Présentation générale

Je suis un citoyen, comme vous. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je l'ai été mais les "politiques", décidément, me déçoivent trop. On est tenu de limiter sa propre liberté d'expression,  ce que je ne supporte tout simplement plus!

Comme vous, j'ai besoin d'air! Comme vous, j'ai des choses à dire.
Je suis fatigué de tous ces journalistes qui écrivent et qui parlent sans connaitre les sujets qu'ils entendent traiter, ne craignant pas de commettre de grossières erreurs.
Je suis fatigué de tous ces responsables politiques qui confisquent la parole à leur propre usage exclusif.
Je suis fatigué de tous ces organisateurs de débats qui, lorsque l'on veut parler, nous répondent "Posez votre question, Monsieur!".
Je n'ai pas de question à poser! J'ai des réponses à proposer ... Elles valent ce qu'elles valent.

Mais, à en juger par la pauvreté de certaines propositions de tel parti politique, le caractère manifestement irréaliste des propositions de tel autre, j'ai l'outrecuidance de penser que les miennes méritent, peut-être, d'être lues et commentées, voire, bien sûr, d'être battues en brèche.

Les deux extrêmes du champ politique - l'extrême-droite et les extrême-gauche - viennent de prendre "une grande claque". Je m'en réjouis. J'espère que cette redéfinition vers une plus grande responsabilité va se maintenir et même se renforcer. La démocratie ne s'en portera que mieux.  

Jacques Heurtault

Ancien conseiller municipal de Nogent sur Marne (Val de Marne).

"Sommes nous obligés de subir et de financer les incompétences de ceux qui nous dirigent?" Johnny Hallyday.

 

Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 11:19
- Publié dans : Débats et interwiews lus ici ou là - Communauté : Réformer la France - Par Jacques Heurtault
Donnez votre point de vue ...
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du discours du Président de la  République prononcé à La Chapelle en Vercors. Ce discours reflète presque exactement ce que je pense sur le sujet ...
A quoi servirait-il que je le commente?
Je vous laisse ce soin ...

Début de citation :

Mes chers compatriotes,
Il y a quelques instants, en me recueillant devant le Mur des fusillés de la Chapelle en Vercors, j’ai pensé aux 16 otages exécutés par l’occupant.
J’ai pensé à la population du plateau du Vercors prenant fait et cause pour les maquis et s’exposant aux plus terribles représailles.
J’ai pensé aux villages bombardés, aux maisons brûlées au lance-flammes, aux maquisards massacrés, aux civils assassinés…
Le Vercors a payé cher son engagement dans la Résistance. En soutenant les maquis, ses habitants savaient qu’ils risquaient le pire. Mais pas un de ces hommes, pas une de ces femmes, durs à la peine, dont une nature rude avait trempé le caractère, n’hésita.
Pas un, pas une ne recula.
Retranchés dans leur montagne, ils défièrent pendant des mois la plus puissante armée du monde. Le Vercors devint le point de ralliement de ceux qui ne voulaient pas subir. Un instant le coeur de la France se mit à battre ici. Et dans ce paysage magnifique et austère se mit à renaître une fierté
française.
Alors, pourquoi tant d’hommes et de femmes se sont-ils engagés dans ce combat inégal dont l’issue tragique ne faisait à leurs yeux aucun doute ? La force étrange qui les poussait à risquer leur vie, s’imposait à eux comme une évidence. Ils se battaient pour une cause dont ils savaient seulement qu’elle était plus grande qu’eux et qu’elle les rattachait à une multitude d’autres hommes et d’autres femmes poussés par la même force et dévoués à la même cause. « Ils se battaient, disait Malraux à propos des Résistants, pour cette fierté mystérieuse dont ils ne savaient au fond qu’une chose c’est
qu’à leurs yeux la France l’avait perdue ».
Ils la lui rendirent.
Ils avaient tellement envie d’être fiers de leur pays. La France ? Elle était en eux. Chacun à sa façon, exprimait par ses actes ce sentiment profond que la France était leur bien commun, ce qu’ils avaient de plus précieux, ce qu’ils avaient de plus beau à transmettre à leurs enfants. Ils se sentaient comme les maillons d’une longue chaîne qui avait commencé bien avant eux et qui continuerait bien après eux, s’ils ne la laissaient pas mourir, non pas matériellement mais spirituellement.

Des chefs du maquis jusqu’au plus humble des maquisards qui mourut en chantant la Marseillaise, des infirmières déportées à Ravensbrück jusqu’aux blessés regardant le visage du bourreau qui allait les achever, tous avaient au fond d’eux-mêmes cette certitude qu’une nation est un principe spirituel qui se nourrit de la noblesse des coeurs, de la beauté des âmes, de la fermeté des caractères.
Ils aimaient leur patrie parce qu’ils aimaient ce qu’elle avait fait d’eux. Ils aimaient les hommes et les femmes qu’ils étaient devenus grâce à la France, grâce à leur patrie. Ce qu’ils appelaient la France c’était ces valeurs qui les unissaient, au fond, cette conception de l’honneur et de la dignité qui les portaient tous.
Ici, au moment où leur destin rejoignait celui des soldats de l’An II et de Bir Hakeim, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité avaient cessé pour eux d’exprimer une devise abstraite pour devenir la plus authentique et la plus profonde des expériences humaines.
Comme elle l’était pour tous les résistants, pour tous les Français libres, pour tous ceux qui avaient protégé des proscrits, pour toutes les mères qui avaient caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants, pour tous ceux, qui face à la barbarie, avaient compris tout à coup ce que pouvait bien signifier le mot civilisation, pour tous ceux qui avaient découvert que la France avait une âme au moment même où elle allait la perdre.
C’est toujours au moment où l’on va les perdre que l’on mesure la signification et l’importance de ces choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l’habitude de vivre que l’on a l’impression qu’elles sont aussi naturelles que l’air que l’on respire.
Nous vivons peut-être l’un de ces moments où les repères s’effacent, où l’identité devient incertaine, où nait le sentiment que quelque chose qui nous est essentiel pour vivre est en train de se perdre. Tout semble concourir à l’aplatissement du monde.
Je veux le dire parce que je le pense, à force de vouloir effacer les Nations par peur du nationalisme on a ressuscité les crispations identitaires. C’est dans la crise de l’identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l’amour de la patrie par la haine des autres.
A force d’abandon nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions.
A force de cultiver la haine de soi nous avons fermé les portes de l’avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays.
Voilà pourquoi, mes chers compatriotes, nous devons parler de notre identité nationale. Ce n’est pas dangereux, c’est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien en se disant « A quoi bon ? ». C’est avec cette politique de l’autruche qu’on laisse le champ libre à tous les extrémismes. C’est pourquoi j’ai voulu ce débat. C’est pourquoi j’ai voulu que nous discutions ensemble, que nous réfléchissions ensemble. L’identité nationale ça nous concerne tous, ça concerne tous les Français.
Notre conscience nationale, elle s’est forgée dans l’épreuve. Depuis la Guerre de Cent ans jusqu’aux acquis du Vercors, de Corrèze, ou des Glières, depuis Valmy jusqu’au Chemin des Dames, depuis Lazare Ponticelli le dernier poilu engagé à 16 ans en trichant sur son âge parce qu’il voulait dire merci à la France qui l’avait accueilli jusqu’à ceux que Malraux, encore lui, appelait « les clochards épiques de Leclerc », depuis les pêcheurs de l’Isle de Sein jusqu’aux Cadets de Saumur, la France a vécu d’abord dans l’esprit et dans le coeur de ceux qui avaient le sentiment de lui devoir tant qu’ils étaient prêts à se battre pour elle et peut-être à mourir.
Alors, qu’avaient-ils donc le sentiment de lui devoir ? Si on le leur avait demandé chacun aurait sans doute donné sa réponse qui eût été bien différente de celle des autres. Le pêcheur de l’Ile de Sein ou le paysan du Vercors n’aurait pas répondu la même chose que Jean Moulin ou d’Estienne D’orves.
Tous pour tout avaient le sentiment de se battre pour la même chose. Cela, c’est l’identité nationale.
Marc Bloch, le plus grand historien peut-être – en tout cas à mes yeux - du XXe siècle, assassiné par la Gestapo n’avait pas la même connaissance de l’histoire de France que le cheminot qui risque sa vie en se livrant au sabotage. Mais ils avaient conscience, Marc Bloch et le cheminot, d’appartenir à la même histoire, comme l’immigré italien, espagnol ou polonais qui entra en résistance et qui se sentait tellement Français qu’il interdisait à ses enfants de parler à la maison une autre langue que le Français.
Pour nous Français, l’identité nationale ne saurait être une chape de plomb intellectuelle et morale pesant sur les consciences. La France est diverse. Elle l’a toujours été. La France c’est une multitude de petites patries, de terroirs. C’est une multitude de coutumes, de traditions, de croyances. La France ce sont d’innombrables histoires, d’innombrables généalogies qui s’entremêlent. La France, c’est l’un des pays les plus divers au monde. Cette diversité est inscrite dans les coeurs et dans les esprits, un pays où aucun village ne ressemble à un autre et où chacun s’efforce d’être différent de son voisin.
Cette diversité française est une richesse. Chaque culture, chaque tradition, chaque langue a une valeur infinie. Les laisser disparaître serait une faute. Nous nous appauvririons. Nous ne serions pas ce que nous sommes sans que nous ont donné et continuent à nous donner les cultures provençale, bretonne ou alsacienne, sans l’Outre-mer, sans ce que nous ont apporté les Antilles, la Réunion ou Tahiti, l’ouverture qu’elles nous ont donné sur le monde, sans ce que nous ont apporté l’Afrique ou le Maghreb. Regardez ce que la langue française doit à Aimé Césaire ou à Léopold Sedar Senghor.
Songez aux trésors que la langue d’Oc a déposé dans notre culture nationale. Notre identité, et c’est le miracle français, est à la fois singulière et plurielle.
Rien n’est plus étranger au génie de notre peuple que l’uniformité, que l’embrigadement. L’identité nationale française, c’est une culture millénaire, par des voies mystérieuses, imprègne tout. Elle est dans la pensée, dans la langue, dans l’architecture, dans l’art de vivre, dans le paysage…
Si en France chacun a sa théorie, chacun a sa doctrine, si chaque ville a sa personnalité, si chaque commune est un monde en soi, si chaque région a son climat, son ambiance, ses traditions, un Français reconnaît d’instinct une pensée française, une région française et il s’y sent chez lui.
Dans ce vieux pays où depuis si longtemps « ceux qui croient au ciel » se disputent avec « ceux qui n’y croient pas », il n’y a pas un seul homme, pas une seule femme qui ne reconnaisse dans les Cathédrales une expression de ce génie français auquel il a le sentiment de participer. Le Français qui
ne croit pas en Dieu n’imagine pas la France sans le Mont Saint Michel, sans Notre Dame de Paris ou sans la Cathédrale de Reims, ni son village sans le clocher de son église qui le surplombe depuis dix siècles. C’est la France. Pas un libre-penseur, pas un Franc-maçon, pas un athée qui ne se sente au
fond de lui l’héritier de la Chrétienté qui a laissé tant de traces profondes dans la sensibilité française et dans la pensée.
Regardons ce que la morale laïque des instituteurs de jadis doit à la morale chrétienne qu’on enseignait au Catéchisme. Regardons ce que la République doit à l’Ancien Régime. Regardons comment la République a accompli le vieux rêve Capétien d’une France une et indivisible dans un Etat dominant les féodalités. Les rois l’ont rêvé, la République l’a réalisé. Discernons dans le débat sans cesse recommencé entre Jacobins et Girondins, entre les centralisateurs et les décentralisateurs, la tension multiséculaire qui depuis Hugues Capet oppose les Provinces au pouvoir central et autour de laquelle
s’est construite pas à pas l’unité française.
Derrière la diversité, derrière les oppositions, les contradictions, les conflits dans lesquels notre peuple a trop souvent épuisé ses forces, il y a l’unité profonde de notre culture, et, j’ose le dire, de notre civilisation.
Passant sans cesse de la désunion à l’union le peuple français sait au fond de lui-même que ce qui le rassemble est plus fort que ce qui le divise.
Et on comprend l’Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d’être ému par le récit de la fête de la Fédération.
On est pleinement Français quand on prend conscience que la France Girondine et la France Jacobine sont les deux visages d’une même réalité nationale.
On est Français parce que l’on regarde la Chrétienté et les Lumières comme deux versants d’une même civilisation dont on se sent l’héritier.
Mais on est Français aussi parce que l’on ne se reconnaît pas dans une race, on est Français parce que l’on ne se laisse pas enfermer dans une origine, on est Français parce que l’on ne se laisse pas enfermer dans une religion.
Si l’on cherchait quelles sont les principales institutions, les principaux lieux où se fabrique depuis des siècles l’identité française, on verrait d’abord sans doute tous les lieux de la vie et du travail quotidiens où artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, se transmettent de générations en générations des
cultures et des savoir-faire que la science et la technique modernes enrichissent chaque jour. Ce qui se joue dans l’industrie, dans l’agriculture, dans la ruralité, dans l’artisanat, ce n’est pas qu’économique, c’est aussi la disparition d’une forme de civilisation, d’un héritage de valeurs, d’une culture du travail.
Mais on trouverait aussi l’Ecole, le Louvre, l’Académie française, le Collège de France, la Comédie française… parce qu’être Français c’est croire que la raison, la science, l’art, la culture peuvent transcender les différences et, oserai-je le dire, parce que l’on croit plus ou moins consciemment à la toute puissance de la littérature. La littérature est un élément de l’identité nationale française. En ce sens, le prix unique du livre, pour sauver le livre et les libraires, exprime une part profonde de notre identité nationale au même titre que notre système si particulier d’aide à la création cinématographique ou l’aide qui est apportée à la chanson française ou à la création audiovisuelle. C’est de l’identité nationale française.
La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous nous sentons le plus Français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ?
Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature, à aimer la poésie, à aimer et à respecter la langue française, en ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de sentiment. Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons être fiers de notre histoire et faire de l’apprentissage de l’Histoire de France une priorité pour les enfants de nos écoles. C’est la raison pour laquelle, j’ai retenu l’idée de créer un Musée de l’Histoire de France que tous les enfants des écoles iront visiter, qui sera le Musée le plus moderne qui soit, qui ne sera pas figé dans le passé, qui sera vivant, qui apprendra l’Histoire au nom de l’avenir.
Si demain nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, il nous faut permettre à chacun d’accéder à la culture. Il nous faut réinventer, en les adaptant à notre époque, les Maisons de la culture, le concept ne doit pas être figé, le TNP de Jean Vilar qui voulait que le théâtre soit accessible à un public populaire, aux ouvriers des usines.
Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la hauteur de la place qu’occupe la culture française dans la culture universelle, de ce que dans son histoire la France a été capable d’accomplir dans le domaine des oeuvres de l’esprit. Nous avons besoin d’une politique culturelle à la hauteur des défis de l’ère de la globalisation. La culture aujourd’hui a deux ennemis redoutables : l’utilitarisme et la transformation en marchandises de tous les produits de l’intelligence et du travail humains. Une politique du patrimoine s’impose. Quand on a un patrimoine comme celui de la France, on n’a pas le droit de le laisser s’abîmer et on aide ceux qui en possèdent une parcelle à l’entretenir parce que c’est l’intérêt de tous, parce que c’est un investissement collectif. Avec Malraux nous avons été capables jadis d’inventer une politique du patrimoine. Il s’agit maintenant de la faire vivre. Notre culture ne vivra que si elle est encore capable d’étonner le monde.
Notre langue et la vision du monde qu’elle porte ne restera vivante que si elle est utilisée par des artistes, des savants, des ingénieurs, des entrepreneurs, que si nos lycées à l’étranger, nos universités, nos écoles attirent les meilleurs élèves du monde entier, si nos laboratoires attirent les meilleurs chercheurs. Si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour conquérir le monde, c’est très bien mais c’est très mal, si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour fuir un pays sclérosé qui ne leur laisse plus aucune chance de réaliser leurs rêves.
Si nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons travailler à ce qu’il y ait encore demain une pensée, une science, une création artistique, une littérature françaises.
En plaçant l’éducation et la culture au coeur de son identité, la France s’est forgée une prédisposition à l’universalisme et à l’ouverture. De siècles en siècles, la France n’a cessé de se mélanger, de se métisser, le mot ne me fait pas peur, d’assimiler et dans ce mélange, dans ce métissage, dans cette
assimilation de se transformer elle-même et de s’enrichir.
La France ne demande à personne d’oublier son histoire ou sa culture. Mais la France demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage. La France ne se pense pas comme une juxtaposition de communautés ou d’individus. La France n’est pas seulement
une communauté d’intérêts. Devenir Français, c’est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs et à des moeurs.
La France est une terre de liberté et d’égalité.
La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son travail.
La France est un pays où la femme est libre.
La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’État, où les croyances de chacun sont respectées.
Mais la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burka, où il n’y a pas de place pour l’asservissement de la femme, sous aucun prétexte, dans aucune condition et dans aucune circonstance.
La France est un pays où il n’y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel.
La France est un pays de tolérance et de respect. Mais la France demande aussi qu’on la respecte.
On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs.
On ne peut pas vouloir bénéficier de la sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays.
On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail parce que les allocations sont payées par le travail des autres.
On ne peut pas vouloir profiter de la gratuité des études qui est l’une des plus belles conquêtes de la République et ne pas être assidu aux cours, ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs et ne pas respecter les bâtiments qui vous accueillent.
On ne peut pas vouloir tous les avantages de la République si l’on ne respecte aucune de ses lois, aucune de ses valeurs, aucun de ses principes.
Mais pour faire partager un idéal, mes chers compatriotes, encore faut-il y croire soi-même.
Pour s’ouvrir aux autres, il faut avoir suffisamment confiance en soi, être sûr de ses valeurs et de son modèle.
La France n’a jamais été plus ouverte que lorsqu’elle croyait en elle, en son universalité, en ce qu’elle avait à dire et à donner au monde. Jamais la France ne fut plus fraternelle que lorsqu’elle a cru à la force de ses principes, de sa pensée, de sa langue.
Le creuset français prenait ensemble des fils de paysans, d’ouvriers, d’immigrés et il en faisait un peuple libre de citoyens. Dès lors que la République donnait à chacun le sentiment qu’il avait sa chance, que la promotion sociale dépendait du mérite et du talent, la confiance nourrissait la confiance et la France pouvait s’ouvrir sans se dissoudre, conjuguer sans problème son universalisme et sa singularité.
C’était le temps d’une exception française évidente, assumée, qui ne procédait pas d’un sentiment de supériorité mais de la conscience d’avoir un message particulier à délivrer, un exemple à donner.
D’où vient donc, mes chers compatriotes, que la France qui avait triomphé de tant de difficultés au cours de son histoire se soit mise à douter à ce point d’elle-même qu’elle se mette à vivre l’ouverture non plus comme une chance mais comme une menace ?
D’où vient donc, mes chers compatriotes, que la République qui avait surmonté tant d’épreuves dont elle était sortie toujours plus forte se soit mise à ce point à ne plus tenir ses promesses ?
D’où vient donc que le sentiment d’injustice au lieu de se réduire n’ait cessé à ce point de croître ?
D’où vient ce sentiment de partager de moins en moins de culture commune, d’imaginaire commun, de morale commune ?
D’où vient ce sentiment au fond de désintégration civique et sociale?
Il vient d’une forme de renoncement. J’ose le mot.
En renonçant à la valeur du travail, nous avons renoncé au mérite républicain. C’est une erreur tragique.
En renonçant à demander à l’élève de travailler pour apprendre, en renonçant à lui faire découvrir la joie de la connaissance en récompense du long travail de la pensée.
En renonçant à exiger de l’assisté qu’il fasse tous les efforts qu’il peut pour trouver un emploi. En choisissant la voie des 35 heures, nous avons ouvert dans la méritocratie républicaine des brèches morales qui n’ont cessé de s’élargir. Ce fut une erreur totale. Que les choses soient claires, j’ai voulu
un débat, je ne veux pas imposer les conclusions avant qu’il y ait lieu, mais ces renoncements là, je ne les accepterai jamais. Et c’est parce que je ne les accepte pas, que j’ai voulu qu’à l’école primaire on revienne au savoir, que j’ai voulu instaurer le RSA plutôt que le RMI ou mettre fin aux effets délétères des 35 heures.
En renonçant à l’autorité, en renonçant même à employer le mot, nous avons pris un risque immense.
En sapant l’autorité du maître sur l’élève, nous n’avons pas rendu service à l’élève qui en se prenant pour l’égal du maître n’est même plus conscient de la nécessité absolue d’apprendre. On ne peut pas prétendre forger des âmes de citoyens avec de tels principes.
En sapant l’autorité de la Police républicaine, on n’a fait qu’encourager les voyous.
En sapant l’autorité de l’État, on n’a fait qu’ouvrir le champ libre à de nouvelles féodalités et donc à de nouvelles injustices.
En laissant croire que tout se vaut, que toutes les valeurs, que tous les comportements, que toutes les oeuvres se valent, on a porté un coup très rude à l’idée de civilisation et même à celle de société. Car dans une société civilisée, tous les comportements et tous les actes ne se valent pas.
Que reste-t-il de la République si l’on se met à considérer de la même manière le délinquant et la victime, celui qui fait son devoir et celui que ne le fait pas, celui qui fait son travail et celui qui ne fait rien ? Que reste-t-il de la République quand on place sur le même plan l’intérêt particulier et l’intérêt
général, le principe d’égalité et le droit à la différence ?
En confondant l’égalité avec l’égalitarisme, nous avons sapé l’égalité des chances, parce qu’en donnant la même chose à tout le monde, on a renoncé à corriger les inégalités les plus criantes liées à la naissance, à l’origine, au milieu social dans lequel on est né, au territoire ou au quartier dans lequel on habite. Au bout du compte, l’égalitarisme a renforcé l’injustice au lieu de la réduire.
Ces renoncements là, je ne les accepterai jamais !
Pour lutter contre l’injustice, il faut donner plus à ceux qui ont moins pour compenser les handicaps du départ. On ne répare pas l’injustice par le nivellement.
C’est pour cela que j’ai souhaité que 95% des Français puissent transmettre désormais à leurs enfants le fruit de leur travail sans droit de succession. J’ai supprimé les droits de succession parce que je crois au travail et parce que je crois à la famille. Ce sont les mêmes valeurs qui me font dire que nul ne doit pouvoir, sur le territoire de la République française, se voir prélever plus de la moitié de son revenu en impôts.
C’est pour cela aussi que j’ai voulu que les droits soient les mêmes que l’on ait plus ou moins 25 ans.
Il n’y a pas de raison que les jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé aient moins de droits que les autres simplement parce qu’ils sont jeunes.
En confondant trop souvent la laïcité avec le refus de toutes les religions on n’a pas non plus rendu service à la République. Car la laïcité, et je veux le dire pour être bien compris, ce n’est pas le refus de toutes les religions. C’est le respect de toutes les croyances et la neutralité de l’État. Il y a dans le
sentiment religieux qui vient du fond des âges quelque chose de profondément respectable. Et ce que nous avons aujourd’hui à construire c’est bien une société où chacun s’efforce de comprendre et de respecter l’autre.
C’est pour cette raison, mes chers compatriotes, que seront expulsés tous ceux qui viendront en France pour appeler à la violence et à la haine de l’autre. Ils n’ont rien à faire sur le territoire de la République française.
La République est au coeur de notre identité nationale. Elle est forcément un rêve inaccompli, un idéal inachevé.
La République, c’est la souveraineté de la Nation, c’est l’autorité, l’autorité de l’État, c’est l’égalité des chances, c’est le mérite, c’est le travail la République, c’est la laïcité, c’est la compréhension, le respect, la solidarité. C’est la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier.
Si l’on ne veut pas de la Nation, de l’autorité, de l’égalité des chances, du mérite, de la laïcité du travail, alors on ne veut pas non plus de la République.
La vérité c’est que depuis quelques décennies nous n’aimons plus assez la République et que nous en avons fait le bouc émissaire de tous nos échecs.
Si notre modèle d’intégration ne semblait plus fonctionner ce n’était pas parce qu’il y avait trop de République mais parce qu’il n’y en avait pas assez. Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause, c’est leur oubli et, parfois même leur reniement.
On avait fini par nous faire croire que la République menaçait la démocratie. Mais quelle démocratie serions-nous si nous devenions une société où chacun serait enfermé dans sa communauté, dans sa bande ou dans sa tribu?
Rien n’est moins dangereux pour la démocratie et pour la liberté que la République fut-elle une et indivisible. Depuis deux siècles à part l’expérience sanglante de la Terreur nul totalitarisme n’a menacé nos libertés. C’est que la culture française est irréductible au totalitarisme.
Il y a 20 ans tombait le Mur de la Honte.
Les valeurs de la démocratie et de la République triomphaient.
Je vois bien depuis à quels excès peut conduire une démocratie d’opinion débridée. Je le vis tous les jours - où les nouveaux moyens de communication s’affichent comme des zones de non-droit. C’est vrai que c’est un problème que nous n’avons pas encore résolu et qui prend une ampleur croissante.
C’est un défi pour la démocratie, c’est un défi pour la République. Mais je veux prendre mes responsabilités. Je préfèrerai toujours ce genre d’excès à ce que fut le totalitarisme communiste qui de l’autre côté du rideau de fer faisait peser une chape de plomb sur toutes les consciences. Je préfère l’excès de la démocratie d’opinion à ce que l’on a vu au XXe siècle en Europe de l’Est.
Dois-je dire aussi que je persiste et je signe s’agissant du droit à la caricature? Je préfèrerai toujours les excès de la caricature à l’absence de droit à la caricature qui est la marque de tous les régimes totalitaires. Dans l’affaire des caricatures du Prophète j’ai choisi le camp de la liberté d’expression parce que pour moi c’est cela le coeur de l’identité nationale française. Au pays de Voltaire et de Victor Hugo chacun veut penser librement. Le besoin de liberté est en France dans l’air que l’on respire.
Trop de confiance accordée à la raison, trop d’héritage venu des Lumières et de la Chrétienté nous font un antidote absolument efficace au totalitarisme. Ce que nous appelons notre modèle républicain est-il condamné par l’économie, par la mondialisation ? Il est vrai que la République doit être réelle et pas seulement formelle. Quel que soit l’attachement aux grands principes, que valent-ils face à la montée du chômage et de l’exclusion ?
Comment parler de République si au lieu de continuer à trouver sa place dans la société si les études ne permettent pas de trouver un emploi décent, qu’est-ce qu’elle vaut la République si les sacrifices des parents et les efforts des enfants ne débouchent que sur le chômage ou la précarité ?
Quand le modèle individualiste semblait triompher partout, quand la Finance imposait partout sa logique spéculative, quand l’économie de rente prospérait, notre modèle républicain ancré dans notre histoire nationale pouvait paraître condamné. Il semblait bien que les marchés financiers auraient le dernier mot sur la politique.
La crise a fait, et c’est heureux, éclater le mythe, car c’est un mythe de l’uniformisation inéluctable et de l’avènement d’une civilisation comment l’appelait-il la civilisation des nomades connectés avec le monde entier mais sans ancrage national. Souvenez-vous, c’était il y a peu de temps que l’on nous servait ces balivernes.
Les grandes entreprises qui n’avaient plus de nationalité, elles étaient mondiales. Comme c’est curieux, mais quand il y a eu la crise, elles ont, ces mêmes entreprises mondiales, tout de suite trouvé à quel État elles devaient s’adresser pour être secourues. Fantastique ! On nous a expliqué pour nous
imposer cette idée folle, que les entreprises n’avaient pas de nationalité quand cela va bien mais quand cela va mal – j’en ai vu – elles étaient françaises, Monsieur ! Les grandes banques qui étaient internationales quand tout allait bien se sont retrouvées parfaitement nationales lorsqu’elles étaient au bord du gouffre. La catastrophe évitée de justesse, et c’est heureux, a fait ressurgir des vérités essentielles. Je l’affirme, les entreprises comme les personnes ont un ancrage national. Personne n’est de nulle part ou alors il n’est personne. On peut se sentir citoyen du monde, mais cela ne suffit pas
pour être un citoyen à part entière. Ceux qui cherchaient à théoriser l’oubli de la nationalité ne cherchaient pas tant à effacer les frontières qui séparent les peuples qu’à se libérer de toute exigence de solidarité.
La création de valeur pour l’actionnaire servait d’alibi à l’exonération de toute responsabilité morale et sociale. Alors, mes chers compatriotes, ne soyons pas naïfs, le but était d’abord d’échapper à ce premier devoir du citoyen qui s’appelle l’impôt. C’était cela la réalité.
La fin programmée des paradis fiscaux, la naissance d’une gouvernance mondiale pour lesquelles la France a tant oeuvré, le retour de l’État dans l’économie changent la donne. Mais surtout le citoyen revient sur le devant de la scène. Le citoyen exige des comptes. Il ne veut plus se sentir seul au monde face à la toute puissance supposée des marchés. Il exige le citoyen d’être protégé. Il veut davantage de solidarité, davantage de morale, davantage de démocratie, davantage de politique. Le moment est venu de redécouvrir que l’identité nationale n’est pas un repliement sur soi mais que l’identité nationale c’est un atout dans la compétition internationale. On n’est jamais concurrentiel en imitant les autres mais en tirant le meilleur parti de soi-même. Voila la clé.
Jouer la carte de notre identité nationale, c’est refuser que la France devienne une sorte de grand fond spéculatif cherchant sans cesse à saisir les opportunités du moment, allant et venant sans cesse d’une mode à une autre, n’inscrivant rien dans la durée.
Je ne veux pas d’une France sans usines, sans industries, sans agriculture, sans campagne et sans ruralité. La meilleure chance de la France est aux côtés de ses artistes, de ses entrepreneurs, de ses savants, de ses ouvriers, de ses agriculteurs, de ses artisans, de ses ingénieurs avec leur savoir-faire qui viennent de si loin. Ils vont ensemble enfanter le monde de demain. La France peut devenir le laboratoire de l’avenir.
Nous mettre au clair avec nous-mêmes sur ce que nous sommes, sur ce à quoi nous aspirons, sur ce qui nous fait vivre ensemble. Mes chers compatriotes, ce n’est pas regarder le passé mais préparer l’avenir que de faire ce travail et j’ai beaucoup de peine pour ceux qui pensent que l’identité nationale française est si faible qu’il ne faut même pas l’évoquer.
Demain comme hier nous n’accomplirons de grandes choses que si nous sommes fiers de notre pays, si nous sommes prêts, chacun d’entre nous, à voir en lui une cause qui nous dépasse.
Nous avons beaucoup de leçon à apprendre des autres, beaucoup de choses à changer. Notre pays a besoin de se réformer en profondeur. Je me suis attelé à cette tâche et que le message soit bien reçu, rien ne m’en détournera. Mais la France n’est pas une page blanche.
« Cher et vieux pays » disait le Général de Gaulle.
Oui, « cher et vieux pays » qui doit se transformer.
« Cher et vieux pays » qui doit accomplir une fois de plus tant de révolutions.
Que deviendrait la France si elle ratait la révolution écologique ?
Que deviendrait son identité si le traitement de toutes nos données numériques ou la numérisation de tous ses livres devaient entièrement nous échapper ?
Que deviendrait notre idéal hérité des Lumières si l’école devait échouer à donner à ses enfants les moyens intellectuels et moraux d’exercer librement leur jugement face aux médias de masse et à  Internet ?
Que deviendrait notre modèle d’intégration républicaine s’il ne retrouvait pas la compétitivité qui lui permettrait d’offrir un emploi à chacun ?
Quand je regarde le drapeau français qui s’est couvert de gloire au nom de la liberté sur tous les continents, mais quand j’entends la Marseillaise chantée avec ferveur, quand je lis les noms inscrits sur les monuments aux morts de nos villages, quand je vois dans l’armée française qui défile magnifiquement le 14 juillet le long travail des siècles, quand je rencontre des ouvriers dans les usines ou quand j’entre sous la coupole de l’Académie française, je vous le dis, je me sens honoré d’être Français. Etre Français est un honneur. Il nous appartient à tous de le mériter.
C’est de tout cela que je voudrais que nous parlions dans les mois qui viennent. Avec Eric Besson, j’ai voulu aujourd’hui vous livrer avec sincérité le fond de ma pensée non pas pour clore la discussion mais pour y apporter ma contribution.
Il vous appartient maintenant mes chers compatriotes de vous emparer de ce débat pour qu’il soit réellement le vôtre. La France, nous en avons hérité. La France nous la transmettrons à nos enfants. La seule question qui vaille : est-ce que nous serons à la hauteur des générations qui nous ont précédés ?
Est-ce qu’on leur laissera un pays à nul autre pareil ? Est-ce que l’on défendra nos valeurs, notre civilisation, nos idées ou est-ce que l’on se laissera emporter par des effets de mode successifs ? Ce débat est un débat noble. Il est fait pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays. Ceux qui ne veulent pas de ce débat, c’est parce qu’ils en ont peur. S’ils ont peur de l’identité nationale française, c’est qu’ils ne la connaissent pas. Raison de plus pour ouvrir un débat qui va leur apprendre au fond ce que c’est que l’identité nationale française.
Vive la République! Vive la France !

Fin de citation.
Retour à l'accueil

Commentaires

   Il s'agit effectivement d'un excellent discours, pénétré d'une grande connaissance de l'histoire de la France et de ses valeurs, et d'autant plus remarquable qu'il émane d'un homme d'origine hongroise... Mais, comme il n'est pas possible, au nom de la ...liberté d'expression, de laisser ce texte "sans commentaire", je suggère aux lecteurs de discuter de la nation sur un texte incomparablement de plus petit niveau, puisque j'ai rédigé un article sur ce sujet ...
Commentaire n°1 posté par Jean Daumont le 14/11/2009 à 18h20
Papa Guaino (Papagueno ...) produit toujours d'excellents discours! Il connait bien la langue française ... Dommage qu'il soit aussi étatiste!
Réponse de Jacques Heurtault le 14/11/2009 à 19h21
J'aimerais bien lire des commentaires sur le titre que j'ai choisi ... (...devenir Français ...).
Merci de faire un effort!
Commentaire n°2 posté par Jacques Heurtault le 14/11/2009 à 19h27
Bande de feignants!
Réponse de Jacques Heurtault le 15/11/2009 à 00h16


« Nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions »

(NS, 12 /11 /09, La Chapelle en Vercors)


C’est peut-être son cas, ce n’est pas le mien !

Lire la suite sur:

http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2009/11/15/identite-nationale-m-sarkozy-parlez-pour-vous%E2%80%A6%E2%80%A6/

jf.

Commentaire n°3 posté par Jacques le 15/11/2009 à 11h29
"Il s'agit effectivement d'un excellent discours, pénétré d'une grande connaissance de l'histoire de la France et de ses valeurs, et d'autant plus remarquable qu'il émane d'un homme d'origine hongroise... "

Parce que vous pensez que c'est Sarko qui a écrit ce discours ! Il en est incapable le bougre. C'est signé Guaino et toute la partie historique du discours, on l'a entendu n fois. Par contre, toute la partie sur l'identité nationale, ça sonne le bon discours électoraliste pour ne pas que lors des prochaines régionales, les anciens électeurs du front national ne retournent au bercail du FN. Au lieu de stigmatiser les chomeurs, Sarko ferait mieux de faire en sorte de leur trouver du boulot, ce n'est pas pour cela qu'il avait été élu ? Et pour que les gens travaillent plus pour gagner plus ? Foutaise. Monsieur Heurtaul, Vous qui êtes au pôle emploi, vous devez être au fait de la situation catastrophique de certaines personnes dans ce pays qui cherchent du boulot mais qui n'en trouvent pas et qui ne sont même plus dans les statistiques du chomage car elles sont en fin de droit. Les français n'en ont rien à foutre de ces discours écrits par des conseillers payés la peau des fesses, les français veulent des actes pour les sortir de la mouise.
Commentaire n°4 posté par sergiozz le 15/11/2009 à 14h43
Je confirme que je suis toujours salarié de Pôle Emploi (même si j'en ai plus fait qu'il ne m'en reste à faire - et de loin-).
Je connais la situation extrêmement difficile de l'emploi et des demandeurs d'emploi ... que je préfère appeler "offreurs de compétences". J'ai toujours clairement exprimé mon hostilité aux heures supplémentaires mises en place par Sarko (mais je continue d'approuver sans réserve le bouclier fiscal alors que je suis loin, très loin de pouvoir en bénéficier).
Il est urgentissime que Pôle Emploi devienne une véritable entreprise jouissant de son autonomie de gestion et cesse d'être assimilé à une administration du chômage ... Il serait bien que les "privés d'emploi" disposent de la liberté de choix de leur opérateur (Pôle Emploi ou bien des opérateurs privés auxquels je souhaite beaucoup de courage!).
Il importe peu que ce ne soit pas Sarko qui ait rédigé ce discours ... Ce qui compte, c'est qu'il en prenne la responsabilité politique.
Il y a un bon moyen de faciliter le redémarrage de l'emploi. C'est de procéder à une réforme extrêmement profonde des mécanismes de financement de la protection sociale qui reste assise, pour l'essentiel et de loin, sur les salaires. Il faut mettre en place une authentique TVA sociale (difficile, j'en conviens) pour le financement autre que la retraite et commencer à mettre en place une allocation d'existence qui viendrait remplacer les innombrables allocations diverses très souvent - trop souvent - assorties de conditions de ressources. Vaste chantier!
Réponse de Jacques Heurtault le 15/11/2009 à 20h07
Commentaire n°5 posté par sergiozz le 15/11/2009 à 16h05
Je trouve que ce discours est bien long et qu'au fond, il ne s'agit que d'un discours. 

Ce n'est pas Sarko qui va trouver du boulot aux chômeurs... Ce sont les entreprises (et donc les entrepreneurs) qui embauchent, ou pas. Comme dans ce pays les entrepreneurs sont méprisés, ça va être dur, une fois la crise passée de leur demander d'embaucher pour faire plaisir au gouvernement, aux syndicats et aux partis de gauche... Déjà qu'on les oblige à embaucher des seniors... et qu'on réfléchit fortement dans les hautes sphères à ce qu'une entreprise soit composée à part égales d'hommes et de femmes... Ça donnera du boulot à La Halde qui fera panpan cucul aux mauvais Français...  
Commentaire n°6 posté par Jean-Pierre le 07/12/2009 à 16h56
Il n'est pas douteux que le Code du Travail, dans sa dimension "procédures" (licenciements, consultations obligatoires des instances représentatives du personnel, etc ...) doit être remanié en profondeur dans le sens d'une simplification. Quand on sait que des employeurs renoncent à embaucher, tout particulièrement en CDI, des salariés parce qu'ils ont peur, par la suite, de ne pas pouvoir les licencier sauf à se soumettre à des contraintes qui frisent l'absurde, on se dit qu'il y a des choses à faire!
Pour autant, il faut admettre que ce pays est incroyablement conservateur et est rétif à toute idée de changement, ce qui le pénalise dans la compétition économique mondiale.
Il faut donc se diriger vers des règles fortes, peu nombreuses, très contraignantes, visant à réprimer les abus caractérisés, la mauvaise foi manifeste, etc ... Et laisser le reste à la négociation collective ...
Si la Halde n'était pas si souvent confrontée à des cas scandaleux mais non réprimables, elle ne serait pas tentée de se rattraper par des initiatives plus ou moins tirées par les cheveux.
Réponse de Jacques Heurtault le 07/12/2009 à 23h39
"Le Code du Travail, .... doit être remanié en profondeur dans le sens d'une simplification."

Ah bon...
Moi, j'avais cru comprendre que depuis 2002 - plus de sept ans déjà....cette "simplification" avait été opérée, notamment par un certain Ministre du Travail de Raffarin, un dénommé Fillon........

On nous aurait menti, alors ????

jf.
Commentaire n°7 posté par Jacques le 09/12/2009 à 23h21
Probablement pas ...
Aujourd'hui, on y a remis de l'ordre en procédant à une recodification complète. Maintenant, il faut ABROGER des textes SANS LES REMPLACER par d'autres textes.
Réponse de Jacques Heurtault le 10/12/2009 à 13h18
Bon, dites-nous Cher JH, qu'attendez-vous pour nous reproduire AUSSI la récente "Tribune" que NS, alias Guaino, a commis dans "Le Monde" ????

jf.
Commentaire n°8 posté par Jacques le 10/12/2009 à 22h29
Je pars demain matin, très tôt, en vacances, pour 15 jours ... Je verrai ça à mon retour!
Je n'ai pas lu cette contribution ...
Réponse de Jacques Heurtault le 11/12/2009 à 18h57
C'est la première fois que j'écris mais je lis ce blog depuis des mois. Je suis surprise de constater que M. Heurtault écrit de moins en moins, lui que j'ai connu plus en verve l'an dernier.
Je n'ose croire qu'un homme de votre talent soit à sec ou en panne d'écriture. Le syndrome de la feuille blanche ? Plus rien d'intéressant à dire ?
Je vous attends avec impatience, cher monsieur.
Anne-Lise
Commentaire n°9 posté par Anne-Lise le 11/12/2009 à 16h00
Je ne puis que reconnaitre l'évidence! J'écris de moins en moins ...
Il y a, à cela plusieurs raisons.
Tout d'abord, j'ai du supporter, entre le 20 Décembre 2008 et le 5 Mars 2009, deux décès : celui de la mère de mon épouse puis celui de ma propre mère. Il est évident que l'on s'en remet tôt ou tard. J'en suis aujourd'hui remis et je serais bien hypocrite si je maintenais cette explication ...
Puis il y a eu la reprise d'emploi à temps plein pour convenances ... financières d'une part et par nécessité conjoncturelle d'autre part. Travaillant à Pôle Emploi, vous comprendrez aisément que la charge de travail a très nettement augmenté depuis le début de 2009 ...
Et enfin, et c'est sans doute la vraie raison qui tient la distance, une certaine "lassitude" devant l'actualité et la manière incroyablement affigeante dont elle est traitée dans les médias, le tout renforcé par le constat que le Peuple de France est, décidément, incroyablement conservateur ... A quoi bon développer des "propositions audacieuses" et, je le crois, assez décapantes si "la mayonnaise ne prends pas"?  Je ne peux quand même pas proposer, aujourd'hui, le contraire de ce que je proposais naguère histoire de noircir du papier ... Ces propositions sont COHERENTES. Je m'apperçois cependant que bien peu de mes lecteurs se lancent dans un développement constructif ...
Pour couronner le tout, il y a, dans mon entreprise, un tel charivari que cela en devient désespérant! Cette "boite" est vraiment gérée n'importe comment ... Ses dirigeants ne sont même pas foutus de respecter des textes de lois archi-connus relatives à la nécessité d'informer et de recueillir l'avis des instances représentatives du personnel! Résultats : la Direction vient d'être condamnée à verser une astreinte de 1.000 euros par jour pour défaut de communication de ces informations! A-t-on jamais vu plus nul? Oui, sans doute! Ce n'est pas une raison pour se sentir obligé de copier sur les plus nuls!
Tout cela me met le moral en berne ...

MAIS, RASSUREZ-VOUS, ANNE-LISE! IL VA REVENIR ... FOI D'ANIMAL!
Réponse de Jacques Heurtault le 11/12/2009 à 18h55
Anne-Lise a raison !

jf.
Commentaire n°10 posté par Jacques le 11/12/2009 à 16h59
Sous la "pression populaire", vais-je devoir faire comme ... Nasser? Il n'est pas ma tasse de thé!
Réponse de Jacques Heurtault le 11/12/2009 à 18h59
La qualité et l'adresse des discours écrits pour N Sarkozy est évidente.
Pour autant, nous savons combien ce débat est opportuniste, dans cette période où l'on se doit de masquer la crise, comptant sur la méthode Coué pour accélérer une reprise économique providentielle.
On se doit aussi et surtout de faire oublier que les dividendes et primes abusives tombent toujours régulièrement, les paradis fiscaux persistent sans trop de soucis, le système financier qui a causé notre quasi mort économique se reconstruit comme avant, discrètement...
Commentaire n°11 posté par yl74 le 27/12/2009 à 19h34
Je vais faire un article sur ce débat "qu'est-ce qu'être français?". il aura un vrai caractère polémique.
Réponse de Jacques Heurtault le 27/12/2009 à 20h01
Sarkozy a mis ce débat sur l'identité nationale sur le devant de la scène car tout le reste de sa politique est un fiasco monumental. Mais, il ne savait pas que ça va faire boomerang ce débat complètement bidon. Aux régionales, je pense que l'UMP va prendre un sacré bouillon et il l'aura bien mérité.
Commentaire n°12 posté par sergiozz le 28/12/2009 à 17h43
L'objet de ce débat est d'expliquer aux Français qu'il ne faut pas voter pour Le Pen de façon à mettre le FN en dessous de la barre des 10% au premier tour, l'empêchant ainsi de faire la pluie et le beau temps au second tour! C'est une stratègie qui en vaut une autre ... Quant aux résultats, traditionnellement, les Français votent pour l'opposition aux élections intermédiaires ... Si la drouate gagne ne serait-ce qu'une seule région sur la gôche, ce sera significatif!
Réponse de Jacques Heurtault le 28/12/2009 à 21h25
Et si vous faisiez un petit tour sur:

http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2009/12/28/no-sarko-day-pourquoi-jai-signe-la-petition/

Bien cordialement,

jf.
Commentaire n°13 posté par Jacques le 28/12/2009 à 18h51
Voilà qui est fait! Je ne signerai pas votre pétition! J'ai dit pourquoi sur votre blog ...
Réponse de Jacques Heurtault le 28/12/2009 à 21h21
C'est bien votre droit Mon Cher.
Cependant, je vous trouve bien timoré face à une proposition pourtant bien...AUDACIEUSE.
Serait-ce parce qu'elle n'émane pas de vous ???

jf.

Bien entendu, je vous ai répondu sur mon bloc-notes....
Commentaire n°14 posté par Jacques le 28/12/2009 à 22h24
Mais non! mais non! ... Je ne suis pas un nombriliste!
Où en êtes vous de vos recherches du blog de GM? La réponse est sous votre nez ...
Réponse de Jacques Heurtault le 29/12/2009 à 07h26
"L'objet de ce débat est d'expliquer aux Français qu'il ne faut pas voter pour Le Pen de façon à mettre le FN en dessous de la barre des 10% au premier tour, l'empêchant ainsi de faire la pluie et le beau temps au second tour! "

Voilà une explication bien tordue ! Vous savez très bien que le FN a perdu son électorat et ne va pas le retrouver de sitôt. Il s'agit plutôt pour Sarko de remobiliser son électorat sur un sujet autre que le "travailler plus pour gagner plus", car si certains naïfs ont cru à ce slogan en 2007, ça fait longtemps qu'ils se sont rendus compte que ce n'était que du vent.
Commentaire n°15 posté par sergiozz le 29/12/2009 à 18h34
Votre explication converge avec la mienne! Les Français ne sont pas complètement idiots ... La crise économique n'est pas une vue de l'esprit et Sarko n'en porte aucune responsabilité.
Réponse de Jacques Heurtault le 29/12/2009 à 22h39
Donnez votre point de vue ... - Voir les 15 commentaires

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Profil

  • Jacques Heurtault
  • Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.
  • Europe
  • France Europe Politique Economie Débat
  • J'ai 61 ans. Je suis agent de Pôle Emploi. Je suis aussi engagé dans l'action politique depuis l'age de 17 ans.

Faites moi de la pub! Merci ..

OverBlog

Articles récents

  • Un référendum sur l'indemnisation des chômeurs?
    J'en reste sur le cul! J'ai du mal à croire que l'on puisse atteindre un tel sommet dans la démagogie ... Pourtant, je n'ai pas été victime d'une berlue auditive! "Il" l'a bel et bien dit!   Nous sommes à moins de trois mois du jour où nous connaitrons le nom du...
  • A quand un pugilat à l'Assemblée Natrionale? Est-ce bien ça la "civilisation"?
    J'ai regardé la séance des "Questions au Gouvernement", cet après-midi ... Laquelle séance s'est terminée par une suspension suivie d'une "levée" pure et simple.   A la limite du pugilat!   Je ne plaisante pas : les huissiers se...
  • Statistiques du chômage : la tricherie continue!
    Allons-nous enfin cesser de nous voiler la face? Allons-nous enfin cesser de tricher à notre corps défendant? Allons-nous enfin oser voir la réalité en face? Ou bien allons-nous continuer à nous mentir à nous mêmes?   Est-il donc si difficile de se mettre...
  • En finir avec le cumul des mandats!
    Il s'agit d'un véritable serpent de mer ... On en reparle régulièrement, avant, pendant et après les campagnes électorales sans jamais en venir à bout.   La raison d'une telle résistance est clairement établie : quoi qu'ils s'en défendent, un grand nombre d'élus...
  • Retour sur le quotient familial : vers l'allocation d'existence.
    A quel débordements n'avons nous pas en droit! C'était à croire que ce problème, bien réel, est un véritable baril de poudre ...   A quoi bon revenir sur tous les commentaires que l'on a pu entendre? Tout au plus peut-on faire observer qu'une annonce...
  • Deuxième essai de Meccano fiscal : impôt sur le patrimoine.
    On parle beaucoup de la fiscalité en ce moment. Quoi d'étonnant? Qui peut avoir la naïveté de croire que les impôts ne vont pas augmenter? Bien peu de monde, je crois. Il faut même espérer qu'il en soit ainsi sinon gare aux désillusions!   L'écrasante majorité...
  • Petit essai de Meccano fiscal ...
    Comme les candidats (pas tous candides!) cherchent des idées et qu'ils ont un peu de mal à en produire, je me suis mis dans la tête de les aider un peu.   Etant Breton, je suis donc opiniâtre (et ne dites pas têtu sinon, je me fâche!)! Cependant, il est...
  • Montebourg a raison! Il faut que Hollande rompe avec les Verts.
    Bien que n'étant pas d'accord avec le positionnement politique général de Montebourg (il a voté "Non" au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen), je dois reconnaitre qu'il ne dit pas que des conneries, loin s'en faut!   Il vient d'annoncer clairement...
  • Eva Joly : vers les 1%?
    A force de déblatérer, Eva (pas) Joly va finir par faire moins que Voynet!   Tant mieux ... Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!   Elle a l'art et la manière de faire des sorties incongrues. La dernière est assez sidérante : un jour...
  • Election présidentielle : tragique?
    "Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Je n'ai pas le coeur à le dire!"   Ces deux vers sont extraits d'une chanson de Jean Ferrat ...   C'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve depuis quelques jours et encore...
Liste complète

Commentaires

Citations

 

Pas de manequins dans le Parti!
Que les bouches s'ouvrent!
 (Maurice Thorez)

Vingt fois sur le métier,
remettre son ouvrage!
 (Pénélope)

O! Tempora! O! Mores!
 (Cicéron)

 Panem et circenses!
 (Juvenal)

Ici et maintenant.
 (François Mitterrand)

La religion, c'est l'opium du peuple,
 c'est aussi son espérance.
 (Karl Marx)

L'incroyance est la ruine
 non seulement des individus,
 mais des sociétés.
 (Lammenais)

L'amour n'est qu'un plaisir,
l'honneur est un devoir.
 (Pierre Corneille)
(Le Cid)

 Combat terrible,
 au corps à corps,
 voilà déjà longtemps
 que leurs chevaux sont morts.
(Victor Hugo)

 L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
 (Jules Renard)

 La terre n'aime pas
 le sang et les ordures.
 (Agrippa d'Aubigné)

 Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.
 (Georges Courteline)

 La France est un pays extrêmement fertile.
 On y plante des fonctionnaires
 et il y pousse des impôts.
 (Georges Clemenceau)

 Selon que vous serez
puissant ou misérable
les jugements de cour
vous feront blancs ou noirs.
 (Jean de La Fontaine)

 L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle.
(Adolphe Thiers)

 Le journalisme est une grande catapulte
 mise en mouvement par de petites haines.
(Honoré de Balzac)

 La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure. (Montesquieu)

 Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine.
 (Michel de Montaigne)

 Dans ces meubles laqués,
Rideaux et dais moroses,
 Danse, aime, bleu laquais,
Ris d'oser des mots roses.
 (Charles Cros)

 Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.
 (Marie-Joseph Chénier)

 O! liberté, que de crimes on commet en ton nom!
 (Madame Roland)
(Dernières paroles sur l'échafaud)

 Caesar pontem fecit.
 (Jules César)
(La guerre des Gaules)

 Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin.
 (Jules Renard)
 (Ndr : C'est pour cela que je ne suis pas arriviste : j'aime le bon vin! Je préfère boire beaucoup de bon vin plutôt que peu de mauvais).

 Mon Dieu, le plus souvent
 l'apparence déçoit.
 Il ne faut pas toujours
 juger sur ce qu'on voit.
 (Molière)
(Le Tartuffe)

 L'Angleterre, cette colonie française qui a mal tourné.
 (Georges Clemenceau)

 Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux.
 (Colin d'Harleville)
(L'Optimiste)

 Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
 (Honoré de Balzac)

 Sans la liberté de blâmer,
 il n'est point d'éloge flatteur.
 (Beaumarchais)

 Si on batissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
 (Jules Renard)

 Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 (François Rabelais)

Être contesté, c'est être constaté.
 (Victor Hugo)

 Dieu bénit l'homme, non pour avoir trouvé mais pour avoir cherché.
 (Victor Hugo)

 Le courage, c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
 (Pierre Véron)

 La critique est aisée,
mais l'art est difficile.
 (Destouches)
(Le Glorieux)

 L'univers m'embarrasse
et je ne puis songer
 Que cette horloge existe
et n'ait pas d'horloger.
 (Voltaire)

 Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
 (Beaumarchais)
(Le Barbier de Séville)

 C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
 (Chateaubriant)
(Mémoires d'outre-tombe)

 Les fous sont aux échecs
 les plus proches des rois.
 (Mathurin Régnier)

 Combien l'éducation durera-t-elle?
 Juste autant que la vie.
Quelle est la première partie de la politique?
 L'éducation.
La seconde?
 L'éducation.
Et la troisième?
 L'éducation.
(Jules Michelet)
(Le Peuple)

 Trop de bonté dans les parents cause la perte des enfants.
 (Charles Perrault)

 Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
 (Alexis de Tocqueville)

 C'est toujours par là que commencent les partisans de l'égalité : ils établissent les catégories et se mettent dans la première.
 (Boucher de Perthes)

 Les Français vont instinctivement au pouvoir;
ils n'aiment point la liberté;
l'égalité seule est leur idole.
Or l'égalité et le despotisme
ont des liaisons secrètes.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
 (Ernest Jaubert)

 Entre tous les ennemis, le plus dangereux esr celui dont on est l'ami.
 (Alphonse Karr)

 Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser.
 (La Rochefoucauld)

 Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
 (Ernest Renan)

 La raison d'Etat est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raison.
 (Charles de Saint-Evremond)

 Les événements sont plus grands que ne le savent les hommes.
 (François Guizot)
(Essai sur l'Histoire de France)

 C'est faire le plus grand des excès que de n'en faire aucun.
 (Joseph Léonard)

 Le mot ne manque jamais
 quand on possède l'idée.
 (Gustave Flaubert)

 Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'Etat fait mal les siennes.
 (Talleyrand)

 Les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
 (Georges Clemenceau)

 La France compte trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.
 (Henri Rochefort).

 C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.
(La Rochefoucauld)

 La haine, c'est la colère des faibles.
 (Alphonse Daudet)
(Lettres de mon moulin)

 Le trop de promptitude
à l'erreur nous expose.
 (Pierre Corneille)

 On ne ment jamais autant
qu'avant les élections,
pendant la guerre
 et après la chasse.
(Georges Clemenceau)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Montesquieu)

 Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef.
 (Stéphane Mallarmé)

 Ce n'est point règner qu'être trois à règner.
 (Pierre Santucci)
(Commentaires sur le Consulat)

 Le silence des peuples
est la leçon des rois.
 (Mirabeau)

 Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire à la fois, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
 (L. Barenton)

 La sagesse est le contrepoids nécessaire de la liberté.
 (Talleyrand)

 La liberté ne se reconnaît qu'à ses limites.
 (Louis Latzarus)

 Pour violer une règle,
il faut la connaître.
 (Paul Eluard)

 Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations; Judas avait des amis très corrects.
 (Ernest Hemingway)

 Le peuple ne veut pas qu'on lui donne;
 il veut prendre.
 (Henri de Montherlant)

 C'est avec des mots qu'on gouverne les hommes.
 (Disraëli)

 Les hommes sont toujours sincères ; ils changent de vérité, voilà tout.
 (Tristan Bernard)

 Il faut une bonne mémoire
 après qu'on a menti.
 (Pierre Corneille)

 Si le monde progresse par les extrêmes, il ne survit que par les centres.
 (Paul Valéry)

 Le talent est devenu le nom biblique de l'argent.
 (Hervé Bazin)

 L'Histoire est le produit le plus dangereux que l'intellect ait élaboré; elle justifie ce qu'on veut.
 (Jean-Marc Paulhan)

 Plus l'Etat se corrompt, plus les lois se multiplient.
 (Tacite)

 Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.
(La Rochefoucault)

 De tous les signes de la puissance, c'est la retenue qui impressionne le plus. (Thucidide)

 On voit que de tout temps,
 les petits ont pâti
 des sottises des grands.
 (Jean Racine)
(La Thébaïde)

 Le monde est un théatre, la vie une comédie : tu entres, tu vois, tu sors.
 (Démocrite)

 L'espace est la forme de notre puissance ... le temps celle de notre impuissance.
 (Jean d'Ormesson)

 Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
 (Montesquieu)

 La grande aventure et le grand risque, en ces temps désordonnés, c'est un jugement sain et qui s'exprime.
 (Henry de Montherlant)

 Triste époque que celle où il est plus difficile de briser un préjugé que l'atome.
 ( Albert Einstein)

 La France compte 36 millions de sujets ... sans compter les sujets de mécontentement. (Henri Rochefort)

 Il est des temps où on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
 (Chateaubriand)
(Mémoires d'outre-tombe)

 La chose la plus importante à toute vie est le choix du métier : le hasard en dispose. (Blaise Pascal)
(Pensées)

 Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
 (Talleyrand)

 La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief.
 (La Rochefoucauld)
(Maximes)

 La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour mieux montrer qu'on les dépasse.
 (Sully Prud'homme)
(Pensées)

 La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Oui et Non sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d'examen.
 (Talleyrand)

 C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
 (Benjamin Constant)

 C'est mon opinion et je la partage.
 (Henri Monnier)
(Mémoires de Monsieur
 Joseph Prud'homme)

 L'opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
 (Voltaire)

 Si j'avance, suivez-moi;
 si je meurs, vengez-moi;
 si je recule, tuez-moi.
 (Henri de La Rochejaquelein)

 Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire.
 (Mme de la Sablière)

 La patience est le courage de la vertu.
 (Bernardin de Saint-Pierre)

 Ceux qui pieusement
sont morts pour la patrie
 Ont droit qu'à leur cercueil
 la foule vienne et prie.
 (Victor Hugo)
(Les Chants du crépuscule)

 La pensée n'est qu'un éclair dans la nuit. Mais cet éclair est tout.
 (Henri Poincaré)

 Te voilà donc redevenu homme puisque tu pleures.
 (Jules Verne)
(L'Ile mystérieuse)

 Il n'y a que deux puissances dans le monde : le sabre et l'esprit. J'entends par l'esprit les institutions civiles et religieuses. A la longue, le sabre est toujours battu par l'esprit.
(Napoléon)
(Le Mémorial de Sainte-Hélène)

 L'une des plus grandes sagesses en l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.
 (Michel de Montaigne)
(Essais)

 Il ne peut pas y avoir de science immorale pas plus qu'il ne peut y avoir de morale scientifique.
 (Henri Poincaré)

 La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. (Jean Rostand)

 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère.
 (Félix Arvers)
(Mes heures perdues)

 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.
 (Barbey d'Aurevilly)

 (Ndr : Vous voyez bien que je suis tout le contraire d'un séducteur!).
 L'art de plaire est l'art de tromper.
 (Vauvenargues)
(Réflexions et Maximes)

 Servir! C'est la devise de ceux qui aiment commander.
 (Jean Giraudoux).
 

 

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés