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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Budget 2014 : Des économies en trompe-l'oeil!

27 Septembre 2013, 13:25pm

Publié par Jacques Heurtault

Cette machine qui s'appelle l'Etat fonctionne vraiment de la manière la plus hypocrite qui soit ...

 

1. "On" nous a claironné avec force, pendant plusieurs jous de suite que l'Etat réaliserait plus de 15 milliards d'économie en 2014. Soit! D'habitude, on nous annonçait un accroissement du déficit ...

 

2. La lecture attentive du projet de budget 2014 (approuvé en conseil des ministres mais pas encore approuvé au Parlement!) nous révèle qu'il n'en est rien ... Une fois de plus - ça fait maintenant plusieurs décennies que ça dure - le budget 2014, s'il approuvé en l'état, va se traduire par une hausse, hors inflation, de plus de 5 milliards ... De qui se moque-t-on?

 

3. C'est de la malhonnêteté pure et simple ... même si, cette année, c'est moins malhonnête que les années passées. Quand viendra-t-on à bout de ces pratiques d'enfumage à répétition?

 

4. Grosso-modo, la méthode est la suivante :

- "mécaniquement", le budget doit augmenter. C'est une sorte de fatalité... un peu comme la rotation de la Terre autour du Soleil!

- mais, on "parvient", par je ne sais quels trucs et quels machins, à limiter les hausses "mécaniques".

- on en déduit alors que l'on fait des "économies" ... alors même que la lecture des chiffres révèle que, sur les 18 postes budgétaires ministériels, seulement deux vont effectivement baisser ... Il s'agit de l'aide publique au développement d'une part et ... des Anciens Combattants d'autre part!

- comme "on" veut faire apparaitre, coûte que coûte, des baisses, "on" exclut de l'évaluation le montant des "pensions" ... c'est à dire des retraites des fonctionnaires que les personnes concernées percevront en 2014 ...

 

5. Ainsi, on nous a asséné que le Ministère de la Défense Nationale subirait des baisses drastiques. Pourtant, au niveau du budget 2014, c'est bien une hausse du budget que l'on observe puisque ce dernier passe de 38,1 milliards d'euros en 2013 (estimation qui ne préjuge pas de la réalité qui sera constatée dans le courant de l'année 2014) à 39 milliards projetés en 2014 ...

 

6. Pareillement, on "voit" que le budget "Ecologie, développement et mobilité durables" est annoncé EN BAISSE de ...7% alors que l'examen des chiffres complets révèle ... une hausse conséquente avec un montant, pour 2014, passant de 8,3 milliards à 9,8 milliards (soit une hausse de ... 20%!). Hallucinant!

 

7. Le plus cocasse, c'est d'entendre l'opposition faire la leçon à la majorité en claironnant que les "réformes" ne sont pas suffisamment ambitieuses, oubliant que cette même opposition, quand elle était la "majorité" a tout bonnement réussi à accroitre le montant de la dette de plus 600 milliards en cinq ans (soit presque deux fois le montant ANNUEL du budget de l'Etat!) ... Gonflés, les mecs!

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Jean Daumont 28/09/2013 10:02


Les problèmes sont liés à un approfondissement de la dette, qui n'est pas propre à la France seulement, et qui ne doit donc pas être interprété de façon simpliste comme la faute à la "gauche" ou
à la "droite" ...On en reparlera si la croissance remonte à 2% au moins, un signe (trompeur ?) de reprise semblant apparaître aux Etats-Unis...

Jacques Heurtault 28/09/2013 10:27



Une croissance à 2% l'an? S'il ne faut certes pas "prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages", il ne faut pas, non plus, "prendre ses désirs pour des réalités".


A l'échelle de l'Histoire, les années de croissance des "trente glorieuses" apparaitront comme une période particulièrement exceptionnelle ... qui viendront confirmer la règle : la croissance
"normale" se situe entre 1% et 1,5% l'an! Cela équivaut à un doublement des richesses produites tous les 70 ans (base 1% par an) ou tous les 47 ans (base 1,5% par an). Avec 2% l'an, le rythme de
doublement passe alors à 35 ans!



Rivaud 27/09/2013 19:49


'' Pour l'employeur, il est "à jour" de "ses" cotisations. En effet,
quand il fait le chèque à son salarié (salaire net), il en fait un autre à l'URSSAF ..''.


Selon vous, tous les employeurs sont à jour et en cas de faillite, il ne pourrait exister de créance vis à vis de l'URSSAF? 


Pour l'emploi à domicile, le prélèvement de l'URSAFF n'intervient qu'après ma transmission du bordereau correspondant au chèque du salaire net. Et si je ne l'envoyait pas, je ne sais pas comment
serait la suite.

Jacques Heurtault 27/09/2013 23:53



Non, bien sûr! Tous les employeurs ne sont pas à jour de leurs cotisations ... Toutefois, il ne faut surtout pas croire que ces dettes sociales sont la cause du déficit de la Sécurité Sociale!


Je ne suis pas en mesure de répondre à votre question. On ne peut pas mettre sur le même plan les employeurs ayant plusieurs dizaines, voire centaines de salariés et ceux, comme vous, qui font
vraisemblablement appel à un employé à temps très partiel pour des tâches dites ménagères.


Pour ma part, nous faisons appel, mon épouse et moi-même, à la solution "Age Inter Service" (juste à côté de la Sécu, rue des Héros Nogentais). Ca fait plus de 12 ans que ça dure, sans le moindre
accroc ... On ne s'occupe de rien (sauf faire le chèque chaque mois!).



Rivaud 27/09/2013 17:48


Il y a longtemps que je me pose la question: pourquoi y a-t-il 2 classes de prélèvement? de toute façon c'est calculé sur le salaire, et selon
que l'on voit la chose :


ça sort de la poche de l'employeur puisque c’est lui qui paye


ou


b) de celle du salarié puisque cela vient en déduction de son salaire.


            Les salariés encaissent et reversent les charges sociales, patronales et
salariales? - Cela reviendrait à b)


Côté salarié :


> Il sera mieux sensibilisé au coût du travail. Le salarié saura ce qui est ’’pompé’’ sur son salaire, mais pas sûr qu’il reverse son
dû, et pour le récupérer…Il est plus facile d’agir contre une entreprise que contre chacun de ses salariés défaillants.  


Côté employeur :


> Il ne pourra plus laisser s’accumuler les créances sociales, parfois jusqu’à la faillite de l’entreprise et cessera, pour les grosses
entreprises, le chantage du licenciement pour obtenir des remises de cotisations. En cas de liquidation cela diminuerait les créances des ultra-prioritaires et donnerait un peu plus de
distribution au autres…s’il reste quelque chose à distribuer.   


            Mais je doute que le patronat y vienne, le débours serait concomitant avec la
paye, sans le décalage actuel, d’où un besoin en trésorerie.


 


 

Jacques Heurtault 27/09/2013 18:40



Il s'agit, en fait, d'un piège politique ... Pour l'employeur, il est "à jour" de "ses" cotisations. En effet, quand il fait le chèque à son salarié (salaire net), il en fait un autre à l'URSSAF
...


Selon le procédé utilisé, il ne fait qu'un chèque et signale au salarié qu'il doit s'acquitter de tels montants à l'URSSAF ... La différence, c'est que les URSSAF sont en panne de trésorerie ...
Second avantage : les salariés prennent conscience du montant astronomique des "charges sociales" et sont enclins à voir les choses sous un autre angle ... Ce sont exactement les deux buts
recherchés ...


En droit français, chaque personne qui exerce une activité "économique" a l'obligation d'être "assuré social" ... Il a le choix de la caisse. En payant à la "Sécu", il s'aquitte de cette
obligation. Il se libère ... tout comme des parents se libèrent de l'obligation d'instruire leurs enfants en les confiant à l'école publique ... ou à une autre école ... privée!



Rivaud 27/09/2013 16:40


Vous connaissez ma position: depuis pas mal de temps JE NE VOTE PLUS POUR UNE LISTE OU LE REPRESENTANT D'UN PARTI AYANT PARTICIPE A UN GOUVERNEMENT.  Il ne reste pas grand monde, alors c'est
souvent un bulletin blanc.

Jacques Heurtault 27/09/2013 18:31



En effet! Je suis favorable à ce que l'on mette, sur les tables administratives de vote, des bulletins "blancs" afin que chaque électeur puisse, en toute liberté, choisir de voter blanc si cela
lui chante!



GM 27/09/2013 15:56


Tous drogués au "toujours plus"...


D'ailleurs, à ce régime là, moi aussi je fais des économies d'impôts : Si j'avais voulu, j'aurai gagné 1.000 plus que ce que j'ai réellement encaissé (et ç'aurait pu être facile, n'importe où
ailleurs et même en "Gauloisie"), mais comme je suis un gars "sérieux", je me suis abstenu.


Comme ça, je paye nettement moins d'impôt que prévisible .... mécaniquement !


Parce que je suis trop fort d'être ainsi obtu à toute hausse forcément inflationiste, de celle qui ruine le prolétaire et les "petite-vieilles" (et tous les autres) !

Jacques Heurtault 27/09/2013 18:29



J'hésite entre "dialectique" et "sophisme" ... Au bout du compte, ça revient au même : le pékin lambda ne comprend rien! C'est d'ailleurs fait pour çà!



loubomyr 27/09/2013 14:51


Dès qu'un politique, de droite ou de gauche, vient nous causer dans le petit fenestron, qu'il s'agisse du budget, de la transition énergétique ou de l'influence des rayons gamma sur la croissance
des marguerites, je ne peux m'empécher de fredonner la chanson de Jacques Dutronc "On nous cache tout, on nous dit rien, on nous informe vraiment sur rien ....."Mais après tout, ,nous n'avons
qu'à nous en prendre à nous même, car qui élit depuis plusde trente ans les mêmes cumulards, nous abbreuvant de fausses promesses, de "com" stérile et de foutage de gueule?

Jacques Heurtault 27/09/2013 15:28



Le pire, c'est que cet excellent Jacques Dutronc nous disait, en mode subliminal, qu'on nous abreuvait de toutes sortes "d'informations" à la con, destinées à pouvoir mieux dissimuler les bonnes
informations ..., celles qu'il faut connaitre pour pouvoir commencer à comprendre les ficelles du bazar!


Savez-vous qu'un mouvement est en train de se dessiner conduisant des employeurs à ne plus payer les charges patronales aux organismes sociaux mais DIRECTEMENT à leurs salariés, à charge pour eux
de les payer aux organismes sociaux concernés?


Savez-vous que, dans l'hospitalisation privée, les impayés sont de l'ordre de 17%? Je viens d'apprendre ça en me rendant chez mon pharmacien habituel ... Sidérant!