20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 20:58

L'affaire dont tout le monde parle, celle du pédophile récidiviste de Roubaix (je préfère oublier son nom) va me permettre d'illustrer mon propos. C'est presque un cas d'école ...

Il va y avoir un second procès, c'est évident ... Je livre mes idées un peu en vrac ...

1. La partie civile ne doit pas être présente au procès pénal, si ce n'est au titre des témoins.
2. Le procès civil doit avoir lieu en présence de la partie civile (la victime et ses parents) qui doivent recevoir une indemnisation pour le préjudice civil subi (à commencer par le traumatisme moral, évidemment).
3. Le coupable DOIT PAYER en espèces sonnantes et trébuchantes cette indemnisation, y compris les frais d'avocat de la partie civile ...
4. Pour cela, il devra, s'il ne possède pas de biens propres pour répondre de sa dette, travailler, en prison, jusqu'à ce que la dite dette soit "purgée" ... Le mieux serait qu'il reste en prison afin de présenter une garantie fiable de pouvoir payer ...
5. Comme il n'y a aucune raison que les victimes attendent de nombreuses années avant d'être complètement indemnisées, il faut que l'Etat subroge, c'est à dire indemnise les victimes dès la fin du procès, à charge pour lui, Etat, de récupérer les sommes qu'il a avancées aux victimes à ce titre.
6. La sanction pénale doit avoir un caractère exemplaire : perpétuité, sans prise en considération de l'age du coupable, lequel, parait-il, a toujours refusé quelque soin que ce soit pendant sa détention.
7. La sanction doit prévoir un traitement OBLIGATOIRE avec effets définitifs si cela est possible scientifiquement (castration chimique, à défaut castration PHYSIQUE).
8. Le medecin pénitenciaire qui a prescrit le viagra doit être sanctionné administrativement et rendu co-responsable CIVILEMENT des conséquences de sa prescription.
9. Aucune remise de peine automatique ne doit être désormais accordée à qui que ce soit pour quelque motif que ce soit. Et ceci pour tous les délits ou crimes
10. Les remises de peine non-automatiques doivent toutes être conditionnées, dans leur globalité, au comportement exemplairement positif du coupable, et susceptibles d'être annulées purement et simplement, jusqu'au dernier jour de détention, sur simple doute de récidive possible.
11. Pendant la détention, le comportement des gardiens et des co-détenus vis à vis du coupable doit être irréprochable afin que toutes les chances de reconstruction positive du detenu soient conservées. Ceci afin que l'on ne puisse pas reprocher à l'administration pénitenciaire d'avoir manquerà un devoir de respect de la personne humaine, fusse t-elle coupable.
12. Toute prescription médicamenteuse doit être faite par au moins DEUX médecins en présence d'un représentant de l'encadrement pénitenciaire (les gardiens ne font pas partie de cet encadrement!).
13. Pendant la durée de la détention, les dossiers médical et pénitenciaire doivent être confondus et gérés comme un seul dossier afin que toute personne autorisée à le consulter ne puisse opposer une excuse quelconque de méconnaissance de l'un ou de l'autre pour se dédouanner de ses responsabilités propres.
14. Et, bien entendu, je ne le dirai jamais assez, il faut lancer de toute urgence un vaste programme de construction de 100.000 places de prisons supplémentaires afin de faire face dès maintenant à l'accroissement de la surpopulation carcérale prévisible dans l'avenir ...Si 100.000 ne suffisent pas, 50.000 de plus, ce n'est pas un problème ... Je veux bien payer des impôts pour ça!

Comme, en l'état actuel de la législation, mes demandes ne peuvent être intégralement appliquées, il y a lieu de remettre en chantier dès maintenant les modifications légales et réglementaires à apporter.

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Published by Jacques Heurtault - dans Administration de la Justice
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commentaires

Daumont Jean 21/08/2007

   Je suis d'accord avec la plupart de vos propositions qui, en l'occurrence, ne sont pas "audacieuses" mais "nécessaires"...
   Toutefois, un point - essentiel - ne relève pas de la simple "révision de la législation" : la "castration". D'abord, il n'est pas certain que celle-ci suffise à empêcher  les déviances sexuelles, car la "libido" a auusi des éléments psychologiques...D'autre part, même si elle est efficace, elle n'est pas applicable sans l'accord de "l'intéressé" en vertu des "droits de l'homme" (expression qui "sonne" très mal...)

Jean-Pierre 21/08/2007

C'est vrai, c'est un problème très complexe, la castration chimique demande pour une bonne part, la participation consciente et inconsciente du « castré chimique » d'où une efficacité incertaine. La castration physique n'est, je crois, pas du tout possible. au même titre que la lobotomie. De plus, certains individus resteraient potentiellement dangereux, malgré la castration. La solution reste plutôt dans des centres fermés et surtout dans un fonctionnement nettement plus efficace, de la justice et de l'administration pénitentiaire. Pour le moment, il est évident que ce n'est pas le cas et beaucoup de problèmes viennent de là. Le médecin prescripteur n'a pas eu accès au dossier, mais, visiblement, il ne s'est pas non plus donné beaucoup de mal pour y avoir accès.

Fanette 21/08/2007

Et bien écoutez, moi, je prône la lobotomie pour ce genre de sadiques, je ne prononcerai pas le mot être humain, un animal n\\\'est pas capable d\\\'autant de cruauté ..castration physique oui mais après, vous le savez bien le sadisme n\\\'a pas de limites !Dire obligation "si le patient le souhaite", déjà il y a là irresponsabilité dans le discours, ne quel droit va t\\\'on lui demander "s\\\'il veut " se soumettre à un traitement ? Le petit Enis a pu choisir lui sa destinée ? On ne parle que de ce pervers pas une seule "Une " pour cet enfant !C\\\'est scandaleux !Immoral !Sinon, chouette votre blog j\\\'aime beaucoup !

Jean-Pierre 21/08/2007

Jacques je suis d'accord avec vous, sur l'orientation à l'ultra gauche de pas mal de personnes au sein du système judiciaire. C'est la même chose pour les médecins qui travaillent en prison. J'en connais un. À l'extrème gauche, bien entendu.

Mais il y a bien aussi des dysfonctionnement du genre le dossier pénal qui n'est pas communiqué au médecin. J'ai appris que c'était comme ça que ça fonctionne jusqu'ici. Il faut changer ce genre de pratiques, bien entendu.

sergiozz 21/08/2007

"Jacques je suis d\\\'accord avec vous, sur l\\\'orientation à l\\\'ultra gauche de pas mal de personnes au sein du système judiciaire. C\\\'est la même chose pour les médecins qui travaillent en prison. J\\\'en connais un. À l\\\'extrème gauche, bien entendu. "Décidément, pour vous, tous les maux de la société viennent de la gauche ou de l\\\'extrême gauche. Elevez un peu le débat, car vous n\\\'êtes pas du tout crédible. Pemettez-moi de vous dire que les gens de gauche et d\\\'extrême gauche trouvent aussi abominables que vous de tels actes. Si le problème était aussi simple, il aurait déjà été résolu, car même si nos politiques sont souvent criticables, ils sont capables d\\\'essayer de trouver des solutions à ces problèmes. Et, n\\\'oublions pas non plus les accusés "pédophiles" du procès Outreaux qui ont fait des mois de taule alors qu\\\'ils étaient innocents. Quant à la proposition de N.Sarkozy sur un hôpital spécialisé après la peine de prison, cela peut être une bonne idée, mais il en faudra combien d\\\'hopitaux pour enfermer tous ces malades ? Combien ça va coûter ? Un type comme Francis Heaulme, qu\\\'est-ce qu\\\'on en fait ? On sait très bien que ce type ne doit jamais sortir, sinon ce sont encore des victimes de plus.

Jean-Pierre 21/08/2007

Vous avez raison, Sergiozz, tout le mal ne vient de la gauche ou de l\\\'extrème gauche. Des incompétents et des incapables, la droite en compte un certain nombre aussi. Je parlais plutôt d\\\'état d\\\'esprit. Pendant longtemps, la gauche a été très angélique sur pas mal de sujets de société. et notamment sur des sujets comme la responsabilité. Vous ne pouvez pas nier que à une certaine époque les délinquants n\\\'étaient pas responsables, ils étaient victimes de la société, les pauvres. Bref, votre question sur les malades genre Francis Heaulme, à part les enfermer à vie, je ne vois pas ce qu\\\'on peut en faire. On ne va pas trétablir la peine de mort, tout de même.

sergiozz 21/08/2007

"Bref, votre question sur les malades genre Francis Heaulme, à part les enfermer à vie, je ne vois pas ce qu\\\'on peut en faire. On ne va pas trétablir la peine de mort, tout de même."
Oui, je suis d'accord avec vous, mais l'exemple de Heaulme montre que n'importe quel arsenal juridique , aussi complet soit-il ne peut pas être appliqué à tous les délinquants sexuels. Il y aura forcément des cas pour lesquels la loi ne pourra pas s'appliquer (ex de F.Heaulme qui ne pourra jamais être "guéri" même s'il passe par la case "hôpital Sarkozy de Lyon !").
"Vous ne pouvez pas nier que à une certaine époque les délinquants n\\\'étaient pas responsables, ils étaient victimes de la société, les pauvres."
Ne confondons pas tout. Le sujet ici, ce sont les délinquants sexuels. La délinquance dans les cités, c'est un autre sujet.

Julien 25/08/2007

Euh oui mais pas tout à fait. Je vois que cet article fait suite au cas dramatique de pédophilie survenu il y a peu. Vous y parlez de la responsabilité du médecin. Je pense qu'elle est discutable. Il y a en effet lieu de se demander pourquoi un criminel sexuel a obtenu une prescription de viagra. Il y a autant lieu de se demander comment des drogués reçoivent leurs doses en prison. Je pense que c'est plus haut qu'on ferme les yeux, et que les simples "fonctionnaires" présents sur place sont juste confrontés au fait accompli. Si la justice n'avait pas libéré cet homme dangereux, son viagra, il l'aurait épuisé seul dans sa cellule.On a coutume de rejeter pas mal la faute sur les médecins (étant fils de médecin, je sais ce que c'est), mais il faut aussi s'en remettre à la législation qui est mal faite. On leur demande d'appliquer des règles mal construites, et dans le cas de la pédophilie, on n'y connait encore rien.Je comprends aussi la colère de la plupart des hommes, devant de telles atrocités, et qui plus est, de la part d'un récidiviste! Néanmoins, votre article semble laisser peu de chances à un criminel de revenir sur le bon chemin. Pensez-vous vraiment qu'une personne rendue violente par la révolte, la pauvreté ou par l'alcool le restera toute sa vie? Pensez-vous qu'aucune, absolument aucune, remise de peine ne peut être envisagée? Ainsi, la rédemption est impossible?Bien sur, il faut etre contre le laxisme, mais il faut aussi tenter de trouver le juste milieu. C'est d'ailleurs l'idéologie du centre, non?

Jacques Heurtault 27/08/2007

Je suis bien entendu favorable à des remises de peine ... à condition qu'elles n'aient pas un caractère automatique et à condition que l'autorité qui a DEMANDE la sanction (le procureur et l'avocar général) soit partie prenante au processus décisionnel.Les gens honêtes sont parfaitement au courant des "mic-mac" des remises de peines : "ils en prennent pour 20 ans et, s'ils se comportent normalement, il en font la moitié ... et encore!". Voilà ce que pense bon nombre de gens, non sans quelques raisons!Une remise peine, ça se mérite ... Il faut aller au dela du "comportement normal" pour avoir droit à une remise peine ... D'autant que, une fois accordée, elle devient définitive!  

totor 29/08/2007

Un point de vue original de Schneidermann sur le racket en Corse:http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=691Qu'en penser?

Profil

  • Jacques Heurtault
  • J'ai 64 ans. J'étais agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.
  • J'ai 64 ans. J'étais agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

 

Comme vous, j'ai besoin d'air!

Comme vous, j'ai des choses à dire.


Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.


Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

 

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Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

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