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Le blog politique de Jacques Heurtault. Propositions audacieuses. Invitation au débat.

Transparence : la lettre de Peillon à ses subordonnés.

31 Janvier 2014, 12:10pm

Publié par Jacques Heurtault

Comme ce sujet soulève une polémique qui, à mon avis, révèle le niveau d'inquiétude générale de toute la population sur de nombreux sujets, bien au dela de l'égalité femme/homme, je publie sur mon blog la lettre de Peillon à ses directeurs d'école et autres chefs d'établissement.

 

Début de citation :

 

 

Mesdames et Messieurs les directrices et directeurs d'école,
Mesdames et Messieurs les chefs d'établissement,

Un certain nombre de mouvements ou d'organisations appellent à des "journées de retrait de l'école" (JRE) pour dénoncer l'introduction dans les écoles d'une prétendue théorie du genre.

Ces mouvements diffusent à grande échelle des mensonges et des rumeurs afin d'affoler les parents d'élèves. En visant particulièrement les ABCD de l'égalité, ils s'attaquent en réalité à toute l'éducation nationale et à la mobilisation du ministère et de ses personnels contre les inégalités entre les filles et les garçons.

Leur appel au "boycott" peut entraîner des absences injustifiées d'élèves.

Face à ces actions inadmissibles, il est nécessaire d'une part de rassurer les parents d'élèves qui ont pu être la cible de ces tentatives de déstabilisation et d'autre part de rappeler fermement les règles de l'école républicaine.

Je vous demande donc de tout mettre en œuvre pour informer les parents de la réalité des programmes et des contenus des enseignements sur ces sujets. À cet effet vous pourrez utilement vous appuyer sur les documents que vous communiqueront les autorités académiques, ainsi que sur le site dédié aux ABCD de l'égalité, disponible à l'adresse suivante : www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite.

Lorsque des absences pour ces motifs sont avérées, une rencontre avec les parents (individuellement ou collectivement, entretien, réunion d'information...) est indispensable afin de leur rappeler l'importance de la transmission, par l'école, des valeurs de la République et notamment de l'égalité entre les filles et les garçons. Il convient d'insister sur le fait que l'obligation d'assiduité scolaire est inscrite dans la loi et que les absences injustifiées sont nuisibles à la réussite scolaire de leurs enfants. Si vous le jugez opportun, je vous recommande de faire appel aux autorités académiques pour vous assister dans ces entretiens.

Je veux également vous apporter tout mon soutien ainsi qu'à vos équipes. En ce qui concerne les personnels qui peuvent être victimes de menaces ou de violences, j'ai demandé aux recteurs de leur accorder la protection fonctionnelle prévue par le statut général des fonctionnaires.

Quand l'École est attaquée dans ses fondements, il importe de se rassembler autour des valeurs républicaines et de les rappeler avec fermeté et pédagogie. Je sais pouvoir compter sur votre engagement au service de l'École de la République.

Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, en l'assurance de ma considération distinguée.

Bien cordialement à vous,

Vincent Peillon

 

Fin de citation.

 

J'ai pris la liberté de surligner en gras les trois passages qui me paraissent particulièrement significatifs car ils traduisent bien le quasi état de panique de Peillon l'impayable.

Vous pourrez constater vous même qu'il est quasiment question de menacer les parents qui suivent ces mots d'ordre et non pas les personnes qui appellent au boycott (qui sont pourtant les véritables responsables!). Comme il est bien établi que l'incarnation de l'autorité n'est pas la qualité de la plupart des directeurs d'école, Peillon leur recommande de faire appel aux autorités académiques!

Il en arrive à oublier que la "protection fonctionnelle" (c'est à dire la prise en charge des frais d'avocat et de justice par l'Etat) est de droit et permanente, ce qui l'amène à dire qu'il a donné des instructions aux recteurs en ce sens.

Pareillement, le terme "autorité" est employé avant celui de "pédagogie"! De la part d'un ministre de l'Education Nationale, c'est quand même fort de café...

 

Je vais donc me permettre de suggérer aux directeurs d'école quelques conseils :

1. Organiser PARTOUT dans chaque école des réunions pour les parents qui le souhaitent (et seulement ceux-là!). Donc s'abstenir d'exercer la moindre contrainte.

2. Venir en n'étant accompagné que d'un seul collègue enseignant, à la rigueur deux mais pas plus.

3. Prévoir de rappeler, seulement si l'atmosphère se tend et tourne à la provocation, que lorsque des violences, mêmes simplement verbales, sont exercées contre des agents investis d'une mission de service public, les sanctions que peut infliger un tribunal correctionnel sont considérablement agravées et peuvent aboutir à des amendes pouvant aller jusqu'à 45.000 euros et de la prison ferme.

4. Prévoir, si le climat le justifie, une possible intervention des forces de police (sans rien en dire mais en se mettant, au préalable, d'accord avec le commissaire de police du secteur).

 

Quand on veut on peut! Les rodomontades et les gestes appuyés du menton ne servent, au mieux, absolument à rien et, au pire, aggravent la situation!

 

Apparemment, Peillon l'impayable ne peut pas. Est-il vraiment impuissant?

Commenter cet article

GM 31/01/2014 16:00


Je ne voudrais pas avoir l'air d'en rajouter, mais s'il lui manque les fameux "20 cm qui s'emboîtent" comme dans une prise électrique et qu'en plus il n'est pas au courant, la réponse à votre
der,nière question tombe sous le sens...


Pas la pein de la poser non plus !

Jacques Heurtault 31/01/2014 18:05



Je crois bien, en effet, qu'entre lui et une fraction croissante de l'opinion, le courant ne passe plus!



Jean RIVAUD 31/01/2014 15:31


Quand on veut on peut! et "Impossible
n'est pas français" 

Jacques Heurtault 31/01/2014 18:04



Mais, ça n'est pas allemand ni anglais ni espagnol non plus!