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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Développement durable : contribution d'un lecteur ... Réponses aux commentaires.

23 Novembre 2013, 10:36am

Publié par Jacques Heurtault

J'ai reçu, suite à mon appel, de la part d'un lecteur-commentateur, des contributions que je me suis empressé de publier sur mon blog afin de contribuer moi-même à l'enrichissement du débat.

 

Ces contributions ont naturellement sucité des commentaires. L'auteur a choisi d'y répondre par le moyen d'un article de synthèse.

 

Voici ses réponses aux objections et supputations .

 

Début de citation :

 

 

"ll est inévitable qu’une proposition telle que formulée dans les deux premiers articles suscite des réactions d’opposition, de critiques douces amères ou d’expression d’incrédulité. La résistance à la nouveauté (ou à ce qui semble nouveau, tant il est vrai que rien ne se créé, tout se transforme) est l’attitude la mieux partagée au monde ; Je vais donc essayer de répondre aux critiques clairement exprimées, voire même sous-jacentes.

Un vœu pieux? Ce serait vrai si l’expression de cette volonté de développement  soutenable (je reviendrai sur cette notion) n’était que pure théorie et ne s’accompagnait pas de réalisations pratiques. Dans le domaine de l’habitat voyez l’offre qui s’étoffe avec les maisons en bois ou à structure bois, voire en terre ou en paille, les normes BBC, les maisons passives et toutes les formes de transition énergétique appliquées au logement. Dans le domaine de l’automobile, là encore une offre se construit autour de la voiture hybride, de la voiture électrique, du moteur à hydrogène ; sans parler de la consommation de la bagnole qui évolue : l’envie de possession  passe progressivement à celle de l’usage avec la location, l’autolib ou le partage. Dans le domaine de la consommation de base, voyez le succès des AMAPS, de la production locale, du jardin partagé, des échanges de compétences sans argent avec les SEL  ou de résidence pour les vacances et du « do it yourself » généralisé. Dans le domaine industriel, voyez la mise en œuvre grandissante des Normes ISO 14001, ISO 18001 et 22001, comme guides au management d’entreprise et nom plus comme des textes subis et contraints observés à la lettre mais pas dans l’esprit. Alors bien sûr, rien n’est parfait, ce ne sont que des premiers résultats parcellaires mais ne dit on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ?

Beau comme un prototype de camion neuf ? Avant qu’un camion ne soit produit à grande échelle et qu’il circule gaiement sous les portiques dont ne veulent pas les bonnets rouges bretons, il faut bien qu’il y ait eu un prototype, lui-même issu de la recherche et développement des ingénieurs et designers. Alors je veux bien admettre que, dans les faits, nous n’en sommes pas encore vraiment au stade du prototype pour le développement durable. Sans Jean Jacques Rousseau et les Encyclopédistes, la révolution française n’aurait pas eu lieu : il y a toujours des précurseurs à l’avènement d’un nouveau modèle sociétal et je préfère tâtonner avec ceux qui préfigurent une civilisation plus soutenable que  de persister dans l’erreur avec ceux qui raisonnent toujours en termes de croissance infinie et d’extinction des ressources de la planète.  Alors travaillons, prenons de la peine, continuons à affirmer notre expression citoyenne par le vote et par l’internet ; continuons à modifier nos habitudes de consommateurs, transformons nous en consom’acteurs et à un moment ou un autre nos « élites » seront bien obligées de s’adapter à notre force de pression. Je ne crois pas au coup de baguette magique ni à l’homme providentiel mais à la synergie des actions de tous les « gens ordinaires ».

« Développement durable » plutôt que « développement soutenable », ça cache quelque chose ? Il existe un débat sur la traduction du concept anglais « sustainable development » en français par « développement durable ».Je préfère parler de « développement soutenable », faisant référence à ce que  notre environnement - au sens des ressources naturelles disponibles dans lesquelles nous puisons, et des déchets que nous demandons à la planète d’absorber - peut supporter sur le long terme. C’est aussi une traduction plus littérale du terme anglophone. Utiliser le terme « durable » conduit à s’interroger sur ce qui doit durer : certainement pas le modèle de développement que nous entretenons depuis un siècle et qui montre ses limites à travers l’émergence de crises sociales, économiques et écologiques. De plus, cette traduction ne met pas suffisamment l’accent sur les changements que nous devons mettre en œuvre pour prendre en compte la finitude des ressources, la croissance démographique et la nécessité de réduire notre empreinte écologique. Bien que je sois attaché au poids des mots, aux notions et messages qu’ils véhiculent, j’utilise le terme de « développement durable » dans ma communication, car compris par une plus large majorité. Quand à savoir si, initialement, il y a eu volonté délibérée de « tromper sur la marchandise » en choisissant cette terminologie plutôt que la traduction plus littérale du terme anglophone, rien ne permet de l’affirmer. Force est cependant de constater que le développement durable est plutôt une terminologie employée dans les pays du sud et/ou à forte tradition d’organisation politique et administrative centralisatrice et que le « sustainable development » est plutôt employé dans les pays du nord, anglo saxons mais aussi à forte culture décentralisatrice ou fédérale. Cette conclusion, vaut ce qu’elle vaut mais, un petit dessin valant mieux qu’un long texte, il vous suffit de taper l’un ou l’autre terme dans « Google images » pour étudier le schéma aux trois ellipses intriquées et  comprendre comment ça marche et pourquoi, en France, nous en sommes si éloignés.

Peut- on se mettre en colère lorsqu’on entend ce terme de développement durable ?

A mon grand désappointement, et au moins pour notre pays et en ce moment, je suis obligé de répondre par l’affirmative. Et cela pour deux raisons :

A/Sur le plan socio culturel, nos traditions centralisatrices, jacobines, bonapartistes sont très éloignées d’un modèle qui repose sur la décentralisation et la mise en réseau de ressources locales et de taille faible ou moyenne. La transition énergétique, par exemple, ne repose pas que sur l’aspect technique avec le développement de parc d’éoliennes, d’hydroliennes et autres grosses unités de production aux mains de mastodontes comme GDF Suez ou ERDF ; il repose aussi et surtout sur la mise en réseau des surplus non consommés de petites unités de production d’origines très variées (maisons passives, récupération de chaleur des data-centers, photovoltaïque, méthanisation, micro centrales hydrauliques, etc.…) Et, il faut bien s’attendre à ce que nos technos X, Mines, Ponts et chaussées fassent tout pour freiner le mouvement, ne serait-ce que par esprit de corps !!! D’autres thèmes le confirment, nous ne sommes pas prédisposés culturellement, en France,  au développement durable.

B/ Sur le plan politique ensuite. La droite française qui ne croit plus en rien sinon à sauvegarder le plus longtemps possible un modèle socio économique au service d’une caste minoritaire, ne comprend absolument rien au développement durable et ne le conçoit que comme une part de marché électoral à séduire avec les sourires d’une NKM plus habile dans le « green washing » que dans le management durable. La gauche social-démocrate ne peut pas (pas encore ?) sortir de son modèle de correction des inégalités par une administration centralisée ; elle ne peut donc pas envisager sereinement le passage à une gouvernance transversale allant à l’encontre de tout ce que ses représentants ont appris à l’ENA. Quand à E.E.les verts, leurs positions jusque boutistes pour conserver quelques strapontins électoraux et quelques ministères les ont conduits à donner une vision punitive de l’écologie, à base de taxes et d’amendes diverses.

La combinaison de tous ces facteurs fait que l’on peut comprendre l’expression désabusée et même la colère lorsque l’on évoque ce passage au développement durable. En contrepartie, tous les éléments pré-disposants cités plus haut se développent et je suis certain que la recherche d’une nouvelle éthique y conduira. Malheureusement, pour la génération des années cinquante, elle n’en verra que les prémisses, pas l’apogée. Ce n’est pas une raison pour tout nier en bloc et se dire qu’après soi, le déluge…..

La mise en œuvre d’une telle politique en Europe serait la porte ouverte au fédéralisme et à la perte de souveraineté ?

Le modèle de gouvernance proposé – leadership au parlement européen, expertise à la commission et pilotage par les pays - permet de dépasser ces notions et même si on admet une certaine perte de souveraineté avec ce modèle, n’est-ce pas déjà le cas puisque l’on sait qu’actuellement plus de soixante dix pour cent des textes qui régissent notre vie quotidienne sont  de simples transcriptions en droit français des directives et traités européens. Et puis franchement, une perte partielle de pouvoir de nos politiques nationaux n’est elle pas préférable à la soumission qu’ils subissent des financiers internationaux et de leurs organes de contrôle ? Quand je vois le ramdam occasionné par la dégradation de la note AA+ vers AA par une agence qui s’est toujours trompée, n’a pas vu venir la crise des sub-primes et surcotait une banque qui s’est écroulée, je me dis que vraiment il faut changer de système !!!

La critique majeure, sous jacente à toutes les précédentes, mais pas exprimée clairement.

La démarche de mise en œuvre du développement durable(ou soutenable) en Europe revient en fait à mettre en place une gouvernance transversale à partir de la volonté d’élites situées au sommet de l’organisation pyramidale actuelle. On est donc en droit de se poser la question de savoir quel crédit apporter à ce qui ressemble plus à un oxymore politique qu’à un long fleuve tranquille. A  cela je répondrai que l’analyse de  2000 ans d’histoire (et plus) nous indique que les évolutions surviennent par à coups, parfois brutalement, parfois plus sereinement, mais qu’elles sont toujours la résultante de la coordination de la volonté des peuples et des idées - à contre courant de normes majoritaires ou imposées - d’une élite éclairée. L’engagement aujourd’hui dans le développement soutenable – et à diverses stratégies pour ce faire - est à l’avenir sociétal de nos enfants ce que la déclaration d’indépendance des américains et celle des droits de l’homme et du citoyen étaient à l’avènement d’une démocratie moderne telle que nous la vivons. Sans oublier que le temps de l’histoire, avec la mondialisation, se raccourcit …


Loubomyr

 

Fin de citation.

 

Le débat peut , bien entendu, se poursuivre!

Commenter cet article

Loubomyr 29/11/2013 10:30


Réponses à votre dernière réponse :


Sur le point 1 : le prix des médicaments est nettement plus élevé en France que dans les autres pays européens : pourquoi?  Par ailleurs le recours aux génériques est nettement moins
important : pourquoi? Dans les deux cas, je n'ai pas là les chiffres exacts, mais je peux vous assurer que cela fait quand même une sacrée différence; Et même si le médicament représente un
faible pourcentage dans le budget de la santé, on se demande bien pourquoi les différents gouvernements ne se sont pas attaqués au problème, eux qui ont l'habitude de faire des réformettes. Pour
une fois qu'il y avait de réelles économies à faire!!!


Sur le point 2. Ne pas s'attaquer à la multiplicité des régimes de retraite permet effectivement de ne pas énerver une population qui vote bien. Mais répondre à une somme d'intérèts particuliers
n'a jamais constitué une réponse équitable à l'ensemble. En politique il faut être courageux et non clientéliste.

Jacques Heurtault 03/12/2013 11:06



Concernant le prix des médicaments, êtes vous bien sûr de ce que vous affirmez? En Allemagne, le prix des médicaments est rien moins que monstrueux! 100 euros pour une boite d'antibiotiques n'est
pas si rare! Si on applique le règle des génériques, le prix n'est pas aussi élevés en France! D'ailleurs, je viens d'apprendre qu'il ne se fabrique plus de médicaments en France (forme
galénique, c'est à dire conditionnement du principe actif en médicaments utilisable par le patient).


La vérité est ailleurs : on préfère s'en prendre à l'industrie pharmaceutique "privée" plutôt qu'à l'industrie hospitalière "publique" ... Vieux syndrome idéologique français!


Je suis, par ailleurs, d'accord avec vous sur la conclusion : "En politique, il faut être courageux et non clientéliste".



Loubomyr 27/11/2013 11:00


".... on était prêt, tous, à faire les efforts nécessaires, mais pas pour rien..."


C'est bien là le problème, avec les politiciens qui nous gouvernent , et pourtant on a tout essayé, la gauche, la droite, la cohabitation et résultat? Depuis trente ans, notre civilisation
régresse : les gens se sentent moins heureux, la violence augmente (ou est perçue comme telle), la culture dépérit, coincée entre conservatoires élitistes et sous culture. Bref, nos politiciens
ont bien assuré la promotion de leur égo mais n'ont en rien travaillé à l'édification de leurs peuples!! Et pourquoi? Parce que, toutes leurs actions au nom pompeux de réforme n'ont été vues que
sous un aspect, sans envisager les multiples impacts de leur action. Par exemple, "réformer" le financement de la sécu sans s'attaquer au prix effarant des médicaments ni à la gabegie dans les
hopitaux, cela ne permettra pas de soutenir le système bien longtemps. Autre exemple : enclencher la régionalisation sans modifier le mille feuille administratif, réformer la retraite sans
simplifier les régimes et surtout sans prendre en compte le rôle que les retraités peuvent jouer ... Et il y en a à la pelle, des exemples. Quand je parle de gouvernance systémique, je veux dire
que les politiques doivent déclamer leur message avec Pour quel Objectif? Pourquoi? Comment? Avec qui? Avec quels moyens? Avec quels outils? Avec quelles étapes? Avec quels indicateurs? Bien
souvent, il manque plusieurs items dans ce qu'ils nous présentent et c'est pourquoi, ils sont obligés de remettre le couvert (comme dans le cas des retraites) et comme, en plus, l'opposition
critique ce qu'elle aurrait mis elle même en place si elle avait été au pouvoir, le peuple ne comprend plus rien, se radicalise, voire même se réfugie dans le vote extrème qui ne fera que
précipiter l'apocalypse!!! Les réformes oui! Mais inscrites dans un grand ensemble, motivant, motivé et expliqué! Les réformettes dans un catalogue sans lien civilisationnel, non!!

Jacques Heurtault 27/11/2013 12:43



Il y a deux éléments que vous développez auxquels je ne puis souscrire :


1. Le prix effarant des médicaments ... Non! Le coût des médicaments ne représente guère plus de 6 ou 7% du budget de la Sécurité Sociale (Branche "maladie"). C'est très peu ... Le coût de
fonctionnement des hôpitaux représente, lui, plus de 55% de ce même budget ... "Mon enfant tousse? Vite, aux urgences, à l'hôpital!" Complètement aberrant! Une médecine de ville bien organisée
suffit! Quand on veut faire en sorte qu'un hôpital soit géré avec la même rigueur comptable qu'une entreprise, cela soulève des torrents de protestations! Pourtant, il faut bien gérer .... Il
faut gérer "bien"!


2. Les retraites ... Ce sont les gens qui ne veulent pas que l'on mette au clair les paramètres des systèmes! Les politiques n'y sont pour rien ... Il faut être juste!



GM 26/11/2013 19:15


Pour une fois !


Et pourtant ce n'est pas la première fois que je le dis...

Jacques Heurtault 26/11/2013 23:24



Oh! Je suis plus souvent d'accord avec vous que vous ne le dites là ... Toutefois, l'honêteté m'oblige à reconnaitre que nous avons vraisemblablement une différence de philosophie politique. Je
suis certainement plus interventionniste que vous. Cela ne veut pas dire que j'approuve toute cette logorhée législative et réglementaire qui dit tout et son contraire ...



GM 26/11/2013 12:15


Commencer par arriver demain, 2014 (mais ça aurait dû être fait en 2013) à faire 0 de déficit public, et non pas un objectif de - 3 !


Il suffit pour ça de prendre des mesures fortes de "suspension" des dépenses non-urgentes, comme les équipements, les remises à niveau, etc.


Puis de "renationaliser" la dette publique en "suspendant" encore tout ce qui ressemble à des "niches" fiscales et sociales, des crédit d'impôt et autre.


Je dis "suspendre", parce qu'elles peuvent très bien être payées plus tard, quand on aura le pognon à disposition : Là, on ne l'a pas !


Et au passage, remettre à plat la fiscalité dans sa totalité. Pas sur la durée d'une quinquennat, qui n'aura d'effet que sur le prochain, mais tout de suite pour en tirer les fruits quand
s'achèvera ce quinquennat-là !


 


Comme on fait l'inverse, c'est dire que nous sommes gouvernés par des "trisomiques-politiques" qui font preuve, en plus, d'autisme-total en n'expliquant rien de rien !


M... (étron), on était prêt, tous, à faire les efforts nécessaires, mais pas pour rien...


Donnant-donnat, dans ces cas-là, pas "donnant-prenant" !

Jacques Heurtault 26/11/2013 15:44



Compte tenu de l'urgence de la situation et de l'évidente dégradation des comptes publics ainsi que de la situation économique, je suis EN PARFAIT ACCORD avec vous.



GM 25/11/2013 17:31


Mais pour "ça", il y avait "désir d'avenirs", non ?


Bon c'était en 2007, ça a fait "pschittt", faudrait envisager de passer à autre chose, non ?


Notamment parce qu'il y a désormais des "urgences" urgentissimes qui se présentent ; Il ne s'agit plus de rêver ou de changer radicalement quoique ce soit, il s'agit de faire face et
immédiatement !


Après, il sera toujours temps de penser à de meilleurs lendemains, j'en conviens !

Jacques Heurtault 26/11/2013 09:31



En effet, il faut passer à autre chose! Mais quoi? Le peuple est tellement divisé qu'il ne parvient même pas à trouver un consensus sur les objectifs à atteindre ... Qu'est-ce que ce sera quand
il faudra trouver un accord sur les voies à emprunter et les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs? Peut-être pas la guerre civile mais sûrement des cris et des horions!



GM 25/11/2013 12:40


Le débat, oui, mais sur quoi au juste ?


(S'il vous plait, je suis né krétin, essaye de me soigner sans grossir le trou de la séku, alors excusez-moi mon impertinence...)

Jacques Heurtault 25/11/2013 14:38



Moi, j'ai compris qu'il s'agissait d'une vision radicalement différente ... J'ai parlé de rêve. Loubomyr me soutient que non. Je rétorquerai que, dans une entreprise, il y a toujours des
dirigeants qui peuvent d'autant plus facilement faire preuve d'ouverture d'esprit (pourquoi pas?) qu'ils détiennent le pouvoir de décider en dernier ressort. S'ils parviennent à convaincre, tant
mieux! S'ils n'y parviennent pas, ils peuvent quand même l'imposer car les salariés savent, eux, qu'au fond, ils n'ont pas le pouvoir de refuser. Dans un pays démocratique, il n'en va pas de
même!


Les Chrétiens, à leurs débuts (disons deux ou trois siècles après le Christ), ont compris l'astuce : ils ont cherché à convaincre les rois, empereurs et autres princes, lesquels détenaient tout
le pouvoir et pouvaient donc, par la suite, prendre les mesures de coercition pour "forcer" les évolutions des esprits!



Loubomyr 25/11/2013 10:30


Non, je ne rève pas !!!! Seule la volonté initiale est nécessaire pour mettre en place un SYSTEME de gouvernance ; une fois le système en oeuvre, avec tous ces items définis (comme dans mon
deuxième article), la démarche d'amélioration continue ne peut plus être freinée. Avant de dire que c'est du rève, lisez plutôt ce qui concerne le management (ou la gouvernance) systémique et
vous constaterez comment ça marche. Pour cela, il faut faire abstraction de tous vos réflexes et modes de pensée. En disant "Vous révez", vous faites de la résistance au changement!! Vous
réagissez comme ces hauts fonctionnaires qui, à chaque fois qu'un gouvernement, de droite ou de gauche; veut faire une réforme, ont toujours la même réplique "Je crains que ça ne va pas être
possible". Et pourtant, qu'on les approuve ou non, les réformes se font. La limite, c'est que notre système démocratique est à bouit de souffle, rongé par les cancers que sont les groupes de
pression, la corruption, la financiarisation mondialisée, la violence, l'appauvrissement de la majorité.


Vous croyez encore que la volonté de quelques hommes peut enclencher des réformes de progrès - et vous avez raison - mais les dites réformes ne changeront rien à l'état profond du monde. Moi je
crois que cette volonté sera, prochainement, l'accoucheuse d'une réelle nouveauté sans pour autant déclencher le grand soir.


Si vous faites preuve d'un peu d'altérité en allant rencontrer des spécialistes du management Qualité, Sécurité, Environnement en entreprise (parce qu'il n'y a pas que Toyota), vous constaterez
les progrès que fait la gouvernance systémique.Vous raisonnez encore ne terme d'hommes additionnés les uns aux autres ; moi je vous parle d'une logique de SYSTEME et de synergie. C'est ce qui
nous sépare...


Enfin, je vous rappelle que sans les "doux réveurs" du siècle des lumières, la démocratie occidentale n'aurrait jamais vu le jour.


Pour faire simple : La dictature, c'est "Ferme ta gueule", la démocratie actuelle  c'est "Cause toujours", la gouvernance systémique c'est "Je t'écoute" ....

Jacques Heurtault 25/11/2013 11:40



Vive Loubomyr!


J'ai, par contre, un problème personnel : je ne sais pas comment faire ...Je deviens inutile dans la confrontation générale de ces deux philosophies "systèmique" et "principe de réalité".



Loubomyr 24/11/2013 18:16


En termes de développement soutenable, le politique n'a pas à arbitrer entre plusieurs parties prenantes mais à mener une action quii prenne en compte les attentes de TOUTES ces parties prenantes
: économique, social et environnemental. Evidemment ce choix ne permet plus à l'économique d'être prépondérent mais garantit d'éviter les crises de croissance ou de décroissance de la dite
économie. ça marche très bien en terme de management dans les entreprises certifiées Qualité, Sécurité et Environnement (Toyota, par exemple, la première entreprise mondiale du secteur
automobile), je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas en terme de gouvernance.

Jacques Heurtault 25/11/2013 00:03



Vous rêvez! C'est évidemment l'idéal mais c'est impossible à tenir ...


Les perspectives de réforme fiscale vont nous le démontrer pendant tous les trimestres à venir! Il y aura forcément des perdants et des gagnants. Il y aura des secteurs gagnants et des secteurs
perdants ...


La taille de Toyota (Monde entier), comparativement à l'Etat (France seulement) est presque ridicule ... Nous avons à gérer pas moins de 6 millions de fonctionnaires dont pas un seul n'a la même
paie que son voisin fonctionnaire lui aussi. Et il n'y a pas que les personnels! Nous serions régis par plusieurs dizaines de milliers de lois, plusieurs centaines de milliers de décrets ... Il y
aurait pas moins de 64 codes différents dont le Code des Impôts voit son contenu être modifié d'un tiers en volume CHAQUE ANNEE ...


Fort de la forte hausse des impôts, le gouvernement va pouvoir, maintenant, jouer sur le contrôle des dépenses en les bloquant, purement et simplement ... Ca va faire des mécontents car chaque
dépense est "justifiée" au yeux de ceux à qui elle est destinée ...



CAMBACERES 24/11/2013 08:47


il n'y a besoin de développement économique durable que pour enrichir le capital ou pour répondre aux besoins d'une démographie croissante.


 C'est l'honneur du politique que de savoir arbitrer entre les deux...


Or le politique qui s'est mis de longue date au service de la richesse plutot que de la prospérité est devenu l'esclave du capital au point de ne plus etre en mesure de veiller à
la première des missions régaliennes d'un état :  faire prospérer l'économie à un rythme et à un niveau nécessaires et suffisants pour assurer la subsistance de sa population et dess
enfants.


Bien peu de députés ont encore celà en tête, à l'heure actuelle.


Et depuis des décennies on se borne à assister qui n'entre pas dans le schéma prorductif de l'enrichissement du capital.

Jacques Heurtault 24/11/2013 10:46



Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Il y a, sur cette planète, une quantité très importante de gens qui n'ont pas, très loin s'en faut, le dixième de ce dont je dispose moi-même alors
que je ne compte pas parmi les très riches mais "seulement" parmi les gens aisés. Il n'y a aucune raison pour tous ces gens n'aient pas accès aux même niveau de consommation que moi ...


Fixons nous comme objectif que les 10% les plus pauvres puissent disposer de 60% de ce dont, moi, je dispose ... On sera assez loin du premier objectif mais néanmoins proche d'une étape
raisonnable.


Si on me demande de faire des efforts (par une restriction quelconque), je demande que tous ceux qui sont plus riches que moi en fassent au strict minimum autant que moi (non négociable) voire un
peu plus que moi (puisqu'ils sont sont plus riches!).


Je n'ai jamais compris ceux qui réclament à cor et à cris que la déforestation de l'Amazonie cesse et qui, dans le même temps, refusent que l'on "re-foreste" toutes les terres insuffisamment
productives en Europe (en particulier tous les "alpages"). Pour un arbre arraché en Amazonie, plantons DEUX arbres en Europe (en plus de ceux que l'on plante de toutes façons!).