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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Heures supplémentaires : mon analyse.

12 Juin 2007, 12:47pm

Publié par Jacques Heurtault

Il s'agit, bien sûr, du sujet dont tout le monde parle sans trop bien comprendre tous les tenants et les aboutissants, ce qui est fort dommage car je pressents que les conséquences seront lourdes et globalement très défavorables aux salariés et, par contre très favorables aus employeurs.

Il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy a fait, à mon avis très imprudemment, cette promesse pendant la campagne électorale. Dès son élection, il a donc engagé les travaux qui devraient aboutir à l'adoption des mesures suivantes :
1. Toutes les heures supplémentaires au dela de la 35 ème heure hebdomadaire seront majorées de 25%, comme elles l'étaient déjà avant la mise en place des "35 heures". En outre, l'employeur et les salariés ne pairont pas de charges sur ces heures-là et les salariés ne paieront pas d'impôt sur le revenu pour les gains qui s'y rapportent.

Autrement dit, chaque heure de travail exécutée dans ce cadre sera payée, en réalité, non pas 125 (pour un taux horaire brut de base 100, c'est à dire un taux horaire net de 77), mais 125 net auquel il faut rajouter l'impôt sur le revenu qui ne sera pas payé, soit, en moyenne, un gain d'au moins 10% (on n'en sait pas plus pour l'instant).
Une heure en régime normal rémunérée 100 vaut en réalité 70 (en moyenne). Une heure en régime "supplémentaire" en vaudra 125 (sur le compte en banque), soit presque le double (en réalité presque 79% de plus ...).  Le moins que l'on puisse en dire est que la mesure est attractive ... et suscite, pour le moins, une envie légitime. 

2. On ne peux reprocher à Nicolas Sarkozy de tenir ses promesses ... Pour une fois que l'on a un "politique" qui adopte ce comportement, on ne va tout de même pas se plaindre!

3. Qu'est-ce qui a conduit Nicolas Sarkozy a faire cette proposition mirobolante, du moins, en apparence? Il semble que ce soit Henri Guaino, un adversaire déclaré de ce qu'il appelle avec d'autres, " la pensée unique". C'est cette même attitude qui a conduit le même Henri Guaino a voté NON au réferendum sur l'Europe pendant que Nicolas Sarkozy appelait, lui, à voter OUI ...
Quand une promesse aussi mirobolante est lancée dans la nature, à moins de vouloir passer pour un jobard, on est tenu de la tenir ... avec toutes les conséquences que cela peut avoir.
D'après Henri Guaino, ancien Commissaire au Plan, le nombre d'heures travaillées en France, rapportées à la population totale qu'il faut nourrir, loger, éduquer, etc ..., est trop faible, comparativement aux autres pays européens. Il a absolument raison.
Pour créer des richesses, dit-il, il faut t fournir du travail. Il a raison. Donx, poursuit-il, faisons travailler tous ceux qui sont aux 35 heures en les poussant à accepter de faire des heures supplémentaires. Il a tort!

4. Henri Guaino a tort car il a oublier deux notions élémentaires :
- tout salarié est tenu de faire des heures supplémentaires dès lors que celle-ci respectent la réglementation en vigueur. Sous peine d'être licencié pour faute grave (privative de son indeminité de licenciement et de tout préavis), il ne peut refuser. C'est l'employeur qui a "la main" sur cette question ...
- Un employeur ne fait faire des heures suplémentaires à son personnel que si il a du travail a lui faire faire ...

5. Par contre, lorsque la possibilité d'amorcer le processus se présentera, avec une telle "carotte", il ne manquera pas d'y recourrir, comportement que personne ne saurait blâmer! Que les employeurs respectent toujours les lois et règlements en vigueur, c'est, personnellement, tout ce que je demande! Les violations sont si fréquentes ... Je suis bien placé pour le savoir un peu puisque je suis agent de l'Anpe. Du même coup, il ne prendra pas le risque d'embaucher! Pourquoi le ferai-il? Depuis quand les employeurs sont-ils des philanthropes? Et d'ailleurs de quel droit devrait-on exiger d'eux qu'ils le soient? Ils gèrent leurs entreprises dans leurs intérêts : c'est tout à fait normal!
Qu'adviendra-t-il si la charge de travail diminue? Il supprimera les heures supplémentaires ... C'est tout à fait normal. Ou bien, il licenciera ... c'est encore plus normal. Un climat délétère s'installera dans l'entreprise lorsqu'il faudra choisir ceux qui devront partir pour permettre aux autres de faire les heures supplémentaires si généreusement rémunérées.
Globalement, à terme, le chômage risque fort d'augmenter ...

6. C'est au nom d'une interprétation complètement erronée de la quantité de travail disponible que cette proposition a été faite ... Nicolas Sarkozy combat l'idée que le travail serait une "grandeur" économique figée qu'il faudrait donc partagée. Il a raison! Le travail n'est pas une grandeur économique figée ... Il est clair que l'activité appelle l'activité et que la quantité de travail disponible peut croître ... Je dis bien "peut croître" car cette variation positive n'a rien d'automatique! Là est l'erreur d'Henri Guaino et de Nicolas Sarkozy  ...
Ils sont tombés dans le travers de l'économie administrée que, pour ma part, je combats vigoureusement ... Croire que cette mesure spectaculaire va automatiquement amorcer le cercle vertueux de la croissance est une douce rêverie! L'économie ne réagit pas du tout de cette façon. Il est beaucoup plus sage de laisser les conditions de la croissance se développer d'elles mêmes ...

7. Se développer d'elles mêmes ... En quoi faisant? Tout simplement en retenant l'idée que l'Etat cesse une fois pour toute de vouloir régenter le fonctionnement de l'économie. Qu'il commence par mettre de l'ordre dans sa propre maison! Il y en a bien besoin ...
7.1. Faire sauter le verrou de l'obligation de faire des heures supplémentaires si on n'en a pas envie ... en accordant aux salariés le droit élémentaire de ne travailler que la quantité d'heures qui leur convient et non pas de les mettre à la merci de la seule volonté des employeurs au gré de ceux-ci quand ils en ont besoin. 
7.2. Faire sauter le verrou des procédures administratives invraisemblalbles auxquelles les employeurs doivent se soumettre avant de pouvoir faire faire des heures "sup" (sous la contrainte!) à leurs personnels.    

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GM 18/06/2007 10:18

Re @ Sergiozz : Excusez-moi ! Les golden parachutes... Je veux bien qu'on les supprime. C'est rrès facile de contourner le problème quand on est un patron astucieux qui n'a pas que des d'oeillières.
Mon problème n'est pas non plus dans l'origine ou la formation des bénéficiaires : il tient dans ce délire, c'est bien un délire, qui déconnecte la réussite d'un manager et sa rémunération globale.
Si Sarko tient parole d'encourager ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus, il trouvera le moyen de faire appliquer cette règle mêmes aux rémunérations extrêmes !
Sur ce point, nous le remercierons tous les deux !

Jacques Heurtault 18/06/2007 12:06

Pas tous les deux! Tous les trois et même beaucoup plus!

GM 18/06/2007 10:13

@ Sergiozz : Vous n'êtes pas le seul à bosser (pour survivre, j'imagine). Exemples contre exemples, cas vécus contre cas vécus, je suis ravi que vous soyez enfin d'accord avec mon commentaire 16 : on arrête là !
Car heureusement qu'il y a eu des entreprises qui ont survécu après le coup des 35 heures ! Sans ça, notre beau pays ne serait qu'un vaste champ de friches industirelles.... Déjà que ! Enfin, passons....
Tout ce qu'on peut raisonnablement en conclure, c'est que la "RTT d'autorité" n'a pas fait que des heureux. C'EST TOUT CE QUE J'AI VOULU DIRE... Il aurait 100 fois mieux valu y passer, seulement en cas de nécessité (pour éviter des "charrettes" par exemple, pour des reconversion d'activité, des redéploiement) dans le calme et sans délai butoir... On aurait pu mieux l'organiser, mieux la préparer, mieux la construire.
Car les gagnants sont ceux qui ont pu "pousser les murs" dans les délais (Vous avez 10 machines, pour produire autant, il faut en installer une 11° avec 10 % de temps en moins) ou bien ceux qui ont pu organiser la flexibilité, l'annualisation : pas évident partout ! (vous avez d'ailleurs peut-être pu en avoir l'expérience dans votre administration, par définition un cercle de flexibilité "difficile", mais pas pour toutes quand même)... Ceux-là ont survécu et arrivent à gagner plus au final, pour plus de monde.
Les autres, eh bien, ça c'est réellemet traduit par de la "destruction de valeur", d'outils de travail (compenser par les importations), entrainant du chômage, des délocalisations, etc.
Pour conclure : c'est Mitterand qui avait raison avant l'heure face à Séguin ! "Vous ne pourrez jamais démontré que vous auriez pu faire mieux, parce que ce n'est pas vous qui l'avez fait"...
Point barre ! C'est du passé. Il nous servira peut-être de leçon pour l'avenir, espère-je !

Jacques Heurtault 18/06/2007 12:05

Sage décision!  On arrête là ... Vous ne parviendrez pas à le convaincre!

sergiozz 15/06/2007 21:20

@GM
Très difficile de répondre car vos posts sont toujours très longs et très confus. De plus, je suis fonctionnaire mais je bosse tout de même  un peu dans la journée, donc je ne peux pas répondre immédiatement. Pour les golden parachutes, je m'en fous de savoir d'où viennent ces patrons. Je veux qu'on les supprime, c'est tout.  En ce qui concerne les 35 H, nous sommes en désaccord et cela ne sert à rien de continuer à débattre. Vous me parlez d'entreprises qui ont fermé leurs portes à cause ds 35 H. Personnellement, j'en connais pas. Ma belle soeur bosse dans une boite où le patron, même s'il hurlait après les 35 H,  a bien profité des avantages  inclus dans les lois. La boîte n'a jamais gagné autant d'argent, mais les salariés sont pressurisés. Mon artisan peintre a appliqué sans problème les 35 H, lui, c'est un type bien et humain et cela a été gagnant - gagnant. Ce ne sont que des exemples mais qui autant de valeur que vos affirmations.

GM 15/06/2007 15:34

pardon Article 1154 (et pas 11154.... Je clique plus vite que mon ombre et c'est vendredi : je suis rincé après les séances de Comité d'Entreprise d'hier....) : il n'y a que 2283 dans le Code civil !

Jacques Heurtault 15/06/2007 18:51

1154, ce n'est pas très loin du 1134 : "Les conventions légalement conclues tiennent lieu de loi pour ceux qui les ont faites". Moi aussi, j'ai des lettres! Enfin, quelques bribes ...

GM 15/06/2007 15:32

Anatocisme : Aricle 11154 du Code civil : "les intérêts échus des capitaux peuvent produire des intérêts, ou par demande judiciaire, ou par convention spéciale, pourvu que, soit dans la demande, soit dans la convention, il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière."
C'est la règle de la capitalisation des intérêts annuelle, de date à date... Elle peut, à condition de le prévoir ou d'en faire la demande judiciaire... 27 ans aux taux légaux successifs, ça fait du bruit quand même !

Jacques Heurtault 15/06/2007 18:48

En effet! Supposons seulement 5% l'an ... ça fait déjà presque 4 fois le capital de départ. A 10%, ça fait plus de 13 fois ...J'ai appris un mot nouveau! Je vais le ressortir ... ça impressionne toujours!

GM 15/06/2007 12:04

Pleurer ou rire sur le sort des patrons, ce n'est pas mon problème : moi je sauve des boîtes pour sauvegarder les emplois... Rien de plus.
Maintenant, vous n'imaginez pas le niveau de détresse de "petits patrons" qui se sont ruinés au passage des 35 heures...
Ni ce qu'ils sont capables de faire pour laver leur honneur. Une fois (toujours DAF dans une PME qui avait changé de nom plusieurs fois avant que je n'arrive, d'adresse et de Président), je reçois un chèque avec une lettre qui expliquait le montant du chèque : principal, plus intérêtes composés calculés sur le taux légal, avec application de la règle de l'anatocisme, tout dans les règles, impeccable.
Le type expliquait qu'il avait fait faillite 27 ans avant et que le chèque correspondait à une dette non payée d'alors... Que depuis, il éteint le passif resté à la charge de ses fournisseurs chirographaires !
Tous ne sont pas des salopards, croyez-moi !
27 ans ans le mec... Je n'étais même pas né !

Jacques Heurtault 15/06/2007 14:33

Anatocisme? Vous pouvez expliquer, svp, pour tout le monde? Car bien peu auront pris le temps de consulter un dictionnaire ...

GM 15/06/2007 11:48

Encore un mot sur les "golden parachute".... Vous aurez constaté comme moi qu'il s'agit d'une poignée de "patron voyou".... Tous issus de la grande nomenclatura des apparatchiks qui ont commencé leur carrière dans la fonction publique (et auraient dû y rester), parachuté là par décision ministérielle, quand ce n'était pas "être débauché" grâce à leur canet d'adresse (et les annuaires des grandes écoles où ils figurent).
Là encore, juste deux anedoctes : Mon premier patron était énarque et j'étais jeune kon pas encore diplômé... Quelle ne fut pas ma surprise de le voir tutoyer un mec qu'il ne connaissait pas 2 minutes avant, pour régler un problème sur lequel je butais depuis des semaines !!! Grâce à l'annuaire...
Quand plus tard on m'a requis (je commençais à être connu pour mes compétences) pour trouver une solution aux coûts phénoménal des personnels navigants chez Air-France, je leur ai fait le panel des solutions légales existantes (et des quelques astuces qu'on pouvait faire en toute légalité). Ils avaient bien sûr les leurs aussi, totalement dérogatoires du droit commun par bienveillance des directeurs de la DGI... Le big Boss n'en démordait pas : Il voulait un accord "Action contre salaire" et moi de lui expliquer que la jurisprudence de la Cour de Cassation était ferme depuis des décennies : ce n'était pas possible !
"Si !" m'a-t-il répondu. "Avec une loi dérogatoire". Eh bien le législateur la lui a faite, sa loi d'exception, à l'occasion de la loi de privatisation d'AIR-France !
Chapeau la nomenklatura !

Jacques Heurtault 15/06/2007 14:30

Et après on s'étonne que la France va mal! Elle applique, sous couvert de "libéralisme interventionniste" (sic!), une politique de nomenklatura qui ne peut, par nature, à la longue, que produire les mêmes effets que les oeuvres de la nomenklatura soviétique (en moins grâve sans doute ...). 

GM 15/06/2007 11:37

Mais les fonctionnaires touchent des primes exonérées de charges sociales et des indemnités exonérées d'impôt : Je sais j'en ai parmi les cousins qui ont fait de brillantes carrières (à droite et à gauche) et qui viennent me voir pour que je les conseille une fois leur retraite prise... Trop tard les amis, répond-je régulièrement... On peut tout juste faire ci ou ça...
Bref, ce n'est pas le propos ! Je préfère reprendre la balle au bond : Vous nous dites "les entreprises ont beaucoup gagné avec les 35 H puisqu'elles ont eu des compensations" pour avoir encaissé des subventions et pu pressuriser les salariés : C'est tout à fait exact !
Les salariés sont devenus kleenex et les employeurs zappeurs : Ce sont les comportements que je rencontre encore régulièrement comme devenus autant d'éxutoires nécessaires à la nécessaire flexiblité pour faire face aux contraintes législatives et réglementaires nouvelle face à l'immense aléa d'une entreprise : Faut connaître pour savoir ! Ce qui n'est pas le cas des fonctionnaires... Excusez du peu !
Et je râle à chaque fois sachant que la richesse d'une entreprise, ce sont les compétences que le chef a réussi à fédérer entre ses murs....
J'admets toutefois une exception : Martine Aubry "connaissait l'entreprise", nous avait-elle dit ! Elle avait fait son "stage ouvrier" de l'ENA chez Le Baron Seillère, au siège parisien (croisant sans doute Balladur dans les couloirs) : Sûr qu'elle savait tout de tout !
Quant aux subventions, je rappelle quand même que les entreprises ne les ont pas eu tout suite : Juste pour l'anecdote, j'avais refusé par principe d'aider mes clients à passer leurs accords (alors que c'est là mon "génie personnel" : la maïeutique appliquée à la négociation sociale), malgré la prise en charge partielle et étatique des honoraires de mes équipes, estimant très logiquement qu'on n'enrichit pas le prolétaire en l'empêchant d'exploiter sa seule richesse : sa force de travail. Nous en avons quand même fait, poussés par nos meilleurs clients : J'ai toujours à l'actif de mon bilan les sommes jamais payées par les DDTE au titre de l'aide au conseil, conventions signées et régulières, n'est-ce pas ! 
Et j'attends avec impatience la venue d'un inspecteur des impôts qui va m'expliquer que je devais provisionner mais que je ne peux plus le faire pour cause de prescription fiscale : "L'ETAT NE PAS APPLIQUER LA LOI QU'IL EST CHARGE D'APPLIQUER ? Vous plaisantez, Monsieur l'Inspecteur !"
Mais revenons à notre sujet : Pressurés les salariés ? Oui. Encore S'AGIT-IL DES SALARIES D'ENTREPRISES QUI ONT SURVECU.... Pas seulement : Les autres ont dû accepter des baisses de revenus après périodes de chômage et des conditions de travail dégradées pour parvenir à se réinsérer... De ce point de vue là, je suis content que vous admettiez (peut-être depuis l'origine) que les RTT ont été une catastrophe.... Pour détruire des outils de travail en quantité... Donc pour tout le monde !
Ce que vous n'admettez pas, c'est que le législateur d'alors pour avoir mis la barre très haute, il leur a fallu exploiter tous les gisements de productivité possibles et imaginables pour faire survivre celles des entreprises qui sont encore là (vous derviez nous dire merci : sans nous, elles auraient été encore plus nombreuses à se casser la gueule) : Si ça a marché, c'est que ces gisements pré-existaient mais n'étaient pas exploités avant, tout simplement . Ca ne s'invente pas, ça se met en oeuvre.... D'autant plus urgeamment quand il y a péril.
Il y a comme une nuance qui vous échappe !
Quant aux chiffres de 1980 et leur dégradation depuis cette époque, je vous les renvoie à votre réflexion (je n'ai pas voulu enfoncé le clou plus loin hier). Les années 80, c'est justement l'époque du passage aux 39 heures payées 40  et de la 5° semaine de congés payés : 1 heure/40 : 2,5 %... 1 semaine/ 48 = 2,08 %, soit 4,58 % au total de perte directe sur le prix du travail... a reprendre par ailleurs ! C'était deux fois moins que les 35 heures payées 39 : 10 % ! Et vous avez vu les dégâts sur cette période là... (Comme quoi, nous avons été bon dans la réorganisation opérationnelle dans les années 90 et pas avant : Arf, avant j'étais DAF dans une grosse PME)
Ca plus l'augmetation du SMIC (c'était dans le programme commun), plus une politique keynésienne à contre-temps, plus la "dévaluation compétitive", plus, plus.... Vous avez l'explication.
Je constate que même Martine Aubry, qui est loin d'être une abrutie, avait déjà compté comme moi et en avait conclu, comme moi et avant la dissolution, que le programme du PS sur cette affaire des 35 heures, était une konnerie monumentale. Avant.
Je rajoute d'autant plus que je fréquentais encore les grands cabinets anglo-saxons : Je peux même vous dire comment est née l'idée de faire bosser moins les français qui ne pliaient pas aux exigences de la mondialisation : C'est LAROUTOUROU, jeune senior d'un des "Big Five" qui a imaginé la stratégie et l'a faite adoptée à Chicago : Il en est même devenu associé plus tard avant de prendre la grosse tête et de se faire virer. Il était payé à silloner le pays pour convaincre qui voulait bien l'entendre (au grand dam des autres seniors qui ne comprennaient qu'il ne foute rien, qu'il ne facturait pas en somme). ET CA A MARCHE.... D'abord De Robien, puis ensuite la gauche en panne d'idées ! Qui donc croyez-vous que "l'aide au conseil" mise en place par Aubry a-t-elle enrichi ? Pas moi en tout cas, ni aucune autre entreprise française, mais les "Big Five" qui ont fait la razzia sur toutes ces subventions là !
Car après analyse clairvoyante, la môme Aubry, elle l'a quand même fait la RTT : discipline de parti, j'imagine. Le dogme, toujours le dogme dans ce beau pays !
Avec aussi une précision : A l'époque, tout le monde pensait qu'on pouvait rattrapper le coup, "toutes choses égales par ailleurs", sans trop de difficulté avec le phénomène de l'inflation : on en était encore à deux chiffres par an... C'est facile de s'endetter avec la certitude de rembourser avec de la monnaie fortement dévaluée...
Par malchance, au milieu des années 80, les foyers américains commençaient à devenir massivement prêteurs pour avoir fini de rembourser leurs dettes : L'exigence d'une inflation réduite à 2 % est alors devenue une urgence et a renversé totalement les données du problème. C'est à ce moment là que la France est devenue emprunteuse.... Depuis, les ricains se remboursent en achetant nos entreprises à vil prix pour les avoir mises à genoux avec les 35 heures (juridiquement délocalisées, par conséquent, même si les sièges restent à la Défense, les décisions stratégiques sont prises à New-York, Chicago, etc)... 46 % de notre CAC 40 est aux mains des retraités américains (et plus qu'on ne le croient dans le tissu des PME) et ils s'y entendent à faire cracher des dividendes en monnaie forte, l'Euro, justement (qui fut du pain béni pour eux : Merci Mitterrand !)
Une catastrophe pour le salarié, mais aussi pour leurs patrons et en fin de comptes pour l'Etat et à la fin des fins aux consommateurs-citoyens ! Les 35 heures, c'est l'horreur économique, d'autant plus que partout ailleurs dans le monde, même en Europe, on bossait toujours plus (et avec les mêmes gains de productivité, à travers les mêmes réorganisations de process qui chez nous accouchaient au forceps et dans la douleur). La preuve : l'Allemagne reste excédentaire quant à ses échanges avec l'étranger alors que nous avons plongé de + 20 milliards à moins 26 milliards de solde de commerce extérieur...
Voilà des réalités dont il est bon de se souvenir, au-delà des cercles feutrés des salons parisiens que vous semblez fréquenter sous les dorures des plafonds des ministères...
De là à continuer de ne pas les voir, il y a comme un aveuglement propre "à la pensée unique"... Dommage.

Jacques Heurtault 15/06/2007 14:25

Bel exemple de l'irresponsabilité de l'Etat! 1. Il impose aux autres des contraintes qu'il ne s'impose pas à lui-même.2. Il ne règle pas ses dettes sous divers motifs tous fallacieux3. Il oblige tout le monde à payer ses impôts mais ne règle pas les siens (si j'ose dire!).

sergiozz 14/06/2007 19:54

Je vais aussi répondre à votre propos sur le patron qui ferait mieux de passer un concours et de devenir fonctionnaire : au moins il ferait des heures normales et pourrait déblatérer sur les golden parachutes qu'il n'aura jamais eu...
Sachez GM que cela fait un certain temps que les fonctionnaires ne font plus des "heures normales" comme vous dîtes. J'en suis d'ailleurs une illustration. Je ne m'en plains pas, mais cela m'exaspère quand sur les forums, on nous balance des affirmations sans fondement. Par contre, à la différence du patron, le fonctionnaire ne touche pas les golden parachutes.

Jacques Heurtault 15/06/2007 00:12

Il a la dent dure, le Sergiozz! Il ne cèdera pas ... Je vous laisse tous les deux!

sergiozz 14/06/2007 19:48

@GM
réponse à votre commentaire 21 :
Eh bien oui, vous déformez mes propos quand vous affirmez que j'ai dit que les 35 H ont été un progrès économique et sociale. Pourquoi : parce que vous reprenez mon commentaire N°15 dans lequel je dis justement que les 35 H ont entraîné une détérioration des conditions de travail pour de nombreux salariés et une inégalité entre différentes catégories de salariés. Ce que je veux vous faire comprendre, mais vous avez du mal, c'est que les entreprises ont beaucoup gagné avec les 35 H puisqu'elles ont eu des compensations (financières par l'Etat et plus grande flexibilité, avec augmentation de la productivité des salariés français).
En ce qui concerne le PIB/habitant, si je vous ai sorti les chiffres à partir de 1980, c'est pour montrer justement que la baisse de cet indicateur ne date pas de l'application des 35 H mais bien avant. Pendant le gouvernement socialiste et la cohabitation, vous le dîtes très bien. Je n'ai jamais défendu la gestion du gouvernement socailiste ni la gestion de Chirac et Balladur !
Vous croyez voir une incohérence dans mes propos quand je dis que la compétitivité des entreprises a augmenté et qu'on n'a pas créé les emplois espérés. Eh bien, il n'y a aucune contradiction là dedans. C'est justement le problème des 35 H, on aurait du partager le travail au lieu de pressuriser les salariés en place. J'aime assez d'ailleurs l'image de Besancenot sur le système. "Les salariés, ce sont des citrons ou des kleenex. "
Quant au couplet du patron qui se lève tôt, on ne va pas tout de même pleurer sur leur sort. Même un mauvais part avec des valises pleines et cela ne va pas s'arrêter.

Jacques Heurtault 15/06/2007 00:08

C'est à Babord qu'on gueule, qu'on gueule,    (c'est à dire à gauche ...)C'est à Babord qu'on gueule le plus fort!
En réponse :
C'est à Tribord qu'on gueule, qu'on gueule    (C'est à dire à droite ....)C'est à Tribord qu'on gueule le plus fort ...

GM 14/06/2007 18:39

Arf ! De gauche, de gauche, je ne sais pas : je suis considéré comme un social traîte par mes potes de l'UMP, (sans compter ceux du FN), comme un pinzutu par mes cousins nationalistes (alors que mes ancêtres étaient déjà élus par les leurs pour être leurs chefs de guerre, politique et religieux dès le VIII° siècle) comme un dangereux archéo-stalinien par les "soces" (ceux qui se présentent comme tel à l'électeur en l'engueulant de ne pas avoir été voté dimanche dernier), de crypto-coco gaulliste par les coco eux-mêmes, d'affreux bourge par les strotzkistes et de sale kon maoïste ou stalinien chez les anarcho-synidcalistes...
Y'a vraiment que les bonapartistes qui ne me font pas le gueule... Mais je ne sais pas pourquoi, parce que je leur vole dans les plumes quand j'en repère un : il ne faut pas qu'il la ramène trop ! Et vous Monsieur Heurtault. Mais vous êtes désormais du Modem à ce que la rumeur fait croire sur le web....
Bref, comment peut-on étiqueter les gens sous prétexte qu'ils disent des choses qui dérangent (dans un sens ou dans l'autre), parce que ce n'est pas la pensée unique ? Moi, je ne comprends pas : Si on continue comme ça, on va droit au mur, incapables de prendre une décision sensée qui fasse un minimum de consensus ! Nous serons toujours gouvernés et représentés par des "minorités agissantes"... qui ne représentent qu'elles mêmes ! Plus des veaux, mais des boeufs que nous sommes devenus !

Jacques Heurtault 15/06/2007 00:03

C'est marrant! Je me reconnais partiellement dans ces labels!  Sauf le label émanant des Corses ... Moi, je suis "à l'ouest", c'est à dire de Bretagne!Je me suis fait taxé de Stalinien, de social démocrate, de fasciste, d'extrêmiste de droite, de gauchiste, de conservateur, etc ... Je ne me souviens plus de tout ... Ca me passe sur le corps comme l'eau sur les plumes d'un canard. C'est pas désagréable, l'eau du bain!

GM 14/06/2007 15:40

Et puis pour la retraite, je suis comme vous ! Mais j'ai fait le calcul il y a 15 ans. Depuis je ne cotise plus à rien et me constitue mes rentes perso à moi-même avec le pognon dégagé. J'ai encore 15 ans à persister comme ça et au moins mes gamins auront de quoi croûter, même si il y a chômage partout (puisque j'investie dans les outils de travail à vocation social et du foncier professionnel : ça, il y en aura toujours, même quand les gens iront coucher sous les ponts en wagons entiers ! Ce que nous voyons déjà hélas depuis quelques mois, beaucoup plus tôt que je ne l'avais prévu et que mes simulations ne le laissaient prévoir : c'est bien que j'étais encore à tort un optimiste et qu'il y a eu dégradation inopinée.... justement au moment des 35 heures...) Arf !

GM 14/06/2007 15:33

Je déforme vos propos ? Ce n'est pas vous qui avanciez que : "Voici des chiffres, des vrais, qui ne proviennent pas de l'OFCE et qui montrent que les entreprises françaises sont très compétitives (compétitivité coûts, car il y a d'autres facteurs de compétitivité, mais sur lesquels les 35 H n'ont aucun impact)" au commentaire 9 ?
Ah BON ! EXcusez moi : il doit y avoir un pirate sur la ligne !
Vous dites même au commentaire 15  que : "cela a entraîné une détérioration des conditions de travail pour beaucoup de salariés, parce que cela a entraîné des inégalités entre les salariés"
Mais que vous mettez en balance aussi les emplois publics qui ne sont pas improductifs. Je vous l'accorde au commentaire 16 avec un "gros bémol" et tente même de vous expliquer le pourquoi des distinctions à opérer. J'admets donc que dans l'ensemble on peut considérer qu'il y a progrès social, "général" et léger dirons-nous (je suis pour la paix dans les ménages, même si nous ne sommes pas en ménage...)
Et maintenant vous me "faites procès" de voir la décadence économique de mon pays en me racontant que nous étions au 6° rang en 1980 pour être au 13° en 1994 (les années socialistes et de cohabitation... EN NOTANT Donc que nous sommes passés du 13° rang en 1994 au 16° en 2004, en pleine application des lois sur la RTT... En à peine 10 ans. La belle affaire !
Naturellement, c'est un signe de rétablissement voir de progrès, tout le monde le pourra le constater.
Je constate également que par évidence j'ai précisé les rangs, en distinguant PIB/Hab et PPA/hab (qui est le pouvoir d'achat par habitant), tiré directement du wikipédia par google avec les mot clé "PIB" afin que tout le monde puisse vérifier (voir contester par des informations plus pertinentes). On est bien au 21° rang en terme de Pouvoir d'achat... C'est évidement un progrès !
Par contre, je constate que vous ne dites mot des "indicateurs" qui devraient nous alerter, les trois que je vous ai laissé dans mon commentaire 19, calculette en main (merci Bill Gates) : C'est pourtant ceux-là qui m'interpellent et expliquent effectivement à mes yeux (mais c'est une opinion) comme d'une évidence que tout le monde se fout de nous ! Lais vous n'en avez cure : normal ! Ils sont incontestables !
Y compris la belle étude de KPMG que vous avez eu la gentillesse de nous signaler, mais qui ne parle pas, mais alors pas du tout du sujet mais de "l'attractivité économique" à partir de divers critères aussi vaste que le niveau d'éducation, la densité et la commodité du réseau routier etc... au fins d'implantation industrielle. En Notant là aussi, que si 100 c'est la valeur de référence que sont les USA, 104 est la France, et 122 la Thaïlande ! C'est fait pour faire comprendre que l'on ait envie de poser son usine là-bas plutôt qu'ailleurs...
Hélas, l'indicateur n'existait pas pour 1980. On se rappelle quand même que les "tigres de papiers" avaient des taux de croissance à 2 chiffres, se sont effondrés dans la bulle spéculative immobilière un peu plus tard, en faisant frémir la banque mondiale qui envisageait alors un "Jeudi noir"... Ils reviennent donc de très loin !
Bref, vous balayez l'ensemble des arguments qui démontent les vôtres (fort représentatifs d'un intelligente pensée unique) et votre assertion générale du commentaire 5 "Les 35 H ont augmenté la compétitivité des entreprises françaises. C'est un fait indiscutable. La compétitivité des entreprises françaises a augmenté de 1997 à 2002. " pour finir par reconnaître en commentaire 20 que "je constate comme beaucoup d'analystes que les 35 H n'ont pas créé le nombre d'emplois espérés. " Ah bon ?
Ca sert à quoi pour un patron de se lever tôt et de rentrer à pas d'heure tous les soirs si ce n'est pour filer du boulot à "ses boys" et tenter de conserver les revenus de toutes ces familles là (y compris la sienne ?) Ferait mieux de passer un concours et de devenir fonctionnaire (productif, cela va sans dire) : au moins il ferait des heures normales et pourrait déblatérer sur les golden parachutes qu'il n'aura jamais eu...
Je ne faisais que dire la même chose : "Globalement si !" pour la création de'mploi, seul vrai signe de progrès à mes yeux (eh oui on reste gaulliste de gauche dans la famille !) en commentaire 5, mais pas là où l'on croit ! Avec vécu de terrain à l'appui que j'ai tenté de partager...

Jacques Heurtault 14/06/2007 17:57

Vous voyez, Segiozz! GM est de gauche, comme vous! Mais ce n'est peut être pas la même gauche. Car il y a la vraie gauche et la fausse gauche ... Laquelle est-ce? Pouvez vous m'aider?

sergiozz 14/06/2007 14:06

"Les 35 heures ont été un progrès, à la fois social (admettons le) et économique dites-vous. "
Vous déformez mes propos car si vous reprenez ce que j'ai dit dans mon commentaire N°15, vous constaterez que je n'ai jamais dit cela.
"Résultat des courses, de 4° puissance économique on en est au rang de 21°"
D'où sortez-vous ces chiffres ?
La France est encore au 6ème rang mondial si on prend comme référence le PIB. Si on prend le critère du PIB/habitant, il est vrai que cette fois-ci, on est passé de la 6ème place en 1980 à la 16ème place en 2004. Mais vous oubliez de dire que nous sommes passés de la 6ème place en 1980 à la 13ème place en 1994, donc bien avant l'application des 35 H. Donc, dire que la France est en déclin à cause de la loi des 35 H est complètement faux.
Sur le reste, je constate comme beaucoup d'analystes que les 35 H n'ont pas créé le nombre d'emplois espérés. Cela, tout le monde le dit même Martine Aubry. Quant à ma retraite dorée, je pense que vous vous avancez beaucoup sur ce sujet. Je ne vois pas de quels élements vous disposez pour supposer que j'aurai droit à une retraite dorée.
 

Jacques Heurtault 14/06/2007 15:56

L'ONU prends en considération un nouvel indice : l'indice de développement humain. Je ne suis pas en mesure d'en faire la critique complète, en positif ou en négatif, mai je sais que vu sous cet angle, la France à encore davantage reculé.

GM 14/06/2007 11:07

Contrairement à ce que vous pouvez penser, Sergiozz, j'adore être contredit ! C'est toujours enrichissant de comprendre le ressort du cheminement intellectuel de l'autre !
Mais un âne Corsu, ça reste tout autant têtu qu'un breton. Je vous résume :
Les 35 heures ont été un progrès, à la fois social (admettons le) et économique dites-vous. La preuve avancez-vous, aucune étude n'a démontré le contraire. Bien. A preuve également, les évolutions des autres pays à la même époque assez semblables aux nôtres.
Notons, pour cette dernière assertion que : l'Allemagne a augmenté le temps de travail en plus d'absorber les chômeurs de l'Allemagne de l'Est. Pas vraiment ni semblable et même en direction opposée pour ce qui est du temps de travail.
Idem pour les britanniques qui ont déreglementé leur droit du travail, et quant à la durée et quand aux minimum sociaux ! Nous, on payait 39 le prix de 35 alors que eux bossaient plus pour le même prix...
Résultat des courses, de 4° puissance économique on en est au rang de 21° : Tout va bien ! C'est du progrès, a n'en pas douter...
Je vous ai dit, qu'incontestablement, pour les entreprises qui ont survécu, il y a eu progrès quant à leur performance globale. Là nous nous rejoingnons. En notant quand même que :
Aucune étude ne porte sur les outils délocalisés, les outils détruits, les plus faibles, ceux qui n'avait pas les moyens de réagir : Ce fut la grande lessive. Votre argument sur les étudesn'a donc aucune portée quand on ne compare que ce qui est devenu meilleur en oubliant sciemment le reste. Il ne s'agit pas de s'abriter derrière son petit doigt sur ce point là !
Mais même dans cette hypothèse, normal que les survivants soient plus performants que la moyenne pourrie de tout le monde, y compris les pissotières, vous devriez aussi vous rendre compte que la RTT à la française devait résorber le chômage excedentaire : C'était l'objectif affiché ! Vous aviez un taux de 10 % de chômeur "structurel", en réduisant le temps de travail de 10 %, normalement, il n'y avait plus de chômage en vue ! C'était bien cela la logique ? Vous en conviendrez ?
Que nous disent les chiffres du chômage 10 ans plus tard : 8 % (et encore pas forcément à thermomètre constant, mais nous n'allons pas polémiquer là dessus). Car on peut aussi compter les exclus pré-retraités, le différentiel qui s'est amorcé entre le Papay-boom qui part et les classes creuses qui arrivent... Bref : Les effets = 2 % !
C'est qu'il s'est passé quelque chose que personne ne veut voir ou ne peut voir (faute de chiffres précis et d'étude sur le sujet) ! Non ?
Pire : si encore nous avions eu réellement un doublement des entreprises viables en nombre sur 10 ans, (un peu plus de 7 % l'an en croissance lissée : 1,07 puissance 10 = 1,96) j'aurai compris. Justement, on nous annonçais 200.000 créations d'entreprises /an(moins les disparitions officielles = 130.000. 130/2.700 exitantes = 5,2 % tous les ans), vous devriez déjà être en alerte : Y'a un problème sous-jacent que personne ne voit ! Mais en plus, personne ne sait où elles sont ces 1,3 millions d'entreprises nouvelles putatives !
Là, j'ai un grave problème, pour avoir deux indicateurs de bon sens qui nous disent tous les deux et corrélativement qu'il y a eu au mieux "maintien des effectifs"... Et non pas progrès pour l'humanité !
C'est tout ce que je dis. Je ne vois pas le progrès économique là dedans : Je ne sais pas où il est.
J'ai même un troisième indicateur : L'impôt. Hors effet d'inflation, normalement si il y a avait eu progrès, il y aurait eu recettes imposables (TVA et IS/IR) supplémentaires sur les mêmes pentes croissantes. Or, ce n'est pas ce que nous avons : juste des progression de l'ordre de quelques points (deux ou trois) et surtout augmentation de l'endettement public presqu'à deux chiffres!
Alors vous nous faites rire : c'est vrai que le dispositif ne coûte pas plus cher au budget... Mais parce que la dépense a été déportée sur les générations futures, celle qui vont devoir bosser plus pour vous offrir une retraite dorée et imméritée ! Voilà le grand maquillage... VIVE LE PROGRES ! Car ça, ce "hod up légal" sur des gens pas encore nés, c'est génial !

Jacques Heurtault 14/06/2007 15:52

La lutte est âpre entre vous deux .... Combat terrible au corps à corps, voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts! (Victor Hugo).

sergiozz 13/06/2007 21:12

Vous êtes têtu, breton ? Moi oui ! Je vous ai expliqué qu'avec les 35 H, la productivité a augmenté, en particulier dûe à la plus grande flexibilité, à une réorganisation du travail au sein des entreprises et un petit rappel : ce ne sont pas les entreprises qui ont payé le coût des 35 H puisque c'est l'Etat qui a compensé et financé. Donc, oui il s'est passé ce que j'ai indiqué dans mon commentaire N°15. Je ne vais pas répéter.

Jacques Heurtault 13/06/2007 23:08

Si ce message s'adresse à moi, je vous réponds que je suis breton et fier de l'être ...

sergiozz 13/06/2007 18:24

@GM
Oui, on va arrêter car vous n'aimez pas qu'on vous contredise. Je persiste à dire qu'aucune étude n'indique que les 35 H ont entraîné l'augmentation des faillites d'entreprises en France. Quant aux délocalisations, elles n'ont rien à voir avec les 35 H puisqu'on les constate aussi dans les autres pays européens. D'ailleurs, l'investissement étranger en France n'a pas diminué avec les 35H. Quant au lien entre Besancenot et Téhéran, j'ai un peu de mal à le voir !

Jacques Heurtault 13/06/2007 18:52

Si on veut payer 35 heures de boulot au prix de 39 heures, forcément, il se passe quelque chose à un moment où à un autre ... Même moi, je suis capable de comprendre ça!

GM 13/06/2007 17:54

@ Serggioz : On va arrêter !
Je dis que les 35 heures ont tué un grand nombre d'entreprises (que tout le monde a oublié) et délocalisé tout autant. C'est indubitable : Depuis 10 ans on nous dit qu'il y a 200.000 créations d'entreprise par an pour 30 à 70 qui déposent le bilan. 130.000 x 10 ans = 1,3 millions OU SONT-ELLES ? On devrait en compter plus de 4,5 / 5 millions (avec les indépendants et les agricoles). On en est à pas plus de 3 / 3,5... 1,5 millions de sociétés, immatriculées au regsitre du commerce et des sociétés...
Là où vous avez nécessairement raison c'est d'affirmer que celles qui ont survécu, sont nécessairement plus performantes : c'est mécanique. Il fallait franchir un seuil, une barre, celles-là l'ont fait, en piquant leur marché aux mourantes, rien de plus, puisqu'elles avaient la matière à faire...
De là à imaginer que sur un marché donné, constant en volume et à l'abri des importateurs, il y a progrès parce qu'avant, ils étaient 5 à se le partager et qu'ils sont désormais 4... Okay.
Pour ce qui est des fonctionnaires, là non plus ne vous trompez pas : Nous n'avons jamais prétendu qu'ils n'étaient pas improductifs, loin de là. Ils participent à l'enrichissement de tous, mais via l'économie publique qui n'est pas marchande, justement.
Or le PIB est marchand... Et l'on sait qu'il a trois façons de calculer un PIB, par les recettes, par les dépenses ou par le besoin de financement.... Jamais par les actifs mobilisés et les passifs à financer.... Curieux, non ?
En notant aussi que quand ce n'est "pas marchand" c'est que ça n'a pas de prix (un peu comme la vie) mais ça a un coût quand même. Donc on ne peut pas juger de la performance comme dans une entreprise (aussi facilement, dirai-je). Dès lors la performance se mesure non plus en quantité, mais en qualité (en "utilité", ça serait plus exact).
Avec ce bémol : Beaucoup de services publics, (mais pas tous : l'armée, la diplomatie, l'équipement du réseau routier, par exemple, qui sont "intégralement gratuits") non seulement ont un coût, mais aussi un prix de la prestation (la poste, le KW/H livré, celui qui est produit, l'infirmière qui fait des actes). Là, ce n'est pas banal : Non seulement le prix ne couvre qu'une partie du coût (ce qui peut paraître logique) mais en plus, personne n'est capable de calculer le coût "vrai" : il n'y a que l'analyse fonctionnelle des sites qui le permettrait, des fonctions, des coûts unitaires des tâches (Unité d'oeuvre x Quantité = budget alloué + prix payé par l'utilisateur). Mais on n'en est pas encore là dans la Lofl (ni à la Cour des comptes).
Vous aurez noté que je mets de côté l'éducation nationale, car c'est compliqué : Le basic ressort bien, jusqu'à 16 ans, du public, mais ensuite, on se retrouve parfois avec du "domaine marchand" : la formation professionnelle, l'apprentissage, etc. Et entre un Institut Supérieur de la Fiscalité (que je veux créer) et une université de fiscalité appliquée, il n'y a pas photo : L'un n'a pas les moyens de l'autres ou alors ne s'adresse pas au même public, qu'ils faut aller chercher (alors que dans l'université, les gens viennent tout seul même qu'il y a trop de monde, parce que c'est peu onéreux) !
Il y a donc du chemin à parcourir. Alors de là à mesurer la production publique et la performance publique, il y a la largeur d'un océan, au moins en France, et quelques incantations lobbyistes ou politiciennes à dépasser.
Bien à vous. Car je crois que nous pouvons être d'accord sur ces propos sans dénaturer nos opinions respectives (Et sachez que Besancenot, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé ! Que si on me laissait faire, il irait fissa en stage à Téhéran y foutre son bordel ! Ca durerait moins que la TVA sociale...)

Jacques Heurtault 13/06/2007 18:50

On ne vous laissera pas faire ! Besancenot reste en France mais on le combat politiquement avec des arguments qui font mal!Par ailleurs, cette idée d'Institut Supérieur de la Fiscalité (ISF!) est excellente. Il faut former des spécialistes du droit fiscal. Les entreporises en ont besoin. Êtes vous sûr que ça ne puisse pas être rentable?

sergiozz 13/06/2007 16:52

Pas de problème que vous critiquiez les 35 H car cela a entraîné une détérioration des conditions de travail pour beaucoup de salariés, parce que cela a entraîné des inégalités entre les salariés, parce que cela coûte au budget de l'Etat. OK. Mais quand vous dîtes que les 35 H ont entraîné une baisse de la compétitivité des entreprises françaises, là je vous dis que vous avez tort. Et je persiste à dire que les emplois publics ne sont pas improductifs. Un enseignant qui forme notre jeunesse est-il improductif ? Non. Un postier (ex : Besancenot que vous appréciez beaucoup ) est-il improductif ? Non. Un salarié d'EDF travaillant dans une centrale nucléaire est-il improductif ? Non. Une infirmière à l'hôpital est-elle improductive ? Non. Je peux continuer ainsi longtemps. Il ne faut pas caricaturer et arriver à la conclusion que les fonctionnaires sont improductifs.
Le nom du vaisseau, c'est bien la sartine. Il faut être précis comme sur les 35 H !

Jacques Heurtault 13/06/2007 17:21

La Sartine? Ah, bon! Dont acte ... Merci!Je fais évidemment une différence entre "l'improductif" qui n'est pas dans le circuit de la production des biens matériels mais qui est très utile et le parasite qui ne fout rien! Faite moi la grâce de reconnaitre que mon propos était sans aucune équivoque. Je vous en saurai gré. 

GM 13/06/2007 16:16

Pour mon cousin, je l'avais cru comme vous. Alors kon comme je suis, je lui ai dit de m'appeler s'il avait un problème... La première semaine, je posais mes gamins sur la plage et je devais aller le soutenir au fin fond de ses vignes.... Je les récupérais en fin d'après midi... Une fois, deux fois, puis tous les jours.
Ca lasse à la longue... Donc il s'est méfié : J'étais en vacances quand même. Je passais donc régler ses petits problèmes accumonculés une fois dans la semaine... Là, j'y passais des plombes obligés de faire dormir mes gamins dans la voiture ce soir là après le méchouis au sanglier abattu dans les vignes.
J'ai fini par y renoncer : De retour à paris, il m'a usé des kilomètres de papier de télécopie. Un peu encore et il aurait fallu que je me déplace tous les jours depuis Paris...
C'est vrai que c'est agaçant à la fin... Parce qu'en plus, c'est trois fois rien : une heure perdue pour l'exploitant sur place (on reste civil et on offre le coup de l'étrier pour ceux qui retourne à Bastia en faisant causette), un PV qu'il faut décrypter. Une réponse à préparer. Retour 15 jours plus tard : il manquait telle certificat. Deuxième courrier pour leur renvoyer une copie dudit certifcat. Retour : Ah mais non monsieur, la subvention machin de la chambre d'agriculture est suspendue parce que le certificat n'est certifié conforme à l'original : Déplacement à la Mairie ou à la Gendarmerie avec l'original et la copie pour certifier la copie. Troisième courrier. Retour, le dossier n'est pas complet : une pièce a été perdue... Quatrième envoi, et on recommnce depuis le début, etc...
Rageant : D'où sa bonne idée d'arracher ses pieds de vignes ! Au moins je ne suis plus emmerdé et lui peut se la couler douce sur le port avec ses potes nationalistes, au soleil en morte saison.

Jacques Heurtault 13/06/2007 17:09

Ca y est! J'ai compris ... En morte saison, il se la coule douce sur le port. Tandis qu'en  vive saison, il pose des bombes. C'est vrai qu'une bombe posée, une fois explosée, ça met de la vie dans le quartier! Faut recevoir les gendarmes ... et on échange quelques mots de courtoisie entre voisins.Blague à part, ces maudits papiers me rendent fou, moi aussi, dans mon domaine. On appelle ça des fiches de liaison ... Petit à petit, ça se solutionne mais quelle lenteur! 

GM 13/06/2007 15:36

C'est un peu de ça que je voulais dire... Quand on mesure les performances marginales, au sens du + 10 % ultime, c'est-à-dire la dérivée de la dérivée, c'est sûr que tout progrès ne coûte plus rien et que la tendance est donc bonne .
Je reste sidéré qu'on en arrive encore à prendre un bout de quelque chose pour expliquer que tout va bien ou tout va mal (au choix). Il faut prendre un ensemble et voir dans quels sens la réalité se modifie, mute.
Juste pour rire : Luxembourg PIB/Hab en 2005 : 87.935 $. 1° rang mondial. USA : 44.190 $ en 2006. 8° position mondiale. France : 30.693. 17° rang mondial. Et le rapport de KPMG cité ci-dessus nous dit que si l'indice de performance des USA est de 100, le notre évolue à 104.... Je vois surtout que notre niveau de performance économique est de plus de deux fois inférieur à celui de nos voisins Luxembourgeois (qui n'ont pourtant pas la Samu social, le TGV, l'Airbus, le port d'Antifer, les ateliers de montage d'Ariane, etc, etc.)
Si l'on ramène tout cela en terme de pouvoir d'achat, le PPA ou le PPP, le luxembourg reste à 80.471 $ par habitant, au 1° rang mondial. Les USA passe au 4° rang mondial avec 43.444 $ par tête (Tiens ?) et la France plonge à 30.693 $ au 21° rang mondial : Arf !(en 2005 pour les 3 pays). Elle est où la performance ?
C'est vrai que je ne suis pas économiste de métier, mais j'ai eu de bons prof (quoique...) E. Alphandery, R. Barre pour n'en citer que 2. Et Roger-Gérard Schwatzenberg (en sciences po), qui nous expliquait que le PIB, c'est génial... (On en était encore à mesurer uniquement le PNB). Quand on brûle de l'essence dans un embouteillage à l'arrêt, coincé, on participe à l'augmentation du PIB. Il fallait donc créer plus d'embouteillages pour accroître le PIB !
Les Shaddocks n'auraient pas dit mieux !

Jacques Heurtault 13/06/2007 16:18

Attention! Les Shaddocks ont fini par disparaitre ... mangés qu'ils furent par " la Maladie"! Ils étaient tellement indigestes (mais tellement drôles!) que la Maladie en était devenue ... malade!Pour accroitre le PIB, il faut empêcher les voitures de rouler. Il faut faire tourner les moteurs, véhicules à l'arrêt, à tout "berzingue". Dans l'Armée, c'est comme ça qu'ils font! Faut manger les crédits de l'année pour être sûr d'en avoir au moins autant l'année prochaine ... Elémentaire, mon cher GM! (j'allais écrire "Watson"!). A l'Anpe, il n'y a pas si longtemps, j'ai enetndu le même raisonnement (prescrire n'importe quoi pour avoir au moins autant de crédits l'année prochaine!). J'en avais fait la remarque : ça n'a pas été apprécié au sein du "middle management". Edmond Alphandéry a aussi été le professeur de mon épouse ... 

Jean-Pierre 13/06/2007 14:01

Et puis si, si la GB a créé autant d'emplois publics ces derniers temps, c'est surtout qu'avant Blair, il y a eu Thatcher. Il ne faut pas oublier...

Jacques Heurtault 13/06/2007 14:18

Beaucoup de ces emplois étaient des emplois dans les hopitaux et les écoles! Au sens de la "plus-value" marxiste, ce sont des "emplois improductifs" mais personne ne soutient qu'ils sont inutiles. Le National Health Service et le système d'enseignement public étaient dans un état pitoyable.

sergiozz 13/06/2007 13:26

@GM
Votre cousin, il n'est pas corse, il est marseillais ... Ne serait-ce pas lui qui a bouché le port de Marseille avec sa sartine !?

Jacques Heurtault 13/06/2007 14:14

Il exact qu'un des vaisseaux de guerre de Sa Majesté le Roi de France a coulé dans l'entrée du port de Marseille, en interdisant momentanément l'accès. Ce vaisseau s'appelait "La Sardrine" (avec deux "r").

GM 13/06/2007 12:40

Excellent document : Réalisé par KPMG Canada entre juillet 2005 et janvier 2006 !
C'est-à-dire ex-post 2007 et après une précédente étude publiée en 2004. D'où il ressort qu'il faut lire la notice en bas de page qui prévient...
Et c'est bien ce que nous voyons : 4,4 % de mieux par rapport au référent que sont les USA.... Justement au moment ou notre chômage commançait à régresser. Il n'en va plus de même depuis quelques semaines : Monsieur Heurtault pourrait nous apporter son éclairage sur la tendance actuelle dans les bureaux de l'ANPE
Le précédent rapport indiquait pourtant des retards.... Justement période où nos taux d'activité avaient du mal à décoller... Le prochain fera peut-être de même, puiqu'on le vit aujourd'hui.
Quant à l'augmentation des emplois publics en GB, ça correspond aussi à un retournement de leur euphorie...
Alors attention : je ne dis pas que les choses sont liées, que plus on crée d'emplois publics PAR NATURE improductifs (c'est le rôle de l'Etat) plus il y a appauvrissement d'une nation et donc dégradation de ces compteurs. Il me semble que ce n 'est qu'un des aspects du traitement du chômage : Quand il y en a trop, on crée des emplois publics : c'est un déversoir (durable hélas), genre, les ateliers nationaux de feu la III° république.
Je dis qu'il y a régression du chômage et de la pauvreté quand il y a croissance sans gains de productivité. Mécaniquement : quand on doit produire 110 au lieu de 100 avec les mêmes outils, forcément, on embauche 10. Ca tombe sous le sens.
Par contre quand je dois créer 110 avec des gains de productivité de 10, je n'embauche pas. Tout comme je dois faire 100 avec 95 de personnel.... La RTT, c'est exactement ça : Il y avait deux volets ! Un défensif et un offensif. Tout le monde a commencé par faire du défensif. Alors que dans le Robien, c'était facultatif, à la carte, dans Aubry, c'était obligatoire et avec une échéance ferme et définitive : inadapté à la plupart des entreprises, d'où la disparition de milliers d'entre elle qu'on ne compte plus (et c'est bien marqué comme ça dans le rapport que vous citez puisqu'on ne parle que des avantages et désaventages de l'installation dans tel ou tel pays), d'où les délocalisations qui persistent, pour ces milliers d'entreprises qui n'ont pas pu suivre, d'où les réussites de celles qui ont pu survivre à ce "coup de torchon là" et donc l'augmentation faciale de la productivité résiduelle...
Bref, on compte le marginal dans un cas, je compte global dans l'autre.
PS : Oui Monsieur Heurtault : toutes les semaines à ce rythme là ! Dément... heureusement, il y en avait un à la boutique et l'autre à la cave, sans ça, ils se serait flingués avant ! Ca lui permet d'en parler avec humour (et un brin d'exagération j'imagine : on n'est pas loin de Marseille quand même !) Ahurissant.

Jacques Heurtault 13/06/2007 14:08

Désormais, dans mon évaluation personnelle du niveau du chômage, je prends en considération :1. Le total de toutes les catégories(il y en a 8!)2. Le total des catégories 1, 2, 3, en laissant de côté les catégories 4 et  5 qui ne sont pas suffisamment représentatives de la réalité, lescatégories 6, 7, 8 qui représentent des gens non pas sans emploi mais plutôt en situation de sous emploi puisqu'elles ont travaillées au moins 78 heures dans le mois de référence.Il ressort de tout ça que le chômage DIMINUE. Ce fait est confirmé par la baisse du nombre des personnes qui viennent de s'inscrire à l'Anpe au cours du mois de référence (grandeur de FLUX, par conséquent, à ne pas confondre avec les autres chiffres qui reflètent des grandeurs de STOCK). 

sergiozz 13/06/2007 11:46

@GM,
A l'évidence, vous ne maîtrisez pas trop les concepts économiques, mais je soupçonne fortement que vous faîtes de la provocation. Car dans le 3ème paragraphe de votre commentaire N°7, vous sortez des chiffres qui ne correspondent à rien.
Voici des chiffres, des vrais, qui ne proviennent pas de l'OFCE et qui montrent que les entreprises françaises sont très compétitives (compétitivité coûts, car il y a d'autres facteurs de compétitivité, mais sur lesquels les 35 H n'ont aucun impact) :
http://www.choixconcurrentiels.com/highlights/international.html
Ensuite, vous indiquez qu'on aurait masqué la perte de compétitivité par des créations d'emploi dans le secteur public. Cela n'a strictement rien à voir. Votre couplet sur l'improductivité des emplois publics est désolant. Je tiens à vous dire que depuis 1997, le royaume uni a créé plus d'emplois publics que la France. Là, encore, il s'agit de données irréfutables.
 

Jacques Heurtault 13/06/2007 12:25

Moi, j'ai très bien compris qu'on peut avoir une économie hypercompétitive avec 30% de chômeurs! Je pense que c'est ça que Gm a voulu dire ... Or, vous en conviendrez avec moi, cette situation, si elle existait, serait catastrophique pour le pays. 

GM 13/06/2007 10:20

Cette histoire de "progrès" me fait inlassablement penser à l'agriculture : Un quart de la population vivaient des produits de la terre au milieu du siècle dernier. Ils sont à peine 50.000 cette année et on mange toujours (pas tous mais quand même) à notre faim. C'est le progrès indiscutable, la performance inégalée...
Entre temps, on fait le bonheur des paysans chiliens, des viticulteurs américains de Napa valley, on pollue encore plus la planète pour avoir des cerises marocaines en plein mois de mai et des fraises argentines en décembre ! C'est ça le progrès.
C'est l'histoire de mon cousin (celui qui fait autonomiste dans l'Île de beauté) qui arrache sa vigne et fait touriste rural avec sa cave : on le paye pour arracher des vignobles rares (le nuilucciu est typique de la Corse et uniquement de la Corse), on ferme les yeux si il distille ses fonds de cuves, par contre on l'emmerdait tous les jours quand ils exploitaient son lopin de terre : Le lundi c'était les gendarmes qui cherchaient des clandestins, le mardi c'était la Drire qui passait voir s'il n'avait pas des produits polluants, le mercredi c'était l'inspection du travail qui vérifiait les DUE et les papiers de ses ouvriers, le jeudi, c'était les indirects qui venait compter les capsules de droits de circulation, le vendredi c'était l'hygiène, la semaine suivante, c'était les vétérinaires, puis la DDA qui cherchait la nature des produits qui nettoyaient ses cuves, le fisc qui réclamait sa TVA, puis la DDE qui vérifiait qu'il ne roulait pas sur la route nationale avec son tracteur pourri, puis les gendarmes qui vérifiaient les papiers dudit véhicule et son contrôle technique, puis les douanes, qui saisissait des produits d'importation pour analyse, les services de la mairie qui vérifiaient que les coupe feu dans le maquis étaient conformes à l'arrêté de Santini, le banquier qui envoyait ses agios et commissions, le proprio qui réclamait son dû, EDF qui ne fournissait plus le courant faute de poteaux et qui menaçait d'un procès retentissant pour violation du monopôle de production etc, etc.
Son voisin, il a préféré mettre le feu (avec une débroussailleuse qui a pris feu) : Paf, les Canadairs sont arrivés en moins d'un quart d'heure, finissant de pourrir sa récolte sur pied avec de l'eau salée !
C'est beau la France qui gagne...

Jacques Heurtault 13/06/2007 12:11

Pas toutes les semaines, tout de même! Si? Si c'est le cas, ce n'est pas un fonctionnaire sur deux qu'il faut "ne pas remplacer" mais 8 sur dix ....Suggestion : construire des réserves d'eau douce en haute mer pour alimenter les canadairs ... Il faut prévoir grand pour qu'ils puissent remplir les soutes facilement. 

GM 13/06/2007 09:33

Globalement si ! Moi j'ai vu des entreprises se faire piquer leur marché naturel par des belges et des allemands ou des bataves, jusque dans le fond du bocage Normand, parce que les chefs "discutaient" avec leurs salariés des aménagements de la RTT au lieu d'aller faire des devis et suivre leurs chantiers ! Ils ne sont plus là pour en témoigner...
Globalement si ! J-C. Bouttier, le numéro 2 d'un des grands cabinets international (avec lequel je travaillais) a expliqué que cette loi allait créer des millions d'emplois... à l'étranger ! Et c'est ce que nous continuons de voir avec toutes ces délocalisations sauvages ou non !
La productivité est un leurre mesurée que sur des survivants : faut être autiste pour calculer cela comme l'OCDE ! Bien sûr que quand on fait 100 pour 39 heures, le rapport est de 2,56 ! Si on fait 95 en passant aux 35 heures, c'est clair que le rapport augmente (2,71, soit 6 % de mieux en 5 ans) ! Et de conclure qu'il y a gain de productivité !
Il n'empêche, on a perdu 5 % de production !...
Comme la consommation a peu baissé, on peut en conclure qu'on est resté à 100, voire mieux : c'est oublier qu'on a créé un déficit Import/Export, positif avant et qui désormais est négatif à hauteur d'une bonne semaine de PIB (venant l'augmenter d'autant d'ailleurs, le PIB) : on ne peut pas parler de progrès !
Et si ce n'était que cela ! Mais on a masqué la perte de compétitivité non seulement en créant des centaines de milliers d'emplois improductifs dans la fonction publique (alors que la RTT ne devait pas s'appliquer à la fonction publique à l'origine) gonflant artificiellement le niveau de "plein emploi" et aggravant magistralement l'endettement (public mais aussi celui des ménages : voir le nombre de dossiers de sur-endettement qui a explosé entre-temps).
Franchement, si Sarko (que je n'aime pas en tant qu'homme : je reste gaulliste envers et contre tout), réussit à redresser la barre, en tout cas à maintenir les "niveaux" avec de pareils handicaps, je lui tirerait mon chapeau !
C'est justement le "choc" qu'on attend de ses lois nouvelles : car tout est dans la tête, je ne le répéterai jamais assez. Alors nier les difficultés en se réfugiant derrière des chiffres (auxquels on sait leur faire dire n'importe quoi : la preuve, je vous en donne une deuxième version par rapport aux mêmes que ceux de OFCE, qui mesure avec des outils inadpatés, il faut dire que c'est parce qu'on a du mal à en avoir d'autres de plus précis et de plus fiables), c'est soit être constant dans l'aveuglement, soit être autiste (en toute amitié quand même).
La seule bonne question c'est de savoir si tout le monde vit mieux en 2007 qu'il y a 10, 20 ou 30 ans ! Même l'année dernière... La réponse n'est pas nécessairement positive, à compter le nombre d'exclus grandissants, à compter les 7 millions de français (plus de 10 % de tous les résidents et encore, ce ne sont que des "estimations") qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, dans l'un des pays qui perrore au sommet des 8 pays les plus riches du monde.
Quand ça s'appelait le "G6", il n'y avait pas autant de misère rampante, de "zone de non droit", de précarité en tout, le Samu social n'existait pas, les Restos du coeur non plus ! Depuis, ils sont devenus des nécessités absolues, toujours plus urgentes.
Point barre !

Jacques Heurtault 13/06/2007 11:11

Excellente démonstration! Il faut convaincre Sergiozz maintenant! Moi, je n'y arrive pas ... Allez, GM! Au taf! Merci d'avance et bon courage ...

Jean-Pierre 13/06/2007 09:21

Les 35 heures bénéfiques... Et la marmotte plie le papier...

Jacques Heurtault 13/06/2007 10:57

Non! Elle dort! Elle ne peut pas faire deux choses en même temps ...

sergiozz 13/06/2007 08:40

Vous n'avez aucun argument pour contredire mes propos. Les 35 H ont augmenté la compétitivité des entreprises françaises. C'est un fait indiscutable. La compétitivité des entreprises françaises a augmenté de 1997 à 2002.  Un petit rappel : l'OFCE a été créé à l'initiative de Raymond Barre. Quand vous dîtes que le peuple a toujours raison en démocratie, vous êtes hors sujet, car Sarkozy n'a jamais dit qu'il voulait supprimer les 35 H.  

Jacques Heurtault 13/06/2007 08:54

Sarkozy n'a jamais dit qu'il voulait supprimer les 35 heures, c'est vrai. Mais il s'y prend de telle sorte que, dans quelques années, au rythme où il va, on en parlera plus beaucoup ... Dommage, car, moi, ça me convient plutôt ...Bien heureux d'apprendre que Raymond Barre a créé l'Observatoire Français de Conjoncture Economique. Je ne savais pas que Jean Paul Fitoussi était centriste ...  

sergiozz 12/06/2007 21:54

"Reste l’effet d’aubaine : pour sûr que nous travaillons sur une révision des accords d’entreprises qui va tenter d’effacer totalement l’effet catastrophique des RTT imposés contre toute raison par le pouvoir socialiste : les entreprises y ont perdu 10 points de compétitivité en deux lois…"

Comment pouvez-vous affirmer de telles contre-vérités ? Les 35 h n'ont entraîné aucun dérapage des coûts salariaux grâce aux gains de productivité liés à la réorganisation au sein des entreprises et aux aides de l'Etat. Les charges pour les entreprises ont  baissé et les salaires ont moins augmenté. Tous les économistes sérieux et non ultra-libéraux vous diront la même chose. Alors, il faut arrêter de dire que les 35 H ont entraîné une baisse de compétitivité des entreprises. C'est une contre-vérité . Je vous conseille de lire des études de l'OFCE sur le sujet qui prouvent que les 35 H ont augmenté la compétitivité coûts.

Jacques Heurtault 12/06/2007 22:21

Les toujours exprimé mon désaccord avec les 35 heures payés 39! J'ai clairement soutenu "les 35 heures payées 35". Le peuple vient de trancher ... Le peuple a toujours raison en démocratie! Même quand on n'est pas du coté des vainqueurs. l'OFCE est connu pour développer des idées "de gauche". Je lui souhaite bon courage!

GM 12/06/2007 18:18

Je ne suis pas du tout sûr que l’enjeu des heures supplémentaires exonérées par NS soit celui-là : Si une heure vaut 100 en terme de rémunération brute, elle en coûte 145 à l’employeur (moins éventuellement l’abattement « Fillon » sur les bas salaires, mais on parle d’ajustement) pour ne rapporter, in fine, au salarié 80 moins l’IR, soit environ 70…
Si l’employeur est à l’IS, mettons à 33 % pour simplifier (c’est un taux de 15 pour les 38 premiers K€ mais il faut compter avec les compléments), l’heure « achetée » par l’employeur lui revient à 97 !
L’heure supplémentaire vaut 125. Coût pour l’employeur 125 et non pas 145 (déduction fait de l’IS : 83) avec le dispositif à venir !
L’économie est réelle…
Le salarié touche 125 (moins peut-être la CSG et la CRDS), soit 115… non imposable. Le gain est bien de l’ordre de 64 %. Ce qui n’est pas négligeable non plus.

 

On note que ces calculs sont faux : En effet, un salarié est payé 151 heures sur 12 mois, parfois avec des primes conventionnelles qui représente un 13ème mois, pour ne travailler que 11 mois (moins un demi mois de ponts divers) soit 10,5 environ. Autrement dit, 151,66 x 13 x 100 = 197.158 (à 100 de l’heure).
Coût pour l’employeur avec les charges : 197.158 x 1,45 = 285.879 (moins l’IS).
10,5 mois à 35 heures = 151,66 x 10,5 = 1.592 heures.
Coût de l’heure : 197.158 / 1.592 heures = 123 de l’heure…
Et non pas 125, taux facial…

 

Nous calculions donc, du temps des 39 heures hebdomadaires à 125 % que l’heure sup était donc moins coûteuse que l’heure normale… D’autant que celle-là est nécessaire à la boîte pour faire face aux aléas de son activité : elle a l’avantage d’être déjà vendue !
Avec le système des heures complémentaires issu du dispositif de RTT mode Aubry (ce n’était pas le cas avec celui de De Robien) à 10 %, c’était naturellement encore plus avantageux pour les 4 premières heures sup hebdomadaires : quasiment toutes les entreprises à forte main-d’œuvre dans la création de valeur, y était donc passé, quitte à jouer de la « modularité » (qu’on a appelé « annualisation ») pour écraser les pics d’activité et les creux…

 

Le calcul avec les charges donne un résultat inverse : 285.879 / 1.592 = 179,5 heures pour une heure normale au lieu de 125 x 1,45 = 181,25 pour les heures sup : Conclusion, il fallait se démerder pour faire faire ces heures sup au « black » ou de les rattraper via un avantage exonéré de charges (et si possible déductible et non imposable : la palette était large).
En fait, tout dépendait du taux de charges patronales : avec un fort taux d’accident du travail et une couverture complémentaire maximum, c’est-à-dire des entreprises à forte valeur ajoutée, l’heure sup était moins cher que l’heure normale charges incluses.
A l’inverse, avec les heures complémentaires à 10 %, la réduction Fillon des bas salaires partout (et je ne vous raconte pas le dispositif Corse dans ses zones de franchise), on s’y retrouvait beaucoup plus facilement : Or, elles vont disparaître !

 

Pour être remplacé par un dispositif : Les heures sup vont coûter 125 au lieu de 179 et rapporter au salarié, non pas 125 – 20 % de charges = 100, mais 125 – 8 % de CSG et CRDS sur 97 %, soit 115 !
Le calcul est plus avantageux encore pour le salarié si il y a exonération de CSG et CRDS : on attend le texte pour savoir.
En plus, il va faire l’économie de l’IR (quand il devenait imposable : 1 sur 2 uniquement en France, faut pas oublier).

 

Première conséquence « technique » : Tout le monde est gagnant ! Le salarié et l’employeur.
1 - L’employeur « dynamique », celui qui paye bêtement de l’IS et a du boulot à fournir, va faire la culbute sur l’écart de 54 !
2 – L’État va donc pouvoir encaisser l’IS sur 54 : 18 ! Ce qui compense largement l’IR sur 115 (estimé à 10 %, soit 11,5).
3 – De la TVA amont : Si il y a heure sup, c’est qu’il y a du chiffre d’affaires sup (en principe), donc du 19,6 en plus (le gain pour l’État dépend du coefficient multiplicateur moyen pratiqué par l’entreprise : il varie de 1,55 pour les entreprises d’intérim qui se rattrape sur la quantité à 3 pour les plus florissantes) !
Disons 2, soit 25 x 2 (par exemple) x 19,6 = 9,8
4 – De la TVA aval : Si le salarié gagne 15 de plus, en principe il va le dépenser : Moyenne également de 10 % soit 1,5…
5 – Les caisses sociales (retraite, chômage, maladie dans les prestations en espèce – IJ, invalidité, incapacité) : Si il n’y a pas de cotisations, vous pensez bien qu’il n’y aura pas de prestation !
Ni gagnant, ni perdant…
La seule chose à compenser, c’est le régime maladie dans ses prestations en nature : Mais il se trouve que ce régime (qui est déficitaire quand même, de pas grand-chose 5 à 10 jours de trésorerie par an) est assis sur les 100 (plus 110, plus 125 des heures sup : une part très faible !) Il ne les aura plus.
Ce sera compensé par les rentrées de TVA, d’autant mieux qu’on parle d’en augmenter le taux au titre de la TVA sociale, de 5 points (cf. Jean Arthuis), même si Fillon dément !

 

En bref, Avec 5 points de plus dans la TVA sociale, les 15 de gagnés par le salarié vont se réduire à 12, moyennant à la fois une ressource nouvelle pour le régime maladie « en nature » et une protection supplémentaire aux frontières pour protéger son entreprise !
En effet, l’entreprise exportatrice n’aura pas à exporter dans ses prix les charges sociales sur les heures sup. Par contre l’importatrice va la payer au moment du dédouanement.

 

Ça c’est le schéma idoine qui doit provoquer un « choc » à l’économie. Normalement, il faut exonérer les charges sociales à peu près en même temps que l’augmentation de la TVA.
S’il y a un écart, pour sûr on se refait 1981/83 en dévaluant de facto et en créant un « appel d’air » déficitaire aux frontières qui va faire exploser la balance Import/Export et en 2008 l’expérience s’arrête, après les communiqués euphoriques auxquels il faut s’attendre !
C’est pourtant le chemin qui est annoncé…

 

Et puis, tout ça n’est valable que si nous avons une réserve « d’heure sup » à fournir sur un marché en expansion à l’intérieur de nos frontières, avec des entreprises capables de financer leur expansion (besoin en fonds de roulement : on paye la main d’œuvre à fin de mois, les fournisseurs sur relevé à 90 jours le 15 et les clients payent quand ils ont envie… Faut avoir les sous pour tenir).
Or, si l’expansion peut très bien être absorbée par les importations (paiement sur le quai d’export 15 jours avant l’arrivée au Havre ou à Anvers) avec du pouvoir d’achat tout neuf, nous avons un autre problème : nous n’aurons plus d’heures sup « à vendre ».
On note que déjà, mais depuis de nombreuses années, que l’outil industriel est sous-employé de l’ordre de 15 à 20 %.
La main-d’œuvre disponible l’est également entre 8 et 15 %.
On fait comment ? On importe de la main d’œuvre supplémentaire pour faire face si ça marche ?
On fait comment si les entreprises ne sont pas assez soutenues par les banquiers pour leur fonds de roulement ? On ferme les portes ?
Et là, les compteurs sociaux explosent…

 

C’est donc de la dynamite, ce système, genre quitte ou double !
Pas très responsable et pourtant, puisqu’on y va, il faut souhaiter que cela réussisse !

 

J’aurai quand même préféré augmenter les recettes fiscales avant toute chose, même à petites doses, quitte à organiser la redistribution via des exonérations de charges sociales autofinancées, moitié pour les employeurs, moitié pour les salariés, avec ou sans heures supplémentaires (pourquoi pas ?) : là, on met la charrue avant les bœufs (en comptant sur la pente pour démarrer).

 

Alors quant à savoir si les heures sup sont ou non obligatoires, c’est un souci mineur : il n’est pas sûr que les uns et les autres en est tant que ça à se mettre sous la dent !
Reste l’effet d’aubaine : pour sûr que nous travaillons sur une révision des accords d’entreprises qui va tenter d’effacer totalement l’effet catastrophique des RTT imposés contre toute raison par le pouvoir socialiste : les entreprises y ont perdu 10 points de compétitivité en deux lois…
Et elles rament pour les rattraper.
Pour sûr que l’on va refaire réapparaître des heures payées au black (ce qui est très compliqué, notamment en cas de retournement de tendance), qui vont améliorer les « chiffres de la Nation », mais pas ceux de l’économie réelle du pays : je compte 10 %, dans l’activité totale, qui échappe à tout : Tous les métiers ont inventé des « ficelles » depuis la TPE jusqu’à la PME (pas dans les grosses boîtes : il y a trop de contrôle. Quoique…) qui sont autant de « poires pour la soif » qui auront peut-être du mal à disparaître. Il faudra du temps, pour descendre à 8 ou 5 %.
En a-t-on du temps ?
Et sera-ce suffisant ?

Jacques Heurtault 12/06/2007 19:10

??? Je n'ai pas l'esprit assez clair ce soir pour vous comprendre ... L'essentiel, c'est que le débat s'installe.

sergiozz 12/06/2007 17:50

D'ailleurs, cela ne concerne pas seulement les heures sup au delà des 35 H puisque les salariés à temps partiel sont aussi concernés. L'autre soir, à Europe1, un petit patron est intervenu en disant que ce sera gagnant - gagnant pour les entreprises et les salariés, car au lieu de déclarer 35 H sur la fiche de paye, on notera par ex seulement 27 H et on déclarera les 8 H suivants en heures sup (pas de charges pour les entreprises, pas d'impots payés par le salarié). Donc, par ce système, on va gonfler le nombre d'heures sup artificiellement dans les boites de façon considérable. Et qui va payer tout ça ? Devinez. Et après, on va nous bassiner avec les économies sur le budget de l'Etat et demander une réduction du nombre de fonctionnaires.

Jacques Heurtault 12/06/2007 19:07

Je vois mal comment ça va se mettre en place pour les heures complémentaires ... Je manque d'informations.

vinz 12/06/2007 16:59

Pas de charges et pas d'impôts sur ces heures là... Quelle différence avec le travail au noir ??? Aucune. Sarkozy légalise le travail au noir pour les heures sup. Les heures sup majorées à 25%, mais elles le sont déjà... C'est le taux applicable pour toutes les heures au-delà de la 35ème dans ma convention collective... Il croit peut-être que ce sont les salariés qui décident si ils font ou pas des heures sup ce mois-ci...
Aberration économique (ce n'est pas le développement du travail au noir qui va favoriser la croissance), coût abyssal de cette mesure qui va plomber pour de très longues années les comptes des organismes sociaux (qui seront compensés par un accroissement de la dette, bien sûr), coût social important (avec la dégradation des rapports internes dans les entreprises pour savoir qui va faire les éventuelles heures sup)... Bref, cette mesure phare de la comm' de Naboléon va entraîner de graves dysfonctionnements dans le système actuel...

Jacques Heurtault 12/06/2007 19:03

Il est possible (voire même certain puisque vous le dites) que, dans votre convention collective, les heures au dela de la 35 ème heure hebdomadaire soient majorée de 25%. Mais il convient de préciser que la loi dispose que c'est 10% de majoration. Toutefois, il est toujours possible qu'une convention collective prévoit un dispositif plus avantageux pour les salariés. Ce qui expliquerait "l'anomalie" que vous soulevez.