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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Toujours le débat! Encore les retraites!

11 Juin 2013, 23:42pm

Publié par Jacques Heurtault

Dans une tribune libre parue ce jour dans le quotidien Les Echos, Juliette Meadel, présentée comme "Directrice Générale de Terra Nova" (ce qui est certainement vrai!), développe ses idées en répondant à la question "Qu'est-ce qu'une réforme des retraites de gauche?"

 

Terra Nova est "think tank", un réservoir d'idées autrement dit, classé "à gauche".

 

Tout d'abord, selon une méthode qui me parait excellente, je vais vous donner en lecture le texte complet de cette tribune libre. Ensuite, je la commenterai. Car le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'il y a matière à commenter et, pour dire franchement les choses, ça ne va pas être une brassée de fleurs!

 

Début de citation :

 

"Qu'est-ce qu'une réforme des retraites de gauche ?

Qu'il faille réformer le système de retraite français n'est un scoop pour personne. Actuellement déficitaire, le système ne pourrait revenir à l'équilibre, dans le meilleur des cas, qu'en 2040. Le gouvernement a donc annoncé qu'il déposerait, sur la base des conclusions de la Commission de réflexion sur l'avenir des retraites, et après discussion avec les partenaires sociaux, un projet de loi à l'automne. Le calendrier envisagé est donc serré, voire précipité. Pourtant, il s'agira de la première grande réforme du système de retraite portée par la gauche : elle doit être réussie et ne le sera qu'à trois conditions.


Première condition : prendre le temps de la réforme.

Pourquoi tant de précipitation ? Les projections du Conseil d'orientation des retraites montrent que le besoin de financement à l'horizon 2020 équivaut à 1 % de la richesse nationale. A l'horizon 2060, c'est-à-dire lorsque les jeunes d'aujourd'hui prendront leur retraite, il serait d'un peu moins de 3 % dans le pire scénario. Ce sont des chiffres importants mais ils ne justifient pas que l'on se prive de prendre le temps de la concertation.


Deuxième condition : adopter une réforme juste.

Une réforme juste est une réforme qui vise tout d'abord à établir l'égalité entre les hommes et les femmes. Actuellement, la pension de retraite moyenne des femmes n'est égale qu'aux deux tiers de celle des hommes.

Une réforme juste est aussi une réforme qui prend en compte la pénibilité des carrières. La réforme cosmétique de 2010, qui a bénéficié à moins de 4.000 personnes, n'est en rien à la hauteur des enjeux. Il faut remettre à plat les mécanismes d'inaptitude, d'invalidité et de pénibilité pour définir un système ouvrant une retraite plus précoce à ceux dont le travail a diminué l'espérance de vie.

Une réforme juste est aussi une réforme qui fait progresser l'équité au sein de chaque génération, en réduisant par exemple l'avantage qu'ont aujourd'hui ceux dont la carrière a été ascendante par rapport à ceux qui n'en ont pas eu l'opportunité. C'est aussi une réforme qui fait progresser la justice entre les générations. En 2010, Terra Nova proposait que les retraités contribuent à l'effort de consolidation du système de retraite, chacun à la mesure de ses moyens. Plusieurs pistes peuvent être envisagées : revenir sur certains avantages fiscaux spécifiques, comme l'abattement de 10 % pour l'impôt sur le revenu ou le très faible taux de cotisation d'assurance-maladie (la cotisation prélevée sur les salaires et affectée à l'assurance-maladie est de 13,55 % alors que la cotisation prélevée sur les retraites et affectée à l'assurance-maladie n'est que de 1 %) ; prévoir que, durant une période temporaire de quelques années, les retraites seront revalorisées moins vite que l'inflation, comme cela a été le cas en Allemagne ou en Suède et comme cela vient d'être décidé en France pour les retraites complémentaires.

Une réforme juste est une réforme qui améliore la lisibilité et la transparence du système. Actuellement, le système français des retraites comprend une trentaine de régimes différents, et la situation se complique à l'extrême pour les « polypensionnés », c'est-à-dire les retraités qui, ayant exercé des métiers différents dans des secteurs différents, relèvent de plusieurs régimes de retraite.

En réalité, il s'agit là d'une réforme systémique qui remet à plat l'ensemble des paramètres du système actuel. Elle devrait permettre d'aboutir, comme en Suède ou en Italie, à la retraite par points.


Troisième condition : associer la société civile et les partenaires sociaux à la définition des grandes lignes de la réforme.

L'avenir de notre système de retraite est un sujet qui détermine notre projet de société. Montrons que ce qui a été possible sur la sécurisation de l'emploi avec l'accord du 11 janvier 2013 l'est également sur les retraites et que notre pays est capable de faire face à ses plus grands défis de manière négociée et ouverte.

Juliette Méadel

Fin de citation.

 

Je ne sais pourquoi mais il y a, comme ça, des gens qui ont le don de m'énerver. C'est évidemment le cas de Madame Méadel ...

 

J'ai beau relire son texte, je n'y vois que des points de désaccord!

 

Madame Méadel commence par nous dire qu'une réforme est nécessaire. Très bien! Sauf que c'est tellement évident que je ne vois pas très bien l'intérêt d'enfoncer une porte ouverte ...

 

Dans ces conditions, pourquoi après avoir dit que cette réforme est nécessaire nous dit-elle qu'au fond, rien ne presse puisque le montant des déséquilibres ne dépassent pas 1% des richesses nationales ... 1%? Vraiment? Mais, précisément, ne dit-on pas que le déficit du budget de l'Etat atteint 4% du PIB et qu'il est déjà à un niveau jugé par tous les gens sérieux comme quasiment calamiteux?

Que faut-il faire, alors? Attendre 2030 ou 2040 que les déséquilibres atteignent 3% des richesses nationales pour commencer à s'attaquer aux problèmes?

C'est Michel Rocard qui nous a pourtant dit, dès 1988, que le problème prévisible des retraites était de nature à faire sauter plusieurs gouvernements!

Que je sache, Michel Rocard est bien "de gauche", non?  Il a, certes, une réputation de technocrate mais il est aussi connu pour son sérieux et son excellente maitrise des dossiers.

Mais peut-être que Michel Rocard, aux yeux de Madame Méadel, n'est tout simplement pas "à gauche"? Ou bien, pire encore, n'est pas suffisamment "à gauche"?

 

Il faut, nous dit ensuite Madame Méadel, établir l'égalité entre les hommes et les femmes. Très bien! Sauf que cette égalité existe déjà ... quand les carrières des intéressés, d'un sexe ou de l'autre, sont égales, évidemment!

Peut-être que Madame Méadel voudrait que les inégalités dont sont victimes les femmes pendant leur carrière soient purement et simplement effacées quand elles arrivent en retraite? Ceci aurait pour principal "avantage" de n'avoir plus à se poser la questions des inégalités pendant la carrière ... Tu parles d'un avantage! Non merci ...

Pour autant que je sache, quand une femme a un ou plusieurs enfants, elle bénéficie de trimestres pour le calcul de sa retraite sans que ceux ci aient été jamais cotisés ... Et c'est évidemment vrai même si la femme concernée continue à travailler! Les hommes, eux, bien qu'ayant élevé leurs enfants (comme les femmes qui travaillent!) ne bénéficient pas de ces avantages. Si donc il y a une inégalité, elle est au désavantage des hommes.

Alors Madame Méadel, il faut toujours, selon vous, faire disparaitre les inégalités?

Mais peut-être voulez-vous nous dire que, pendant leur vie professionnelle, des femmes ont décidé, en accord avec le père de leurs enfants communs, d'arrêter de travailler pour pouvoir, plus aisément, élever leurs enfants? Et que c'est précisément pour cela qu'on leur a accordé des trimestres supplémentaires ... Il est vrai que, à l'époque où cette décision a été prise, "on" n'a pas eu le courage politique de demander à la Caisse d'Allocations Familiales de prendre le relais! C'est tellement plus simple de poser des bombes à retardement en laissant les générations d'après résoudre les problèmes créés par les générations d'avant!

Peut-être aurait-il fallu dire, à l'époque, que le bénéfice de ces trimestres "compensatoires" ne pouvait être accordé qu'à celui des deux parents qui avait cessé de travailler pour s'occuper des enfants conçus à deux?

Eh, oui! "On" n'y a pas pensé! Merde, alors! Comment ça se fait?

Peut-être qu'on s'est dit, à l'époque, que c'était la femme (et personne d'autre, hein!) qui devait s'arrêter de travailler pour élever les enfants et pas le père? Peut-être qu'on s'est même dit que "on" devait accorder ces trimestres compensatoires à toutes les femmes, même à celles qui continuaient de travailler, sinon on créait une inégalité entre les femmes et - pire que tout - "on" poussait les femmes à rester "à la maison" pour s'occuper des enfants! Sacrilège!

 

Mon petit doigt me dit que je viens d'appuyer là où ça fait mal! Vous ne trouvez pas ça bizarre? Quand j'interviens pour asséner des vérités de pur bon sens, il y a une forte probabilité pour que ça soulève des polémiques ... Une vraie malédiction, ma parole!

Je vais vous confier un secret. Ce n'est pas une malédiction ... Je le fais exprès!

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raoul-france 29/07/2014 11:23

le système de retraite en france est profondément injuste, en particulier les pension de réversion avec un plafond indigne 1620 euros, une misère. Quand un couple a travaillé toute sa vie parce qu'il ne pouvait pas faire autrement ou alors vivre aux frais de l'état comme cela est de plus en plus actuelle, il est normal que le survivant acquiert la pension de réversion et non pas 60 % de la retraite complémentaire (35 % de la pension du disparu, et non pas 3 fois la retraite du régime général comme certains députés et sénateurs le disent).
mIEUX ENCORE, il faut niveler par le haut pour tout le monde fonctionnaires et privé en prenant toutes les ressources de la retraite, y compris pour les femmes qui n'ont jamais travaillé :cela est la justice sociale et non pas pénaliser une seule catégorie le régime général. Mais cela est une utopie car ceux qui conseillent les élus sont des fonctionnaires et ils ne veulent pas perdre leurs avantages : donc c'est la petite classe moyenne qui en fait les frais

Jacques Heurtault 29/07/2014 12:17

J'aimerai bien que vous proposiez des solutions! N'hésitez pas! ce blog vous est ouvert pour ça. Si vous avez un article à me proposer, c'est bien volontiers que je le publierai sur mon blog sous votre signature. Faites moi savoir vos intentions à ce sujet. Merci!

Jean Daumont 16/06/2013 11:17


D'accord pour la CSG, puisqu'elle est une Contribution Sociale GENERALISEE ...Pas d'accord pour la suppression des 10 % de frais professionnels, puisqu'il s'agit d'une expression désuète et qu'il
en fait démocratique que tous les citoyens imposables y aient droit, quelle que soit leur situation ...Je vais plus loin : au nom de l'égalité devant la loi, il ne devrait pas y avoir des
citoyens imposables et des citoyens non imposables à partir du moment où ces citoyens ont des revenus : un petit salarié devrait payer, même trois fois rien, ayant ainsi l'honneur de participer à
l'économie du pays  : un peu, par ex 100 € x 45 millions d'électeurs, cela fait tout de même 4 milliards 500 millions d'€...

Jacques Heurtault 16/06/2013 19:21



1. Les "10%" : Vous ai-je dit que l'on pouvait très bien envisager une réduction des taux d'imposition afin d'annuler les effets de cette supression? Probablement non ...


2. "Tout le monde  doit payer l'impôt." Ma proposition tendant à mettre en place un taux unique PUIS à appliquer sur l'impôt du un abattement UNIFORME pour chaque personne vivant au foyer
répond à votre souci. Si ce nouveau mode de calcul était mis en oeuvre, on constaterait une progressivité de fait tout en respectant la logique de l'intervention de l'Etat : il PREND un même
pourcentage des revenus. Il DONNE une même somme à chacun ... Ensuite, chacun se démerde! L'Etat ne doit pas surveiller en permanence tout le monde mais seulement ceux qui troublent l'ordre
public ...



Jean Daumont 15/06/2013 10:06


Pour ma part, je ne cesse de dire que mon épouse et moi avons "mérité" notre pension de retraite par nos études - non payées ou plutôt payées en étant "pions" - puis par notre réussite à des
concours qui n'étaient pas donnés (mon épouse a échoué à l'agrégation où 9 candidates seulement ont été reçues sur 300) et ensuite nous avons rendu des services éminents comme chefs
d'établissement (notamment mise en place d'établissements nouveaux) sans en avoir de remerciements (pas de promotion interne au grade supérieur, accordée à des collègues mieux en "cour") ...Et
par conséquent je ne supporte pas que nous soyons imposés comme des retraités soi-diswant "riches", car nous, nous n'avons volé personne ...Quant aux impôts locaux, je constate qu'un certain
nombre de collectivités locales - notamment de département et de région - se sont offert des palais pour leur administration lors de la décentralisation de Mitterrand ...Electoralement, elles
étaient détenues par qui, sauf en Alsace ? ...Ceci dit, nous prenons nos précautions, et nous avons opté pour le prélèvement mensuel, pour mieux avaler la pilule ...

Jacques Heurtault 15/06/2013 11:55



L'option du prélèvement mensuel est une sage décision ...


Sur le fond de votre argumentaire, je ne puis y souscrire en totalité.


S'il n'en tenait qu'à moi, ce sont TOUS les retraités (y compris moi-même, donc!) qui devraient être assujettis au même taux de CSG que les "actifs". Aucun retraité ne devrait pouvoir déduire 10%
de ses revenus pour frais professionnels car, par nature, ils n'ont plus aucun "frais professionnels".


Pour le reste de vos arguments, j'y souscris largement ... Cependant, Paris ne s'est pas fait en un jour!


Tout est dans la méthode, au fond! Avec des coups de sabre violents et plus ou moins bien ajustés, on prend le risque de faire des dégâts considérables ... Avec du temps, avec un ciseau de
sculpteur, on obtient de bien meilleurs résultats ...


Exemple : les 10% pour frais professionnels ... Qu'est-ce qui empêche de dire que ce taux sera réduit, pour tout le monde (y compris les actifs!) de 2 points par an (8% en 2014, 6% en 2015, 4% en
2016 ...). Qui peut sérieusement affirmer qu'il a des frais professionnels représentant 10% de ses revenus? Personne, bien sûr! C'est d'autant plus vrai que la possibilité de déduire les frais
réels (qu'il faut alors justifier par des pièces et des documents ainsi qu'avec des déclarations) doit évidemment rester en vigueur.



loubomyr 13/06/2013 15:27


Rien d'étonnant à la difficulté de comprendre : la gauche se fait elire sur des promesses de justice et d'équité pour pratiquer ensuite la rigueur et la multiplication des recettes fiscales
soi disant indolores (une à une c'est vrai, mais toutes ensemble cela finit par se ressentir). la droite se fait élire sur des valeurs de courage et de travail pour pratiquer ensuite la gabegie
et les dépenses somptuaires au profit de quelques uns. Le scandale de l'affaire Tapie en est l'illustration la plus manifeste !!!! et que dire des "petits" rabiots de Guéant? il devait
penser : pas vu pas pris et puis j'aurrai toujours une bonne excuse. Ben merde alors, il est vu, il est pris et les excuses minables, ça ne prend plus .................

Jacques Heurtault 13/06/2013 15:54



Pour l'instant, en ce qui me concerne, je dois dire que je ne ressens aucun effet d'accroissement de la fiscalité sur mon niveau de vie. L'accroissement des impôts locaux est beaucoup plus
sensible. Tout compris, nous allons nous retrouver à 1.000 euros par mois d'impôts directs (taxe foncière, taxe d'habitation, impôts sur le revenu).


Quant aux rabiots de Guéant, il est certain qu'il a vu "géant" ... 10.000 euros par mois, en liquide! Est-ce qu'il les déclarait au fisc?



zeus 13/06/2013 09:31


Tout à fait d'accord avec Loubomyr;Terra Nova n'a rien de "gauche".On parlait de O .Ferrand(aujourd'hui décédé)en ces termes"le très libéral O.F.!"et des "comme ça",il y en a au PS.tout
autant,voire davantage que de "trots".

Jacques Heurtault 13/06/2013 10:48



Si on n'arrive même pas à se mettre d'accord sur ce qu'est la gauche et la droite, il ne faut pas s'étonner que l'on ne parvienne pas à être d'accord sur beaucoup de choses ...


Aux Etats Unis, un "liberal", c'est une personne de gauche ... Les extrême-gauche sont qualifiés de "radical".


Ce serait bien qu'on soit TOUS d'accord sur la définition des mots sinon on ne peut pas se comprendre ...



loubomyr 12/06/2013 18:06


Si les groupies de Méluche font de l'entrisme à Nova Terra comme les troskos faisaient de l'entrisme au PS, on ne saura vraiment plus à quel Saint se vouer- Au fait aujourd'hui, c'est la St Guy
avec sa célèbre danse ... peut être pour celà que l'actualité nous donne le tournis ou nous fait devenir chêvre de .... Mr Seguin !!!!

Jacques Heurtault 12/06/2013 19:42



Ah, l'entrisme! le pêché mignon des troskos ... Et il sont un sacré paquet au PS ... Bêêêh!



loubomyr 12/06/2013 11:54


Tout d'abord, Terra Nova n'est pas un Think Tank de gauche, mais un think Tank socio démocrate à la sauce DSK : nuance !!!!!


Ensuite la bonne dame déclare que la réforme est bécessaire mais qu'elle doit être juste : la conception de la justice en la matière d'efforts à fournir est extrèmmement variable d'un bord à
l'autre de l'échiquier politique; Conclsion : quelle que soit la dite réforme, il y aura toujours motifs à "fâcher" les uns ou ls autres; Que nos bons ministres et parlementaires commencent déjà
par aligner leur régime sur celui des salariés du privé ; après ils purront discuter, ces nouveaux féodaux du 21 ème siècle!!!!!

Jacques Heurtault 12/06/2013 12:38



Entièrement d'accord! Messieurs les Parlementaires et messieurs les Ministres, cesser de tirer en premier la couverture à vous!


Terra Nova social-démocrtae, façon DSK?  Eh bien, à lire la tribune libre de cette dame, j'ai plutôt l'impression que c'est "de gauche" façon Mélenchon ... En tout cas, ça y ressemble
nettement!



GM 12/06/2013 08:59


V ous vous trompez : Justement parce que la CNAF "compense" les trimestres gratuits accordés à nos dames, elle est réputée en déficit !


Que tout cela a généré l'affaire du quotient familial...


Mais ce n'est qu'un détail.


 


Le "juste" vu par "miss-machin", c'est qu'effectivement elle introduit l'espérance de vie du retraité dans le calcul de sa pension : Il est effectivement inique jusqu'à l'ecroquerie en bande
organisée, commise par des "élus" dépositaires de l'autorité publique, ce qui est un cas justifiant de "crilminilasisation" d'un délit, passible de la Cour d'assises, qu'un fumeur-buveur comme
moi n'ait aucun droit supplémentaire pour cotiser pareil que le non-fumeur-non-buveur alors que tout le monde sait (ça se calcule et les compagnes d'assurances savent parfaitement le faire) que
ma durée de vie est considérablement réduite...


Donc "mon temps" de pensioné également.


Fabuleux, non ?


 


Perso, je suis pour !

Jacques Heurtault 12/06/2013 15:20



La Cnaf compense les trimestres gratuits? Mais comment fait-elle? Elle paye à la CNAV les cotisations manquantes? Aujourd'hui, ça coûte horriblement cher de racheter des trimestres! Je me suis
renseigné pour moi même au moment de la liquidation de ma retraite, j'ai très vite pris la décision d'y renoncer!


Il m'avais semblé avoir déjà répondu à ce commentaire-ci mais, pas de bol, il a été "mangé" par Over Blog ...



Il Rève 12/06/2013 06:13


Toujours impertinents de pertinence, vos propos.


Mais que je sache, aucun gouvernement n'a sauté à propos des retraites. Fillon est même resté droit dans ses bottes au milieu de la tourmente et est devenu même 1er ministre. Tout ce Rocard là.


Silence sur l'égalité Public, Privé. Le volcan couve.


Gérard Filoche a bien raison. Niveler les retraites par le haut tout le monde est d'accord. Car il y a de l'argent. Oui il y a de l'argent.

Jacques Heurtault 12/06/2013 08:04



Oui, impertinent je le suis! Et j'ai la très ferme intention de le rester ...


Non, aucun gouvernement n'a sauté. En aurait-il été de même si les réformes qui aurait dû être conduites, à l'époque, avaient effectivement été conduites? C'est ça la vraie question! J'ai la
réponse : le peuple de France est profondément conservateur ... Il n'aime pas le changement, par "principe". C'est malheureusement comme ça. Il faut parvenir à résoudre l'équation suivante :
"Comment conduire le nécessaire et inéluctable changement alors que le peuple n'aime pas le changement, étant entendu que l'on ne peut pas changer le peuple (on fait avec le peuple que
l'on a, hein!) et qu'en outre on est en démocratie?" J'ai encore la réponse! Il est vrai qu'il s'agit de MA réponse et que tout le monde ne semble pas y adhérer (Si c'était cas, ça se
saurait! Mais j'en serais certainement le dernier informé ...).


1. Il faut faire voter par le Parlement une loi d'orientation pour chaque objectif.


2. Il faut, en suite, faire voter par ce même Parlement des lois de programmations pluri-annuelles, c'est à dire des lois ayant la portée des lois budgétaire mais exécutables sur plusieurs
exercices sans qu'il soit nécessaire de voter chaque année.


3. Il faut faire voter par le Parlement des lois d'habilitation à agir par voie d'ordonnances afin que l'on soit dispensé des débats qui s'éternisent ...



Quand un Parlement est d'accord, par un vote, sur des principes, qu'il est d'accord, par un vote, sur des programmations de dépenses, il doit se montrer spontanément responsable en ne craignant
pas d'habiliter le gouvernement à mettre en oeuvre la politique qu'il a approuvée à deux reprises ... Sinon, c'est à désespérer de la démocratie!


 


Je veux bien que l'on "nivelle par le haut" ... Je suppose que vous voulez dire que l'on prend ce qu'il y a de meilleur partout? Sauf que, contrairement à ce que vous dites, on n'a pas assez
d'argent! Cette seule remarque mérite, à elle seule, tout un débat!