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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

L'âge du départ à la retraite : même ça, c'est déjà compliqué! C'est à croire que c'est fait exprès ...

15 Juin 2013, 10:25am

Publié par Jacques Heurtault

Oui! C'est à croire que c'est fait exprès, dans le but de noyer le poisson, dans le but d'abreuver les citoyens de toutes sortes de données auxquelles ils finissent par ne plus rien comprendre ... Il faut le reconnaitre : quand on ne comprend rien ou quand on ne comprend PLUS RIEN, on est psychologiquement mieux disposé à gober tout et n'importe quoi!

De là à en conclure que c'est fait exprès pour atteindre ce but-là, il n'y a qu'un pas que je franchis sans hésiter.

 

Aussi vais-je essayer, comme d'habitude (du moins autant que faire se peut), d'apporter des éclaircissements peut-être inexacts mais en tout cas sincères.

 

1. SOIXANTE ANS.

Depuis l'origine (1946), il a toujours été possible de partir en retraite dès l'âge de 60 ans alors que l'âge "normal" était de 65 ans. Par contre, quand on partait plus tôt, on subissait un abattement sur le montant de la pension à percevoir du seul fait de ce départ anticipé. Aussi, la revendication qui a accompagné toute ma jeunesse ("1.000 francs minimum; 60 ANS MAXIMUM!") ne concernait en réalité que le départ à 60 ans SANS abattement et non pas le départ à 60 ans "tout court" puisque celui-ci existait déjà.

On notera, toutefois, qu'était sous-jacente l'idée de partage du temps de travail. Il ne faisait aucun doute que dans l'esprit ce ceux qui descendaient dans la rue, c'était bien "Soixante ans maximum!" ... cela voulait dire que, content ou pas, passé soixante ans, on devait laisser la place aux plus jeunes, notamment aux jeunes qui cherchaient un emploi ...

 

2. SOIXANTE DIX ANS.

C'est l'âge à partir duquel, dans le secteur privé, un employeur peut décider, seul, contre la volonté de son salarié, de mettre fin au contrat de travail sans que celui-ci ait le caractère d'un licenciement et donc sans que l'employeur soit tenu de respecter les procédures afférentes au licenciement ni tenu, du même coup, de payer les indemnités légales, conventionnelles et contractuelles de licenciement. C'est évidemment nettement plus qu'une simple nuance car les indemnités de départ à la retraite (légales, conventionnelles, contractuelles ...) sont presque toujours plus faibles que les indemnités de licenciement. Les patrons sont très attentifs à cet aspect car ils sont tous, absolument tous, très près de leurs sous quand il s'agit de le verser aux autres! Ils le sont généralement beaucoup moins quand il s'agit de verser les sous de la société à eux-mêmes.

 

3. SOIXANTE DEUX ANS.

C'est l'âge qu'il faudra avoir atteint, en 2017 (et non pas dès maintenant!), pour pouvoir faire valoir son droit au paiement d'une pension de retraite. IL Y A,  AUJOURD'HUI ENCORE, PLEIN DE DEROGATIONS ... C'est une caractéristique de ce pays, semble-t-il, que de mettre en place une règle sans aller jusqu'au bout de la réforme : il y a, encore et toujours, dès le départ, des dérogations! Une sorte de manie, apparemment... C'est l'ancien âge de départ à 60 ans qui se trouve reculé de 4 mois par an jusqu'à atteindre 62 ans au 1er Janvier 2017. Tout simplement ...

 

4. SOIXANTE CINQ ANS.

C'était l'âge à partir duquel, dans le secteur privé, un salarié pouvait être mis à la retraite, contre sa volonté, sans que cette rupture du contrat de travail ait le caractère d'un licenciement. Cet âge est désormais fixé à 70 ans.

Mais c'est aussi l'âge à partir duquel un fonctionnaire peut être mis à la retraite par son employeur. Cette règle est toujours en vigueur ... Pour l'Etat, la règle des "70 ans" ne s'applique pas! Pour lui, c'est l'ancienne règle de "65 ans" qui s'applique ... Encore une dérogation!

C'est quand même phénoménal, cette propension, cette tendance à vouloir imposer toutes sortes de règles à l'ensemble de la société civile tout en prenant toujours (ou presque toujours) des dispositions qui permettent à celui qui les prend d'en échapper! Pourtant, quand on y réfléchit sereinement, il est, a priori, plus simple de mettre en oeuvre une modification sur une entité plus petite (l'Etat est, nécessairement, plus petit que l'ensemble de la société civile!) que sur  un ensemble plus grand ... Eh bien, non! Les faits permettent de constater le contraire ... Pourquoi? Tout simplement parce que, autre trait caractéristique de l'Etat, quand il edicte une loi ou une réglementation, il s'en tient là, sans mesurer toutes les conséquences que cela peut avoir pour ceux qui doivent l'appliquer sous peine d'être sanctionné par la législation ... En gros, c'est "Démerdez-vous! C'est moi le chef! Un point, c'est tout ...". D'où la tentation, quasi-systématique, de s'exclure des contraintes! Ben, voyons! Pourquoi se faire chier soi-même alors qu'il est tellement plus simple de faire chier les autres? Vraiment, on se pose la question, hein?

 

SOIXANTE SEPT ANS.

C'est l'âge à partir duquel il sera, au 1er Janvier 2017, possible à tout personne demandant la liquidation de ses droits à la retraite de le faire sans avoir à subir un abattement pour carrière incomplète. Le taux applicable sera "50% du salaire annuel de référence". Par contre, s'il manque des trimestres, on continuera à appliquer la règle de proportionalité actuellement en vigueur. Aujourd'hui, cet âge est en train de passer de 65 ans à 67 ans à raison d'une augmentation de 4 mois par année civile (donc six ans pour passer de 65 ans à 67 ans, tout comme pour passer de 60 ans à 62 ans).

 

Suis-je clair? Je l'espère car, franchement, mon niveau de maitise personnelle du sujet ne me permet pas de vous en dire beaucoup plus.

 

Bien entendu, si vous avez des questions, des idées à défendre, n'hésitez pas! Ce blog est fait pour ça ...

Commenter cet article

Loubomyr 18/06/2013 11:24


C'est bien pourquoi nos politiques de droite comme de gauche doivent absolument revoir leurs façon de procéder et leur mode de gouvernance. Sinon nous continuerons sur la voie d'une alternance
UMP/PS pas toujours explicable avec les extrèmes en embuscade au coin du bois. Le choc des égos doit faire place à celui des projets et la recherche du consensus mou au pilotage par objectif. Et
un bon objectif doit être excpliqué, mesuré et mesurable, motivé et motivant. Faute de quoi on retombe dans le catalogue de promesses aussi vaines que mensongères.

Jacques Heurtault 18/06/2013 14:00



Tout cela est bel et bon ... Mais, comment fait-on? J'avoue mon impuissance, parfois!



Loubomyr 18/06/2013 08:33


Pouirquoi se méfier de dispositifs temporaires? A partir du moment où il est clairement expliqué qu'ils constituent la contrepartie de circonstances établies et que la modification des dites
circonstances sera accompagnée de la modification  de sa contrepartie, il n'y a pas de problème. En management d'entreprise, on appelle cela une démarche d'amélioration continue (utilisant
l'ISO 9001 pour la qualité, l'ISO 14001 pour l'environnement et l'ISO 18001pour la sécurité) mais cela ne marche que s'il y a un engagement clair de la direction et une communication (dans les
deux sens) bien établie. En matière de gouvernance, il devrait en être de même, la loi constituant la norme sur laquelle s'appuyer mais si cela ne marche pas en politique, c'est
vraissemblablement parce que le leadership est contestable (et contesté), parceque les engagements ne sont pas bien définis ou compris et parce que la communication entre politiques et électeurs
ne se base que sur des artifices comme des promesses qui ne seront ps tenues.C'est pourquoi toute réforme, quel qu'en soit le domaine d'application, passe aux yeux des citoyens comme un nouveau
cran de ceinture à se serrer, sans y voir de réel progrès ; surtout quand la dite réforme est présentée comme la "der des der", la définitive, la miraculeuse qui sauvera notre miraculeux modèle
français .....

Jacques Heurtault 18/06/2013 11:14



Je ne sais si vous êtes engagé dans la politique et/ou dans le syndicalisme et, le cas échéant, si vous l'êtes depuis longtemps. Pour ce qui me concerne, je peux presque dire que je baigne dedans
depuis mon adolescence, sans toutefois être tombé dedans quand j'étais petit (N'est pas Obélix qui veut!).


Ma méfiance persiste d'autant plus que vous apportez vous-même des éléments de réponse à vos objections qui vont dans le sens qui est le mien.


Y a t-il un "mal français"? Je vais finir par croire que oui.


Prenons un seul exemple : le droit au travail ... Nous sommes probablement le seul pays de l'Union Européenne à retenir ce principe! A ma connaissance, tous les autres retiennent celui de "droit
de travailler", ce qui n'est pas du tout la même chose! Dans le premier cas, la Société civile (c'est à dire - même si c'est faux - l'Etat ...) DOIT fournir un travail. Dans le second cas, nul ne
peut interdire à quiconque de travailler. On n'est pas du tout dans la même sphère selon que l'on s'appuie sur le premier concept ou sur le second!


Il faut que nous cessions, collectivement, nous, les Français, de nous prendre pour le nombril du monde, de vouloir donner des leçons à tout le monde ... La France ne peut pas vivre et se
développer sans le reste du Monde! Le monde, lui, peut très bien fonctionner et se développer sans la France!


Dernier exemple en date, en prenant la liberté de sortir du sujet de cet article : l'exception culturelle dans les négociations commerciales Etats Unis/ Europe! Cela nous vaut d'être qualifiés de
"réactionnaires" par Barroso ...



Loubomyr 17/06/2013 21:57


Dans les dix à vingt ans qui viennent, les partants en retraite seront (très) loin d'avoir tous bénéficiés d'amélioration des conditions de travail. C'est pourquoi il convient, au moins dans un
premier temps d'intégrer cette notion de pénibilité, mesurée objectivement, dans le calcul du départ en retraite. par la suite, les statistiques du ministère du travail (qui entre autres
comptabilise les mesures de prévention mises en place en entreprises, branche par branche) permettront de modifier cette intégration.

Jacques Heurtault 18/06/2013 08:12



Je me méfie des dispositifs mis en place "temporairement". Ce qui est en jeu, c'est l'octroi d'une telle prise en compte à des professions entières et non pas à quelques personnes fussent-elles
plusieurs dizaines de milliers chaque année!



Loubomyr 17/06/2013 12:34


Pour avoir travaillé en conseil et formation auprès des entreprises en matière de management de la sécurité au travail et réponse aux obligations légales, je puis vous affirmer que :


1/ il y a vraiment moyen de faire rimer hygiène et sécurité au poste de travail avec gains de productivité, pour peu qu'on se donne la peine d'y réfléchir.


2/ la pénibilité au travail n'est pas une notion abstraite et subjective : différentes méthodes existent pour mesurer et remédier (ou au moins diminuer) à des problèmes tels que troubles Musculo
squeletiques, stress au travail, ergonomie du poste de travail.


De plus, lorsque de telles actions sont mises en place, en particulier dans des métiers sous tension de recrutement, comme le bâtiment ou certains secteurs de l'alimentaire, cela participe
largement à améliorer le climat social  et peut même devenir un argument pour recruter dans l'entreprise. Les outils sont donc validés par l'expérience et il sera facile de les inégrer dans
une réflexion sur la pénibilité au travail et les conséquences qu'elle peut avoir sur la durée de carrière et l'age de la retraite.

Jacques Heurtault 17/06/2013 15:51



Je suis mille fois d'accord pour lutter avec la plus grande énergie contre les causes des maladies professionnelles, les dangers au travail, etc ...


Justement, prendre en compte la pénibilité pour "avantager", au niveau de la retraite, ceux et celles qui ont eu une carrière pénible, n'est-ce pas pousser à accepter une carrière pénible afin de
pouvoir partir en retraite plus tôt ou bien bénéficier d'une meilleure pension?


Je préfère, de très loin, que l'on prévienne la pénibilité au travail plutôt que l'on "guérisse" les effets de cette pénibilité par des bonifications qui seront sujettes à des querelles à n'en
plus finir ("Pourquoi eux et pourquoi pas moi?").


C'est dans cet esprit que je suis favorable à la suppression de la prime de travail de nuit et que je lui préfère la réduction du temps quotidien de travail de nuit dans la même proportion (33%).



Loubomyr 17/06/2013 09:21

 

Le président Hollande s'est engagé hier à la télé à augmenter la durée de cotisation mais pas l'age légal de départ à la retraite, assorti d'un non changement des régimes spéciaux. Voilà ce que
les socialistes de gouvernement appellent une réforme juste!!! Une réforme qui maintient des disparités et qui prolonge les efforts des plus faibles sans toucher aux avantages des mieux lotis.
Pour moi, une réforme juste en la matière c'est sur ce sujet :


1/ Supprimer tous (y compris ceux des politiques) les régimes spéciaux.


2/ Harmoniser les retraites du privé et celles du public et assimilé en faisant une moyenne tant sur le plan de la durée que de l'âge légal de la retraite.


3/ Prise en compte de la pénibilité au travail suivant l'expertise du ministère du travail.


4/ A partir de ces données, simuler les dépenses engendrées et réajuster à la hause ou à la baisse sur une périodicité de cinq ans, par exemple.


Etant donné qu'une "réforme" est à l'heure actuelle à peine mise en route qu'il faut songer à la remettre sur la table, un tel processus ne changerait rien quand à aa mise en oeuvre par nos
experts et politiques, mais au moins on saurait où on va et nos gouvernants seraient bien pbligés de s'expliquer, quels qu'ils soient, sans penser qu'ils ont toujours la possibilité de refiler la
pattate chaude aux suivants. Si (comme le disait Rocard), il y a de quoi faire sauter trois gouvernements avec une vraie réforme de la retraite, autant l'assumer une bonne fois pour toutes; Je
suis certain que les français seraient vraiment reconnaissants à ceux qui aurraient le courage de cette politique. Mais le courage en politique .................


 

Jacques Heurtault 17/06/2013 10:42



Je suis en parfait accord avec vos deux premeirs objectifs! Je m'interroge sur la pénibilité, notion très vague, difficile à définir, ouvrant la porte à tous les abus.


Dès lors qu'on est d'aacord sur les objectifs, le reste devient de la "technique" qui exige du TEMPS. Ce n'est pas une source de problèmes ...



GM 17/06/2013 09:01


Non, c'est clair.


Reste que l'âge n'est qu'un des paramètres...


 


 

Jacques Heurtault 17/06/2013 09:13



En effet ... Il y a aussi le niveau des cotisations, le niveau des prestations, l'ampleur des "droits dérivés", surtout ceux qui n'ont pas été cotisés. ... Il y a de la marge! Beaucoup de marge!
Reste à obtenir des précisions sur les choix politiques ... On en saura plus dans quelques mois.



Jean Daumont 16/06/2013 10:58


Je retiens l'allusion de votre 1er commentateur : un système par points, trop long à expliquer dans un simple commentaire : voir mon article sur la réforme des retraites où je citele texte d'un
économiste...

Jacques Heurtault 16/06/2013 11:17



Il est de plus en plus évident que c'est LE système qu'il faut retenir et généraliser.


Il est né un certain 14 Mars 1947 lorsque les partenaires sociaux ont construit la retraite complémentaire des cadres pour leur permettre d'avoir une retraite pour la partie de leur salaire qui
se situait au dessus du "plafond" de la Sécurité Sociale.


A l'origine, ce "plafond" était un plafond d'exclusion. C'est à dire que toutes les personnes qui gagnaient plus que ce "plafond" étaient exclues de la Sécurité Sociale dans son ensemble. Il est
devenu un plafond d'inclusion. C'est à dire que tout le monde était intégré DANS la Sécurité Sociale mais seulement à concurrence du "plafond"... d'où l'idée de mettre sur pied un système de
retraite spécifique qui ne concernait que les cadres, puis, bien plus tard, les techniciens.


Fort du succès de la formule, en 1961, soit 14 ans plus tard, les partenaires sociaux ont mis sur pied un système de retraite complémentaire pour les non-cadres ...


Rien n'arrive par hasard, comme un cheveu sur la soupe! Tout a une cause parfaitement légitime à l'origine. C'est le défaut de mise à jour et l'oubli de repenser le système qui, avec le temps,
vieilli et devient plus ou moins obsolète qui provoque les difficultés ... C'est inévitable. Il faut, simplement, procéder à une refonte d'ensemble car cela s'avère plus simple que de bricoler de
nouvelles mises à jour.



il Rève 16/06/2013 07:29


Beaucoup de clarté dans cet obscur objet de polémique que constitue les retraites.


Mais il ne peut pas être question de réduire le choix du départ uniquement à l'age.


Le montant de la pension à percevoir est déterminant pour celle ou celui qui doit décider.


Et c'est un mensonge que de dire que l'on peut partir en retraite à 60 ou 62 ans quand : on a commencé à travailler à 28 ans, on a eu des CDD pendant plusieurs années . . . avec un salaire
mansuel de 1200 € la dernière année.

Jacques Heurtault 16/06/2013 10:17



Vous avez tout à fait raison! Il y a plusieurs autres paramètres ... Notamment, c'est évident, le montant évaluable de la retraite ...


Pour ma part, je défends l'idée selon laquelle la retraite à percevoir doit être le reflet exact de toute l'activité professionnelle du futur retraité. Pour cela, il faut donc exclure tout ce qui
n'en relève pas d'une part, unifier les "assiettes" de calcul, d'autre part et unifier les taux de cotisation pour une troisième part.


Aujourd'hui, on est encore très loin du compte!


Le problème que vous soulevez est bien réel et je comprends parfaitement le "raisonnement" qui est tenu par certains à savoir : "J'ai, moi aussi, travaillé toute ma vie; j'ai donc droit à la même
retraite que les autres." Si on retient ce raisonnement, il faut alors partir sur une autre base de raisonnement, une autre base de financement ... La même retraite pour tout le monde, financée
par l'impôt. C'est ce qui se passe aux Etats Unis! La retraite fédérale est financée par l'impôt fédéral ... Vaste débat! Il n'est pas d'actualité, à mon avis.



Rivaud 15/06/2013 20:37


Vous trouverez des explications sur les tontines dans Wikipédia mieux que je pourrais le faire, ainsi qu'en entrant le mot dans Google.


Pour une retraite complémentaire, la formule resterait à mettre au point, de préférence sans que cela soit une usine à gaz. Par exemple des individus du même âge s'associeraient, chacun
cotiserait, l'argent récolté placé, et à un âge défini (65 ans par exemple) jusqu'au dernier décès le capital commencerait à être distribué. C'est sous une autre forme l'application du principe
actuel des retraites où ce sont les survivants qui touchent ce qui ressemble à une rente viagère sur le capital représenté par le cumul des prélèvements sur ses salaires au cours de sa vie
professionnelle et finalement pas du tout à une répartition des cotisations des actifs qui n'entrent pas dans le calcul. Si c'était le cas, on réparti un point c'est tout,
l'indexation n'aurait pas lieu d'être.

Jacques Heurtault 15/06/2013 23:27



Je vais essayer d'examiner ça ... mais pas ce soir! Dodo!



Rivaud 15/06/2013 17:28


            N’y a-t-il pas dès sa création malentendu sur « la retraite par répartition » ?


S’il y a répartition, c’est l’argent des cotisations des actifs, et lui seul, qui doit servir à payer les pensions au prorata des droits acquis. Si ce principe est strictement appliqué tout
déficit est à exclure : distribution de la récolte et c’est tout. Un système d'acquisition de points est préconisé par certains pour déterminer les droits.


            Quelque soit la règle, elle fonctionne grâce aux décès prématurés de ceux qui auront versé à fond perdu. Alors pourquoi pas un système de
« tontine » ? Cela me semble envisageable au moins pour la retraite complémentaire.


 


            

Jacques Heurtault 15/06/2013 18:42



Un système de "tontine" ... C'est à dire? Je suis preneur de vos explications. Merci!


Répartir la récolte est effectivement le fondement de la retraite par répartition.


Toutefois, il n'est pas interdit de prévoir un "matelas" de quelques années pour faire face aux coups durs (une crise qui dure et qui perdure, par exemple!). Il faut profiter des vaches grasses
pour mettre, collectivement, de l'argent de côté quand on sera en période de vaches maigres ... Pur bon sens que tous nos "anciens" maitrisaient parfaitement!