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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Les enseignants à 26 heures par semaine au lieu de 18? J'approuve!

1 Mars 2012, 10:10am

Publié par Jacques Heurtault

J'ai eu, à maintes reprises, l'occasion de dire que le corps enseignant posait un véritable problème dans notre pays.

 

Je maintiens ce jugement ...

 

Personne ne devrait donc être surpris si je répète que je VEUX que les enseignants travaillent 35 heures par semaine, sur leur lieu de travail ordinaire, c'est à dire l'établissement d'enseignement, et disposent comme tout le monde de SEULEMENT CINQ semaines de congés par an ...

 

Il n'est donc pas question de les mettre 35 heures par semaine devant des élèves!

 

Il faut, par contre, qu'ils disposent d'un bureau personnel, individualisé, pour leur usage professionnel exclusif.

 

Je suis, par contre, très hostile au volontariat. Dans mon esprit, il doit s'agir d'une obligation de service impliquant une présence effective sur le site. Je suis favorable à une revalorisation très sensible des rémunérations.

 

Je VEUX qu'ils ne soient plus fonctionnaires mais seulement agents contractuels de droit privé des Régions, comme en Allemagne. Avec une vraie bonne convention collective ainsi qu'il est d'usage dans la quasi totalité des grande entreprises de ce pays.

 

Je VEUX que les Principaux et autres Proviseurs soient leur unique supérieur hiérarchique.

 

Je remets les points sur les "i" car force est de constater que, à l'entrée en sixième, entre un quart et un tiers des élèves ont des difficultés pour lire et écrire le français, pour simplement maitriser couramment les quatre opérations du calcul.

 

JE NE TOLERE PLUS CETTE SITUATION!

Commenter cet article

charmuzelle 08/03/2012 16:58


Oh là là surtout pas : toute la classe aurait répété aux parents que j'avais utilisé le mot "couille" et j'aurais eu de graves ennuis ! Les gamins ont tous les droits de nos jours, les profs
aucun :-( En fait, il a dit ça parce que je lui ai demandé son carnet pour mettre un mot à ses parents car il était désobéissant et insolent bien que je l'aie repris de nombreuses fois, toujours
sur un ton très calme (pour ne pas avoir d'ennuis avec les familles ou la direction et ne pas faire monter les hostilités)...


Je ne sais pas ce que vous appelez "matières de base qui ne changent pas", car il y a des bouleversements de programmes dans toutes les matières, surtout en ce moment avec la réforme du lycée.
J'ai vu les programmes de terminale S de l'an prochain : il y aura des statistiques avec loi de poisson et plein de choses qu'un étudiant en maths de mon époque n'avait pas forcément étudié de
toutes ses études (sauf s'il avait passé le DEUG au lieu de faire une classe prépa). Par contre, beaucoup de choses de géométrie ou de dénombrement ont totalement disparu des programmes.


L'introduction des nouvelles technologies dans toutes les matières bouleverse les programmes, et les bouleversera encore souvent à l'avenir au rythme où ces nouvelles technologies évoluent. Les
profs de maths doivent maintenant enseigner la programmation informatique dans toutes sortes de nouveaux langages que nous n'avons jamais étudiés, ainsi que l'utilisation de toutes sortes de
logiciels qui n'existaient pas il y a 10 ans. Dur dur pour les chevronnés surtout...


Elles ont la vie dure, les idées reçues sur l'enseignement ! :-)

Jacques Heurtault 09/03/2012 00:22



Il me semble que, autrefois, on cherchait à former l'esprit. Au moins dans l'enseignement secondaire. Aujourd'hui, on cherche à enseigner des techniques et apprendre l'usage de tel ou tel outil
"intellectuel".


Apprendre la géométrie "élaborée" (le cercle d'Euler, le barycentre ...) permettait de former cet esprit. Apprendre la loi de Poisson (quelle poisse!) ne présente pas une grande utilité.


Vous avez raison de souligner que j'ai tort d'envisager la réponse à faire au gamin batteur de couilles. Il serait arrivé ce que vous avez fort bien décrit.


C'est l'une des causes de la crise de l'enseignement. Le monde évolue à une vitesse folle. Le cerveau humain ne parvient pas à suivre... Il s'ensuit, à fortiori, que l'on ne parvient pas à
anticiper ce que doivent être les programmes d'enseignement pour former aujourd'hui les adultes matures de demain.


Dur, dur, en effet!



charmuzelle 08/03/2012 14:01


Non ! Je pense au contraire qu'ils doivent commencer à enseigner tant qu'ils sont jeunes et ont de l'énergie, et qu'on puisse leur proposer une seconde carrière moins risquée et éprouvante s'ils
le désirent, après une vingtaine ou une trentaine d'années d'enseignement. Mais le mieux, je me répète, serait de donner de meillleures conditions de travail aux enseignants en réduisant les
effectifs et en donnant assez d'heures de cours pour que les programmes soient assimilables (en 1ère S, cette année, c'est "marche ou crève" : 4 heures de maths en classe entière, sans
dédoublement, avec des programmes qui exigent entre autres l'apprentissage de notions informatiques. Les professeurs n'ont pas le temps de faire faire assez d'exercices pour que les élèves
assimilent le programme, les parties informatiques sont bâclées et faites rapidement en classe au vidéo-projecteur par le professeur, qui ne peut pas emmener 35 élèves en salle informatique sauf
une fois de temps en temps et à 3 par ordinateur. Quand j'étais en 1ère S en 1991-1992, nous avions 6 heures de maths dont une dédoublée, et 9 heures en terminale C dont une dédoublée aussi. De
plus, il y a beaucoup de temps perdu à faire la discipline.)


De nos jours, les parents nous font des procès si on ose même dire à un gamin la moitié de ce qu'a dit ce gosse à mon beau-frère. J'avais trouvé une parade, les dernières années, pour ne plus me
laisser insulter sans risquer les foudres des parents : "C'est celui qui le dit qui l'est." Généralement, ça clouait le bec à l'insolent. Mais j'étais dans un lycée sympa avec des grands
généralement bien plus civilisés que la moyenne des élèves de France, des élèves avec lesquels on pouvait avoir un dialogue. Au collège où j'étais avant, je n'avais même pas le droit de coller
une gamine qui me traitait de pouffiasse ou un gamin qui me sortait "je m'en bats les c..." quand je lui demandais son carnet de correspondance.

Jacques Heurtault 08/03/2012 16:37



Votre point de vue se tien pour les matières de base, celles qui résistent nécessairement à l'usure du temps ... (2+2=4 est et sera vrai pendant encore très longtemps!). Il est moins convainquant
pour des matières plus sujettes à mises à jour importantes.


Au gamin qui s'en battait les couilles, vous auriez pu répondre "Vous avez tort! Si vous battez vos couilles trop souvent, vous allez finir par les abimer. Or elles vous seront très utiles plus
tard ... Du moins je vous le souhaite!". Mais je reconnais qu'il est bien plus facile de construire une réplique avec le recul que de la faire sur le vif.



charmuzelle 07/03/2012 19:59


Autre anecdote arrivée à mon beau-frère qui est professeur des écoles dans une école de campagne tranquille de la France profonde :


Il surveillait la cour de récré. Deux gamins se battent et l'un est tombé. Mon beau-frère accourt et relève le gamin de 9 ans en lui disant : "Allez, va, relève-toi, c'est pas bien grave" La
gamin lui crie à la figure : "Ta gueule, connard, c'est pas toi qui a mal !"


Non, le coup de "optempère" n'est pas véridique, c'est un simple jeu de mot vu dans ses dessins humoristique. De nos jours, aucun enseignant ou personnel n'emploierai un mot si littéraire pour
s'adresser à un élève.


Une amie professeur des écoles en maternelle reçoit des moqueries insultantes de ses élèves quand elle essaie de leur apprendre une chanson. Dès 4 ans, ils ont l'habitude de ne jamais obéir, de
chaparder tout ce qu'ils trouvent... Ils font ce qu'ils veulent à la maison, élevés par des grands frères qui les laissent regarder la TV jusqu'à pas d'heure, boire du coca...


J'ai tapé "livre témoignage enseignant" dans un moteur de recherche. Il y a des réponses intéressantes, surtout autour du livre "Madame, vous êtes une prof de merde". Il y a entre autre un lien
sur une vidéo qui mène de lien en lien à des vidéos prises par des élèves avec leurs téléphones portables... Vraiment, j'ai eu de la chance de n'avoir subi aucune violence physique dans ma
carrière.


Bonne lecture et merci pour ce blog que j'ai trouvé en tapant "26 heures enseignement", car je m'inquiète du sort de mes collègues, surtout les plus jeunes. Contrairement à vous, je pense qu'il
faut commencer à enseigner le plus tôt possible pour acquérir de l'expérience, il faut commencer à un moment où l'on est plein d'énergie. Mais il faudrait une immersion dans le métier
progressive. Plus on a fait d'années après le bac avant de devenir enseignant, plus on s'éloigne de la réalité des collèges et lycées et on débarque ensuite comme un martien qui tombe de haut,
plus c'est dur de se mettre à la portée des élèves... A ce propos, j'ai peut-être le témoignage d'un collègue : agrégé de mathématiques, on l'a balancé dans un collège de ZEP il y a quelques
années. Je vais voir si je n'ai pas quelques perles dans ses mails.

Jacques Heurtault 08/03/2012 00:33



Et le gamin n'a pas pris une baffe pour avoir parlé comme ça à son instituteur? Il l'aurait pourtant bien méritée...


C'est l'un des problèmes majeurs de notre époque : l'absence quasi totale de respect de l'autorité institutionnelle de la part de ceux qui y sont naturellement soumis.


Croyez vous vraiment qu'il faille enseigner pendant 40 ans? Ne faire qu'un seul métier dans sa vie? Moi, je ne le crois pas!


Normalement, un professeur agrégé doit enseigner dans des classes supérieures (1er cycle des facultés par exemple). Je trouve logique q'u_n prof termine sa carrière dans des classes difficiles
implantées dans des zones difficiles. Sinon, à quoi sert l'expérience acquise?



charmuzelle 07/03/2012 19:15


Rire : le bac C a disparu après 1994 ! (Je l'ai passé en 93 et c'était l'avant-dernière année) Vous êtes en effet très très loin de la vie des établissements d'aujourd'hui. Il y a quelques
bouquins qui ont été publiés par des enseignants, j'en ai lu un, j'essaierai de vous en retrouver les références.


Ma collègue feignante dont il a été question précédemment prépare néanmoins correctement ses élèves au bac. Et heureusement qu'on ne vire pas les profs trop facilement, car sinon j'aurais été
virée quand je travaillais en collège ...à cause des calomnies des parents d'élèves qui déformaient même ce que les enfants leur racontaient de mes cours.


Exemple d'anecdote : "Vous n'arrêtez pas d'insulter ma fille !" me dit la mère d'une enfant de 4ème très insolente. "Allons bon, comment cela ?" "Vous ne lui avez pas dit qu'elle était pessimiste
?" Ah si, ça me revient : la fille se lamentait : "Je vais encore rater mon contrôle !" J'avais voulu la réconforter : "Ne soyez pas si pessimiste !"


Autre anecdote, dans le bureau du CPE : "Pourquoi mets-tu le bazar au cours de maths ?" demande le CPE. Réponse du garçon : "La prof, quoi, elle a insulté ma famille, quoi !" "Ah bon, comment
cela ?" "Ben quoi, elle a dit que ma grand-mère, elle faisait du vélo !". Un jour où ce garçon m'avait coupé la parole, je lui avais dit que je ne lui demandais pas si sa grand-mère faisait du
vélo.


Un jour en classe, j'avais dit aux élèves que s'ils n'avaient pas eu le temps de tout noter, ils pouvaient demander à leurs camarades leurs notes ou voir le corrigé sur mon site internet. Les
parents ont dit à la direction que je ne faisais pas les corrigés de devoirs en classe et que je disais aux élèves d'aller les voir sur internet. Une mère m'a demandé au conseil : "Et ceux qui
n'ont pas internet, ils font comment ?"


Donc méfiance : il y a des enseignants qui ont une très bonne réputation alors qu'ils auraient des choses à se reprocher, et des enseignants très consciencieux qu'on accable.


En discutant avec des collègues ayant des années d'expérience, ils m'ont dit que c'était surtout dans les années 2000 que les mentalités avaient changé et que les conditions de travail s'étaient
dégradées. L'autre jour chez le kiné, j'ai revu une de mes collègues du collège, avec qui nous avions eu cette discussion.


Elle m'a dit que la plus grande difficulté actuelle, outre que les classes sont chargées avec des éléments perturbateurs, c'est que les remplaçants sont des contractuels qui n'ont jamais
enseigné, et ont donc bien du mal à tenir une classe. Les classes partent à la dérive disciplinaire pendant les cours de ces enseignants, puis cette mauvaise ambiance s'étend peu à peu sur les
autres cours, même de profs qui ont fait leurs preuves.


Vous êtes influencé par vos blessures d'autrefois (votre cas me rappelle la chanson "professeur, mal au coeur" de Nicole Rieu)


Moi, je n'ai pas le souvenir d'avoir été blessée ainsi par un professeur (à part l'instit de CM2 qui mettait au moins une claque par jour pour se défouler). La plupart du temps, j'aimais beaucoup
mes professeurs et je les respectais. En revanche, pendant ma carrière d'enseignante, j'en ai pris plein la figure.


Je vous en prie, lisez quelques témoignages du quotidien des enseignants d'aujourd'hui, vous allez halluciner !

Jacques Heurtault 07/03/2012 19:32



Exact! Maintenant, cest le bac "S" ... Ca change tous les deux ou trois ans ... Souvent avec chaque ministre ...


Vous avez raison ... Si je lis des témoignages d'enseignants d'aujourd'hui, je vais halluciner!


On m'a raconté, par exemple, l'anecdote suivante : Ca se passe dans la cour du collège. Un gamin fait l'andouille. Le prof présent sur les lieux lui intime l'ordre de se rendre au bureau du CPE
(ou du Principal, peu importe). Et il termine en disant "Obtempère!". Le gamin lui répond aussi sec : "Et toi, zob ta mère!" ... De quoi en rester sur le cul!



charmuzelle 07/03/2012 16:09


Merci pour ces réponses. C'est en effet intéressant d'ouvrir un vrai débat instructif dans les deux camps sur ces questions, sans notre premier réflexe de réaction épidermique : "non mais c'est
pas vrai que nous passons encore pour des feignants alors que nous sommes des victimes" ;-) Ne virons pas paranos, mais expliquons au grand public nos vraies conditions de travail.


En ce qui concerne les rémunérations, je ne me suis jamais penchée plus en détail que cela sur la question. Ce qui m'importait était d'avoir de quoi vivre, et, comme je manquais de santé (d'où
une hygiène de vie stricte), je travaillais à 90 % (16 heures de cours). Je pense que le fait de travailler jusqu'au 10 juillet (mais ce n'était pas un travail trop lourd que de rester disponible
après la correction des copies du bac, le plus contraignant étant de se déplacer pour participer à des jurys de bac dans d'autres villes de France) était censé compenser les plus de 5 semaines de
congés payés que nous avions entre septembre et juin, même si ces petites vacances sont souvent travaillées. A ma formation à l'IUFM (ça existait encore en 1998 !), notre formatrice en chef nous
expliquait qu'elle passait souvent ses vacances avec un ami enseignant, qu'ils passaient leurs matinées à travailler et que c'était normal, que cela fait partie du métier. Quant au mois d'août,
il était souvent utilisé - à raison de quelques heures par jour - à découvrir les nouveaux programmes et préparer de nouveaux cours, mais pas tous les ans. En tout cas, la bouffée d'air de l'été
était la bienvenue (enfin une vie sociale ! ;-) ) et me consolait du reste de l'année.


A propos de la présence auprès des élèves, j'étais toujours disponible pour eux entre mes heures de cours, prenant souvent rendez-vous individuellement avec ceux qui avaient des besoins. Ca
commençait souvent par un conflit, une insolence en classe... suivie d'un entretien avec le/les élève(s) concernés. Souvent, la discussion virait sur "J'y ai jamais rien compris", "Le cours va
trop vite", "J'en ai marre et c'est pour ça que je fous le b.. en classe". Moi, je leur proposais de leur faire du soutien et des révisions sur ce qui n'avait pas été compris, et c'est à ce
prix-là que je gagnais leur respect et souvent de la motivation et des progrès. Je n'avais pas l'autorité infuse ni beaucoup d'énergie pour tenir mes classes, je compensais en individualisant
beaucoup l'enseignement. Mes élèves le savaient et finissaient par me demander spontanément du soutien, sans que ce soit amorcé par un conflit. Les 8 heures supplémentaires de "présence" auprès
des élèves et des parents, souvent dans le bureau du CPE, je les dépassais largement, surtout quand j'ai été professeur principal. Des anciens élèves passés dans les classes supérieures me
demandaient aussi souvent spontanément de l'aide. Mais je ne vois pas comment on pourrait institualiser cela, tellement la demande était fluctuante selon les périodes. Parmi mes collègues, je
pense que la  plupart n'auraient pas refusé de l'aide demandée par un élève. J'ai vu une exception : une collègue très particulière qui a dit qu'elle n'avait pas le temps de leur chercher
des énoncés d'exercices d'entraînement supplémentaires, qu'est-ce qu'ils s'imaginaient ? Cette collègue-là avait rassemblé ses cours sur 2 jours 1/2 et corrigeait ses copies dans le train car
elle partait toutes les semaines officiellement auprès de ses parents malades. Elle était la seule de mes collègues à enseigner assise et à ne presque rien écrire au tableau... L'exception qui
confirme la règle, car, à ma connaissance, tous mes autres collègues étaient consciencieux et ne comptaient pas leur temps pour les élèves.


Il me semble avoir lu que vous avez eu une expérience décevante avec l'un de vos professeurs. Il y a tellement de professeurs différents... On a tendance à s'arrêter sur une impression qui nous a
marquée ou blessée. Et les temps ont tellement changé depuis. Actuellement, quand il y a un problème, l'enseignant est systématiquement tenu pour responsable. Les jeunes ne veulent plus enseigner
car ils savent que cela signifie souvent servir de bouc émissaire aux problèmes de notre société. Quand j'ai enseigné en collège, j'avais beau faire de mon mieux, je n'étais pas du tout soutenue
par ma direction qui n'hésitait pas à croire la parole des élèves ou de leurs parents à la place de la mienne. Du temps ou vous étiez élève, ce que disaient les enseignants, c'était parole
d'Evangile. Maintenant, ils sont tenus pour responsables de tous les échecs et tous les dérapages des élèves.


Si je pouvais demander quelque chose à notre gouvernement pour l'éducation, ce serait de diminuer les effectifs d'élèves dans les classes : les enfants de nos jours ont besoin de se sentir
reconnu par l'enseignant pour s'investir. Ce n'est pas en jouant les gardiens de meutes que nous pourrons nous pencher sur l'épaule de chaque élève afin de comprendre ses besoins. Notre président
n'a pas compris que nous ne demandons pas d'être payés plus, mais de pouvoir travailler mieux, donc avec moins d'élèves à la fois.

Jacques Heurtault 07/03/2012 18:31



Eh bien dites-donc! Je suis béni des dieux de vous avoir rencontrée sur mon blog!Si on se comprend plutôt bien, c'est probablement parce que vous étiez prof de maths. Moi, j'ai fait des études de
chimie et de physique. je suis donc naturellement plutôt rigoureux, plutôt "à l'emporte-pièce" comme me l'a dit "Alain". J'assume ... Des choses doivent être dites! Il faut que ça sorte ...


Si vous voulez apporter des contributions, vous êtes la bienvenue.


Oui, j'ai eu des "profs" un peu cons sur les bords!


1. Une Madame Durand quand j'étais en Maths élem (actuel "C"), professeur de français qui nous cassait les couilles avec ses chevaux au moins un cours sur 2 alors que nous avions une épreuve de
français au mois de Juin! C'était avant le passage du "bac de français en Première". Pas moyen ni de la faire taire, ni de la foutre dehors!


Un jour, je lui ai fait une remarque en cours. La fois suivante, j'ai ma note de dissertation de français : 5/20! Edifiant, non?


2. En classe de 3ème, j'ai eu un prof de français (encore!), Monsieur Dusuzeau. j'étais d'une famille pauvre et le troisième de la fratrie. Il m'arrivait de porter les jeans de mes frères devenus
trop petits pour eux ... Un jour, ce pauvre type ne trouve rien de mieux à me dire " C'est quoi le pantalon que vous portez? C'est le short de votre grand-frère?" Quel tact! Quelle psychologie!
Ce sont des choses qui vous marquent pour la vie entière ... Du vrai, du dur!


3. En classe de sixième, j'ai eu un prof de latin, Madame Lalin ... je portais une "polo" sur lequel j'avais eu la mauvaise idée de mettre de la colle "scotch" transparente ... Elle a pris ça
pour de la morve! Quel tact! Quelle psychologie! Le nec plus ultra de la finesse ... n'est-il pas?


Comment se fait-il que votre collègue soit restée prof? elle aurait dû être virée! Hélas! Pour pouvoie virer un enseignant, il faut qu'il est commis de fautes quasi-criminelles ou bien qu'il ai
failli à son "devoir" de solidarité corporatiste! Dans ce dernier cas, la sanction tombe, implacable! C'est TOUJOURS comme ça dans toute la Fonction Publique ... Il vaut mieux ne pas s'appeler
Gallilée ou Copernic! Sinon il arrive pas mal de bricoles ...


Les jeunes de veulent pas devenir enseignats! Excellent! Le métier d'enseignant ne devrait être accessible qu'à partir de 30 ans voire 35 ans et à condition de prouver que l'on a eu une
expérience dans le secteur économique concurrentiel d'au moins 10 ans. Ca permettrait de placer devant des élèves des ADULTES MÛRS, capable de "tenir" leur classe ...


Peut-être faudrait-il bouleverser les programmes? Est-ce bien nécessaire d'apprendre à des gamins de 12 ans que le système buccal de l'oursin s'appelle "la lanterne d'Aristote"?  Surtout si
on ne leur explique pas pourquoi ce pauvre oursin a hérité de cette sublime appellation pour qualifier son "système buccal". Je me souviens de ça! Ca m'a marqué ... mais je ne sais toujours pas
pourquoi ça s'appelle comme ça.


Des profs comme vous, il n'y en a plus! Tout à fait symptomatique le fait que vous n'ayez pu y rester que 12 ans et que vous ayez dû rendre les armes ...



Alain 07/03/2012 13:40


Le témoignage de "charmusette" est en effet édifiant;c'est le quotidien de nombreux enseignants(en moins dramatique toutefois) et c'est ce que plusieurs de vos internautes tentent de vous
expliquer depuis le début;je me réjouis que vous y accordiez quelque intérèt.Les classes de niveau ont existé pendant des décennies et les reconduire telles qu'elles serait contre productif;quant
au télé enseignement ,il ne peut concerner que des étudiants ;il est totalement inadapté à un plus jeune public scolaire de nos jours.

Jacques Heurtault 07/03/2012 13:55



Nous allons peut-être finir par tomber d'accord ... Moi, ce qui m'intéresse, c'est que l'on discute d'une manière constructive sur tous les sujets "politiques" qui existent plus ou moins dans
l'opinion publique, sans aucun tabou, en n'ayant jamais peur des mots. "De la discussion jaillit la lumière!".



charmuzelle 07/03/2012 12:49


Désolée de ne pas avoir posté mon dernier com au bon endroit ! (je n'avais pas accès au bas de la page tout à l'heure). Une dernière chose : saviez-vous que les enseignants ne sont rétribués que
pour 10 mois de travail par an et sont autorisés à exercer une autre profession en juillet et août ? (Même si, souvent, il doivent travailler tout de même jusqu'au 10 juillet pour les
surveillances et corrections d'examens)


Enfin, je viens de voir que divers interlocuteurs vous ont apporté quelques précisions sur la réalité des établissements et conditions de travail. Je sais que je tavaillais un peu plus que la
plupart de mes collègues. Je sais aussi qu'ils arrivaient à corriger leurs copies jusqu'à 1 h ou 2 h du mat quand c'était nécessaire, alors que moi j'étais au lit vers 21 h pour avoir l'énergie
d'affronter mes classes le lendemain, d'où le report de travail sur les week-ends et petites vacances.

Jacques Heurtault 07/03/2012 13:51



J'ai effectivement appris assez récemment que les enseignants sont payés sur 12 mois, comme tout le monde ou presque mais qu'il s'agirait d'une sorte de péréquation annuelle d'un salaire qui
devrait être versé sur 10 mois. Si je comprends bien, ils n'ont donc pas de vacances payées en été? Pareillement, leur salaire n'est pas égal à leur "indice nouveau majoré" multiplié par la
valeur du point? Bizarre, bizarre! Ils travailleraient jusqu'au 10 Juillet sans être payés? Il y a quelque chose qui cloche dans le raisonnement! Les enseignants auraient intérêt à demander à
être payés sur 10 mois afin de justifier de ne pas être tenus de travailler en Juillet et en Aout.


Je salue par ailleurs votre hygiène de vie personnelle.


 



charmuzelle 07/03/2012 12:32


Bonjour Monsieur (je ne sais pas qui vous êtes, en fait)


J'étais professeur de maths en lycée et faisais des semaines de 60 heures en moyenne, travaillant tous les samedis et dimanches, et presque tous les jours pendant les petites vacances. Sur
les 60 heures (70 les semaines de conseils de classe et réunions), il fallait compter 22 heures de corrections de copies pures. Sur ce qui restait : remplissage de documents - cahiers de textes,
bulletins... -, soutien scolaire, entretiens individuels avec élèves, parents et personnels du lycée, réunions, mais surtout documentation, préparations, et ce qui prenait le plus de temps était
la préparation de nouveaux sujets et de leurs corrigés. Les corrections de cahiers d'élèves (emportés par valises à roulettes) étaient pour les petites vacances, qui permettaient aussi de
corriger plusieurs paquets de copies en retard et préparer les futurs cours et sujets. Vous pensez bien que j'ai arrêté, après 12 ans de service, épuisée et débordée ! Tout cela pour
vous dire que même en supposant que vous puissiez créer un environnement de travail pour chaque enseignant dans les établissements (véritable utopie : nous n'avons pas assez de locaux déjà pour
accueillir les élèves et leur fournir les ordinateurs nécessaires aux nouveaux programmes scolaires), 35 heures au total seraient bien insuffisantes pour leur permettre de réaliser la totalité de
leurs tâches. Evidemment, le temps de travail nécessaire dépend des matières enseignées et des niveaux : j'avais des collègues qui travaillaient dans les labos, recevaient
des demi-classes, et n'avaient pas à pondre plusieurs sujets de devoir par semaine, ni à corriger 80 à 120 copies hebdomadaires, ce qu'exigent nos inspecteurs. Bref : attention à
ne pas achever ce qu'il reste d'enseignants, il faut déjà déployer tant d'énergie pour tenir des classes de 35 dans les mentalités actuelles, alors que les enseignants aimeraient tant suivre
leurs élèves de manière plus individualisée, mais ils sont trop nombreux.


Bonne continuation à vous.

Jacques Heurtault 07/03/2012 12:47



Voilà une contribution au débat hyper-intéressante! Mille fois merci! Pouvez-vous en apporter d'aures en faisant appel à vos contacts personnels que vous avez peut-être conservés. Elle seront les
bien venues et je vous garantis qu'elle seront publiées (éventuellement comme article et non comme simple commentaire).


Avec une telle charge de travail, je ne suis pas étonné que n'ayez pu "tenir" que 12 ans!


loin de moi de demander à tous les enseignants de produire une telle quantité de travail ...


Peut-être faut-il repenser le mode d'intervention des enseignants? Se repose alors l'approche par les "classes de niveau", voire le télé-enseignement devant plusieurs milliers d'élèves à la fois
suivi d'une reprise par un enseignant de "terrain avec travaux dirigés.



Alain 06/03/2012 14:45


Oui,décidément,vous n'y connaissez rien!!dès qu'on aborde un sujet,vous parlez d'autre chose pour éviter le débat;oui l'école a besoin de réformes mais ce n'est pas avec le mépris que vous
affichez à l'encontre des enseignants  ni vos propositions à l'emporte pièce que cela s'améliorera;ah! bien sur Mai 68!ah bien sur le pédagogisme!ah!le laxisme aussi et l'enfant
roi!ah!encore l'idéologie des iufm!ah!à quand la vraie discipline,les sanctions,les coups de règles sur les doigts et le bonnet d'àne??Discipline et niaque tiendront lieu de pédagogie!ce sont les
thèmes ressassés par la droite dure et l'extrème droite.Vous avez une vision effrayante de vos compatriotes:les enseignants posent problème!les musulmans posent problème!les familles déficiantes
posent probleme et vous mettez toutes les familles sous tutelle(allocations familiales) les ""assistés"posent problème  et ainsi de suite....Au fait si les fonctionnaires ,du fait de leur
statut,font si mal leur travail pourquoi en maintenez-vous pour assurer les missions régaliennes de l'Etat?soyez cohérent!!Vous avez des idées pour Pole emploi dites-vous à JFet vous souhaitez
conseillez f Hollande;s'il lit vos propositions sur l'éducation,je ne doute que dans sa légendaire sagesse ,il ne choisisse un autre conseiller!!!


 

Jacques Heurtault 06/03/2012 19:42



Ca y est! Jacques II a un successeur ...Merde! Ca me fait chier, vous pouvez pas savoir à quel point!


Vous semblez confondre ""avoir la niaque" (avoir la pêche) avec "utiliser un nerf de boeuf" ...


En Mai 68, j'étais dans la rue ... J'ai participé à toutes les manifestations organisées dans la ville de Rennes, là où je faisais mes études supérieures.


Je ne méprise pas "les enseignants". Je méprise certains enseignants ... Ne pas confondre!


POôle Emploi, je connais très bien ... Après en avoir été victime en tant que demandeur d'emploi, j'en ai été agent pendant 20 ans. J'aurai de quoi écrire un bouquin sur toutes les horreurs que
j'y ai vu! Le massacre (quel autre mot employer?) de toute la vie de plusieurs centaines de milliers de demandeurs d'emploi à cause de l'incurie, de la nullité et de la stupidité tragique de
misérables pauvres types incapables de comprendre la différence entre un niveau "collège" dans la culture anglo-saxonne et le niveau "collège" dans la culture française. Prenez le temps de lire
tout ce que j'ai pu écrire sur le sujet sur ce blog et vous comprendrez mieux ... Un bon conseil : ne venez pas me chatouiller avec ça sinon vous risquez fort de vous faire moucher sévèrement!


A votre avis, qu'arrive-t-il à un militaire (fonctionnaire par conséquent!) s'il n'exécute pas les ordres qu'il reçoit? qqqu'est-il arrivéau fasciste Bastien Thiry qui a attenté à la vie du
Président de la République? Il a été passé par les armes! Personnellement, j'aurai souhaité qu'il soit guillotiné ...



guillaume 06/03/2012 09:38


Je constate que vous connaissez très mal la gestion des salles.Non,les professeurs n'ont pas une salle personnelle!quant ils ne sont pas présents"leur" salle est affectée à d'autres professeurs
qui y font cours,sinon cela ne fonctionnerait pas et bon nombre de professeurs changent de salle dans la journée. Dans un collège de 60 professeurs il y a environ 30 salles y compris les salles
spécialisées .Si vous mettez 6 bureaux dans une salle ,ce seront des placards;les salles de classe aujourd'hui sont bien plus petites que dans les lycées de votre époque.Voulez-vous faire
travailler élèves et enseignants jusqu'à 19h y compris les samedis?et pourquoi pas les dimanches!!ce serait intéressant que vous y fassiez un stage ,vous découvriez une réalité que vous semblez
ignorer.Il n'est jamais bon de  voir le présent avec le regard d'une autre époque que forcément on idéalise!

Jacques Heurtault 06/03/2012 12:15



Il est tout à fait possible que je connaisse mal les conditions concrètes d'excercice du métier d'enseignant ainsi que les contraintes concrètes de gestion des établissements.


Je sais néanmoins que les évolutuions de carrière sont examinées en "commissions paritaires", que celles-ci n'ont, légalement, qu'un pouvoir consultatif et que l'autorité peut décider de ce
qu'elle veut. Toutefois, dans la pratique, c'est le simple avis de la commission paritaire qui vaut, de facto, décision. Il n'y a pratiquement aucun cas où l'Autorité prend une décision contraire
à l'avis de la commission paritaire.


On connait en particulier des cas d'insubordination caractérisée. Des enseignants qui refusent d'appliquer les instructions ministérielles, qui, de ce fait, auraient dû être sévèrement
sanctionnés voire purement et simplement révoqués, n'ont subi qu'une simple retenue, très partielle, sur leur salaire. IL Y A UN PROBLEME!


Le budget de l'éducation nationale est le premier budget de l'Etat. Il avoisine les 25%, je crois. On sait qu'un grand nombre d'enseignats ne sont pratiquement jamais devant des élèves ... Ils
sont soigneusement planqués dans des trucs et des machins, mangeurs de temps opérationnel, qui se déroulent pendant les périodes scolaires alors qu'elles pourraient très bien avoir lieu en dehors
de ces périodes scolaires. C'est le cas des commissions paritaires, entre autres ...


Oui, je veux que les élèves puissent travailler jusqu'à 19H00 ... Je ne vois pas où serait le scandale ... Oui, je veux que les élèves qui ont besoin de soutien scolaire puissent en bénéficier y
compris le Samedi (voire le Dimanche ...). ce soutien n'étant pas obligatoire, si l'élève n'en veut pas, tant pis pour lui! Il faut savoir mettre un terme à la logique de l'assistanat permanent.
"Aide-toi, le ciel t'aidera!" ... C'est ce que nous enseigne un proverbe qui a été forgé au fil des siècles, ce qui constitue une forte présomption de qualité.


On apprend ce jour que 93% des parents veulent une réforme de l'enseignement. c'est bien la preuve que quelque chose ne va pas.



alain 05/03/2012 19:32


Avez-vous calculé le nombre de bureaux que les collectivités locales (départements et régions) vont devoir construire?ce sont plusieurs milliers!budget?appels d'offres?durée des travaux?et
surtout la possibilité de le faire:place,foncier,terrains ...?Je doute fort qu'en cette période de difficultés financières elles se lancent dans un projet aussi titanesque,si toutefois cela est
techniquement réalisable,comme je l'ai souligné.D'autant plus que l'intéret pour les élèves est nul.Il me semble que l'argent public doit etre utilisé pour des projets pédagogiques bien plus
efficaces.

Jacques Heurtault 05/03/2012 23:38



C'est une bonne remarque ...


Toutefois, nous savons que des professeurs ont leurs classes "personnelles" (ce sont eux qui reçoivent les élèves dans leur classes et non les élèves qui "reçoivent" leur "prof" dans la classe
des élèves.


Il convient aussi de ne pas oublier que les locaux scolaires sont largement sous-utilisés! Dans la taille d'une seule classe, on y met sans problèmes 6 bureaux individuels. Rien n'interdit de
mieux utiliser les classes (dès 8H00 du matin jusqu'à 19H00 le soir, y compris les mercredis ... et samedis.


J'ai conscience cependant que le problème ne peut se résoudre en deux coups de cuiller à pot.



Jean Daumont 05/03/2012 08:50


Bien entendu, je connais cette proposition de "classes de niveau" ...Mais n'importe quel gestionnaire vous dira que cette belle vue "théorique" aboutit pratiquement à la "quadrature du cercle"
dans un établissement où il faut tenir compte de beaucoup d'autres données, comme l'effectif des élèves, le nombre de salles, l'impératif des transports scolaires, les voeux personnels des chers
professeurs, etc...


 

Jacques Heurtault 05/03/2012 17:18



Les voeux personnels des chers professeurs? Hors de question! Ils sont là pour bosser, point barre!



Aurélien Royer 04/03/2012 19:48


Bonjour Jacques,


 


Je me permets un retour sur votre blog car, après de longs mois d'absence (j'ai peine à alimenter mon propre blog, faute de temps... et pourtant je suis enseignant !), je ne peux ne pas réagir à
votre article.


 


Deux remarques sur votre dernier échange:


1- Les classes de niveau, pourquoi pas? Cela permet d'emmener les meilleurs vers l'excellence (en les préparant, à l'avance, aux études longues et studieuses) et d'adapter les méthodes aux plus
fragiles... Plus que l'expérience, c'est le volontariat qui doit primer: un prof, même jeune et avec peu d'expérience, peut avoir la motivation et les méthodes nécessaires pour conduire une
classe faible (personnellement, je travaille avec la classe de 3ème la plus faible de mon collège depuis deux ans et je pense m'en sortir quelque peu).


2- Interdire ou limiter les redoublements ne va pas dans le bon sens. Il y a deux pièges à éviter: les interdire pour tout le monde (on sait que, dans des cas bien précis, ciblés par les
enseignants, le redoublement peut être utile pour la maturité de l'élève ou pour mieux préparer son orientation future); les autoriser avec des quotas (en ce moment, on tolère les redoublements
avec des seuils - anecdote: il y a deux ans, en début de Conseil de classe de 3ème trimestre, mon Principal m'a dit "dans votre classe, pas de redoublement" car les deux redoublements autorisés
par le recteur ont été validés pour les classes dont le Conseil avait lieu la veille !). Autoriser le redoublement chaque fois que nécessaire, selon des critères stricts, à l'appréciation du
Principal, des enseignants, de le famille et du Conseil d'orientation semble un juste milieu.


 


Pour ce qui est du reste de l'article, j'ai préféré rédiger, sur mon blog, une réplique, reprenant point par point vos propositions. Ainsi, mes lecteurs en profitent. Je vous invite à le lire.


 


Bonne fin de journée.


Aurélien.

Jacques Heurtault 05/03/2012 17:17



Votre précision sur les redoublements non-autorisé par votre Principal ne manque pas de sel! Cela me parait être une excellente illustration de la mécanique "Education Nationale"! C'en est même
saisissant pour ne pas dire ahurissant! C'est le recteur qui, dans sa rectitude, décide du nombre de redoublements! On en reste sur le cul ...


Avec les classes de niveau, je pensais plutôt à des classes de "vitesse adaptée" ... Pour certain le programme est digéré à un rythme normal, pour d'autres, le rythme est plus lent (ou moins
rapide si on préfère!). De la sorte, les élèves progressent et parviennent au même niveau, tous, mais les uns à 18 ans, les autres à 20 ans ou plus ...



Jacques 04/03/2012 18:51


Mon commentaire ci-dessus était sans doute trop long puisque la fin en est tronquée.


Je disais donc que au lieu de vous "préoccuper" des enseignants, pourquoi ne nous livrez-vous pas votre sentiment sur ceci:


Hollande veut dynamiser Pôle Emploi


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/hollande-veut-dynamiser-pole-emploi_1089022.html


C'est plus dans vos cordes, non ?


jf.

Jacques Heurtault 05/03/2012 17:08



Excellente idée! Si ça continue, je vais pouvoir annoncer que je vais certainement voter Hollande ... Nous n'y sommes pas encore tout à fait!


Si François Hollande a besoin d'un bon spécialiste des problèmes de Pôle Emploi, je suis disposé à être l'un de ses contributeurs "think tank"! Faites ce qu'il faut pour m'introduire ... J'ai
plein d'idées! Et, qui plus est, des bonnes idées!



Jean Daumont 04/03/2012 15:45


   Bof!... Tout le monde se fout bien des propositions d'un vieux radoteur comme moi ...Naguère, j'ai beaucoup donné, et mes critiques, comme Président d'un Syndicat de Chefs
d'établissement, m'ont alors valu de ne ne pas avoir une ultime promotion (donc retraite inférieure) et de ne pas avoir l'ultime hochet de "commandeur des Palmes Académiques" (!) donné aux
Proviseurs partant à la retraite ...Alors, quel intérêt peuvent avoir mes propositions, qui seraient taxées "d'un autre âge", d'autant plus qu'elles seraient considérées comme un retour au passé,
un passé qui aurait dû assurément être modernisé avant 1968, ce qui aurait évité le saccage à partir de cette date :


 - Retour à des valeurs comme l'autorité, le respect, le mérite, etc ...


 - Abandon de toutes les fariboles sur la primauté à l'élève, l'égalité des chances, le collège unique, la suppression des redoublements


 - Formation approfondie des maîtres, avec des stages en situation dans des classes diverses (ne pas envoyer des jeunes maîtres au massacre, à leur 1ère nomination, dans des classes
difficiles)


 - Elimination des élèves rebelles à toute formation après discussion et stage éventuel dans des groupes de ré-éducation


 Etc.. Etc ...


 


Mais qui osera cela, dans un pays où les enseignants occupent une place électorale importante, y compris dans la composition de l'Assemblée Nationale ?!...

Jacques Heurtault 04/03/2012 18:51



Je suis d'accord avec vous sur presque tout. Il n'y a que les redoublements comme point de désaccord. je préfère, moi, les classes de niveau, affectées aux enseignants les plus chevronnés qui
doivent se voir attribuer les élèves les plus difficiles. De la sorte, leurs salaires s'en trouveraient légitimés.



Jacques 04/03/2012 15:20


1) Vous êtes qui pour déclarer toutes les trois lignes "JE VEUX" ????


2) Dire que M. daumont est d'accord avec vous me paraît un peu (beaucoup) excessif !


3)


Après la
proposition du candidat Nicolas Sarkozy d'augmenter le temps de travail des enseignants qui le souhaitent pour renforcement l'encadrement et l'accompagnement des élèves, nous avons sollicité
l'avis de membres du corps enseignants via un appel à témoignages publié sur Le Monde.fr. Ils ont été extrêmement nombreux à répondre et se sont montré majoritairement contre cette proposition. Voici des extraits de leur
témoignages, à la tonalité parfois désabusée, souvent énervée.


"CONFUSION ENTRE TEMPS DE PRÉSENCE DEVANT ÉLÈVE ET TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF"


Une large majorité des enseignants ayant apporté leur témoignage ont tenu à rappeler le contenu du métier d'enseignants qui ne se limite au cours devant éléve et beaucoup nous ont envoyé, pour preuve, leur emploi du temps détaillé de
la semaine.


Gaetan Oddou, 38 ans, enseignant depuis 15
ans, Tarascon (Bouches-du-Rhône)


"15 heures de cours ne signifie pas 15 heures de travail. Dire cela est aussi absurde que dire à un acteur de théâtre qu'il ne travaille que 2 heures par semaine ou à un journaliste qui présente le
journal du matin qu'il ne travaille que deux heures par jour. On fait une confusion entre temps de présence devant élève et temps de travail effectif."


Corrections de copie, préparation des cours, accueil des élèves, animation de divers clubs, préparation de projets.... De très nombreux témoignages relatent par le menu détail les multiples
composantes du travail, qui souvent s'exporte jusque dans la vie personnelle.


Bernard Prévot, 60 ans, professeur de
mathématique en collège, Bordeaux (Gironde)


"Je fais, chaque semaine : 18 heures de cours, 1 heure et demi d'heure supplémentaire annuelle, 4 heures d'animation pour le club échecs, 1h de préparation au brevet à partir du mois de février. J'assure 10 heures de vie de classe sur l'année, je participe à de nombreuses
réunions : commission permanente, conseil d'administration, commission de pilotage informatique, rénion du réseau de réussite scolaire.... J'évalue ma présence au collège à 26 heures (au moins)
et j'estime mon travail à plus de 40 heures par semaine."


Yves Moalic, 56 ans, professeur de lettres en
lycée depuis 33 ans, Semur-en-Auxois (Côte-d'Or)


"Je n'ai quasiment jamais eu un week-end complet de repos dans ma carrière et mes petites vacances m'ont toujours servi à me mettre à jour dans mes préparations et mes corrections. Chaque semaine : 19 heures de cours, 3 heures de
réunions diverses, 2 heures de réception des parents, 2 heures d'encadrement des sorties culturelles, 1 heure de tutorat bénévole, 8 à 10 heures de correction, 8 à 10 heures de préparation, sans
compter toutes les soirées consacrées à des lectures "utilitaires" ... 45 heures pendant les semaines
calmes, 50 à 55 au moment des conseils de classes et des examens blancs."


Comme Bernard et Yves, pratiquement tous les professeurs ayant calculé leurs heures hebdomadaires ("en toute honnêteté", précisent certains) arrivent à un total de 40 à 60 heures par
semaine et fustigent le "regard condescendant de la population et de la classe politique sous-entendant que notre travail se résumerait à 18 heures".


Virginie Lagrange, 36 ans, professeur de
lettres et histoire en lycée professionnel, Montreuil (Seine-Saint-Denis)


"Par ailleurs, dans un lycée pro, nous aiguillons les élèves avant, pendant et après les stages ; recherches, comportements, gestions de conflits. Au quotidien, nous gérons aussi les
difficultés sociales (pauvreté, violence, addictions) et réorientons les élèves vers les infirmières, les assistantes sociales ou les associations."


Alors si les huits heures supplémentaires de travail proposées par Nicolas Sarkozy peuvent recouvrir ce travail là, effectué de toute façon, les enseignants approuvent.


Manuel Drigoz, professeur en
secondaire


"Je voudrais tirer mon chapeau à notre président pour proposer aux enseignants une augmentation de 25 % sans rien demander en échange ! Pourquoi 'rien' ? Mais parce qu'entre les conseils de classe, les corrections de copies,
les entretiens individuels, le soutien bénévole, je suis largement à plus de 30 heures de présence dans mon établissement."


Emilie Vallaud, professeure en collège


"Bien sûr que j'accepterais de rester 26 heures dans le collège où je travaille, tout simplement
parce que c'est déjà le cas. Alors je voudrais savoir, au juste, qu'est-ce qui sera pris en compte dans
ces heures supplémentaires ? Le montage, les photocopies d'exercices ? Le remplissage du cahier de texte en ligne ? Les visites chez l'assistante sociale ? Les coups de téléphone aux parents
?"


Baptise Belleau, professeur en secondaire


"Si pendant ces heures de présence supplémentaires je peux préparer mes cours, corriger mes copies, préparer mes devoirs, continuer à enrichir mes connaissances .. pourquoi pas. Si non, cela ne fera que se rajouter aux 45 heures hebdomadaires que me prend tout cela enseignement compis. Alors non, même payées double
ou triple."


"IL N'Y A AUCUN LIEU PRÉVU POUR ACCUEILLIR LES ENSEIGNANTS AU TRAVAIL"


D'autres professionnels de l'éducation, qui bénéficient d'emplois du temps moins lourds ou qui aimeraient rester

Jacques Heurtault 04/03/2012 18:45



Qui je suis? Je suis Jacques Heurtault, auteur et responsable du contenu de ce blog ...


Oui, JE VEUX! C'est mon droit de le penser et c'est mon droit de le dire sur mon blog! C'est moi qui décide, SEUL, de ce qui se publie sur ce blog.


C'est comme ça et ça ne changera pas!


J'ai un tout petit pouvoir ... Il s'appelle mon bulletin de vote!


Vous devriez être content. Je suis en mesure de vous affirmer que mon choix est désormais restreint à deux possibilités :


1. Le vote "blanc"


2. Le vote "Hollande"


J'ai pris la décision de ne pas voter pour Sarkozy ni pour Bayrou. Quoi qu'ils puissent raconter l'un ou l'autre, ils n'auront pas ma voix.


 


Passons au sujet principal ... C'est à dire aux enseignants.


Relisez bien mon article, je vous prie. J'y ai écrit, explicitement qu'il n'était pas question de les mettre 35 heures par semaine devant les élèves (en classe, évidemment).


Il est seulement question qu'ils disposent, chacun, d'un bureau personnel et qu'ils soient présent 35 heures par semaine, 47 semaines par an sur leur lieu de travail. En un mot comme en cent, JE
VEUX qu'ils préparent leur cours sur leur lieu de travail. JE VEUX qu'ils corrigent leurs copies sur leur lieu de travail. JE VEUX qu'ils n'aient à faire qu'à un seul responsable hiérarchique
direct : leur Directeur d'école, leur Principal ou leur Proviseur, lesquels doivent pouvoir, le cas échéant, s'ils le souhaitent, s'entourer des conseils utiles dont ils doivent avoir le pouvoir
d'en faire ce qu'ils veulent, y compris se torcher le cul avec!


Je n'oublierai jamais la mascarade de l'inspection dont fut l'objet mon professeur d'histoire et géographie, Monsieur Madec, quand j'étais au lycée Henri Avril à Lamballe, en classe de Première.
C'était pendant l'année scolaire 1965/1966.


Nous avions consacré tout un cours à préparer cette inspection afin de jeter de la poudre aux yeux de l'inspecteur ... Le jour dit, il y avait force cartes, documents, etc ... Le cours était
devenu, comme par enchantement, très "vivant"! J'étais allé non pas au tableau mais carrément au bureau, à la place du prof!


En classe de Seconde, j'avais eu un prix dans cette matière (le deuxième prix, je crois ...). Pareillement, en classe Terminale ... Mais, en classe de Première, RIEN! J'avais même eu droit à une
appréciation vacharde du style "esprit trop terre à terre" ... Je m'en souviens très bien, même si c'était il y a 45 ans.


Voilà! Ai-je été assez clair? Je peux en remettre une couche si vous le voulez.


Quant à Monsieur Daumont, il répond lui-même. Il livre, ici, pour la première fois, des informations dont il m'avait, avec moins de détails, déjà éclairé.



Jean Daumont 04/03/2012 10:54


   Vous avez raison de souligner les insuffisances de l'enseignement en France, mais il ne faut pas dramatiser, suivant le principe que "ce qui est excessif est sans importance"...


1. Les enseignants font partie de la "fonction publique"qui, à l'origine, a été créée dans un souci d'égalité et avec des règles comportant des droits et des devoirs, des procédures de notation
et d'inspection afin de permettre promotions ou sanctions, et son caractère "public" est justement fait pour éviter les effets nocifs d'une "privatisation" pouvant la mettre à la merci des "élus
locaux", c'est-à-dire du "clientèlisme"...


2. Les enseignants ont un horaire de "cours", mais il faut y ajouter le temps consacré aux conseils de divers ordres + les corrections à la maison...Le problème est d'abord d'unifier ces
horaires, actuellement différents suivant les concours d'origine et les niveaux d'enseignement ...L'idée d'une présence complémentaire dans l'établissement pour aider les élèves est intéressante,
mais, en dehors des disciplines dites "principales" (français, maths, langues vivantes) quelle aide pourront apporter les professeurs des autres disciplines?...


3. On ne peut pas reprocher leurs vacances aux enseignants : la mutiplication des congés ne résulte pas de leur demande, mais de "pratiques sociales" : week-ends, ponts (ex : mai), RTT ...et de
la fixation des examens pendant le temps scolaire (notamment en juin) ...Le problème est qu'ils considèrent maintenant cela comme des "droits acquis", dont la contrepartie est une rémunération
insuffisante.. L'idée de Sarkozy d'une augmentation parallèle de l'horaire et de la rémunération paraît donc pertinente...


4. Les chefs d'établissement sont déjà des "supérieurs hiérarchiques", mais ...sans pouvoir réel. Ils ne donnent qu'une note administrative et ne sont pas compétents pour juger la valeur
pédagogique (certains issus de la surveillance n'ont jamais enseigné) ...et c'est souvent la croix et la bannière pour obtenir ole départ d'un enseignant incompétent ou chahuté, ...ce qui pose le
problème de la qualité de leur formation, donc de leur recrutement ...On n'a pas encore fini de liquider la période soixante-huitarde de "l'élève-roi" ...


   Certes, il y a encore à faire pour redonner du lustre à l'enseignement, mais il faut du temps pour recoller la porcelaine ...

Jacques Heurtault 04/03/2012 11:37



Je retiens de votre commentaire que vous êtes plutôt d'accord avec mes propres observations : il y a bel et bien un problème avec le corps enseignant...


Quelles sont les solutions que vous proposez, vous qui avez été enseignant puis proviseur de lycée? Il va tout de même bien falloir qu'on en sorte ... Cette situation ne peut plus durer.



guillaume 02/03/2012 09:48


Je ne sais ou vous voyez un lien entre le statut des enseignants-privé ou public- et la réussite des élèves!!Que faites-vous de la pédagogie ,de la formation pédagogique des enseignants et
de leur évaluation "didactique"si vous supprimez cet échelon ?Sarkozy a supprimé l'année de formation,des démissions nombreuses de jeunes enseignants ont suivi !On parle de la rétablir tant la
situation est dramatique!Les proviseurs n'y peuvent rien.Un directeur d'hopital "gère "il ne donne pas de directives aux médecins dans leur pratique médicale!dans l'enseignement les 2 échelons
sont indispensables.Ce n'est pas entre le quart et le tiers des élèves qui entrent en 6eme qui sont en difficultés mais 20  pour cent-c'est déja beaucoup,n'en rajoutez pas!Leur difficultés
n'ont rien à voir avec le collège ni le lycée:ils arrivent de l'école élémentaire  et les enseignants y vont  pourtant 28 h. ...


Il y a certes des évoluations à apporter à l'école,mais penser que l'on va rétablir l'ecole des années 50 est contre productif ,la société a bien changé et l'école aussi et sans
l'investissement des enseignants ,que visiblement vous ne connaissez pas,ce serait bien pire !La réussite des élèves passe par la formation des maitres,la pédagogie,la réflexion sur les
apprentissages le travail en équipe,des moyens pour aider les plus en difficultés,et non pas uniquement par des statuts ou un fonctionnement hiérarchique


guillaume,principal de collège,ancien conseiller pédagogique et professeur de physique

Jacques Heurtault 02/03/2012 14:03



Il n'y a aucun lien direct et immédiat entre le statut des enseignants et la réussite des élèves? Je n'en suis, hélas!, pas si sûr...


Vous devez savoir, puisque vous êtes Principal de collège, qu'il est extrêmement difficile de sanctionner un fonctionnaire inéfficace. Il est quasiment impossible de licencier un fonctionnaire
pour insuffisance professionnelle. Ils disposent, tous, de fait, de la garantie de l'emploi. Je tiens pour certain que cela a des conséquences sur leur implication au travail et sur leur
efficacité professionnelle.


Ma position est plus fondamentale que cela. PAR PRINCIPE, je veux que le statut de fonctionnaire soit limité aux seules quatre catégories principales de personnes suivantes (les autres sont trop
peu nombreuses pour être listées) :


1. Les militaires


2. Les policiers


3. Les collecteurs d'impôts


4. Les magistrats


C'est ce qu'on appelles les "fonctions régaliennes" de l'Etat.


Vous savez aussi bien et même beaucoup mieux que moi que la quasi totalité des Principaux et Proviseurs sont d'anciens enseignants. Ils sont donc capables, par nature, de porter une appréciation
sur la qualité du travail des enseignants, tout particulièrement sur leur capacité à faire respecter la discipline dans les classes et leur capacité à obtenir des résultats.


Un jour, peut-être, viendra en débat la véritable cause de la réforme de la formation pédagogique des enseignants qui fait couler tant d'encre. On n'en parle pas ou presque pas. Elle est pourtant
sur presque toutes les lèvres "instruites" : briser les reins des IUFM.


Avec le nouveau système, un enseignant qui n'a pas la "niaque" pour faire ce métier va très vite rendre son tablier ... En outre, en lui évitant de subir le filtre idéologique des anciens IUFM,
on aura, peut-être, des enseignants un peu plus diversifiés dans leur recrutement.


Détrompez-vous : les directeurs d'hôpitaux donnent des directives aux médecins, lesquels ne peuvent pas faire n'importe quoi. Ils ont une hiérarchie médicale directe ... Ils doivent prendre en
considération la dimension des coûts ... C'est normal!


Il faut former les maitres, dites-vous? Très bien! Je ne peux qu'approuver. A condition que cette formation théorique soit dispensée pendant les vacances scolaires (sauf les cinq semaines de
congés payés, évidemment ...). Le problème, c'est que les formateurs tout comme les "futurs formés" se refusent à le faire car ils n'ont pas l'obligation de travailler en dehors de leurs heures
de cours ... Combien de fois faudra-t-il répéter que les vacances scolaires sont faites pour les enseignés et non pas pour les enseignants (sauf les cinq semaines de congés annuels ...).


Vous avez nécessairement entendu parler des "Greta" qui dispensent des formations à des adultes. Ils sont systématiquement injoignables les mercredis et pendant les vacances scolaires (Toussaint,
Noël, Février, Pâques, etc ...). Vous trouvez ça normal? Moi, pas!