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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Médecins du "secteur II" en dépassement d'honoraires ...

19 Mai 2011, 20:15pm

Publié par Jacques Heurtault

Un peu d'air ! Enfin, c'est une façon de parler ... Avec l'omni présence de l'affaire DSK, on en finirait par oublier tout le reste de l'actualité!

 

Par exemple cette histoire de dépassement d'honoraires des médecins (généralement des spécialistes) du secteur II. Celui, précisément, où le dépassement d'honoraires est permis ! C'est à n'y plus rien comprendre ...

 

J'observe que c'est la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), celle qui signe la convention d'honoraires avec les syndicats de médecins, qui proteste ...

 

"M'enfin!", comme dirait Gaston Lagaffe, si ladite CNAM estime que la convention n'est pas respectée, on peut supposer qu'elle a pris quelques précautions juridiques, notamment, celle d'agir en justice! Ou alors, "c'est grave, Docteur!".

 

Si c'est le cas, qu'attend-t-elle pour agir?

 

Pour ma part, j'estime que si certains médecins transgressent les règles, ils doivent être sanctionnés. Comment? Par une radiation des médecins concernés du bénéfice de la convention, tout simplement ... Simple comme bonjour! Et ceci, à titre strictement individuel, évidemment!

 

Au lieu de cela, que voit-on? Qu'entend-t-on? La CNAM qui semble vouloir mener une campagne de presse pour tenter de prendre l'opinion publique à témoin ... afin que celle-ci participe à une sorte de mouvement de réprobation devant amener lesdits médecins "excessifs" à renoncer d'eux-mêmes à leurs excès!

 

Question : Ils ont "des tripes" à la CNAM ou pas? D'ailleurs, je me demande bien pourquoi je fais référence à cet attribut spécifiquement masculin. Une sorte de "façon de parler", probablement ...qui , insidieusement, pourrait laisser entendre que les femmes, n'ayant pas de "tripes" (par nature), ne peuvent pas prendre des décisions exigeant "d'en avoir" ... Tout le monde sait bien que c'est absolument faux!

 

Voyons le problème sous l'angle du futur plus éloigné ... mais pas pour autant futuriste.

 

Quelques propositions audacieuses, histoire de (ne pas) changer un peu ...

 

1. Les dites conventions d'honoraires négociées avec les syndicats de médecins ne doivent être qu'un cadre inapplicable individuellement à chaque médecin sans que chacun d'eux ne l'ait, au préalable, signé, individuellement. Il convient de ne pas perdre de vue que ces conventions-là ne sont pas des "conventions collectives" au sens du Code du travail ... Par définition, les médecins libéraux ne sont pas des salariés... Si ce n'était pas le cas, ça se saurait!

 

2. Chaque ratification individuelle pourrait être soumise à l'examen préalable des conditions d'exercice de la profession de médecin dans le secteur géographique ou dans le "bassin de maladivité" (c'est le bon terme?). Là où on n'a pas besoin de spécialistes car il y en a déjà assez, pas de conventionnement individualisé ... Là où, au contraire, il y a un déficit de spécialistes, conventionnement individualisé systématique jusqu'à saturation du besoin ... Etc.

 

3. Ce raisonnement vaut, bien entendu, pour les médecins généralistes ... Ne dit-on pas que l'on manque de médecins dans certaines régions? Bon moyen de les y faire venir! C'est "à prendre" ou "à laisser" ...

 

C'est quand même simple à comprendre, non?

 

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GM 23/05/2011 09:36



Je ne sais pas moi non plus...


 


J'ajoute, à mon premier commentaire, qu'on payait aussi 80 salariés au titre de l'environnement paramédical (infirmières, kiné, assistantes dentaire, prothésistes, manipuateur rabio,
laborantines, etc. et au titre de l'activité administrative (accueil, RDV, compta, tiers-payant, femmes de ménage, etc).


Comme quoi il y a de la marge.


 


Pour répondre à votre question, peut-être s'agit-il de faire du "haro sur les profiteurs" ?


Ou d'aborder par la bande (l'inégalité du traitement du patient quant à l'accès aux soins de qualité, : la médiecine à deux vitesses...) le problème de l'ineptie de la CNAM qui se trouve être
dans une situation bizarre...


1 - Le patient choisi librement son toubib.


2 - Le toubib fait ce qu'il veut dans son cabinet (y comris au titre des prescriptiones (analyses etc.)


3 - Et c'est la CNAM qui paye sans pouvoir rien en dire que de fermer sa tronche.


 


Aberrant depuis l'origine !



Jacques Heurtault 23/05/2011 10:29



D'accord avec le diagnostic ...


Reste à mettre au point une ébauche de solutions ..; Autrement dit, des propositions audacieuses!



GM 20/05/2011 18:41



Le secteur II applique les honoraires qu'il veut, c'est la CNAM elle-même qui les y autorise...


C'est dire l'ineptie de ce lobbying.


 


Par ailleurs, pour avoir dirigé un "petit centre de santé" ambulatoire dans un passé professionnel mouvementé, où j'avais quand même quelques 80 toubibs salariés, plutôt bien payés (y'en a qui se
faisaient le millions de francs de salaires net dans les années 90), dont seulement 4 (ou 5, je ne sais plus) de généralistes, le centre restait conventionné secteur I (même pour les
spécialistes) et j'arrivais à équilibrer les comptes en fin d'année... sans dépassement (et même en me payant avec taxe sur les salaires et toutes charges incluses).


Pas plus sur les dentistes avec un coefficient de 2 sur les prothèses seulement : Mais ce n'était pas facile, il est vrai.


 


C'est en fait ce qu'il faut lire entre les lignes dans ce rapport : On peut vivre (et bien) en restant en secteur I.


Mais ce n'est pas dit comme ça...



Jacques Heurtault 20/05/2011 22:18



Je préfèrerais que ce soit dit comme vous le dites.


Il y a quelque chose qui m'interpelle : pourquoi, dans ces conditions, ce lobbying inepte? J'ai l'impression qu'il y a quelque chose d'autre. Une sorte de partie de billard à trois bandes. La
question devient : laquelle? Quel est le véritable but de la manip?