Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Quelques idées de réformes ... Ca n'est pas interdit!

19 Juin 2012, 12:05pm

Publié par Jacques Heurtault

Sans jamais se départir d'une règle de fonctionnement simple, à savoir prendre le temps nécessaire pour la réflexion et la préparation des réformes, la nouvelle majorité pourrait s'attaquer à quelques projets de réforme ...

 

En voici deux qui me tiennent beaucoup à coeur ...

 

1. La réforme du Sénat.

Juqu'à présent, la "drouate" a toujours freiné des quatre fers toute idée de modification du mode d'élection des Sénateurs. La "gôche", pour ce qui la concerne, aurait bien voulu y apporter des ajustements manifestement indispensables mais elle en a toujours été empêchée car les Sénateurs sont des malins : pour modifier leur mode de désignation, il faut qu'eux mêmes en soient d'accord! Comme la gauche n'a jamais eu la majorité au Sénat depuis des lustres (jamais depuis 1958!), elle n'a jamais pu véritablement changer quoi que ce soit.

Disposant de la majorité au Sénat, il devient possible à la gauche d'engager une réforme du mode de désignation des sénateurs sans pour autant modifier la Constitution (car, là, c'est un peu plus complexe : il faut une majorité qualifiée des trois cinquième au Congrès ...).

Il conviendrait, me semble-t-il, de modifier le nombre des sénateurs ... Pourquoi pas un même nombre de sénateurs quelque soit le territoire d'élection? Ce serait une manière de réaffirmer que les sénateurs sont l'émanation des territoires en tant que tels et non des citoyens.

Pourquoi ne pas retenir que le territoire d'élection soit la Région et non plus le département? Ne serait-ce pas une manière de dire que le territoire vraiment sérieux, à l'échelle européenne, doit être la Région, économiquement plus cohérent?

Pourquoi ne pas fixer à 15 le nombre de sénateurs que chaque région désignerait? Nous aurions ainsi 390 sénateurs (15x26) soit 69 de plus qu'actuellement.

Pourquoi faudrait-il que les sénateurs soient élus au second degré, c'est à dire par des "grands électeurs"? On pourrait tout aussi bien faire en sorte qu'ils soient élus au suffrage universel direct...

Et, tant qu'à faire, à la représentation proportionnelle quasi-intégrale ... en fixant, tout de même, un seuil de représentativité (2%? 5%?). Nous disposerions ainsi d'une assemblée représentative du peuple et des territoires.

A supposer qu'il ne soit pas possible d'élire les sénateurs au suffrage universel direct, il conviendrait, au moins, que la définition du collège électoral soit revue dans un sens réduisant le poids des zones rurales, aujourd'hui manifestement excessif ...

 

2. La refonte du Code du Travail.

C'est aujourd'hui une évidence : il est devenu illisible et a, c'est encore pire, évolué dans un sens manifestement rétrograde ... Nous sommes le seul pays au monde a disposer d'un "outil" aussi dense! Les DRH se demandent souvent s'ils sont bien "dans les clous" ...

Un tel projet serait le moyen de permettre aux syndicats de prouver leur aptitude à proposer plutôt qu'à contester. Bien entendu, le Parlement doit avoir le dernier mot! Je récuse, dans ce domaine comme dans d'autres, que le Parlement soit réduit à n'être qu'une chambre d'enregistrement "d'accords" négociés avec les employeurs et leur représentants ...

Il ne m'est pas possible de développer les axes de réforme d'un tel code. Si déjà on parvient à se mettre d'accord sur la méthode, ce sera un grand progrès! Si, en outre, on parvient à revenir aux fondamentaux (le travail revalorisé par rapport à la rente, la négociation revalorisée par rapport à la réglementation, le contrat à durée indéterminée revalorisé par rapport à la kyrielle de dérogations actuellement en vigueur ...), je serai satisfait!

Il y a du pain sur la planche ...


Commenter cet article

jasmin 28/06/2012 19:13


 C'est risible Jacques !

Jacques Heurtault 28/06/2012 20:31



Ouin! Ouin! Je pleure comme une madeleine ...


Qu'est-ce qui est risible, au juste? Des réformes, j'en ai à vendre, à revendre, à brader même! Voire à distribuer gratuitement ... Au moins cinquante (en étant modeste!) ...


Un chose est certaine : je ne veux pas de révolution ... Seulement une évolution! La révolution, j'ai déjà donné, dans une vie antérieure ... Stop!



jasmin 21/06/2012 16:30


@ Jacques


"Il faut mettre en place le système américain contre les fuyards égoïstes".


 C'est drôle comme réflexion.


Les Etats-Unis avaient corseté leurs banques après le désastre  de la grande dépression via le "Glass-Steagall Act" (1933).


En application de cette loi, les crédits immobiliers accordés par les banques commerciales ne pouvaient être transformés en actifs liquides, susceptibles d'être revendus. Donc, au titre de cette
loi, les banques ne pouvaient faire commerce de leurs titres.  


Les banquiers ne vont pas tolérer très longtemps ce bridage et au cours des années 90, le lobby ultralibéral est sur le point de faire sauter le verrou via le biais de l'avènement d'une banque
universelle libérée de toute régulation.


 


(Parenthèse en passant, la BCE aujourd'hui est la seule institution européenne à échapper à toute forme de contrôle).


 


Le lobby choisit de faire sauter le Glass-Steagall Act en force en avril 98 via la fusion de Citicorp et Travelers qui deviendra CITIBANK. Et cette banque défie la législation en vigueur avec
l'assentiment "tacite" de Bill Clinton. Le Glass-Steagll Act est enterré en 1999.


Mais le lobby ultralibéral remporte dans la foulée une seconde victoire en écartant toute régulation sur ses innovations, malgré le combat de Brooksley BORN, avocate et dirigeante de la Commodity
Futures Trading Commission (CFTC), agence publique chargée de surveiller les marchés financiers. Elle acquiert la conviction qu'on court à la catastrophe en laissant les produits dérivés
proliférer. En 1998, elle tente d'imposer une régulation mais est publiquement "massacrée" par le lobby ultralibéral; Alan Greenspan, Président de la Fed et Robert Rubin, secrétaire d'état au
Trésor.  L'Establisment finit par avoir sa peau. En 2004, Henry PAULSON, président de Goldman SACHS, porte-parole des grandes banques d'investissement, parachève l'oeuvre
destructrice face au Gendarme de la Bourse (SEC). Il deviendra Directeur du Trésor Américain quelques courtes années plus tard.  


Les banques étaient donc devenues libres de spéculer.


 


L'Histoire laissant de solides marques, Brooksley BORN recevra le prix JF Kennedy du courage politique en 2011.


 


Peux-tu m'expliquer ce que le système financier américain, qui a façonné l'Amérique a d'exemplaire, surtout quand on sait que l'Amérique vit à crédit depuis des lustres sur le dos du monde entier
?! 


 

Jacques Heurtault 21/06/2012 17:39



Les Américains sont ultra-protectionnistes! Ultra-patriotes...


Si un Américain paie des impôts à l'étranger, il doit le déclarer ... L'administration fiscale, si elle constate que le contribuable y gagne, recalcule le différentiel... Il ne sert donc à rien
que le contribuable se délocalise fiscalement puisqu'il est "rectifié" aux Etats Unis et doit payer l'économie d'impôt qu'il pensait réaliser.


Dans la récente période, les socialistes français se sont souvent déplacés à l'ambassade des Etats Unis à Paris pour se faire expliquer le "comment ça marche" ... Ils ont beaucoup appris!


Cela ne remet pas en cause leur adhésion au système capitaliste ... La meilleure façon d'insulter un Américain, c'est de le traiter de "socialiste"!


Là bas, un "libéral", c'est un citoyen de gauche! Un socialiste serait qualifié de "radical" ...



jasmin 21/06/2012 13:35


 


@ Jacques


"Attention de bien utilliser le concept de délation qu'on confond trop souvent avec celui de dénonciation".


Je te rassure tout de suite, la valeur du mot "délation" est tout à fait ajustée à la saveur de mes propos. Pour moi il n'y a pas de confusion possible. 



Jacques Heurtault 21/06/2012 17:40



Bien, bien!


A la lecture de tes contributions, surtout, ne lâche pas la lecture de mon blog! Continue à y poster tes commentaires! C'est parfait!



jasmin 21/06/2012 12:49


.../...


LE RESEAU HULOT , LES
AMIS DE CARLA, LA BANDE DU FOUQUET’S, LE CLUB DES JURISTES, LA GENERATION COPE, LES THINK TANKS
LIBERAUX, LES FRANCS-MACONS, LES INSPECTEURS DES FINANCES, LE RESEAU DES FEMMES DIRIGEANTES, LE RESEAU
SECRET-DEFENSE, LA GALAXIE GAY,  LES PAPYS DE LA FRANCAFRIQUE (terme compassé issu de  « la France à fric »), LES CORSES, LES MILITANTS DE LA DIVERSITE, HEC CONNECTION, LES THINK TANKS DE GAUCHE, LES PRINCES DES MEDIAS, LES GOUROUS DE LA COM, LE SIECLE, LE CLAN DU 9.2 …(liste non exhaustive)    


 Le pouvoir s’est affaibli, nos finances se sont dégradées, l’économie est viciée. Cette situation de naufrage contribue à compliquer les arbitrages difficiles,  inévitables mais néanmoins salutaires qui doivent être rendus.   


La démocratie des
urnes entretient l'opiniâtre mythe d'une liberté en trompe l'oeil, au pouvoir enivrant, animé par des imposteurs rompus aux aménagements aux aménagements obscurs, discours stériles concussions
extravagantes.


 


Voilà ce que Guillaume
dit un peu plus haut


 


PS : mystère de
l'informatique ou d'overblog ?...Ci-dessus, la partie de mon message qui n'apparaît pas. Ou message trop long peut-être ?

Jacques Heurtault 21/06/2012 17:30



Pas sûr que Guillaume pense vraiment ça ... A lui de le dire!


Je ne sais pas pourquoi le message a été tronqué ... J'ai reçu deux le même de ta part. J'en ai viré un des deux.



jasmin 21/06/2012 11:47


Dans cette France des dynasties, qui se complait dans un rôle de donneur de leçon de démocratie au monde entier, et qui n’a aucune reconnaissance pour ses citoyens talentueux qu’elle méprise dans une indifférence générale,  s’installe durablement le microcosme décisionnel et  héréditaire des
protagonistes de la société française. 


Frustrés,  nous
supportons un pays figé, une nation sclérosée, qui ne s’illustre plus que par un blocage des systèmes qui
cautionnent les activités de pilleurs patentés et qui se gargarise de voluptueux nectars


réservés à ses élites
nécrophages. 


Râleurs, nous
revendiquons,  et de concert sommes déshérités de courage et de liberté nécessaires à balayer une fatalité
de circonstance, qui nous impose de tolérer l’incroyable cynisme d’une société dont la très symbolique intimité
est constamment violée. 



Les humains ont
cependant besoin de préserver ce sanctuaire sacré, alors que les sociétés occidentales, aliénantes et
individualistes, repoussent toujours plus loin les limites du tolérable et de l’acceptable. Souffrant de névroses
obsessionnelles et collectives, faisant ressurgir de vieilles haines enfouies, nous voilà métamorphosés en
automates de la délation ou en témoins du politiquement correct ou incorrect. 


Propagandes et
technologies apportent leurs lots de contraintes,  soudoyant les consommateurs hagards, qu’un système
économique a déjà terrassés. 


Les taux de suicide,
en augmentation constante, affectent des populations de plus en plus jeunes, voire des enfants,  sans
distinction de classe. 


En France, les femmes
font deux fois plus de tentatives de suicide que les hommes, mais les hommes se suicident deux fois plus que les
femmes.  


Face aux médias, de
moins en moins complices, nos dirigeants prennent la pause de circonstance assortie de mines défaites, sans plus
vraiment faire illusion.


L’impérissable 
« cellule de soutien psychologique » demeure leur point d’orgue. 



La plupart de nos élus
tirent parti médiatiquement de cette tragédie humaine et n’en sont qu’infiniment plus
méprisables.  


Alors que les
mécanismes de la campagne électorale ont évolué en pancrace  éhonté,  les acteurs de la vie civile, sociale
et associative ne cessent de réclamer toujours plus.  Notre société s’effondre sous le poids de lois, de
réglementations non appliquées ou non applicables, de régimes  fiscaux dérogatoires, de corruptions avérées,
d’hérédités pontifiantes aussi spéculatives qu’illégitimes :   


ALLIOT-MARIE succède à
Bernard MARIE, AUBRY à DELORS, BACHELOT à NARQUIN, BAROIN à BAROIN, BAUDIS à BAUDIS, BOVE à BOVE, CHIRAC à
CHIRAC, COURTIAL à COURTIAL, DEBRE à DEBRE, DEVEDJIAN à DEVEDJIAN, GISCARD à GISCARD, GUEANT à GUEANT, HOLLANDE à
HOLLANDE, KOSCIUSKO-MORIZET à KOSCIUSKO-MORIZET, LE MAIRE à LE MAIRE, LE PEN à LE PEN, MITTERRAND à MITTERRAND, PANAFIEU à MISSOFFE, PECRESSE à Dominique ROUX, PONIATOWSKI à PONIATOWSKI, RAFFARIN à RAFFARIN, ROYAL à
ROYAL, SARKOZY à SARKOZY, VOYNET à VOYNET…etc, …en passant par quelques réseaux  puissants, certains plus anciens que d'autres : http://www.lafrancedesreseaux.com/   

Jacques Heurtault 21/06/2012 12:38



Il y a beaucoup de vérités dans ce que tu dis! Toute vérité est bonne à dire ...


La France donneuse de leçons ... au monde entier (en attendant de pouvoir en donner aux Martiens!), gouvernée par le fric, avec le fric, pour le fric.


Attention à bien utiliser le concept de délation que l'on confond trop souvent avec celui de dénonciation. La délation, c'est la dénonciation PAR VENGEANCE OU PAR INTERÊT ... Elle a presque
toujours un caractère calomnieux, constitutif d'un délit réprimé par le Code Pénal.


La dénonciation, elle, est un devoir ... à tel point que la non-dénonciation de crime est un délit ...


Tout à fait révélatrice est l'augmentation des suicides ou des tentatives de suicide ... Il en sera ainsi aussi longtemps que les "politiques" penseront à l'élection suivante au lieu de penser à
la génération suivante!


Les médias n'ont jamais été "complices". Je crois plutôt qu'ils ont été et restent une "classe" qui fonctionne pour elle-même et non pas pour leurs lecteurs.



guillaume 21/06/2012 09:48


Qui sont donc ,selon vous,"les vrais réactionnaires"?"Le peuple de France est conservateur"!!curieuse remarque,qui vous est habituelle,après ce que vous venez d'écrire et de reconnaitre avec
jasmin.Le peuple est donc conservateur mais évidemment pas ceux qui nous ont été cités par jasmin?EUX sont modernes,progressistes(au bon sens du terme)et proposent des réformes justes,dans
l'intéret de tous et...le vilain peuple conservateur a le culot de refuser et de se cramponner à ses privilèges!!!

Jacques Heurtault 21/06/2012 10:46



C'est très simple à définir ... Cela n'a aucun rapport avec la Gauche ou la Droite!


1. Un réactionnaire, c'est quelqu'un qui veut revenir en arrière. Tout défenseur du programme du Conseil National de la Résistance est donc, PAR NATURE, réactionnaire. Qui peut décemment soutenir
que le monde d'aujourd'hui est le même que celui d'il y a SOIXANTE DIX ANS?


2. Un conservateur, c'est quelqu'un qui veut que l'on en reste là où nous en sommes. Il ne faut plus rien changer. C'est bien comme c'est ...Qui peut soutenir que "c'est bien comme c'est"? Nous
n'avons pas besoin de personnel politique en charge "d'expédier les affaires courantes"


3. Un réformateur, c'est quelqu'un qui veut que l'on change les structures, les politiques conduites car il a constaté qu'il y avait beaucoup de problèmes en suspend.


Reste à savoir comment on s'y prend pour changer les choses? Faut-il vouloir tout changer rapidement? Ou ne faut-il pas changer méthodiquement, posément afin de réussir le changement? On voit
alors que doivent être pris en compte la méthode et le délai pour atteindre l'objectif. Cette démarche est incompatible avec le césarisme et le révolutionarisme.



jasmin 21/06/2012 00:40


Fichtre...vu les erreurs de casting du premier gouvernement, on n'est pas parti pour non plus.


Quand on sait par exemple que Pierre Moscovici, actuel ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce Extérieur, est vice-président du Club de l'Industrie, dont sont membres, entre
autres, VEOLIA, L'OREAL, EADS, AIR LIQUIDE, VALEO, MICHELIN, PSA, TOTAL, et que ledit Cercle soutient ouvertement les positions des grandes entreprises, tout en se vantant de ses relations avec
les lobbies patronaux tels le MEDEF, l'AFEP, la TABLE RONDE DES INDUSTRIELS EUROPEENS, TRANSATLANTIC POLICY NETWORK et l'INSTITUT DE l'ENTREPRISE (excroissance du MEDEF), on peut être dubitatif,
non ?



Jacques Heurtault 21/06/2012 09:16



Certes, on peut être dubitatif ... Voire même méfiant!


Toutefois, les vrais ennemis ne sont pas tant les grandes entreprises qui, en général, respectent à peu près le Code du travail (tout en l'interprétant à leurs façons) que les vrais
réactionnaires, ceux qui ne supportent pas l'idée même de changement, de modernité, de nécessaire mise à jour harmonieuse de nos lois ... Il y a beaucoup de travail!


Il faut aller dans le sens d'une simplification drastique!


En France, c'est toujours, formellement, le Roi qui promulgue les lois ... Et le délai d'application est augmenté d'autant de jours que de myriamètres (environ 20 lieues anciennes) ... C'est dans
le texte!


Pour ceux et celles qui n'en étaient pas bien convaincus, voici une preuve tangible de l'incroyable conservatisme dont est capable le Peuple de France!



jasmin 20/06/2012 17:09


Bah...il ne faut tout de même pas occulter que les élu(e)s sont d'abord et surtout les serviteurs des très puissants lobbies qui manoeuvrent essentiellement dans l'ombre (Think tanks, les
très stériles Vanity tanks drogue dure de l'égo, nombreuses loges maçonniques, syndicats, clubs et cercles qui se sont surmultipliés depuis 2007 d'ailleurs, etc...) 


Certains think tanks exceptés, la plupart de ces acteurs ne défendent pas de convictions (en tous cas pas les nôtres) et ne proposent pas de solutions. Il défendent surtout leurs propres
intérêts,  et travaillent indifféremment pour les "élites" quel que soit leur bord, si toutefois le clivage Gauche/droite avait encore un sens aujourd'hui. En d'autres termes, ils font des
affaires, se portent bien, très bien même.


Entre autres think tanks et autres réformes, l'INSTITUT MONTAIGNE, qu'on ne peut tout de même pas taxer de gauchisme, avait
publié en 2009  une note très explicite pour mettre fin aux mouvements ravageurs de spéculation. Dans cette note, l'Institut
Montaigne proposait d'interdire ces pratiques et de tracer les flux financiers. Pour ce faire, il suggérait un programme coordonné de nationalisations bancaires temporaires dans les pays du
G20.


Devinez la suite...?


Cette note provoqua immédiatement la colère de Michel PEBEREAU (BNP/PARIBAS) et un tollé général chez les banquiers français ! Pour la petite histoire,  ce
think tank est le bébé de son ami BEBEAR, lequel est financé par BNP/PARIBAS soi-même. 


En France, les insolents ont été écartés de leur poste...mais les mêmes pratiques ont lieu aux Etats-Unis, qu'on se rassure.

Jacques Heurtault 20/06/2012 23:47



Tout cela est vrai! Il faut, justement, faire cesser ce scandale!



Rivaud 20/06/2012 13:11


Le gouvernement proposera, mais le parlement s'y opposera, non? Ou alors je n'ai rien compris à l'utilité du vote parlementaire...


Rin n'empêchera de limiter ses gains à un niveau jugé tolérable. Je connais un libéral qui travaille 4 jours par semaine, plus, pour lui, c'est se fatiguer pour les autres...


Concernant l'exemple de mon exploitant de ses brevets, domicilié en France s'il doit être imposé comme vous le préconisé, que croyez-vous qu'il fera?

Jacques Heurtault 20/06/2012 23:43



Qu'en on gagne, même en travaillant beaucoup, disons deux millions d'euros par an, il ne me parait pas aberrant qu'on lui en prenne 750.000 SUR LE DEUXIEME MILLION ... Compte tenu de ce que lui
aura pris sur l'autre million, il lui en restera bien 800.000 euros, soit la "modique" somme de 2.000 euros PAR JOUR à dépenser! Comment fait-on pour dépenser une telle somme chaque jour? Il faut
vouloir se forcer à les gaspiller! Atant qu'on lui prenne le surplus ...


Sans parler des troubles de l'ordre public que provoquent la connaissance de telles informations chez tous ceux qui en sont à s'échiner pour en gagner autant en deux mois!


Il faut mettre en place le système AMERICAIN contre les fuyards égoïstes ...



Rivaud 20/06/2012 10:06


Les réformes fiscale et le matraquage aura certainement des effets: on sait que certains contribuables vont voter avec leurs pieds. Je connais une personne voulant exploiter ses brevets cherche
ou domicilier la société qu'il va créer, certainement pas en France. D'autres prendront des dispositions pour être moins exposés, parfois tout simplement en travaillant moins et en prenant des
vacances comme un enseignant, dans un pays étranger où il dépensera son argent.

Jacques Heurtault 20/06/2012 12:32



Comment pouvez-vous affirmer cela puisque, à ce jour, nous ne savons presque rien des réformes fiscales qui vont être proposées par le Gouvernement au Parlement ...


Aux Etats Unis, un citoyen américain doit déclarer tous ses revenus y compris ceux qui ont déjà été soumis à impôts à l'étranger et payer l'éventuelle différence entre ce qu'il a effectivement
payé dans le pays de taxation et ce qu'il aurait payé aux Etats Unis.


Il suffit de mettre en place, en France, le même mécanisme pour rendre quasiment inopérant les "combines" tendant à éviter de se soumettre à l'impôt!



GM 19/06/2012 19:18


Vous allez faire "pipi-partout" avant même que d'être "pompette".


Au champagne...


Alors que j'ai de très bonnes liqueurs issues de mes montagnes Corses, que même il ne faut pas trop les agiter avant usage : Ca pourait changer les cartes d'état-major du coin !


Et en plus, elles ne font pas "mal aux cheveux" !

Jacques Heurtault 20/06/2012 01:06



Hum! (à interpréter comme on le sent!)



GM 19/06/2012 14:33


Ok !


1 - De mon côté je propose que les sénateurs soient tirés au sort sur les listes électorales.


3 par département, renouvelable tous les ans par tiers.


Pourquoi le département ? Mais parce que la "gôche" n'a pas voulu de la réforme de de Gaulle en 1969...


2 - Pour le code du travail, il doit disparaître et être assimilé totalement par le Code de la fonction publique.


Un public de "gôche" ne peut dogmatiquement pas refuser (puisqu'eil reste une "référence" à ateindre et étendre dans l'esprit du peuple de "gôche" depuis le CNR).


Après, on négocie pour l'adapter aux entreprises : Une façon comme une autre de faire disparaître cette "discrimination atroce" entre fonctionnaire, "titulaires" de leur poste et fonction et
simple salarié...


 


En revanche, je serai pour la disparition du CDI (qui est une usine à fossilisation du prolétaire, conflits collectifs et individuels et complètement anachronique à une époque où les tâches sont
de plus en plus le fait de "robots" en tout genre : Il faut aussi que le "prolo" s'adapte dans notre univers...).


Pour ne retenir que des CDD de 5 ans maximum, renouvelable une fois, comme pour les élus qui seraient aussi interdits de cumul (ce qui est déjà le cas de n'importe quel autre "travailleurs" dans
ce pays).


Après, on y verrait peut-être un peu plus clair...


 


C'était ma petite contribution personnelle...

Jacques Heurtault 19/06/2012 17:59



La gôche n'a pas voulu de la réforme de de Gaulle en 1969? Certes! Je crois me souvenir qu'elle n'était pas toute seule ... Une partie de la "drouate" n'en voulait pas non plus.


D'ailleurs de gaulle en avait ras le bol. Il voulait quitter le pouvoir mais il ne savait pas bien comment faire. Démissionner pour son 80ème anniversaire? Il y a songé. Déjà qu'en 1965, au soir
du premier tour, il voulait partir parce qu'il avait été mis en ballotage ... Un peu orgueilleux, le bonhomme! Ca n'enlève rien à son rôle historique ...


Quant à faire de tout le monde des fonctionnaires, vous devez bien être le seul! Sauf quelques irréductibles de la CGT, peut-être... Et encore, ce n'est pas sûr! D'aucuns y verraient un piège de
"la droite et du patronat"! Si,si!


Pas sûr que vous réussissiez ... C'est même l'inverse qui est quasi-certain!


D'ailleurs, que diriez-vous d'un référendum d'initiative populaire? Je vous suggère de vous y lancer! Ce n'est pas gagné parce que, en matière d'usine à gaz, là, il faut reconnaitre "qu'ils" ont
fait très fort!


Si, avant que Dieu ne me rappelle à lui (à moins que ce ne soit Satan?), je vois un seul référendum d'initiative populaire aboutir en l'état, je vous promets de prendre une biture, une vraie, pas
une demie-biture frelatée! Et au Champagne, évidemment!