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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Affaire Hollande-Gayet : les faits me donnent raison.

12 Janvier 2014, 20:15pm

Publié par Jacques Heurtault

Dans notre pays, nous avons deux "Presse Quotidienne" (P.Q. en abrégé).


1. La presse quotidienne nationale genre Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Echos, La Croix, etc ... Chaque titre avec sa personnalité propre mais avec une caractéristique commune : Ils sont assez proches de leur lectorat (qu'ils se disputent âprement, étant en concurrence). Mais ils sont avant tout "parisiens" ...

 

2. La presse quotidienne régionale ... c'est un autre monde! Les lignes éditoriales sont généralement moins tranchées ... mais le lectorat est beaucoup plus étendu!

C'est par millions et millions que l'on peut compter le total des lecteurs de la "Presse Quotidienne Régionale". Dans un village de la région Centre, il est peu pensable que l'on ne reçoive pas "La Rep" (c'est à dire la République du Centre) en masse ... Un grand nombre de foyers lisent "La Rep" ... Pareil pour Ouest France, Le Télégramme, La Dépêche du Midi, Le Provençal, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Le Républicain Lorrain, L'Est Républicain, etc ...

 

Autant la presse quotidienne nationale est peu à l'écoute du "peuple" mais bien davantage à l'écoute du petit monde médiatico-politico-etc..., la presse quotidienne régionale est très attentive à l'état de l'opinion profonde du "peuple" ...

 

Si on veut avoir une idée de l'impact que peut avoir un évènement dans l'opinion populaire profonde, un tour d'horizon de la presse quotidienne régionale nous renseigne abondament.

 

Voici donc ce qu'on a pu lire dans la presse quotidienne régionale au sujet de l'affaire "Hollande-Gayet" (à moins qu'on ne préfère l'intitulé "Julie-François").

 

Début de citation :

 

 

 

"C'est un tir groupé dont les victimes ressortent très amochées ! La presse quotidienne régionale accable François Hollande. Le président normal passe un sale quart d'heure ! Pêle-mêle sont fustigés le mauvais coup donné à l'image de la France, le timing exécrable à moins de 4 jours de la conférence de presse qui devait préciser le cap économique et social du gouvernement, son imprudence, sa légèreté, et plus sévèrement encore la réalité de l'énergie qu'il met à gouverner le pays et à s'impliquer dans ses dossiers alors qu'il gère un vaudeville familial. Des critiques qui finalement rejoignent celles formulées par la presse étrangère...

 

"L'Alsace" (Laurent Bodin)

"Si les escapades amoureuses du président sont avérées, et sans prendre position sur un plan moral, leur révélation, logique venant de la presse people, est en tout point catastrophique pour François Hollande. Les Français le pensaient accaparé par ses fonctions, consacrant chaque minute à redresser le pays. Et alors que les résultats ne sont pas au rendez-vous, voilà qu'ils apprennent que le président de la République a du temps pour conter fleurette à une actrice. La transparence promise par un président qui se voulait normal a pris un coup sévère hier. L'affaire ne va pas, loin s'en faut, améliorer l'image de François Hollande auprès des Français. Ni celle de notre pays à l'étranger. L'image est désastreuse."

 

"Le Républicain lorrain" (Philippe Waucampt)

"Est-ce bon ou non pour François Hollande ? À en juger aux clins d'oeil salaces des kiosquiers parisiens auprès de qui l'on s'enquérait hier des ventes de Closer - dont tous les exemplaires étaient épuisés dès huit heures du matin -, le chef de l'État n'a pas de souci à se faire sur son image après la révélation de sa liaison supposée avec l'actrice Julie Gayet. Au pays de Rabelais et de Bérurier, on affectionne les présidents payant de leur personne. Le coq gaulois aime se savoir correctement représenté à l'Élysée. Cela étant, l'épisode vient polluer la rentrée de François Hollande, qui, pour ce début de l'année 2014, avait mis au point une stratégie particulièrement subtile."

 

"La République des Pyrénées" (Jean-Marcel Bouguereau)

"Mais à l'heure des réseaux sociaux, où la vitesse de propagation des informations s'est accélérée, il n'est plus possible de garder secrète une double vie comme avec François Mitterrand. Tout va tellement vite que du côté de l'Élysée on a mis moins d'une journée à réagir. À la veille d'une conférence de presse décisive pour François Hollande, la résidence de la République entend déminer cette situation évidemment délicate et donc clarifier la situation du couple présidentiel, ce qui signifie la rupture assumée du couple Hollande-Trierweiler et l'arrivée d'une nouvelle première dame, Julie Gayet. Reste à examiner les conséquences de ces aventures présidentielles sur la politique et sur... la popularité de François Hollande. Les Français vont-ils voir dans les escapades à scooter de leur président un côté vacances romaines à la Audrey Hepburn ou bien vont-ils mal juger ces écarts amoureux à l'heure où la France a bien d'autres problèmes à régler ?"

 

"La Nouvelle République du Centre-Ouest" (Denis Daumin)

"Quelque chose entre Le coeur des Hommes et Un éléphant (socialiste), ça trompe énormément. On ne parle plus que de cela, forcément, le reste du monde ricane. Incorrigibles Français, ils ne changeront donc jamais ! (...) Pour l'heure, l'intéressé songe à se défendre surtout, arguant du respect de sa vie privée. Privée de quoi ? À quelle intimité peuvent aujourd'hui prétendre deux amants, lorsque l'un coiffe l'État et que l'autre brille sous les sunlights ? Aucune vie n'est normale à cette altitude où amour rime avec glamour. L'Élysée s'est engagé à clarifier les choses au plus vite, juste avant la conférence de presse, mardi. Pourtant il n'est pas certain que ce marivaudage de tabloïd desserve un François Hollande pataugeant au plus profond des sondages. Au contraire, cette légèreté peut lui redonner un peu d'épaisseur humaine. La France, quoi."

 

"La Charente libre" (Dominique Garraud)

"En ne démentant pas formellement sa relation avec Julie Gayet, le chef de l'État ouvre forcément une boîte à questions dérangeantes dans laquelle puisent déjà quelques snipers de l'opposition. Quid de la sécurité du président lors de ses escapades, du statut de première dame de sa compagne officielle, Valérie Trierweiler, demandent-ils à brûle-pourpoint ? Éminemment personnelle, la romance présidentielle dévoilée par Closer aura inéluctablement des suites politico-médiatiques dont le premier acte est déjà programmé avec la conférence de presse semestrielle de François Hollande, mardi prochain. Très attendu sur les axes du pacte de responsabilité qu'il veut proposer aux entreprises pour relancer la bataille de l'emploi, François Hollande évitera difficilement les questions qui fâchent."

 

"Les Dernières Nouvelles d'Alsace" (Didier Rose)

"Ce déballage impudique peut choquer. Mais la question n'est plus là. Avec Internet et les réseaux sociaux, la rumeur file comme jamais, livre en pâture l'envers supposé d'un décor que la communication s'applique par ailleurs à vernir. Il y a donc une imprudence à agir en 2014 comme d'autres l'ont fait à leur époque, alors que l'information était verrouillée. Il est d'autant plus agaçant de voir un président présenté comme l'amant au scooter qu'il avait promis une rupture avec le passé : où serait au juste le changement par rapport aux frasques ou aux étalages de ses prédécesseurs ? On comprend que la classe politique fasse mine de s'offusquer de ces indiscrétions. À nouveau, la gente élue est confrontée à une image déplaisante d'elle-même : le parfum d'Ancien Régime est patent."

 

"Journal de la Haute-Marne" (Patrice Chabanet)

"L'histoire de France regorge d'aventures amoureuses au sommet de l'État. Jusqu'à présent, les citoyens le savaient ou le pressentaient. Les succès féminins de Mitterrand ou de Chirac étaient connus. L'esprit gaulois aidant, la tonicité sexuelle des dirigeants a toujours été perçue comme un signe de bonne santé, de performance et, donc, d'efficacité. Le bon roi Henri IV ne passait pas tout son temps à redresser le pays. Aujourd'hui la bienveillance populaire se mue en curiosité malsaine. La vie politique, de gré ou de force, est précipitée dans la moulinette de la téléréalité. C'est plus que regrettable. Certains diront, non sans raison, c'est dégueulasse, au sens étymologique du terme. En attendant, François Hollande va devoir gérer ce dossier privé devenu public. Il est littéralement piégé. S'il dément, d'autres magazines vont alimenter le feuilleton. S'il se tait, il sera soupçonné de cacher quelque chose. Sans parler de ceux qui vont guetter l'attitude de sa compagne. Une situation pas très normale pour un président qui se voulait normal."

 

"L'Est républicain" (Philippe Marcacci)

"L'actualité, qui n'a toujours pas fini de plancher sur la question Y a-t-il des limites à la liberté d'expression ?, cogite ici sur une autre frontière, celle qui sépare vie privée et vie publique. En France, elle ressemble à un mur. Et pourtant... De VGE à Mitterrand, que de frasques ! Et que retint-on des rituels voeux de Nicolas Sarkozy en janvier 2008, le plus people des présidents de la Ve République ? La phrase d'un gamin transi d'amour : Avec Carla, c'est du sérieux. Très attendue, la prochaine intervention de François Hollande (mardi prochain) doit sceller un renouveau politique en confirmant le virage social-démocrate. Mais sûr que, dans un agenda désormais bousculé par des clichés mal identifiés, on y scrutera d'abord la réaction d'un président qui se voulut un jour normal et se trouve aujourd'hui contraint à protéger sa vie privée."

"Si cette romance supposée prêtée à François Hollande fait parler d'elle, c'est moins pour la banalité d'un couple qui se séparerait - en la matière, nous avons vécu un pareil mélodrame dans le quinquennat précédent, de Nicolas Sarkozy - que pour les deux faces opposées d'une même époque. La première est la rupture d'une convention tacite qui supposait qu'en France la vie privée d'un homme politique, dès lors qu'elle était exempte de tout scandale financier, n'appartenait qu'à lui et n'avait pas lieu d'être affichée. (...) La seconde, conséquence de celle-ci, est plus ennuyeuse. Mardi, François Hollande avait posé dans son agenda un rendez-vous à ses yeux crucial. Une conférence de presse dont il voulait faire un exemple de pédagogie, le moment clé d'une affirmation de sa politique économique et de sa conversion à une social-démocratie qui se veut pragmatique. (...) Devoir expliquer, quelques minutes avant de se lancer dans la fresque de ses desseins pour la France, quels sont ceux qu'il propose désormais à son couple promet un exercice que nous regarderons avec d'autant plus d'intérêt que jusqu'ici il nous avait été épargné."

 

"Midi libre" (Yann Marec)

"Le président de la République n'est plus un homme comme les autres dès lors que les urnes lui donnent le pouvoir. C'est un homme à part. Pas au-dessus des lois. Mais presque. Du reste, notre Constitution le protège et lui confère un statut de justiciable particulier. Devant la loi, un président est protégé, et c'est heureux. Comment dès lors comprendre que le chef de l'État se soit drapé derrière sa vie privée en réagissant vertement dès potron-minet hier matin. Une position en forme d'aveu. Au château, il n'est pas certain que la galette soit du goût de dame Valérie ce week-end... En tout cas, cette affaire tombe au plus mauvais moment pour François Hollande, soucieux de préparer sa conférence de rentrée la semaine prochaine. Chères Françaises, chers Français, ayez confiance en moi, devait-il dire. Le voilà dans de beaux draps..."

 

"La Voix du Nord" (Éric Dussart)

"Si tous ces gens ne jouaient pas de leur vie privée pour nous séduire de leur admirable bonheur et ne l'affichaient ostensiblement quand cela les arrange, on se mêlerait peut-être au concert des offusqués. Mais ce n'est pas le cas. Si François Hollande veut faire respecter sa vie privée, il lui reste la loi pour cela. En attendant, ce magazine a fait un carton dans les kiosques, hier. Si cet engouement n'est qu'à la hauteur de ce qu'il mérite et qu'on revient vite aux choses sérieuses, après tout ce n'est pas si grave..."

 

"Le Courrier picard" (Alexandre Boudard)

"Après la quenelle, le dessert ne pouvait être que léger. Il a été servi hier par le magazine Closer, qui fait ses choux gras des présumées coucheries présidentielles. Selon plusieurs médias, l'Élysée était au courant de l'imminence de ces révélations, mais n'aurait pourtant rien fait pour les éviter. La rumeur, qui date de mars dernier, a eu tout le temps de germer. L'État s'est montré plus prompt à enclencher la machine judiciaire pour faire interdire un spectacle de Dieudonné que pour empêcher la publication d'un scoop ébranlant l'image présidentielle. Mais comment l'opinion publique va-t-elle réagir ? Si elle n'est pas blasée, elle est au moins préparée. De la fille cachée de François Mitterrand au divorce de Nicolas Sarkozy (le premier d'un président en exercice) et son remariage avec un ex-mannequin devenu chanteuse, le palais de l'Élysée est devenu le pourvoyeur régulier de scoops croustillants. Sans surprise, la classe politique unanime s'érige contre l'atteinte à la vie privée. Mais elle aura d'autant plus de mal à convaincre qu'elle a compris depuis longtemps qu'une incartade hors du champ purement politique pouvait servir à son image."

 

"L'Éclair des Pyrénées" (Michel Bassi)

"La plupart des tabous sont tombés, qui ont longtemps protégé, par exemple, Mitterrand. Et Internet ajoute son buzz formidable au plus petit écart. Sans donc jouer hypocritement les professeurs de vertu, on peut tout de même s'interroger sur l'imprudence dont François Hollande a fait preuve. Il savait mieux que personne que le moindre de ses gestes serait surveillé, qu'il était vain de prétendre échapper durablement aux objectifs qui prolifèrent. Comment pouvait-il imaginer que personne jamais ne le surprendrait ? (...) S'il a évidemment droit à des moments de repos, le président de la République peut-il donner le sentiment qu'il ne consacre pas chaque instant de sa vie à sa difficile fonction ? Gageons que François Hollande fera le nécessaire."

 

Fin de citation.

 

On voit clairement que l'impact négatif de cette affaire est considérable ...

Même lorsque le quotidien cité est manifestement plutôt favorable à la gauche, François Hollande est durement étrillé ...

 

François Hollande a commis là, assurément, une faute politique importante voire même majeure ... Il en paiera le prix.

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GM 13/01/2014 10:32


Non ça ne rentrerait pas "dans l'ordre" pour autant.


 


Ou alors l'ordre des "menteurs et des tricheurs".


Excusez-moi, mais peut-on vraiment s'occuper dignement des "affaires "pue-bli-queues" quand on n'est pas capable d'avoir de dignité au moins pendant un mandat ?


On ne traîte pas les gens comme des chiens (ni des chiennes) impunément !

Jacques Heurtault 13/01/2014 11:13



S'il déclarait publiquement sa rupture avec son "actuelle", sa liaison avec la "nouvelle" et s'il officialisait VRAIMENT tout ça, ce serait quand même un grand progrès!


Bien sûr, cela ne règlerait pas tout le reste!  Mais ne pas régler "ce" problème accentue sérieusement l'impossibilité de résoudre les autres (vrais) problèmes!



Jean Daumont 13/01/2014 09:28


Il n'avait pas besoin de cela ...Pauvre France, qui se repaît de cette "récréation" pour oublier ses déboires...

Jacques Heurtault 13/01/2014 09:39



Il lui suffisait e faire les choses proprement, en tout bien tout honneur ...


1. Il annonçait à sa "pseudo-légitime" qu'il entendait rompre.


2. Il la priait de quitter les locaux occupés désormais indûment (en veillant à un re-casage correct car on ne doit jamais traiter les gens comme des chiens et encore moins pire que des chiens).


3. Il officialisait sa nouvelle vie avec sa nouvelle compagne


4. Dans la foulée, il l'épousait "pour de vrai" ...


Et tout, absolument tout, rentrait dans l'ordre!



GM 13/01/2014 08:27


Très belle reveu de presse !


Merci infiniment.

Jacques Heurtault 13/01/2014 09:32



Il faut remercier Le Point. Mais, il est bien vrai que cette revue de presse régionale est particulièrement bien faite ...