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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Pas de coup de pouce au SMIC ... Bravo Sarko!

16 Juin 2007, 15:35pm

Publié par Jacques Heurtault

Cela fait déjà quelques jours que nous savons qu'aucun coup de pouce ne sera donné au SMIC. Personnellement, je m'en réjouis!

J'entends d'ici les réactions : "Sarko n'a aucune considération pour les pauvres! Qui peut vivre avec un salaire horaire brut de 8,27 euros, soit 6,75 euros net ..." Ou bien encore, me concernant, " Vous êtes vraiment devenu réac!" ...

Ca me passe sur le corps comme l'eau sur les plumes d'un canard ...

Il faut en effet rappeler quelques faits historiques.

1. SMIC, ça veut dire "Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance" dont les mécanismes de révision légaux prennent en compte non seulement la dérive des prix mais aussi l'évolution du salaire horaire des ouvriers. Ainsi la prochaine hausse du 1er Juillet est-elle dûe pour 1,2% à l'évolution des prix (selon un indice dont on peut discuter de la pertinence) et pour 0,8% à l'évolution du pouvoir d'achat du salaire horaire ouvrier (selon un indice dont on peut aussi discuter de la pertinence).

2. Ce SMIC a été créé en 1969 lorsque Jacques Chaban Delmas était le Premier Ministre du Président Pompidou, lequel venait huste d'être élu.
Avant nous avions le SMIG, c'est à dire le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti qui, lui, ne prenait pas en considération l'évolution du salaire horaire moyen des ouvriers.

3. Ce SMIG a été créé à la suite de négociations entre les partenaires sociaux, c'est à dire des représentants du patronat et des représantants des salariés via leurs syndicats respectifs. Les chroniques de l'époques nous révèlent que les représentants des patrons contestaient que le SMICARD puisse dormir avec un pyjama ("Il peut dormir à poil" ... authentique!). Ca donne une petite idée du caractère incroyablement méprisant des patrons de l'époque vis à vis des ouvriers en particulier et des travailleurs en général. Les choses et les états d'esprit ont-ils vraiment changé? Débat intéressant ...

4. A l'issue du grand mouvement social de Mai 68, la lutte syndicale responsable menée par les syndicats ouvriers avait permis d'obtenir une substantielle revalorisation du SMIG qui fut augmenté de 35% d'un coup. Il atteignait, à cette époque, avant l'augmentation, la somme astronomique de 350 francs par mois (brut!), soit un peu plus de 54 euros pour fixer les idées

5. Pendant ce temps là, certains étudiants critiquaient d'autres étudiants (dont je faisais partie) qui revendiquaient des moyens pour étudier ... Ils nous balançaient dans la figure, en forme de dérision, des slogans du style "Des gommes, des crayons, du PQ parfumé!" pendant que, eux, réclamaient "l'interdiction d'interdire". J'étais boursier de l'Etat. Mes parents n'auraient évidemment pas pu me payer mes études ... (un seul salaire de fonctionnaire de catégorie C et quatre enfants). Depuis cette époque, j'ai toujours eu les "gauchistes" et les "ultras" (ou "anti-ultras", ce sont les mêmes ou presque) en travers de la gorge avec une mention spéciale à l'encontre des trotzkistes ...

6. Les "coups de pouce" ont démarré à la suite de l'élection de François Mitterrand en 1981. Sitôt son élection, le 10 Mai, il nomma un gouvernement qui décida d'augmenter le SMIC de plus de 10% d'un coup, par la voie réglementaire, conformément à la procédure prévue par la loi. Aux législatives qui suivirent, en Juin 1981, ce fut un raz de marée. Le P.S obtint, à lui seul, la majorité des sièges à l'Assemblée Nationale. La majorité des députés socialistes étaient des "profs" et des "instits" ...

7. De coup de pouce en coup de pouce puis la nécessité d'uniformiser les cinq ou six SMIC en vigueur, travail effectué par Jean Pierre Raffarin, on en est arrivé à ce que le pouvoir d'achat du SMIC aujourd'hui est AU MOINS TROIS FOIS celui d'avant Mai 68 ... Pendant la même période, la richesse produite n'a pas, elle été multiplié par trois. Autrement dit, la hiérarchie des salaires a été écrasée, nécessairement. Aujourd'hui, les deux tiers des salariés ont un salaire compris entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC.

8. Il faut donc s'arrêter ... C'est ce qui m'amène à approuver la stricte application de la loi, sans aucun coup de pouce ... Sarko avait dit qu'il s'en tiendrait là. J'observe que c'est effectivement ce qu'il fait. C'est donc un homme de parole.

Je relève au passage que Lucie Robequain, journaliste au quotidien "Les Echos", se fend d'une sortie qu'elle aurait pu éviter.

Elle nous explique qu'à ce rythme de 2% l'an, le SMIC atteindra 1.412 euros en 2012. loin, dit elle, des 1.500 euros qu'avait promis Ségolène Royal ... Ah, bon! 1.412 c'est loin de 1.500 ... Décidément, on ne doit pas avoir les mêmes règles arithmétiques dans la tête! Ca fait 6,2% de moins ... L'éloignement ne me semble pas si important ... Il est vrai que je suis "un pov' bourgeois repu" et que je ne me rends pas compte ... Je gagne, moi, à 57 ans, dans un poste qui requiert au minimum un niveau Bac + 3 (en fait, j'en suis à Bac + 5), le salaire mirobolant de 2.200 euros net (ramené au temps plein) soit un peu plus de deux fois le salaire de mon employée de ménage ... Problème de "valeurs" sans doute! 

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GM 18/06/2007 17:28

Peut-être... J'avoue que je ne sais pas : excusez mon ignorance ! Je suis né avec (et j'ai bien du mal).
Car je note aussi que... Pour avoir une pension au taux (pas tout à fait) plein, nous cotisons à 14,95 % sur la tranche A (8,3 employeur + 6,65 salarié) + 1,7 sur la totalité du salaire (ramené à la tranche A : la B et la C, c'est du perdu) (1,6 employeur et 0,1 salarié) soit un total de 16,65 %.
En masse, ça donne pour 100 euros sur 40 ans (toutes choses égales par ailleurs, ce qui n'est pas le cas, naturellement puisque les taux augmentent régulièrement), 16,65 € x 40 ans = 666. Pour "récupérer" 666 par bout de 50 (hors actualisation au taux légal), il faut vivre jusqu'à 78 ans et presque 3 mois... Comme nous vivons en moyenne un tout petit peu plus, ce n'est pas gagné !
Mais on peut se rattraper en actualisant les sommes cotisées. Au taux de 2 % de rendement financier, on aura collecté pour vous, via la CNAV : 989. Le solde continuant à produire des intérêts (toujours à 2 %) il vous faudra atteindre l'âge 89 ans et 5 mois pour commencer à être à la charge de la collectivité.... Là, c'est l'excédent qui est perdu pour vous si vous nous quittez trop tôt, mais pas pour tout le monde (droit à réversion sous condition de ressource)... avec tout ce que vous fumez et buvez (sans compter le poulet aux hormones et le veau au goudron), le bilan peut être surprenant
Naturellement, ce calcul n'existe pas, il n'a jamais existé et n'a absolument aucune signification : Ce serait admettre une vaste escroquerie légale instituée par les ordonnances de 45 (qui n'avaient pourtant aucun autre moyen de faire autrement à cette époque là pour assurer un peu de survie aux vieux travailleurs : ça et la vignette).
On peut refaire le même calcul avec les points Agirc (ou Arrco: Il est encore plus atristant, d'autant que le Plafond de la SS augmentant plus vite que les salaires moyens (et le plafond Tranche B encore 3 fois plus vite), ils seront toujours moins nombreux à cotiser et le point vaudra toujours plus cher pour des pensions toujours plus maigres...
Votre solution du point généralisé est évidement séduisante, mais il n'est pas sûr que ce soit aisé ni suffisant à mettre en place : Je préfère nettement redonner leur liberté à ceux qui la réclament. Je suis encore capable de m'endetter pendant ma vie active pour acheter un bien qui me procurera une rente de "bourgeois" quand je serai en inactivité : avec des taux à 7 % dans l'immobilier (je peux vous en vendre par bout de 285 euros), je reste quand même meilleur que mon taux à 2 % pris comme exemple. Personnellement, je vise 5 % qui est un point d'équilibre (en comptant la réversion dans mon cas), semble-t-il. En plus le bien restera pour mes gamins... Cerise sur la gâteau.

Jacques Heurtault 18/06/2007 19:41

Il y a des notions qui me parlent parfaitement mais hélas, ce ne doit pas être le cas pour tout le monde ...La "répartition" suppose un caractère obligatoire pour tous sauf, bien entendu si on retient dès le départ l'option "fiscalisation". c'est un tout autre débat! Et une toute autre orientation!Comment dépassionner le débat sur la capitalisation? comment expliquer que capitalisation, ce n'est pas synonyme de capitalisme qui n'est pas synonyme de libéralisme? Gros problème politique!

GM 18/06/2007 15:02

Le problème ?
"P = D/M x S x T" ou P c'est la pension, D le nombre de trimestres de cotisation à l'ouverture des droits, M la durée maximale (158 cette année), S le salaire moyen dans la limite du plafond et T le taux.
S se calcul sur les 24 meilleures années en 2007 (revalorisées en fonction de l'évolution du plafond, peu ou prou : en fait il s'agit d'un indice tiré de l'INSEE, revu et corrigé par la CNAV) et T est égal à 50 % éventuellement minoré pour les personnes partant à la retraite entre 60 et 65 ans.
Si votre "S" n'évolue pas aussi vite que le plafond, même si vous votre D = le M, votre revalorisation va aller de moins en moins vite. Autrement dit, ce sont vos jeunes années qui vont vous rapporter le plus.
De même, on calcule que si vous avez été payé au plafond tout au long de votre carrière, de toute façon vous n'atteindrez pas le T = 50 %... Dans le meilleur des cas, entre 46 et 48 %. Soit l'équivalent du Smic brut (dont il faut aussi ôter les cotisations, mais elles sont minorée...)
Pour les smicards, ça fait bien moins qu'un demi-smic net pour net.
Alors quand vous n'avez pas non plus le D complet, je ne vous raconte pas : heureusement qu'il y a des correctifs pour les mères de famille, les inaptes, les déportés et les prisonniers de guerre... Ce que ne permet pas le calcul par point, même avec des points gratuits.

Jacques Heurtault 18/06/2007 16:50

D'où mon système, bien plus clair : acquérir des points que l'on peut éventuellement abonder en cours de carrière (c'est un peu de la capitalisation mais c'est quand même de la répartition ...).

GM 18/06/2007 12:19

8,44 / 8,27 = + 2,05 % (1,025). Le plafond de la SS a lui augmenté de 2.589 à 2.682 €, soit + 3,59 %.
Le Smic valait donc 48,44 % du Smic en juillet 2006, il vaudra 47,72 % en juillet 2007.
C'est évolution là qui plombera vos retraites régime général ultérieures... Surtout parmi les plus bas salaires. Ce qui a des répercussions sur les salaires intermédiaires... Que vaut le travail d'un Cadre Bac + 5 expérimenté, face à celui d'un agent d'exécution (qui bosse tout autant malgré tout) ? Que vaut ce même salaire du cadre quand son "chef" est payé 100, 1.000, 10.000 fois mieux ? Surtout quand il vire des miliiers de personnes comme chez EADS ?
Il y a bien longtemps (me semble-t-il) que la règle non écrite d'un SMIC valant 50 % du plafond de cotisation de la Sécurité sociale (des seules cotisations plafonnées) est morte : Le régime général n'a plus les moyens de se payer et tente de se rattraper sur le différentiel (d'abord sur les dates d'application : 1° janvier, 1° juillet : effet lisseur de l'effet courant) entre assiette plafonnée et assiette des dépenses plafonnées cumulées.
Une bombe sociale qui grossit tous les ans. Elle pétera quand les papy-boumeurs deviendront encore plus nombreux !

Jacques Heurtault 18/06/2007 13:27

Je ne comprends. Où est le problème? ... Le plafond de la sécu augmente plus vite que les salaires en général. C'est vrai depuis fort longtemps ...J'ai proposé que la retraite CNAVTS (la "retraite Sécu") fonctionne désormais comme les retraites complémentaires ARRCO et / ou AGIRC, c'est à dire avec un système de points achetés. Une fois cette réforme faite, on peut, sans problème faire sauter le plafond et résoudre ainsi un bon paquet de problèmes. A condition que les gestionnaires se comportent d'une manière responsable! Et, ça, ce n'est pas gagné du tout!

Jean-Pierre 18/06/2007 09:09

@Vinz

Je ne nie pas que faire le ménage soit fatiguant. Je connais peu de boulots qui ne le soient pas, d'ailleurs, et pour des raisons diverses.

Je ne gagne pas 5 fois le salaire de Cendrine qui vient faire 3 heures de ménage par semaine. Non. Désolé. Ça vous aurait fait plaisir ?

Et si j'ai voté UMP, c'est que je suis un horrible personnage. Je déteste les pauvres, chaque fois qu'il m'arrive d'en croiser dans la rue, je leur crie dessus. Parfois, il m'arrive de leur donner des coups de pied en les traitant de salauds de pauvres. Ce que j'aime particulièrement, c'est faire tomber les petites vieilles avec leur cabas, écraser les quelques tomates qu'elles avaient pu s'offrir et les laisser dans le caniveau sans qu'elles puissent se relever... C'est dur d'être méchant à ce point, mais je m'entraîne...

(Je vais encore me faire remonter les bretelles par Jean Daumont)

Jacques Heurtault 18/06/2007 12:02

Et par moi! Enfin presque ... Car je sais bien que vous ne pensez pas un mot de ce que vous venez d'écrire et que jamais vous n'avez eu ce comportement avec "les pauvres " et avec les "petites vieilles" ... A force d'être stigmatisé, on finit par avoir des réactions épidermiques.

vinz 18/06/2007 08:17

Jean-Pierre et Heurtault, avez-vous déjà fait 7 ou 8 heures de ménage d'affilée dans une journée et cela 5 ou 6 jours par semaine? Je sais de quoi je parle car je gère une structure qui emploie 75 aides à domicile et je peux vous affirmer, ne vous en déplaise, que c'est un métier très physique et beaucoup plus éprouvant que vous ne semblez le croire.
Ceci dit, avec de tels arguments, cela ne m'étonne pas que vous ayez voté ump. Vous pensez mériter combien de fois 5, 6, ou 10 fois le salaire de votre aide-ménagère???

Jacques Heurtault 18/06/2007 11:52

Il y a une hiérarchie des salaires  qui repose fondamentalement sur la hiérarchie des compétences. Pour faire le métier que je fais, il faut avoir suivi une formation assez longue et avoir de l'expérience dans de nombreux domaines. Donc ça vaut un salaire plus élevé ... L'Union Soviétique s'est effondrée à cause notamment des errements idéologiques que vous défendez. 1. La classe ouvrière n'a aucun rôle dirifeant à jouer en particulier.2. Le Parti de la Classe ouvrière, aujourd'hui, c'est encore hélas le Front National! Ca m'en fait chialer mais c'est ainsi. Ce n'est pas le PCF ... Je le regretterais presque!

sergiozz 17/06/2007 19:40

"D'après Vinz, tout le monde au SMIC, c'est juste ..."
Affirmation fausse. Il n'a jamais dit ça. Vous faîte encore preuve d'une mauvaise foi caractérisée, comme d'hab.
La vague bleue est  moins forte que prévue. Les électeurs se sont réveillés un peu trop tard .. tant pis pour eux.  ouarfffff ouarffff

Jacques Heurtault 17/06/2007 21:36

Non, Vinz n'a jamais dit ça, effectivement ... C'est une supposition de ma part, largement exagérée. Un élément de polémique qui ne fait pas de mal sur un blog ... qui n'a aucune prétention scientifique.Par ailleurs, le peuple de France est plein de sagesse, il a compris que 500 députés d'un même parti, c'est évidemment trop. Il a donc apporté un correctif. Je n'ai aucune raison de m'en plaindre.

Jean-Pierre 17/06/2007 17:38

Vinz, je ne sais pas ce vous faites faire à votre femme de ménage, mais de simples travaux ménagers comme passer l'aspirateur, faire briller l'évier ou la salle de bains, ce ne sont pas des travaux si pénibles que ça, tout de même... Si ?

Jacques Heurtault 17/06/2007 19:32

Il semblerait que si! 

vinz 17/06/2007 17:01

...et la pénibilité du travail, vous en tenez compte? Votre aide-ménagère a peut-être moins de qualification que vous mais son travail n\\\'est-il pas au moins deux fois plus difficile (eu sens physique) que le vôtre? Les rémunérations ne dépendent pas uniquement du niveau de qualification mais doivent prendre en compte les exigences physiques demandées. Vous ne la faites travailler peut-être que 6 heures par semaine, mais si l\\\'ensemble de ses \\\'employeurs\\\' correspond à 35 heures, imaginez dans quelle forme physique elle doit être pour assurer une cadence de 6 ou 7 employeurs différents chez qui elle doit arriver en pleine forme et pour lesquels elle doit assumer la même masse de travail.
Non, Heurtault, je vous trouve hautain sur cette question du SMIC. C\\\'est tant mieux si les emplois difficiles et demandant peu de qualification reçoivent un \\\'léger\\\' coup de pouce en juillet de chaque année. Je suis favorable à ce que les salaires dans une entreprise ne puissent varier (de 1 à 10 par exemple) que dans une limite fixé annuellement par le conseil d\\\'administration. Dans une SCOP (société coopérative ouvrière de production), ce sont les salariés qui fixente les niveaux de rémunérations des dirigeants et c\\\'est très bien ainsi. Cela permet également d\\\'éviter les scandales des golden parachutes et cie...

Jacques Heurtault 17/06/2007 19:28

Bof! A quoi bon polémiquer ... D'après Vinz, tout le monde au SMIC, c'est juste ... même si on augmente le SMIC dans des proportions considérables. La cassure idéologique est nette, irréparrable! J'ai eu raison de voter pour Marie Anne Montchamp, candidate UMP, députée sortante ... Il faut désormais laisser le P.S. patauger dans sa mélasse et gérer ses contradictions.

Eloise 17/06/2007 12:53

Si votre employée de ménage gagne la moitié de votre salaire (1100 euros) licenciez là de suite je la remplace immédiatement ! Je viens de faire une expérience amusante..... Cuisinière (en restauration traditionnelle), je me suis vue proposé un poste : 1300 euros net mensuel - 6 jours sur 7 (la règlementation est de 2 jours de congés par semaine dont 1 1/2 consécutif.. ce n'est pas grave) sur la base de 35 heures : résultat sur 15 jours = Non déclarée - 69h par semaine payées 35 h. J'ai donc été rémunérée 550 euros pour 138 heures, soit  3,98 euros par heure.  Ce restaurateur charmant au demeurant tenait le même discours sur le smic.... voilà le résultat d'une bande de gros profiteurs qui  votent non pas en fonction de leurs idées mais de leur portefeuille de leurs petits avantages égoïstes, de leur jalousie, le leur rancoeur.... l'expérience que je viens de faire n'est pas rare, mais aurait plutôt tendance à se confirmer, c'est la raison pour laquelle en restauration les français délaisse le métier et sont remplacés par une main d'oeuvre étrangère...... bravo la logique... est-ce là l'immigration choisie ?

Jacques Heurtault 17/06/2007 15:32

Si votre employeur ne vous a pas déclarée, il faut intenter contre lui une action devant le Conseil des Prud'hommes. C'est un tribunal généralement très favorable aux salariés. Ca ne coute rien où presque ... Il accepte tous les moyens de preuves, même de simples témoignages pouvant être fait par des clients qui vous auraient vu travailler.Avez vous signé un contrat de travail? Si oui, appuyez vous sur ce contrat. Sinon, votre embauche est réputée s'être faite sur la base d'un CDI à temps plein ... Vous disposez d'armes pour vous défendre! Servez vous en ...En ce qui me concerne, je faisais mention du salaire de mon employée de ménage pour relever le fait que son taux horaire de rémunération était à peine la moitié du mien, ce qui, compte tenu de la différence de qualification, n'est pas si mal ... Je comprends que, sur ce dernier point, vous puissiez avoir un avis différent mais sachez tout de même que mon employé de ménage dont j'utilise les services 6 heures par semaine, est salariée d'une association dite "intermédiaire" qui me facture ses prestations 17 euros de l'heure ... Il est clair que si je ne pouvais pas bénéficier du dégrèvement fiscal, je ne pourrais pas faire appel à ce genre de service ... Cela ferait donc, à hauteur de 6 heures par semaine, une chômeuse de plus!