Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Ma nostalgie du bon vieux "bac" ...

18 Juin 2013, 13:50pm

Publié par Jacques Heurtault

Dans La Croix de ce jour, Odon Vallet signe un article "Notre bac a 50 ans".

L'auteur est connu pour être un spécialiste de l'histoire des religions. Il est présenté, aujourd'hui, comme "écrivain".

 

Lisez l'article que je reproduis ci-dessous et vous vous rendrez compte que son label n'est pas, loin s'en faut, usurpé.

 

Début de citation :

 

 

Qu’il était doux notre bac des jeunes années, d’Âge tendre et tête de bois, de la génération du baby-boom, de « Salut les copains » écouté en salle d’études avec oreillette et transistor. Ni Johnny ni Sheila n’avaient le bac, réservé à 10 % des adolescents, décile turbulent qui formait le monôme devant la mairie, brûlait le dictionnaire Gaffiot face au tribunal avant la distribution des prix présidée par le sous-préfet : un feu de joie, une haie d’honneur avant le conseil de révision et sa vérité toute nue des bons pour le service.

Qu’il était doux notre bac bercé d’humanités, ascenseur social où Lagarde et Michard valaient bien Roux et Combaluzier, diplôme sans chômage, parchemin de valeur pour l’emploi garanti, premier grade de l’enseignement supérieur. Et la liste des reçus faisait la une du quotidien régional tandis que les « mentionnés » avaient droit aux félicitations du proviseur, voire du recteur. De Saint-Brieuc à Briançon, les bienheureux distingués formaient l’élite locale, et les résultats tombaient à la veille du 14-Juillet, de son bal des sapeurs-pompiers où les demoiselles faisaient rougir les bons élèves.

Qu’il était doux notre bac de ceux qui venaient d’échapper à la guerre d’Algérie et profitaient des Trente Glorieuses où le pouvoir d’achat augmentait chaque année. Et les bacheliers des écoles normales devenaient instituteurs à 17 ans sans bourse délier. D’autres enseignaient rapidement dans le secondaire en cette époque où l’on construisait un collège par jour et deux lycées par semaine.

Mais qu’il était dur notre bac en deux parties avec écrit et oral obligatoires. Maintenant, neuf candidats sur dix sont reçus. Voici cinquante ans, moins d’un candidat sur deux franchissait le double obstacle sans redoubler au moins une fois. Aujourd’hui, l’échec répété en terminale est exceptionnel. En ce temps-là, il était fréquent et beaucoup se contentaient du « premier bachot ». Les larmes coulaient à flots devant les listes des refusés.

Il n’y avait pas encore les multiples options ou épreuves facultatives qui dopent actuellement les notes aussi artificiellement que la pharmacopée d’un coureur cycliste. Au temps présent, quelques notions de latin ou de grec, coefficient trois, peuvent donner trente points en plus et jamais un seul en moins. À l’époque, on ôtait un point par faux-sens et deux par contresens : l’idiome de Cicéron ou de Platon ressemblait, pour beaucoup, à l’hébreu ou au chinois.

C’était jadis et naguère, si loin des temps modernes, si proche de nos mémoires. Telle fut l’histoire des bacheliers d’autrefois, au double sens du mot anglais bachelors , lauréats et célibataires, confirmés en savoir et novices en amour.

 

Fin de citation.

(Les surlignages sont de ma responsabilité)

 

Je n'ai pas connu le bac en deux parties. Il s'en est fallu de peu ...

Il n'empêche que cet article reflète exactement le souvenir que j'ai gardé de ces temps devenus "immémoriaux" compte tenu du rythme des changements sociétaux que mon époque a connu et que la génération à venir va très probablement connaitre.

On se prend à regretter ce passé pas si lointain. Toutefois, je me dis qu'il ne faut rien regretter car le temps, c'est la particularité de cette quatrième dimension, ne s'écoule que dans un seul sens! Il est impossible de revenir en arrière. Mais on peut bien rêver! N'est-ce pas pour cela que les physiciens ont décidé d'exprimer cette dimension avec des nombres dits "imaginaires" (i puissance 2 = -1)?

Commenter cet article

Rivaud 18/06/2013 18:37


Je ne m'adressais pas à vous, mais à ceux qui admettent ces pratiques.

Jacques Heurtault 18/06/2013 20:18



Bien entendu ... Mais, en tant que responsable du blog, je suis obligé d'être attentif.



Rivaud 18/06/2013 17:53


"Les changements sociétaux que mon époque
a connus..."  Et moi, donc !!!


>>> On dit que le 19ème siècle se
termine en 14 avec la Grande Guerre. Avant celle de 39, après tout il n'y avait que 20 ans, dans les petites villes de province et surtout à la campagne on avait encore un pied dans le 19ème par
les souvenirs des parents et des grands parents et dans la vie courante, qui n"était pas facile: eau courante, électricité, radio, lessive, battages, déplacements, loisirs... Voir passer un avion
ou une voiture "aérodynamique" étaient un petit évènement. A 70 kilomètres de la mer nombreux étaient ceux qui ne l'avaient jamais vue. La guerre n'a rien arrangé, mais on a vu des avions...
Ensuite, lorsque l'on disait "avant la guerre" il fallait préciser, pour les plus anciens c'était souvent "la grande" Les changements, matériellement, ont été énormes mais aussi dans les
comportements, ce qui se passe aujourd'hui était inconcevable, inimaginable. Entre autres, l'idée du mariage entre pédérastes (remarquez que je n'écrit pas PD comme à l'époque) - Vous pouvez les
appeler comme vous voulez, les pratiques sont toujours les mêmes, si vous les admettez, souffrez les mots pour les dire. 



Jacques Heurtault 18/06/2013 18:20



Non, non! Je n'admets pas les pratiques des homosexuels ni des homosexuelles ...



GM 18/06/2013 17:51


La thérorie des cordes est une conséquence de celle des champs.


Dans laquelle le vide (le rien) n'est plus rien pour piquer de l'énergie et le restituer après (principe de l'équivalence des énergies).


Dont une des conséquences majeures reste le principe d'incertitude, fondant la théorie quantique.


Mais vous savez tout ça comme au moins tous nos futurs bachelier, puisque même moi je l'ai eu et que je le sais.


Pour vous dire que je suis un nul ... avec mention (grâce à la philo : deuxième meilleure note de l'époque).

Jacques Heurtault 18/06/2013 18:17



Ah! Ah! Deuxième meilleure note en philo ... Et c'est seulement maintenant que je l'apprends ... Cachotier!


Nul avec mention ... Pas mal trouvé!



GM 18/06/2013 15:20


Pourquoi le temps ne serait-il qu'une dimension supplémentaire, la 4ème ?


Et réelle et non pas imaginaire, en plus...


 


Que la flèche du temps, j'en conviens que jusqu'à présent, elle n'a qu'un sens, seul et unique où les causes précèdent toujours les effets.


Mais pourquoi une seule dimension ?


 

Jacques Heurtault 18/06/2013 15:44



Certes, certes! Il y a la théorie des "cordes" ... Justement, en ce moment, on y a droit un peu trop souvent! Ca nous tombe dessus sans crier gare! Hier, je me suis demandé si la Terre ne s'était
pas mise à tourner à l'envers tellement il faisait noir à une heure où il aurait dû faire grand jour!



guillaume 18/06/2013 15:09


AH!Nostalgie quand tu nous tiens!!

Jacques Heurtault 18/06/2013 15:39



Et, en plus, il écrit bien!