a, comme souvent, les non-dits et l'indicible ...

Je constate une chose : le peuple de France est profondément conservateur. Pourquoi? Je n'en sais rien mais c'est ainsi. Parmi ce peuple, les agents publics le sont encore plus. (Je le constate quotidiennement dans mon travail. C'est parfois un véritable fossé qui me sépare de beaucoup de mes collègues. J'en arrive parfois à me demander si nous parlons bien la même langue!). En se qui concerne le monde enseignant, c'est plus fort. Plus conservateur que le corps enseignant, tu meurs!...

De quoi s'agit-il? Quand des parents veulent assurer l'éducation de leurs enfants dans un établissement public d'enseignement, ceux-ci sont, automatiquement, affectés dans l'établissement qui relèvent de la carte scolaire. Les parents n'ont aucun choix possible. C'est un peu la même chose pour les demandeurs d'emploi vis à vis de l'Anpe. Ceux-ci sont gérés par telle ou telle agence locale selon leurs lieux d'habitation ou leurs métiers. Ils sont en quelque sorte soumis aux ordres du "système".

Bien entendu, si les parents ne sont  pas contents, ils ont la possibilité de s'adresser à un établissement privé d'enseignement, sous contrat d'association, sous contrat simple ou sans contrat ... à condition d'en avoir les moyens financiers plus ou moins élevés.

Il s'agit de mettre un terme à cette contrainte qui consiste à mettre les parents au pied du mur en leur imposant un choix dont ils ne veulent obligatoirement : "C'est la décision de l'Administration ou bien le secteur privé!".

Je passe sur les justifications oiseuses que l'on entend ici ou là. Elles sont toujours ou presque toujours intellectuellement malhonnêtes.

Oui des parents qui veulent que leurs enfants soient affectés dans un autre établissement que celui relevant de la carte scolaire doivent pouvoir le faire sans aucune difficulté!

Oui les parents qui veulent envoyer leurs enfants dans un établissement privé d'enseignement sous contrat d'association doivent pouvoir le faire sans avoir à payer un euro de plus que s'il s'agissait d'un établissement public!

Attention cependant aux pièges! Car l'arme de la supression de la carte scolaire peut être à double tranchant ...

Autant il faut que les parents puissent choisir leur établissement, autant il ne faut pas que les établissements puissent choisir les enfants! C'est évidemment une autre paire de manche ...

Pourquoi les enseignants ne veulent pas, en règle générale (très fortement majoritaire même!) de la suppression de la carte scolaire? La raison en est toute simple.
1. Qui dit carte scolaire dit monopole d'affectation et donc absence totale de concurrence entre les établissements.
2. Les enseignants ne sont pas réellement managés par une hiérarchie locale. Le directeur d'école n'a pas de réel pouvoir sur chaque enseignant. J'ai même entendu cette aberration : "En tant que fonctionnaire nous sommes en quelque sorte propriétaire de notre poste"! Incroyable mais vrai ...
3. Les enseignants sont certes "inspectés" par des inspecteurs d'enseignement mais une fois tous les quatre ans en moyenne ... autant dire qu'ils font ce qu'ils veulent quand ils le veulent, comme ils le veulent... ou presque!

Face à une telle réalité, on comprend parfaitement que la plupart des enseignants n'ont aucune envie que ça change!

Or, si la carte scolaire est profondément assouplie dans l'immédiat puis supprimée à terme, il est bien évident que ces diktats émanant des enseignants vont, pour le moins, s'amenuiser ...

Attention cependant au revers de la médaille! Les parents doivent pouvoir conserver, de plein droit, la possibilité d'inscrire leurs enfants dans l'établissement relevant de la carte scolaire, c'est à dire proche de leur domicile sans que la direction de cet établissement puisse leur opposer une fin de non recevoir au motif qu'il n'y aurait pas de place. Faute de quoi, ce sont les enseignants qui choisiront les enfants et non les parents qui choisiront l'établissement ... Attention au piège!

Le but de l'opération, dans mon esprit, c'est de mettre les enseignants au pas de l'aurorité qui les paie et non l'autorité qui les paie au pas des enseignants qui ne voudraient en faire qu'à leur tête. 

Autrement dit faire entrer dans la tête des enseignants qu'ils sont fournisseurs d'une prestation de service auprès des enfants placés sous l'autorité des parents, lesquels deviennent alors des clients et sont traités comme tels.

Ca fait quelques changements en perspective en terme d'organisation et ... beaucoup plus en terme de mentalité et de comportement.  

Commenter cet article

Daumont Jean 01/06/2007 09:54

   J'ai pris connaissance du site que vous indiquez : intéressant, mais il reste lui-même "approximatif", en ne faisant que mettre en valeur les "désaccords" sur ce problème difficile où la "droite" comme la "gauche" et les enseignants entre eux comme les parents ont des avis divergents... La seule remarque objective (qui n'est pas une opinion) est que les classes hétérogènes issues du principe du Collège "unique" avec le prétexte de la "mixité sociale" n'ont jamais donné rien de bon...

Jacques Heurtault 01/06/2007 11:16

Je crois volontiers que le collège unique fut une erreur ... Il eut mieux valu donner plus de moyens aux établissements d'enseignement exerçant dans dans des zones "défavorisées". On empêchera jamais des parents de se soucier du devenir de leurs enfants et, par conséquent, de faire tout ce qui est en leur pouvoir, y compris des "choses pas forcément très éthiques", pour que leurs enfants "réussissent". 

Florence 30/05/2007 16:01

Il s'écrit ici beaucoup de choses approximatives sur le thème de la carte scolaire. Beaucoup d'inexactitudes et un manque de réflexion...
Allez lire l'article bien étoffé que je vous mets en lien :
http://directeurenlutte.over-blog.com/article-6703930.html
Le sujet est très complexe et mérite qu'on mesure les conséquences de cette mesure avant de l'appliquer.
CordialementFlorence

Jacques Heurtault 30/05/2007 16:14

Je n'y manquerai pas. Merci!

Daumont Jean 28/05/2007 10:27

   Vous avez d'autant plus raison qu'il appartient edffectivementaux services académiques de régler ce genre de problème... Toutefois le Chef d'établissement et son Conseil d'Administration sont en droit de demander des moyens supplémentaires (en classes pour les élèves et en nombre d'heures, voire en postes, pour les professeurs) si le nombre d'arrivants dans le secteur est tel que les normes sont dépassées (cas dans les banlieues nouvelles).. Or ces moyens ne sont pas toujours donnés... Cela pose d'ailleurs un problème plus large qui est celui de l'autonomie des établissements : autonomie et non indépendance, car pour autant les établissements ne devraient pas avoir le droit de refuser des enfants de leur secteur...

Jacques Heurtault 29/05/2007 23:20

Tout à fait d'accord avec vous. Il faut donner aux Chefs d'Etablissement le pouvoir d'embaucher s'ils en ont le besoin (et don de débaucher pareillement!).

jasmin 26/05/2007 20:45

@ Mr Daumont

Plus simple encore.
S'il y a "obstruction" ou refus (si, si ça existe) de la part de l'établissement scolaire de votre secteur, adressez-vous directement à l'inspection académique de votre secteur.

C'est notamment un cas fréquent vécu par les nouveaux arrivants, et trop souvent les parents ignorent qu'il ne sert à rien de se heurter à l'administration de l'établissement, mais qu'il est plus sûr de passer directement par l'inspection académique.

Jacques Heurtault 29/05/2007 23:09

Moi, ce que je veux, c'est une mise en concurrence des établissements scolaires ... afin de stimuler les enseignants!

Daumont Jean 24/05/2007 09:12

   Un problème "technique" (caviardage du début de mon commentaire ci-dessus) a rendu incompréhensible la 1ère phrase que je reproduis donc ci-dessous :
   "Notre ami Jacques Heurtault sait qu'il n'y a aucune vanité de ma part à dire que je connais bien le problème, pour avoir été amené naguère à le pratiquer "nolens volens"...

Daumont Jean 24/05/2007 09:07

  Notre ami Jacques Heurtault sait qu'il n'y a aucune vanité de ma part à dire que connais bien le problème de la carte scolaire pôur avoir été amené naguère "nolens volens"...
   Le problème, comme souvent en France, est de vouloir passer d'un extrême à l'autre, de "théoriser" au lieu de garder un comportement "pratique"...
   La carte scolaire répondait à l'origine à une préoccupation "généreuse" : celle d'assurer la répartition des élèves en fonction de la proximité du domicile, sans tenir compte de critères plus ou moins discriminatoires : origine sociale (ou de "quartiers"), niveau des résultats,etc... En fait, la carte scolaire a été souvent contournée : choix de langues "rares" ou d'options "pointues", recours à l'enseignement privé sans justification religieuse, etc... Et de toutes façons, il ne faut pas être hypocrite : Quand un chef d'établissement et son équipe se retrouvaient avec beaucoup plus de candidats que de places, que croyez-vous qu'ils pouvaient faire, à partir du moment où ils n'avaient pas la liberté de créer des classes supplémentaires et les moyens correspondants relevant de la seule autorité académique ?... Choisir systématiquement les "mauvais" dossiers ?...Plaisanterie...
   Il convient donc de parler "clair" : d'abord donner la priorité absolue aux élèves d'un secteur nécessairement "prédéterminé", quels que soient les origines sociales, et les résultats scolaires, sous réserve d'une vérification précise du domicile (ex: pas d'adresse fictive d'une grand-mère...décédée...). S'il n'y a pas assez de places et impossibilité de créer une nouvelle classe, affectation dans l'établissement le plus proche par une commission de secteur. S'il y a encore de la place, recrutement par une commission de l'établissement en fonction de son "projet éducatif". En cas de recours nécessaire à l'enseignement privé (cas de secteur n'ayant pas d'établissement public), attribution d'une bourse (remise à l'établissement) pour les élèves en fonction de la situation familiale (dûment vérifiée).
   Autrement dit, un peu de bon sens...

Jacques Heurtault 24/05/2007 10:18

Je précise que Monsieur Daumont a été proviseur d'un lycée proche de Nogent sur Marne et qu'il a terminé sa carrière à la direction d'un complexe d'enseignement regroupant plusieurs milliers d'élèves. Il sait donc de quoi il parle.Personnellement, ce que j'attend du monde enseignant, c'est qu'il ne soit plus, précisément, un "monde" égocentré, soucieux de ses prérogatives. S'il est prêt à se remettre en question, c'est bien volontiers que je prendrai en considération les arguments développés. Mais, de grâce, que l'on ne vienne plus me "chatouiller" avec les sempiternels "arguments" du style "argent public à l'enseignement public" ... J'ai tout entendu sur cette question. je crois profondément que la mise en concurrence est un puissant facteur de recherche d'efficacité.

Sunnylight 23/05/2007 23:01

Le sujet de la carte scolaire ne doit pas êtes pris en vue de manière simpliste ! C’est comme cela que l’on commet des erreurs !
 
Pourquoi la carte scolaire a-t-elle été instaurée en 1963 ? C’était pour réguler le flux des écoliers d’un secteur à 1 autre, mais comme les quartiers se sont doucement « ghettotisés », la carte scolaire est devenue un outil inéquitable et injuste !
 
Seulement, comme vous le dites Jacques, il ne faut pas partir du principe que les établissements décident quels élèves ils vont choisir lors des candidatures ! Seulement, que mettre en place ?
 
Ensuite, abordons le sujet : Où la carte scolaire cause-t-elle problème ? A quel niveau territorial parle-t-on de carte scolaire ? Qui a contourné la carte scolaire ? Quelle est la part qui a contourné illégalement ce découpage ?
 
Si nous ne répondons pas à ces questions, alors le sujet d’analyse ne peut afficher le bon diagnostic !
 
La carte scolaire est problématique uniquement pour les grandes agglomérations ! Le problème ne se pose pas pour les zones rurales du fait du nombre plus réduit d’établissements scolaires !
 
Bien sûr, ceux qui la contournent sont les enfants aisés où les parents veulent les mettre ailleurs que dans leur quartier, mais aussi les enfants des enseignants !
 
Tout ceci n’est qu’une minorité qu’on se sert médiatiquement pour justifier la suppression de la carte scolaire !
 
Donc, il ne me semble pas justifié de supprimer intégralement la carte scolaire sur le fait accompli !*
 
En revanche, il me paraît justifié d’en revoir le découpage et même son principe et ses modalité des fonctionnements !
 
C’est alors que doivent intervenir d’autres éléments de la réforme, Jacques que vous avez oublié d’aborder, sachant que la carte scolaire n’est qu’une partie, voire 1 élément appartenant à 1 réforme globale !
 
Vous oubliez de dire que les établissements privés sous contrat sont exclu du découpage de la carte scolaire !
 
Vous aborder vaguement la liberté des établissements ! Il faut plutôt poser la question : Quel degré de liberté nous donnons aux établissements ?
 
Doivent-ils être libres de choisir les élèves ? Faut-ils leur donner des mesures contraignantes pour éviter une nouvelle « ghettotisation » ?
 
Vous oubliez d’aborder un point fondamental de la réforme : Comment doit être géré le système de financement des établissements ? Comment gérer les subventions pour les établissements privés sous contrat ?
 
Je trouve aberrant en France que l’on mette en place une loi de 1986 qui impose aux collectivités de subventionner les établissements privés sous contrat !
Si je résume le problème, 2 établissements, l’1 public, l’1 privé ont les mêmes ressources budgétaires, sachant que le privé est subventionné par la collectivité, avec le même nombre d’élèves sans carte scolaire ! L’établissement privé est libre de choisir ses élèves ! Il va donc prendre les élèves des quartiers aisés, tandis que le second va devoir prendre les enfants des quartiers populaires, du fait qu’il n’a pas le choix !
 
Il y a alors 2 phénomènes scandaleux qui se produisent et que l’on défend en France par le bout des bras ! L’élitisme, principe Français et le « ghettotisation » ! On peut alors parler d’un détournement de la réforme sur la carte scolaire !
 
Conclusion temporaire : Il est illusoire, voire irréaliste de donner 100 % de liberté aux établissements de choisir ses élèves surtout quand la collectivité est généreuse de lui donner de l’argent fraîchement payé par le contribuable, même les pauvres qui financent le « pauvres » riches qui se plaignent tout le temps de la vie dure !
 
Donc, il faut selon moi, remettre à plat le régime des subventions aux établissements privés sous contrat ! Je regrette, mais quand je vois JJPM qui ne se soucie pas de l’argent du contribuable de mettre en place des contrats d’association avec les 3 écoles privés pour les subventionner !
 
Il oublie de dire que l’essentiel de leurs élèves viennent d’ailleurs que NSM et que quand je vois ADM qui est équipé de complexes sportifs avec des élèves dont l’essentiel vient de St Maur, je me demande en quoi il avait besoin d’argent supplémentaire ! Absurde !
 
Ce n’est pas à l’Etat de décider comment les collectivités doivent financer les établissements privés sous contrat pour les obliger à augmenter les impôts locaux aux frais des contribuables ! Je me demande même si on ne devrait pas abroger cette loi par principe d’équité pour les citoyens ! On ne peut pas dire de supprimer la carte scolaire pour continuer à subventionner les établissements privés sous contrat !
 
C’est pour cela que j’ai interpellé JJPM sur ce sujet ! Mais, comme toujours, il s’est enfermé dans l’obstruction pour me dire que c’est la loi qui l’oblige à la faire, mais pas les contrats qu’il a instauré en 2003 !
 
Une loi instaurée par Jacques Chirac par les gens de son propre parti politique ! Je suis même persuadé qu’il a approuvé le vote de cette loi !
 
Ensuite, je trouve incohérent que ce soient les régions qui gèrent les lycées, le CG les collèges, et les communes, écoles et crèches ! Comment peut-on faire 1 politique cohérente si la gestion est découpée en part de gâteau ?
 
Ce système est pour moi déresponsabilisant, puisque chacun se renvoie la balle de ping-pong à chaque critique adressée aux collectivités par les citoyens, je pense que’il va falloir revoir ce système de gestion !
 
En conclusion, la réforme, telle qu’elle a été proposée par NS risque d’échouer si on ne mène pas le diagnostic que j’ai énuméré succintement ci-dessus ! Il n’a pas remis en cause cette loi sur les subventions versées aux établissements et n’a pas défini le degré de liberté donné aux établissements !
 
De plus, il n’a prévu aucune idée d’expérimenter durant 1 période sa réforme pour analyser les effets négatifs pour les diagnostiquer et élaborer progressivement cette réforme !
 
Du fait que personne n’a remis en cause cette loi de 1986, j’imagine l’esprit de certains élus de courir à l’élitisme !
 
A titre d’exemple, le Lycée Louis Armand à NSM a des voies générales et technologiques ! Le proviseur actuel a souhaité ouvrir une nouvelle classe générale en réduisant la place des voies technologiques ! Du fait qu’on est dans 1 quartier aisé, il y a dans cette pensé de l’élitisme recherché contre l’intérêt de tous !
 
D’ailleurs, quand JJPM fait la campagne de NS sur la suppression de la carte scolaire sur le sujet de l’école Léonard de Vinci, on voit aussi sa volonté d’attirer l’élite dans sa ville !
 
Et chacun tire les ficelles d’un côté et de l’autre pour avoir 1 devise commune qu’un prof de collège m’a confié : « Nous travaillons pour l’élite ! ».
 
Rien qu’à entendre cela, ça fait froid dans le dos ! Et je vois en perspective que la simple suppression de la carte scolaire sans autres réforme de l’EN, on risque d’envenimer la situation et augmenter les inégalités !
 
La question n’est pas de savoir comment est-ce que tous les élèves qui veulent aller à Henry IV aillent à Henry IV !
 
C’est comment est-ce que le système éducatif doit être équitable pour tous et quelle liberté donner aux élèves sur le choix des établissements, ainsi que sur les établissements sur la gestion ! Sachant qu’il faudra en plus revoir d’autres éléments constitutifs de l’EN !
 
Ce diagnostic est très long à faire et demande du temps ! Et ce n’est pas en proposant des réformes radicales révolutionnaires dans des discours moraux que nous allons réussir les changements !
 
Mais, ceci concerne la partie institutionnelle ! Il y a aussi les règles internes ! Faut-il laisser s’étaler la discrimination des marques ?
 
Il y a aussi 1 autre sujet tabou que je ne pourrai aborder ici…le L…. !Je suis bafoué par 1 minorité…!
 
Quand on propose 1 réforme majeure comme celle-ci, on ne peut se contenter d’1 raisonnement simpliste ! On doit sortir de la paresse intellectuelle et faire le bon diagnostic jusqu’au bout et prendre le bon chemin à petits pas que de foncer avec des œillères, sans savoir où aller dans les brousailles !

Jacques Heurtault 24/05/2007 10:07

Bonjour Sunlight! Je précise à nos lecteurs que vous êtes nogentais comme moi et que nous nous connaissons depuis quelques semaines. Merci de ne pas oublier que la plupart des lecteurs du blog ne sont pas Nogentais.Pour aider ces lecteurs à comprendre votre propos, je précise que 1. NS, c'est Nicolas Sarkozy2. JJPM, c'est Jacques Jean Paul Martin , maire UMP de Nogent sur Marne3. NSM, c'est, précisément Nogent sur Marne4. ADM, c'est Albert de Mun. Il s'agit d'un établissement privé allant jusqu'au lycée qui est installé à Nogent sur Marne5. Le CG, c'est le Conseil Général6. L'En, c'est l'Education Nationale7. Je ne comprends pas ce que c'est que le L... que vous ne voulez pas aborder ici. Merci de choisir entre "en parler d'une manière explicite" ou bien "ne pas en parler".
Venons en au fond de vos arguments maintenant . Je ne peux pas reprendre tout ce que vous développez. Merci infiniment de défendre votre point de vue comme vous le faites. Même si je ne suis pas d'accord avec tout ce que vous dites, c'est néanmoins ce que je souhaite : Que ce blog devienne un instrument de débat entre citoyens. J'ai été agréablement surpris de constater que le débat s'est poursuivi pendant mon absence de presque 15 jours.
Je me limiterai à rappeler quelques principes auxquels je suis fondamentalement attaché.1. Ce n'est pas à l'Etat d'éduquer la jeunesse. C'est aux parents de cette jeunesse.2. L'Education Nationale est un service public qui doit donc offrir des services au public, y compris à ceux qui n'ont pas les moyens de payer dans le respect d'une stricte égalité de traitement. C'est en ce sens que les établissements d'enseignements ne doivent pas avoir le droit de choisir leurs élèves. Les parents des élèves doivent, eux, avoir le droit de choisir leur établissement. En particulier celui qui offre le meilleur service, étant entendu que ce sont les parents qui apprécient, seuls et souverainement, si le service est bon ou moins bon voire mauvais.3. Quand on veut résoudre un problème, il est essentiel de procéder à une identification sérieuse du problème et de sa cause. Il faut alors se fixer un objectif à atteindre. Puis mettre en oeuvre les mesures qu'il faut pour atteindre l'objectif dans le délai imparti. En ce sens, vous avez raison de dire que l'on ne peut pas supprimer la carte scolaire d'un trait de plume. Mais on peut se fixer l'objectif de sa suppression et commencer à prendre les mesures allant dans ce sens.4. Je tiens absolument à ce que les parents puissent choisir de mettre leurs enfants dans une école privée, aux même conditions, notamment financières, que s'ils choisissaient de les mettre dans un établissement public. Je récuse donc formellement ce vieil adage pseudo-républicain qui consiste à dire que l'argent public doit aller aux établissements publics.
On peut poursuivre le débat, y compris avec d'autres lecteurs ... Tout le monde au clavier!    

totor 23/05/2007 19:14

Pas de miracle: je n'ai pas de solutions ideales non plus! Je suis le premier a dire qu'il faut absolument que les instituteurs et les professeurs soient sous une autorité bcp plus concrete et reelle que l'inspecteur qui vient les voirs tous les 4 , 7 ou 10 ans (si, si!). Mais cela pose tout un tas de questions qui me semblent eminemment sensibles: - a l'ecole primaire, le directeur de l'ecole est choisi par ce qu'il est volontaire, avec une prime derisoire et une faible motivation (bcp d'administratif, peu de responsabilités gratifiantes) independamment des competences notamment en animation d'equipe. Si j'ai bien compris, s'il y a malgre tout plusieurs candidatures, ce sont les instituteurs qui votent (a main levée?). Bref, pour connaitre un peu le milieu, qd le directeur d'ecole est bon, cela met bcp d'huile dans les rouages. Dans le cas contraire, les instits svt deja peu portées sur le travail en equipe, se replient sur leur classe et certaines taches de bon sens ne sont pas effectuées (exemple vecu: avertir la DASS quand un gamin, eleve par sa grand mere ne parlant pas francais, a une carie jusqu'aux gencives!!!) . je plaiderais volontiers pour le recrutement de vrais directeurs d'ecoles, mais en l'etat des RH, autonomiser les ecoles peut amener au meilleur comme au pire, selon les equipes en place. - au college et au lycee, comme le souligne Jacques la question est celle de la segregation; La carte scolaire l'organise, mais la modere. Si on supprime cette carte, quid des colleges deja degrades? Ils deviendront des colleges poubelle dans lesquels seuls les enfants des parents les moins sensibles a la question educative resteront. Vive l'egalite des chances! Et dans les etablissements de forte notoriété, faudra - t il envisager une selection, une liste de priorité par ordre d'inscription? Bref, je trouve que la suppression de la carte scolaire pose plus de questions qu'elle n'en resout. Mais je suis  l'ecoute des solutions que l'on proposerait. - et comme toujours des que l'on s'attaque au milieu educatif, faire bouger le mammouth dans le sens d'une responsabilisation accrue des enseignants fait bondir les plus reactionnaires qui peuplent les syndicats de profs. Avec le chantage habituel: ne pas assurer la garderie des momes et empecher les autres de travailler... Ce qui n'empeche pas ce metier d'etre passionnant, eprouvant et plein de personnes de qualité... evidemment! Je conseille a ceux que cela interesse "Le bonheur d'apprendre et comment on l'assassine", de F. de Closets, toujours aussi percutant dans son analyse des maux francais.

Jean-Pierre 23/05/2007 18:28

Pour ma part, mon choix de société est fait. C'est la suppression de la carte scolaire et l'autonomie complète des établissements. Les enseignants seront sous l'autorité directe du chef d'établissement. C'est la moins pire des solutions, à défaut d'être la meilleure.

Jacques Heurtault 23/05/2007 20:25

Ce n'est pas la moins pire! c'est la meilleure!

GM 23/05/2007 18:14

Il y avait un autre truc assez sympa, avec la sectorisation : les ghettos scolaires ! Pas question que la racaille du 92 aille se mélanger avec celle de Neuilly on Seine ! Moi j'admire quand ma République arrive a de tels concepts de l'égalité en organisant et imposant la discrimination....
Mais bon, je suis encore sûr d'être tout seul à en rigoler, naturellement, sûr que vos lecteurs ne vont pas comprendre le sens de la dérision qui se cachait bien derrière la mesure

Jacques Heurtault 23/05/2007 20:19

Il est exact que certains lecteurs ont parfois du mal à vous comprendre ... Ils manquent sans doute d'une bonne dose d'humour!