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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Partager le temps de travail : une nécessité qui devient une évidence!

21 Juin 2013, 17:25pm

Publié par Jacques Heurtault

Il parait que les idées, c'est comme les clous : plus on tape dessus et plus ça s'enfonce ...

Je constate cependant deux choses :

1. Je ne vois pas de signes tangibles d'une meilleure pénétration de mes idées. C'est particulièrement vrai pour l'idée de PARTAGE DU TEMPS DE TRAVAIL.

2. Je sais d'expérience, pour avoir, à plusieurs reprises, enfoncer des clous dans du bois dur (du chêne, par exemple) que c'est plus difficile que dans du bois tendre et que, si on ne tape pas "bien droit" sur la tête du clou, il a toutes les chances de s'enfoncer de travers, ce qui n'est pas précisément le but recherché. Simple question d'efficacité ...

 

Aussi vais-je tenter de m'employer à mieux enfoncer le clou ... en tapant dessus "bien droit"!

 

Première série de prémisses.

 

1. Le travail, contrairement à ce que racontent les soit-disant "marxistes", ne rend pas libre! Ce qui rend libre, c'est le revenu! C'est à dire les moyens d'existence dont on peut jouir librement. Et si quelqu'un vient me soutenir le contraire, qu'il se manifeste : je me ferai un plaisir de lui ... "clouer le bec". Gentiment, bien sûr! Nous sommes là entre personnes bien élevées et de bonne compagnie. Nous ne sommes pas dans je ne sais quelle assemblée générale de je ne sais quel groupuscule "révolutionaro-excito-gauchiste" ...


2. L'assertion ci-dessus est tellement évidente que la Bible elle-même nous apprend que "Tu gagneras ta vie à la sueur de ton front!". C'est ce que Dieu dit à Adam après que celui-ci eut péché en voulant, contre la volonté de Dieu, connaitre le goût du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal...


3. D'ailleurs, ça n'a pas loupé : gagner sa vie à la sueur de son front était tellement pénible que des descendants d'Adam n'ont pas manqué de tenter (en y réussissant, d'ailleurs!) de vouloir gagner leur vie ... à la sueur du front des autres! Si travailler avait été un plaisir, tout le monde aurait sagement continué à gagner sa propre vie à la sueur de son propre front au lieu et place de la sueur du front des autres ... Même un enfant de 10 ans est capable de comprendre ça!


4. Les choses étant ce qu'elles sont, comme l'argent ne tombe pas du ciel, pas plus que les cailles ne tombent toutes rôties dans le bec, il faut soit le gagner soi-même soit le faire gagner par d'autres pour soi-même. Eh, oui! On n'est pas dans le Sinaï, là ... Déjà que, dans le Sinaï, les cailles, il fallait quand même les attraper ... pour ensuite les faire rôtir (après les avoir plumées, vidées, etc ...).

Donc, on travaille dans le seul but d'avoir de l'argent pour pouvoir, par la suite, le dépenser, activité beaucoup moins pénible que de le gagner.

 

Deuxième série de prémisses.

 

1. Et, en ce moment, quand je rédige cet article, est-ce que je travaille? Ben, non! Evidemment ... Si je n'avais pas de revenus pour faire face à mes dépenses, il faudrait bien que je travaille. Là, j'ai déjà des revenus! Il s'agit de ma retraite, tout simplement. Donc, j'ai décidé de prendre mon pied en rédigeant des articles destinés à être publiés sur un blog, lui-même destiné à être lu par tous ceux qui voudront bien le faire. Chose qu'ils font avec plaisir (c'est, du moins, l'hypothèse qui me semble la plus plausible) puisque je constate qu'il y a, chaque jour, plusieurs dizaines de lecteurs qui reviennent, plus ou moins régulièrement...


2. Autrement dit, il ne faut pas confondre "travail" et "occupation" ... Là, maintenant, quand j'écris, je m'occupe! Je ne travaille pas! A ce stade, il est important, chers lecteurs, d'avoir présent à l'esprit que l'article traite du "partage du temps de travail", pas du "partage du temps d'occupation" ... Faut pas mélanger! Procédons avec ordre et méthode ...

 

Troisième série de prémisses.

 

1. "L'Homme est un loup pour l'Homme". Je ne sais plus qui a dit ça mais il n'avait pas forcément complètement tort. Ni complètement raison non plus, d'ailleurs! Toujours est-il que, lorsque les temps sont un peu difficiles - et, a fortiori, quand ils sont très difficiles - les hommes (les femmes, c'est exactement la même chose! faut pas m'en raconter ...) ont une légère tendance à devenir hargneux, agressifs, - pire, même - égoïstes. Par exemple, en période de guerre, quand on risque sa peau, les mesures disciplinaires que prennent les Pouvoirs Publics sont immédiatement plus fortes. Il en va de même quand les difficultés sociales sont grandes. La démonstration la plus frappante nous vient ... des Etats-Unis! Là-bas, quand il y a des troubles de l'ordre public, ça peut dégénérer très vite et se transformer en émeutes. Les autorités fédérales ont eut, dans le passé, à plusieurs reprises, à prendre des mesures de répression en faisant appel à la Garde Nationale ... Quand ça arrive, en général, il y a des morts! Vous me direz : "Même quand il n'y a pas d'émeutes (les "riots"), il y a, chaque jour, de nombreux morts de mort violente, par balle (et ce ne sont pas des balles de ping pong, hein!)". Vrai! Il doit bien y avoir une raison ... Pourquoi y en a t-il moins, beaucoup moins, chez nous, en France? Là aussi, il doit bien y avoir une raison! Tout effet a une cause ...


2. Et si c'était parce que nous avons mis en place, progressivement, tout un bazar tendant à permettre à tout le monde de vivre, même à ceux qui, quelle qu'en soit la cause, ne sont pas en mesure de disposer de revenus suffisants leur permettant de vivre? Certes, d'aucuns me diront que ce n'est qu'une hypothèse ... parmi d'autres hypothèses! Pourquoi pas? Il se trouve que j'ai envie d'examiner cette hypothèse-là d'une manière plus approfondie ...


3. Nous constatons, en effet, que depuis maintenant bientôt quatre décennies, nous vivons avec un chômage massif qui, tendanciellement, augmente, augmente, augmente ... Logiquement, tous ces gens ne devraient pas avoir de revenus issus de leur travail ... puisqu'ils ne travaillent justement pas! Ils devraient donc être très malheureux. Beaucoup le sont car leurs revenus sont assez faibles d'une part, parce qu'ils savent bien que, mêmes aussi faibles,  ça ne va pas durer une éternité, d'autre part! Il va arriver un moment où ils n'auront plus rien (ou presque rien!). Et, bien : cette perspective rend malade! On ne se sent pas bien! ... Chose qui n'arrive évidemment pas si on a, d'une manière garantie et sans limite de durée (si ce n'est la mort naturelle), des ressources qui permettent de vivre, fusse modestement (mais, au moins, avec de quoi manger, se loger, se chauffer, se vêtir ...). Le raisonnement valant non seulement pour soi-même mais aussi pour les membres de sa petite famille (son conjoint, ses enfants, ses parents âgés, ses petits-enfants...).


4. C'est notre système de protection sociale qui nous permet de ne pas sombrer dans une sorte de guerre civile qui ne voudrait pas dire son nom ... Songeons-y : le taux d'emploi réel de la population en âge et en capacité physique ou intellectuelle de travailler doit être autour de 65%. Au mieux 70% ...


5. Je compte, parmi les gens en capacité de travailler, ceux et celles qui ont plus de 16 ans et moins de 70 ans. Les repères que je fixe sont arbitraires? Peut-être! La limite inférieure de 16 ans est pourtant celle qui est retenue par l'INSEE car c'est l'âge à partir duquel on est juridiquement capable de conclure un contrat de travail sans l'autorisation des parents ou du tuteur légal. Quant à la limite supérieure, ce n'est quand même pas par hasard si, récemment (il y a trois ans environ), le législateur a retenu l'âge de 70 ans à partir duquel un employeur peut rompre un contrat de travail pour mise à la retraite sans que cela soit assimilable à un licenciement. 70 ans, c'est l'âge au dela duquel on doit, en bonne conscience, décider de réduire ses activités, notamment celles que l'on doit avoir pour pouvoir faire face à ses besoins.


6. Je ne vais pas vous assommer avec des raisonnements alambiqués ... A ce stade de mon développement, je vous demande de bien vouloir me croire : le taux d'activité (c'est à dire le nombre de personnes en âge et en capacité physique et/ou intellectuelles de travailler et travaillant effectivement (en équivalent temps plein) rapporté au nombre total de personnes répondant aux mêmes critères de capacité) est de, au mieux 70%, plus vraisemblablement 65%. Autrement dit, le taux de chômage est de 30%, voire 35%!!


7. Si on veut bien garder présent à l'esprit qu'une partie des gens qui travaillent sont précisément employés à s'occuper de tous ceux et celles qui pourraient travailler mais qui ne le font pas pour diverses raisons indépendantes de leurs volontés personnelles, on dépasse très nettement le taux de "chômage" de 35%!


8. On peut, évidemment, imaginer une société où on fait en sorte qu'il y ait beaucoup de malades, beaucoup de délinquants, beaucoup de "cas sociaux", beaucoup de chômeurs, etc... car, de la sorte, on aura "besoin" de beaucoup de personnels de santé, de beaucoup de personnels de Justice (juges, greffiers, agents de probation, gardiens de prison), de beaucoup de travailleurs sociaux, de beaucoup d'agents de placement en milieu de travail ... etc ... Mais, on voit bien que cette voie n'est pas la bonne voie! A continuer de la sorte, on va dans le mur! Et on y va en klaxonnant ...

 

Il est alors beaucoup plus sage pour tout le monde de prendre le temps de réfléchir à notre avenir collectif et de choisir une voie de développement différente. Pour mener à bien cette nécessaire transformation des fondamentaux, je préconise la voie du partage du temps de travail!

 

La question devient alors : Comment?

 

Ce sera l'objet d'un tout prochain article ...


Commenter cet article

Loubomyr 23/06/2013 09:40


Ce que vous dites existe, bien sûr, mais l'arbre ne cache t il pas la forêt? Les donateurs et bénévoles peuvent choisir des associations aux comptes transparents : à eux de faire attention à qui
ils donnent temps et/ou argent ; à eux de ne pas se laisser séduire par les sirènes de la publicité, le plus grand pollueur physique et intellectuel qui soit sur terre. Et puis si l'Etat
participe au financement sous forme de subvention ou d'aventage fiscal, il est préférable que l'argent de nos impôts soit investi là où c'est utile plutôt que dans des entreprises ou grandes
autorités et autres machins qui servent à caser les copains, plutôt que dans les manufactures d'armes ou le subventionnement de Pépé Dassault, plutôt que dans tout un tas de machins, de think
tanks et dans des etudes et autres procédés de communication qui ne servent à rien sinon satisfaire l'ego de celui qui les manipule!!! En tant que bénévole au secours populaire je ne peux pas
vous laisser argumenter comme ci dessus et vous laisser présenter des cas à la marge comme représentatifs (ou marqueurs d'une tendance) des centaines d'associations oeuvrant pour le bien commun.
Evidemment, si les bénévoles laissaient leurs postes à des salariés, on pourrait faire baisser le chômage de façon spectaculaire !!! Mais qui a les moyens de les payer? avec quelles ressources?

Jacques Heurtault 23/06/2013 10:49



C'est un vaste débat que vous abordez là! L'Etat ne peut pas mettre en oeuvre une plitique "orientée" par la distribution de subventions. Si on laisse ces pratiques se développer, on va aussi
développer la "république bananière" sauf que les "bananes" ghangeront de couleur selon l'équipe au pouvoir ... C'est très dangereux!


Mais je vous sais gré de bien développer vos arguments qui sont suffisamment solides pour mériter qu'on y réponde d'une manière argumentée. Continuez!



Loubomyr 22/06/2013 21:58


l'aide humaitaire n'est pas un business comme un autre pour la simple et bonne raison qu'on n'y cherche pas le profit et qu'on n'a pas d'actionnaires toujours plus gourmands à satisfaire!!!!

Jacques Heurtault 22/06/2013 23:13



Malheureusement si pour un nombre croissant d'entre elles! Le phénomène s'est accru avec la mise en place du nouveau dispositif fiscal permettant d'obtenir un crédit d'impôt de 50% du montant des
versements à concurrence de 20% des revenus du contribuable donateur!


Ces associations humanitaires sont désormais devenues dépendantes du dispositif fiscal. Elles s'effondreraient si le disposif était abrogé.


Il n'est pas rare que 40% voire 50% du montant de l'argent collécté serve au fonctionnement purement administratif de l'association humanitaire qui fait d'ailleurs appel à des structures
spécialisées pou mettre en place cette collecte. Il ne reste alors que 60% à 50% des sommes collectées affectables à l'objet même de l'association humanitaire.



Loubomyr 22/06/2013 19:52


" il faut utiliser une méthode" mais les méthodes, les recettes, la tambouille pour organiser la société, ça ne marche plus. Tous les systèmes politiques et sociaux ont généré leur cortège de
désilusions, de peurs, de brutalités, de malheurs et maintenant de plus en plus de gens ne croient plus à la capacité du politique d'améliorer leurs cadre de vie. Il y a une seule constante qui
aie un réel succès, c'est la solidarité. Particulièrement en France, il est notable de voir toutes les associations qui ont pris depuis longtemps le relais d'institutions ou d'entreprises
défaillantes. Qu'il s'agisse de donner à manger avec les restaus du coeur, de l'écoute avec les structures d'insertion, du temps aux petits africains qui viennent se faire opérer en france, de se
préoccuper du respect des animaux ou d'élever des chiens d'aveugles sans en faire commerce, voilà quelques exemples du don de soi et du soucis de son voisin qui ont beaucoup plus d'importance
pour le mieux vivre ensemble que toutes les lois sur la transparance politique, le mariage gay, la législation du travail ou je ne sais quelle lubie de nos émarques distingués ; Le propre de
toutes ces activités c'est qu'elles fonctionnent en réseau, qu'elles n'induisent pas de recherche de pouvoir et qu'elles appliquent, parfois sans le savoir, le principe suivant : penser
globalement et agir localement "THINK GLOBAL, ACT LOCAL"

Jacques Heurtault 22/06/2013 20:52



Il s'agit moins, pour ce qui me préoccupe, d'organiser la société que d'en simplifier les invraisemblables structures administratives, les règles fiscales que seuls des spécialistes de haut vol
parviennent à comprendre, les réglementations ahurissantes (400.000 décrets en vigueur!) et les législations délirantes (au moins 25.000 lois en vigueur!) ...


Les associations auxquelles vous faites référence sont, de fait, devenues des entreprises qui reçoivent des subventions publiques. L'aide humanitaire est devenue un businesse comme un autre.
C'est tout le contraire de l'idée que vous semblez vouloir promouvoir (si je vous ai bien compris).



Loubomyr 22/06/2013 17:37


Comme souvent, votre avis (en début de paragraphe ci dessus) est bien péremptoire. Je vous affirme que les deux lois Aubry avaient bien pour but de redistribuer du travail que la sacro sainte
croissance n'arrive plus à fournir.


La destructuration du travail n'a été qu'une conséquence dans les entreprises qui n'ont pas voulu, par démagogie ou militantisme du patronat affronter cette contrainte et essayer de la
transformer en opportunité. Dans d'autres collectivités (je pense en particulier à la fonction hospitalière), c'est parce que les directions n'ont pas su y faire sans moyens supplémentaires.


Si je l'affirme aussi fort c'est parce que j'ai travaillé de 1999 à 2009 dans un cabinet d'audit, conseil et formation en management RH, Qualité, Sécurité et Environnement. A ce titre j'ai
participé à la mise en place des 35 heures dans bons nombres d'entreprises et qu'avec d'autres consultants j'ai pu analyser tous les tenants et aboutissants de cette loi. Alors ce que vous
déclarez ci dessus, je suis au regret de vous dire que c'est au mieux une argumentation partisane, au pire une ineptie.


De plus cela n'a pas marché car ces lois Aubry consituent une des dernières tentatives d'organisation de la société à partir d'une vision politique centralisée, jacobine, sur les indications
(lubies) d'experts énarques qui se trompent depuis au moins trente ans. Si vos solutions pour partager le travail consistent encore en un fatras législatif imposé du "haut" cela ne marchera pas
non plus.


Il est temps de comprendre que toutes ces visions là sont finissantes, en train de mourir ; l'homme doit s'inventer un nouveau mode relationnel s'il veut survivre dans un monde qui n'est pas
infini comme on a tort de le croire. Il va même falloir nous habituer à vivre avec la décroissance et ce phénomène nouveau ne peut se résoudre avec des solutions obsolètes. Comme disent les
matheux : à nouveau problème, nouvelle solution.


L'avenir n'est plus dans la juxtaposition des pyramides inégalitaires mais dans l'interconnection de sociétés des réseaux, multiples et variées. Internet commence à nous en donner quelques
exemples et si actuellement quelques mamouths prédateurs y prospèrent, celà ne durera pas longtemps : tous les empires, un jour ou l'autre se sont effonfrés. Les sociétés que nous qualifions de
primitives (mais qui sont en réalité en harmonie avec leur environnement) ne meurent qu'au contact prolongé avec nos moeurs décadents.


C'est pourquoi je préfère une utopie nouvelle, même si elle est longue à devenir une réalité à l'agitation de vieilles recettes technos qui ne peuvent avoir cours dans un monde changeant, alors
même qu'elles prétendent être la solution miracle et immédiate.

Jacques Heurtault 22/06/2013 19:18



Il y a les déclarations lénifiantes que Martine Aubry a fait et il y a, ensuite, les décisions qu'elle a réellement prises ...


1. Non pas 35 heures payées 35 (autrement dit pas de majoration administrative des salaires) mais 35 heures payées 39 (c'est à dire une hausse du SMIC horaire (le seul ayant une définition
légale, le seul que l'on peut majorer par la voie réglementaire, par simple décret) de près de 10% ...


2. Un accroissement réel du nombre de jours annuels de congés payés (les RTT!). Maintenant, ils sont, grosso modo de 8 semaines par an! Nous sommes les seuls au monde à fonctionner sous ce régime
ubuesque ... Dans la plupart des structures de travail, c'est le salarié qui décide, de facto, des dates auxquelles il "prend" ses RTT. de temps en temps, l'employeur en fixe la date pour 2 ou 3
jours dans l'année.


 


Vous en convenez avec moi : les lois Aubry, ça n'a pas marché ... C'est donc que la méthode n'était pas la bonne! Je me fais fort, moi, de vous exposer une méthode qui, elle, n'a jamais été mise
en oeuvre nulle part ... Elle n'est donc pas une tentative d'organisation de la société à partir d'une vision politique centralisée, jacobine ... C'est un objectif politique qu'il faut atteindre;
et pour cela, il faut utiliser une méthode. C'est tout!


Tout le reste (c'est à dire la technique administrative et comptable, la panoplie fiscale et tout le tintouin) demande du temps pour sa mise en oeuvre et ne fera aps l'objet, à chaque
fois d'un débat puisque ce débat d'orientation aura déjà eu lieu ...



Loubomyr 22/06/2013 11:36


Partager le temps de travail pour diminuer le chômage c'était effectivement la "grande idée" de la "loi des 35 heures" : on a vu le résultat, surtout dans l'administrattion et en particulier à
l'hopital. Le seul point positif a été la nécessité pour les entreprises de rechercher des points de productivité pour compenser, en améliorant leur organisation.


Le but visé était de mathématiquement compenser les 4 heures/semaine gagnées par les salariés par des équivalents temps plein et susciter la création ou le développement de nouveaux métiers dans
le secteur des loisirs, de la culture et l'accompagnement individuel et/ou social.


Donc partager le temps de travail, cela veut dire diminuer encore le temps de travail individuel : ça n'a pas pas marché (quelques cadres y ont gagné des vacances en plus sans pour autant qu'on
leur diminue leurs objectifs qualitatifs et quantitatifs, donc du stress en plus), les directions d'entreprises n'en voudront pas et de toutes façons, la droite, si elle revient au pouvoir, a
juré, promis-craché d'éradiquer définitivement les trente cinq heures.


Ou alors, partager le temps de travail cela veut dire temps partiel subit pour tous et ce n'est pas un progrès social, loin de là : ce qui est quasiment un système de management dans la grande
dstribtion ne peut être étendu à l'ensemble de la population active.


Le partage du temps de travail constitue donc une utopie aujourd'hui, surtout dans une économie mondialisée, et il faudrait une contagion des printemps arabes ou des mouvements grecs, espagnols,
brésiliens, à l'ensemble de la planète pour qu'on parvienne à quelque chose. Comme disaient les vieux marxistes : "Prolétaires de tous les pays, unissez vous!!!"


Alors que peut on faire? Simplement participer à la mise en place du développement durable, en favorisant les échanges alternatifs à l'économie traditionnelle et mondialisée, en utilisant au
maximum le commerce et la production de biens de proximité, en résistant au sirènes de la publicité car comme le dit la théorie du bordel ambiant "  Le froissement des ailes de papillon au
Texas peut créer un tsunami au Japon" (ou quelque chose d'approchant).


La solution à tous nos problèmes ne réside pas dans de grandes actions technocratiques, centralisées, admiinistrées par le haut de la pyramide mais par la mise en réseau et l'interconnection de
multiples solutions locales et décentralisées. Autrement dit : achetez en saison un kilo de tomates à votre voisin, maraicher bio plutôt que deux kilos de tomates espagnoles ou marocaines en
hiver moins chères mais sans goût, au mauvais bilan carbonne et dont vous jetterez la moitié.


C'est en multipliant ce genre d'actions que l'on parviendra à changer le monde : cela ne se fera pas en dix ans, peut être même pas en une génération, tant les pouvoirs en place y résisteront (il
suffit de voir comment EDF a torpillé le photovoltaïque en France par exemple) mais c'est le seul moyen : il nous faut avoir du courage, non pas pour nous, mais pour nos enfants et nos petits
enfants.


Comme disait Chirac "Notre monde brûle et on ne fit rien" mais les cendres peuvent être un bon engrais !!!!!

Jacques Heurtault 22/06/2013 14:24



Non! Bien sûr que non! Les "35 heures" n'ont jamais eu pour finalité de "partager le temps de travail" ... Le but, c'était, ni plus ni moins, que diminuer le temps de travail sans réduire les
salaires mais en permettant de démembrer des pans entiers du Code du Travail notamment en permettant de déstructurer l'organisation de la production et de la vie économique à l'avantage du
patronat.


C'est la même Martine Aubry, réputée pour son dogmatisme imbécile, qui, sur le fondement que les hommes avaient le droit de travailler la nuit, a décidé de permettre aux femmes de le faire aussi
AU NOM DE L'EGALITE ENTRE LES SEXES!! Et c'est une soit-disant socialiste qui a défendu cette idée profondément régressive! Comment se fait-il que ne lui soit pas venu à l'esprit une autre idée,
à savoir : "Puisque les femmes n'ont pas le droit de travailler la nuit, alors les hommes n'auront pas non plus ce droit!"? C'eut été tout aussi simple et juridiquement tout autant
indestructible! Bizarrement, elle a fait le choix inverse! Mais, au fond, est-ce vraiment bizarre de la part d'une personne qui, au nom du respect de l'intimité des femmes, a permis que les
piscines de "sa" ville soient ouvertes exclusivement aux femmes à certaines heures réservées? Personnellement, je ne crois pas ...


Pour la suite de ma réponse, vous en trouverez des éléments au fil de l'article que j'ai promis. nous aurons matière à débattre.



Il Rève 22/06/2013 06:48


Les gauchistes, les assembleurs généraux, les agnostiques, les musulmans, les athées, les animistes et les bouddhistes sont très satisfaits de votre article.


"Homo homini lupus est" fut écrit par Plaute dans "Asinaria, La comédie des ânes". Reprise par Freud dans "Malaise dans la civilisation".


La citation exacte est : "L'homme est un loup pour l'homme, quand on ne le connait pas".


Est ce pas du bon travail de recherche ou de l'occupation dans un travail de recherche ?


mais c'est Sénèque qui a raison : "Homo sacra res homini", "L'être humain chose sacré pour l'homme".


 

Jacques Heurtault 22/06/2013 12:02



Grace à cet article, j'ai déjà appris des choses ...


Ainsi, "Quand on ne le connait pas, l'Homme est un loup pour l'Homme". Voilà une information complémentaire qui modifie la "donne" initiale! Les bases de la logique formelle conduisent donc à
déduire que "Si l'Homme N'EST PAS un loup pour l'homme, c'est qu'on le connait" (si A implique B, alors, la négation de B implique la négation de A).


Mais "homo", ça veut dire non pas "homme" au sens "être humain" mais "celui qui est semblable" (sous-entendu : "à celui qui le dit"). donc, le "loup" (l'espèce loup) est un "loup" (animal réputé
féroce) pour ceux de sa propre espèce (les autres loups) ... CE QUI EST FAUX car les loups ne se mangent pas entre eux ... Très drôle comme démonstration! Je suis content de moi ...


Heureusement que Sénèque est là pour remettre les choses à l'endroit!


"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on n'ose pas les faire mais c'est parce qu'on n'ose pas les faire qu'elles sont difficiles." (Sénèque).


Ca tombe bien : je pense que le concept politique de "partage du temps de travail" répond bien à cette maxime du précepteur de Néron qui dut se suicider ... Mais, moi, je pense pouvoir éviter de
me suicider! J'en ai vu beaucoup de "vertes " et de "pas mûres" ...



Daniel HEURTAULT 21/06/2013 19:46


En effet, il fallait lire partage du temps de travail et non partage du travail. J'ai bien fais la différence, rassure-toi!

Jacques Heurtault 21/06/2013 19:50



Ok!



GM 21/06/2013 19:25


C'est ça, parce que dans le tas, y'en a qui ne bosse même pas et qui ne cherche surtout pas à bosser : Beaucoup de femmes entretenues largement par leur cher et tendre ;


d'autres qui font mère(père) au foyer ;


Les étudiants encore nombreux à l'page de 16 ans ... et même plus âgés !


Les incapables et autres malades et invalides qui sont dispensés de travailler pour n'en pas pouvoir ,


Et puis plein de rentier comme vous, mais qui sont beaucoup plus jeunes que vous...


 


J'ai comme ça parmi mes amis un couple qui a bossé 20 ans : ils tenaient un hôtel à paris 7ème, en face des Invalides.


A 40 balais, ils en avaient marre de bosser comme des fous, ils avaient fini de payer les dettes, ont revendu leur outil de travail et sont partis sur la côte se faire bronzer au soleil.


10 ans plus tard, ils ont même acheté un étage complet des immeubles en bord de mer : tranquille, ils louent et se réserve un petit lot pour dormir sur la terrasse l'été.


Fastoche la vie : Vous verrez quand vous aurez touché le gros de ce soir au loto...


 


Bon là, ils envisage de tout vendre de leur maison à Villeneuve-Loubet, et de revenir pas très loin de l'hôpital européen, parce qu'ils sont mieux soignés à Paris qu'à Nice.


Et avec l'âge, les "petites-douleurs", ça leur gâche le soleil...

Jacques Heurtault 21/06/2013 19:36



Explications particulièrement intéressantes! Grand merci!



Daniel HEURTAULT 21/06/2013 19:05


La citation "l'homme est un loup pour l'homme" a été dite la première fois par Plaute puis reprise par d'éminents écrivains comme Montaigne par exemple dans les Essais livre III chapittre
5.....pour plus de détails, voir wikipédia et oui encore une fois! il suffit de taper la citation dans google et hop, on à la source.....


J'ai hâte de connaître la suite de ton raisonnement....Le partage du travail est un concept qui m'intéresse.


 

Jacques Heurtault 21/06/2013 19:30



Merci!


La suite va devenir très technique ...


Mais, pour l'instant, tu n'as pas encore fait la différence fondamentale entre "partage du travail" et "partage du temps de travail" ... Dur, dur ...!


Je vais te mettre sur la voie :


1. Si je partage le travail, ne sont concernés que ceux qui en ont et ceux qui en cherchent parce qu'ils n'en ont pas. Autrement dit, on "partage" la masse salariale sans toucher à rien d'autre.
Ok?


2. Si je partage le temps de travail, je partage le nombre d'heures travaillées (fournies par les statistiques) entre tous ceux qui sont en âge de travailler (entre 16 ans et 70 ans) et qui en
sont physiquement et/ou intellectuellement capables. J'arrive de la sorte à définir une durée quotidienne (sur 5 jours par semaine, sur 47 semaines par an). C'est la durée quotidienne de
"référence" ... Celle qui sert de pivot dans la logique du partage du temps...


3. Cela se traduit par une phénoménale ingéniérie comptable reposant sur deux principes indissociables :


- tout le monde, absolument tout le monde, y compris les pauvres, pour des raisons de principe, est mis à contribution, d'une manière ou d'une autre


- tous les revenus, absolument tous les revenus, y compris les allocations de toutes natures, sont mis à contribution, d'une manière ou d'un autre



GM 21/06/2013 18:47


27 millions qu'ils sont en âge de travailler, selon les normes du BIT.


22 maximum qui bossent pour nourrir 65 millions de personnes.


Sur 22, y'a 5 millions de fonctionnaires ET assimilés.


Qui bouffent ou produisent (c'est une équivalence dans les décomptes du PIB, qui rassemble de son côté toutes les "création de valeur" à prix courant) à eux seuls 57 % du PIB dont 10 % de
déficits publics tout confondu (donc non payés par des recettes équivalentes).


 


Ce sont les données de base, découpées à la hache sur lesquelles on attend de vous de lire "comment" !


Parce que bon, il y a une autre stat europénne celle-là, qui met l'heure ouvrée gauloise à 39 euros (courant)...

Jacques Heurtault 21/06/2013 19:07



27 millions qui ont entre 16 ans et 70 ans? Pas plus que ça? Vous m'étonnez ...


Le B.I.T., c'est un "machin" qui nous dit que lorsqu'une personne a bossé un heure la quinzaine précédent l'enquête, alors le gus n'est pas chômeur! Ce genre de définition ne vaut strictement
rien! c'est un truc inventé pour minorer le nombre de chômeurs ...


La suite, je vais commencer à la pondre demain car, ce soir, je me sens un peu crevé. faut dire que, au début, j'ai vraiment pris mon pied avec les histoire d'Adam et autres ...