Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Patrick Besson : à lire, au moins, au second degré! Ca décoiffe sévère ...

27 Mars 2014, 17:15pm

Publié par Jacques Heurtault

Il m'arrive, de temps en temps, de reprendre des articles, des chroniques ou des éditoriaux lorsque j'en trouve le contenu particulièrement brillant ...

 

C'est, à n'en pas douter, le cas du véritable pamphlet de Patrick Besson, chroniqueur dans l'hebdomadaire Le Point (bien faire attention : il y a plusieurs Besson sur la place publique!) ...

 

Jugez vous même!

 

Attention! Les âmes sensibles doivent impérativement savoir et garder à l'esprit que c'est écrit au second degré, voire au troisième ...

 

Début de citation :

 

 

Il est temps de finir le travail commencé, au début du XIXe siècle, par l'empereur français Napoléon Ier et, au milieu du XXe, par le chancelier allemand Hitler : la conquête et la soumission, par l'Europe, de la Russie. On a beaucoup glosé sur ces deux entreprises courageuses, dont l'échec fut en grande partie dû à une mauvaise météo. Berezina et Stalingrad sont passés, dans le langage courant, comme des synonymes de déroute, de désordre. Il faut chasser des consciences européennes ce complexe d'infériorité dont elles souffrent devant Moscou. Autrement dit : il faut prendre Moscou. Car Moscou est prenable. Au XIXe siècle, les États-Unis n'étaient encore qu'une puissance provinciale secondaire, incapable d'aligner et de transporter les troupes fraîches et l'armement neuf dont Napoléon aurait eu besoin pour renverser le tyran Alexandre Ier et son perfide général en chef Koutouzov. Au XXe siècle, par une de ces aberrations tactiques dont l'Histoire est trop coutumière, il fut d'autant moins facile à Hitler de demander l'aide militaire des États-Unis que ceux-ci étaient, pour une période fort courte heureusement, mais hélas décisive, alliés aux Russes. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Les dirigeants et les médias de l'Union européenne et de la puissante Amérique du Nord sont désormais sur la même longueur d'onde au sujet de la Russie : le mépris, le dégoût, la haine. Le plus benêt stratège de l'Otan comprendrait que, dans une conjonction aussi miraculeusement favorable, il n'y a qu'une chose à faire : attaquer. Attack. Attack Russia !

 

Toute guerre doit être entreprise pour des motifs moraux, voire humanitaires. L'enfer en littérature est pavé de bonnes intentions, disait André Gide, qui avait découvert avant tant d'autres la nature maléfique, satanique de l'État russe. En politique, c'est pareil. Surtout en politique étrangère.

 

La colonisation des Africains n'a pas été faite pour les exploiter, mais pour les soigner et les évangéliser ; une fois qu'ils furent soignés et évangélisés, on leur a demandé une petite participation à l'effort économique européen, ce qui en a décimé un bon nombre. Les raisons morales et humanitaires d'attaquer la Russie ne manquent pas. D'abord, il y a l'Ukraine, nouvelle passion occidentale et américaine. L'Ukrainien est aux années 2010 ce que le Bosniaque et le Kosovar furent aux années 90 du siècle dernier : un être d'élite, aux sentiments fins et aux pensées délicates. Le priver de la Crimée, qui fut russe trois fois plus longtemps qu'elle ne fut ukrainienne, représenterait néanmoins un outrage innommable à l'équilibre mental et physique de l'Ukrainien, ce nouveau modèle pour l'humanité. Mais s'il n'y avait que ça. La Russie multiplie, depuis quelques années, les raisons d'être attaquée, envahie et détruite. Dans le désordre de l'Internet : les Femen blondes et les milliardaires russes emprisonnés, l'asile offert au traître américain Edward Snowden, les embrassades de Poutine avec le déserteur fiscal français Depardieu, etc.

Ne renouvelons pas l'erreur qui fut fatale aux illustres prédécesseurs de M. Obama et de Mme Ashton, à savoir Napoléon et Hitler : on doit partir maintenant si on ne veut pas, comme eux, rester embourbés devant Stalingrad ou geler sur la Berezina. Je me demande même s'il n'est pas déjà trop tard dans l'année, s'il ne serait pas judicieux de repousser l'attaque à 2015. Car pas question d'être humiliés par les Russes une troisième fois. Non mais !

 

Fin de citation.

 

Je vous avais prévenu ...

 

Merci à l'hebdomadaire Le Point d'abriter dans ses colonnes des chroniqueurs aussi talentueux!

Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à sa cheville!

Commenter cet article

Loubomyr 01/04/2014 11:23


"Ma femme est aussi abonnée à Sciences Humaines ... que je n'apprécie guère car, pour moi, la psychologie n'est pas une science. C'est une technique de manipulation des esprits."


Encore une manifestation de votre position "droit dans les bottes"!!! car si vous feuilletiez, ne serait-ce que le sommaire de ce magazine vous constateriez que son contenu correspond à
l'ensemble des sciences humaines : psychologie, certes, mais aussi sociologie, ethnologie, ethnographie, anthropologie, pédagogie ..; certains y rajouttent même histoire et prospective (mais bon
cela peut être sujet à discussion). Quand à limiter la psychologie à "la manipulation des esprits", alors là vous êtes impayable : entre la recherche en psychologie, la psychologie
interventionnelle ou clinique, la psychologie sociale, la thérapie familiale ... l'éventail est large; Lorsque la psychologie se limite à la manipulation des esprits, cela s'appelle de la
communication, le sport favori de nos gouvernants et des publicitaires!!!!


Quand vous employez l'argumentation du bon sens en économie, vous me faites doucement sourire, car le bon sens est justement proné par tous les tenants de la pensée unique, ceux là même qui par
ailleurs ne veulent pas mettre en oeuvre dans les banques la séparation des activités de dépot et crédit de celles du jeu sur le casino mondial. Aujourdh'ui, le bon sens c'est l'austérité, mais
uniquement pour les mêmes : les petits, les sans grade, pas pour les chevaliers internationaux de la finance. Et la pratique de ce bon sens : l'austérité pour tous les peuples, en même temps, va
conduire à la catasstrophe déflationiste. Alors oui, il est temps, grand temps d'en terminer avec ce bon sens, proné depuis trente ans mais pratiqué à dose incongrue et qui nous a conduit dans
une merde noire!!! Oui il est temps, grand temps, de chercher autre chose et de le mettre en application : vive le New Deal du 21 ème siècle, vive la troisème révolution industrielle et vive la
siciété des réseaux et de la gouvernance transversale!!!!

Jacques Heurtault 01/04/2014 12:20



J'ai feuilleté! Plusieurs fois ... Plusieurs numéros différents ... Ma conclusion est claire : Non, merci!


Pour moi, la déflation n'est pas une catastrophe ... L'inflation est une technique de manipulation du pouvoir d'achat au désavantage des gens qui vivent de leur travail et de leur retraite. La
déflation, au contraire, permet à des gens dont les revenus sont stables de voir leur pouvoir d'achat progresser. C'EST BIEN!


La merde noire, c'est la dépense inconsidérée financée par l'emprunt que les générations futures devront rembourser d'une façon ou d'une autre! ON NE PEUT PAS VIVRE INDEFINIMENT AU DESSUS DE SES
MOYENS!



loubomyr 29/03/2014 10:42


" Les conceptions défendues par ce périodique sont tout simplement ineptes! Il y a environ un an, ce périodique soutenait qu'on pouvait laisser filer la dette puisqu'un Etat aurait, par
définition, toujours la capacité de rembourser ... "


Autrement dit, ce qui ne correspond pas à votre idéologie n'est pas digne d'être étudié. Alors que toutes les pseudo réformes et les solutions employées jusq'ici (et défendues par la presse bien
pensante) n'ont fait que nous mener dans le mur, vous vous refusez à aller voir ailleurs et pire vous condamner l'altérité. Le progrès de l'humanité ne consiste pas à mettre des cautères sur des
jambes de bois mais plutôt à essayer ce qui ne l'a encore jamais été : c'est valable pour la technologie, ce l'est aussi pour les ressorts de la sociologie et de la politique!!!!


Quand à l'exemple que vous prenez en ce qui concerne la dette, je vous rappelle que c'est quand même la tactique employée par le trésor américain et que les états unis (même s'ils vivent une
grave crise) s'en sortent quand même mieux que nous en Europe, où tous les états en même temps se soumettent aux injonctions de la Bundesbank : pratiquer l'austérité sélective
(uniquement pour les peuples, pas pour leurs gouvernants).Notez bien que la Chine qui détient une grande part de la dette américaine, ne demande pas aux américains de la réduire!!!


D'une façon générale, vous émettez des jugements lapidaires et définitifs alors que dans un monde changeant et incertain il convient d'avoir, certes, des objectifs clairs et définis, mais aussi
une conduite adaptée et en souplesse : ce n'est pas en s'appuyant toujours sur les mêmes dogmes (et qui, en plus, ont fauilli) que l'on peut y parvenir.

Jacques Heurtault 29/03/2014 23:27



Je ne puis que constater notre désaccord profond ...


Il tombe sous le sens qu'on ne peut pas vivre sur une assez longue période, a fortiori en permanence, au dessus de nos moyens.


Il tombe sous le sens que s'il est concevable d'emprunter sur le long terme pour financer l'acquisition d'un bien lui même appelé à durer longtemps, ça ne pose pas de problème puisque l'emprunt
est couvert par la valeur du bien acheté.


Il tombe tout autant sous le sens que on ne peut pas souscrire un emprunt à long terme pour financer des dépenses courantes.


Même l'Allemagne est encore loin d'avoir remboursé sa dette! Actuellement, il se pourrait qu'elle soit en mesure de ne plus avoir besoin d'augmenter sa dette (budget en équilibre, enfin!) en
2015, plus vraisemblablement en 2016 ...


Demain dimanche, je vais avoir un jugement "lapidaire" mais définitif ... Je vais voter "Nul". Si d'ici la fin Mai je ne constate pas d'amélioration, je vais émettre un jugement encore plus
lapidaire ; il s'agira d'un vote de PROTESTATION émis avec un bulletin Front National. Je ne partage pas du tout les vues de ce parti qui sont étonnament convergentes avec celles du Front de
Gauche, donc avec "Alternatives économiques" mais il faut marquer une protestation forte avec l'espoir d'être entendu et compris tant que le pouvoir d'Etat n'est pas en jeu ... D'ici à 2017, de
l'eau va encore couler sous les ponts!



Lubomyr 28/03/2014 15:14


Entre les Echos et le Point, on peut dire que vous nourrissez votre réflexion à la bonne pensée unique!!! Jamais de reprise ou de citation de Marianne, d'Alternatives Economiques, de Terra
Eco ou de Sciences Humaines. On peut donc en conclure que vous ne faites pas beaucoup d'effort d'altérité!!! Je sais bien que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe mais
justement la soupe néolibérale bien pensante ... on en a soupé!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Tous les journaux que vous citez véhiculent une idéologie qui a fait faillite. Le clown qui vient faire des
cabrioles syntaxiques n'est là que justifier le reste : même les rois avaient des bouffons!!! Pour se faire de nouvelles idées, trouver de nouvelles solutions, il faut aller ailleurs!!!!! Vous
qui taxez les Français de conservatisme, faites donc un peu preuve de progressisme en variant vos lectures!!!!

Jacques Heurtault 29/03/2014 00:19



Ma femme est abonnée à Alternatives économiques ... Je ne le lis pratiquement plus jamais. Les conceptions défendues par ce périodique sont tout simplement ineptes! Il y a environ un an, ce
périodique soutenait qu'on pouvait laisser filer la dette puisqu'un Etat aurait, par définition, toujours la capacité de rembourser ... Mes conceptions personnelles sont diamétralement opposées.


Marianne a un ton excessivement militant ... Je ne suis donc pas intéressé.


Ma femme est aussi abonnée à Sciences Humaines ... que je n'apprécie guère car, pour moi, la psychologie n'est pas une science. C'est une technique de manipulation des esprits.


Je ne connais pas du tout, par contre, Terra Eco. J'irai voir ...



Daniel HEURTAULT 27/03/2014 18:35


Prose digne d'un Goebbels! à vomir! cet abject personnage me dégoutte. Dire qu'il a été conseillé de Sarkosy! ça donne froid dans le dos!

Jacques Heurtault 27/03/2014 19:47



Tu es tombé dans le panneau ... L'auteur n'a rien à voir avec le Patrick Besson conseiller de Sarkozy! Le propos est volontairement outrancier et dirigé, en fait, contre le prononcé des
"sanctions" contre la Russie ...


S'il n'en était pas ainsi, je n'aurai pas publié cet article.



GM 27/03/2014 17:42


Arf !


Le pire ennemi du peuple russe, ça reste parfois ses dirigeants.


 


Personne ne veut attaquer la Russie : Et puis quoi encore ?


Il suffit de laisser du temps au temps et elle pacifiera toute seule ses propres démons.

Jacques Heurtault 27/03/2014 19:42



Je m'étonne que, pour l'instant, personne n'ait voulu comprendre qu'il s'agissait d'une satire contre les "sanctions" prononcées à l'encontre de Poutine! C'est pourtant limpide ... quand on lit
entre les lignes!