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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Non, il ne faut pas supprimer le "bac" : il faut le réformer!

17 Juin 2013, 17:00pm

Publié par Jacques Heurtault

Oui, il faut réformer le baccalauréat ... En aucun cas le supprimer!

 

J'irai même un peu plus loin : il faut rétablir le Certificat de fin d'Etudes Primaires, le fameux "Certif" et, dans le même esprit, redonner une nouvelle jeunesse au "Brevet Elémentaire des Collèges" ...

 

Le Certificat, le Brevet, le Baccalauréat, trois étapes de contrôle des connaissances et, par conséquent, de validation des acquis.

 

Beaucoup de choses ont été dites et écrites au sujet des épreuves de ces examens. En particulier :

- elles sont génératrices de stress, anxiogènes et conduisent les candidats à "perdre leurs moyens". C'est hautement probable.

- la notation a un caractère partiellement aléatoire, c'est à dire que deux correcteurs n'aboutissent pas à la même note pour une même copie.

- les corrections sont sujettes à des manipulations; les correcteurs reçoivent des consignes afin que le taux de réussite soit "satisfaisant" (80%!). J'en suis convaincu.

- l'organisation de ces épreuves est mangeuse de temps et les cours sont interrompus beaucoup trop tôt. C'est indiscutable.

- les correcteurs sont payés deux fois, voire trois fois : une fois comme enseignant alors qu'ils ne donnent plus de cours, une deuxième fois quand ils surveillent les épreuves et une troisième fois quand ils corrigent les copies; on pourrait même rajouter une quatrième fois quand ils participent à des jurys (lesquels sont collectifs). Le raisonnement est un peu tiré par les cheveux car les correcteurs n'ont pas la liberté de participer ou pas aux corrections. Quant aux cours qui n'ont pas lieu, ce n'est pas de leur fait ...

 

Bref, on voit bien qu'il y a quelque chose à faire dans ce domaine (et s'il n'y avait que celui-là, on serait content!).

 

Pour progresser grandement dans l'efficacité des contrôles, je retiens, moi, la technique dite des "questionnaires à choix multiples", en abrégé "Q.C.M.".

 

Cette méthode de contrôle a deux énormes avantages :

1. Elle est rigoureusement objective. Il n'y a aucun caractère aléatoire (tel que mentionné plus haut).

2. Elle est très facilement automatisable. Il suffit de "noircir" la bonne case si on répond sur feuille de papier. A moins que la technique retenue soit la réponse directe sur écran de terminal informatique faite en "cochant" la bonne case.

 

La notation se fait par l'attribution d'un point si la réponse est correcte, l'attribution de zéro point s'il n'y a pas de réponse et l'attribution d'un point NEGATIF si la réponse n'est pas la bonne. Cette dernière possibilité est importante! Il faut faire la différence entre ceux qui fournissent la bonne réponse parce qu'ils la connaissent et ceux qui aboutissent au "bon" résultat parce qu'ils ont coché "au hasard" ...

 

Avec la technique du Questionnanire à Choix Multiples (Q.C.M.), on sait ou on ne sait pas. Il est facile de structurer le questionnaire de façon à éliminer le caractère "chance" de l'épreuve. Il suffit de multiplier les questions et/ou de diminuer le temps global de réponse. Nul besoin de supputer pendant une minute pour donner, en géographie, la bonne réponse à la question : "Le siège du gouvernement du Brésil est à Brasilia, à Rio de Janeiro, à Sao Paulo, à Montevideo, à Buenos Aires". Il n'y a qu'une réponse : Brasilia.

 

Le champ des possibilités de questions est à peu près infini. En tout cas très étendu ... Pour une épreuve d'histoire, il est facile de concevoir un questionnaire de 720 questions auxquelles il faut répondre en une heure. Cela donne cinq secondes par question. A chaque fois, une seule case à noircir ou à cocher ...

 

L'épreuve ne doit pas dépasser une heure car l'expérience montre que, sous l'effet de la tension nerveuse, le taux de mauvaises réponses augmente si la durée de l'épreuve est trop longue ou si le nombre de questions est trop grand. Mieux vaut faire deux séries voire trois séries de questions. 2.160 questions pour trois séries d'épreuve en histoire, cela permet de savoir si le candidat a assimilé le programme sinon c'est à désespérer de l'enseignement!

 

Pour renforcer le caractère aléatoire, il est très facile de préparer 10 fois plus de questions qu'il n'en sera posées et, la veille de l'épreuve, si et seulement si on dispose de l'outil informatique adéquat, faire une sélection aléatoire d'une question sur 10 ...

 

J'imagine une épreuve d'instruction civique.

Le siège de la Cour des Comptes est :

- rue de Montpensier

- rue de l'Université

- rue de Vaugirard

- rue Cambon

- rue du Faubourg saint Honoré

Question à poser à des candidats au baccalauréat série B (économique et social)! Celui qui ne lit pas de journaux, qui ne s'intéresse pas un tant soit peu à l'actualité ne peut, sans risque, fournir la bonne réponse qui est "rue Cambon" (+1). S'il répond "rue de Vaugirard", le tarif sera (-1). Rue de vaugirard est en effet le siège du Sénat ...

 

Il n'y a pas un seul domaine qui puisse échapper à cette logique. Pas davantage un seul niveau d'étude. Il suffit de choisir les questions adaptées au niveau de contrôle et donc au programme d'enseignement.

C'est tellement vrai que, aux Etats Unis, les candidats à l'obtention d'un master de droit (épreuve de droit fiscal fédéral) peuvent subir ce genre d'épreuve.

Il ne fait aucun doute que le candidat qui n'a pas travaillé pendant l'année écoulée se fait, nécessairement, étendre en toute beauté s'il doit répondre à une longue rafale de questions toutes assez pointues et dont la réponse est dans le programme d'enseignement.

 

Cette technique permet d'organiser les enseignements par modules. Par exemple, tout le programme d'histoire enseigné au cours du premier trimestre pour la série "S", le contrôle ayant lieu immédiatement en fin de module ... Celui qui sèche la plupart des cours (2 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 10 semaines soient 100 heures d'enseignement) ne peut espérer obtenir la note 10/20 ... (sauf si, comme on dit dans les cours de récréation, il est "cocu", ce qui, pour un gamin de 17 ans, est quand même un peu fort de café!).

 

Bien entendu, de telles épreuves sont adaptables à tous les niveaux d'étude, y compris au Cours préparatoire ... Il suffit de calibrer la durée des épreuves, le niveau de difficulté des questions et la thématique de l'épreuve.

Le but, en effet, n'est pas de faire échouer ni de sélectionner mais simplement de contrôler les acquis en rapport avec le programme d'enseignement. Cela ne règle en rien la question de la nature de ce programme d'enseignement. La question n'étant pas posée ici, il ne faut pas espérer y trouver de réponse.

Commenter cet article

Jean Daumont 03/07/2013 16:51


   Comme on se rencontre (une fois de plus) !... Figurez-vous que j'ai été "pion de demi-pension" à cette école autour de l'année 1950, étant un étudiant désargenté, en Histoire bien
sûr, à la Sorbonne ...


NB : il faut néanmoins que je fasse le cuistre : l'Ecole Alsacienne est un établissement privé laïc sous contrat d'association


   Réf: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_alsacienne - 71k - Archive en memoire - Traduire en Francais

Jacques Heurtault 03/07/2013 17:53



C'est bien parce qu'il s'agit d'une école privée que j'ai voulu que l'on sache que Chevènement, socialiste à l'époque, très attaché à l'école laïque, y mettait ses enfants ... Il ya des gens,
comme ça, qui disent volontiers "Faites ce que je dis! Ne faites ce que je fais!"



Jean Daumont 30/06/2013 11:15


   J'étais encore en activité quand Chevènement a formulé ce thème des 80 % de succès au Baccalauréat ...C'était effectivement un voeu "égalitariste", mais, malgré des recherches sur le
web et dans mes "grimoires" de l'époque, je n'ai pas pu savoir s'il était l'auteur de ce voeu ou s'il l'avait repris à Fabius ou à quiconque d'autre ...Par contre, l'ayant alors approché, je peux
témoigner qu'avec ses enfants il ne rigolait pas avec  avec la discipline et n'avait rien d'un héritier de 1968 ...


Réf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baccalaur%C3%A9at_en_France

Jacques Heurtault 02/07/2013 11:11



Toutefois, quand il était simple député, avant d'être ministre de l'Education nationale, il avait mis ses enfants à l'Ecole Alsacienne (Paris 6ème arrondissement). Quand il a été sollicité pour
devenir ministre, il a demandé un délai pour "régulariser" sa situation personnelle car, bien évidemment, un ministre de l'Education Nationale de gauche se devait d'avoir ses enfants inscrits
dans une école publique ... J'ai personnellement connu la personne qui était Directrice des études de cette "Ecole Alsacienne" au moment des faits.



Rivaud 19/06/2013 13:32


Si dogme il y a c'est forcément socialiste... :-)

Jacques Heurtault 19/06/2013 14:17



Voire! Voire! Les socialistes sont certainement sous l'influence de certains dogmes (par exemple la malfaisance du profit ...) ... A mon avis, ils sont loin d'être les seuls!



Rivaud 18/06/2013 16:58


à Jean Daumont 11h06 "80% d'une classe au niveau du
baccalauréat d'ici a l'an 2000" Je pense que cette formule est
de Fabius, alors Premier ministre et qu'il fût suivi par Chevènement, ministre de l'éducation nationale. Peu importe, de là commence le déclin de la valeur de l'examen, l'égalité par le bas chère
aux socialistes.

Jacques Heurtault 18/06/2013 17:08



Moi, je croyais que c'était Jospin quand il a été ministre de l'éducation nationale ... Nous somme d'accord : ce sont les socialistes qui ont formulé ce dogme!



GM 18/06/2013 14:38


@ Jacques : Vous ne lisez pas assez...


 


@ Loubomyr : ... Et le "faire-savoir".


Qui souvent est le plus important, finalement.

Jacques Heurtault 18/06/2013 14:57



Mais je ne fais que ça : lire!


(En fait, je suis un gros menteur. Je regarde davantage la télévision (Arte!) que je ne lis ... Tintin, en ce moment! C'est vous dire le niveau ... Si je repassais le bac, je serais recalé!).



Rivaud 18/06/2013 14:35


La réponse à votre question est là:http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-culture-qui-reste-quand-tout-oublie-edouard-herriot-commentez-cette-citation-112078.html


JR

Jacques Heurtault 18/06/2013 14:54



Ah, c'est Edouard Herriot! Je ne me savais pas aussi cultivé : j'avais oublié!


Merci!



Loubomyr 18/06/2013 12:35


Les compétences se déclinent en trois catégorie : savoir, savoir faire et savoir être, le tout en concordance avec un métier, une mission ou une tache à accomplir. Partant de là, voyez les precis
de GRH et vous verre que le bac avec tout le savoir encyclopédique reçu ne correspond absolument pas à une insertion réussie dans la vie publique sociale et professionnelle.

Jacques Heurtault 18/06/2013 14:09



Rien n'empêche de modifier les programmes pour faire en sorte qu'ils coincident avec les besoins de l'économie! Est-il vraiment nécessaire d'apprendre à des lycéens que le système buccal de
l'oursin s'appelle la lanterne d'Aristote?


Ce n'est donc pas tant le contrôle des connaissance qui est en cause que le contenu des programmes! La plupart des gens qui conçoivent ces programmes n'ont jamais mis les pieds dans une
entreprise. Quand certains politiques évoquent la possibilité que les enseignants soient recrutés de gré à gré après avoir exercé au moins 10 ans dans l'économie réelle, la quasi-totalité des
enseignants poussent des cris d'orfraies!



GM 18/06/2013 12:28


Mais non, le bac ne donne aucun "droit à"...


Tout juste le "droit de" poursuivre des études dites "supérieures".


Et on peut heureusement se former "à" un métier sans avoir obtenu un bac.


Mais c'est déjà mieux avec, faut-il reconnaître : Toutes les grilles indiciaires de rémuération en tiennent compte dans toutes les conventions collectives.

Jacques Heurtault 18/06/2013 14:04



C'est malheureusement faux ... Les employeurs reconnaissent rarement les diplômes (tel diplôme = embauche obligatoire à tel coefficient minimum). Il faut dire que si les diplômes continuent à
être galvaudés comme ils le sont depuis de si nombreuses années, ça ne va pas aider à leur reconnaissance statutaire dans les grilles de classification.



Jean Daumont 18/06/2013 11:06


 Le baccalauréat a été conçu à l'origine par... Napoléon 1er - Lettres et Sciences - et il n'était ouvert qu'à "l'élite", puisqu'il n'y avait pas encore d'école primaire "obligatoire,
gratuite et laïque" ...Il s'est à la fois élargi à tous les domaines - techniques, prodessionnels - et a perdu toute valeur en raison de l'application  - mal comprise - des 80 % de
Chevènement ...Ce n'est plus qu'un "test", souvent insuffisant et contestable ...Le drame est qu'il n'empêche plus les jeunes de se fourvoyer, et qu'ils sont impitoyablement éliminés au bout de 2
ans s'ils ont choisi des études universitaires ...La comparaison avec l'Allemagne est une fois de plus intéressante, car ce pays a moins de bacheliers (abitur), mais davantage de jeunes formés à
des métiers susceptibles de leur donner des emplois...

Jacques Heurtault 18/06/2013 13:58



J'ai lu, tout récemment, que, du temps des premières années du baccalauréat, les épreuves consistaient en un "simple" oral. Les Français sont tellement divisés sur presque tous les sujets que
l'on n'arrive même pas à établir un consensus autour du contrôle des connaissances! C'est dire ...


Et voilà que j'apprends que le Ministre de l'Education Nationale veut supprimer, purement et simplement, les notes!


En ce moment, je traverse une grosse crise de "ras le bol" ...



loubomyr 18/06/2013 10:56


Le BAC, contrôle des connaissances est il utile à l'épanouissement et à son insertion dans un cursus d'études et/ou de parcours professionnel? Je crains bien que non : la véritable réforme serait
de donner le plus gros coefficient aux épreuves permettant de valider des compétences. mais dans le pays de la sélection pazr l'échec, cela semble très difficile à mettre en place!!!!

Jacques Heurtault 18/06/2013 12:03



Il conviendrait que vous précisiez ce que vous entendez par "compétences" ... Une connaissance, c'est simple à définir : on sait ou on ne sait pas. Une compétence, c'est moins clair dans mon
esprit ...



Rivaud 18/06/2013 09:51


Le certificat d'études à 11/12 ans: et tant qu'il ou elle ne sait pas convenablement  lire, écrire et compter, l'élève ne sera pas admis(e) pour encombrer et perturber les classes
supérieures, quitte à l'admettre dans un cours spécial de rattrapage pour attardé.

Jacques Heurtault 18/06/2013 11:53



Globalement d'accord avec vous sauf un bémol sur le terme "attardé" connoté péjorativement de nos jours même s'il est objectivement correct.



GM 18/06/2013 08:36


Vous confondez "contrôle-continu" où le QCM à sa place et une épreuve de rédaction et le stress de la copie vierge où il faut se prendre en main et réinventer un discours avec ses acquis !


On a à faire à des adultes, des primo-adultes qui vont voter...


Philo : "Que doit-on à l'Etat ?"


- Le Bac


- Les Corn-flakes


- Les doc-Martin


- La bibliothèque municipale


- Les smart-phones...


 


Géant comme idée !

Jacques Heurtault 18/06/2013 11:52



Je ne suis guère surpris de votre commentaire ...


Quel est le but d'une épreuve de contrôle des connaissances? Contrôler les connaissances ou attribuer un titre qui donne "droit à quelque chose"?


Muni de son Certificat d'études primaires puis de son Brevet puis de son Baccalauréat (à la façon que je propose!), je crois que cela ne doit donner à aucun droit à un emploi, à aucun droit à une
carrière ... Mais c'est, à priori, un indicateur fiable que le titulaire n'est pas un illettré, un abruti de première classe, etc ...


D'autant que l'un n'empêche pas l'autre!


En fin de cycle, on peut demander à élève candidat au certificat d'études primaires de faire une dictée qui va permettre de juger ses capacités en calligraphie manuscrite et en bon et bel
orthographe simple révélant qu'il a compris le sens du texte ...


Pour le candidat au Brevet, on peut lui demander de rédiger une histoire qu'il doit avoir inventée de toutes pièces à partir de son vécu personnel...


Pour le candidat au Baccalauréat, on peut lui demander de développer la présentation convaincante d'une de ses idées afin de tester sa capacité à défendre son point de vue indépendamment de son
bien fondé universellement reconnu ...


Disons qu'il faut faire deux choses :


- contrôler les connaissances par des QCM de plusieurs milliers de questions


- jauger les capacités d'autonomie par une épreuve écrite rédactionnelle


 Ces deux voies ne s'opposent pas, elles se complètent. Mon projet, c'est de diminuer considérablement les coûts en utilisant autant que faire se peut les moyens modernes de correction.



zeus 18/06/2013 08:10


Vous ne parlez là que de controle de connaissances,aucunement d'évaluation de COMPETENCES.Attention de ne pas tomber dans le "jeu des 1000 francs(1000 euros,pardon!).Est-il plus important pour un
lycéen de connaitre la rue de la cour des comptes ou de savoir lire,comprendre un document,rédiger une note,exprimer une opinion..?Appliquez-vous ce système concernant les langues VIVANTES?Les
QCM ne sont pas à banir mais ne peuvent constituer la seule évaluation.


Pour alléger ce mastodonte,il faudrait y mettre une dose de controle continu et réserver pour l'examen final les matières importantes à fort coéfficient selon les sections.

Jacques Heurtault 18/06/2013 08:25



Les gens qui gagnent le plus souvent le super-banco du jeu des 1.000 euros sont des gens généralement très cultivés. La culture, en effet, c'est ce qui reste quand on a tout oublié ...(Je ne sais
plus le nom de l'illustre qui a dit cela ... avec beaucoup de bon sens).


Pour ce qui est des langues vivantes, il n'est pas interdit de mettre au point un QCM puis de le compléter par un oral. Combien de nos bacheliers parlent couramment (raisonnanblement) l'anglais?
Très très peu, hélas!


De toutes les façons, si on devait s'orienter vers ce type de contrôle des connaissances, cela ne pourrait se faire que progressivement, sur au moins 10 ans ...


En outre, il ne faut pas perdre de vue que l'efficacité du système de contrôle est obtenue par le très grand nombre de questions! Pas 20 ni 100 mais des milliers, voire une dizaine de
milliers pour sanctionner un cursus de niveau baccalauréat.



Il Rève 18/06/2013 05:57


Un vent de réforme souffle depuis plusieurs dizaine d'années sur les différents examens et concours que passent les élèves. Le diplome national du brevet à remplacé le brevet des collèges avec
des épreuves passées dès la classe de 4me. Le BAC comprend quelques épeuves évaluées en cours de formation, auxquelles ne sont pas favorables la majorité des enseignants. La raison. Ils ne
veulent pas évaluer leurs propres élèves. Question d'objectivité, d'impartialité, de neutralité. Votre proposition de QCM est pertinente, mais seulement si elle est modérément utilisée. Car elle
ne mobilise qu'un seul type de ressources intellectuelles, et qui plus est en présentant des réponses. La réflexion y est absente, la dissertation aussi, l'écriture de même. Les QCM fait
référence à une démarche par déduction. Les réponses inductives doivent elles aussi faire partie de ce qui doit être évalué à ce niveau de la scolarité. Il semble difficile d'organiser un QCM en
EPS ou en arts plastiques, tandis que l'oral est totalement exclu de cette technique.

Jacques Heurtault 18/06/2013 08:10



Certes, un QCM en Education Physique et Sportive "semble" difficile à concevoir! C'est même impossible!


Mais si on arrive à couvrir 80% du champ de contrôle des connaissances, ce n'est déjà pas si mal!


Quant au vent de réformes dont vous parlez, il doit, au mieux, être à 1 Beaufort ...