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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Lampedusa : où est la "tragédie"?

4 Octobre 2013, 11:40am

Publié par Jacques Heurtault

Que savons nous du naufrage d'un bateau au large de Lampedusa?

 

1. Il ne s'agissait pas d'une barque ou d'une chaloupe mais d'un bateau capable de porter - parait-il - 500 personnes. Il est vraisemblable que ce bateau ne pouvait en transporter que quelques dizaines, disons 150 ...

 

2. La plupart des "passagers" venaient non pas de Lybie, d'Egypte ou de Tunisie mais de ... Somalie. Regardez une carte et vous comprendrez ... Tout le monde sait que des évènements attentatoires aux libertés ont lieu, depuis plusieurs mois dans chacun de ces trois pays. Tout le monde sait que ces trois pays sont à quelques centaines de km (moins de 200 en ce qui concerne la Lybie) des côtes italiennes (Lampedusa). On peut donc concevoir que des personnes, pour se protéger, veuillent se réfugier en Italie (en réalité dans un pays membre de l'Union Européenne, l'Italie étant le plus accessible).

 

3. Un uluberlu, pour attirer l'attention des gardes-côtes italiens, a mis le feu à une couverture ... Vient immédiatement à l'esprit une simple question : "Comment peut-on être aussi con?"

 

4. Le navire s'est vraisemblablement renversé à cause du mouvement de panique provoqué, à son bord, par l'uluberlu qui a mis le feu à une ... couverture. Résultat : naufrage et noyades.

 

Quelques questions viennent immédiatement à l'esprit ...

 

1. A qui fera-t-on croire que les gardes-côtes ne sont pas techniquement capables de repérer les départs de bateaux depuis la Lybie (à moins que ce ne soit l'Egypte ou la Tunisie ...)?A personne ... En tout cas, pas à moi!


2. Indépendamment de l'activité des gardes-côtes, à qui fera-t-on croire que les principaux pays de l'Union Européenne ne disposent pas des moyens techniques de repérage de ces navires en partance et donc des moyens de les neutraliser avant même qu'ils ne quittent les eaux territoriales du pays d'embarquement? A personne ... En tout cas pas à moi!

 

3. Comment se fait-il que des personnes étrangères à l'Union Européenne deviennent automatiquement inexpulsables dès qu'elles sont dans les eaux territoriales d'un des pays membres de l'Union Européenne? N'est-ce plus la Commission Européenne qui détient le monopole d'élaboration des projets de directives? N'est-ce plus le Conseil Européen qui détient le pouvoir de donner une suite favorable - ou pas! - à un projet de directive? N'est-ce pas le Parlement Européen qui dispose désormais du pouvoir de faire échec à des projets de directives insensés?

 

4. Comment se fait-il que le flot, désormais ininterrompu, de ces réfugiés, augmente chaque année et que nous en soyons à près de 100.000 (cent milles! chaque année!)? A quand le franchissement du seuil des deux cent milles? 2015? 2016? 2017?

 

Vient alors une question, beaucoup plus angoissante ... Que veulent exactement ceux qui, droites et gauches confondues, nous dirigent en Europe? Une phénoménale poussée des extrèmismes xénophobes aux prochaines élections? Plus le temps passe, plus je finis par me poser la question ... et plus je parviens à forger mon intime conviction!

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GM 04/10/2013 13:23


Et plus le temps avance, plus les progrès techniques jettent nos prolétaires spécialisé aux poubelles de l'histoire de la lutte des classes, plus l'Europe aura besoin de bras d'un
sous-prolétariat mal formé, peu qualifié, peu coûteux, prêt à tout, corvéable et taillable à merci (deux impôts de l'ancien régime, la taille et la corvée) pour faire ce que plus personne ne veut
faire et ou les robots sont encore trop coûteux pour les remplacer.


Tout le monde sait ça...

Jacques Heurtault 04/10/2013 16:08



Plus le temps avance et plus le progrès technique permet de faire en quelques heures ce que, autrefois, on faisait en plusieurs centaines d'heures ... pour un coût plus élevé!


1. Il faut donc réduire le temps de travail et répartir ce temps entre le plus grand nombre possible de gens. 


2. Autrement dit, il faut PARTAGER LE TEMPS DE TRAVAIL (le TEMPS, pas le travail!) entre tous ceux qui veulent travailler


3. Pour financer ce partage, il faut faire appel à TOUS les revenus et à TOUS les patrimoines!


Merci d'avoir si obligeamment concouru à ma démonstration ...