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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

L'éditorial d'Olivier Dassault dans Valeurs actuelles

8 Juillet 2007, 09:44am

Publié par Jacques Heurtault

Olivier Dassault, fils de Serge, petit fils de Marcel, publie, comme chaque semaine, un éditorial dans Valeurs actuelles, son journal ... Heureux homme qui dispose d'un journal pour défendre ses idées! Moi, je n'ai que mon blog, avec, tout de même, ses 4.500 pages vues dans la seule journée d'hier ...

Comme Olivier Dassault dit d'excellentes choses dans son journal, pourquoi me priverai-je du plaisir de les prendre à mon compte puisque je me reconnais dans ce qu'il écrit?

Voici donc l'éditorial de Olivier Dassault ...

Début de citation :

Pour le parlementaire que je suis, retrouver les bancs de l’Hémicycle avec une légitimité renouvelée par le suffrage universel est toujours un moment de gravité et d’émotion. Cette fois, la session qui s’ouvre n’est pas seulement extraordinaire par la date à laquelle elle se réunit, mais par la nature de la tâche qui nous attend. Le président de la République se propose de conduire le pays à une transformation radicale pour lui permettre de retrouver son rang dans la compétition mondiale. Et c’est à nous, députés et sénateurs de la majorité, qu’il est demandé de poser les fondements législatifs de ce changement en faisant preuve d’audace et de vérité.
Certes, de précédentes majorités sont arrivées aux affaires avec de grandes ambitions. Mais trop souvent, une majorité fraîchement adoubée par le peuple à qui elle avait promis de “changer la vie”, confrontée aux premiers obstacles, décidait de continuer comme avant au nom du réalisme, d’une prétendue “culture de gouvernement”, cache-misère de la pensée unique. La cohabitation obligeait à temporiser ; l’alternance justifiait le renoncement. En investissant les palais nationaux, les nouveaux gouvernants feignaient de découvrir une situation tout autre que celle qu’ils avaient imaginée en dispensant leurs promesses, ce qui les conduisait à en différer la réalisation.
Si malgré tout, ils persistaient dans leurs bonnes intentions, une coalition d’experts et de groupes de pression, « une petite élite qui croit tout savoir », comme le dit Nicolas Sarkozy, avait tôt fait de leur démontrer que les choses n’étaient pas si simples qu’ils le croyaient et qu’il fallait procéder avec sérieux, sans précipitation. Ce qui revenait à ne rien faire. Ou bien, les syndicats, minoritaires dans les entreprises, réussissaient à faire capoter les réformes dans la rue.
Plus rarement, certains politiques se sont montrés carrément de mauvaise foi, promettant des choses qu’ils savaient d’avance ne pouvoir tenir. Ainsi Ségolène Royal vient-elle d’avouer qu’elle n’avait jamais cru au Smic à 1 500 euros. Sans doute comptait-elle sur les technocrates des ministères pour l’empêcher, une fois élue, de passer aux actes. Le prétexte aurait été, évidemment, le “terrible bilan laissé par la droite”.
Cette fois, la majorité n’aura ni l’excuse de la cohabitation, ni le prétexte de l’alternance pour ne pas faire ce qu’elle a promis. Le mandat est clair : accomplir la rupture annoncée par le président de la République. D’autant que l’état des lieux n’est pas si mauvais ; depuis cinq ans, nous avons travaillé, comme le montre la baisse du chômage au-dessous de la barre des 2 millions pour la première fois depuis 1982. Nous avons expliqué au pays la nécessité du changement. En nous reconduisant, il nous a dit : “Banco, allez-y !”
Lorsqu’il s’est adressé à nous à l’Élysée l’autre semaine, le président de la République a mis chacun devant ses responsabilités face à l’Histoire et envers les Français. Cette responsabilité, François Fillon l’a rappelée dans son discours de politique générale. Il nous appartient de saisir l’un de ces rares moments où la politique peut changer le destin d’un pays.
Il existe des précédents où les gouvernants ont fait ce qu’ils pensaient devoir être fait. Lorsque le général de Gaulle revint au pouvoir en 1958, il réforma les institutions dès les premiers mois, et prit les grandes options suggérées par le rapport Rueff-Armand pour réveiller l’économie française. Dans un tout autre registre, lorsque François Mitterrand fut élu en 1981, il décida de tenir ses promesses, si nuisibles fussent-elles : retraite à soixante ans, nationalisations, réduction du temps de travail… Cela allait être payé par la dévaluation et la “rigueur” à partir de 1983. Mais s’il est une leçon à retenir de ces actions rapides conformes au programme de ceux qui les ont mises en œuvre, c’est qu’elles durent. Nous sommes toujours sous la Ve République voulue par le Général, n’en déplaise à Arnaud Montebourg, de même que personne n’a remis en question les choix du libre-échange et de l’Europe qu’il avait faits, de même que la retraite est toujours fixée à 60 ans, comme l’avait décidé François Mitterrand. Ceux qui ne renoncent pas à leur programme créent des changements souvent irréversibles.
À notre tour de créer de l’irréversible en faisant entrer la France dans la modernité : fiscalité plus équitable, justice plus efficace, universités plus libres, relations sociales pacifiées, travail récompensé, le chantier est immense. Mais cette fois nous ne pouvons nous contenter de faire de notre mieux. Nous avons une obligation de résultat.

Fin de citation.

D'accord avec tout ... sauf sur un point : aujourd'hui, n'en déplaise à certains qui croient volontiers que la répétition d'une fausseté la transforme en vérité, je dirai, avec la même constance, que l'age légal de départ en retraite n'est pas 60 ans mais 65 ans. Ca n'a jamais changé. Avec les départs à 60 ans, nous sommes toujours dans l'exception et la dérogation au droit commun.

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