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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Partager le temps de travail : voici un premier axe de mise en place.

23 Juin 2013, 17:10pm

Publié par Jacques Heurtault

Après avoir défini la philosophie qui m'anime (et que personne n'est obligé de partager), je me suis attaché à définir une méthode de mise en oeuvre des mesures sans évoquer les mesures elles-mêmes. Cette méthode consiste à rechercher le plus large consensus possible (Gauche de gouvernement, Centre (authentique!), et Droite républicaine) sur l'objectif à atteindre (résorber le chômage de masse) et le moyen d'y parvenir (partager le temps de travail).

 

Je vais aborder maintenant les fondamentaux à partir desquels il sera possible de décliner diverses mesures très concrètes et pragmatiques.

 

1. Définir le pivot autour duquel doit s'articuler la durée de travail quotidienne de chacun et chacune en âge de travailler, physiquement et/ou intellectuellement capable de le faire.

Il est IMPORTANT de bien noter que je fais référence à une durée QUOTIDIENNE! Pas à une durée hebdomadaire, ni mensuelle, ni annuelle et encore moins sur toute une vie.

Il ne s'agit pas davantage d'une durée quotidienne légale (au sens où l'on parle, depuis 1936, de la durée légale de travail définie sur la semaine). Du moins, pas encore!

Il s'agit d'une durée définie par les statistiques. Une référence utile à la mise en oeuvre des différentes mesures. Rien de plus!

J'affirme que cette valeur-pivot peut être fixée à 6 heures par jour, sur 5 jours et sur 45 semaines par an soit 30 heures par semaine et, donc,1.350 heures par an, sans la moindre difficulté ... Nous sommes, aujourd'hui, sur une base légale de 35 heures par semaine et de 1.600 heures par an alors que le taux d'emploi, en équivalent temps plein, ne dépasse certainement pas 70%. On pourrait donc, théoriquement, fixer cette durée quotidienne à seulement 5 heures par jour voire même 4 heures et 30 minutes! On produirait quand même la même quantité de richesses, le même "PIB" à partager entre le même nombre de personnes ...

 

2. Faire disparaitre de notre législation et de notre réglementation tout ce qui peut favoriser l'usage des "heures supplémentaires".

Là, il y a du boulot! Façon humoristique de parler d'un sujet qui n'est pas drôle du tout ... (environ 6 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi!).


- Fort heureusement, le gouvernement et la majorité qui le soutien a liquidé l'ignominieuse réglementation mise en place par le précédent gouvernement qui, non seulement poussait les entreprises à préférer recourir aux heures supplémentaires (allégement des charges) plutôt que d'embaucher mais encore poussait les salariés à les accepter et - pire encore si c'est possible - à en demander (gains supplémentaires non soumis à l'impôt).


- Toutefois, l'actuel gouvernement n'est pas allé jusqu'au bout de la démarche. Il n'a fait que remettre la réglementation dans l'état où elle se trouvait avant que le précédent gouvernement ne la modifie comme il vient d'être dit.


- Il faut aller plus loin! Beaucoup plus loin ... Aussi je préconise que soit retenue une nouvelle définition de la durée légale de travail. Non plus la semaine mais la journée. Sur une base de 6 heures par jour (mais ce niveau peut faire l'objet d'une discussion et d'un examen beaucoup plus fin), toute heure de travail effectuée, dans une journée, au dela de la durée légale QUOTIDIENNE serait réputée "heure supplémentaire" et se verrait donc appliquée la législation et la réglementation qui s'y rapporte, quelle que soit cette législation et cette réglementation SANS QU'AUCUNE EXCEPTION NE SOIT, SI PEU QUE CE SOIT, TOLEREE.


- Mais il n'est évidemment pas question de s'arrêter là car une telle mesure ne saurait être suffisante! Il faut accorder une liberté nouvelle à chaque salarié : lui permettre de refuser, en tout lieu et en toute circonstance, d'exécuter des heures supplémentaires sans que ce refus puisse avoir quelque conséquence dommageable que ce soit sur ses relations futures avec son employeur. Actuellement, un salarié qui refuse d'effectuer des heures supplémentaires risque ni plus ni moins qu'un licenciement! Il s'agit même d'un licenciement pour faute grave, privatif des indemnités de licenciement et d'obligation, pour l'employeur, de respecter un préavis et de le payer comme temps de travail fait s'il choisit de ne pas en dispenser le salarié de son exécution.

Un employeur qui a besoin de main d'oeuvre doit embaucher! Il ne doit plus pouvoir recourir à la mécanique trop facile des heures supplémentaires ...


- Cette réglementation nouvelle en appelle une autre, en complément. Le salarié choisissant librement d'effectuer des heures supplémentaires (puisqu'il ne pourrait plus y être contraint par son employeur!) ne doit plus pouvoir prétendre à une quelconque majoration du taux horaire de sa rémunération pour les heures supplémentaires ... Logique! Mon petit doigt me dit que la combinaison des deux nouvelles dispositions législatives et réglementaires doit normalement conduire la plupart des salariés à refuser d'effectuer des heures supplémentaires. N'est-ce pas un bon moyen de se montrer solidaire que de refuser de faire des heures supplémentaires alors qu'il y a tant et tant de millions de chômeurs?

Vous avez évidemment tous compris qu'il n'est pas question ni d'interdire à un employeur de recourir aux heures supplémentaires ni d'interdire à un salarié d'en faire! Il est simplement question de mettre en place une nouvelle législation et une nouvelle réglementation dont la finalité est purement dissuasive.


- Bien entendu ces nouvelles dispositions ne préjugent pas de ce que l'on peut rajouter... Par exemple, toute entreprise qui recourt à des heures supplémentaires (ou qui y a eu recours "récemment"!) ne peut espérer obtenir de commandes publiques à quelque titre que ce soit ... Et pan!

" Vous ne voulez pas faire l'effort de recruter? Vous préferez recourir à des heures supplémentaires? Très bien ... Allez vous faire cuire un oeuf! Inutile de postuler sur un quelconque marché public : votre soumission sera rejetée, en bloc, purement et simplement! Ca vous va? Non? Et bien, tant pis pour vous!". Voilà le langage qu'il faut tenir aux patrons récalcitrants : celui de la tranquille fermeté! Ils sont tous intelligents (sinon ils ne pourraient pas être patrons!). Ils comprennent très vite quand on sait leur dire ce qu'il faut! Avec l'aide de la bonne réglementation et de la bonne législation, évidemment ...


- Comme il n'est évidemment pas question que je ne sais quels inspecteurs du travail aillent faire de l'excès de zèle, on aura soin de préciser que si un salarié reçoit une gratification quelconque pour contourner le dispositif "anti-heures supplémentaires", il pourra alors s'appuyer sur l'existence de celle-ci et demander de plein droit que cette gratification soit définitivement incorporée à son taux horaire de rémunération non seulement pour les heures effectuées dans les 6 derniers mois (effet rétroactif) mais encore, bien plus contraignant, pour toutes les heures de travail effectuées dans l'avenir! TOUTES ...

Logiquement, ça peut exciter l'appétit de certains salariés mais, bien plus efficace, ça doit être très fortement dissuasif pour l'employeur car, au bout du compte, c'est lui qui devra payer! Les patrons sont tous près de leurs sous ... (sauf s'il s'agit du salaire de complaisance que tel ou tel verse à sa maitresse!).

 

Voilà un premier "tir au but" destiné à détruire chez beaucoup, vraiment beaucoup, toute envie de préférer recourir aux heures supplémentaires plutôt que d'embaucher! C'est, en tout cas, le but que je cherche à atteindre!

 

Et la suite?

 

Eh bien, il faudra attendre un peu ... Je m'absente pour quelques jours et il est possible que je ne sois pas en mesure de phosphorer devant mon ordinanteur!

 

 

Commenter cet article

Loubomyr 05/07/2013 22:35


Je ne fais pas de prosélytisme sur ma supposée méthode. Ma démarche va simplement de pair avec d'autres démarches similaires, différentes mais complémentaires ; pour en avoir une idée, il faut
vous rendre sur les sites du développement durable, sur ceux de l"altermondialisme, sur ceux de la décroissance organisée (bien que je ne
partage pas toutes leurs idées), sur ceux illustrant la théorie du bordel ambiant ... etc . C'est de la conjonction de toutes ces démarches, de ces projets de vie, de cette philosophie de
l'altérité que naitra une nouvelle façon de voir les choses, d'envisager le vivre ensemble. Bref c'est la philosophie, la sociologie appliquée, le consumérisme différent,
LE politique réhabilité par la démocratie directe qui, au bout du compte, créent la déclinaison connue en management ou gouvernance : objectif, méthode, moyen, contrôle,
correction, appelée aussi boucle d'amélioration continue. C'est grâce à ce principe et à sa mise en application naturelle que certaines entreprises ou institutions perdurent
alors que d'autres meurent ; le dirigeant d'entreprise ou le leader politique n'a qu'une chose à faire : décider de faire vivre pleinement cette boucle d'amélioration continue en laissant ses
collaborateurs ou administrés libres de déterminer la mise en oeuvre. Si un jour les politiques décidaient de relancer notre société moriaonde en utilisant les principes de l'ISO 9001 au lieu de
promesses vaines et de programmes vides ..... le monde serait sauvé .... ou pas lojn de l'être.

Jacques Heurtault 07/07/2013 09:51



1. Faire du prosélytisme pour ses idées n'est non seulement pas un crime mais c'est même recommandé!


2. Je crois que le monde a BESOIN d'ordre ... Les lois et la réglementation sont indispensables. Comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser!



Loubomyr 05/07/2013 10:46


Votre premier paragraphe ci dessus décrit exactement les conditions d'une crise sociale et d'un affrontement entre "élites" et le peuple si une modification de l'organisation de la société telle
que vous la préconisez est imposée, voire insuflée par le haut. Quand à parvenir à un accord sur l'objectif et la méthode par un débat démocratique préalable, c'est une vision de l'esprit tant
que les conditions économiques de compétition mondialisée n'évoluent pas. Personne en France ou en Europe n'est prèt à làcher un pourcentage de salaire ou un point de compétitivité pour parvenir
au résultat pré-supposé. Vouloir faire simple, c'est la certitude d'arriver à des complications. Mon expérience en accompagnement managérial d'entreprise le prouve quelque soit le sujet. Ce débat
préalable à l'instauration du partage du temps de travail ne sera possible que si toutes les parties concernées (état, patron, salarié) sont prètes à l'accepter. Et c'est bien pour celà qu'il
faut crée auparavant les conditions de cette acceptation par la modification de notre comportement de consomateurs et de citoyens. A titre d'exemple je vous parlerai des "class actions" qui, aux
Etats Unis, permettent de régler par la voie juridique les contentieux entre consommateurs et entreprises ou entre citoyens et institutions. Ce mode d'action est maintenant communément admis mais
n'oublions pas qu'il y a cinquante ans un petit monsieur qui s'appellait Ralph Nader ,a su créer un large mouvement de consomateurs pour finalement parvenir à ce résultat. EH bien pour le
partage du temps de travail, c'est la même chose : il faudra créer les conditions du changement, labourer le terrain puis viendra le temps du dialogue constructif; Vouloir instaurer ce dialogue
dès maintenant, au vu de conditions socio économiques actuelles, est voué à l'échec. Vous raisonnez avec une logique d'offre saans tenir compte de la demande. En marketing, on sait très bien que
le plus beau des produits ne se vendra njamais si le marché n'est pas près à l'accepter. Alors, oui, on peut faire des essais et c'est comme cela que la très grande majorité des produits nouveaux
disparaissent très rapidement? Votre offre de dialogue démocratique pour instaurer le partage du temps de travail est un beau produit, lemarché n'est pas prèt à l'essayer.

Jacques Heurtault 05/07/2013 14:47



Et si on faisait un "mix" entre ce qui doit relever de la prise conscience préalable et ce qui doit relever de l'action dirigée? Les deux démarches ne sont pas incompatibles! La prise de
conscience, ça ne vient pas tout seul!


En outre, il y a un problème de délai! Nous n'avons pas le temps d'attendre deux siècles ...


Sans compter que vous ne me dites toujours pas comment faire pour réussir la mise en oeuvre de votre démarche ... Moi, je vous dis comment je fais : Pour les principes, débat politique. Pour les
mesures concrètes, la voie réglementaire ... car c'est techniquement plus facile à piloter!



Loubomyr 04/07/2013 12:49


"la mise en oeuvre de ma réforme ne provoque aucune augmentation globale des charges pour les entreprises ... Je ne parviens pas à comprendre comment vous pouvez aboutir à cette conclusion."


Dans l'état actuel de la législation, et sans perdre de vue la compétition économique mondialisée, si vous réduisez les horaires pour redistribuer le temps aux chomeurs, vous arrivez à deux 
conséquences :


soit les salariés exigent de garder le même salaire mensuel et vous obtenez bien une augmentation du coût salarial de production. (sans compter les effets de seuil de 50, 250 et 500 salariés
qui, à chaque fois créent de nouvelles obligations et charges aux employeurs)

soit les salariés gardent le même salaire horaire et ce sont eux qui vont faire un sacrifice très conséquent.



C'est pourquoi il faut créer les conditions pour que ce partage du temps de travail devienne une quasi nécessité sociétale et pas une obligation (même négociée) technocratique. Et cette création
de conditions, il n'y a que le citoyen consommateur qui peut la mettre en oeuvre.


Par ailleurs, vous n'avez pas répondu à notre différence de vision entre une organisation centralisée, pyramidale de la société  et une organisation décentralisée, horizontale et de
démocratie directe. Nous n'avons pas une grande différence d'age mais je suis persuadé que vous raisonnez encore avec un vieux logiciel, à bout de souffle, alors que pour ma part il est
nécessaire de créer un nouveaiu logiciel; Les rustines sur des jambes de bois ne font pas des valides pétulants la forme!!!!! ntre la réforme sanglante et la révolution pacifique, je préfère la
deuxième solution et n'oublie pas : il est compliqué de faire simple (c'est ma solution et ma vision) - il est simple de faire compliqué (c'est votre vivion et votre solution)


 

Jacques Heurtault 04/07/2013 14:31



Si les patrons sont assez cons pour décider d'augmente les salaires horaires de leurs ouvriers, grand bien leur fasse! Dans le cas contraire, il incombe au salarié qui subirait une baisse de son
salaire brut mensuel du fait de la réduction du temps de travail quotidien d'invoquer la clause légale de modification substantielle du contrat de travail et d'obtenir ainsi son licenciement...
Si le patron est assez con pour tomber dans le panneau, alleluia! Dans le cas contraire, le patron (qui, la plupart du temps n'est pas du tout con, c'est précisément pour ça qu'il est patron!) ne
fait rien et constate la démission de son salarié ... ce qui, logiquement, doit lui coûter moins cher!


 


Je suis impatient de vous lire sur le thème : "Que faut-il faire pour créer les conditions etc ..."! Comment faites-vous? Comment doit-on s'y prendre? Parce que, franchement, pourquoi irai-je me
casser la tête à mettre au point des formules un peu complexes s'il existe une méthode qui aboutit au même résultat mais en beaucoup plus simple? Un coup de baguette magique, peut-être?


Ma vision, c'est bien de faire simple ... C'est justement pour ça que j'ai besoin d'un débat politique préalable en vue d'obtenir un consensus sur l'objectif (résorber le chômage de masse) par la
mise en oeuvre de la méthode (partage du temps de travail)! Evidemment, il y a bien la "solution" dictatoriale mais je suis un homme à principes : je n'en veux pas!



loubomyr 04/07/2013 09:04


"Ma réforme ne se traduit par aucune aggravation des prélèvements globaux! Seulement par une répartition différente de ces prélèvements ..." A quoi cela va t il servir si en même temps la réforme
de l'etat (avec les économies attendues) ne parvient pas à se mettre en place? Par ailleurs est-ce que cela ne va pas faire "voir rouge" à ceux qui jusqu'ici , ne "subissant" pas cette
répartition n'étaient pas impactés? Ensuite, répartir le temps de travail cela veut dire embauche, très bien, mais pour le patronat cela veut dire augmentation des charges et pour les patrons
c'est intolérable dans le cadre de la compétition mondialisée. Non, décidement non, votre réforme, comme toute réforme impulsée (je n'ai pas dit imposée) depuis le haut de la pyramide
socio-politique ne peut qu'engendrer des désordres de tous genres. La seule solution pour l'évolution de notre société ne peut venir que de la base : c'est aux citoyens de s'organiser, de pousser
à la roue pour que surviennent les changements d'organisation de la société tout en sachant que les "élites" résisteront tant qu'elles le pourront; On peut faire le parallèle avec les
"révolutions arabes". Même si ces mouvements sont maladroits, si pendant un certain temps une mafia religieuse remplace une oligarchie déclinante, les peuples ne se laissent pas faire, comme nous
le démontrent les Egyptiens en ce moment. Dans nos démocraties, bien sûr, la violence physique ne sera pas de mise mais le choc civilisationnel se produira lui aussi, après un long processus de
sape conduit par les citoyens. La réforme sanglante est morte, vive la révolution pacifique!!!! Nous ne pourons jamais être d'accord car votre conception de cette réforme traduit une vision
dirigiste, technocratique et centralisée de l'organisation de la société; alors que moi, je parie sur l'évolution lente   et progressive vers une société de la démocratie directe avec
l'objectif réel du développement durable ; alors, encore une fois : La réforme sanglante est morte, vive la révolution pacifique!!!!

Jacques Heurtault 04/07/2013 09:59



Si c'est vous qui dites que nous ne pourrons jamais être d'accord, il va bien falloir que je me résolve à vous croire!


Permettez moi cependant de redire, UNE FOIS DE PLUS, que la mise en oeuvre de ma réforme ne provoque aucune augmentation globale des charges pour les entreprises ... Je ne parviens pas à
comprendre comment vous pouvez aboutir à cette conclusion. Logiquement, ce que je propose doit même provoquer une baisse du coût global du travail, autrement dit le contraire de ce que vous me
reprochez!


Quant à ceux qui verront rouge, eh bien!, tant pis! Je ne sais pas faire une omelette sans casser aucun oeuf!


 


Je suis confronté à une difficulté comparable avec mon projet de mise en place d'une allocation d'existence uniforme ... Dans mon projet, Madame Liliane Bettencourt recevra cette allocation ...
tout comme Monsieur X ou Madame Y réputés sans aucune ressource! Evidemment, ça fait crier "Au fou!". Quand j'explique - si on me laisse finir mon exposé - que cette allocation sera financée par
un prélèvement de x% sur TOUS les revenus, un simple rapprochement permet de comprendre que Madame Bettencourt sera très largement PERDANTE car elle contribuera beaucoup, beaucoup plus qu'elle ne
recevra! C'est donc une réforme juste!


La pierre d'achoppement, c'est la volonté non exprimée par certains (car tout simplement indicible!) de vouloir échapper à leurs obligations. Ces personnes trouvent normal de recevoir mais
trouvent anormal et "injuste" de participer au financement! Désolé pour elles, mais le principe d'égalité devant l'impôt ne souffre AUCUNE exception!


Si la CSG des retraités est alignée sur celle des salariés, je vais être personnellement impacté d'environ 25 euros par mois. C'est donc à mon désavantage. Il n'empêche que je suis POUR cet
alignement afin d'aboutir à un seul taux de CSG pour toutes les personnes sur la totalité de leurs revenus. Pour effectuer une telle réforme, un délai d'au moins deux ans voire trois ou quatre
ans est nécessaire. Quand il y a une volonté, il y a un chemin!



Loubomyr 03/07/2013 18:00


" je partage le temps de travail ET l'ensemble des revenus." Cette ponction sur les revenus financiers et les rentes entrainera immanquablement la fuite (pour ceux qui s'en donneront les moyens)
vers des cieux plus cléments avec les conséquences que cela suppose ...... Déjà que les jeunes diplomés pointus cherchent du boulot au Canada ou ailleurs, déjà que des investisseurs "moyens" se
tournent vers des pays émergents tels le Brésil (j'ai un fils à Madagascar et l'autre part au Brésil!!!!), déjà que les retraités partent six mois et un jour par an au Maroc ou en Tunisie, si en
plus on ponctionne sur les économies et qu'on est les euls à le faire, ça ne va pas améliorer les choses.

Jacques Heurtault 03/07/2013 18:19



Vous êtes dans le genre "coriace"! Pas de bol pour vous : je suis Breton donc "légèrement" opiniâtre ...


Ma réforme ne se traduit par aucune aggravation des prélèvements globaux! Seulement par une répartition différente de ces prélèvements ...


Si vos enfants partent au brésil ou à Madagascar, cela fait, si je compte bien, deux chômeurs de moins ...


J'ai un frère retraité qui vit au Maroc six mois MOINS un jour ... Il paie quand même ses impôts en France, sur la TOTALITE de ses revenus! Car il sait que c'est LA condition pour pouvoir être
pris en charge par la Sécurité Sociale française.



Loubomyr 03/07/2013 15:48


Avec votre solution, même en mettant à contribution les salariés, les rentiers et les actionnaires, vous ne tenez toujours pas compte de l'environnement international de notre économie. La France
organisant seule ce nouveau pas civilisationnel ne tiendrait pas longtemps. C'est donc techniquement faisable, c'est politiquement et socialement argumentable mais ce n'est pas imposable à tous
les pays en même temps : il y aura toujours des gouvernements qui voudront garder une avance financière en n'appliquant pas ce programme. Conclusion : il reviendra alors aux citoyens des pays qui
se seraient engagés dans la voie que vous préconisez de faire le barrage en boycottant les produits venant des dits pays. Ce qui revient peu ou prou à utiliser ma solution!!!!

Jacques Heurtault 03/07/2013 17:50



Je n'ai pas du être suffisamment clair ...


Vingt fois sur le métier remettre son ouvrage ...


1. Plutôt que de prélever des "cotisations" aux seuls salariés du secteur privé afin d'indemniser des chômeurs, je partage le temps de travail ET l'ensemble des revenus. Toutefois, pour ces
derniers, ils ne sont mis à contribution qu'à proportion du besoin de financement.


2. Cela ne provoque aucune augmentation du coût de production! La concurrence n'est donc pas modifiée!


3. Je n'ai donc pas besoin de vouloir l'imposer à tous les pays! Les autres pays font ce qu'ils veulent ... Peu m'importe!



Loubomyr 03/07/2013 11:46


En tout cas, vous n'avez pas répondu à mon dernier message. Et ce d'autant plus que votre méthode consistant à "avoir juste besoin d'une fiscalité modulable par la voie réglementaire après
avoir été cadrée par la voie législative (loi d'orientation, lois de programmation, lois pluri-annuelles de financement)" sera difficile à mettre en oeuvre dans un cadre mondialisé de
l'économie. Et je ne vois pas en quoi l'action de citoyens et consomateurs responsables constituant une force de pression soit contraire à l'état de droit. Les grandes évolutions de civilisation
ne se sont pas faites en peu de temps. Il a fallu, par exemple une longue imprégnation pour qu'on admette que la terre est ronde, pour que la philosophie des lumières soit au moins intégrée à la
réflexion, pour qu'une espèce de civilisation des loisirs se mette en place. En ce moment vivent sur notre terre des peuples qui ne connaissent pas l'écriture mais où le chef est à
leur service (et pas l'inverse) , d'autres sous un régime dictatorial et d'autres en démocratie; Alors le partage du temps de travail pour le plein emploi dans un contexte de
concurrence internationalle : ça va être long!!!!

Jacques Heurtault 03/07/2013 12:58



Non, ça ne va pas être long! 10 ans sont suffisants ... Mais 10 ans sont nécessaires!


A ce jour, aucun responsable politique n'a osé préconiser cette méthode pour sortir du chômage de masse. Pire, peyrelevade a déclaré, la semaine dernière, qu'il fallait :


- une modération salariale


- une augmentation du temps de travail à salaire constant


La première proposition repose sur l'idée que les gens doivent consentir à perdre du pouvoir d'achat SANS AUCUNE CONTREPARTIE;


La seconde proposition consiste à travailler plus pour gagner autant. Les salariés sont les seuls à "contribuer". Les rentiers et les retraités, eux, ne contribuent pas! C'est à peu de chose près
le contraire de ce que je préconise!


Je ne vois pas d'inconvénient à ce que l'on change de civilisation! Au contraire ... Travailler beaucoup moins, s'occuper davantage, gagner un peu moins, tout ça me convient! Il y a juste un
problème d'acceptation du "programme" politique! Si je me présente à une élection législative, je me ramasse une grosse gamelle ... Il n'empêche que je suis convaincu d'avoir raison! Sinon, je ne
défendrais pas ces idées-là!



loubomyr 03/07/2013 10:58


Ma proposition tient sur un axiome en management : il est compliqué de faire simple. Votre proposition tient sur le pendant de cet axiome : il est simple de faire compliqué. En effet, utiliser la
fiscalité pour résoudre ce problème du partage de l'emploi (tout du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre) en partant d'un large accord sur l'objectif, c'est faisable et relativement
rapide et facile à faire .... à la dimension d'un pays, voire d'une communauté de pays ; mais vous oubliez une dimension essentielle : la mondialisation du commerce et du travail nécessaire à la
production des biens et services. Et au bout du compte, la mise en place de votre solution demandera elle aussi bien du temps,  dix ans ne seront  pas suffisants. Ensuite, les
entreprises productrices de biens et services ainsi que nos chers gouvernants n'agissent que sous la contrainte et la seule contraite que les fournisseurs du marché comprennent vraiment, c'est
celle venant des clients ; la seule contrainte que comprennent les politiciens, c'est celle des électeurs (et encore ils sont longs à la comprenette, il suffit d'entendre les commentaires
désolants de nos élites suite au rejet massif de la droite et la gauche que constituent les dernières élections partielles!!!). C'est donc à nous, citoyens et consommateuyrs de faire entendre
notre voix, nos exigences et pour cela, rien de mieux que de passer par la pratique. Il est possible que tous les européens, constituant le premier marché au monde, aient une réelle influence par
la modification de leur comportement et la promotion de leurs exigences.

Jacques Heurtault 03/07/2013 11:27



En France, les élections à deux tours sont la norme politique. on peut donc utiliser le premier tour pour exprimer ce que l'on a envie de dire! Il reste alors un deuxième tour pour rattraper les
effets, ravageurs, du premier tour!


C'est - peut-être - ce que je vais faire en Mars 2014! Histoire de m'amuser un peu! Après tout, puisqu'ils se moque de moi, pourquoi ne m'acorderai-je pas la liberté de me moquer d'eux?



loubomyr 02/07/2013 11:41


Mon opinion n'est pas qu'il faut rien faire ; loin de là. Mais qu'il faut agir sur d'autres "ressorts" de la société et en particulier en utilisant la seule arme qui nous reste, en résistant aux
sirènes de la pub : notre pouvoir de consommateurs. Nos choix et exigences à l'égard de nos fournisseurs de biens et services peuvent modifier la donne tant sur le plan économique que social ; Il
s'agit là de faire acte d'écologie responsable (et non pas politicienne) et de se comporter en acteur du développement durable : lorsque l'essentiel de la production sera basé au plus près des
consomateurs, alors là, il sera possible d'imposer un partage du temps de travail. Comment? Tout simplement en favorisant, une fois de plus, les entreprises qui mettront en place ces processus.
C'est la seule voie qui nous reste : toutes les autres passent par des intermédiaires, des normes et procédures internationales ou nationales dont l'inertie est aussi forte que notre propre
capacité de décision. Citoyens consomateurs, réveillez vous! secouez le grand capitalisme par vos choix de proximité. Arrétez de vouloir payer votre Tshirt à cinq euros en vous étonnant qu'il
faut le changer au bout de deux mois; Faites des choix pour votre planète, pour vos voisins et bout du compte pour vous même.!!!!!

Jacques Heurtault 02/07/2013 17:34



Soit! Il faut agir ... Nous en sommes d'accord. La divergence vient de l'échéance des résultats à venir. Vous, c'est au moins une génération (25 à 30 ans). Moi, c'est 10 ans (deux mandatures de
continuité).


Obtenir l'adhésion formelle des gens, c'est très bien mais ça ne marche que ... sur le papier!


Moi, j'ai juste besoin d'une adhésion sur les objectifs (réduire le chômage de masse, quoi qu'il puisse en coûter), le délai ( deux mandatures) et la stratégie (partager le TEMPS de travail),
étant entendu que TOUS les revenus et TOUS les patrimoines doivent, PAR PRINCIPE, être mis à contribution ...


Vous, vous avez besoin de CONVAINCRE plusieurs milliards de personnes sur la planète ... Nous ne sommes pas dans la même dimension. En outre, vous avez besoin que toutes ces personnes soient si
fortement convaincues qu'elles aillent jusqu'à mettre en pratique pour elles-mêmes les principes que vous préconisez et auxquels elles adhèrent elles-mêmes.


J'ajouterai que votre méthode est contraire à l'Etat de droit car, pour que la Puissance Publique puisse intervenir, il faut qu'elle respecte des règles telles l'appel d'offres, très long, très
compliqué ... Moi, j'ai juste besoin d'une fiscalité modulable par la voie réglementaire après avoir été cadrée par la voie législative (loi d'orientation, lois de programmation, lois
pluri-annuelles de financement). 



Loubomyr 26/06/2013 11:46


Cela n'empèche pas que dans l'état actuel des choses et de la législation du travail,nationale et internationale, cela passe nécessairement par des lois, accords de branches et d'entreprises qui
conduisent à


Soit à payer chaque heure de travail effectif plus chère, ce qui ne plaira guère au patronat dans une situation de compétition mondialisée.

Soit à passer tout le monde à temps partiel imposé, ce qui ne plaira guère aux salariés.



La réduction du temps de travail,inuite par son partage ne peut survenir que si lle s'impose d'elle même, dans uncadre mondial transformé, parce que les citoyens de chaque pays aurront participé
aux changements progressifs d'organisation de la société : et cela ne se fera pas en dix même en quinze ans ; une, voire deux générations seront nécessaires. Alors cessont de réver et continuons
à souffrir, en attendant .....

Jacques Heurtault 02/07/2013 10:57



Autrement dit : la situation actuelle n'est pas satisfaisante mais continuons quand même! Ma réponse est tout à fait claire : NON! Catégoriquement NON!



yohan 25/06/2013 11:48


je pense que partager le temps de travail est une bonne solution pour régler une partie des problèmes , en allemagne ils ont un temps moyen de travail plus faible et leur situation économique est
meilleure que la notre 

Jacques Heurtault 02/07/2013 10:54



Je viens de rentrer de quelques jours de "vacances" (en fait, je suis retraité donc toujours en vacances!).


Je vous remercie pour votre commentaire ... Vous êtes à même de vous rendre compte que le sujet provoque beaucoup de résistance ... Curieusement, certains qui se classent "à gauche" aboutissent à
la même conclusion que d'autres qui se classent "à droite" : ILS SONT "CONTRE"!


Il reste donc beaucoup de chemin à parcourir avant de parvenir à convaincre une majorité de gens!


En fait, tous ceux et toutes celles qui sont "contre" sont d'accord sur un point : quand il faut payer quelquechose, il faut que ce soit les autres qui le fassent! Pas eux-mêmes!



GM 24/06/2013 11:00


Mais c'est pourtant exactement leur discours : "Partageons la pénurie !"


La belle ambition que voilà pour mon pays et ses "laborieux" !


Comme si les "35 heures" de "Titine-Eau-Brie" n'avait pas déjà assez fait de dégâts à nous mener là où en est.


Mais non, on persiste dans l'erreur !!!


Fastueux, franchement.

Jacques Heurtault 02/07/2013 10:46



La pénurie de quoi? Le but de la vie, ce n'est pas le travail! Le travail est une contrainte! Ceux qui prennent du plaisir à une activité quelconque ne doivent évidemment pas être payé! Depuis
quand est-on payé pour allé au cinéma ou bien pour aller au restaurant? Pour ces deux activités-là, ON PAYE!


Combien de fois faudra-t-il dire et répéter que le problème des "35 heures" n'est pas dans la fixation de cette "norme" mais dans le fait que l'on a contraint les entreprises à payer 35 heures de
travail (en fait, de présence sur le lieu de travail) comme si on en faisait 39 heures (et avant ça, 40 heures ...).


Moi, c'est "6 heures par jour" (norme sociale), assorties de libertés nouvelles pour les salariés et pour les entreprises, payées 6 heures par l'employeur plus un complément payé par tout le
monde et financé par un prélèvement sur tous les revenus et tous les patrimoines! Ce n'est quand même pas difficile à comprendre!



GM 24/06/2013 09:42


"Mon" conseiller spécial et omnipotent qui fait le lit des "déclinistes" ?


 


Je n'en crois pas mes yeux !

Jacques Heurtault 24/06/2013 10:40



Hein! Je fais le lit des déclinistes? C'est exactement le contraire ...


Le but n'est pas de réduire la production de biens et de services! Il est d'ajuster la quantité de travail à fournir à la production à "sortir" (biens et services) en partageant le temps de
travail!



Loubomyr 23/06/2013 20:16


Je ne vais pas être le seul à comprendre que six heures de travail ffectif légal par jour équivaut à une semaine de trente heures et si on veut que le salaire mensuel ne change pas cela revient
bien à la semaine de 30 heures payées 35 !!!! Et si 10 ans sont nécessaires (10 ans de quoi d'ailleurs? de négociations? de discussions à l'assemblée, .....) pour y parvenir, c'est bien que cette
solution n'est pas facile à mettre en oeuvre. Alors il y a peut être d'autres moyens pour qu'un jour cette solution s'impose d'elle même, mais je doute que dix ans suffisent ......

Jacques Heurtault 23/06/2013 22:51



Ah! Ah! Ah! Donc, selon vous, 6 heures par jour, c'est la même chose que 30 heures par semaine? Si on poursuit le même raisonnement, 30 heures par semaine, c'est la même chose que 1.350 heures
par an ...


Tout comme 35 heures par semaine, c'est la même chose que 1.600 heures par an ...


Dans ces conditions, pourquoi les patrons tiennent absolument à ce que l'on fasse disparaitre la notion de durée hebdomadaire de travail pour lui préférer la notion de durée ANNUELLE? Ca ne vous
a jamais interpellé?


Pourquoi ces mêmes patrons veulent-ils, carrément, que l'on fasse disparaitre la notion même de durée légale?


Savez-vous qu'il y a des patrons qui rêvent de faire disparaitre la notion même de salariat? Le salariat, c'est la contractualisation d'une mise à disposition de compétences, pas la
contractualisation d'une fourniture de travail et encore moins la contractualisation d'une fourniture de production issue de la mise en oeuvre du travail!


Ce que veulent les patrons, c'est le retour à Germinal (et même avant, si possible!) si merveilleusement décrite par Zola. Ils ont toujours été hostiles à toute réduction du temps de travail ...
Ce qu'ils veulent, c'est pouvoir disposer, quand ils en ont besoin (eux et eux seuls!), de la main d'oeuvre, autant que possible la plus qualifiée pour le plus bas prix possible!


Ca ne leur pose pas le moindre état d'âme que d'embaucher, au prix d'un manoeuvre, un ingénieur qualifié. c'est à peu de choses près ce qui se passe en ce moment ... Les salaires d'embauche des
diplômés débutants se rapprochent de plus en plus du SMIC ... J'espère que ce n'est pas au spécialiste RH que je vais apprendre ça!


Ce que je propose, c'est une véritable révolution "sociétale". Pas je ne sais quel chambardement qui se traduirait par un effondrement de la production et donc par une régression du niveau de vie
du plus grand nombre et tout spécialement des plus humbles, ceux qui sont mal armés pour se défendre ...


Pour réaliser cette révolution sociétale, il faut au moins 10 ans! On ne change pas la société à coup de décrets pris dans le secret d'une chiotte (heu! pardon ... je voulais dire "cabinet"), à
la suite d'un "accord" conclu tard dans la nuit... On y va avec un objectif, une stratégie, une méthode et ... du temps, beaucoup de temps!



Loubomyr 23/06/2013 18:56


Si vous pensez obtenir un large consensus sur une telle mesure, vous êtes un doux réveur ou un amateur des travaux d'Hercule!!! Votre solution revient :


soit à passer la durée légale hebdomadaire à 30 heures payées 35 (ce qui revient à un parallèle avec les 35 H payées 39).

soit à imposer à tout le monde un temps partiel subit et même si une grande partie de la population est capable de générosité et de don gratuit, il est à parier que peu de gens sont disposés
à sacrifier 10% de leur salaire.



De plus, votre proposition ne pourrait être une fois de plus, qu'une solution imposée par la législation : il se trouvera toujours des petits malins pour la détourner et j'ai déjà démontré ici
que les "grandes réformes" venues "d'en haut" ne sont plus acceptées, ni par ceux qui doivent les subir ni par ceux qui sont censés en bénéficier. Décidément, oui, les solutions pour une autre
organisation de la société ne peuvent venir que du terrain, s'installer progresivement, modifier le paysage, faire évoluer les mentalités mais plus jamais un dictat politique n'y parviendra. Il
n'est que de constater la résistance au mariage pour tous (qui pourtant n'enlève aucun droit à personne) alors je vous laisse imaginer le tollé que soulevera votre proposition, quelle qu'en soit
la modaité légale d'application, surtout si elle est imposée brutalement. Quand à en discuter dans des cercles vertueux ou des think tanks, je doute fortement que cela fasse rapidement "avancer
le schmilblick"!!!

Jacques Heurtault 23/06/2013 20:02



Je ne recherche pas de consensus sur telle ou telle mesure! J'ai été, il me semble, particulièrement clair à ce sujet. J'ai par contre besoin d'un consensus sur :


1. L'objectif qui est de résorber le chômage de masse


2. La méthode qui est le partage du temps de travail. Ce partage sera financé par TOUS (hommes, femmes, enfants, veillards ...!) et par une mise à contribution de tous les revenus (du travail, du
patrimoine, des allocations de toutes sortes ...).


Rien de plus!


 


Je parle de durée légale de 6 heures par jour et vous comprenez 30 heures par semaine!


Quand ai-je dit 30 heures payées 35? Jamais!


Quand ai-je dit "temps partiel SUBI? Jamais!


Où voyez vous des contraintes? Quans ai-je parlé d'interdiction de recourir à des heures supplémentaires? Jamais!


Pourquoi cette nouvelle réglementation serait-elle détournée? Qui y a intérêt? Ai-je parlé de sanctions? De liste noire? Ou de liste blanche? Non!


J'ai pris soin de dire que la mise en oeuvre de ce "programme" requiert au moins 10 ans ... Où ai-je dit que je voulais le mettre en oeuvre brutalement? Nulle part!


 


Je suis par ailleurs assez content que l'on commence à reconnaitre que le mariage pour tous suscite des résistances! Depuis quand le Code Civil a-t-il pour objet d'accorder des droits à qui que
ce soit? Son objet est d'organiser le fonctionnement fondamental de toute la société civile! Il y a des gens - dont moi! - qui ne veulent pas, pour des raisons de principe, que des personnes de
même sexe puissent se marier ... Cela n'a rien à voir avec l'octroi de droits ou l'enlèvement de droits à qui que ce soit ...