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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Il faut que la "croissance" croisse! Pour l'instant, elle "croasse" ...

2 Juillet 2013, 18:15pm

Publié par Jacques Heurtault

Que savons nous de la réalité de la situation économique de notre pays?

 

1. Le total des richesses produites en une année est de l'ordre de 2.000 milliards d'Euros.

2. La dette publique est, elle aussi, de l'ordre de 2.000 milliards d'Euros.

Autrement dit, il faut que "nous" travaillions pendant une année complète, sans rien dépenser (donc sans manger!) pour rembourser le capital emprunté ...

Dur, dur ...

3. Toutefois si l'Etat double tous les impôts (bonjour les cortèges dans les rues de Paris ... et ailleurs qu'à Paris!), il peut espérer rembourser le capital emprunté jadis, naguère et maintenant en 6 ans ... (puisque le budget de l'Etat est de l'ordre de 350 milliards d'Euros par an).

4. Mais, toutefois, si la "croissance" parvient à croître pour de bon (autrement dit, si le total des richesses produites en une année augmente de 5% par an - un vrai pactole!), alors, A CONDITION QUE LA TOTALITE DU SURPLUS SOIT CONSACRE AU REMBOURSEMENT DU CAPITAL EMPRUNTE, en SIX années, nous nous mettons à jour! PLUS DE DETTE! Génial, non?

 

Oui, mais ... (car, bien évidemment, il y a un mais! il y en a même plusieurs ...), pour cela, il faut (et il suffit!) que :

- le nécessaire soit fait pour avoir une croissance de 5% par an. Personne n'a trouvé la solution! Dommage, sinon, c'est le Nobel de l'Economie assuré à très brefs délais ... (actuellement, on en est à "moins 0,1%" par an!).

- les surplus dégagés soient TOUS affectés au remboursement en capital de la dette! Eh bien, là, macache! C'est pas gagné! Parce que, expliquer à chacun que tout ce qui est produit en plus, chaque année, ça va pas être pour sa pomme (ni pour la pomme de personne, d'ailleurs!), ça n'a rien d'évident! Que voulez vous :  tout le monde ne s'appelle pas Stakanov!

- les intérêts continuent à être payés, comme d'hab ...

 

Mais, on a le droit d'être plus modeste! Après tout, on n'est pas en Chine! (Perso, je ne veux pas qu'on copie sur les Chinois!).

Supposons une "croissance" de 2% par an (au lieu de 5% ...). Chaque année, on va dégager un surplus de 40 milliards d'Euros la première année et de 438 milliards la dixième année ... (avec un surplus cumulé de 1.900 milliards d'euros soit presque la totalité du capital emprunté à rembourser auquel il faut rajouter les intérêts à payer chaque année ...).

 

Attention! Il faut toujours respecter la contrainte majeure : tout le surplus va au remboursement du capital emprunté! Nul part ailleurs! Et il faut continuer à payer les intérêts chaque année!

 

Ah! J'oubliais ...

 

C'est la Puissance publique qui est débitrice! C'est elle et elle seule qui doit rembourser! Or, par définition, la Puissance Publique ne produit aucune richesse! Elle en consomme ... Mieux, même : elle en distribue! C'est d'ailleurs pour ça qu'elle emprunte! Elle ne sait pas dire NON! Un bon Papa Gâteau ... qui ne refuse jamais rien à son fils ou à sa fille!

 

Or, la richesse produite (plus précisément le surplus de richesse produite!) doit d'abord passer dans ses mains pour qu'elle puisse rembourser ... Et, là, la Puissance Publique a un "truc" ... Ca s'appelle l'impôt!

 

Revenons en arrière ... La dixième année, le surplus de richesse produite est, avec une croissance de 2% par an pendant les neufs années précédentes, de 438 milliards d'euros ... qu'il faut donc prélever afin qu'ils viennent s'ajouter au 350 milliards d'euros déjà prélevés au titre des impôts "ordinaires" de l'année ...

 

Nouveau "problème"! Il faut expliquer au contribuable que ses impôts auront plus que doublé entre la première et la dixième année (en Euros constants, bien sûr! sans inflation, sans dérive des prix!) ... Alors que son niveau de vie aura stagné pendant toutes ces années ...

 

Ah! J'allais oublier ...

 

Bien entendu, la population totale du pays , elle, ne doit pas avoir augmenté! Si ce n'est pas la cas, il faut refaire tous les calculs! J'ai pas envie!

 

Vous aurez évidemment compris que cet article, bien que le titre ne semble pas l'indiquer, se rapporte au concept de "partage du temps de travail" que j'ai développé tout récemment ...

 

Je me résume :

1. Partager le temps de travail est désormais une nécessité. C'est une nouvelle façon de développer le principe de "société solidaire" en mettant sur pied une nouvelle méthode de financement de la solidarité. Celle qui existe déjà consiste à prélever des impôts et des taxes de toutes sortes en disant aux chômeurs "Prenez! C'est pour vous ... à condition que vous fermiez vos gueules!".

2. Les dix années dont j'ai besoin pour mettre en oeuvre cette nouvelle culture de la solidarité seront moins douloureuses si on dispose d'une croissance de 2% l'an. Sous cette condition, il n'y aura, alors, aucune progression du niveau de vie pour personne! Mais, au bout du bout, il n'y aura plus de dette publique!

 

Vous n'avez pas tout compris? Rien de plus facile : vous reprenez les raisonnements depuis le début!

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Loubomyr 09/07/2013 17:37


Je me mouille en m'impliquant dans la vie associative locale, au service de l'économie solidaire et sociale ; je me mouille en essayant au maximum de mettre mes actes en accrord avec mes
idées du "Think Global-Act Local"  (limitation dans l'utilisation de la bagnole pour la remplacer par les transports en commun ou marche à pied, acheter mes fruits et légumes de préférence
chez des producteurs locaux plutôt que chez des revendeurs de marchés qui font l'aller retour à Rungis, action de formation en informatique auprès de proches et de proches de proches en échange
de services en matière de bricolage ou autres et j'ai d'autres exemples en réserve ; bref je mets en pratique ce que j'ai déjà appelé ici "la vie en réseau" ainsi qu'une approche politique
de proximité. Dans les billets que je vous ai adressés (ainsi qu'à vos lecteurs) j'ai aussi voulu traduire ce type d'engagement mais pour la réflexion pure, rien ne vaut, je le répète, l'original
; Alors, je le répète, lisezCastoriadis, Lordon, Todd, allez sur le site des économistes attérés, lisez Alternatives Economiques et Terra Eco. Bref faites preuve de curiosité à l'égard des
théoriciens de l'altérité et vous aurrez toutes les démonstrations en faveur d'une autre vision du monde que celle que nous proposent les médias (et dans laquelle vous vous inscrivez à votre
corps défendant) : une vision techno, centralisée et d'experts qui depuis trente ans se trompent ; Je vous signale également le très interessant dernier numéro de Marianne qui nous donne quelques
recettes pour économiser ou redistribuer nos impôts. Je ne suis pas spécialiste pour pouvoir les approuver toutes mais à les lire, je me suis dit que c'ést tellement lumineux (mais aussi facheux
pour bon nombre de politiciens et leur cour) que ce n'est pas étonnant que les cranes d'oeufs (de Bercy et autres spécialistes d'état qui préparent leur reconversion friquée dans le privé
néo-libéral) n'ont pas pu envisager une seule de ces réformes. Ben oui, ce que j'appelle la réforme sanglante, cela a toujours consisté à mettre en place des mesures supportées par le plus grand
nombre au bénéfice de quelques uns dont les "porteurs de projets" sont les obligés. Pour une fois on voit des mesures qui s'attaquent un tant soit peu a pré carré des zélites : il serait
interessant de voir si ces fameuses zélites vont se "réformer" elles mêmes.


La révolution française est née de la coordination de l'imprégnation de la philosophie des lumières et de l'entètement du haut clergé et de la noblesse à maintenir leurs privilèges coute que
coute. Le changement vers une autre société (et pas le changement slogan des socio-démocrates hollandais) se produira par le même phénomène et "je me mouille" en faisant la promotion de ceux qui
sont les lumières de notre temps, ceux dont je vous ai donné et redonné les références.

Jacques Heurtault 09/07/2013 17:45



Bien! Très bien!


Faites moi des articles, s'il vous plait!



Loubomyr 08/07/2013 19:49


Je vous ai cité certaines de mes références : Castoriadis, Lordon, Todd . Alors plutôt que de publier et lire mes pâles copies, il vaut mieux s'adresser aux originaux. Vous voyez bien que nous
allons dans le mur (comme dit un de vos intervenants) et ce, que l'on ait des politiciens de droite ou de gauche. Alors il faut agir autrement et réfléchir autrement et tous ces gens que je vous
cite le feront nettement mieux que moi.

Jacques Heurtault 08/07/2013 20:47



Taratata! Trop facile, ça...


Il faut agir autrement? ... Très bien! Comment? Mouillez-vous! Prenez un maillot de bain si ça vous chante mais vous pouvez vous mouiller SANS maillot de bain! 


Allez, hop!



Loubomyr 08/07/2013 09:51


Bon, c'est bien joli tout ça. Pour améliorer votre raisonnement, vous devriez aller sur le site des économistes attérés http://www.atterres.org/, lire ou relire Cornélius Castoriadis et Emmanuel
Todd. Toutes vos trouvailles "technos" ne sont que des cautères sur des jambes de bois ; pour partager le temps de travail encore faudrait il qu'il y ait du boulot et quand on voit le déclin
continuel de la production manufacturière française depuis 30 ans, on a du mourron à se faire. Pour qu'il y ait croissance, encore faudrait il que les "gens d'en bas" consomment et qu'ils en
aient et l'envie et les moyens!!!!


Tous nos problèmes n'ont qu'une seule cause : les 10% les plus riches sur cette terre se goinffrent toujours de plus en plus ; ils ont tellement de fric qu'ils ne savent plus quoi en faire :
alors avec leurs amis banquiers-croupiers, ils jouent à l'économie casino provoquant des bulles successives qui font des ravages lorsqu'elles éclatent : bulle internet, bulle des subprimes et de
l'immobilier pourri en attendant la prochaine : celle des produits bancaires  dits "produits dérivés". C'est l'application la plus sauvage de ce que les libéraux anglo saxons appellent la
destruction productrice et qu'Attila appelait la guerre et le pillage. Là ou passe l'économie néo libérale, l'herbe ne repousse plus (ou alors c'est des palmiers pour l'agro alimentaire ou de la
canne à sucre pour "du pétrole vert)"!!!! Les pyramides de têtes sont remplaçées par les files de chômeurs et les hordes de mal-nourris.


Alors la solution se doit d'être radicale si l'urgence persiste : nationaliser toutes les banques une fois qu'elles ne vaudront plus rien (le "too big to fall" n'est pas une loi irrémédiable) et
consacrer la plus value à la création et à la redistribution d'autres richesses. Et en attendant, il nous faut nous préparer par les réseaux et la proximité à cette culture de l'altérité et du
partage qui se fera dans la joie et non pas dans la douleur. Nous vivons dans un monde qui provatise les bénéfices et collectivise les pertes : il est temps, grand temps de corriger la balance.
La réforme sanglante est morte, vive la révolution paisible; A bas le néocapitalisme débridé et vive la tansition vers la société du développement durable.


Ne me demandez pas en réponse à ce message quelles sont mes "solutions techniques" : vous les trouverez, bien mieux exposées et argumentées dans les écrits de ceux que je vous ai donné en
référence ci dessus. Qui n'a pas vu un jour Emmanuel Todd démolir avec brio le raisonnement d'un ancien miinistre (qui se dit libéral convaincu alors qu'il ést le champion toutes catégories de la
captation des finances publiques pour les entreprises de se bonne ville de Redon), celui qui n'a pas vu cela donc, ne sait pas ce que c'est que l'approbation jubilatoire de la recherche de
l'altérité!!!

Jacques Heurtault 08/07/2013 10:19



Ben, si! Je vous le demande, justement! Mettez en ligne, pour les ecteurs de ce blog, vos raisonnements ...
Je retiens qu'il faut nationaliser toutes les banques quand elles ne vaudront plus rien ... Parfait! Pourquoi pas? L'ennui, c'est que je ne sais pas comment on fait! A travaers le monde entier,
il y a un tel océan de dettes en tout genre qu'aucune banque ne vaut rien ou presque ...


Si vous voulez vous fendre d'un article sur le sujet sur ce blog, il vous est ouvert! Vous avez ma parole qu'il sera publié! C'est moi qui aurait alors la délicieuse sensation de pouvoir vous
critiquer ... Rien que d'y penser, je m'en pourlêche les babines!


Alain Madelin est-il effectivement maire de Redon? J'ai le moyen de me renseigner à ce sujet! Jean Daumont habite Redon!



GM 05/07/2013 10:17


@ Rivaud : Ne vous sentez pas visé, SVP.


Toute opinion est bonne à dire et je respecte profondément votre point de vue.


 


N'étaient visé que les "porteurs de dogme" actuellement dans les allées du pouvoir.


Parce que pour l'heure, ces braves gens veulent nous construire de force "un homme nouveau", éduqué dès le primaire (bientôt les crèches ?) selon leurs dogmes, formatés tout au long de leur vie à
coup de taxes, d'impôts, de lois liberticides... pour leur plus "grand bonheur", bien entendu et je n'en doute pas.


 


Les francs-maçons l'ont rêvé en 1789.


Mao, Staline, Lénine, Hitler, Pol-pot et tous ceux que vous citez, également.


Voyez où nous en sommes !


Alors l'écologie, figurez-vous que j'étais dans le quarteron de colleurs d'affiche de René Dumont en 1974 (?), sur sa péniche en bord de Seine : Et pourtant je n'avais pas le droit de voter !


"Sensible" dès le début : Mais depuis, je me suis rendu compte qu'on ne peut pas demander à des "pôvres" de s'appauvrir encore plus pour sauver la planète de nos enfants.


Il nous faut de la richesse pour réparer les saccages causés que nous laissons derrière nous.


De la richesse et de la sensibilité...


 


@ Jacques : Le déclinisme par d'un constat, à savoir qu'on ne peut pas toujours et perpétuellement croître.


C'est Mai 68 revisité à l'échelle de la planète dont on a découvert, en décembre 1968 avec le programme Appolo 8, que notre planète était bien petite et bien isolée.


 


Depuis, le dogme "décliniste" s'argumente autour de l'idée de "partager la pénurie", globalement et individuellement, partout et en tout temps.


Ca a commencé avec les RTT (mais nous étions les seuls à tailler dans la seule richesse du prolétaire, futur-pôvre, à savoir sa force de travail, l'exploitation de ses talents et compétences)
alors que partout dans le monde, on faisait à peu-près l'inverse (le fameux plan-Schroder, par exemple).


Maintenant, on en est à repenser "global" et à persister d'empêcher le prolo de s'enrichir pour le faire devenir encore plus pôvre en lui expliquant que plus il consomme, plus il vit, plus en
fait il pollue, dégueulasse son environement et que c'est un comportement infect pour les générations futures.


Ce qui n'est pas faux, mais ça reste un dogme dont on sait aussi que la solution c'est soit tu arrêtes de vivre, soit tu te prends par la main et tu avances à nettoyer ton bourbier.


Perso, je préfgère nettement la seconde solution, parce que c'est la seule qui est porteuse d'avenir en tournant le dos au malthusianisme.


 


Mais bon, on peut ne pas être d'accord avec moi, vous le savez bien : Je prêche souvent dans le désert !



Jacques Heurtault 05/07/2013 14:30



Moi, je ne mets pas Lénine dans le même sac que les quatre autres ... Il faut dire qu'il n'a pas eu le temps! C'est peut-être à cause de ça ...


Question : les "pauvres" d'aujourd'hui sont-ils plus pauvres que ceux d'il y a 40 ans? Je suis certain que non. Îl est vrai que pour justifier l'injustifiable, "ils" ont inventé la pauvreté
relative. En gros, ça veut dire que si le niveau de vie des plus pauvres augmente fortement mais augmente néanmoins moins vite que le niveau de vie des plus riches, alors, les plus pauvres
s'apauvrissent! C'est complètement idiot ...


La seule vraie définition, c'est le panier de la ménagère! Il repose sur une défintion qui n'est pas statistique mais purement consensuelle ... Qu'est-ce vraiment que être pauvre aujourd'hui?



Rivaud 04/07/2013 17:25


"Quand même kon d'être autiste-décliniste"


On est toujours le con de quelqu'un...


J'ai toujours considéré que les dirigeants des années d'avant guerre (celle de 39) étaient des criminels pour ne pas avoir réagit à temps aux provocations et aux manoeuvres d'Hitler pourtant
dénoncées par certains qui n'ont pas été entendues par les "kons" du moment, alors que c'était écrit dans Mein Kamft. Plus près de nous, Khomeni lui aussi a décrit l'islamisation de la France que
nous voyons actuellement, sans que cela n'ait ému grand monde. Il est des évidences qui sautent aux yeux de certains tandis que d'autres regardent ailleurs ou s'en foutent.


Ce sera à vos descendant de juger qui sont les "kons" de notre époque. J'ai mon opinion là-dessus....


Signé: Jean Rivaud - autiste/décliniste assumé -


 

Jacques Heurtault 04/07/2013 18:36



Pas si autiste que ça! je vous connais. Quant au "déclinisme", il faudra, d'abord, qu'on m'explique en quoi ça consiste exactement ...



GM 04/07/2013 17:12


Graine de dixtateur, va !


Spoliateur, en plus, adpete de "prenez donc votre vélo" dixit "la-garde-meurt mais bne se rend pas" qui faisait allégeance totale à "Bling-bling", autre graine de dictateur...


 


Passons : Perso, ce qui me fait baisser ma consommation d'essence, c'est le régulateur de vitesse du "tas de boue à roulette".


Presque 20 %. Même que la première fois, j'ai cru que c'était une hybrid, tellement je n'en revenais pas de faire un Paris-Marseille et retour avec un seul plein.


 


Chacun ses petites-joies.


Si je pompe plus en taxe sur l'essence, figurez vous que je n'irai plus au cinoche, achéterai moins de bouquin (que j'ai en ligne, les deux d'ailleurs). Déjà, je n'achète même plus la presse
quotidienne et j'ai résilié la plupart de mes abonnements techniques.


Je perds moins de temps à lire et plus à bavasser...


 


Merci Monsieur le fiscaliste-indirect : Autant de moins pour le Trésor public et plein d'autres...

Jacques Heurtault 04/07/2013 18:32



Ah! Ah! Ah!


Je croyais que vous aviez changé de voiture?



GM 04/07/2013 15:48


@ Rivaud : Mais sans prognon et en vivant comme des pôvres, on n'arrivera à réhabiliter ce qui doit l'être justement.


Or, le pognon, faut le générer avant de le dépenser... Et pour ça il faut de la croissance et des bras.


 


Dans le temps, dans mon village, on jetait nos ordures dans un terrain vague abandonné.


C'était le régal des cochons. Et puis il y a eu un maire qui estimait que c'était dégueulasse pour les générations futures et il nous a demandé des efforts pour "recycler".


Maintenant, c'est impeccable.


 


Toujours en "Corsica-Bella-Tchi-tchi", nos Super-U, Leclerc et autres ont été les premiers à trouver infâme pour mon maquis d'petre parsemé de pochon en plastic haute-densité.


Il y en avait partout amené par le vent, jusque dans les parcs naturels, les zones protégées et même dans les casiers à langouste.


Il y a 10 ans, ils ont été bannis et on a des grands sacs de matériaux de récupération à un euro en leurs lieu et place, resistants, récupéarbles et qui se plie dans une poche.


Et tut le monde est content : Même pas une subvention ou un réglement, une loi, rien...


 


Alors l'environement, pour moi, c'est un coeur, y compris quand on parle d'atome, mais un coeur qui reste indissociable de tout le reste.


Parce que la terre n'est pas une poubelle et que je rêve d'avoir des voitures électriques à longue autonomie, des avions même et plein de centrales au deutérium pour que l'énergie (qui est
l'autre contrainte au développement), soit abondante et pas cher.


Pour tout le monde.


 


Bon, le deutérium Iter et tout ça, on attendra un peu, mais les centrale au Thorium, c'est pour demain : Nos ingénieurs y travaillent et la technologie des hautes températures est à notre portée.


Et si on avait pas arrêté le super-générateur par anticipation sous la pression des écolos, on y serait déjà.


Mais là, il a fallu former une nouvelle génération d'ingénieur, qui te nous descend de nulle part et aucun engin industriel de démonstration à se mettre sous la dent.


Quand même kon d'être autiste-décliniste, après tout !



Jacques Heurtault 04/07/2013 16:09



Des centrales électriques au thorium ... C'est la première fois que j'entends parler de ça. Et c'est "pour demain", dites-vous? Faut que je mette à jour, fissa!


Perso, je suis sans illusion : si on attend que le marché règle tout de lui-même, ça ne viendra jamais! Donc, pas question de prendre le risque ... Je tiens pour absolument certain que c'est la
forte taxation des carburants qui a poussé les consommateurs à faire attention à leurs porte-monnaie et les industriels à concevoir des moteurs à faible consommation. C'est l'une des principales
missions que j'assigne à la fiscalité : modifier, sous la contrainte du pouvoir d'achat, les comportements. D'où mon goût immodéré pour la fiscalité indirecte accompagnée par une répression sans
faille des fraudes! Même raisonnement pour les radars sur les routes ... (, )



Rivaud 04/07/2013 14:41


@ GM : S'il y a un sujet sur lequel je ne suis pas d'accord, c'est l'état dans lequel nos générations laisseront la terre à VOS DESCENDANTS - Après moi, le déluge, je n'en ai point.  

Jacques Heurtault 04/07/2013 14:43



C'est ce que j'esssaie de lui expliquer mais, comme il est Corse, il est presque aussi opiniâtre que moi!



GM 04/07/2013 11:36


Jacques : Bienvenu en Corsica-Bella-Tch-tchi !

Jacques Heurtault 04/07/2013 14:14



Vous voyez bien qu'on arrive à être d'accord (sur certains sujets mais pas sur tous, hélas!)!



GM 03/07/2013 18:34


@ Jacques : et oui 2 à y voir clair.


 


@ Rivaud :


Faut savoir que la Terre peut aujourd'hui nourrir 12 milliards de personnes. Mais on manque de bras dans certaines zones.


Faut savoir que quand on ira "cultiver" hors-sol en plein mer, on pourra encore multiplier par 3 ce chiffre. Mais on manque de bras et de capitaux.


Enfin il fait savoir qu'actuellement à peine la moitié de la nourriture produite verra une bouche (ou une gueule), tout le reste étant jeté !


Ce qui est énorme.


 


Alors oui, il faudra bétonner (même en mer comme se le propose Monaco 468 hectares à venir conquis sur la mer), comme l'ont fait les hollandais (mais pour faire pousser des tulipes).


Tout ça c'est bon pour les individus, pour les nations, pour les économies de tout le monde.


Il n'y a que les "déclinistes" pour s'y opposer et ce sont ceux-là qu'on a bêtement élus en 2012.


Notez que "les autres", ils n'avaient pas non plus bien compris que ce qui fait l'économie, depuis toujours, depuis l'invention de l'agriculture par nos lointains ancêtres, ça reste avant tout la
démographie.


 


Et s'il n'y a pas assez de "petit-Gaulois", je suis disponible pour toute gauloise qui en a envie... Naturellement !


Mais je n'assure plus le "service-après-vente" : J'ai déjà donné !

Jacques Heurtault 03/07/2013 19:47



Moi, tout ce que je demande, au fond, c'est que le travail ne soit pas reconnu comme un truc qui rend libre!



Rivaud 03/07/2013 11:53


Plus il y a du monde, plus il faut qu'il s'activent pour becqueter, plus
le PIB augmente


Ils s'activent ou ils sont chômeurs... mais ils "becteront", mal, mais ils becteront. Et plus il y a de monde, plus il y a de consommation alimentaire (chez nous et au niveau mondial), plus on
aura besoin de terres agricoles, plus on bétonnera les terres agricoles... 


 


 


 

Jacques Heurtault 03/07/2013 12:59



GM est un productiviste assumé!



GM 03/07/2013 10:26


Assez drôle ces "délires", finalement.


 


Alors 1 : L'actiivité économique d'un pays est lié à sa démographie. Plus il y a du monde, plus il fat qu'il s'activent pour becqueter, plus le PIB augmente.


Exactement l'inverse de ce qu'en disent les "déclinistes", de droâte (le FN) comme de "gôche" (les alter-machins et terra-nova écologiste).


Mais ça on le sait depuis Kondratiev, fusillé par staline...


 


2 : Fates donc une comparaison année par année, à euro constant si possible (c'est possible, je l'ai fait) entre l'accroissement de l'endettement plubic (le passif) et l'accroissement du
patrimoine (les actifs) des citoyens de ce pays.


Il y a corrélation presque parfaite !


Autrement dit la communauté s'est appauvrie au même rythme que les composants de la communauté s'est enrichie.


Cessons les déficits publics demain (on tire un trait sur toutes les niches fiscales et sociales par exemple, non pas en les supprimant mais en les suspendant) et la trésorerie du Trésor revient
à l'quilibre).


Et affectons les droits de succession (donation, préciput et autres) au remboursement de la dette publique.


 


Effets attendus : En suspendant les niches, on bascule l'endettement public des marchés vers l'endettement public détenu par le public en quelques années.


Et l'endettement est assumé au rythme du passage des générations, c'est-à-dire tranquilement en 30 ans.


Plus vite si on remonte un peu les taux de succession et réduit un peu les abattements divers (mais bon, ça pose des problèmes de recouvrement insolubles)


 


Vous voulez de la recette nouvelle dans l'urgence ?


Instaurer donc de la "cotisation sociale sur les produits manufacturés", un peu comme de l'actuelle CSG.


Tout le monde des entreprises la doit (le taux idéal est de 25 % du CA d'après mes simulations) et en sont exonérées toutes les entreprises qui justifient que 95 % de leurs charges (comptes 60,
61, 62, 63 et 68) sont d'origine "sans CSPM, c'est-à-dire d'entreprises exonérées pour acquiter ces sommes dues (sur les produits et services finis ou semi-finis) d'origine "locale".


Mais on peu étendre le "local" à la zone euro...


 


Effet attendu : La relocalisation rapide de toutes nos productions consommées sur place et à terme la disparition de la recette créée par le CSPM pour ne porter finalement que sur les
importations...


Hors matière première et production agricole.


Là, vous aurez forcément de la croissance, parce qu'il faudra bien payer des salariés réimpatriés qui consommeront sur place.


 


Mais bon, ça fait des années que je plaide dans un grand-désert rempli d'absurdités, dont vous vous faites l'écho en "tricotant" sur du 'nimporte quoi, Monsieur mon Conseiller omnipotent !


 


Bien à vous !

Jacques Heurtault 03/07/2013 11:20



Je vous ai dit tout le BIEN que je pensais de votre réforme sur les "produits manufacturés". Vous m'avez convaincu! Vous devriez être content, non?


Le problème, c'est que vous + moi, ça ne fait que deux! Or, il en faut, au moins 20 millions ... Comment comptez-vous faire pour convaincre les 19 999 998 qui manquent?


Vous avez raison d'appuyer là où ça fait mal! Les particuliers s'enrichissent en appauvrissant la Puissance Publique!


Donc, si on créé un impôt sur le patrimoine (chaque personne paie, chaque année, un impôt égal à 0,1% de la valeur des biens dont elle est propriétaire), on a là une source de financement qui
permet d'envisager la supression de l'impôt sur les bénéfices ... que l'on pourrait, d'ailleurs, remplacer par un impôt équivalent sur les pertes! Une entreprise qui fait des pertes doit être
punie car c'est la preuve qu'elle a été mal gérée!


Ce produit de cet impôt sur le patrimoine pourrait être affecté au remboursement du capital de la dette; les intérêts dus seraient financés par un prélèvement d'une autre nature ... Par exemple,
le produit de la "CSG" sur les revenus du patrimoine!


MAIS, avant d'en arriver là, il faut procéder à la DESTRUCTION du principe de l'universalité du budget! Actuellement, tout ce qui rentre est mis dans une seule caisse ... On prélève ensuite pour
financer toutes les dépenses. S'il n'y a pas assez d'argent, on emprunte!


 


Nota bene : il parait que les "tricoteuses" ont beaucoup contribué à la Révolution Française!



Rivaud 02/07/2013 20:46


Je n'ai pas compris et je ne chercherait pas à comprendre tout système basé sur la croissance. Je ne suis pas un adepte du "toujours plus" avec lequel ON VA DANS LE MUR! 

Jacques Heurtault 03/07/2013 09:33



Je reconnais bien volontiers que le sujet est très technique. Il est donc peu passionnant, hélas!


Je suis bien d'accord avec vous : si on continue à faire de la croissance à tout va, on va dans le mur! Aller dans le mur est d'ailleurs une façon de parler puisqu'il n'y a déjà plus de sable
pour faire du béton!


J'ai "simplement" voulu attirer l'attention sur une contrainte.


1. Si on fait le choix de "partager le temps de travail" plutôt que de dépenser des sommes importantes dans le soutien à un nombre croissant de personnes qui sont dans le besoin, cela va,
mécaniquement, se traduire par une diminution du niveau de vie de tous ceux et toutes celles qui ont soit un emploi soit des revenus "appropriés". 


2. S'il y a suffisamment de croissance et que celle-ci est correctement utilisée, on peut, en 10 ans, rembourser la dette publique et partager le temps de travail (donc résorber le chômage de
masse). A condition que, pendant ces 10 années, la stagnation du niveau de vie soit acceptée (ce qui n'a rien d'évident pour la plupart des gens adeptes du "toujours plus")...


3. On pourrait commencer par cesser d'accroitre la dette publique. Pour cela, il faut soit accroitre les impôts pour mettre les recettes au niveau des dépenses, soit diminuer les dépenses pour
les mettre au niveau des recettes fiscales constatées. C 'est de l'arithmétique pure ... Malheureusement, l'arithmétique des élections politiques n'est pas la même que l'arithmétique comptable
des budgets! Quand un gouvernement serre la vis, il perd les élections!