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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

La recherche du bonheur est-elle mesurable par la Production Intérieure Brute

16 Novembre 2013, 11:55am

Publié par Jacques Heurtault

J'ai sollicité un de mes lecteurs régulier pour qu'il apporte sa contribution à la rédaction de ce blog.

Il m'a prié de bien vouloir insérer un article qui traite d'un sujet essentiel : peut-on mesurer le bonheur? Et si oui, comment doit-on s'y prendre? L'indicateur macro-économique communément appelé P.I.B. et qui signifie, selon vos envies, "Produit Intérieur Brut" ("LE" PIB) ou bien "Production Intérieure Brute" ("LA" PIB) est-il un indicateur pertinent?

 

Il vous appartient de vous faire votre propre opinion.

 

Début de citation :

 

"La recherche du bonheur est-elle mesurable et soluble dans le PIB?


Il fut un temps (que certains nostalgiques regardent avec envie) où la croissance venait toute seule ; c’était celui des "Trente Glorieuses" : la croissance exprimée en terme d’évolution du PIB à deux chiffres permettait l’investissement des entreprises et aux syndicats d’avoir « du grain à moudre » pour les salariés. Puis vinrent les premiers temps difficiles avec comme origine la première crise de l’énergie (tiens, tiens c’est symptomatique) ; les gouvernements qui se donnaient encore l’illusion d’avoir une emprise sur l’économie par des mesures techniques dopaient cette croissance soit par une stimulation de la demande, soit par une stimulation de l’offre, en fonction de l’idéologie dominante et de la pression du bon peuple ou des dirigeants d’entreprises. Se faisant, ils dépensaient de l’argent, creusant un peu plus le déficit avec les autres mesures comme la multiplication des strates du millefeuilles administratif, l’entretien de troupes de ministres, de députés et sénateurs pléthoriques, la création de machins, zinzins, hauts comités et autres officines de reclassement des copains désavoués par le suffrage universel.(J’arrête là, car la liste est longue comme un jour sans pain et les rapports de la cour des comptes n’y ont jamais rien changé). Et la croissance n’était plus qu’à un seul chiffre..... 

En parallèle, la plus-value apportée à l’actionnaire devenait l’alpha et l’oméga de la « gouvernance » d’entreprise et la crise, à coups de délocalisations intempestives, se prolongeait, se transformait en un long calvaire dans lequel le mot réforme signifiait à chaque fois un cran de ceinture à serrer. C’est  alors qu’un clown égotiste, prince de la politique gesticulatoire  entouré de génies de la com’ vendit une dernière illusion : travailler plus pour gagner plus, en promettant d’aller chercher la croissance avec les dents !!! Les dents étaient fort longues, il est vrai, mais à part rayer le parquet du yacht de son copain ou ceux des palais de la République, rien n’y fit. Au contraire le déficit se creusât comme jamais. Et la croissance balbutiait.....

Cette sacro-sainte croissance est aujourd’hui bien en berne et depuis qu’un « homme normal » a voulu la prendre en charge, rien ne va plus - sauf la stimulation neuronale des cranes d’œuf de Berçy pour la création d’impôts et taxes que plus personne ne supporte.  Et c’est à un spectacle désolant auquel on assiste : les experts économiques (qui se sont toujours trompés) (NB1) en sont maintenant à analyser des chiffres de PIB en millièmes et non plus en centièmes ; Le moindre frémissement à la hausse nous indiquerait que le « modèle économique » est bon et la moindre baisse signifierait que ce n’est pas si grave, tout va très bien, madame la marquise, dormez braves gens, on s’occupe de tout. Eh bien non ! Assez ! Assez de ce langage unique ! Assez de toutes ces simagrées et autres « moscovicinades » ou « montebourgeries ». Et je ne parlerai pas ici des « copétruismes » et autres visions « fillonesques », parce que c’est mauvais pour ma tension ! Il serait temps que nos politiciens, gavés à la com’ et sous influence des  lobbies et réseaux divers, se transforment enfin en hommes politiques. Assez de la dictature financière  et de ses baromètres que sont le PIB, le déficit extérieur et celui du budget. Il est temps de faire preuve d’altérité et de se guider en France et en Europe avec d’autres référentiels, d’autres logiciels, d’autres indicateurs.

Le PNUD a par exemple créé l’IDH, l’indice du développement humain, dans lequel la France se place en 20ème position alors que la Norvège, l’Australie et les Etats Unis constituent le tiercé gagnant de 2013.

L’OCDE a créé l’indicateur du mieux vivre et un outil que chacun peut paramétrer en fonction de ses propres critères. Avec les critères dominants suivants (sur onze existants) : Education, Création de lien social et Environnement, j’arrive au quinté gagnant : Suède, Australie, Norvège, Danemark, Canada alors que la France se classe 18ème, coincée entre l’Allemagne et la Slovénie.

Ben dis donc ! Norvège et Australie sont en tête de peloton avec deux référentiels différents! et pourtant leurs modèles économiques et sociaux sont loin de se ressembler : on paie beaucoup d’impôts dans les pays nordiques et le libéralisme économique est le guide suprême en Australie. Alors ? Alors, c’est bien la preuve que la performance d’un gouvernement à la seule aulne des outils traditionnels n’est plus envisageable. C’est bien la preuve qu’il faut se donner un grand dessein, se forger un destin dans une Europe qui mettrait le holà au dictat du néolibéralisme mondialisé et aux injonctions des banksters et autres Gargantua de la finance. Il est temps de se doter d’un autre modèle, avec d’autres outils.

 Il existe un petit pays, le royaume du Bhoutan, qui s’est donné un projet de société dans lequel le résultat de l’action gouvernementale et royale est mesuré avec un instrument : l’Indice du Bonheur  National Brut. Ce petit pays a même eu l’outrecuidance de proposer son système aux Nations Unies ! Alors rêvons un peu : et si l’Europe, première puissance économique mondiale, donnait enfin l’exemple en mettant réellement l’homme au cœur de son projet et de sa gouvernance ?  Il faut en finir avec le mythe d’une croissance infinie ; il faut apprendre à vivre avec une croissance faible ; il faut en finir avec le « toujours plus » ; il faut enfin mettre en œuvre le « toujours mieux ». Mais on peut toujours me dire : comment mettre en oeuvre le toujours mieux? Eh bien, cela peut faire l'objet d'un autre article .............

(NB1) les experts économiques qui se sont toujours trompés ; cette définition frise le pléonasme et s'applique à tous les experts qui expertisent à longueur d'années dans les médias les plus en vue. Je ne parle pas là de ceux - qu'on invite très rarement - comme les économistes attérés ou les représentants de la Fondation Roosevelt 2012.
(NB2) : Si vous souhaitez en savoir plus sur l’indicateur du mieux vivre de l’OCDE  et l’utiliser selon vos propres critères il vous suffit de taper  OECDbetterlifeindex dans Google

 

Loubomyr

 

Fin de citation.

 

Pour cet article, je deviens un commentateur parmi d'autres. Bien entendu, conformément à la loi, je suis et reste le responsable devant elle du contenu des articles ainsi que des commentaires. (Cet article n'a donc pas de contenu répréhensible au yeux de la loi ...).

Tout aussi évidemment, la responsabilité intellectuelle du contenu de cet article incombe à Loubomyr.

Commenter cet article

loubomyr 19/11/2013 09:49


Pour compléter la parabolle, de l'ane, de la carotte et du baton, il est facile de deviner la fin : l'ane qui n'est pas une animal "bête", va se lasser s'il n'a pas de temps en temps le droit de
mordre dans la carotte et il n'avancera plus!!! Autrement dit, une direction d'entreprise stopera ses démarches si elle n'en reçoit pas la juste rémunération en terme de retour sur
investissement.Et on peut pousser très loin ces démarches. j'ai vu par exemple une entreprise très connue dans la production de stores et fenètres, investir dans un poste d'ergonome avec une
double mission : trouver une organisation du travail en chaine permettant à la fois de réduire les temps de fabrication de chaque unité produite et de diminuer les risques de TMS dus à une
activité répétitive. Le CHSCT dvait être associé à l'étude et par la suite, le réaménagement des postes de travail devait être conduit en accord avec les salariés car cela n'aurrait servi à rien,
bien au contraire, de déclarer qu'à partir d'un instant T, c'était comme ça et circulez, y'a rien à voir!!!!! L'implication de tous depuis la direction, jusqu'aux opérateurs, cela aussi c'est du
management! Combien de communautés de travail ont compris cette nécessité?

Jacques Heurtault 19/11/2013 11:41



Encore trop peu, hélas!



loubomyr 19/11/2013 09:25


Les différents intervenants officiels pour la sécurité (la CRAM, en particulier et l'inspection du travail) en entreprise manient les deux armes : la carotte et le baton. mais les solutions se
trouvent toujours dans l'entreprise et il faut vraiment qu'il y aie un déclic, une prise de conscience de la part de la direction pour que le problème soit pris à bras le corps : cela peut être à
l'occasion comme dit plus haut d'accidents ou d'incidents répétés, d'arrèts de travail intempstifs, voire même d'un conflit. Autre exemple : j'ai vu une cave de champagne se décider à mettre en
oeuvre une démarche sur la "prrévention ds risques liées à l'activité physique" et troubles musculo-squeletiques parce que les syndicats menaçaient de faire une grève, comme l'année précédente,
au moment des vendanges. La démarche, conduite par consultant externe puis relayée par la responsable sécurité et le CHSCT, la démarche n'a pas tardé à donner ses fruits, tant sur le plan qualité
de vie au travail, bien être des salariés que sur le plan de la productivité ; c'est à un point tel qu'au bout de trois mois, alors que toutes les solutions trouvées et programmées n'avaient pas
encore été mises en oeuvre, que la dite direction a déclaré à mon collègue : mais pourquoi, est-ce qu'on n'a pas fait cela avant? Le problème, en fait, c'est que les entreprises voient souvent
les obligations en terme de sécurité comme une containte, une obligation qui coûte avec par exemple des CHSCT régulièrement élus mais qui ne servent à rien. Pour passer du "Combien ça coute" au
"Combien ça coute et combien ça rapporte", ce n'est pas facile, car dans la tête des dirigeants d'entreprise (comme dans celle de tout homme), la résistance au changement est une norme de
conduite très répendue.......

Jacques Heurtault 19/11/2013 09:40



J'apprécie tout particulièrement votre dernière phrase! Cela n'enlève rien à tout ce qui précède, bien évidemment ...


"La résistance au changement est une norme de conduite très répandue ..."



loubomyr 18/11/2013 22:55


Il en est de la sécurité en entreprise comme de la qualité et de l'environnement : il s'agit d'une question de management. Lorsque l'on manage intelligemnt la sécurité, tout le monde y gagne :
les salariés et l'entreprise qui non seulement ne doit plus financer le surcout du aux accidents mais aussi voit son taux de cotisation (pour les entreprises de plus de 100 Salariés) diminuer. Il
ne faut pas non plus oublier le fait qu"un travail effectué en sécurité fait gagner en productivité. Voici un exemple vécu en entreprise de construction d'éléments béton pour le BTP:


Un taux d'arrèts maladie important est constaté chez les ouvriers qui utilisent les chariots élévateurs. Une enquète révèle que :

Ces chariots sont mal entretenus (ce qui coûte en terme d'entretien) et ne sont pas garés dans un parking réservé après chaque utilisation.

Ces chariots ont été équipés de pneus pleins (!!!) pour éviter les crevaisons dans les très nombreux nids de poules de la cour de l'usine.

Les utilisateurs courent toujours après les chariots (puisqu'ils ne savent pas où ils se trouvent) puis foncent une fois qu'ils sont dessus et en particulier sur les nids de poules ; ces
utilisateurs, lorsqu'ils ont vraiment mal au dos, se mettent en arrèt maladie et il faut les remplacer par des intérimaires.

Si vous cumulez les coûts indirects et directs de cette situation qui perdure et s'auto entretient, on atteint rapidement de grosses sommes (et ce n'était pas le seul disfonctionnement dans
l'usine)



La solution préconisée par le consultant :


Créer un lieu de parking obligatoire pour les chariots

Créer une procédure de prise en charge et de remise de chariot, quelle que soit la durée d'utilisation, avec signature à la prise et à la remise.

Refaire la cour en supprimant les nids de poule et doter les chariots de pneus avec chambre à air.

La direction a accepté toutes les mesures, même l'investissemnt pour refaire la cour car elle a bien compris que ce chantier innomable était préjudiciable à l'image de marque de l'entreprise
lors des visites des clients.



Au résultat l'entreprise a gagné sur tous les tableaux et le arrèts maladies pour mal de dos ont fondu comme neige au soleil. C'est à partir de cette expérience que l'entreprise s'est vraiment
mise à manager la sécurité sur le lieu de travaiL.


Voilà ce que l'on peut appeller du management de la sécurité. Malheureusement les entreprises sont assez mal loties sur ce sujet ; leurs directions ont toujours de bonnes raisons pour prétendre
qu'elles n'ont pas le temps, qu'il faut avancer avec la tête dans le guidon ... Et c'est en général à l'occasion d'un gros pépin ou d'une succession d'incidents ou d'arrèts maladie perçue d'abord
comme incompréhensible que l'on commence à se poser des questions puis à trouver des solutions. Des histoires comme celle là, j'en ai des stocks!! Mais c'est sans doute la plus représentativ,
voire même caricaturale; Alors oui, j'en suis certain on peut faire rimer sécurité et productivité sur le lieu de travail!!!!

Jacques Heurtault 19/11/2013 01:07



Cela suppose un changement du regard managérial ... Autrement dit des patrons tournés vers l'avenir ...


Pour les y aider, faut-il une politique de la carotte ("c'est bien, voilà une carotte!") ou bien une politique du baton ("c'est mal, voilà un coup de bâton!") ou bien encore une politique de la
carotte et du bâton, la méthode consistant alors à attacher une carotte au bout d'un bâton,  à monter dans la charette tractée par l'âne puis, enfin, à présenter le bâton (avec la carotte au
bout!) à l'âne, si bien que l'âne avance pour saisir la carotte mais ce faisant la carotte s'éloigne d'autant, le cycle recommençant à l'infini jusqu'à ce que l'âne se rende compte qu'il n'aura
jamais la carotte?


Quelle est la meilleure méthode?



loubomyr 18/11/2013 10:04


Que plus de dix ans après leur mise en oeuvre, certains en soient encore à argumenter sur la responsabilité des 35 heures dans nos malheurs, il y a de quoi s'inquiéter sur la réalité de
l'argumentation FACTUELLE en politique!!! La vérité, c'est que la vie (economique, sociale, politique ...) est faite de contraintes qu'il faut affronter, dépasser et transformer en opportunités.
Sinon, on meurt! En France, nombreux sont ceux qui meurent en criant "C'était mieux avant" Aujourd'hui, en France, comme la rengaine sur les 35 heures ne fait plus tellement recette, le MEDEF et
ses affidés sont en train de nous imposer une autre "strory-telling" : tous nos malheurs viendraient d'un coût du travail trop élevé par rapport à nos concurrents et partenaires.


A cela je réponds deux choses :


1- Le coût du nom respect des rêgles de sécurité en entreprises industrielles (un accident ou incident entraine arret de la production, congé accident, recours à intérim) correspond au final à la
moyenne du bénéfice net (après impots, incestissements et remunération des actionnaires) des dites entreprises. Ce coût est encore plus élevé dans les entreprises du bâtiment.


2- Le coût exhorbitant de l'actionnaire n'est, lui, jamais cité comme une cause de problème!!!


Alors les braillards du MEDEF (qui se prennent pour des entreprenneurs mais ne sont que des patrons) et de leurs porte parole déguisés en experts qui expertisent ou journalissssses qui commentent
à la télé, alors oui, tous ces gens là feraient mieux de commencer à balayer devant leur porte et chercher des solutions avant de toujours mettre en cause les mêmes : l'état et le salariés!!!

Jacques Heurtault 18/11/2013 12:10



Il me faut des arguments plus convaincants ... Plus chiffrés, notamment! Comment fait-on pour mettre en oeuvre ce que vous préconisez? Merci de me donner une réponse technique ...


Faut-il augmenter les cotisations des employeurs ou bien faut-il SYSTEMATIQUEMENT mettre en prison les employeurs qui sont responsables de la mort de certains de leurs employés? Dans un cas, on
dilue la solution en déresponsabilisant des entreprises (ce ne sont pas les dirigeants qui paient avec leurs deniers personnels!), dans le second cas, on fait peur aux entrepreneurs et on
"purifie" le milieu de toute une pourriture ... ciblée.



Jean Daumont 18/11/2013 09:17


C'est bien là tout le problème ...Qui disait "Travailler plus pour gagner plus" ?...Davantage de travail et des salaires plus élevés ...Augmentation du pouvoir d'achat parallèlement à une
pruductivité accrue ...Et l'indice de croissance montera ...Mais je crois que , par erreur, je suis en train de parler de l'Allemagne...

Jacques Heurtault 18/11/2013 12:00



En Allemagne, on a commencé par REDUIRE le temps de travail AVEC REDUCTION CORRELATIVE DES SALAIRES ... En France, on a voulu 35 heures payées 39 et on a construit une usine à
gaz pour ça ... C'est un autre monde!



GM 18/11/2013 08:45


Midi à 14 h 00 ?


Mais c'est l'heure dété, ça !


 


Tout kon : Un simple décret y a suffit...

Jacques Heurtault 18/11/2013 11:58



Parfaitement d'accord! Je crois, cependant, que Jean Daumont a utilisé cette formule dans un autre registre ... "Une façon de parler" ... Pas besoin de raisonnements compliqués voulait-il dire :
juste un peu de bon sens ... (selon lui, bien sûr!).



GM 18/11/2013 08:43


Loubomyr se trompe sur un détail.


Dans les années 70 (et avant et ancore un peu après, on comptait l'économie en PNB et non en PIB...


Le PIB c'est la somme des "Valeurs-ajoutées" (en principe solvables, mais pas toujours avec des corrections techniques plu ou moins justifiées.


Le PNB mesurait les chiffres d'affaires, solbable ou non d'ailleurs : Perso, je passais un "avoir" quand le client ne payait pas, tellement on perdait son temps à aller chercher son pognon pour
des néfles...


 


Pour le reste, tous ces chiffres ne sont que des indicateurs et ne veulent représenter que ce qu'on veut leur faire dire.


Comme tous les chiffres.

Jacques Heurtault 18/11/2013 11:56



On a adopté le PIB aux lieu et place du PNB essentiellement à cause de l'internationalisation croissante de l'économie mondiale et parce qu'il fallait que les normes de comptabilité nationale
soient compatibles entre les principaux pays développés.


Non! Tous les chiffres ne peuvent pas être interprétés n'importe comment ...


En matière de chômage, par exemple, on devrait, pour montrer le refus de toutes manipulations, partir du premier résultat essentiel : le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi, toutes
catégories confondues, non corrigées des variations saisonnières. Pôle Emploi dispose de la liste nominative, chaque jour, accessoirement chaque minute ... de toutes les
personnes inscrites dans ses fichiers. On nous objectera que ... c'est confidentiel! Ben voyons ... Qu'à cela ne tienne, il suffit de programmer que l'édition de cette liste peut se faire, sur
demande, en occultant le nom, le prénom et l'adresse ... Pour renforcer la sécurité, il suffirait que le Code Pénal prévoie le punissement très sévère de toute transgression de ce secret légitime
(1 an de prison ferme, révocation définitive de la fonction publique avec privation des droits à la retraite, etc ...). Cependant, on constate que ça ne se fait pas! Pourquoi? Tout simplement
parce que cela permettrait d'accéder à la VERITE CRUE des chiffres! 



Jean Daumont 16/11/2013 15:32


Il n'y a pourtant pas de quoi aller chercher midi à 14 heures ...Allez voir plutôt du côté des 35 heures ...

Jacques Heurtault 16/11/2013 17:58



En admettant que ce soit vrai (ce que je ne pense pas du tout!), que faut-il faire pour trouver Midi à Midi et pas à Quatorze Heures? Augmenter la durée hebdomadaire du travail SANS augmenter les
salaires? Il ne faut tout de même pas perdre de vue que :


1. On ne trouvera personne parmi les salariés pour accepter cela.


2. C'est de toutes les façons complètement illégal!


Par contre, augmenter la durée du travail en augmentant corrélativement le salaire mensuel net est techniquement possible car, en droit du travail, le travail se paie à l'heure ...



Rivaud 16/11/2013 13:17


Quoi de plus simple que le bonheur: "c'est se contenter de ce que l'on a"

Jacques Heurtault 16/11/2013 17:53



Hum! Autrement dit, les pauvres doivent rester pauvres et, alors, ils auront le bonheur ... Pas sûr que ça convienne à tout le monde, ça!