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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Oui, la RIGUEUR!

13 Mai 2010, 10:15am

Publié par Jacques Heurtault

Oui ou merde, ce Gouvernement va-t'il se décider à GOUVERNER? C'est à dire à s'engager, résolument, quelqu'en soit le prix électoral, à engager des réformes en s'assurant, à chaque fois, de leur caractère PROFOND, DURABLE ET IRREVERSIBLE?

 

On va finir pas se le demander!

 

Par exemple, va-t-on, enfin, se décider à SUPPRIMER le quotient familial de l'impôt sur le revenu qui permet aux familles de riches de bénéficier d'un avantage fiscal plus important pour chaque demi-part supplémentaire ? (Autrement dit un enfant de riche est plus avantagé fiscalement qu'un enfant de pauvre ... Un comble!)

 

Par exemple, va-t-on, enfin, se décider à supprimer les allocations familiales "sous conditions de ressources" qui provoquent une zizanie infernale chez les gens de conditions modestes (qui, tantôt y ont droit, tantôt n'y ont pas droit, ceci à quelques euros près, selon qu'ils sont au dessus du seuil ou en dessous)?

 

Par conséquent, va-t-on OSER supprimer la Caisse d'Allocations Familiales qui, si les deux réformes ci-dessus sont adoptées, devient INUTILE, les services fiscaux du Trésor Public se chargeant, sans qu'il soit besoin de créer des postes supplémentaires, de faire les versements correspondants grace au mécanisme du "crédit d'impôt". Il y a, cela parait à peine croyable, plus de 10.000 personnes qui travaillent dans ce "machin" qui s'appelle la CNAF!

 

J'en doute!

 

Ce Gouvernement, ce Président ne veulent pas engager vraiment de vraies réformes!

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Jean-Pierre 02/06/2010 10:55



Je vois qu'on s'étripe toujours autant ici...


Allez, un peu d'humour et de réalisme :


Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il
n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais par contre, une année, c'est la classe entière qui a connu l'échec. 

Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait. 

Le professeur dit alors:"OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette
note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes. 

Après le 1°contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient
rien fait et qui eux étaient ravis. 

A l'approche du 2° contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1° test décidèrent de lever le pied et
de moins réviser. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait. 

Quand arriva le 3° contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux dans une atmosphère
épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre. 

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour
l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir. 

Les choses sont aussi simples que ça. 

Petit extrait de discours qui résume parfaitement les choses : "Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Tout ce qu'un individu reçoit sans rien
faire pour l'obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit. Tout Pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres.
Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en
faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroît pas les biens en les divisant." 
**Dr.Adrian Rogers, 1931.**


 


 



Jacques Heurtault 02/06/2010 22:32



Démonstration parfaite!



jacques 20/05/2010 23:22



Comme, contrairement à votre fantasme, je ne suis pas du genre "à déserter le champ de bataille" ( il me semble vous l'avoir déjà prouvé dans un passé assez récent....),


Je me permets de vous dire combien je me gausse de votre affirmation péremptoire:


"Toutes les statistiques démontrent que la quasi-totalité des jeunes d'aujourd'hui (moins de 30 ans) ont un niveau de vie supérieur au nôtre quand nous avions le même
âge.'


Les statitiques prouvent surtout que la France "enregistre" le plus fort taux de chômage des jeunes en question de toute
l'Europe..... Y compris les diplomés.


De notre temps, les jeunes trouvaient un emploi dès leur sortie de l'école, quel que soit le niveau de sortie et se permettaient même de claquer la porte au nez d'un employeur qui leur
déplaisait. Le lendemain, ils étaient embauchés ailleurs !


Aujourdf'hui les jeunes dont on réclame "l"expérience professionnelle" ( on se demande bien comment ils l'auraient acquise...) en sont réduits à accepter de faire des stages NON REMUNERES en
entreprise pour "valoriser" leur CV.


Etonnant que, travaillant à "Pôle emploi", vous ne sachiez pas cela, Monsieur l'excellent débatteur à l'écrit...


Dieu me garde de vous avoir à l'oral.....


 


jf.



Jacques Heurtault 21/05/2010 09:18



Je suis bien convaincu que notre système scolaire fabrique des inadaptés professionnels et sociaux ... Je maintiens mes arguments. Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de problème avec notre
"jeunesse". Le fait est que, aujourd'hui, desemployeurs ont, plus souvent qu'il n'y parait ou qu'on le dit, des difficultés pour recruter la main d'oeuvre dont ils ont besoin.


Pensez donc! Devenir ouvrier plombier ou bien encore ouvrier électricien ou maçon! Quelle sinistre perspective ... On est mieux dans un bureau!


Il n'empêche que, aujourd'hui, un ouvrier plombier qui cherche un emploi le trouve en une semaine (plutôt trois jours d'ailleurs!). A condition d'accepter les conditions du marché, évidemment!


A cause de tout un système mis en place au fil des ans, à chaque fois avec de bonnes raisons, on a fini par rendre prohibitif le coût du travail et extrêmement méfiants les employeurs qui ne
savent plus comment faire pour obtenir la main d'oeuvre dont ils ont besoin, qu'ils sont prêts à embaucher, pour peu que les embauchés acceptent l'autorité du patron.


La France a, effectivement, une grande spécificité ... Elle est experte dans la fabrication des cohortes de chômeurs ... Pôle Emploi n'est même pas capable de garantir que toute personne
désireuse d'utiliser les services qu'il propose puisse le faire dans des délais normaux ... Il faut attendre quatre mois pour pouvoir être reçu en premier entretien de suivi là ou 15 jours
devrait être un grand maximum! La loi a installé toutes sortes de barrière pour rendre difficile la simple inscription! Si on en écoutait certains, il faudrait 100.000 personnes à Pôle Emploi! Le
double des effectifs actuels! C'est évidemment complètement loufoque! Pôle Emploi a surtout besoin de fonctionner selon les règles normalement en vigueur dans les entreprises ... Dès lors, tout
ira nettement mieux (à Pôle Emploi!).



sergiozz 20/05/2010 16:41



"Non, ce n'est pas trop audacieux puisque je viens de "moucher" Sergiozz d'une manière implacable et impitoyable!"


ça, c 'est vous qui le dîtes. La diminution de l'écart entre les + hauts salaires et les + bas que je réclame n'est juste que le retour à ce qui existait auparavant. Je ne suis pas le seul à la
dire, J.Le Goff dans son éditorial de Ouest France le dit aussi. Vous pouvez faire gonfler vos chevilles mais je préfère être d'accord avec Monsieur Le Goff qu'avec un garçon qui fait des
propositions farfelues sur un blog !


Ensuite, vous partez sur une explication brouillone avec l'exemple du type qui touche son allocation pendant ses années et le comparez avec les personnes à temps partiel. Justement, dans mon
post, je parlais aussi des travailleurs pauvres, donc je ne vois pas où vous me mouchez sur ce sujet.



Jacques Heurtault 20/05/2010 19:02



Je me moque éperdûment de la diminution des écarts ... Il m'importe peu de savoir que quelques % de toute une population soient très très riches du moment que, moi, j'ai largement de quoi vivre
correctement!


L'erreur que commettent beaucoup de gens, c'est de croire qu'en prélevant aux "riches", ils vont améliorer leur sort dans des proportions plus que significatives! C'EST ARCHI-FAUX!


Je serais soucieux si je constatais que la crise étant là, une proportion élevée de gens percevait très nettement moins et, circonstances aggravantes, d'une manière quasi-définitive impossible à
rattraper aujourd'hui qu'il y a 10, 15 ou 20 ans!


Toutes les statistiques démontrent que la quasi-totalité des jeunes d'aujourd'hui (moins de 30 ans) ont un niveau de vie supérieur au nôtre quand nous avions le même âge.


Le phénomène nouveau que nous constatons, c'est la crainte d'un déclassement social et d'une régression de la position sociale antérieure ...


Exemple : il y a un siècle, un instituteur était presque une sorte de dieu dans son village. C'était quelqu'un! Il était RESPECTE. Pourtant, il n'avait que son baccalauréat ou un peu plus.
Aujourd'hui, un professeur des écoles, ce n'est, socialement parlant, plus grand chose malgré son niveau Bac+5 ... 


Il n'y a pas si longtemps, un fils de notaire était assuré de devenir notaire ou d'accéder à une position sociale "intéressante" ... Aujourd'hui, ce n'est plus vrai!


Tous ces gens qui ont conscience de perdre en terme de statut, ou qui ont conscience qu'ils craignent de perdre, vivent très mal cette situation. C'est une différence d'époque qui fonctionne
comme une lame de fond ...  Une sorte de tsunami psychologique et sociologique ... Les têtes bouillonnent dans toutes les directions et aucun politique ne parvient à produire un message
fédérateur suffisamment puissant. Ca, c'est un vrai problème! Ces "politiques" en sont donc à ressortir les idées les plus éculées et constatent alors que de moins en moins de gens se déplacent
pour aller voter.



jacques 20/05/2010 11:51



Le jour où, Cher M. Heurtault, vos chevilles commenceront à désenfler n'est pas encore lever....


 


jf.



Jacques Heurtault 20/05/2010 12:54



C'est tout ce que vous trouvez à répondre? Vous faiblissez, Mon Cher! Vous faiblissez! Vous devriez vous surveiller ...


Votre réponse n'est rien d'autre qu'un abandon du champ de bataille. Je vous concède que je suis connu pour être un redoutable "debatteur" ... Tout particulièrement à l'écrit car je dispose de
plus de temps pour construire mes arguments et les rendre implacables, quasiment "infernaux". pareillement pour mes réponses aux commentaires ...



jacques 19/05/2010 23:17



@ Sergiozz


 


J'ai bien l'impression que ce que vous venez d'expliquer est trop "audacieux" pour M. Heurtault.....


 


jf.



Jacques Heurtault 20/05/2010 00:27



Non, ce n'est pas trop audacieux puisque je viens de "moucher" Sergiozz d'une manière implacable et impitoyable! Des explications "à la Sergiozz" comme ça, je pourrais en "pondre" 10 par jour! JE
NE LE FERAI PAS car je sais que cela ne VAUT RIEN!



sergiozz 19/05/2010 21:33



"Est-on pauvre si, alors que l'on a la capacité de travailler et refusant cependant de le faire, on perçoit un revenu faible parce qu'on préfère vivre "comme ça"? Je réponds clairement NON!"


Pour M.Heurtault, tous les gens qui sont au chomage sont des fainéants et ne veulent pas bosser. Ahurissant. M.Heurtault ne sait pas non plus qu'il existe des travailleurs pauvres, des gens qui
bossent mais qui ne touchent pas un salaire suffisant parce qu'ils ont des temps partiels imposés et qu'ils ne trouvent pas d'mplois stables. M.Heurtault indique qu'il ne faut pas confondre
salaire médian et salaire moyen, c'est bien pour cela que dans mon post, j'indiquais qu'il y avait un différence d'évolution entre les 2. Il est vrai qu'il faut parler de revenu disponible, mais
justement, si on réduisait dans les boites l'écart entre les salaires les + élevés et les - élevés, écart qui est devenu insupportable du fait de l'augmentation considérable de ceux qui sont en
haut de l'échelle, cela permettrait de faire une partie  de la redistribution à l'intérieur de l'entreprise. De ce fait, les diverses allocations versées par l'Etat pourraient diminuer et
cela permettrait alors de réduire les dépenses publiques et la dette publique.



Jacques Heurtault 20/05/2010 00:20



Quel têtu vous faites, quand même! Incroyable ...


Si, dans une entreprise de 1.000 salariés, j'augmente le salaire du seul patron de 1.000% alors qu'il gagnait 10.000 euros par mois AVANT IMPÔTS, cela lui fera 110.000 euros de salaire AVANT
IMPÔTS. Jusque là, vous me suivez? Autrement dit 100.000 euros de plus ...


Si, au lieu de faire cela, je répartis ces 100.000 euros entre les 1.000 salariés, CELA NE FERA QUE 100 Euros de plus par salarié ... Vous me suivez toujours, j'espère?


Autrement dit, sur une base de 1.000 euros de salaire mensuel, chacun n'aura qu'une augmentation de 10% ... Ce n'est pas rien mais ça ne fera QUE 100 Euros par personne!


CQFD!


Nota bene : Le patron paiera, lui, beaucoup plus d'impôts puisque, comme vous le souhaitez, l'impôt sur le revenu est progressif! Donc, les "pauvres" en percevront une partie significative
(peut-être le tiers ... qu'ils devront se partager entre tous!).


Quand une personne perçoit l'Allocation Spécifique de Solidarité (environ 450 Euros par mois) pendant DIX-SEPT ANS, SANS INTERRUPTION ... vous appelez ça comment!(Vous avez bien lu : 17 ans! Pas
17 mois!)


Et ne venez pas me dire que ça n'existe pas! Je suis bien placé pour savoir que c'est vrai. La loi m'interdit de donner son nom!


J'ai bien plus de compassion pour des gens qui ne parviennent pas à trouver un emploi à temps plein parce qu'elles ne peuvent pas prendre le risque de perdre l'emploi à temps partiel qu'elles
occupent déjà ... Ca aussi, ça existe! J'en connais, PERSONNELLEMENT ... Je n'en ai aucun mérite puisque, à la différence de vous, j'ai accès aux informations concernant des centaines de milliers
de personnes, voire des millions ...(nominativement, évidemment!). Je parle à partir de fait CONCRETS, moi!



Capitaine Haddock 19/05/2010 16:59









Jacques Heurtault 20/05/2010 09:30



Pour des raisons que je ne connais pas, nous avons tous dû nous faire "tintin" du commentaire du Capitaine Haddock ... Il ne faut pas que cela nous tourneboule ni même ne nous "tournesol"!


N'ayant pas, à ma disposition, les "sept boules de cristal" (ni même une seule!) pour résoudre ce mystère, je me contenterai de vous donner le lien qui renvoie vers l'article du Capitaine Haddock
afin de vous inviter à lire les interrogations qu'il soulève légitimement.


Pour la suite, je m'en tiendrai à cette excellente maxime "Carpe diem!".


Voici donc le lien :  http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/  en espérant qu'il va fonctionner (sinon, vous devrez le recopier ...).


 



jacques 19/05/2010 14:24



Voyons, voyons.... Monsieur Heurtault...


Il est tout à fait clair que vous n'avez pas besoin de moi pour enfoncer des portes ouvertes....


J'aurais tendance à vous dire, comme récemment un certain NS:


"fais pas le malin, toi!"


 


jf.



Jacques Heurtault 19/05/2010 23:58



je confirme : je suis un homme d'ouverture! Je n'ai donc pas besoin d'enfoncer des portes ouvertes.



jacques 19/05/2010 00:29



A quoi bon "Jacques II" ferait ce genre de recherche à votre place puisque de toute façon, quoiqu'on vous explique, vous nous "démontrez" péremptoirement que c'est vous
qui avez TOUJOURS raison et que nous, nous ne sommes que de petits rigolos qui ne comprenons rien de rien à vos explications et propositions "audacieuso-simplissimo"...


 


jf.



Jacques Heurtault 19/05/2010 14:00



Et voilà comme "on" botte en touche! Jacques II est prompt à nous fournir des explications extérieures, faute de pouvoir convaincre avec ses propres arguments produits par lui-même ... Mais quand
on lui demande de faire des recherches qu'il a le temps de faire et qu'il sait très bien faire, pressentant un résultat qui lui serait défavorable, il abandonne ...


Il n'est pourtant pas difficile d'admettre qu'un "pauvre" ne peut se définir que par rapport à un pouvoir d'achat absolu et non par rapport à une "distribution statistique de la richesse". Si on
retient ce principe, MATHEMATIQUEMENT, il y aura TOUJOURS des pauvres, même si la richesse des moins riches augmente assez fortement.


Est-il donc si difficile de construire un revenu minimum en dessous duquel on pourrait être considéré comme pauvre?


Est-on pauvre si, alors que l'on a la capacité de travailler et refusant cependant de le faire, on perçoit un revenu faible parce qu'on préfère vivre "comme ça"? Je réponds clairement NON! Celui
qui ne travaille pas alors qu'il peut travailler ne doit pas espérer recevoir une aide significative de la société ...


Comment définir un seui de pauvreté?


Voici mes propositions :


1. Il faut pouvoir se nourrir convenablement : 3 repas chauds par jour dont un petit-déjeuner.


2. Il faut pouvoir se vêtir en toute saison afin de ne pas attraper froid en hiver par exemple.


3. Il faut pouvoir se loger convenablement . 15 m2 par unité de consommation. Donc environ 40 m2 pour 4 personnes (environ ...).


etc.


Facile à faire! Pourquoi ne le fait-on pas? Tout simplement pour ne pas permettre que soit crevée la baudruche du misérabilisme ...



sergiozz 18/05/2010 21:25



"Le mode de définition du seuil de pauvreté est, actuellement, défini d'une manière GROTESQUE! Il est égal à 60% du revenu médian. Ce dernier est le revenu qui partage la population en deux
catégorie numériquement égales : ceux qui gagnent plus (50%) et ceux qui gagnent moins (50%).


Il s'en suit que si le revenu médian augmente de 30%, le seuil de pauvreté (égale à 60% de 1,30 fois l'ancien revenu médian soit 78% de cet ancien revenu médian (vous me suivez?) augmente
également ... Autrement dit, plus les gens deviennent riches, plus il y a de pauvres! LOUFOQUE! "


Votre raisonnement ne tient pas du tout la route car il ne correspond pas à la réalité. Ainsi, alors que le salaire moyen a augmenté de 12,3% de 1996 à 2006, le salaire médian n’a progressé que
de 3,5% sur la même période. Il semble d’ailleurs bloqué entre 3% et 4% depuis 1999. Ainsi, les salaires des 50% des Français les plus mal payés n’ont pas progressé depuis 1999. Il s'agit ici de
salaires mais en revenu, je suis pratiquement sûr qu'on est sur les mêmes évolutions.



Jacques Heurtault 18/05/2010 22:14



Merci de ne pas confondre le salaire MOYEN et le salaire MEDIAN ...


Merci de ne pas confondre le revenu disponible avec le salaire AVANT impôts ...


Vos arguments s'effondrent d'eux mêmes!


Mon argumentaire est, certes, abstrait et théorique mais il n'avait pas d'autres but que de démontrer l'IMBECILLITE du mode de construction du seui de pauvreté en Europe en général et en France
en particulier.


On semble plus attaché à la réduction des écarts qu'à la progression du niveau de vie des plus pauvres.


Quel était le revenu disponible net du PREMIER DECILE (tous les revenus, y compris les allocs en tout genre, déduction faite des impôts en tout genre, rapportés à l'unité de consommation)?


Même question pour le revenu disponible net pour le CINQUIEME DECILE ...


Même question pour le DERNIER DECILE ...


Si vous avez le temps de chercher (moi, je ne l'ai pas!), merci de nous fournir la réponse!


A défaut, on peut poser la question à Jacques II ... Merci d'avance!



jacques 17/05/2010 23:58



Définitions (site Insee)........


Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays
(comme les Etats-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.
Dans l'approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de
vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 %, seuil de référence jusque
récemment.


Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même
ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14
ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.


 


Net et précis, pas exactement ce qui est écrit ci-dessus.


Lumieux, non ????


 


jf.



Jacques Heurtault 18/05/2010 08:28



Parfaitement lumineux! Merci Jacques II!


J'en étais resté à une définition sensiblement différente des unités de consommation (1,2 pour une personne seule, 0,8 pour la seconde personne adulte (conjount), etc ...). mais l'esprit est le
même.


Cette définition n'enlève rien à ma critique que je maintiens en totalité!


Il est ABSURDE de vouloir mesurer une "pauvreté" qui n'en est pas une ...


Je préfère la définition "étasunienne" ou canadienne, beaucoup plus proche du "sens commun" très largement partagé par la plupart des gens.


Que faut-il penser d'une personne qui a 800 euros par mois pour faire vivre deux personnes (dont un enfant de moins de 10 ans) mais qui a une allocation logement de 300 euros par mois et une
prise en charge totale de ses transports en commun?


Elle vite certainement très modestement. Je ne la considère pas comme faisant partie des "pauvres" (et évidemment pas comme étant "riche"!).



sergiozz 17/05/2010 20:55



je n'élude pas : proposition farfelue que de filer une allocation d'existence même aux riches. Les gens en dessous du seuil de pauvreté en France (et ailleurs) sont de plus en plus nombreux,
ce sont les chiffres, je n'y peux rien. Donc, je persiste à dire que tant qu'on ne diminuera pas l'écart de revenu entre les + riches et les + pauvres, on ne résoudra pas les problèmes qui
se posent à notre système de société.



Jacques Heurtault 17/05/2010 23:47



Bien sûr que si! Vous éludez le VRAI problème ...


Le mode de définition du seuil de pauvreté est, actuellement, défini d'une manière GROTESQUE! Il est égal à 60% du revenu médian. Ce dernier est le revenu qui partage la population en deux
catégorie numériquement égales : ceux qui gagnent plus (50%) et ceux qui gagnent moins (50%).


Il s'en suit que si le revenu médian augmente de 30%, le seuil de pauvreté (égale à 60% de 1,30 fois l'ancien revenu médian soit 78% de cet ancien revenu médian (vous me suivez?) augmente
également ... Autrement dit, plus les gens deviennent riches, plus il y a de pauvres! LOUFOQUE!


A l'inverse, si le revenu médian diminue de 50% sans que les planchers sociaux soient revisés à la baisse, il se pourrait bien qu'il n'y ait pratiquement plus de pauvres ... alors même que le
niveau de vie de la population aura bel et bien nettement, très nettement baissé (avec des prix stables voire à la hausse!). COMPLETEMENT LOUFOQUE!


Pour sortir de ce schéma imbécile, il faut définir le seuil de pauvreté en valeur absolue et non en valeur relative ... Par exemple : 500 euros par mois et par "unité de consommation" et le
rendre indépendant de l'éclatement de la pyramide des revenus ... CQFD! Lumineux même!



sergiozz 16/05/2010 21:12


A l'évidence, vous ne connaissez pas la situation extrêmeent critique des personnes qui osent aller aus restos du coeur. Vous devriez aller y faire un peu de bénévolat pour vérifier que ce que vous
racontez sur ce blog est bien exact.


Jacques Heurtault 17/05/2010 07:13



Il y a certainement ceux et celles pour qui aller aux restos du coeur est une forme de déchéance sociale ... Je n'en doute pas. Il y a AUSSI ceux pour qui c'est devenu une habitude, un dû ...


J'attends votre réponse à mon questionnement sur ma proposition ... Merci de ne pas éluder!



jacques 16/05/2010 14:41



Trouvé ceci sur le net.....


 


Il y a des jours comme ça, un jour comme aujourd'hui d'ailleurs, où c'est plus fort que soi. On voudrait remercier ces gens qui font tant pour nous, alors que la crise touche de plus en plus
durement notre pays, qu'on commence à peine à le dire, alors que les banques annoncent de supers résultats en 2009 et distribuent des milliards à ceux qui ont fait tomber les dominos en
2008...

Aujourd'hui, je vais me concentrer sur mes amis du Pôle Emploi.

Depuis 18 mois, je vais les voir, oh, pas très souvent...

D'abord parce que je ne suis convoqué qu'une fois par mois, quand ils y pensent, et quand je n'ai pas trouvé assez de travail temporaire pour briser l'ennui de longues journées mornes à la
maison.


Mais tous les jours, je pense à bien regarder sur leur site Internet ce que je pourrais trouver comme boulot.


Dans ma région, il y a à peine 10.000 demandeurs d'emploi. C'est pas parce qu'il n'y a beaucoup de travail proposé. C'est, je pense, parce que les gens finissent par en aller voir ailleurs... Ce
que je ferais si je n'avais pas ma maison et ma chère belle-mère dans ce coin de verte France.


Alors, dans les 40 kilomètres à la ronde, c'est 25 boulots par jour qui sont proposés: 90% sont au smic, et pour 10%, il faut savoir parler le sanskrit couramment. Enfin, au smic, ça ne veut pas dire CDI et sans diplôme hein! Mais plutôt CDD de quelques jours à 2 mois, avec
obligation d'avoir le permis pour le balai électrique ou l'habilitation d'enlever les petites roues aux vélos des gamins. Parce que on ne rigole pas avec la validation d'expérience ou les
certifications pompeuses!


Quand par hasard, il suffit d'avoir des bras et des jambes, où quand, chance, ça tombe sur mon diplôme, ma spécialité depuis 25 ans, et bien il faut "postuler", c'est-à-dire passer trois quart
d'heure par offre à répéter un CV qui est pourtant dans la base de données de Pole emploi.


Mais c'est vrai que lorsque on est chômeur, c'est qu'on a rien d'autre à faire que de ressasser qu'on a qu'un diplôme général, qu'une qualification, qu'un âge certain et qu'on veut travailler. Je
râle... mais je râle encore plus quand il n'y a rien.


Et après, on attend entre 2 et 4 jours pour recevoir quand ils y pensent un petit SMS pour nous dire à quelle adresse envoyer le CV et une lettre de motivation.
Mais comme ils sont gentils à Pôle emploi, ils m'ont expliqué: ils groupent, ils sélectionnent, ils préproposent à l'employeur.
Autant dire que dans l'intervalle, la même petite annonce est passée auprès des agences intérim, qui elles recrutent sur le Net, et que la même place est toujours inconnue, mais multipliée par 50
sur Internet...


Bref, quand mon CV arrive chez l'employeur, il ne se sent pas très seul. Et comme je ne suis ni jeune, ni vieux, que je ne donne lieu à aucune déduction fiscale, d'éxonération de charge, ou de
rabais sur le salaire, mes envois sont parfois laconiquement remerciés par deux trois lignes de regrets d'une secrétaire zélée, soucieuse de défendre l'image de l'employeur, mais le plus souvent
passent à la trappe en silence.

Depuis 6 mois, la crise m'a rattrapé. Je ne trouve même plus de petits boulots de quelques jours. Même pour ceux-là, mon agence d'intérim les répartit entre nécessiteux. Et moi, j'ai de la
chance, depuis 6 mois, je suis indemnisé.

Oui, parce qu'avant, je bossais pour la fonction publique et que j'ai démissionné. Aucun droit, mais heureusement j'ai pu
avoir de supers boulots de manutentionnaire, par monts et par vaux. J'ai aussi bossé comme livreur de nuit, pousseur de tondeuse, inventoriste tout risque, toute heure, mais pas trop le week-end.
C'est pas que je ne veux pas, mais les patrons n'aiment pas payer plus pour le week-end, donc y'a pas beaucoup en intérim. Plus simple de faire bosser plus un employé maison qui lui aussi dira
"Merci patron"!

Et puis même ça, ça ne paye plus. Alors mes amis de Pôle emploi m'ont indemnisé. Cela ne m'empêche pas de bosser quand je trouve. Ca me coûte de me déplacer, ça baisse mes allocs, mais ça
prolonge les droits. Il n'empêche qu'on aimerait enfin avoir ce CDI si reposant qui permet de ne pas s'inquiéter de savoir combien on aura à la fin du mois, et qui évite d'avoir à se justifier
toujours d'être à la traine.

Heureusement, il y a un truc super pour s'en sortir. Devenir auto-entrepreneur. En théorie, on peut cumuler avec les allocations chômage, et on ne paie des impôts et charges que quand on gagne
quelque chose. Et puis il y a les aides de nos amis de Pôle emploi, basées sur les allocs de droit qui restent. Ça tombait bien: j'en ai encore plein, puisque au lieu de me tourner les pouces,
j'ai bossé et acquis des droits dans le privé.


Par contre, très vite, quand on veut être auto-entrepreneur, il faut quand même investir. De la pub dans les petits journaux, une assurance, un minimum de matériel, des cartes de visites que les
gens mettent dans leur poche, des flyers qu'on retrouve à la poubelle, et puis du temps, beaucoup de temps, pour convaincre des clients, pour parler autour de soi.

Et là, je dois dire, mes amis de Pôle emploi ont été au dessus de toutes les imaginations possibles.

J'ai ouvert ma boîte. C'était facile. J'ai fait mes papiers, mes demandes, mon démarchage, quelques frais (un beau facturier, un livre de compte, pas encore le tampon mais c'est prévu...). Et
puis, j'attends depuis un moment mon dossier d'aide. Je me renseigne. Personne ne sait où il est. Une semaine, deux semaines. A chaque fois, on promet de me rappeler, mais tout le monde m'oublie,
ou tombe malade le vendredi.

Jusqu'à ce qu'on m'envoie cette gentille lettre, marquée en bas "Le directeur" (de quoi, on ne sait pas), qui non seulement me supprime le droit à l'Aide au retour à l'emploi
(ARE), mais en plus me demande 6 mois de remboursement!

Le truc, c'est que j'ai travaillé dans le public, et c'est donc au public de me verser mes droits (même si ayant démissionné, le public ne me doit rien). Bref, je cotise depuis un an au privé,
pour payer mes amis de Pôle emploi, et les pov' gars qui ne trouvent rien, mais alors rien pour moi.

Au moment où je dois faire face à des frais et que je ne peux plus reculer, parce que j'attendais une aide qu'on m'avait même officiellement chiffrée, je dois, non seulement ne plus être
indemnisé pendant une période indéterminée, mais rembourser...

Ah oui. Cerise sur le gâteau: l'Aide régionale pour la création
d'entreprise (ARCE), ça n'existe pas pour ceux qui ne sont pas indemnisés par Pôle emploi, même s'ils ont cotisé.

Alo




Jacques Heurtault 16/05/2010 20:21



Merci! Interessant ...


Je constate que l'esentiel des critiques ne concernent pas Pôle Emploi (qui ne crée pas les emplois mais gere ceux que les employeurs veulent bien lui confier, ce qui n'est pas du tout la même
chose!) mais le marché des compétences et les politqiques suivies par les différents pouvoirs (nationaux, régionaux, départementaux, locaux ...).


Il est évident que si l'intéressé a DEMISSIONNE, il ne peut prétendre, sauf cas particulier dûment répertorié, à des indemnités. Le régime du revenu de remplacement pour les sans-travail
fonctionne selon la logique de l'ASSURANCE, laquelle ne couvre JAMAIS les risques certains (démissions ...). C'EST LA LOI!


Si une personne indemnisée perçoit INDUMENT des indemnités, il est NORMAL qu'elle REMBOURSE le trop perçu.


L'évaluation du trop perçu est-elle correcte? Je suis incapable de le dire. je n'ai pas accès au dossier. En tout état de cause, la période "fonction publique démissionné" ne peut pas être prise
en compte pour les raisons susdites. Seules doivent être prises en compte selon des règles normalement transparentes les périodes cotisées. C'EST NORMAL.


Le droit à indemnisation, quand il est ouvert, est EVIDEMMENT LIMITE DANS LE TEMPS et toujours versé sous conditions de réglementation en vigueur au moment du paiement. C'est la LOI! Pôle Emploi
n'y est pour rien ...


Croyez moi, j'ai la dent assez dure avec mon employeur! Il m'arrive d'en payer le prix. Mais, lorsque la mise en cause de Pôle Emploi est injustifiée, voire même illégitime, je n'hésite jamais à
en prendre la défense de mon employeur! Cela me rend d'ailleurs beaucoup plus crédible quand je formule des critiques.



sergiozz 15/05/2010 10:43


Vous avez beaucoup de certitudes. Comment pouvez-vous affirmer que les pauvres sont de moins en moins pauvres alors que les restos du coeur ne désemplissent pas. Ce sont sûrement des assistés
alors, puisque vous le dîtes.


Jacques Heurtault 15/05/2010 11:30



Les Restos du Coeur ne désemplissent pas parce que LA CULTURE DE L'ASSISTANAT s'est effectivement beaucoup développée!


A qui fera-t-on croire que, dans ce pays, il y a autant de millions de gens qui n'ont pas les moyens de s'acheter pour quelques euros de nourriture (prix maximum d'un repas "Resto du Coeur" = 3
euros)? Sûrement pas à moi! Pour s'en convaincre, il suffit d'observer le nombre de personnes qui fument avant, pendant ou après leur repas pris aux Restos du Coeur ... (1 paquet de cigarettes =
minimum 6 euros!).


La réalité est bien plus sordide!


Certaines gens ont très bien compris qu'ils pouvaient aller se servir aux Restos du Coeur car,  forcément, "on" ne leur refusera pas de les "aider"!


Mettez en place des Restos du Coeur" payants ... en vendant, à perte, les repas 1 euro chaque ... Vous allez voir apparaitre une faune de gens qui vont acheter ces repas POUR POUVOIR LES
REVENDRE! JE SUIS PRÊT A PRENDRE LES PARIS! 


J'ai une PROPOSITION TRES AUDACIEUSE : la mise en place de "l'allocation d'existence".


1. On supprime toutes (je dis bien TOUTES!) les autres formes d'allocations (Il y en a un paquet! Rien que celles versées par la seule Caisse d'Allocations Familiales sont au nombre de 
...24!), à quelque titre que ce soit, pour quelques motifs que ce soit.


2. On verse A TOUT LE MONDE (y compris aux "RICHES"!) une allocation mensuelle de 500 euros ... par personne (Jeunes, vieux, riches, pauvres, malades, bien portant, peu importe. Une seule
condition : être vivant ET en situation régulière sur le territoire de la République).


3. Cette allocation est financée par:


  a) les sommes récupérées par le non-versement de toutes les autres allocations.


  b) un prélèvement strictement proportionnel aux revenus, A TOUS LES REVENUS, quelqu'en soit le montant et l'origine. Le prélèvement se faisant a dûe concurrence pour couvrir le financement
...par un prélèvement à la source!


Eh, bien! Mon Cher Sergiozz, je suis prêt à parier ma chemise que cette idée ne fera pas l'unanimité d'une part, loin s'en faut ... et, mieux encore, VOUS MÊME, VOUS SEREZ CONTRE!


Chiche!



sergiozz 14/05/2010 18:16



Justice sociale et rigueur


vendredi 14 mai 2010















Une nouvelle grève générale est annoncée pour le 20 mai en Grèce, contre le plan de rigueur annoncé par le gouvernement. En même temps, environ 55 % des Grecs, selon des sondages, ne
sont pas rebelles à la perspective de l'effort douloureux imposé par la situation. Et les autres peuples européens sont assez informés pour ne pas se bercer d'illusions quant à la possibilité
d'échapper à des coupes claires. Mais tous y mettent une condition de nature démocratique : l'équitable participation de tous à l'effort commun.

 


Lorsque le bateau prend l'eau, il est normal que tous les passagers se mettent à écoper. Des sacrifices, oui sans doute. Des sacrifiés, non. Tel est leur message de justice sociale élémentaire.


Deux lignes prioritaires d'action en découlent quand on évoque les rémunérations et la fiscalité.


S'agissant des rémunérations, la tendance, en France comme ailleurs, est à l'élargissement de l'écart entre la base et le sommet. Selon l'Insee, depuis 2004, les iné-galités ne cessent de
croître. Tandis que le nombre des travailleurs pauvres (moins de 910 € mensuels) vient de passer de 13,1 % à 13,4 % ¯ soit plus de 8 millions de personnes concernées ¯ le
revenu des plus aisés s'envole : 28 % de personnes en plus dans la tranche supérieure à 100 000 € et 70 % dans la tranche au-dessus de 500 000 €.


Et l'Insee souligne qu'au sein du groupe des plus aisés (6 000 personnes), le revenu s'étale de 688 000 à 13 millions d'euros, soit 700 fois le revenu médian. Certes, aux
États-Unis, l'écart court vers les 1 000 et même, dit-on, les 10 000 fois le salaire de base ! La démesure vire à l'indécence.


Souvenons-nous de la règle énoncée au XIXe siècle par le banquier américain J. P. Morgan : « Je ne prêterai jamais à une entreprise dont le patron gagne plus
de vingt fois le salaire du plus mal payé de sa maison. » Henry Ford allait jusqu'à 40 fois.... Ce qui fait, à l'heure actuelle, un maximum, tout de même confortable, de
500 000 € annuels. Presque une « misère » au regard des millions d'euros de la plupart des dirigeants du CAC 40. De là l'idée avancée par plusieurs économistes, en mai 2009,
d'un plafonnement imposé du salaire, rejoignant la suggestion du « comité d'éthique » du Medef, d'une « rémunération des dirigeants... mesurée, équilibrée,
équitable ». Quant aux traders, il suffirait de suivre la suggestion de Joseph Stiglitz, de les associer autant aux pertes qu'aux profits.


S'agissant de la fiscalité, la Déclaration des droits de 1789 parlait d'une contribution « répartie entre les citoyens en fonction de leurs facultés ». Un principe
aujourd'hui mis à mal. De bouclier en niches fiscales ¯ on en dénombre 470 ! ¯ le taux moyen d'imposition est de 20 % alors que, selon l'Insee, si on appliquait le
barème de l'impôt sur le revenu, on en serait à 36 %. Le problème éclate au grand jour lorsqu'on apprend que, par le jeu cumulé des exemptions, en 2008, treize contribuables disposant
chacun de 15,53 millions d'euros de patrimoine déclaraient un revenu fiscal de 3 753 € et acquittaient... 47 € d'impôt. Et cela avec la meilleure conscience du monde puisque
c'est légal.


Si on ne travaille pas d'urgence à l'instauration d'un véritable « impôt citoyen » sur les revenus, comme le suggère l'économiste Pierre-Alain Muet, chacun aura, à l'heure de l'effort
collectif, les meilleures raisons de s'y soustraire.


L'équité est aussi mère de l'efficacité.


 


(*) Professeur de droit public à Brest.




Jacques Heurtault 15/05/2010 07:09



Peu m'importe que les écarts s'accroissent! Ce qui est important, c'est de savoir si les pauvres deviennent encore plus pauvres, EN VALEUR ABSOLUE ... La réponse est claire : NON! Le pouvoir
d'achat des smicards a considérablement augmenté ... Je dis bien CONSIDERABLEMENT!


Pour acheter une voiture, aujourd'hui, pour peu que l'on se contente d'une bonne occasion, 4.000 euros sont largement suffisants, soit 4 mois de salaire d'un smicard! TOUT LE MONDE PEUT SE LE
PAYER ou presque ...


Si vous raisonnez en terme de revenus disponibles, vous vous appercevrez que les écarts ne sont pas, très très loin s'en faut, aussi importants qu'on veut bien nous le faire accroire.



GM 14/05/2010 18:13



@ Jacques : ok ! Je faire comme ça, mais j'ai pas le siret de la boutique sur moi : faut attendre lundi.


 


@ Sergiozz : j'en ai un comme ça de client à 15 millions... il est dans le top 50 des PME.


Sa vraie fortune est évaluée à 175 millions d'euros : sa belle-mère le fait assez chier comme ça pour en récupérer au moins la moitié pour avoir vécu deux ans avec son père... Et elle a son âge à
lui...


Lui, il a que sa maison, ses chemises et sa bagnole, plus celle de sa femme dont il vient d'être redressé. Tout le reste est professionnel et exonéré.


Il a repris la ruine de boîte de son père qui ne valait rien il y a 15 ans, à la faillite, même pas un rond à la casse...


Aujourd'hui, il a 1.500 salariés sous ses ordres dans 48 pays. Et des dizaines de milliers de sous-traitants parce qu'il a réussi à redresser la boutique.


Il touche le smic en qualité de Pédégé, mais est proprio d'une flopée de brevets dont quelques-uns sont exploités. Argent sous imposé, mais dont il réinvestit l'ensemble et se fait rembourser les
crédits d'impôt-recherche pour la différence.


Donc, impôt = Zéro... Sauf pour les 3.000 euros à payer ses impôts locaux. Là c'est forcément avec de l'argent imposable à la rentrée.


Et ce n'est pas un petit malin de la fiscalité. Juste un vrai génie industirel que le monde entier s'arrache : il reste  en "Gauloisie", juste pour emmerder sa "belle-mère"...


Mais ses gosses font harvard...



Jacques Heurtault 14/05/2010 21:03



Magnifique démonstration! Merci GM!



sergiozz 14/05/2010 17:40



"Vous le dites vous même : 1 contribuable à 15,53 millions d'euros de patrimoine."


Déjà, ce n'est pas 1 et ce n'est qu'un exemple. Relisez mon post, post qui ne fait que reprendre l'édito de Jacques le Goff dans ouest france. Le titre, c'est "justice sociale et rigueur". 
l'écart entre les revenus les plus faibles et les plus élevés s'est accru de façon considérable ces dernières années, c'est un fait, vous ne pouvez pas le nier. L'argument qui dit qu'il ne faut
pas taxer les plus riches ne tient pas debout car ces personnes bénéficient de niches fiscales qui leur permettent de ne pas payer beaucoup d'impots, il suffit de regarder les statistiques de
l'INSEE. D'ailleurs, J.Le Goff cite le banquier américain J.P.Morgan au 19ème siècle "je ne prêterai jamais à une entreprise dont le patron gagne plus de vingt fois le salaire du plus mal payé de
sa maison...". Henry Ford allait jusqu'à 40 fois. Aux US, l'écart approche les 1000 fois. Moi, je dis, on ne peut pas demander aus gens des sacrifices alors qu'on ne réduit pas les inégalités.
Vous pensez le contraire, OK.



Jacques Heurtault 15/05/2010 07:10



Moi, je ne confond pas le principal et l'accessoire ...


Je vous redis que si nous faisions selon vos préconisations, cela ne résoudrait pas le plus petit début de problème. J'en fais la démonstration arithmétique dans ma réponse précédente. Tous les
évènements "révolutionnaires" qui jalonnent l'histoire de tous les pays font la démonstration de cette vérité.


On commence par "les plus riches". On constate que ça ne suffit pas. On poursuit donc par la strate immédiatement inférieure, "les très riches". On constate que ça ne suffit toujours pas. On
continue par le décile suivant ... et ainsi de suite! On s'apperçoit, à la fin, que tout le monde est pauvre car l'appareil de production ne fonctionne plus et ne produit donc plus de richesses.
Il n'y a alors plus rien à répartir ...



Daumont Jean 14/05/2010 16:55



   Pour pouvoir "gouverner", il faut avoir les "moyens" de gouverner ...Cela pose le problème du "régime", et la France, avec plus de 10 régimes en 2 siècles, ne manque pas
"d'expériences"...


   - Ou bien le régime est "autoritaire", et le chef de l'exécutif prend les décisions en les faisant approuver (ou non...) par des assemblées consultatives ou des consultations
populaires...C'est le cas des 2 empires napoléoniens ...et du Général De Gaulle, avec la nuance qu'il a eu la ...rigueur de se retirer quand il a été désapprouvé (1969)


   - ou bien le régime est "démocratique", au sens qu'aucune décision importante mettant en cause la gestion du pays ne peut être prise sans débat "préalable" ...C'est le cas
actuellement où le Président Sarkozy - qui a eu effectivemnt le tort de "dilapider" son autorité sur des sujets ne relevant de son niveau de responsabilité - ne peut pas de toutes façons
imposer des réformes sans consultation, comme celles, par exemple, proposées par JH ...Il est un peu facile de dire "qu'il faut s'engager quel que soit le prix électoral"...Sarkozy et les
députés de l'UMP - comme tous les élus, quel que soit leur appartenance politique - ne peuvent faire l'impasse sur les prochaines élections, et leur pouvoir d'agir est nécessairement "bridé", à
fortiori si les réformes ne peuvent qu'être "impopulaires" (comme la réforme des retraites que  Sarkozy s'est engagé à mener à son terme dès cette année) ...Il n'en
serait pas ainsi, si on n'avait pas réduit le mandat présidentiel à 5 ans renouvelables couplés avec les élections législatives...Avec une durée non renouvelable de 7 ans, le Président aurait eu
effectivement le pouvoir de prendre des décisions sans autres limites que leur constitutionalité...



Jacques Heurtault 14/05/2010 17:04



Raisonnement FAUX! Aujourd'hui encore, le Président n'est pas le chef de l'exécutif! Il a, par contre, le pouvoir de dissoudre si "sa" majorité ne suit pas! Ce qui, généralement, entraine un
changement de majorité, perspective qui fait peur à la majorité en place ... qui finit par obéir ...!



sergiozz 14/05/2010 16:26



"L'opinion commence, timidement, à comprendre que la confrontation avec les pays émmergents ne peut se solder que vers un nivellement vers le bas, une évidence depuis vingt ans."


Un nivellement vers le bas pour ceux qui gagnent 700 fois le revenu médian ? Je dis OK. Vu dans l'édito de J.Le Goff dans ouest france de ce jour : en 2008, 13 contribuables disposant chacun de
15,53 millions d'euros de patrimoine déclaraient un revenu fiscal de 3753 € et acquittaient 47 € d'impôt. Le nombre de travailleurs pauvres (moins de 910 € mensuels) en France, c'est 8 millions
de personnes. Alors la rigueur sans justice sociale, ça ne peut pas fonctionner, au risque de gros désagéments pour nos gouvernants.



Jacques Heurtault 14/05/2010 16:50



Quand allez vous vous décider à comprendre que la confiscation des biens des plus riches ne permet pas de résoudre les problèmes?


Vous le dites vous même : 1 contribuable à 15,53 millions d'euros de patrimoine. SOIT 25 centimes d'euros par habitant en France! Vous pouvez bien TOUT prendre à ce contribuable là, ça ne suffira
pas!


Il y a 13 contribuables dans ce cas ... Autrement dit, cela fera 3 euros par habitant! C'est à dire RIEN!


Vous pouvez concentrer la distribution sur seulement 6,5 millions de personnes soit 10% de la population de France. Cela ne fera encore que 30 euros par personne! UNE SEULE FOIS! Après, plus rien
... Vous pouvez même concentrer davantage encore, sur seulement 650.000 personnes ... Cela ne fera que 400 euros pour chacune! UNE SEULE FOIS! APRES, PLUS RIEN!


Ouvrez les yeux!



GM 14/05/2010 15:44



Té, puique je vous teins, je recrute pour l'une des associations parisienne dans laquelle je suis administrateur (mais que vice-président, là : peux pas être partout à la fois), une directrice en
charge de la réorganisation d'une double structure dont j'aimerai bien qu'elle passe de 32 berceaux à 60 dans les mois qui vont venir.


5 ans d'expérience réussie, gestion des familles, du personnel (mais pas la paye), gestion administrative et financière, des rapports avec la PMI, la CAF et la DFPE, sous l'autorité d'une "Dégé"
géniale débauchée d'une fondation ayant pignon sur rue, sympa et blonde.


Salaire à la convention Fehap 1951, mais sans autre avantages en nature (pas d'appartement, pas de véhicule : on n'a pas les ronds... La mairie fait ch... pour les budgets.


Je vous joins comment si vous avez ça sous le coude ?



Jacques Heurtault 14/05/2010 17:07



Le plus simple : faites le 3995 avec en poche le numéro de siret de l'empoyeur ...


Vous pouvez aussi aller sur la banque de CV de Pôle Emploi. Mais il vous faut toujours le numéro de siret de l'employeur.



GM 14/05/2010 15:37



Pour les pôle-emploi, tout à fait d'accord. Mais c'esst quand même bien pratique (même si ça ne sert pas à grand-chose dès qu'on a un peu de qualification : chaque métier a ses propres filières
connus des intéressés).


Perso, entre l'ex-ANPE et l'Apec auquel j'ai eu accès, franchement, c'est le jour et la nuit.


C'est Moscou et Londres !


 


Depuis que je suis devenu "recruteur d'occasions", je n'hésite pas : c'est ni l'un ni l'autre, ce sont les fameux réseaux d'initiés (chacun dans son métier).


Et quand il s'agit de cadre, bé les agences de recruteurs qui existent toujours.


Les cadres-sup, c'est le recours aux "chasseurs de tête" systématique.


Le reste, ce sont encore les agences d'intérim... Qui font un sacré boulot (sur le terrain)



Jacques Heurtault 14/05/2010 16:59



Moscou et Londres! savoureux! Je ne cesse de dénoncer la culture soviétique de l'Anpe ... dont Pôle Emploi a le plus grand mal à se débarrasser!



GM 14/05/2010 09:41



Présenté comme ça, ça paraît si simple...


Notez qu'en ce qui concerne les CAF, ils sont actuellement totalement débordés à gérer le RSA (depuis la COG 2009). Et leurs missions envers les familles sont nombreuses malgré les
simplifications proposées (dont certaines sont mises en oeuvre).


Ca m'étonnerait superbement que vous accueillerez 10.000 personnes d'un coup dans vos pôles emploi (leur employeur est "privé" avec un rôle de "régie publique"), sans que le "service rendu" soit
pour autant meilleur.


 


Mais bon, ce que j'en dis ou rien, n'est-ce pas !



Jacques Heurtault 14/05/2010 10:02



Compte tenu des effectifs dans les Caisses Primaires d'assurance maladie et à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (pyramide des âges!), reclasser ces gens ne pose aucun problème ...


Le service rendu n'est pas meilleur ... pour la bonne et simple raison qu'il n'y a pas de concurrence d'une part et que ces caisses de facturent pas leurs prestations!


Pour Pôle Emploi, ce que je veux est très simple : mettre en place une vraie concurrence! C'est à dire permettre aux demandeurs d'emploi de choisir leur opérateur de placement ... chose qui est,
présentement, rigoureusement impossible.



sergiozz 13/05/2010 23:47



"Mon salaire a augmenté de plus de 18% et mon temps de travail a diminué d'environ 15%!"


Faudrait peut-être songer à bosser un peu plus sinon Sarko va pas être content. Il faut travailler plus pour gagner plus et vous vous travaillez moins et vous gagnez plus. Le monde est bizarre
tout de même !



Jacques Heurtault 14/05/2010 09:32



Eh, oui! +18% en FRIC, -15% en temps de travail ...!


La plupart des agents ont reçu une proposition salariale presque aussi alléchante. Le temps de travail, lui, ne concernait que les agents agés de plus de 60 ans. Donc pas tout le monde ...


Un accord vient d'être signé prévoyant que, dès l'âge de 55 ans, les agents disposeraient du DROIT de travailler à temps partiel (80% en étant payé à 95% d'un temps plein).


Savez ce qu'ont fait certains syndicats que vous aimez bien? ILs ont refusé de signer! Comme ça ne suffisait pas, ils ont fait valoir leur droit d'opposition! Il a fallu saisir la Direction
Générale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle pour contrer le blocage! C'est dire à quel point ces "syndicalistes-là" sont "soucieux" de l'intérêt des gens qu'ils ont pour
mission de défendre (et qui, de bonne foi, ont voté pour eux!).



dixneuf 13/05/2010 19:45



Je trouve INADMISSIBLE que les règles fiscales et sociales ne soient pas normalisées au niveau européen. S'il suffit de passer la frontière...



Jacques Heurtault 13/05/2010 23:22



Vous avez parfaitement raison, Dix-Neuf! Il faut mettre en place une législation EUROPEENNE sur la fiscalité et sur la protection sociale ... C'est la raison pour laquelle j'ai voté OUI au
référendum sur le traité Constitutionnel Européen ... Je suis PARFAITEMENT cohérent!



Daniel Heurtault 13/05/2010 19:10



Il y a effectivement de nombreuses injustices dans ce pays à commencer par le scandaleux bouclier fiscal. Les allocations familiales bénéficient aussi à ces bénéficiaires et c'est scandaleux!
Cela nécessite une refonte complète de notre système fiscal et de notre système social. Plus de justice, c'est le maître mot de toute action politique. Mais je n'attends rien de la
droite en général et sarkosienne en particulier. Nous sommes à un tournant de civilisation où l'égalité réelle doit primer sur l'individualisme.



Jacques Heurtault 13/05/2010 23:19



Le bouclier fiscal n'est pas scandaleux! Je n'en bénéficie pas du tout (j'en suis même très très loin!). Je peux donc prendre sa défense sans que l'on m'accuse d'être personnellement "intéressé"
par l'affaire ...


Oui, il faut refondre notre système fiscal et notre système social ... C'est devenu indispensable!


Reste à faire des PROPOSITIONS de réforme ... Moi, j'en ai fait plein, plein, plein! Suffit de les lire!



sergiozz 13/05/2010 17:57



j'ai comme l'impression que tous les agents du pôle emploi ne pensent pas comme vous ! ça a l'air d'être un peu le boscon tout de même, quand on voit les commentaires sur ce blog.


http://www.lafusionpourlesnuls.com/article-laurent-wauquiez-n-exclut-pas-une-baisse-des-effectifs-de-pole-emploi-en-2011-50314240-comments.html#anchorComment



Jacques Heurtault 13/05/2010 23:15



Sans blague? Tous les agents de Pôle Emploi ne sont pas d'accord avec moi? C'est effectivement possible! Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse?


Mettez vous bien dans la tête que l'avenir de Pôle Emploi n'est pas, ne peut être et ne doit en aucun cas être entre les mains des agents de Pôle Emploi!


Dans le même esprit, la politique de défense nationale n'a pas à être définie par les militaires! Eux, ils sont là pour l'appliquer, un point, c'est tout!


La politique d'éducation nationale n'a pas à être définie par les enseignants! Ils sont là pour la mettre en oeuvre, un point c'est tout! Qu'ils veuillent s'en mêler en tant que citoyen est
parfaitement légitime. Chaque enseignant pèse alors autant mais pas plus que moi!


J'ai lu avec intérêt l'article "la fusion pour les nuls" vers lequel vous me renvoyer ...


Pitoyable! A peu près du niveau moyen que j'ai trop souvent trouvé dans les agences de Pôle Emploi que j'ai connu (environ 35 ...).


Moi, j'ai opté pour le statut de droit privé et je ne le regrette pas! Mon salaire a augmenté de plus de 18% et mon temps de travail a diminué d'environ 15%! Il aurait vraiment fallu que je soit
con pour ne pas signer!



dixneuf 13/05/2010 13:24



Sans être un électeur de Sarko: qu'on fait les gouvernements précédents ?


-Jospin augmentent le nombre de fonctionnaires. Se garde bien de toucher aux retraites.


-Chirac, Baladur et Cie pratiquent l'immobilisme. Juppé échoue.


Si vraiment la question des retraites se trouve (plus ou moins, l'égalité n'est pas pour demain) résolue à moyen terme, qu'un fonctionnaire sur deux n'est RELLEMENT pas remplacé (ce qui reste à
démontrer) ce sera à porter au crédit du gouvernement Fillon. 


L'opinion commence, timidement, à comprendre que la confrontation avec les pays émmergents ne peut se solder que vers un nivellement vers le bas, une évidence depuis vingt ans.


Les questions fiscales sont un autre problème, un jour (lointain) elles devront passer par l'harmonisation européenne, mais ceci est une autre histoire.


 



Jacques Heurtault 13/05/2010 16:57



Les gouvernements précédents n'ont rien fait de mieux!


Je n'ai pas voté pour Sarko parce que je ne le croyais pas CAPABLE de tenir ses promesses d'une part, parce qu'il a une personnalité trop échevelée, trop brouillonne d'autre part.


Il a prouvé qh'il était capable de faire puisqu'il a engagé, indiscutablement, des réformes.


Il n'a pas prouvé, pour l'instant, qu'il était un homme SAGE et DETERMINE ...


Si c'est un homme d'Etat, il ne doit pas se préoccuper de sa réélection mais seulement de la conduite des réformes, JUSQU'AU BOUT! Pour cela, nul besoin de voter quantité de textes! Il suffit
d'en abroger beaucoup sans s'inquiéter de ce qui arrivera. La nature n'est pas auto-destructrice!


Prenons un exemple, SIMPLISSIME :Pôle Emploi, mon employeur ...


1. Pôle Emploi devient une Société Anonyme à capitaux publics ... C'est quand même simple à faire!


2. Pôle Emploi peut donc FACTURER ses prestations aux entreprises et à ses clients en général ... Cela résulte du droit ordinaire des sociétés commerciales!


3. Pôle Emploi réclame de l'argent ... (coup hyper classique!).


4. La réponse du gouvernement est alors SIMPLISSIME : "Gagnez-le!" ...


De la sorte, sans qu'il en coûte un euro pour les pouvoirs publics, Pôle Emploi se met à fonctionner mieux ... ou bien crève! Comme la nature a horreur du vide (tous les pays développés ont un
dispositif d'assurance chômage!), quelque chose de plus efficace surgit du "néant", tout seul!