Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Pôle Emploi, Marion Bergeron ... et moi!

20 Novembre 2010, 13:05pm

Publié par Jacques Heurtault

Eh oui! Marion Bergeron ... et moi!

 

L'expérience m'a montré qu'il faut AUSSI penser à soi-même ... Ne pas s'oublier, encore moins se sacrifier.

 

Je ne suis pas Marion Bergeron. Je ne connais pas Marion. Je ne l'ai jamais vue ... mais j'aimerais bien la connaître!

 

Vous ne savez pas qui est Marion Bergeron? Une jeune femme de 25 ans qui a eu l'idée de :

1. Travailler à Pôle Emploi pendant 6 mois.

2. Ecrire ensuite un bouquin -excellent - dont le titre défraye la chronique et effraye certaines âmes sensibles : "183 jours dans la barbarie ordinaire".

 

Par quoi faut-il commencer? Par le positif?  Ou par le négatif?

 

Etant d'un naturel humaniste (mais pas mièvre!), je choisis de commencer par le positif.

 

Marion, votre récit est d'un brûlante, d'une cinglante, d'une salutaire vérité!

Je me reconnais un peu dans vous. Vous ne mâchez pas vos mots. Il me semble bien que moi non plus ...

 

Amis lecteur, lisez ce livre! Il vous apportera beaucoup...

Quand vous l'aurez lu, soyez sympa : donner le à quelqu'un (qui sache lire aisément, ce qui n'est pas le cas de toutes les personnes inscrites dans les registres de Pôle Emploi). Son prix est, certes, dans une hônnête moyenne mais tout le monde n'a pas les moyens de payer 18,50 euros.

Quand vous aurez accompli cette généreuse action de diffusion de la culture en direction des catégories populaires (et seulement à ce moment-là), relisez le livre et, donc, achetez en un deuxième exemplaire (de la sorte, Marion sera, peut-être, moins encline à m'en vouloir pour la suite que vous allez lire ci-après ...).

 

Voici donc le côté négatif des choses ...

 

1. Marion, avouez-le : vous êtes une "bourge" ... Pas du tout une fille du peuple. Vous êtes, plus précisément, une "bo-bo" (une bourgeoise-bohème).

Vous n'aimez pas le peuple. Le vrai peuple ... de très loin majoritaire dans ce pays.

2. Marion, avouez-le : vous êtes entrée à Pôle Emploi uniquement parce que vous étiez "en fin de droits" et, donc, parce qu'il vous fallait un boulot.

Dès le deuxième mois, vous aviez décidé de quittez le navire ...mais, cependant, vous êtes restée jusqu'au bout des 6 mois. Vous mentez quand vous dite que vous étiez une précaire car vous reconnaissez vous-même que l'on vous a proposé un CDI ... que vous vous êtyes empressée de refuser!

3. Un peu plus sordide même ... Vous êtes restée six mois car cette durée vous a permis d'acquérir de nouveaux droits à l'assurance chômage. Si vous n'étiez restée que deux mois, vous n'auriez pas acquis une prolongation du versement de vos indemnités.

4. Pure hypothèse : vous avez pris des notes (très bien!) dans le BUT de rédiger un livre ... qui va vous faire gagner pas mal d'argent (Très, très bien! Je suis particulièrement heureux d'y contribuer un peu par mon achat personnel et par mon invitation lancée auprès de mes lecteurs à faire de même selon les modalités suggérées).

Pendant tout le temps, pendant lequel vous avez rédigé votre ouvrage, vous n'étiez pas "en recherche d'emploi" ... Vous n'auriez pas dû, réglementairement, percevoir vos allocations. Pas grave! Insignifiant même! J'ai vu bien pire, assez récemment ... tel Monsieur X qui perçoit depuis 17 ans (pas 17 mois! 17 ANS!), SANS INTERRUPTION, l'allocation spécifique de solidarité (ASS) alors qu'à l'évidence, il ne cherche pas de travail. Mais, vous concernant, j'avais envie de le dire ...

 

Revenons au côté positif ... Quand on est humaniste cela fait, un peu, partie du naturel.

 

Vous avez un réel talent, Marion! Vous savez écrire. Votre récit est captivant. Vous m'avez fait rire jusqu'aux larmes tellement j'ai reconnu comme vraies les situations ubuesques que vous nous décrivez. Vous m'avez ému, même .. au moins au début ... jusqu'au moment où je me suis convaincu que vous n'étiez qu'une "bo-bo", méprisant le Peuple et, par conséquent, pour ce motif, vous-même méprisable (mais seulement pour ce motif ...).

 

Devenez romancière, Marion! Vous pouvez y réussir!

Attention! Je ne dis pas que votre livre est un roman! Je le répète : il est criant, cinglant de vérité...

 

Vous avez quitté Pôle Emploi. Excellente décision! Vous n'êtes pas faite pour ce métier. Vous êtes trop "bourge", trop "bo-bo". Si vous aviez été affectée dans une agence parisienne de l'ouest, VOUS SERIEZ RESTEE ... et vous auriez très vite adopté le comportement de votre collègue - Tentation de la Vocation, c'est ainsi que, à l'instar de vos collègues, vous la nommez - que vous épinglez (avec raison!) : vous auriez outrageusement trafiqué les compteurs, enregistré sans vergogne de fausses "mers+" (mises en relation positives) ... et vous auriez fait "carrière". Hélas pour vous, vous avez "échoué" dans l'agence-épave d'Ivry sur Seine (c'est ce que j'ai lu dans votre interview dans Le Monde, je crois) ... laquelle agence vient de subir un sérieux "lifting", semble-t-il, ce qui, vu ce que vous écrivez, vu ce sur quoi vous portez témoignage, était certainement "un peu" nécessaire.

 

Bonne chance, Marion! Suivez bien mon conseil! J'ai l'habitude! 

 

DEVENEZ ROMANCIERE ... (Je le répète : c'est un compliment! Vous pouvez réussir dans ce métier.)

 


 


Commenter cet article

jacques 24/11/2010 00:18



Après avoir, en huit ans, effectué sept contrats aidés (900 euros par mois pour 26 heures de travail par semaine) en travaillant à Pôle Emploi de Loudéac (Côtes d'Armor), Martine
Megret, 56 ans, refuse aujourd'hui d'aller pointer au chômage. Pis, elle exige un CDI.


"Les établissement comme Pôle Emploi qui accueillent des personnes sous contrat de travail aidé n'ont pas comme objectif premier de leur proposer à terme une embauche pérenne mais plutôt de
mettre en place des actions destinées à faciliter leur insertion preofessionnelle" lui a expliqué le DG Adjoint des ressources Humaines dans un courrier daté du 26 octobre.


Mais Martine Megret s'accroche:


"Pendant huit ans, j'ai épaulé les conseillers, rédigé des convocations de chômeurs, traité leurs absences aux entretiens. J'ai acquis des compétences, pris des responsabilités et maintenant,
ils me jettent. Pas question ! ".


Depuis le 1er novembre, elle vient tous les jours occuper symboliquement son ancien poste de travail de 8h15 à 17h, soutenue par ses collègues et les usagers.


Mais où va-ton ??? Son employeur, Pôle Emploi..., lui a proposé de la réorienter vers le secteur de l'agro-alimentaire ( "J'ai déjà fait, je n'ai plus l'âge" a-t-elle
répondu) ou l"éducation nationale (aucun poste disponible !)


Finalement, le 29 octobre, Pôle Emploi luia proposé un huitième contrat précaire de...six mois ! Lui confirmant par écrit qu'elle ne serait pas gardée à l'issue
de ces six mois.


Martine Megret a refusé.


La délégue FO Pôle Emploi de Bretagne a tenu à faire savoir; " Mme Megret n'est pas la seule dans ce cas. Nous recensons plus de deux mille contrats précaires sur la sellette".


Pôle Emploi, qui a déjà annoncé la suppression de 1800 emplois s'apprête donc à rayer aussi 2000 emplois aidés (soit 1657 équivalents temps plein).


Et le "Président" nous a prédit  ( une nouvelle fois) la baisse du chômage dans les semaines qui viennent.... Cherchez l'erreur.


Source "Le Canard Enchaîné" 17/11/2010


jf.



Jacques Heurtault 24/11/2010 00:36



Ne connaissant pas Madame Mégret, je suis incapable de porter un jugement sur ses compétences professionnelles.


Sur le principe, le Directeur général adjoint (lequel,? Il y en a au moins , voire huit, je ne sais plus exactement...) a RAISON! Les contrats aidés n'ont JAMAIS eu pour objet de garder dans
l'emploi pérenne les personnes concernées.


Du point de vue juridique, s'il s'était agi de CDD "ordinaires", l'embauche en CDI (tout aussi "ordinaire") était automatique ... Cela ne fait aucun doute!


Je suis donc fondé à supposer que Madame Mégret a, jusqu'à présent, bénéficié d'une mesure de faveur en voyant son contrat "aidé" prolongé plusieurs fois. Il pourrait s'agir d'un "cas social" ...
Je ne peux pas vous en dire davantage.


Mais je suis preneur de toutes informations précises émanant de plusieurs sources contradictoires (si possible) ...



jacques 22/11/2010 22:38



"A condition, bien sûr, que ce soit bien elle qui a écrit ce livre"


Et voilà l'aveu !!!


C'est Jacques Heurtault le nègre de Marion Bergeron.


 


jf.






Jacques Heurtault 22/11/2010 22:54



Quel honneur vous me faites! Je n'en mérite pas tant ...


24/11/2010 : Je rajoute, après coup, histoire de m'amuser, que ce n'était pas nécessaire de vendre la mêche!


Pourquoi me détestez vous à ce point?



GM 22/11/2010 10:37



Bien !


Mais si on ne sait pas de quoi qu'elle cause (de l'agence d'Ivry ou du pôle emploi dans sa généralité ? Des harcèlements du chef ou des recettes de cuisine de ses collègues ?) ni du comment (en
prose ou en vers ? A coeur nu ou les tripes à l'air ?), on n'a pas beaucoup de raison d'aller lire quoique ce soit, n'est-ce pas Monsieur mon Conseiller omnipotent ?


 


Bonne journée quand même...



Jacques Heurtault 22/11/2010 11:07



Elle parle de son vécu personnel, c'est évident! Elle prend même la précaution de dire, en forme d'avertissement, au tout début de son livre, qu'il ne faut pas faire de généralités.


Je tiens pour absolument vrai lma foule de détails qu'elle raconte au fil des pages ... C'est même du brut de fonderie, pur ... Je me suis, à maintes reprises, reconnu dans ce qu'elle a écrit!


Exemple frappant : elle dit qu'il est impossible de gérer un portefeuille de 150 demandeurs d'emploi et, plusieurs pages plus loin, elle écrit que, assez souvent, les collègues sont désoeuvrés
... Le taux de non-présence aux convocations est voisin de 50% (dit-elle ..., à mon avis, ce n'est pas aussi dramatique que cela; je ne l'ai jamais constaté à ce niveau; je dirai plutôt, en
moyenne, 1/3; mais on peut en discuter  ...). Par voie de conséquence, le nombre de personnes effectivement gérées chaque mois n'est pas de 150 mais de seulement 75! Elémentaire, Mon Cher
Watson! Gerer un portefeuille de 75 personnes chaque mois en "suivi mensuel, est une tâche parfaitement réaliste ... quand on travaille à temps plein!


Je maintiens que ce que raconte Marion est criant de vérité... c'est une véritable gifle envoyée dans la figure de tout un tas de gens! Les agents de Pôle Emploi, les demandeurs d'emploi, la
Direction de Pôle Emploi, les entreprises, l'Etat, etc. IL FAUT FAIRE L'EFFORT DE LIRE CE LIVRE! C'est très instructif ... Même si de nombreux passages font sursauter!


 



marie dupont 22/11/2010 09:34



en quoi est-ce choquant de prendre un poste a Pole emploi quand on est en fin de droits ?cela aurait-il ete plus "moral"de postuler dans une autre entreprise ?en revanche , ce qui me choque
,c'est le refus du CDI :il faut en avoir les moyens!!!et je pense, comme vous,apres avoir lu l'article du MONDE,(mais pas encore le livre)que Marion est quelque peu" BOBO"en effet!cela dit,il ne
suffit pas de bien ecrire pour devenir un bon ecrivain et encore moins ROMANCIER!!!



Jacques Heurtault 22/11/2010 10:46



Bonjour Marie!


Je préfère ce commentaire-ci à votre précédent, lequel n'avait pas, convenez-en, grand sens...


Il n'est pas choquant (c'est vous qui employez ce mot, pas moi!) de prendre un CDD à Pôle Emploi plutôt que dans une autre entreprise quand on arrive en fin de droits ... Je n'ai rien écrit de
tel!


Il est, pour le demandeur d'emploi soucieux de son avenir, dangereux de se placer dans cette logique d'attendre la fin de ses droits pour se préoccuper de prendre un boulot en croyant qu'il peut
attendre cette échéance plutôt que de prendre un CDI "moins interessant" ou un CDD "avant le terme des droits au chômage"...


La raison en est simple : le temps travaille, avec, hélas!, une redoutable efficacité, CONTRE le demandeur d'emploi. Son intérêt, c'est, TOUJOURS, de prendre un boulot même moins bien payé
qu'avant! Faute de quoi, il ne trouvera qu'un boulot encore moins bien payé ...plus tard!


Ce que j'ai voulu dire est très simple : il est vraisemblable que Marion Bergeron a, sciemment, attendu la fin de ses droits avant d'envisager de faire autre chose qu'un boulot de graphiste ...
pour lequel il lui sera difficile de trouver un "taf" satisfaisant vu ses compétences commercialisables. Pour vous en convaincre, allez voir son site "professionnel".


Pareillement, elle n'a pas opté pour un CDI pour les raisons que j'aie dites (c'est du moins ce que je pense). Lesquelles raisons sont cohérentes avec les explications que je donne dans mon
article et ci-dessus.


Avant de vous prononcer sur les qualités d'écriture de Marion, prenez la précaution de lire son livre ... Vous arriverez, j'en suis convaincu, à une conclusion beaucoup moins négative quant à son
aptitude à devenir romancière.


A condition, bien sûr, que ce soit bien elle qui a écrit ce livre, ce dont je n'ai, a priori, aucune raison de douter.


Lisez son livre! Vous comprendrez beaucoup, beaucoup de choses! Ne perdez pas de temps à critiquer ses "suggestions", ses "analyses", son hostilité à la fusion, sauf si vous êtes vous-même de la
"maison Pole Emploi" ... Imprégnez-vous de ce qu'elle raconte, de son vécu ... C'est particulièrement édifiant sur bien des aspects.