Jeudi 16 août 2007
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23:28
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Publié dans : Humeurs
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Par Jacques Heurtault
Ouf! Le jeune garçon kinappé a été retrouvé, en vie ... La procédure de recours à l'appel public semble avoir fonctionné. Tant mieux ...
On apprend que l'auteur de ce rapt est un récidiviste. Il venait tout juste d'être libéré de prison après y avoir séjourné 18 ans pour une affaire de viol. Il avait été condamné à 27 ans et avait été libéré à la suite de remise de peines ...
Première question : Comment se peut-il qu'un Juge d'Application des Peines ait pu prendre une telle décision? Peut-on manquer à ce point de clairvoyance? Ou bien sont-ce les procédures administratives qui doivent être révisées de fond en comble? Je ne sais y répondre. Je reste cependant sur l'idée qu'un Juge décide toujours selon son intime conviction, à fortiori s'il s'agit d'un Juge d'Application des Peines.
Plus grâve ... France Inter, aujourd'hui, journal de 13h00, interviewe une représentante du Syndicat de la Magistrature sur le sujet.cette personne nous explique que les évènnements auxquels nous venons d'assister démontrent la totale inoppérance de la nouvelle loi sur la ... récidive! Si! Si! J'en reste soufflé ...
Rien à dire sur le fait qu'un représentant d'un syndicat réellement représentatif puisse s'exprimer sur les conditions de travail des personnels concernés, en l'occurrence les Juges, les magistrats du siège et autres greffiers. Il entre en effet dans les attributions normales des syndicats de défendre les intérêts matériels et moraux des personnels qu'ils représentent ... Sauf erreur de ma part, leur mission légalement définie (loi de 1884) ne va pas au delà.
Deuxième question : depuis quand un syndicat de magistrats est-il autorisé à critiquer publiquement la politique judiciaire du gouvernement en place?
Et pourquoi pas une manifestation publique des préfets, tant qu'on y est?
Plus grâve ... Cette représentante semble ne pas savoir qu'une loi, pour être appliquée, doit être non seulement promulguée, après avoir subi, éventuellement, le contrôle du Conseil Constitutionnel, mais doit aussi être accompagnée des décrets d'application qui l'accompagnent dans la quasi totalité des cas ... Et je ne dis rien des circulaires ... Un dirigeant syndicaliste peut-il ignorer cette réalité? Non, évidemment! Plus simplement : qui peut croire qu'une loi puisse produire des effets positifs dès son entrée en vigueur?
Troisième question : Pourquoi, dans un tel contexte, cette critique? Je ne vois qu'une seule explication : une volonté tenace et sourde de nuire par tous les moyens à la mise en oeuvre des réformes engagées par la nouvelle équipe au pouvoir. A tel point qu' "ils" en viennent à dire de grosses sottises!
Ces évènnements, heureusement terminés sans meutre d'un enfant, nous prouvent, bien au contraire, qu'il faut accroitre d'une manière drastique la répression ... tout spécialement à l'encontre des récidivistes!
1. Attribution des remises de peine au compte goutte
2. Construction de 100.000 places de prison supplémentaires afin de combattre la surpopulation dans les prisons qui deviennent, de ce fait, des écoles de la grande délinquance et du crime organisés.
3. Plus spécialement, en ce qui concerne les criminels sexuels, pas de remise en liberté sans CASTRATION CHIMIQUE DEFINITIVE ... Il faut savoir ce que l'on veut!
ça fait depuis la nuit des temps qu'on constate que la répression tous azymuts ne résoud rien. Peut être faudrait-il arrêter la surenchère débilement sécuritaire et répressive et chercher une autre solution, non ?
Toutefois, on se trouve confronté à deux difficultés :
1. La relative urgence. Il faut, coûte que coûte, mettre hors d'état de nuire les individus que l'on sait être potentiellement dangereux (parce qu'ils ont DEJA un casier). Pour cela, rien de tel que l'incarcération pure et simple.
2. La grande compexité des solutions alternatives. Ainsi que leur coût! Savez vous que, pour faire fonctionner un centre fermé de rééducation, il faut 5 agents d'encadrement pour un detenu? Croyez vous sérieusement que l'on va avoir 70.000 détenus et, par conséquent 350.000 agents d'encadrement? Ne pas ouiblier les impôts qui vont avec ...
Et puis, la justice étant rendue au nom du peuple français, je ne vois pas au nom de quoi, un autre juge, même dit d'application des peines vient faire sa petite cuisine pour libérer des gens condamnés...
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, Jean-Pierre. Le Juge d'application des peines est une nécessité. Il est normal qu'un détenu puisse bénéficier d'une remise de peine s'il révèle de très réels progrès vers la réinsertion sociale, faute de quoi, les prisons deviendraient vite des mouroirs. L'espoir fait vivre ...
Ce qui pose un vrai problème, c'est, semble-t-il, le caractère AUTOMATIQUE et même CODIFIE des remises de peines ... En plus, il semblerait que lorsqu'elles sont accordées, elles ont un caractère définitif! Pour être efficaces, il faudrait qu'elles soient susceptibles d'être remise en cause à tout moment ... au moindre écart de conduite et qu'elles ne puissent jamais être perçues comme un DROIT mais comme une faveur accordée pour comportement particulièrement méritant.
Ecoutez ce que l'on dit sur les radios et télévisions : on ne parle pas du fait que le taulard violeur récidiviste a BENEFICIE de ce régime automatique! "Ils" ont VRAIMENT peur que ce système soit remis en cause! D'où l'intérêt qu'il y a à mener une vraie campagne sur cette question ... avec comme toujours, le sens de la mesure et de l'équilibre.
Maintenant, il faut, SYSTEMATIQUEMENT, organiser la mise en place de l'arsenal répressif indispensable afin de prévenir de tels risques! Sans état d'âme ... Avec souplesse ET FERMETE, sans brutalité NI FAIBLESSE!